Idée cadeau : offrez de la musique live

ACTUS | Envie d’offrir un moment de vie et un joli souvenir plutôt qu’un bibelot qui prendra la poussière sur l’étagère ? Grâce à des programmations qui grouillent de bons sons, les salles et événements musicaux de la Loire offrent un large panel de places de concerts à mettre sous le sapin. On aurait pu en choisir beaucoup plus, mais on se contentera d’une petite sélection, en espérant que vous y trouverez votre bonheur.

La rédaction | Mardi 14 décembre 2021

Photo : ©Carlos Gerardo Garca


Shaker son POP-otin

On a tous encore en tête leur « Prayer in C », remixé par Robin Schulz et sorti en 2014, suivi l'année d'après de Shadows, leur troisième album. Et depuis… Plus rien. A tel point que beaucoup les ont cru séparés. Jusqu'au printemps dernier, et la parution d'un clip bien-popy-bien-fichu intitulé « You Want My Money », single phare d'un quatrième opus qui s'est bien trop fait attendre, Most Anything. En cette année 2021, Lilly Wood & The Prick reviennent ainsi sur le devant de la scène avec la recette electro-pop qui a fait leur succès, et qui régale toujours autant. A voir au Fil de Saint-Etienne en février.

That's rock bab'

On commence cette section rock par une suggestion qui nous vaudra peut-être quelques petits taquets de la part des puristes, mais tant pis, on le tente : en mars prochain, le Zénith recevra la Dire Straits Experience, pour une soirée de musique made in England/made in 80's qui fait du bien par où elle passe. A mi-chemin entre le tribute et le groupe originel déjà maintes fois remanié durant son activité – le leader Marc Knoplfer n'est pas là, mais le projet est porté par Chris White, saxophoniste des Dire Straits entre 1985 et 1992 – « l'expérience » reçoit depuis ses débuts d'excellentes critiques, de la part de la presse comme du public. Pour un moment de nostalgie à planer les yeux fermés. Et pour le reste, on aura le choix, en version française cette fois : les Clermontois de Mustang et leur dernier album bien senti au Château du Rozier en février, ou la folie, la voix pointue la folle guitare de M au Zénith encore, en octobre prochain (parce qu'au Fil en mars, c'est complet ).

Sweet Home Saint-Etienne

Né en 46, 23 albums studios au compteur, une jeunesse passée à la Manufacture d'Armes avant de prendre le large la guitare en bandoulière, pour une vadrouille qui ne s'arrêtera jamais vraiment mais dont il ramènera, à chacun de ses retours, quelques mélodies, quelques tempos, et d'innombrables tubes… Fort de son succès inébranlable auprès des Stéphanois, Bernard Lavilliers sera présent deux fois au Zénith en 2022 : une première en mars, une deuxième en novembre. Si c'est pas de la tendresse…

Rap old school / rap new school

Entre les deux votre cœur balance : n'opposez pas, prenez les deux. Pépite découverte dans la première saison de Validé, Hatik a sorti son premier album en mars dernier, puis un second projet en novembre, pour un total de 40 titres, conçus « dans les larmes ». Rap sombre et mélancolique, vocodeur mais aussi sessions acoustiques carrément chantées (presque zoukées), cerveau bien plein et expérience de vie bien lourde, le jeune homme s'impose aujourd'hui comme l'une des révélations du rap qui tient la route. A découvrir en live au Fil, au mois de mai… Avant de revenir dans les mêmes murs la semaine d'après, pour le passage de Demi Portion sur le festival Paroles et Musiques. Six albums au compteur, un kiff pour les samples, les scratchs et les bons sons des 90's, le rappeur revendique un rap fait maison, authentique, qui fait du bien aux oreilles.

Sweet Home Saint-Etienne encore

Pour eux, nul besoin de dire quoi que ce soit. Le mieux, c'est encore d'écouter leur dernier titre, (feat Naâman) et de patienter jusqu'en novembre prochain. Oui, on sait. C'est toujours long, d'attendre un concert de la Dub Inc quand on est stéphanois.

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Open Mic au Méliès

MUSIQUES | On serait tenté de croire, voire, de dire, qu’on connait l’histoire par cœur… Et pourtant, on pourrait bien en apprendre encore un peu. NTM, c’est (...)

Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

Open Mic au Méliès

On serait tenté de croire, voire, de dire, qu’on connait l’histoire par cœur… Et pourtant, on pourrait bien en apprendre encore un peu. NTM, c’est l’histoire d’une bande de potes qui s’empare du mouvement hip-hop tout juste arrivé en France, pour en faire son moyen d’expression. Avec Suprêmes, Audrey Estrougo met en scène les débuts fracassants du rap français, incarnés par le mythique duo formé par Joey Starr et Kool Shen. Sorti en décembre, le film débarque sur les écrans du Méliès lors de deux séances, dont l’une, à Saint-François, sera suivie d’un open mic avec DJ FAB du collectif Les Bugnes. Alors, si tu penses avoir un bon flow… Go ! Suprêmes + scène ouverte de rap (open mic), mercredi 19 janvier à 17h30 au Méliès Saint-François à Saint-Etienne, projection seule le mardi 25 janvier à 21 heures au Méliès Jean-Jaurès.

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« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

Humour | Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on peut s’accorder sur un truc : Pierre-Emmanuel Barré fait partie de la catégorie des humoristes intelligents (même si d’après ce qu’il dit, sa femme en doute). A quelques jours de son passage à Saint-Etienne, entretien fleuve avec un agitateur de la scène, beaucoup plus réservé à la ville.

Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

C’est cool, d’avoir accepté notre demande d’interview, il parait que vous n’aimez pas ça… Oui c’est vrai, je me trouve nul en interview. Mon truc, c’est de faire des blagues, pas de répondre à des questions : du coup, je suis pas forcément très à l’aise… Vous allez bien, quand même ? La période est un peu tendue, mais on imagine que vous êtes content de pouvoir enfin être sur scène avec votre spectacle Pfff ? Oui, je suis vraiment heureux de ça, d’autant qu’on a bien galéré. J’ai commencé mon spectacle en mars 2020… Et je l’ai arrêté aussi en mars 2020, du coup. On en est à la 5e reprise, là ça à l’air d’aller, mais on espère fort que ça va tenir. Avec ce spectacle, vous affichez deux objectifs : repartir plus riche, et que les gens repartent moins cons. Ça marche jusqu'ici ? Sur le premier objectif, ça se passe bien, je repars en effet un peu plus riche à chaque fois. Sur le deuxième, c’est plus compliqué en revanche, parce que le spectacle comporte quand même pas mal de conneries ! Plus sérieusement, cette histoire est liée au fait que j’ai choisi une formul

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Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

SCENES | Dans "Le Jeu des ombres", pensée pour la cour d’honneur du festival d’Avignon 2020 annulé, Jean Bellorini, avec Valère Novarina et Monteverdi, embrasse en musique et en mots, le monde des morts, plus vivant qu’on le croit.

Nadja Pobel | Mercredi 12 janvier 2022

Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

Au départ, il y a l'Orfeo de Monteverdi. Jean Bellorini, qui a toujours accordé une place primordiale à la musique dans ses créations, s'y intéresse tant qu'il l'a présentée à la basilique de Saint-Denis en 2017. Pourquoi Orphée, à qui est accordé de retrouver sa dulcinée Eurydice dans les ténèbres, ne peut s'empêcher de se retourner pour la voir et la perdre ainsi à jamais ? C'est une relecture de ce récit que le directeur du TNP a commandé à Valère Novarina, avec lequel il avait déjà cheminé en 2008 pour une Opérette imaginaire. Cet auteur, chantre du langage inventé, produit une langue aussi satellisée – non on ne comprend pas tout au Jeu des ombres et ce n'est pas nécessaire – que foncièrement terre-à-terre. Les parties du corps y sont nommées sans détour, l'homme est rendu à son espèce animale sans que cela ne le déprécie, bien au contraire — c'est une « bête qui parle » — car « il n'y a jamais eu personne dedans » nous dit un "enfant de la colère". Lieu ritualisé et païen Neuf comédiens, sept musiciens et deux chanteurs sont ici réunis sur un plateau dessiné de rais de lumière que Bellorini signe aussi. Les instruments anciens des airs baroques, des r

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Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

Danse | L’année 2022 sera l’occasion de réviser ses classiques de la danse contemporaine : Maguy Marin, Jiří Kylián, Ohad Naharin, Pina Bausch… Et entre deux révisions, de découvrir aussi nombre de jeunes talents internationaux.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 12 janvier 2022

Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

L’année chorégraphique commence dans un grand souffle signé Mourad Merzouki. Avec sa nouvelle pièce Zephyr, la figure de proue du hip-hop français lance dix interprètes dans les turbulences d’un vent bien concret sur scène, avec lequel et contre lequel il s’agit de danser, sur une musique signée Armand Amar et au travers d'une scénographie riche en objets divers et étonnants (à la Maison de la Danse du 11 au 21 janvier). Des tourbillons qui se poursuivront avec le Ballet de Genève qui vient à Lyon danser une pièce d’Andonis Fondianakis, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, véritable vertige de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique (du 26 au 30 janvier à la Maison de la Danse). Le hip-hop fera son retour à la Maison de la Danse (du 23 au 26 mars) avec deux compagnies, dont une 100% féminine Femme fatale, et Mazelfreten qui hybride hip-hop et électro. Il y aura encore de l’électricité dans l’air avec la dixième édition du festival Sens Dessus Dessous (à la Maison de la Danse en mars), consacré aux talents émergents de la danse contemporaine, avec par exemple le Flamand Jan Martens et son d

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Nessim Chikhaoui : « Placés met un visage sur des chiffres »

Placés | Retour à la case éducateur pour Nessim Chikhaoui. Pour son premier long métrage, le co-scénariste des Tuche et du Doudou fouille ses souvenirs et signe une comédie très ancrée dans la réalité sociale des maison d’accueil pour les mineurs et jeunes majeurs. Rencontre lors du Festival de Sarlat.

Vincent Raymond | Mercredi 12 janvier 2022

Nessim Chikhaoui : « Placés met un visage sur des chiffres »

Qu’y a-t-il de personnel dans votre film ? Nessim Chikhaoui : J’ai été éducateur en MECS (maison d’enfance à caractère social) pendant 7 ans à Draveil, et ensuite 3 ans, en AEMO (aide éducative en milieu ouvert) où l’on suit des jeunes qui sont encore chez eux. Beaucoup de situations du film sont réelles et vécues, d’autres romancées. C’est important pour moi de montrer cet aspect du métier, qu’on ne voit pas forcément dans tous les documentaires. Bon, il manque quand même les assistantes sociales, les psychologues, mais je pouvais pas mettre tout le monde, donc on s’est concentré sur les éducateurs et les jeunes pour des raisons scénaristiques. Il y a déjà beaucoup de personnages. Pourquoi votre héros débarque-t-il dans ce milieu après avoir manqué le concours de Sciences-Po ? L’idée était d’emmener quelqu’un qui n’était pas du tout destiné à faire ce métier.. Moi, j’aurais aimé être prof de sport ou CPE, mais on a choisi un truc assez élevé et un diplôme qui parle à tout le monde. En fait, j

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3 semaines de restrictions, des années de répercussion

ACTUS | 2022, tout va mieux ? Pas si sûr, pour un certain nombre de professionnels de la culture, qui une fois de plus se voient contraints de slalomer entre plusieurs pièces d’un bon casse-tête. Assis, on t’a dit !

Cerise Rochet | Mardi 11 janvier 2022

3 semaines de restrictions, des années de répercussion

En septembre, tous, savaient que l’affaire ne serait pas simple : éloigné des salles durant des mois, le public semblait avoir perdu l’habitude de la sortie, lui préférant vraisemblablement les soirées entre potes, ou les plans canap’-bon petit plat maison-Netflix. Ces nouvelles pratiques s’étaient d’ailleurs traduites dans le mode de « consommation » de la culture, davantage centré sur l’envie de dernière minute. Exit les abonnements et l’anticipation, bonjour les places à l’unité et la spontanéité. Pour contrebalancer ce changement de donne, les professionnels du secteur ont passé 4 mois les manches retroussées, pour aller chercher les spectateurs un à un, et les convaincre de venir s’asseoir dans l’obscurité -ou rester debout !- pour un bon moment de musique, de théâtre, de danse ou de cinéma… A la clé, des résultats, puisque nombre d’entre eux estiment aujourd’hui avoir réussi à remplir assez correctement leurs salles. Et puis, patatra. Depuis la fin décembre, l’épidémie et les mesures de restriction prises par le gouvernement pour tenter de la freiner viennent de nouveau compromettre la dynamique. Jusqu’au 23 janvier, les salles ne pourront plus accueill

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La Pépite des Ambassadeurs

Séquence | Les Ambassadeurs du Méliès, ce sont des lycéens qui aiment le cinéma, qui voient les dernières sorties en salle, et qui livrent leur coup de cœur. Aujourd’hui, Elise et Noah nous parlent de leur « Pépite » du mois, The chef, dernier long-métrage de Philip Barantini, avec Stephen Graham dans le rôle-titre.

La rédaction | Jeudi 6 janvier 2022

La Pépite des Ambassadeurs

Pour Elise, ambassadrice du lycée Simone Weil : « Une œuvre sublime » On est en période de Noël, dans la cuisine d’un grand chef en déchéance. Dans le public de la salle obscure, la pression monte et devient insoutenable, alors que de délicieuses effluves s’échappent de l’écran. Ouverture des portes, c’est le début du service, avec, au menu, le pire et le meilleur du genre humain. The Chef est une œuvre sublime tournée en un seul plan séquence, ce qui donne cette impression si particulière de vivre l’action, et met en valeur l’environnement et tous les personnages : ils ne sont plus des acteurs, ils SONT véritablement ces êtres que l’on voit évoluer à l’écran. Le film parvient à capturer ces moments de leur vie ou l’engrenage se bloque, après ça rien ne va plus… Et on vous met au défi de ne pas les apprécier, car ils sont si imparfaits que s’en est attachant. Pour Noah, ambassadeur du lycée Fauriel : « Une tempête de sentiments contradictoires » The chef, un restaurant, une équipe, un chef et un seul plan séquence ! Si le nouveau film de Philip Barantini est une grande prouesse technique, tant pour les acteurs qu

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À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

ITV : Sébastien Escande | « Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

« Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour d'une phrase du livre édité par Sébastien Escande dit "Barbapop". Une sorte de mantra du do it yourself qui depuis les origines irrigue la scène underground lyonnaise et cette manière d'organiser des concerts avec des bouts de ficelles dans des lieux qui tiennent parfois à peine debout ou n'ont pas vu une étiquette "norme européenne" depuis des lustres et avec chevillé au corps des principes indéboulonnables (prix libre, pas d'agent de sécurité, ce genre...). La chose est née du punk et Sébastien Escande qui a œuvré un moment avec Barbapop dans l'organisation de concerts pop obscurs (et néanmoins lumineux), souhaitait en raconter l'histoire lyonnaise, riche de personnages hauts en couleurs, d'assos (Silly Hornets, Sonotone), de groupes (Haine Brigade) et de

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Les vêtements ont-ils un sexe ?

Sape | Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Les vêtements ont-ils un sexe ?

Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la marque grenobloise Intrépide studio. Tee-shirts roses, hoodies noirs, sweats mauves ou bordeaux, peu importe son sexe, son orientation sexuelle, sa morphologie : les 24 pièces de la collection d'Intrépide studio sont censées être portées indifféremment par tout le monde. À une époque où le vêtement se fait de plus en plus “sans genre”, la démarche de la marque est-elle purement opportuniste ou bien « authentique et sincère » comme elle le proclame ? Justine Blanchin, sa créatrice, nous répond : « Nous avons imaginé une marque qui soit la plus éthique et la plus proche possible de nos valeurs. Nous voulions qu'elle apporte de la visibilité à ceux qui n'en ont pas, qu'elle donne une vraie représentation de la société et qu'elle soit parfaitement transparente. » Elle nous assure d'ailleurs avoir vérifié les bonnes conditions de tr

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Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

Arts | Rapprochant art ancien, art moderne et art contemporain, l’exposition À la mort, à la vie ! s’empare du thème de la vanité dans toutes ses dimensions. Et s’avère bien davantage une ode au vivant qu’un constat morose ou morbide sur la vanité de nos existences.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

L'ouverture de l'exposition À la mort, à la vie claque ! On y est accueilli par une famille sculptée du Nigéria, toute d'os de bois composée. Une famille mi-rigolarde mi-inquiétante, où les parents squelettes portent leurs petits squelettes sur les épaules, où l'on danse et grimace, où l'on se fige et regarde vers le néant… Autour de ces sculptures, le peintre Erro compose ses farandoles de squelettes goguenards (années 1950), et des gravures du XVIe au XVIIe siècle représentent le Triomphe de la Mort, l'Allégorie de la Mort, la Mort victorieuse, les danses macabres ! Vertiges de la mort donc, où ça danse parmi les époques, du XVIe siècle à nos jours, des débuts des vanités au Moyen Âge à leurs relectures et à leurs réappropriations tout au long de l'histoire de l'art. De la peste au Covid-19, les savoirs et les regards évoluent, mais pas la finitude humaine ni les questions existentielles. Et c'

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Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Expo | Remarquable, passionnante et très complète exposition que Sur la piste des Sioux proposée par le Musée des Confluences et portée par une sublime collection d'objets. Plongée terrible et magnifique dans la construction de cet Indien imaginaire qui hante nos fantasmes western depuis un siècle et demi.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Pourquoi une exposition sur les Sioux pour évoquer la représentation populaire des Indiens d'Amérique ? Parce que nous dit Steve Friesen, ancien directeur du Buffalo Bill Museum and Grave, ces représentations ont en quelque sorte fait de traits particuliers, ceux du Sioux, une généralité, celle de l'Indien. En grande partie parce que le premier vecteur de cette imagerie, les Wild West Show, ont essentiellement recruté des cavaliers sioux (lakotas pour la plupart). Du fait de leur expérience, les mêmes lakotas seront recrutés par le Hollywood des premiers westerns. Le cavalier des plaines devenant peu à peu et pour longtemps l'archétype de l'Indien. Un archétype qui demeure encore aujourd'hui indélébile. Alors pour décortiquer cette fabrique de l'image, le comité scientifique de l'exposition Sur la piste des Sioux a commencé par faire réaliser par le CREDOC une enquête sur les représentations des Indiens d'Amérique du Nord en France. Dont le résultat trône en ouverture de l'expositi

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Gueule de bois

édito | 1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Gueule de bois

1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête coincé entre les deux tempes… Pas simple ! Cette gueule de bois, on se la traine depuis un mois. Remettre le masque par ci, ouvrir les fenêtres par là. « - J’ai un resto prévu samedi, j’y vais ? - C’est toi qui vois. - Je suis cas contact il faut que je fasse quoi ? - Ça dépend, c’est un Delta ? - Non c’est Omicron. - Oulah, ça se prononce pas comme ça. - De toute façon, on finira tous par l’avoir. - Ou pas… Tu sais ça dépend, ils ont l’air de dire que ça pourrait… » AAAAAAAAAAARRRRGHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!! 1er janvier, 16h02, après une sieste, un burger et des grands verres d’eau, une question : « Et à part ça ? » A part ça, dehors, un rayon de soleil. A part ça, dedans, un mot doux glissé à l’oreille. A part ça, des notes de musique qui s’échappent d’une fenêtre entre deux éclats de rire. A part ça, un petit coup de fil d’un ami, qui veut dire qu’il pense à toi. A part ça, des histoires qui se poursuivent, d’autres, qui vont dé

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Fred Cavayé : « je me suis un peu auto-censuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Adieu Monsieur Haffmann | Après y avoir déjà présenté en première Pour Elle et À bout portant, Fred Cavayé avait réservé l’exclusivité de son nouveau film Adieu Monsieur Haffmann au Festival de Sarlat. Bien lui en a pris : son drame se déroulant durant l’Occupation a remporté le Grand prix du public et le Prix d’interprétation pour Sara Giraudeau. Toujours prompt à parler fabrication, Cavayé raconte l’histoire de ce film dans l’Histoire. Rencontre sarladaise…

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

Fred Cavayé : « je me suis un peu auto-censuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Qu’est-ce qui vous a amené à aborder ce sujet et cette époque ? Fred Cavayé : Beaucoup de choses : l’envie date de très longtemps. Le point de départ, c’est un roman de Michel Audiard, La nuit, le jour et toutes les autres nuits qui parle de la Libération et notamment des femmes qui sont faites tondre. Les salauds sous l’Occupation, c’est un sujet qui avait été assez peu abordé. J’avais le souvenir de films comme Lacombe Lucien ou du formidable téléfilm Au bon beurre avec Roger Hanin. Alors quand Jean-Philippe Daguerre, l’auteur de la pièce Adieu Monsieur Haffmann m’a envoyé le texte, je n’ai pas voulu le lire (je préfèrerais découvrir la pièce une fois montée), je m’en suis fait mon histoire avec le peu que j’en savais. Or sa pièce est ailleurs, en vérité, pas sur sujet-l&agrav

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Tony Bakk : une belle partie de console

En coulisses | Tête connue de tous les musiciens stéphanois (et d’ailleurs), mec sociable et sympa, tatoué aux doigts de fée, Tony Bakk est de ceux qui, dans l’ombre, contribuent à la lumière des autres. Portrait d’un magicien du son.

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Tony Bakk : une belle partie de console

Difficile, de savoir à quel moment l’histoire a commencé pour Tony. La musique, les notes, les instruments, les mélodies… Tout ça a finalement toujours fait partie de sa vie. Tombé dans la marmite quand il était petit ? Plus petit que petit même, puisqu’enceinte de lui, sa mère a dû épouser son père, musicien et sur scène tous les week-ends… Un jeudi. Ce que Tony raconte avec davantage de précision en revanche, c’est ce moment où il a décidé d’arrêter l’école. Ras-le-bol, de rester assis toute la journée à tenter d’apprendre des trucs qui ne l’intéressent pas franchement. A l’époque, le jeune homme a 16 ans et, à défaut d’aimer les maths ou la géo, il va suivre son père au Monstre Gentil, le studio d’enregistrement que ce dernier a fondé à Saint-Etienne quelques années plus tôt. Au début, Tony se charge de préparer et d’apporter les cafés. Et puis, assez vite, on le met face à une console. Et ça, contrairement aux maths ou à la géo… C’est vraiment fait pour lui. Car, sans s’en rendre compte, Tony a passé toute son enfance à former son ouïe à reconnaitre les belles notes, et les harmonies qui fonctionnent. Un peu à l’instinct, il fait ainsi ses premières armes

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Magnétique

MUSIQUES | En une poignée d’années le duo lyonnais Black Lilys a pris une belle épaisseur. Quelque part entre dark pop, rock (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 janvier 2022

Magnétique

En une poignée d’années le duo lyonnais Black Lilys a pris une belle épaisseur. Quelque part entre dark pop, rock éthéré et folk sophistiquée, la fratrie Robin et Camille Faure sont un peu nos Angus & Julia Stone français. On pense parfois à l’album Felt Mountain de Goldfrapp, à Agnes Obel, CocoRosie, The Do ou encore Björk. Au cœur d’un univers organique bercé de poésie aigre-douce, Black Lilys vous prend par la main sur des chemins bordés de lichens, de névés, de vieilles pierres et d’embruns, quelque part entre Écosse et Islande. Un nouvel album, New Era, est en préparation pour 2022, dont les singles très prometteurs Yaläkta et Gymnopédie annoncent déjà la couleur sur les internets. Black Lilys, le 16 janvier à 17h30 au Château du Rozier à Feurs

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Arts majeurs et vaccinés

Galerie | Depuis sa création en 2006, la p’tite entreprise de François Ceysson et Loïc Bénétière ne connait pas la crise : avec des galeries à Lyon, Paris, Genève, Luxembourg et New York, la nouvelle adresse stéphanoise apparait aujourd’hui comme le véritable fer de lance de la maison. Rencontre avec le co-fondateur Loïc Bénétière et Ivana Garel, responsable du nouvel espace.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Arts majeurs et vaccinés

Pouvez-vous tirer un premier bilan quelques mois après le lancement du nouveau site ? Loïc Bénétière : « Nous sommes très satisfaits, les retours sont positifs et la fréquentation très encourageante. Les personnes qui poussent notre porte sont avant tout des gens curieux et ouverts. Ouvrir un espace de plus de 1000 m2 avait pour but de maximiser les conditions de monstration des œuvres. Une exposition comme celle de Bernar Venet n’aurait pas été possible dans notre espace historique rue des Creuses où nous avions aussi un réel problème de stationnement. En termes de volume et d’accès, tout redevient possible ici, les artistes acceptent plus facilement de sortir et de montrer certaines œuvres. Le projet nous a demandé deux ans de réflexions et de recherches, puis deux autres années de travaux. Si la mairie nous a aidé à trouver le site, nous en sommes propriétaires, nous sommes ici chez nous ! » Ivana Garel : « Nous voyons venir des personnes qui n’av

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En direct de New York

Chanté | Rigoletto le bouffon profite d’un bal costumé pour humilier des invités victimes des manœuvres du duc de Mantoue, un (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

En direct de New York

Rigoletto le bouffon profite d’un bal costumé pour humilier des invités victimes des manœuvres du duc de Mantoue, un séducteur sans vergogne. Ces derniers décident alors de se venger en capturant sa fille Gilda, qu'ils pensent être sa maîtresse. Drame passionnel mettant en scène la trahison et la vengeance, en même temps qu’il traite de l’amour filial, Rigoletto de Giuseppe Verdi est ici transposé par Barlett Sher dans l’Europe des années 20. Dans le rôle-titre, le baryton Quinn Kelsey, artiste au sommet de ses capacités. Représentation au Metropolitan Opera de New York, retransmise au cinéma Megarama à Saint-Etienne. Rigoletto de Giuseppe Verdi, dir. Barlett Sher, retransmission le samedi 29 janvier à 18h55 au Megarama de Saint-Etienne

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Vague

ECRANS | « Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Vague

« Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire foutre ». Sans doute, l’une des plus belles répliques de Belmondo, lancée face caméra alors que son personnage, Michel, remonte de Marseille à Paris à bord d’une voiture volée. Premier long-métrage de Godard, sorti en 59, A Bout de Souffle fit l’effet d’une bombe dans le paysage cinématographique de l’époque, en fracassant toutes les règles classiques de réalisation. La star Bébel était née… Et la Nouvelle Vague fut. A Bout de Souffle, de Jean-Luc Godard, le dimanche 23 janvier à 18 heures et le dimanche 30 janvier à 11 heures au cinéma Rex à Montbrison

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Un classique

Adaptation | Connu pour ses comédies légères durant les années 30, le réalisateur Georges Stevens, documentariste pour (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Un classique

Connu pour ses comédies légères durant les années 30, le réalisateur Georges Stevens, documentariste pour l’Armée américaine durant la Seconde Guerre Mondiale, restera à jamais marqué par l’horreur découverte dans les camps d’extermination. En 1959, il adapte ainsi Le Journal D’Anne Frank au cinéma, tandis que l’ouvrage s’est d’ores et déjà vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Sublime par sa capacité à rendre compte de la sensation d’enfermement des personnages dans leur cachette, en même temps que leur angoisse et les liens forts qui les unissent, ce film s’avère être une très fidèle retranscription à l’écran de l’ouvrage de l’adolescente. A voir ou à revoir en ce début janvier à Saint-Etienne. Le Journal d’Anne Frank, de George Stevens le 6 janvier de 14h30 à 17h30 à la cinémathèque à Saint-Etienne.

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Tromperie : Quelques maux d’amour

ECRANS | Adaptation d’un roman de Philip Roth qui lui trottait depuis longtemps en tête, la tromperie de Desplechin est aussi un plaidoyer pro domo en faveur du droit de l’artiste à transmuter la vérité de son entourage dans ses œuvres. Quitte à confondre amour privées et fictions publiques.

Vincent Raymond | Jeudi 30 décembre 2021

Tromperie : Quelques maux d’amour

Fin des années 1980. Écrivain à succès américain provisoirement exilé à Londres, Philip accueille dans le petit appartement où il travaille sa jeune maîtresse anglaise. Entre deux galipettes, ils parlent, ou plutôt elle parle et il l’écoute, prenant des notes comme il a l’habitude de le faire depuis toujours avec ses conquêtes. Le soir, il retrouve sa compagne officielle ou ses obligations mondaines, échangeant parfois avec ses anciennes liaisons, lesquelles ont toutes laissé une trace dans son œuvre. Et vitupère à l’envi contre l’antisémitisme systémique au Royaume-Uni… Film verbal plus que verbeux, resserré autour d’un couple (pas toujours le même, bien que l’homme demeure identique), Tromperie tranche dans la filmographie de Desplechin par sa relative linéarité puisqu’il accompagne un double processus : l’édification d’un amour et celui de l’œuvre codépendante. Certes, Roubaix, une lumière (2019) présentait déjà une structure narrative plus “disciplinée” qu’à l’ordinaire chez le cinéaste, mais c’était surtout parce qu’elle s’inscrivait dans un genre bien particu

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Changements au Musée d’Art et d’Industrie

CONNAITRE | « Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Changements au Musée d’Art et d’Industrie

« Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais poussiéreux. C’est un lieu qui vit, qui grouille, dans lequel les gens travaillent et les visiteurs passent, repassent, découvrent, s’intéressent, apprennent. Comme d’autres structures pourtant, le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne se doit d’aller de l’avant, pour coller à son époque, quand bien même ses collections sont liées au passé. « Ces 20 dernières années, notre public a beaucoup changé, souligne la directrice Marie-Caroline Janand. Il est aujourd’hui à l’image d’un monde qui a muté économiquement, qui est attaché à l’univers numérique, et dans lequel les gens sont beaucoup plus mobiles qu’avant. Notre volonté est donc de nous adapter à ce monde ». Une salle immersive Dans cette adaptation, le musée a ainsi d’ores et déjà franchi une première

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Galaxies en interaction

CONNAITRE | Par le médiateur scientifique du planétarium

La rédaction | Lundi 3 janvier 2022

Galaxies en interaction

La constellation de Pégase abrite un groupe de galaxies appelé quintette de Stephan (découvert par l'astronome français Edouard Stephan en 1878). Parmi ces cinq galaxies, quatre sont réellement proches les unes des autres et présentent des signes d'interaction. Les déformations et longs filaments d'étoiles visibles sur cette image du télescope spatial Hubble sont dus aux forces de marées gravitationnelles qui s'exercent. Ces quatre galaxies sont distantes d'environ 300 millions d'années-lumière. La cinquième, en haut à gauche, de teinte bleutée, est en avant-plan, à seulement 40 millions d'années-lumière de la Terre !

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Cinéma cherche young team

Petite annonce | A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Cinéma cherche young team

A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura bientôt sa « team ». L’idée ? Familiariser les jeunes avec le cinéma, en leur permettant de participer activement à la vie de la structure. Pour permettre à de jeunes gens de développer leur goût pour les films en même temps que leurs connaissances, le Véo ouvre aujourd’hui ses coulisses aux volontaires. Une première équipe aura en effet prochainement pour mission de participer à la programmation du cinéma. Une deuxième, accompagnée par un groupe de professionnels, sera chargée de travailler à l’élaboration d’un festival de films. Un dernier groupe se verra quant à lui remettre entre 2 et 3 invitations par mois pour venir voir des films au cinéma, et partager ensuite ses ressentis via des pastilles vidéo ou des témoignages écrits, relayés sur les réseaux sociaux du cinéma. Une réunion d’information à destination des

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Un monde : La cour des mille raclées

Cour d'école | Portant sur la mécanique pernicieuse du harcèlement scolaire et interprété par deux enfants déchirants de vérité, ce premier film miraculeux est une merveille de délicatesse autant qu’un tour de force de réalisation. Un choc absolu et sans nul doute, une future référence sur le sujet.

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Un monde : La cour des mille raclées

C’est la rentrée à la ”grande école” pour Nora qui redoute d’être séparée de son aîné Abel, lequel a d’autres chats à fouetter dans la cour de récréation. Parce qu’il va s’opposer à ce que sa cadette soit bizutée, Abel devient le nouveau bouc émissaire des terreurs de la primaire. Témoin de ces sévices, Nora va désespérément tenter d’alerter les adultes. En vain, jusqu’à ce qu’un fait grave n’oblige l’institution scolaire à réagir… Il est actuellement une vague naissante, ou une vogue pour des films brefs s’attachant sans fioriture ni digression à leur sujet ainsi qu’au monde réel... Comme une douce alternative à la domination écrasante des blockbusters, rouleaux compresseurs flirtant avec les 3h de bastons filmées sur fond vert, avec des acteurs partiellement virtuels et des enjeux de plus en plus hermétiques aux béot

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Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

En coulisses | Point d’orgue annuel depuis 19 ans au Théâtre des Pénitents, le festival montbrisonnais Poly’Sons continue de défendre la chanson française et son public. Rencontre avec Henri Dalem, directeur et programmateur.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

Quel premier bilan faites-vous sur la nouvelle saison après 4 mois d’exercice ? « Le bilan est pour l’instant très contrasté. Le fait le plus marquant est que nous comptons beaucoup moins d’abonnés qu’auparavant : nous avons actuellement enregistré 300 abonnements contre 850 à 900 habituellement. En revanche, on ne s’en sort pas trop mal si l’on prend spectacle par spectacle. Même si les réservations se font souvent à la dernière minute, plusieurs représentations ont été complètes et nous observons également une très bonne fréquentation des scolaires. En règle générale on sent bien que les habitudes ont changé, les gens semblent avoir du mal à se projeter, le public n’est d’ailleurs pas tout à fait le même qu’avant. Tout cela crée une fragilité financière et nous oblige à communiquer davantage. » Quelle place le festival Poly’Sons tient-il dans la saison du théâtre des Pénitents ? « Le festival est en quelque sorte l’ADN de notre maison, c’est sans doute le moment que l’équipe porte avec le plus de ferveur. La dix-neuvième édition propose une vingtaine de concerts sur une période d’un mois. Si l’évènement a assuré s

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Licorice Pizza : Sweet seventies

Romance | Deux jeunes gens que près de dix ans séparent apprennent à s’aimer, non sans peine. À la fois roman picaresque et d’apprentissage,  Licorice Pizza retrace leur balade sur la carte américaine du tendre à l’aube des 70’s. Une carte postale datant de l’époque du pétrole illimité, des waterbeds et des cols pelle à tarte confiée à d’inattendues têtes d’affiche.

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Licorice Pizza : Sweet seventies

San Fernando, L.A., 1973. À la fois lycéen, comédien et à l’affût de la moindre opportunité entrepreneuriale, le jeune Gary Valentine tombe sous le charme d’Alana, l’assistante du photographe de l’école. Le fait qu’elle ait la vingtaine ne l’arrêtant pas, l’ado culotté engage une opération de séduction qui ne laisse pas totalement insensible sa putative dulcinée. Chronique de leur histoire, entre hauts et bas… Ne vous attendez pas à découvrir dans ce film la recette (ni la moindre apparition) de la pizza à la réglisse promise par le titre ! Cette espèce de chimère culinaire, que les papilles peinent d’ailleurs à conceptualiser — quand bien même elles auraient tâté de l’improbable Hawaïenne — doit se comprendre comme l’équivalent alimentaire doux-amer de notre mariage entre la carpe et le lapin. Une sorte d’attelage improbable entre deux caractères davantage susce

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Matrix Resurrections : Puissance quatre

ECRANS | Vingt ans et des poussières après que les Wachowski ont anticipé le principe du métavers en extrapolant les babils d’Internet et les écrits de Philip K. Dick, Lana W. remet le couvert en solo pour un nouvel opus tenant à la fois du palimpseste, du reboot en version augmentée, du prolongement et de l’objet théorique semi-parodique. Une sorte de Matrix 4.0…

Vincent Raymond | Mardi 21 décembre 2021

Matrix Resurrections : Puissance quatre

Comme un air de déjà-vu… Un groupe de rebelles assiste à la tentative d’arrestation par la police et les Hommes en noir d’une amazone qui, naturellement, parviendra à leur échapper. Décor, angles de prises de vue, ambiance colorimétrique, dialogue… À quelques détails près, la séquence est identique à celle ouvrant Matrix (1999). Sauf qu’ici l’agent Smith et Morpheus sont plus jeunes, et que le second est un transfuge de la Matrice. Quant à Néo, il arbore à nouveau l’identité de Thomas Anderson, un créateur de jeux vidéo ayant jadis connu le succès en programmant la trilogie Matrix, sommé par la maison-mère de sa boîte — le studio Warner, authentique producteur de la franchise cinématographique — de fournir un quatrième épisode. Différence notable : il est envahi de pensées parasites et soigne ce qu’il pense être une schizophrénie galopante auprès de son analyste, lequel lui prescrit des pilules bleues… Turing point L’une des grandes forces de Matrix, premier du nom, était d’avoir induit une révolution dans l

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Retour sur soi(s)

Panorama | En ce mois de janvier, l’offre se polarise singulièrement sur des films traitant de réflexivité ou l’examen du passé. Il est parfois utile de faire le point face au miroir pour aller de l’avant…

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Retour sur soi(s)

Chaque artiste parle de lui à travers ses œuvres, et certains le font plus que d’autres. Comme Marine Barnérias avec Rosy (05/01), pseudo-documentaire — mais vrai clip géant de promotion personnelle puant l’exaltation de l’individualisme et la fausse humilité — sur un combat contre la sclérose en plaque. Racoleur, ambigu et mal filmé. On n’est pas loin de préférer (malgré le profond sentiment de déja-vu) l’optimisme naïf et coutumier de Lelouch dans L’Amour c’est mieux que la vie (19/01), recyclage habituel des thèmes du cinéaste (amour-amitié-argent) dans de grands mouvements lyriques de caméra, avec un dialogue en semi-impro, une chanson-rengaine et pléthore d’extraits piochés dans sa volumineuse filmographie. Rien de neuf donc, si ce n’est que ce 50e opus annoncé comme son ultime long métrage… est le premier acte d’une trilogie. Quant au family movie que miss Gainsbourg consacre à miss Birkin, Jane par Charlotte (12/01), c’est un peu une version actualisée du Jane B. par Agnès V., de Varda sauf que Charlotte G. tente de décrypt

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Jusqu’à ce que cela rentre dans le corps…

En coulisses | Depuis son fauteuil, face à la scène, il n’y a pas spectateur de théâtre plus heureux qu’un spectateur qui croit en ce qu’on lui montre. Mais pour en arriver là, la tâche des artistes est souvent longue et difficile, bien loin de la magie qui opère lorsque l’obscurité se fait. Immersion dans le travail de comédien, lors d’une répétition de L’Avare, à la Comédie de Saint-Etienne.

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Jusqu’à ce que cela rentre dans le corps…

« C'est une raillerie, que de vouloir me constituer son dot de toutes les dépenses qu'elle ne fera point. Je n'irai pas donner quittance de ce que je ne reçois pas ; et il faut bien que je touche quelque chose ». Genoux fléchis, pieds trainants, corps tassé, Harpagon traverse sa maison à petits pas, tandis qu’attrapant une carte du monde, Frosine le suit. « Mon Dieu! vous toucherez assez ; et elles m'ont parlé d'un certain pays où elles ont du bien dont vous serez le maître ». Durant près de deux heures, ce mercredi-là, Emmanuel Vérité et Anne Cuisenier vont répéter la scène 2 de l’acte II morceau après morceau. Enchainer plusieurs répliques, et recommencer en se déplaçant différemment. Puis recommencer encore, cette fois-ci en s’asseyant. A un mois de la première de L’Avare à la Comédie de Saint-Etienne, l’heure est à la recherche d’une juste manière de jouer dans l’espace, au milieu du déc

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Come Together

The Beatles | A l'occasion de l’actuelle diffusion française du documentaire « The Beatles / Get Back » (sur Disney +) réalisé par Peter Jackson, Pierre (...)

Niko Rodamel | Lundi 20 décembre 2021

Come Together

A l'occasion de l’actuelle diffusion française du documentaire « The Beatles / Get Back » (sur Disney +) réalisé par Peter Jackson, Pierre Espourteille dédicacera le livre « John Lennon : Number Nine » dont il est l'un des quatre auteurs. Intervenant à l’Ecole Arts et Culture de Lyon et conférencier-expert-ès-Beatles, Pierre Espourteille a rencontré à plusieurs reprises « Sir » Paul McCartney, George et Olivia Harrison, ainsi que de multiples protagonistes de la vie des quatre garçons dans le vent. Mercredi 22 décembre de 10 h à 18 h à la Librairie Forum à Saint-Étienne

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Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Ailleurs | Lyon est reconnue pour être un haut lieu de la culture. Que vous soyez un local ou de passage, profitez de ce mois de décembre pour faire de nouvelles découvertes sur place.

La rédaction | Lundi 20 décembre 2021

Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Mini World Lyon, l’Omescape Live Escape Game, le Centre nautique Tony Bertrand… la ville regorge de lieux à visiter. Pour cet hiver 2021-2022, voici ceux où vous devez absolument vous rendre pour passer du bon temps. Les sorties cinéma à Lyon Vous êtes amateur de cinéma et vous vous demandez quoi faire cet hiver ? La ville de Lyon vous propose des projections pour tous les âges. Jusqu’à la fin du mois de décembre, le Cinéma Comoedia accueille les jeunes enfants. Diverses projections et animations leur feront découvrir l’envers du décor de certains films. Les passionnés auront également l’opportunité de découvrir 2 incroyables rétrospectives. L’Institut Lumière vous propose de regarder l’intégrale des œuvres de Stanley Kubrick en versions restaurées. C’est aussi l’occasion d’admirer le best of de Marcello Mastroianni, le célèbre acteur italien. Ces projections sont accessibles pour tout ce mois de décembre et jusqu’au 19 janvier 2022. Prenez vos dispositions, et surtout, renseignez-vous sur la disponibilité d’un

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Quand il marche

texte | Entre espoir et mélancolie, son album exutoire Paradis (en référence à l’île de la Réunion) (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Quand il marche

Entre espoir et mélancolie, son album exutoire Paradis (en référence à l’île de la Réunion) est déjà le quatrième opus du chanteur Ben Mazué. En quinze ans, l’ex-toubib a patiemment tracé sa voie sur l’autoroute de la chanson française, fignolant patiemment sa propre couleur musicale, composant et écrivant aussi pour Axelle Red, Fréro Delavega, Pomme, Patricia Kaas ou encore Grand Corps Malade. Dans ses textes chantés-slammés, Ben Mazué partage avec pudeur des histoires personnelles et des combats intérieurs qui font écho aux sentiments universels, de ceux qui traversent nos existences. D’un naturel optimiste, lucide et jamais gnangnan, le quadra caresse les âmes de ses chansons avec une vibrante et sincère émotion. Le succès de Paradis est au rendez-vous avec, en figure de proue, le tube Quand je marche. Ben Mazué, samedi 22 janvier à 20h30 à la salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Prodige

jazz | La venue du pianiste prodige américain Christian Sands, multi-nominé aux Grammy Awards, est assurément une vraie chance pour les (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Prodige

La venue du pianiste prodige américain Christian Sands, multi-nominé aux Grammy Awards, est assurément une vraie chance pour les mélomanes ligériens : le langage instrumental du jazzman convoque l’histoire entière de son instrument, tout en développant une grande modernité. Formé auprès de Christian McBride et de Gregory Porter, Christian Sands est aujourd’hui à la tête d’un trio de haute volée (réunissant le contrebassiste Yasushi Nakamura et le batteur Clarence Penn), au sein duquel le jeune leader développe un jeu d’une étonnante dextérité et d’une profonde élégance. Christian Sands, mardi 1er février à 20h au Panassa à Saint-Étienne

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Jump !

Années folles | Depuis la sortie des films Minuit à Paris (Woody Allen, 2011) puis La La Land (Damien Chazelle, 2016), les écoles de swing ont vu un (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Jump !

Depuis la sortie des films Minuit à Paris (Woody Allen, 2011) puis La La Land (Damien Chazelle, 2016), les écoles de swing ont vu un véritable regain pour les danses des années 30, les cours de Lindy Hop, de Charleston et de claquettes faisant le plein auprès d’une clientèle étonnement multigénérationnelle. Le swing parait en effet comme un possible remède à la morosité et les musiciens de jazz ne s’y trompent pas en s’engouffrant dans la brèche, à l’image de The Swing Gamblers. Ce fringuant trio rassemble la chanteuse Lou Rivaille, le guitariste Bruno Decerle et le pianiste Camille Mouton, ici à l’orgue Hammond. Rejoints par le batteur Francis Decroix, The Swing Gamblers reprendront un répertoire de standards avec notamment Sous le ciel de Paris, Softly as in a Morning Sunrise, Pennies from Heaven ou encore How insensitive, version anglophone de Insensatez, joyau de la mémoire brésilienne composé par Antônio Carlos Jobim. The Swing

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MURmure

Street | Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

MURmure

Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de chaque mois, lorsqu'à l’issue de la session de collage se dévoile une nouvelle œuvre. Un rendez-vous mensuel que ne manqueraient pour rien au monde les fidèles, sous l’œil étonné des néo-halleux qui, un verre de vin dans une main et un macaron dans l’autre, sortent griller une clope sur le parvis du bâtiment Mazerat. C’est Sainté, t’sais, le mélange des genres dans ce grand village où le street art a toute sa place ! Ce sera avec Victor Cadoret, jeune sortant de l’ESADSE (section Art), que l’année 2022 débutera sur le MUR. « J’ai eu envie de produire un dessin à l’encre, superposé à un dégradé coloré et fluo. Réalisé en trois jours, carré après carré, ce dessin évoque une sorte de ruban ou de drapé qui semble flotter dans un univers numérique épuré, presque lunaire. Ce

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Poto Feu Records, le nouveau label bouillonnant

en coulisses | Un label. Voici le résultat de plusieurs mois de confinement et de dur labeur. L’année 2020 aura été une année blanche pour Poto Feu, mais elle aura tout de (...)

Léa Dusson | Lundi 3 janvier 2022

Poto Feu Records, le nouveau label bouillonnant

Un label. Voici le résultat de plusieurs mois de confinement et de dur labeur. L’année 2020 aura été une année blanche pour Poto Feu, mais elle aura tout de même porté ses fruits. Ils sont 5 artistes à s’être lancés dans l’aventure : Dromabear, LCDJ, Anspect, VLB & Curtis. Déjà affiliée au collectif ligérien, cette fine équipe a décidé d’étendre le projet vers celui d’un label ouvert aux couleurs techno, house, l’électro, trap et autre world music. Poto Feu est clair sur ses intentions : chaque sensibilité artistique pourra y trouver sa place. « On va essayer d’en faire notre force, même si c’est pas évident » affirme Florian Noir, le co-fondateur du label. « Surtout dans la musique électro, les labels sont un peu mono-genres (…) il n’y a jamais beaucoup de surprises ». En mars, le label sortira ainsi une compilation de ces artistes. Et, en attendant cette petite pépite, le collectif a trouvé une bonne manière de consoler les impatients, en sortant il y a quelques semaines l’EP digital, 00A, sur lequel VLB propose un remix efficace et entrainant de l’artiste turc Yasar Akpence. Pour l’accompagner, LCDJ présente lui aussi un rem

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Un tiers-lieu pour les quartiers sud-est

A travers la ville | Après de nombreux mois de réflexion, réunions, concertations, la création d’un tiers-lieu à l’endroit de l’ancien Nouveau Théâtre Beaulieu est désormais actée. Si nombre de questions restent encore en suspens, on en sait plus sur les activités qu’abritera ce nouvel équipement, qui pourrait entrer en service d’ici trois ans.

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Un tiers-lieu pour les quartiers sud-est

C’était en juin 2017. Ravagé par les flammes, le Nouveau Théâtre Beaulieu, équipement culturel des quartiers sud-est de Saint-Etienne qui abritait alors la MJC du même nom, était presque entièrement détruit. Depuis, les visites des responsables politiques se sont succédé, les concertations se sont enchaînées en même temps que les réflexions sur la reconstruction du bâtiment et ses futures activités. Et puis, plombée par des finances fragiles et la suppression d’une subvention, l’entité MJC a dû se résoudre à mettre la clé sous la porte. Une page s’était ainsi tournée, laissant une feuille blanche à remplir de bonnes idées susceptibles d’entrer en résonnance avec les besoins du quartier. Les habitants impliqués Assez flou durant de longs mois, le projet a finalement pris forme. Coconstruit avec les habitants, grâce à des ateliers et à de multiples réunions publiques, il a finalement été décid

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Offrez de l’art local !

GUIDE URBAIN | Les marchés d'art et autres boutiques éphémères de créateurs sont pléthore à Saint-Etienne en cette période de fêtes. Nous avons sélectionné pour vous quelques-uns de ces (...)

Niko Rodamel | Lundi 13 décembre 2021

Offrez de l’art local !

Les marchés d'art et autres boutiques éphémères de créateurs sont pléthore à Saint-Etienne en cette période de fêtes. Nous avons sélectionné pour vous quelques-uns de ces lieux où dénicher des cadeaux atypiques et parfois des pièces uniques, tout en soutenant les artistes du bassin stéphanois. Chez La Boiseuse (45 rue Paul Bert) l’opération D’Art d’art propose des œuvres signées Mireille Grand, Mireille Faure, Michel Martin, Jacqueline Blanchet et Anne Lordey : sculptures, céramiques, peintures ou dessins, il y en a pour tous les goûts (jusqu’au 18 décembre). Comme chaque année, la galerie Rêves d’Ailleurs suggère de trouver « vos cadeaux au pied du baobab », parmi les créations des six artistes permanents : bijoux, toiles, sculptures, ainsi que les superbes dessins « d’un seul trait » de Toké, alias Marie-Charlotte Lornage (jusqu’au 28 décembre). Dans le quartier du Crêt de Roc, l’association TEM-Press (23 rue Roger Salengro) propose une vente d'objets imprimés, d’ouvrages et de photographies, avec notamment des cyanotypes originaux de Maxime Disy (les 18 et 19 décembre). Dans sa vaste boutique (12 rue Léon Nautin), le collectif de photogr

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Boîtes de nuit : the last one

Dancefloor | Suite aux dernières annonces gouvernementales, les boîtes de nuit fermeront leurs portes vendredi au petit matin, pour 4 semaines. Une ultime soirée entre tristesse, amertume, et joie d’être ensemble une dernière fois avant 2022.

La rédaction | Mercredi 8 décembre 2021

Boîtes de nuit : the last one

5 mois et puis s’en re-va. Après 16 mois de fermeture, les boîtes de nuit et lieu nocturnes stéphanois avaient retrouvé depuis l’été (ou la rentrée) leur public aficionado de la fête, de la danse, du plaisir d’être ensemble. Les réjouissances auront finalement été assez brèves, puisque le gouvernement vient de prendre la décision de refermer tous ces établissements nocturnes à compter de ce vendredi, pour une durée minimale de 4 semaines, afin de tenter d’enrayer la circulation du virus. Rester confiant Une décision accueillie avec une certaine philosophie par les patrons du Disorder à Saint-Etienne, qui ont posté un message sur leurs réseaux presqu’immédiatement après les annonces de Jean Castex, lundi soir : « On ne va pas vous mentir, même si on pensait que cette fermeture arriverait un peu plus tard, on l'avait tout de même senti venir. Nous n'allons pas verser dans le fatalisme et le désespoir. Bien sûr, il sera dur de voir les portes du Disorder se fermer à nouveau. Toutefois, après tout ce que nous avons vécu, après toutes ces épreuves, après toutes ces incertitudes, nous voulons rester confiants et croire en l'avenir. » Eux qui étaient passé tou

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A voir d'ici la fin de l'année

Et aussi… | Les films qu'on a vus des 15, 22 et 27 décembre. Et ceux qu'on n'a pas (encore) vus…

Vincent Raymond | Mercredi 8 décembre 2021

A voir d'ici la fin de l'année

★★★★☆Bad Luck Banging or Loony Porn de Radu Jude (Rou, int-16 ans avec avert., 1h46). avec Katia Pascariu, Claudia Ieremia, Olimpia Mălai… (15/12) Leș Ours d’Or se suivent et ne se ressemblent pas… tout en ayant des points communs. Comme Le Diable n’existe pas, Bad Luck Banging or Loony Porn évoque un tabou — non pas la mort mais le sexe, avec le calvaire d’une professeure très bien notée, dont une vidéo (très) intime a été publiquement mise en ligne et vue par ses élèves et forcée de sauver son job lors d’une réunion avec les parents de l’école où elle exerce. En trois actes bien sentis, Radu Jude étrille l’hypocrisie de son pays fièrement nationaliste (longs plans sur sa dualité quartiers décrépis/zones commerciales mondialo-standardisée), et de ses concitoyens prompts à s’ériger en chantre des bonne mœurs (mais cependant volontiers libidineux, voyeurs, délateurs, prévaricateurs, révisionnistes, homophobes, misogynes, racistes, ne cherchant même plus à refouler leurs penchants hideux sous le masque des conven

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"Les Elfkins : Opération pâtisserie" : bonnet petit, bien sûr !

Jeunesse | Dès 6 ans ★★☆☆☆ De Ute von Münchow-Pohl (All., 1h18) avec les voix de Jella Haase, Louis Hofmann, Leon Seidel… En salles le 15 décembre.

Vincent Raymond | Mercredi 8 décembre 2021

Appartenant à un peuple de lutins vivant à l’écart des humains, la maladroite Elfie décide contre l’avis de tous d’apprendre un métier dans le monde des "géants". Elle atterrit à point nommé chez le grincheux Théo, un pâtissier artisanal en guerre contre son industriel de frère… Familiers des folklores nordiques et germaniques, les lutins se situent entre les auxiliaires de maison (façon Dobby dans Harry Potter) et les chapardeurs malicieux, du style rongeurs comme… Ratatouille, tiens ! N’y a-t-il pas quelque similitude avec ce gentil conte opposant émotion de l’art culinaire et insipidité vénale de la production industrielle, où le méchant a été coupé de son âme d’enfant et où un talentueux modèle réduit vient sauver le gentil ? « L’Histoire ne repasse pas les plats », disait Céline. Disons qu’il les accommode à une autre sauce…

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Droits aux putes ! : “Une femme du monde” de Cécile Ducrocq & ”Au cœur du bois” de Claus Drexel

Ecrans | Le hasard place le même jour sur les écrans deux beaux films qui, bien qu’opposés dans la forme, mettent en scène des prostitué·es témoignant de leur désir d’exercer leur profession. Une singularité de regard courageuse, à une époque où souffle un puritanisme de tartufes.

Vincent Raymond | Mercredi 8 décembre 2021

Droits aux putes ! : “Une femme du monde” de Cécile Ducrocq & ”Au cœur du bois” de Claus Drexel

D’un côté, un documentaire sur les travestis/trans/prostitué·es du Bois de Boulogne, que la caméra de Claude Drexel cadre en plan fixe à toutes les saisons de l’année, recueillant leurs confidences sur leur vie au quotidien, leur travail du sexe et ce qui les a conduit·es à le pratiquer. De l’autre, une fiction de Cécile Ducrocq où une mère courage se tue à la tâche en multipliant les passes pour payer une école de cuisine privée à son grand dadais d’ado qui tourne mal. Si dans les deux cas, il n’y a pas d’héroïsation ni d’érotisation de la prostitution, il n’y a pas non plus de misérabilisme ou d’apitoiement de dame-patronnesse sur le sort des protagonistes. Ce qui n’empêche pas les films d’être magnifiquement photographiés, offrant ici des natures mortes sublimes ; là des plans dignes de Schatzberg ou de pochettes de 33t. Des hommes et des femmes… Dans Une femme du monde, le personnage joué par L

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Festivals 2022 : les premières prog’ sont sorties

A réserver | Après une année 2021 chaotique pour les organisateurs d’événements culturels, l’année 2022 devrait, si tout se passe bien, comporter de belles surprises et redonner au public le goût du spectacle. Du côté des festivals, les premières programmations ligériennes commencent à sortir… Tour d’horizon de ce que l’on sait déjà.

La rédaction | Mardi 7 décembre 2021

Festivals 2022 : les premières prog’ sont sorties

Du rire avec Arcomik A peine l’édition 2021 - décalée de février à octobre dernier – terminée que, déjà, les dates et les premiers noms de l’édition 2022 du festival d’humour stéphanois commençaient à tomber. Pour sa 19e année, l’événement se déroulera du 17 au 26 février à Saint-Etienne et alentours, avec pas moins d’une quinzaine d’humoristes présents sur différentes scènes du département. Ceci sans compter la soirée d’ouverture, le 16 février à la Forge du Chambon-Feugerolles, captée tout comme l’an passé par France Télévisions, et diffusée en différé sur Culture Box. Au menu de ce plateau multiple intitulé « L’Humour, c’est mieux à deux », une autre quinzaine d’artistes parmi lesquels l’habitué des lieux Alex Vizorek, Gérémy Crédeville, Popeck, Waly Dia, Aymeric Lompret ou encore Les Wriggles. Dès le lendemain, cap sur une multitude de one man/woman shows avec en vrac Chantal Ladesou, Guillermo Guiz, Elodie Poux, Guillaume Meurice, ou encore Morgane Cardignan, pour s’occuper durant une bonne partie des vacances d’hiver ! Les dates sont à retenir, et la billetterie est d’ores et déjà ouverte. www.arcomik.com

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All I want for Christmas…

GUIDE URBAIN | Mariah Carey et Wham!, Tino Rossi ou Dean Martin ; des sapins bien verts qui sentent bien bon, ou des sapins en plastoc qui sentent rien mais qui attendent quand même leurs grosses guirlandes qui clignotent : Noël version 2021 est là, avec tout ce qu’il faut pour un mois de décembre illuminé.

Cerise Rochet | Mardi 7 décembre 2021

All I want for Christmas…

Les classiques Après une année de disette, les petites cabanes blanches de Noël ont retrouvé leur village, sur la place de l’Hôtel-de-Ville. Dedans, les forains proposent comme à leur habitude de quoi faire quelques petits cadeaux ou petites décos d’appoint, mais surtout de quoi se remplir la panse, avec friandises et boissons chaudes, huitres, fromage, sauc’, sandwichs et tout le toutim (à manger et à boire APRÈS le tour de grande roue). Côté Dorian, on retrouve l’atelier du Père-Noël, quatre vitrines animées, et une boite-aux-lettres pour déposer sa liste au vieux barbu. Côté Jean-Jaurès, on enfile les patins pour deux ou trois tours de pistes (ou deux ou trois gadins…), avant une descente en luge, un tour de petit train ou de manège-sapin. Tous les jours jusqu’au 2 janvier Les spectacles Un peu de swing, de jazz ou de rock ? Chaque vendredi soir avant Noël, des formations musicales investissent l’espace restauration du marché de Noël de l’Hôtel-de-Ville pour des after-work aux pieds qui tapent et aux doigts qui claquent. Grande nouveauté cette année, avec un chapiteau installé place Chavanelle : cabaret avec danseur

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Le « fou » du Roi

Opéra | Créé en 1868 sur un livret du célèbre tandem Barbier et Carré, Hamlet d'Ambroise Thomas contribue, avec Mignon, (...)

Alain Koenig | Lundi 3 janvier 2022

Le « fou » du Roi

Créé en 1868 sur un livret du célèbre tandem Barbier et Carré, Hamlet d'Ambroise Thomas contribue, avec Mignon, à faire perdurer la postérité de cet ancien Prix de Rome. Boudé des musicologues français, l'ouvrage fait la joie des amateurs de « grand opéra » français du XIXe siècle. Ambroise Thomas n'a jamais prétendu révolutionner l'histoire de la musique, mais plutôt séduire son public. Est-ce l'origine du malentendu avec la faculté? Son Hamlet reste pourtant fidèle à l'esprit shakespearien et rencontra immédiatement un très vif succès. Initialement écrit pour ténor, le rôle-titre fut retaillé aux dimensions du baryton Jean-Baptiste Faure, coqueluche de l'art lyrique du XIXe siècle. Le résultat est un opéra qui réserve quelques moments de grâce, comme le duo Hamlet-Ophélia, soprano aux accents colorature. Salué en 1868, comme le plus bel opéra depuis Meyerbeer ou Halévy, la traîn&

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Haendel... with care

Classique | Merveilleuse corne d'abondance locale, où se tuilent les programmations musicales. Haendel est de retour, remontant l'estuaire de la Tamise (...)

Alain Koenig | Lundi 3 janvier 2022

Haendel... with care

Merveilleuse corne d'abondance locale, où se tuilent les programmations musicales. Haendel est de retour, remontant l'estuaire de la Tamise pour accéder aux terres ligériennes. L'idée de célébrer le plus britannique des Allemands aura pris le temps de mûrir dans l'esprit des Rencontres Musicales en Loire. Pléthorique, cette huitième édition revisite les versatilités du grand génie. Les voix tout d'abord. Haendel fut le compositeur des « diva » et « divi » du XVIIIe siècle. Un rôle écrit par Haendel à Covent Garden, la Royal Academy où le King's Theatre assurait la carrière de l'interprète, ouvrant la voie au « star system » de l'art lyrique contemporain. Il n'engagea pas Farinelli, prouvant qu'un génie n'est pas toujours infaillible. Le concert Arias pour voix de castrat devrait nous éclairer sur cette facette du maestro. S'il aima les voix, Haendel fut avant tout un instrumentiste de génie, les claviers n'ayant aucun secret pour lui : trois concerts

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Saint-Étienne : 24 heures pour vous surprendre

Article Partenaire | L’Office de Tourisme de Saint-Etienne Métropole et Le Petit-Bulletin Saint-Etienne vous donnent 24 heures pour découvrir et aimer la ville. Suivez le guide !

La rédaction | Lundi 6 décembre 2021

Saint-Étienne : 24 heures pour vous surprendre

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La Claque des Ambassadeurs

Ecrans | Les Ambassadeurs du Méliès, ce sont des lycéens qui aiment le cinéma, qui voient les dernières sorties en salle, et qui livrent leur coup de cœur. Aujourd’hui, Toscane et Maëlem du lycée Fauriel nous parlent de leur « Claque » du mois, L’Evénement, de Audrey Diwan

La rédaction | Mardi 30 novembre 2021

La Claque des Ambassadeurs

L’avis de Toscane Anne est brillante, elle étudie les lettres et rêve de devenir écrivaine. Mais un jour, Anne tombe enceinte. L’avenir s’obscurcit, le compte à rebours est lancé. Durant une heure quarante, l’on devient témoins de la lutte solitaire et silencieuse d’une jeune femme déterminée à reprendre le pouvoir sur son corps. Dans les années 1960, renoncer à la grossesse est illégal ; en parler c’est se heurter au rejet, se taire, c’est se condamner. Anne choisit de parler et encaisse : le silence et le rejet de ses meilleures amies, le mensonge et la manipulation d’un médecin malveillant, l’incompréhension et la déception de son professeur. Seule, elle s’engage sur le chemin sinueux de la liberté, sa liberté, celle de millions de femmes opprimées. Avec Anne, on passe par une vague de sentiments puissante, entre désespoir, impuissance et injustice. Mais si l’histoire d’Anne émeut et bouleverse, L’événement n’inspire pas de pitié. Bien au contraire, c’est plutôt l’espoir et une volonté féroce qui s’insufflent à la fin du film. Chaque réplique, chaque regard du personnage est un poing levé au nom de la liberté. Avec Anne, nous

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Statut : en couple

Donation | Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole présente actuellement une nouvelle expo dédiée à la donation récente du couple de galeristes Durand-Dessert, qui entre en dialogue avec la collection du musée.

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

Statut : en couple

Extraordinaire, et tout à la fois totalement cohérente. Reçue récemment, la donation du couple de galeristes parisiens et collectionneurs Liliane et Michel Durand-Dessert au MAMC+ est de celles qui s’expliquent tout à fait logiquement… Même si son envergure revêt un caractère assez exceptionnel : 180 œuvres et une cinquantaine d’éditions, qui reflètent le parcours fou de deux amoureux des Arts au sens large du terme. De la part des Durand-Dessert, dont l’activité parisienne s’est étirée de 1975 à 2004, le soutien au Musée d'Art Moderne et Contemporain n’est pas nouveau : déjà, dans les années 80, le couple offrait au musée Le Crâne, de Gerhard Richter et L’Œil de Dieu, de Luciano Fabro, par engagement au profit d’une reconnaissance de ces artistes et de leurs courants artistiques, alors très largement sous-évalués en France. Passerelles Rien d’étonnant, donc, à ce que cet Œil et ce Cr&ac

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100ème!

édito | Tout comme de très nombreux employés du secteur privé, les membres de l’équipe du PB avaient eu un peu la frousse, lorsqu’en mars 2020, il avait fallu fermer (...)

Cerise Rochet | Mardi 30 novembre 2021

100ème!

Tout comme de très nombreux employés du secteur privé, les membres de l’équipe du PB avaient eu un peu la frousse, lorsqu’en mars 2020, il avait fallu fermer boutique, sans trop savoir quand on pourrait la rouvrir, et surtout, si on pourrait la rouvrir un jour. 22 mois plus tard, nous sommes donc forcément très heureux d’être encore là pour continuer à vous informer chaque mois avec notre journal. Dehors, les temps sont durs pour la presse. Un modèle économique qui s’est détraqué au fur et à mesure de la poussée de l’information sur Internet et des chaînes d’info 24/24, des lecteurs qui se détournent - parfois à raison -, des formats qui se transforment au rythme de l’apparition de nouvelles technologies qu’il faut apprendre à maitriser, malheureusement souvent à contre-temps… Et pourtant… Dans ce monde qui bouge et qui parfois marche sur la tête, jamais l’information de qualité n’aura été aussi importante… A l’aune de ses 10 ans, et avec ce 100e numéro, le Petit-bulletin réaffirme son cap : guider ses lecteurs au milieu de l’offre de culturelle à Saint-Etienne et alentours, faire part de ses coups de cœur, donner envie aux gens de sortir de chez eux et de rencontrer

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