Oxmo Puccino : "Je suis fier que le rap vive encore !"

MUSIQUES | Oxmo Puccino, c'est le rap français taille patron. Lyriciste de grand talent, le "Black Jacques Brel" comme on le surnomme, a su transcender sa musique jusqu'à la porter aux frontières du jazz tout en conservant une aura dans le monde du hip hop, pas toujours facile à satisfaire. Rencontre avec un grand monsieur avant son passage au Chambon-Feugerolles samedi 9 novembre. Propos Recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

Petit Bulletin : Pourriez-vous décrire en quelques mots ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ?
Oxmo Puccino : C'est une excellente question, très compliquée de répondre à cela. Transmettre des émotions, partager, échanger, réfléchir sur les mots, jouer avec pour rendre les choses plus belles.

Vous avez évolué au cours de votre carrière du rap "classique" vers d'autres sphères musicales, pourquoi ce choix de repousser les frontières ?
Il ne s'agit pas de quelque chose de réfléchi. C'est un sillon que je creuse, parfois je me trompe, parfois je désarçonne le public. Je travaille chaque jour l'écriture afin de me renouveler, trouver de nouveaux sujets et d'autres façons de dire et de décrire les choses. Ensuite je suis à la recherche de l'écrin qu'il faut pour porter les mots aux oreilles et au coeur des gens. Je lis beaucoup, m'imprègne de mille et une histoire de courants musicaux différents, pour essayer de proposer un univers qui m'est propre.

Quelle vision avez-vous de la scène rap actuelle ? Est-elle encore une terre de créations et d'innovations ?
Je suis fier que le rap vive encore ! Lorsque nous avons vécu l'arrivée de cette musique dans les années 80, jamais nous n'aurions pensé qu'elle marquerait ainsi l'histoire de la musique ! Le rap français est porté par de nombreuses grandes figures, il fait désormais parti de la culture populaire. Chacun essaye de construire son histoire, de développer son art. On voit de jeunes artistes aujourd'hui se réclamer d'artistes comme Akhenaton, NTM, moi-même. Ça fait chaud au coeur. Eux-mêmes travaillent pour renouveler le genre, exister, se faire entendre, émouvoir, amuser. Dans l'histoire de la musique, il y a la légende du "c'était mieux avant" ou "c'était mieux de notre temps". Il y a quelque chose d'hyper réac là-dedans. La musique vit, elle évolue avec son temps, son époque, son environnement, son histoire. Certains marquent leur temps plus que d'autres. A l'image de Medine récemment, les rappeurs remplissent désormais l'Olympia temple de la chanson française, vendent des disques et inspirent toutes les générations. Voir l'impact qu'ont des gens comme Orelsan ou Youssoupha sur le public est un grand plaisir, voir que Booba, 15 ans après, est toujours au top nécessite un travail important que les gens ignorent, voir 20Syl se balader d'Hocus Pocus à C2C avec la même réussite est quelque chose de très positif, voir l'énergie de la jeunesse de l'Entourage par exemple ou 3010 montre que cette musique a encore de belles heures à vivre.

Que représente l'album Roi Sans Carosse dans votre carrière ? Un retour vers une écriture "brute" après avoir sorti L'Arme de Paix ?
C'est un album important car pour la première fois j'ai composé avec ma guitare l'essentielle des chansons et qu'enfin il m'a permis de travailler avec Vincent Segal. Il a donc une place particulière dans mon coeur. Je suis arrivé avec mes maquettes faites à la maison. Je les ai présentées à Vincent Segal et Renaud Letang. Ils les ont écoutées avec beaucoup d'attention, ils ont compris ce dont j'avais envie, une production fine et précise mais avec peu d'éléments, préserver la musicalité, mettre en valeur les mots et leur donner la force recherchée.                                                                                   

Vous tournez depuis plus d'un an avec Roi Sans Carosse, est-ce que votre prestation live a évolué depuis le début de la tournée ?
Complètement. Au fur et à mesure, on a fait évolué le spectacle, la scénographie, l'ordre des chansons. On a enlevé certains titres, on en a rajouté. Et puis surtout il y a cette alchimie de groupe. Chaque soir, mes musiciens me surprennent, réinventent les titres. Et là encore, nous adaptons le spectacle aux salles également. Cet automne, nous jouons dans des salles assises, on travaille pour adapter le spectacle, le rendre agréable pour le public. On aborde pas un concert dans un festival comme Les Vieilles Charrues comme dans un théâtre. Je ne vois pas poindre l'ennui mais la peur du moment où la tournée va devoir s'arrêter. 

Sous quelle forme musicale et scénique vous présenterez-vous aux Oreilles en Pointe au Chambon-Feugerolles samedi ? 
Je suis accompagné d'un batteur (JB Cortot), d'un clavier/rhodes (PL Jamain), d'un guitariste (E. Ardan) et d'un bassiste qui est aussi mon directeur musical sur scène (C. Aguiar). Nous sommes une équipe de 10 sur la route. On a beaucoup travaillé les lumières. Au bout de 80 concerts, on continue de travailler chaque jour des petits détails, on essaye de trouver de nouvelles idées pour améliorer le spectacle. Nous jouons des titres du dernier album mais aussi des anciens albums.

Est-ce que la scène est devenue pour vous la "raison" du disque ?
Je ne raisonne pas ainsi. Je réfléchis effectivement lorsque j'écris mes chansons à ce qu'elles pourraient donner sur scène. La tournée est une experience extraordinaire car encore une fois j'ai la chance d'avoir une équipe magnifique, généreuse, humaine et talentueuse à mes côtés. On travaille dur, le rythme est intense mais le plaisir tellement grand de pouvoir jouer devant un public attentif, réactif qui nous donne tellement. C'est un moment de vérité, un instant d'échange magnifique, une parenthèse de bonheur à partager. Les chansons prennent une autre dimension, les anciennes vivent une seconde jeunesse.

En avez-vous marre que l'on vous surnomme le Black Jacques Brel ?
C'est plutôt un honneur que de me donner ce sobriquet. Ce qui m'amuse c'est que beaucoup me l'attribuent sans connaître mon travail, parfois même sans bien connaître celui de Jacques Brel. Il y a deux raisons qui ont donné lieu à cette comparaison. Tout d'abord j'avais repris il y a quelques années,  Ces gens-là et puis mon second album s'appelait L'amour est mort,  au même moment était sorti un titre inédit de Jacques Brel qui portait également ce nom. Autant d'éléments qui ont contribué à l'attribution de ce surnom.

Enfin, d'où vient votre nom d'Oxmo Puccino ?
C'est un mélange des genres. C'est à la fois un clin d'oeil au cinéma de Scorcese et comme je suis passionné de dessin, je voulais un nom graphique fait de X et de O. Ainsi est né Oxmo Puccino.


Peau + Oxmo Puccino

Soirée des météores filants
La Forge 92 rue de la République Chambon-Feugerolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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ZED Yun survole Sainté

Rap/chanson | ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

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ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le rappeur vient de sortir lui aussi un clip tourné à Sainté, celui de son titre Merveille. On y découvre Bergson ou encore le stade Geoffroy-Guichard.

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Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

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Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Djemin se met sur le toit du Corbu'

Rap local en live | Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

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Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée de Claustinto sur le sommet du Fil, la pop-folk inclassable d'Ulysse Von Ecstasy sur un balcon dominant la ville, c'est au tour du jeune rappeur stéphanois Djemin de se frotter à l'exercice. Ce coup-ci, on sort de Saint-Étienne intra-muros pour se diriger sur le toit d'un immeuble icônique de la région : l’unité d’habitation Le Corbusier à Firminy.

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Rapetassage

Belles feuilles | Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages (...)

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Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages regroupe une cinquantaine d’images qui, dans un superbe un noir et blanc, mettent en raisonnance de vieux textiles usés par le temps et les imperfections épidermiques de quelques modèles qui se sont prêtés au jeu d’un singulier mannequinat. Sortie officielle du livre, séance de dédicaces et finissage de l’exposition dimanche 20 décembre, de 10h à 18h à l’atelier-musée La Maison du Passementier, 20 rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds.​ Claude Benoît à la Guillaume, Rapetassage, chez Nouveautés Éditeurs

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A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement cinématographique international consistant à réaliser des films sans budget dans un esprit d’entraide, non-compétitif, de liberté et de bienveillance. » Dans le sillon de son grand frère, la seconde édition stéphanoise du Kino 3000 se tiendra du 5 au 12 septembre dans les locaux d'Ursa Minor, au cœur du site Mosser. Après une fastidieuse préparation menée en amont, Julia Angelou et Mat Santa Cruz pourront compter sur l’équipe bénévole de ce lieu associatif, alernatif et protéiforme qui accueille la manifestation. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens et monteurs, la quarantaine de participants est majoritairement composée de Stéphanois, que rejoignent toutefois quelques Altiligériens, Lyonnais et Parisiens. Chacun apporte son matériel, pour son utilisation personnelle ou pour une mise en commun dans un esprit système D de partage autogéré. Après l’annonce du thème imposé qu’auront préalablement choisi la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et Sylvain Pichon (cinémas Le Méliès), les équipes se constitueront spontanément pour planch

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Galerie | L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du (...)

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Usure

L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du confinement. Qu’à cela ne tienne, L’Atelier-Musée La Maison du Passementier reprend et prolonge cette proposition pour le moins original jusqu’à la mi-décembre. Pour son premier accrochage dans le bassin stéphanois, l’artiste propose un ping-pong esthétique entre les corps naturels de ses modèles et un stock de textiles (vêtements, draps, nappes, torchons, voiles…) découvert dans une vieille bâtisse des monts du Forez. Sans maquillage ni Photoshop, la peau apparaît ici comme un matériau redessiné par le temps dont les marques, plis, vergetures, et cicatrices répondent habilement aux tissus réparés, recousus, reprisés… rapetassés ! Rapetassage de Claude Benoît à la Guillaume, du 15 septembre au 20 décembre, Atelier-Musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

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250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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An'Om & Vayn dans l’Oeil du Petit Bulletin #46

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Nicolas Bros | Vendredi 19 juin 2020

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🎤 Leur clip 🚀 "Astronaute" 🚀 cumule plus de 5, 5 millions de vues sur YouTube 😮 Le duo de rappeurs stéphanois An'Om & Vayn sont dans l'👁 du Petit Bulletin #46 à l'occasion de la Fête de la musique 2020 qui, cette année, sera virtuelle avec le livestream des concerts sur la page Facebook de la Ville de Saint-Étienne.

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Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Rap | Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à (...)

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Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à une situation plus calme, le dernier concert de la saison des 20 ans des Mardi(s) du Grand Marais sera assuré par le rappeur parisien. Cette tête d'affiche avait été tenue secrète jusqu'à aujourd'hui par l'organisation. Une belle surprise pour clôturer une saison haute en couleur. Retrouvez notre entretien avec Ox' juste ici. Oxmo Puccino + DJ Alek6 , mardi 26 mai aux Mardi(s) du Grand Marais

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Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

Radioactive | On ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la figure de Marie Curie et celle de Marjane Satrapi. La cinéaste bouscule l’image d’Épinal en signant un portrait non pas de la seule scientifique, mais également du rayonnement de ses découvertes. Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

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À l’instar de Flaubert parlant de Madame Bovary, pouvez vous dire que cette Madame Curie, c’est un peu vous ? Marjane Satrapi : C’est un génie auquel je ne peux me comparer, mais que je comprends très bien. On est arrivées à Paris au même âge pour pouvoir réaliser ce que l’on ne pouvait pas faire chez nous, je comprends donc sa difficulté d’être une immigrée parlant français avant de venir en France. Comme elle, aussi je ne cherche pas à plaire à tout le monde — je m’en fous, en fait. J’apprécie tout particulièrement ça chez elle, et le fait qu’elle ne soit pas quelqu’un de parfait. Je n’ai pas voulu en faire une héroïne, c’est-à-dire l’image parfaite de la femme merveilleuse, parce qu’elle n’était pas toujours commode. C’était un être humain avec ses imperfections ! Au-delà de l’album de Lauren Redniss, comment avez-vous déterminé ses contours ? Il y avait évidemment les biographies, les historiens, mais chacun donne son interprétation de l’histoire. Pour moi, on a la perception la plus corre

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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"Radioactive" : Brillante fusion

ECRANS | Evocation indirecte des lois de l’attraction et du magnétisme, "Radioactive" dépeint simultanément les atomes crochus entre Pierre et Marie Curie ainsi que les propriétés de ceux qu’ils mirent en évidence. De la science, des frictions et le regard de Marjane Satrapi.

Vincent Raymond | Mercredi 4 mars 2020

Paris, aube du XXe siècle. Jeunes scientifiques assoiffés de savoir, Marie Skłodowska et Pierre Curie s’allient au labo comme à la ville pour percer le mystère de la radioactivité. De cette union naîtront, outre deux enfants, d’inestimables découvertes, des Prix Nobel, ainsi qu’une certaine jalousie teintée de haine xénophobe et machiste, Marie étant polonaise… Aux premières images de Radioactive montrant Madame Curie au soir de sa vie s’effondrant et se remémorer son existence par flash-back façon Les Choses de la vie, on s’inquiète un peu. Marjane Satrapi aurait-elle succombé à cette facilité du biopic hagiographique, ces chromos animés surglorifiant des célébrités ? Heureusement, non : la Madame Curie dont elle tire ici le portrait en s’inspirant du roman graphique de Lauren Redniss va se révéler bien différente des images déjà connues : moins fofolle que celle vue par Jean-Noël Fenwick (Les Palmes de M. Schutz), plus nuancée que la Femme honorable de François Giroud ; bref, complexe et vivante, loin de la statufication. Têtue e

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Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

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Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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MC Pampille dans l'Oeil du Petit Bulletin #40

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Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

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Pour fêter la 40e interview "Dans l'Oeil du PB", on a mis un vrai Stéphanois dans son élément, devant le Stade GG : MC PAMPILLE ! Il sort son nouvel album "Sur le banc de touche" le 29/11 et propose 2 soirées au Fil coup sur coup : un afterwork où il va « rechausser les crampons »le 27/11 & une 1ère partie de Puppetmastaz le 28/11. Bref, on lui a posé pas mal de questions au belet... Voilà ses réponses avec l'accent qui va bien !

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Une cigale suisse

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Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

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Cyrielle Formaz est une jeune artiste suissesse. Avec son projet Meimuna, lancé il y a seulement trois ans, cette artiste touche-à-tout (composition, enregistrement, mixage, création graphique...) dépeint un univers musical tout en délicatesse et en richesse. Elle n'a d'ailleurs pas choisi ce sobriquet de Meimuna par hasard : « Le nom du projet, Meimuna, vient d’une espèce de cigale. La cigale est chargée de symboles qui me parlent beaucoup : la métamorphose, l’immortalité, la renaissance… » décrit-elle dans sa biographie. Une métamorphose qui se déroule sans accroc et qui devrait la mener loin, très loin. En attendant, on peut la découvrir en primeur dans l'Ondaine. Pourquoi se priver ? Meimuna + Renan Luce, vendredi 15 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy

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Miossec, ce rescapé

MUSIQUES | 11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Miossec, ce rescapé

11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Barcella : "Je suis né dans la chanson"

Chanson | Il est rayonnant comme le nom de son dernier album "Soleil". L'auteur-compositeur-interprète rémois Barcella est assurément un des artistes de chanson française parmi les plus dynamiques. La preuve avec ses multiples casquettes et toute l'énergie qu'il déploie à chaque spectacle. Rencontre avec un artiste généreux.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Barcella :

Tu as mis deux ans pour composer ton dernier album Soleil. Pourquoi ce travail a-t-il pris autant de temps ? Nous sommes tout d'abord partis un an avec Tournepouce, un spectacle jeune public. Étant sur les routes pour cette « parenthèse » différente de ce que j'ai l'habitude de faire, j'ai pas pu me consacrer pleinement à la composition. Ensuite, j'ai eu besoin d'une réflexion assez longue car c'est mon quatrième album. Passé un cycle de trois albums, se réinventer devient moins évident qu'auparavant. Sur les trois premiers albums, tout fuse assez naturellement car il suffit de piocher les sujets qui tombent. On se rend assez vite compte sur un quatrième ou un cinquième album, que l'on va garder globalement les mêmes sujets tels que le temps, la solitude, l'espoir, l'amour, l'onirique, le rêve... mais on va les traiter différemment. Le regard évolue par rapport à ces sujets. Par exemple, concernant le thème de l'enfance, sur mon premier album, je le traitais avec les yeux nostalgiques de quelqu'un qui l'avait quittée il y a finalement peu de temps. Un album plus tard, j'imaginais les enfants que j'aurais. Maintenant, je parle des enfa

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Djemin dans l'Oeil du Petit Bulletin #32

Rap stéphanois | Le jeune rappeur stéphanois DJEMIN est dans l'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne pour la sortie de son 1er EP éponyme et (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 octobre 2019

Djemin dans l'Oeil du Petit Bulletin #32

Le jeune rappeur stéphanois DJEMIN est dans l'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne pour la sortie de son 1er EP éponyme et sa #releaseparty au Fil ce vendredi 4 octobre. On a parlé rap, boombap et trap avec lui.

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Barcella rayonne

Chanson | Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Barcella rayonne

Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous ajoutez à cela la qualité de ses mélodies et de ses textes, tout en sensibilité et douceur, Barcella constitue véritablement un artiste complet qui représente fièrement la chanson française sans faux-semblants. On est ici en face d'un art honnête et sensible, à l'instar de son dernier album Soleil. Et ça fait vraiment du bien ! Barcella, mardi 12 novembre à 20h30 au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière, dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Des Oreilles affûtées

Chanson | Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des Oreilles affûtées

Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place inédite faite à des artistes issus des 1ères nations du Grand Nord Canadien. Une soirée toute spéciale est prévue le 14 novembre à la Forge du Chambon-Feugerolles. Trois artistes francophones issus des peuples Innu et Inuit partageront alors l'affiche. On pourra notamment retrouver Elisapie, une artiste qui fait voguer loin les traditions inuit avec émotion et puissance brutes. Festival Les Oreilles en Pointe 2019, du 12 au 17 novembre au Chambon-Feugerolles, Roche-la-Molière, Firminy et Planfoy

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Country roads

The Green Escape | Le quasi-mythique festival altiligérien remet le couvert pour la 32e année : "the Green Escape is coming back" avec, comme d’hab', le meilleur de la musique country, rock, folk et blues.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Country roads

C’est sans doute grâce à des festivals comme celui-ci que les musiques de cow-boys sont parvenues, en France, à se décrotter des nombreux préjugés, qui voudraient nous faire croire que les amateurs de country sont exclusivement des beaufs à chapeaux qui se prennent pour des Texans. Depuis sa création en 1988, le festival Country Rendez-Vous de Craponne-sur-Arzon n'a cessé de progresser et de se professionnaliser au fil d'un succès populaire grandissant, jusqu'à changer de nom et d'identité visuelle (l'an dernier) au bout de trente années riches de découvertes musicales. The Green Escape met aujourd'hui l’accent sur les grands espaces et un sincère esprit de convivialité. Pour autant, le festoche conserve les fondamentaux autour desquels il a grandit : la country music reste le cœur d'une programmation qui s'ouvre aussi au rock, au folk et au blues. Acte deux de la nouvelle ère, l'édition 2019 promet donc une nouvelle fois un plateau musical éclectique (serait-ce la recette gagnante?), drainant à coup sûr un public aussi nombreux que divers. Jack Bauer Parmi les têtes d’affiche, Elliott Murphy fait évidemment figure de doyen du haut de ses soixante-dix balai

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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"Noureev" : Paris vaut bien une danse

ECRANS | De Ralph Fiennes (G.-B., 2h07) avec Oleg Ivenko, Adèle Exarchopoulos, Raphaël Personnaz…

Vincent Raymond | Mercredi 19 juin 2019

1961. Danseur au Kirov, Rudolf Noureev se distingue par son talent hors normes autant que par son caractère entier. En tournée à Paris avec le ballet russe, il se laisse griser par la vie à l’Ouest, suscitant l’ire du KGB. Au moment du départ, son destin va se jouer en quelques instants… La sympathie immense que l’on éprouve pour le comédien Ralph Fiennes ne doit pas tempérer le jugement que l’on porte sur le travail de Fiennes Ralph, réalisateur amateur de grandes destinées — Coriolan, Dickens et maintenant Noureev. Car si la fresque qu’il nous livre ici possède bien des vertus mimétiques (choix d’un clone de “Rudy” pour le rôle-titre, soin méticuleux dans la reproduction d’un Paris de cartes postales ou de pub de parfum, jolies couleurs satinées d’époque etc.), elle évoque surtout ces cupcakes au glaçage impeccable mais dépourvus de saveur originale. Diluée dans ses deux heures bien tapées d’allers-retours temporels (un non-sens, quand on y pense, puisqu’il s’agit quand même de l’histoire d’un transfuge, donc d’un passage irrévocable d’un état/État à un autre), l’évocation touristique du Paris by Night souffre de

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Rap | Le jeune rappeur stéphanois Zed Yun Pavarotti ne cesse de grimper et de gagner en notoriété avec son flow éthéré et ses titres entêtants aux lyrics à l'abstraction orfévrée. Désormais installé à Paris pour travailler, il revient sur sa terre natale pour un concert qu'il attend avec une pointe d'appréhension mais également une envie débordante. Rencontre avec ce petit génie de la scène rap française.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Comment en es-tu arrivé à la musique ? Tout cela a commencé par un effet de groupe, d'entraînement où on rappait un peu avec des amis. On freestylait. À un moment, j'ai essayé de faire un morceau en solo, en regroupant les idées que j'avais et en les structurant avec un refrain, des couplets. Je me suis rendu compte que le résultat était correct, ça m'a plu et je n'ai jamais arrêté... Pourquoi Zed Yun Pavarotti ? À un moment donné, j'ai dû choisir quel nom porté, et je ne voulais absolument pas quelque chose de périmé... Zed, c'est en lien avec mon nom de famille. J'avais acheté un vinyle de Pavarotti à Sainté et à force de le voir et de l'écouter, je me suis intéressé à son histoire, à lui. C'est un clin d'œil pour ce personnage dont je suis très fan. Tu ne produis pas toi-même de musique. Tu as commencé d'ailleurs avec des instrumentales que tu recevais par le web ? À l'époque j'en recevais un peu mais pas tant que ça. Je connaissais aussi des producteurs à Saint

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Jérémie Janot : Des pieds et des mains

Portrait | Gardien emblématique des Verts durant 16 ans, Jérémie Janot retrace les grandes étapes de sa vie et de son parcours dans un livre d’entretien, qui paraitra prochainement. Ou comment aller très loin en ne partant de rien.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Jérémie Janot : Des pieds et des mains

À l’école, dans la rue, au supermarché, sur son vélo… Gamin, le t’cho Jérémie n’a jamais pu aller quelque part sans trimballer son ballon avec lui, bien calé sous son bras. Une sorte de meilleur copain avec qui découvrir le monde, une occupation fidèle, pour lui qui, sans père, ni frère, ni sœur, attend chaque soir le retour de sa mère, aussi aimante qu’absente, forcée d’enchaîner les petits boulots pour assurer le quotidien. Sa vocation, Jérémie Janot la doit à Jojo, son oncle, gardien d’une petite équipe fanion réputé un brin kamikaze. Plonger, si possible dans la boue ou dans les flaques. Voilà, ce qui a conduit le petit gars du Nord à devenir un jour l’emblématique portier stéphanois. Il a 5 ans, lorsqu’il signe sa première licence, à l’US Valenciennes-Anzin. Et, dès ses débuts, c’est entre les poteaux, qu’il veut être. « Le plus bel endroit du monde. » Pourtant, déjà, Jérémie est petit. Mais qu’importe. Jérémie plonge, même quand la balle passe à 5 mètres des cages. Janot, petit, mais costaud « J’ai fait toutes mes classes à l’US Valenciennes. Un club extraordinaire. Où l’on m’a appris à devenir un homme, avant même de m’apprendr

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13 bulles d'amour

Danse | Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

13 bulles d'amour

Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles chorégraphiques qui constituent la belle promenade dansée imaginée par Yan Raballand, dans les allées du parc du château de Bouthéon. Il fallait bien ce magnifique décor bucolique pour servir d'écrin aux 13 petites formes qui font circuler la danse contemporaine dans un lieu chargé d'histoire que le public est invité à redécouvrir. Insolite, émouvante, légère, chaque bulle a sa vie propre mais toutes sont reliées par un florilège de quelques unes des plus belles chansons d'amour qui renvoient à ce thème éternel. De Piaf, bien sûr, à Léo Ferré, en passant par Gainsbourg, Juliette Gréco, les Platters, Benjamin Biolay et même Schubert, ces bulles nous emmènent dans une promenade à travers les siècles et les styles. De petites bulles pour de grosses bulles d'amour « le temps d'une chanson ». Les Bulles chorégraphiques, dimanche 19 mai à 17h au parc du château de Bouthéon

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RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Festival / Rap | Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 4 avril 2019

RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le line-up aux côtés d'Orelsan, Kery James, le local ZED Yun Pavarotti et Berywam. Toutes les infos du festival ainsi que la billetterie sont disponibles sur cette page.

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C'est mou, c'est dur

ARTS | Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

C'est mou, c'est dur

Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, Genève, Paris, Lyon ou Marseille... L'an passé le plasticien traversait l'Atlantique pour représenter la galerie Ceysson & Bénétière à la foire internationale d'art contemporain de Los Angeles aux côtés de Chris Hood, Lionel Sabatté et Jesse Willenbring. Pour sa nouvelle exposition l'artiste présente des œuvres inédites pour lesquelles, comme souvent dans son travail, les propriétés de la matière demeurent centrales. Faisant référence au concept de "mouité" cher à l'inclassable philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947) dans son ouvrage La métaphysique du mou, Nicolas Momein détourne de leur usage des matériaux peu conventionnels, transitoirement souples et fluides, qui se solidifient sous le contrôle et selon le dessein de l’artiste. L'accrochage Finger trap de Nicolas Momein est à découvrir du 18 avril au 1er juin à la galerie Ceysson-Bénétière avant d'être prolongé et complété à Paris l'année prochaine. Nicolas Momein, Finger trap, du 18 avril au 1er juin à la galerie Cey

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Miaou

Rap poétique | CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Miaou

CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de titres aux textes uniques en leur genre. Un brin désabusé, le félin cha(n)tonne un rap légèrement auto-tuné sur des rythmes délicatement "dubbés", entêtants et addictifs. Récidevera-t-il avec Brune Platine, son second opus ? On espère regoûter à cette anesthésie sonore si douce. CHATON, vendredi 26 avril à 20h30 - soirée warm-up du Foreztival 2019

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The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Rock & Hip hop | Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mars 2019

The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date unique en France au sein de leur European Tour 2019. Groupe de rock culte, oscillant entre noise, hard et experimental, la formation de Buzz Osborne et de Dale Corner délivre des concerts d'une énergie dingue. De l'autre côté, un autre groupe mythique, mais du côté hip hop ce coup-ci : Delinquent Habits. La formation californienne se produira le samedi 25 mai sur la scène du Fil avec leur rap latino qui fait forcément penser à Cypress Hill. - Delinquent Habits + Dj Fly, samedi 25 mai au Fil - The Melvins + Knuckle Head, dimanche 7 juillet au Fil

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La recette est simple

Rap québ' | Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

La recette est simple

Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à l'instar de la scène belge. Outre les incontournables et historiques tels que Koriass, de nouvelles têtes ont percé le mur du son. Loud qui a rempli les salles en France l'année dernière ou encore les Alaclair Ensemble et autres Dead Obies sont devenus des valeurs sûres. Mais d'autres formations ne doivent pas être oubliées. Par exemple Random Recipe. Depuis plus de 10 ans, ce groupe remue les scènes où il se produit. En 2018, le quatuor devenu trio a sorti un troisième album flamboyant aux paroles engagées : Distractions. Ce disque rempli de bonnes ondes sonores (jetez une oreille au premier titre Fight this feeling ou à Strawberry Daiquiri) mêle inspirations tropicales, flow ciselé et ambiances groovy. Pour composer les huit titres de ce recueil musical, Fabrizia Di Fruscia, Frannie Holder and Liu-Kong Ha ont fait appel à différents collaborateurs de renom : Foxtrott, la bassiste Rhonda Smith (ayant travaillé avec Prince) ou encore Marie-Pierre Arthur. Un disque qui porte divinement bien son n

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#BreizhEquateur

Rap | Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

#BreizhEquateur

Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le Stylo, politiquement engagé et avec un joli petit succès, Théo & Ronan ont connu un début d'année 2019 agité avec une victoire sur Muzik'Casting, des titres qui continuent de faire florès sur le web et la sortie imminente d'un EP qui pourrait finalement bien devenir un véritable album. Affaire à suivre. Gat & Rim, dimanche 24 mars à 17h au Pax

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Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Rap | Le duo de rap stéphanois Gat & Rim se débrouille pas mal. À l'aune de la sortie de leur premier EP ou album - l'avenir nous le dira - ils ont remporté un joli tremplin qui les engage sur une belle voie musicale. Rencontre avec deux jeunes artistes (19 et 21 ans) très complémentaires. #breizhequateur !

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Quelles sont les origines du groupe ? Comment en êtes-vous arrivés à faire de la musique ensemble ? Gat' : J'écrivais mes petites chansons dans ma chambre depuis longtemps. À un moment donné, je me suis entouré d'un musicien mais l'expérience n'a rien donné. Je me suis remis à la recherche de quelqu'un qui pourrait me proposer des instrus, en gros je cherchais "mon Voulzy". Je suis tombé sur un son qu'avait produit Renan. Je me suis mis en contact avec lui par l'intermédiaire d'un ami commun. C'était il y a deux ou trois ans en arrière. Rim, tu es originaire de Bretagne et Gat d'Équateur. Est-ce que ces origines influencent votre musique ? Rim : D'une certaine manière, un peu. Pour les prochains sons qui arriveront, on retrouvera un côté exotique. Mais le côté Breizh/Équateur, mélange de nos origines, c'est quelque chose d'assez fou, pas trop vu. Gat : Et c'est surtout une grosse blague... C'est un délire de potes. Nous avons commencé à divulguer malencontreusement un #breizhequateur sur nos réseaux et c'est devenu un peu plus important que ce que l'on ava

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Tremplin | Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit Agricole. Après avoir fait forte impression en première partie de Hoshi sur la scène du Fil le 8 janvier dernier, le groupe a brillamment brigué la première place de ce concours en Auvergne-Rhône-Alpes. Il remporte un accompagnement musical d'une valeur de 6 000 €, comprenant notamment un booking de plusieurs dates. Rappelons que l'année dernière c'était d'ores et déjà des Ligériens qui avaient remporté ce tremplin : les rockeurs du groupe Raqoons.

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Bregovic, Guts et L'Entourloop au Foreztival 2019

Festival | C'est désormais un petit rituel, toutes les semaines de nouveaux noms du Foreztival sont droppés. Et pour le moment, rien à redire. Après Thérapie Taxi, Vald et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Bregovic, Guts et L'Entourloop au Foreztival 2019

C'est désormais un petit rituel, toutes les semaines de nouveaux noms du Foreztival sont droppés. Et pour le moment, rien à redire. Après Thérapie Taxi, Vald et Ska-P, c'est au tour de L'Entourloop, Goran Bregovic et Guts de rejoindre le line-up du festival d'été de Trelins, dans le Forez. Rappelons que cette 15e édition du festival se déroulera les 2, 3 et 4 août 2019. Rappelons également que le festival met en place comme d'habitude différentes soirées warm-up. La prochaine se déroulera au Château du Rozier de Feurs le 26 avril avec la poésie urbaine de Chaton.

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"Les Drapeaux de papier" : Petit pavillon

Drame | De Nathan Ambrosioni (Fr., 1h42) avec Guillaume Gouix, Noémie Merlant, Sébastien Houbani…

Vincent Raymond | Vendredi 15 février 2019

Charlie habite seule, entre ses rêves artistiques et son boulot de caissière, au seuil de la précarité. Débarque alors dans sa vie Vincent, son frère aîné libéré de prison. Une cohabitation de fait s’engage, d’autant plus difficile que Vincent doit se réinsérer et apprendre à gérer sa colère… Abordons d’emblée la question de l’âge du réalisateur, puisque sa grande jeunesse (19 ans) n’a pas manqué d’être divulguée : entre l’“argument de vente“ et la performance, elle constitue objectivement une curiosité, tant la précocité est monnaie peu courante dans l’industrie cinématographique. Elle permet également de rappeler la réelle proximité entre l’âge des personnage et celui de l’auteur, mais aussi d’expliquer — voire excuser — sa naturelle et sans doute inconsciente porosité aux atmosphères et/ou situations déployées par quelques devancier.es. Ainsi en est-il de ce frère dévoré par une rage incoercible, gâchant les chances qui lui sont offertes, cousin lointain de celui interprété par Viggo Mortensen dans Indian Runner (1991) de Sean Penn. Ou de ces scènes

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Sur les traces de Paul Auster

Photos | Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Sur les traces de Paul Auster

Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors qu'il se lance dans un voyage vers la "Grosse Pomme" en octobre 2013. « Comment photographier l'un des quartiers les plus célèbres du monde ? [...] Que pouvais-je apporter de nouveau à ce qui avait déjà été fait notamment par des artistes beaucoup plus talentueux que moi ? » s'inquiète-t-il en préparant son périple, lui qui s'avère plus habitué au Mali ou au Burkina Faso, ses terrains de jeux photographiques favoris. C'est en plongeant dans ses souvenirs littéraires qu'Arnaud Rodamel trouve l'angle qu'il décide d'emprunter pour ramener ses clichés de Manhattan. Il décide de suivre l'itinéraire parcouru par Quinn, le personnage du tome 1 : La cité de verre de la trilogie new-yorkaise de Paul Auster dans les méandres du quartier le plus vivant du globe. En s'imposant la contrainte technique de n'utiliser que des focales entre 35 mm et 50 mm « pour restituer au mieux l'angle du champ de vision humain », Arnaud Rodamel a réalisé 47 photos en noir et blanc, chargées d'humanité(s) et concentrant toute l

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Trois premiers noms pour le Foreztival

Festival | Le Foreztival de Trelins fête sa 15e édition les 2, 3 et 4 août prochains. L'occasion de balancer de gros noms et ça commence déjà avec les trois premiers qui (...)

Nicolas Bros | Vendredi 1 février 2019

Trois premiers noms pour le Foreztival

Le Foreztival de Trelins fête sa 15e édition les 2, 3 et 4 août prochains. L'occasion de balancer de gros noms et ça commence déjà avec les trois premiers qui sont le rappeur Vald, Thérapie Taxi et Ska-P. Ça s'annonce chaud du côté du Forez cet été.

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Synchronicité

Photos | Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Synchronicité

Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son

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Les mots fleurissent à Montbrison

Festival chanson | Le festival montbrisonnais consacré à la chanson, les Poly'Sons, entame un nouveau cycle avec une 16e édition comportant plus de vingt dates, certains concerts doublés (dont celui de Juliette ou d'Amélie-les-Crayons), une journée pro le 9 février, son fameux tremplin et son lot de découvertes et de valeurs sûres du paysage musical francophone. Petite sélection de réjouissances sonores et scéniques. Par Cerise Rochet & Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Les mots fleurissent à Montbrison

Dompteur d'ours et de mots On l’imagine à sa table, travailler et retravailler ses textes et ses histoires pour les acérer. Artisan de la chanson, Alexis Djoshkounian, alias Alexis HK, fait partie de ces belles plumes qu’a la chance de compter la langue française chantante. Avec Comme un ours, l’artiste ressort de sa tanière après avoir beaucoup circulé avec Georges & moi, album hommage à Brassens. Alexis HK retrouve ici son répertoire de chansons. Par de nouvelles créations parfois très sombres, à l’image du titre Les pieds dans la boue, l’ours se fait parfois accusateur mais reste un poète hors-pair traçant un sillon artistique original et attachant. NB Alexis HK, vendredi 11 janvier à 19h30 au Théâtre des Pénitents Ne Blier jamais La chanson française prend décidément de belles formes ces dernières années. À l’image du dernier projet du duo Cabadzi, Cabadzi x Blier, mêlant habilement en live créations sonores et images issues de films de Bertrand Blier redessi

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Rap astr-An'om-ique

Rap mélodique | « Vas-y viens ! Enfile ta tenue d'astronaute / Tu sais qu'on n'est pas comme les autres / Vas-y, on démarre le vaisseau » clame An'Om dans (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Rap astr-An'om-ique

« Vas-y viens ! Enfile ta tenue d'astronaute / Tu sais qu'on n'est pas comme les autres / Vas-y, on démarre le vaisseau » clame An'Om dans Astronaute. C'est bien la tête dans les étoiles, que les Stéphanois An'Om & Vayn sont en train de se faire un joli nom dans la galaxie rap française. Proposant ce qu'ils appellent un « rap mélodique » avec le verbe haut et des instrus aux mélodies fatales, ils ont commencé à travailler et composer ensemble à partir de septembre 2017. An'Om au chant et Vayn aux sons, étant batteur de formation. Le premier avait déjà commis quelques incursions musicales à partir de novembre 2015, « mais rien d'encore très travaillé » précise l'intéressé en toute modestie. Au début de l'année 2018, ils sortent un premier projet ficelé, composé de 10 titres et s'intitulant Le Remède. Produit avec l'aide de Christian Torti, ingénieur du son de La Ricamarie, ce disque leur donne une nouvelle envergure et leur permet d'affirmer leur identité musicale. Tout en continuant les scènes et engrangeant de jolies distinctions (tel le prix "Nos talents sur scène" de la Ville de Saint-Étienne), ils contactent au culot des ingés

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