Forez magique

MUSIQUES | Résurgence des défuntes «Musiques d'automne», le festival «Baroque en Forez», porté sur les fonts baptismaux par la Communauté de communes du pays de Saint-Bonnet-le-Château, redonnera du tonus à tous les mélomanes de la Loire. Un répertoire traditionnellement sous-représenté sur notre territoire, au profit des styles musicaux dits «Classique», «Romantique» ou «Contemporain». Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 20 août 2013

Photo : Les Ombres


Les Musiques d'automne sont mortes, vive le Baroque en Forez ! Malgré une récente cure d'air pur dans les hauteurs ligériennes, les organisateurs du festival lerptien ont fini par s'essouffler. Cet événement qui a accueilli ce que l'univers baroque français compte de meilleur, ne pouvait disparaître sans autre forme de préavis et priver les mélomanes d'interprétations «historiquement correctes» dans notre région. Fidèle à l'esprit de son prédécesseur, Baroque en Forez concentre son impact sur quelques temps forts qu'il serait imprudent de laisser passer. Le thème de ce coup d'envoi sera l'Italie, un des berceaux du style baroque.

Un festival con anima

Le 7 septembre, l'ensemble Les Ombres interprètera des sonates de Corelli, Telemann, ainsi que Les Goûts réunis, dix concerts publiés en 1724 par François Couperin, lors d'une de ses tentatives d'unification du "goût italien" - on dirait aujourd'hui le style - et du "goût français". Cette volonté de synthétiser les deux styles sera encore plus marquée dans Apothéose immortelle de l'Incomparable Monsieur de Lully, ou dans L'Apothéose de Corelli, dont chaque mouvement décrit l'accueil de Corelli au Parnasse par les Muses et Apollon. Tout un programme pour une grande soirée, qui, à n'en point douter, saura «élever le débat» ! Le 14 septembre, Jérôme Corréas et Les Paladins nous initieront, entre autres, à l'art de la tarentelle, danse traditionnelle du Mezzogiorno et plus particulièrement de Naples. Un très beau concert en perspective, qui réaffirmera l'influence majeure exercée par la capitale de la Campanie sur la musique occidentale. Deux ténors (Jean-François Lombard et Artavazd Sargsyan) pousseront la chanson... napolitaine, bien sûr ! Le 15 septembre, c'est une des plus émouvantes pages de la musique baroque que l'on pourra entendre en la Collégiale de Saint-Bonnet : le célébrissime Stabat Mater de Pergolèse dans une version pour solistes (Cécile Camatte et Séverine Maras) et chœur (Maîtrise de la Loire). Le SyLF, partenaire infaillible des prestations de qualité, sera de la partie. Une conférence sur le film Le Roi danse, ainsi qu'une animation pédagogique autour des danses anciennes, complètent le programme de cette première édition.

Festival Baroque en Forez, du 6 au 15 septembre


La voix des Anges

Dir Jean-Baptiste Bertrand, Maîtrise du Conseil Général de la Loire & Ensemble Le Sylf, Stabat Mater de Pergolesi
Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château Place des Fours Banaux Saint-Bonnet-le-Château
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Dans les rues de Naples

Dir Jérôme Correas, Ensemble Les Paladins, tarentelles, sonates et chansons napolitaines
Eglise de Saint-Jean-Soleymieux Le bourg Saint-Jean-Soleymieux
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Nouveautés italiennes

Dir Margot Blanchard & Sylvain Sartre, Ensemble Les Ombres, sonates de Corelli, Couperin et Telemann
Eglise de Saint-Nizier-de-Fornas Le bourg Saint-Nizier-de-Fornas
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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En invitant les étudiants de l'Académie baroque européenne d'Ambronay à se produire à la collégiale de Montbrison, l'Estival de la Bâtie offre au concerto baroque un écrin à l'acoustique généreuse. Le très émoulu Enrico Onofri, dont les accréditations baroques sont immaculées, sera le mentor de jeunes musiciens avides de conseils techniques bienveillants. Après une tournée triomphale avec l'Orfeo de Monteverdi en 2013, l'Académie dans un programme « Violino fantastico » passera au microscope un style que se disputèrent jadis Français, Allemands, et surtout les grands maîtres italiens. La bataille entre styles italiens, allemands et français s'évanouit, à la simple écoute du 3ème concerto brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach. Corelli, Pachelbel ou Telemann, malgré d'irrésistibles moments de grâce, peineront à égaler Bach, tant l'euphorie créatrice de sa période Cöthen nanise leurs galantes tentatives. Le célèbre Canon, du non moins célèbre Pachelbel sera enfin suivi de son inséparable Gigue, tandis que le Concerto pour trois violons RV552 de Vivaldi redonnera au maître vénitien l'occasion de rivalise

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Galvanisé par le succès de leur premier opus, les organisateurs de «Baroque en Forez» soufflent leur deuxième bougie. Jérôme Corréas, programmateur, mais surtout «baroqueux» émérite, assume parfaitement l'injonction de rapprocher le style baroque d'un public conquis ou à conquérir. Rigaudons, gaillardes et autres contredanses enthousiasment les Foréziens, invités, cette année encore, à se joindre au bal pour une initiation à la danse. Pour célébrer le 250ème anniversaire de sa mort, Jean-Philippe Rameau sera le «président d'honneur» de cette édition. Les trois complices Luc Gaugler, Martial Morand et Gwenaël Bihan, réunis sous l'alléchant vocable Suavitas Coloris éclaireront la facette intimiste du compositeur avec «Rameau, ses amis et ses muses». Depuis son clavecin, Jérôme Corréas dirigera son ensemble Les Paladins dans des extraits d'opéras du grand maître français. Regroupés autour du thème de l'exhortation à la paix, les ouvrages choisis sont trop rarement entendus, comme Zoroastre, remis en scène en 2009 à l'Opéra Comique, Nais ou Les Surprises de l'Amour. L'ensemble La Symphonie du Marais viendra clore cet homm

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