Yodélice : "Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur"

MUSIQUES | Maxim Nucci et Yodélice, deux personnages qui ne font plus qu'un depuis 7 ans. Avec son dernier album "Squared Eyes", qualifié par beaucoup de plus rock et énergique, Yodélice emmène l'auditeur dans son univers onirique avec toujours la même générosité. Yodélice, un artiste tout en finesse. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 10 février 2014

Photo : Yann Orhan


Y-a-t-il aujourd'hui un Yodélice différent de celui des deux premiers disques ?
Oui, j'essaie de faire avec Yodélice des disques qui soient en accord avec moi-même au moment où je les fais. Je suis un être humain qui évolue comme tout le monde. Je suis toujours très étonné par les gens qui sont très sûrs d'eux, avec des convictions très ancrées car on ne cesse de changer de point de vue, de faire des rencontres, ... Pour en revenir à Yodélice, cet album est plus énergique et plus lumineux qu'auparavant.

La coloc' se passe bien avec Yodélice ?
Parfois on s'embrouille (rires). Plus sérieusement, au départ, je différenciais vraiment Yodélice de moi-même et j'enfilais un costume pour entrer sur scène. Finalement, après 7 ans, nous avons pris possession l'un de l'autre.

Vous collectionnez les instruments et matériels d'enregistrement. Sur cet album, vous avez enregistré avec des guitares 60's et des batteries 70's ?
J'ai commencé ce métier avec l'amour des musiciens de studio et des ingés son. Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur, c'est arrivé plus tard. J'ai une fascination pour le son et les techniques d'enregistrement. La musique que j'aime est enracinée dans le blues, la folk et le rock avec une grande tradition harmonique. Cela rend très difficile d'être original. L'originalité vient des moyens et des conditions d'enregistrement. J'adore faire des patchworks de techniques d'enregistrement. Cela donne une texture particulière à l'album.

Quelles sont les caractéristiques de votre live ?
Nous sommes quatre musiciens sur scène. Mais l'élément majeur est le cinquième personnage : l'arbre à percussions magique. Et chaque concert s'avère différent, selon l'humeur du soir. Nous changeons par exemple à chaque fois la setlist.

Vous avez créé tout un univers autour de Yodélice. Avez-vous des projets de livres, de films ou de théâtre pourquoi pas avec ton avatar ?
Je suis fasciné par l'image. Le problème reste le coût de création qui dépasse celui de la musique. J'ai créé cet avatar de Yodélice pour ne pas avoir de limites dans l'aspect visuel. D'être dans le rêve, dans l'imaginaire et l'onirisme.

Etes-vous déjà retourné à la Casa Yodélice, lieu de naissance de votre avatar ?
Oui, j'y suis retourné. Elle se trouve à côté de Gibralatar. C'est une toute petite maison avec une vue sur les côtes marocaines. Il y a une luminosité particulière, une ambiance chaleureuse avec les Espagnols. J'aime profondément cet endroit très ressourçant.

Le titre de votre album veut dire "Yeux Carrés". Est-ce que cela a un rapport avec l'addiction que nous avons à nos écrans au quotidien ?
Oui, nous sommes tous addict à ces écrans. C'est fascinant de se rendre compte que nous n'arrivons plus à vivre sans notre smartphone, notre télé, ... Pour la musique, Internet a chamboulé la donne dans l'industrie de la musique et permis en parallèle le développement pour des petits groupes. Donc, rien n'est jamais blanc ou noir au final.

Yodélice, jeudi 13 février 2014 à 20h30, le Fil

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Baltique blues

Blues | Le Hall Blues Club de Pélussin est de ces lieux associatifs qui, bravant les tempêtes, parviennent à maintenir une programmation aussi riche que régulière, à (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Baltique blues

Le Hall Blues Club de Pélussin est de ces lieux associatifs qui, bravant les tempêtes, parviennent à maintenir une programmation aussi riche que régulière, à raison d’un concert par semaine. Respect. Notre coup de cœur se porte sur le bluesman suédois Patrik Jansson. Chanteur, guitariste, compositeur et producteur, l’artiste a acquis une solide expérience, en studio comme en live : malgré plusieurs changements de line-up au sein du groupe, Patrik Jansson Band a enregistré quatre albums et bouclé plusieurs tournées européennes en dix années à peine. Patrik Jansson Band, dimanche 21 novembre à 17h au Hall Blues Club à Pélussin

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Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Chansons en duo & beaux textes | La Maison Tellier, c'est un groupe de cinq. Mais aussi, un duo à son origine, formé par Helmut & Raoul Tellier. Avec leur spectacle "1.8.8.1, Une Duographie de la Maison Tellier", Yannick et Sébastien - de leurs vrais prénoms - revisitent certains titres phares de la formation et intègrent des lectures de textes d'auteurs de la fin du XIXe. Un spectacle unique, littéraire et musical à la fois. Helmut nous en dit davantage avant leur passage à Feurs ce samedi.

Nicolas Bros | Jeudi 15 juillet 2021

Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Cette « duographie », mélange de duo et de biographie, est-ce un projet que vous aviez depuis longtemps en tête ? Helmut Tellier : Nous avons commencé à écrire ce projet au début du confinement. Nous avons essayé de nous glisser dans des périodes de résidence d’écriture avec notre metteuse en scène, Julie-Anne Roth, quand nous avions le droit de le faire. Ensuite, nous devions débuter la tournée avec ce spectacle en mars dernier et cela a été légèrement retardé. En gros, ce projet a mis un an à prendre forme. Mais cela me traînait dans la tête depuis quelque temps. Partant d’un constat simple : la formule à cinq possède une chronologie très régulière, presque routinière, puisque l’on sort un album, on fait une tournée qui va durer un an, un an et demi puis on se retrouve avec une phase en forme de creux. Et je n’aime pas cette période d’inactivité forcée. En regardant la discographie que l’on a, certaines chansons qu’on ne joue plus car on n’a plus le temps lors des concerts des tournées, tout ceci m'a amené à cette idée de revenir à l’origine du groupe, c’est-à-dire un duo de folk avec Raoul. Il y a une grande sélection d’auteurs et

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Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Nouvelle tête | Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 juin 2021

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Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé temporairement par un triumvirat composé de Simon Javelle, David Rivaton et Clément Terrade. Cet intérim va bientôt prendre fin avec l'arrivée fin juillet de Ludivine Ducrot à la tête de la structure stéphanoise. Depuis mars 2007, elle est directrice du festival Rock'n Poche (qui se déroule en Haute-Savoie, à Habère-Poche) et depuis septembre 2018 elle officiait à Lyon en dirigeant le réseau des musiques actuelles d'Auvergne-Rhône-Alpes : Grand Bureau. Son profil a séduit le jury parmi une vingtaine de candidatures reçues pour le poste de direction de la salle de musiques stéphanoise.

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Ca rocke encore en France

Bouquin | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 mai 2021

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L'auteur stéphanois Pascal Pacaly revient avec le troisième volume de sa série La France est rock. Intitulé La France est (toujours) rock, cet opus condense nouvelles biographiques et chroniques écrites par Pacaly après avoir collectionné de nombreuses interviews d'artistes au fil du temps. Au programme de ce tome troisième du nom : Loudblast, Magma, Miossec, Marcel et son Orchestre, Tagada Jones ou encore Debout sur le Zinc. La France est (toujours) rock, de Pascal Pacaly, aux éditions du Joyeux Pendu

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Décembre en Louisiane

MUSIQUES | Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Décembre en Louisiane

Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des Britanniques n'a que faire des formats et du préfabriqué. Il l'a encore prouvé avec son album Who's Happy ?, une épreuve blues toute en sincérité, qui sent bon la Louisiane. Sa venue à Riorges s'annonce comme un concert taillé pour ce mois de décembre. Hugh Coltman, mardi 15 décembre à 19h à la salle du Grand Marais de Riorges

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L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Americana & folk-rock | Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2020

L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture. Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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"Rocks" : Ado, sac au dos

ECRANS | ★★★☆☆ De Sarah Gavron (G.-B., 1h33) avec Bukky Bakray, Kosar Ali, D'angelou Osei Kissiedu…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Londres, de nos jours. Sa mère instable ayant disparu sans crier gare, Rocks doit à 15 ans et en secret palier son absence et s’occuper de son petit frère. Les finances puis le toit venant à manquer, la sage Rocks va en plus se marginaliser au contact d’une nouvelle élève, Roshé… Errance et déshérence sont dans un bateau, ou plutôt dans une même galère. Ce nouveau chapitre dans le cinéma social britannique (qu’on s’abstiendra de numéroter tant le sujet semble, hélas, inépuisable) se distingue par les accents d’authenticité de ses jeunes protagonistes, doublement dépositaires de l’intrigue : ceux-ci l’investissent en la jouant avec d’autant plus de force et de conviction que le scénario repose sur un travail collectif initié par Sarah Gavron. C’est grâce à cela que Rocks nous permet, en entrant dans les foyers de chacune et chacun, d’avoir un regard sur ce système britannique communautaire cloisonné que la cinéaste avait déjà dépeinte avec adresse dans Rendez-vous à Brick Lane. Avoir 15 ans n’est pas une mince affaire dans un pays qui n’aide pas ses enfants…

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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"Judy" : A Star is Torn

ECRANS | De Rupert Goold (G.-B., 1h58) avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock…

Vincent Raymond | Mercredi 26 février 2020

1968. Elle a été, mais n’est plus grand chose à Hollywood, qui refuse désormais de l’assurer et l’engager. Alors, pour gagner de quoi vivre avec ses enfants, Judy Garland accepte une série de récitals à Londres. Le triomphe est au rendez-vous, mais ses vieux démons également… Reviendra le jour où des comédien·nes ne seront plus automatiquement primé·es pour avoir campé un personnage ayant existé et/ou surmontant des déboires physiques ou psychiques. En attendant, les biopics narrant parfois avec une empathie douteuse mais une certaine gourmandise voyeuriste la déchéance d’anciennes gloires creusant le fond après l’avoir touché, continueront à faire recette. Si Hollywood n’a pas son pareil pour produire des films dénonçant les agissements passés de ses propres studios, c’est qu’il y gagne : cette sorte de mise en pratique du circuit court et de la valorisation de ses déchets moraux lui permet de troquer sa mauvaise conscience en absolution oscarisée. En témoignant d’un minimum de contrition. Judy est le l’énième variation sur ce thème. Où l’on voit la décatie Judy Garland, vieillarde de 47 ans (comme Edith Piaf), brave maman gay-friendly finir

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À la croisée des roots

Sono mondiale | Une fois n'est pas coutume dans le club pélussinois, la moiteur du blues laissera place à la chaleur sèche de l'afro-reggae-roots de Akylisso. Cinq (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

À la croisée des roots

Une fois n'est pas coutume dans le club pélussinois, la moiteur du blues laissera place à la chaleur sèche de l'afro-reggae-roots de Akylisso. Cinq musiciens qui, entre Afrique et Caraïbes, associent autour du chanteur Diarra Jah les instruments traditionnels (balafon, djembé, kora) aux musiques actuelles, dans un métissage plutôt efficace. Akylisso, vendredi 6 mars à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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Devil inside

Blues | Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Devil inside

Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs endiablés de guitare, douze mesures pour évoquer des thèmes récurrents (le sexe, la vie, la mort) au fil des rives poisseuses du Mississippi ou des routes poussiéreuses ponctuées de rades désertées… Au sein de cette famille tentaculaire, le chanteur et éminent guitariste Manu Lanvin tire habilement son épingle du jeu, incarnant un certain renouveau du genre avec son rock-blues explosif bien senti. Lanvin n'est pas en chocolat : six albums, des centaines de concerts en Europe comme aux Etats-Unis (l’Olympia, l’Apollo Theater, le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion…), plusieurs participations au gala de la Jazz Foundation of America (à l'invitation de Quincy Jones), une belle collaboration avec Calvin Russel, des premières parties prestigieuses et une nomination aux Globes de Cristal 2017 le distinguant parmi les meilleurs interprètes masculins. Sur son dernier album en date, Grand Casino, le bluesman fait se répondre avec toute l'énergie du live standards revisités et chansons originales, alignant

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À l'état pur

Rock | De Staat (qui signifie L'État en hollandais) est un groupe rock majeur chez les Bataves. Emmené par Torre Florim, la formation est difficile à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

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De Staat (qui signifie L'État en hollandais) est un groupe rock majeur chez les Bataves. Emmené par Torre Florim, la formation est difficile à "caser" mais très efficace en live. Ils le démontreront pour un passage inédit en terres stéphanoises mi-décembre. De Staat, samedi 14 décembre au Clapier

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Glace et chambre à air

Rock DIY | Pour lancer sa quatrième édition dignement, l'équipe du N.N.Y Fest. a fomenté une soirée folle avec la venue des fougueux Pneu et 2 Boules Vanille. Du rock bien (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 novembre 2019

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Pour lancer sa quatrième édition dignement, l'équipe du N.N.Y Fest. a fomenté une soirée folle avec la venue des fougueux Pneu et 2 Boules Vanille. Du rock bien noisy en veux-tu en voilà, avec deux formations qui ne peuvent laisser indifférentes en live tellement elles se donnent sur scène. Une belle entrée en matière avant le N.N.Y. Fest. 2019, grand raout du rock Do It Yourself stéphanois, qui se déroulera du 5 au 8 décembre à Bellevue (à Ursa Minor, au Gran Lux et à La Gueule Noire). Pneu + 2 Boules Vanille + Dj Francky Vin Blanc, samedi 30 novembre à 20h30 à Ursa Minor

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Bloody hell

Blues/soul | Après un concert remarqué au Château du Rozier le mois dernier à Feurs, Jessie Lee et ses quatre alchimistes seront de nouveau en terres ligériennes pour mettre (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

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Après un concert remarqué au Château du Rozier le mois dernier à Feurs, Jessie Lee et ses quatre alchimistes seront de nouveau en terres ligériennes pour mettre le feu au temple pélussinois du blues. Après une première formule, en duo, née en 2011 de la rencontre entre la chanteuse et le guitariste Alexis Didier, il faudra attendre quelques années pour que le groupe prenne enfin sa forme définitive. Laurent Cokelaere (basse), Julien Audigier (batterie) et Laurian Daire (claviers) rejoignent alors le binôme originel pour fonder un solide combo et développer sa propre identité. Exit les reprises, les compositions originales constitueront dorénavant l’essentiel d’un répertoire qui va résonner aux six coins de l’hexagone. En 2018 sort un premier EP, éponyme. Jessie Lee & The Alchemists y grave pour l’éternité son puissant cocktail (tendance molotov) de blues, de soul et de rock : onze titres plutôt couillus et une superbe couverture sur laquelle la chevelure rougeoyante de la belle Jessie envahit tout l’espace. Jessie Lee & The Alchemists, vendredi 13 décembre à 20h30, Hall Blues Club à Pélussin

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Rico blues fort

Blues | They Call Me Rico propose un blues roots des plus enlevés. En solo – one man band – ou accompagné (avec The Escape sur son dernier album), le Québécois ne laisse personne indifférent. Une nouvelle preuve sera donnée au château de Saint-Victor pour une prestation d’homme-orchestre comme il les affectionne tant.

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Rico blues fort

Frédéric Pellerin, alias They Call Me Rico, possède toutes les caractéristiques du chanteur de blues-rock : voix rocailleuse et puissante, jeu subtil à la guitare dobro et style qui en impose, tout de noir vêtu. Mais Rico ne s’arrête pas là. Le Québécois est également un orchestre à lui seul, un One Man band si vous préférez. En résumé, il n’a besoin de personne pour faire vibrer les salles. Il mélange habilement riffs endiablés, kicks de grosse caisse ravageurs et harmonica fiévreux. Avec lui, on prend une claque de blues rock acéré. « Avant de partir en solo, j’étais chanteur pour le groupe de rock québécois Madcaps, explique Rico. Mais j’ai eu envie de produire une musique davantage tournée vers le blues, plus brute. J’avais également conscience qu’il était plus simple, niveau organisation, de faire un projet individuel. J’ai alors commencé seul à la guitare et à la grosse caisse. » Celui qui a gardé pour nom de scène son surnom d’enfance a vu juste avec ce virage artistique. Le voilà avec désormais quatre albums au compteur et une flopée de dates où son empreinte musicale ne laisse personne indifférent. Une histoire qui perdure et qui est intim

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Montréal underground

Rock indé | Le groupe Jesuslesfilles est un concentré de tout ce qui fait la fraîcheur de la scène indé montréalaise. Un cocktail foisonnant de garage rock psyché et (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Montréal underground

Le groupe Jesuslesfilles est un concentré de tout ce qui fait la fraîcheur de la scène indé montréalaise. Un cocktail foisonnant de garage rock psyché et progressif efficace. On y retrouve beaucoup de Malajube avec le côté déjanté des Trois Accords et d'Avec pas d'casque. Ca décoiffe, c'est sens dessus-dessous mais c'est surtout incroyablement libérateur. La scène underground montréalaise a de beaux jours devant elle, en voici une preuve vivante ! Jesuslesfilles, vendredi 20 septembre au Disorder Club

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La Maison brûle d'envie

Rock | Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

La Maison brûle d'envie

Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années 90. Bye bye folk et amaricana... Le résultat s'appelle Primitifs Modernes, un sixième album enregistré dans des conditions "live". Un condensé d'énergie et de maîtrise qui confirme tout le bien que l'on pense de cette formation qui suit son bout de chemin, avec courage et passion. La Maison Tellier est assurément accueillante et viendra se poser dans le centre-ville de Montbrison. La Maison Tellier, vendredi 24 janvier 2020 au Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons

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Traditions modernes

Festival Interfolk | La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 juillet 2019

Traditions modernes

La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de 55 années un rendez-vous incontournable, c'est parce que les vieilles rues pavées de la cité ponote et les villages environnants inventent un monde délicieux où la qualité de l'accueil égale l'exigence des choix artistiques. Piloté par une équipe de bénévoles passionnés et dévoués, le festival accueille cette année les cinq continents dont les îles Marquise, ce paradis qui évoque Gauguin et Jacques Brel qui s'étaient retirés dans cet éden époustouflant où le temps s'immobilise. Pour cette 55e édition, Interfolk, dans un souci de renouvellement, fait le pari de faire se rencontrer les danses classique, moderne et ethniques en réunissant des artistes internationaux et deux écoles de danse, classique et modern-jazz du Puy, dans une création en deux tableaux de Guillaume Julian. Ce dernier étant un talentueux chorégraphe stéphanois qui prouve que les danses traditionnelles peuvent dialoguer avec toutes les autres et inventer sans cesse de nouvelles formes. Pari tenu ! Festival Interfolk, du 15 au 21 juillet a

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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La Ruda, The Melvins et Talawine, concerts annulés

Mauvaises nouvelles | Ce sont successivement trois dates qui viennent d'être annulées. Tout d'abord deux concerts devant se dérouler au Fil à Saint-Étienne : La Ruda le 19 juin et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 juin 2019

La Ruda, The Melvins et Talawine, concerts annulés

Ce sont successivement trois dates qui viennent d'être annulées. Tout d'abord deux concerts devant se dérouler au Fil à Saint-Étienne : La Ruda le 19 juin et The Melvins le 7 juillet (les billets peuvent être remboursés auprès des points de vente). Ensuite au hall Blues Club où le groupe Talawine devait se produire ce soir, vendredi 7 juin.

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Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

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Auto-Tune pour Elton John : "Rocketman"

ECRANS | Après "Bohemian Rhapsody", le réalisateur britannique Dexter Fletcher s’attaque à la carrière d’Elton John en se servant d’une cure de désintoxication comme base narrative. Et met face à face l’enfance de prodige introverti du musicien et son succès fulgurant comme icône de la pop culture. Démesuré et excessif.

Élise Lemelle | Mercredi 29 mai 2019

Auto-Tune pour Elton John :

Réaliser un film sur une rock star aussi fantasque qu’Elton John? Voilà le défi auquel s’est collé Dexter Fletcher en ne cherchant pas à raconter avec exactitude les événements passés mais en revendiquant « une course-poursuite imaginaire résolument loufoque et transgressive». Et en privilégiant les moments-clés de la vie de l’artiste – sa rencontre avec son parolier Bernie Taupin, ses amours tumultueuses avec John Reid, son mariage blanc… Résultat ? Un film dans lequel la musique prend, bien évidemment, toute la place. Rocketman est ainsi nourri en séquences oniriques où la star et ses fans entrent en osmose grâce à une mise en scène dont les procédés (ralentis, envolés…) exacerbent l’émotion. Une émotion bien relayée par l’acteurTaron Egertonqui réinterprète toutes les chansons et s'enflamme dans des costumes outranciers. En découle un drama pailleté flamboyant, à la fois biopic et comédie musicale. Et un film prévisible. À la

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Dirty old Scott Biram

Blues | Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 mai 2019

Dirty old Scott Biram

Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien qu'à recenser les titres de la plupart de ses albums, on ne peut que constater à quel point l'auteur de l'emblématique chanson Blood sweat & Murder, Scott H. Biram, en concert au Disorder Club le 3 juin, a un penchant sérieux pour la mauvaiseté, le côté obscur de la force blues, ne nous promettant, que de la sueur et des larmes. Avec en bon churchillien, un goût certain pour la vérité crûe et une capacité de résilience supérieure à la moyenne, lui qui, comme le dit la légende, qui n'en est d'ailleurs pas une, montait sur scène dans un fauteuil roulant, les jambes en quinconce, quelques semaines après un grave accident. What doesn't kill you... chante-t-il, en nietzschéen du Texas, en clôture de son dernier album, The Bad Testament, mélange de ferveur religieuse et d'évangile de mauvaise vie, entre gospel damné, blues de bénitier souillé et country profanant ses propres racines. Pour détourner une expression b

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Swingmen

Jazz | Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Swingmen

Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à l'esprit du grand Django Reinhardt autant qu'au répertoire du jazz américain. Des musiciens-équilibristes qui servent brillamment une musique de haute volée. Rue Des Deux Amis, mercredi 19 juin à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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Matous

Blues | Révélation du moment sur la scène blues hexagonale, Little Mouse & The Hungry Cats (une étonnante chanteuse et un combo de quatre (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Matous

Révélation du moment sur la scène blues hexagonale, Little Mouse & The Hungry Cats (une étonnante chanteuse et un combo de quatre musicos inspirés) créent la surprise avec un répertoire rafraîchissant qui secoue les vieux clichés du genre. Little Mouse & The Hungry Cats, vendredi 17 mai à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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La France, un pays rock ?

Livre / Musique | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 avril 2019

La France, un pays rock ?

L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La France est (vraiment) rock !! aux éditions du Joyeux Pendu. Ce livre fait suite à La France est rock !, sorti en 2016. Au programme, des entretiens avec différents groupes et artistes qui font le rock, le punk, la chanson, le ska ou encore le metal de l'Hexagone : Matmatah, Les Sheriff, Burning Heads, Têtes Raides, les Wampas et autres Ludwig Von 88... 51 noms que le Stéphanois a questionné sur leur travail, productions, tournées, anecdotes... La France est vraiment rock !! de Pascal Pacaly, aux Éditions du Joyeux Pendu

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Rock & Hip hop | Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mars 2019

The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date unique en France au sein de leur European Tour 2019. Groupe de rock culte, oscillant entre noise, hard et experimental, la formation de Buzz Osborne et de Dale Corner délivre des concerts d'une énergie dingue. De l'autre côté, un autre groupe mythique, mais du côté hip hop ce coup-ci : Delinquent Habits. La formation californienne se produira le samedi 25 mai sur la scène du Fil avec leur rap latino qui fait forcément penser à Cypress Hill. - Delinquent Habits + Dj Fly, samedi 25 mai au Fil - The Melvins + Knuckle Head, dimanche 7 juillet au Fil

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Quand le désert avance

Blues | Ezza entend bien incarner la nouvelle musique touareg : sans pour autant trahir ses racines, le trio livre un très groovy blues du désert mâtiné de rock, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Quand le désert avance

Ezza entend bien incarner la nouvelle musique touareg : sans pour autant trahir ses racines, le trio livre un très groovy blues du désert mâtiné de rock, avec des textes engagés qui évoquent notamment le Niger, pays d'origine du chanteur Omar Adam. Ezza, dimanche 17 mars à 16h, Hall Blues Club de Pélussin

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Le riffs du Neal

Blues | Le blues sera prochainement célébré d'une bien belle manière au Château du Rozier, avec un double programme qui combine cinéma documentaire et musique live sous les riffs de l'Américain Neil Black.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Le riffs du Neal

Depuis l'invention des Frères Lumières, cinéma et musique ont tissé un lien étroit, l'image et le son se mariant le plus souvent pour le meilleur. Des bandes originales aux documentaires musicaux et autres biopics, en passant par les scopitones puis les clips, le septième art a visiblement toujours su se nourrir de la puissance évocatrice du cinéma. De la même manière, les musiciens ont à leur tour rapidement compris et utilisé la puissance de l'image pour packager leurs compositions dans les médias audiovisuels, quels qu'ils soient. Et lorsque des cinéastes se penchent plus précisément sur l'histoire d'un courant musical, la chose prend alors une tournure encore plus particulière. En matière de blues, on pense bien sûr l'excellente série de sept films produite par Martin Scorsese en 2003, The blues, faisant appel à quelques grands réalisateurs comme Wim Wenders ou Clint Eastwood. Faut-il le rappeler, remonter aux sources du blues c'est aussi retracer le cours de l'Histoire, depuis l'Afrique jusqu'aux USA, celle d'un peuple noir déporté puis exploité, trouvant refuge dans les accords plaintifs d'une musique qui enfantera sans péridurale le jazz et le rock. Black is ba

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Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Chanson | À l'occasion de ses cinquante ans, Dominique Ané dit A n'a pas fait les choses à moitié avec deux albums explorant deux versants de sa palette esthétique et un livre qui retrace sa vie et son parcours en chansons. L'occasion, au moment de sa venue à Montbrison le 15 février puis à Saint-Chamond le 22 mars, de faire le point sur une riche carrière.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 février 2019

Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Vous avez fêté vos 50 ans cette année. Une année particulièrement riche pour vous avec deux albums, Toute Latitude au printemps et La Fragilité cet automne, deux tournées et un livre, Ma vie en morceaux. Y-avait-il de votre part une manière de la marquer cette année d'une pierre blanche, de dresser une sorte de bilan ? Dominique A : De marquer le coup oui, de faire en sorte d'en finir avec un cycle, certaines façons de faire, un certain rythme : un disque tous les trois ans, une tournée dans la foulée. Mais un bilan non ! Ça, on me le sort à chaque album et j'en ai un peu marre (rires). De toute façon, un disque marque toujours quelque chose de l'ordre du check-up créatif. Moi, ce sont les retours des gens qui me renseignent sur mon degré d

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Rien que du bon

Blues | Depuis le milieu des années soixante-dix, le bien nommé Jack Bon ne cesse de défendre bec et ongles sa raison de vivre : un blues-rock sans concession. (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Rien que du bon

Depuis le milieu des années soixante-dix, le bien nommé Jack Bon ne cesse de défendre bec et ongles sa raison de vivre : un blues-rock sans concession. Le chanteur-guitatiste, ex-leader du mythique Ganafoul, est encore debout, aujourd’hui en trio, avec toujours cette même énergie. Oh yeah ! Jack Bon Trio, jeudi 7 mars à 20h30 au Hall Blues Club de Pélussin

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Des anges passent

Sono mondiale | Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 janvier 2019

Des anges passent

Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce et entraînante à la fois, une envolée céleste à chaque nouveau titre tout en traitant de sujets délicats et propres aux questionnements de la jeunesse du monde entier : échec/réussite, amour/solitude... Après un très réussi premier album Exit Inside en 2014, les revoilà en ce début 2019 avec leur nouvelle aventure sonore : nodyssey. TheAngelcy [+ Logar], jeudi 24 janvier à 20h30 au Fil Rotem Bar Or : « J'essaie de parler de toutes les choses qui me touchent ou me dérangent » Quelle est l'origine du groupe ? Rotem Bar Or : Je voyageais énormément avec ma guitare et j'ai écrit de nombreuses chansons. Je souhaitais créer un groupe. J'ai fait la rencontre de Dov (le premier batteur du groupe) et il a commencé à amener de nouvelles personnes autour. Puis d'autres sont arrivés jusqu'à que nous formions un vrai groupe. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir un nouvel album ? Nous n'

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Tendres oreilles

Festival chanson | L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. La preuve avec une sélection d'artistes qui vont faire des Oreilles en Pointe 2018 une prairie radieuse avec une bonne place pour les découvertes.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Tendres oreilles

« Quel est ce parfum que le vent dépêche ? / On dirait que la chair brûle / Viens, suis-moi / / Je connais l'endroit / Où l'herbe est encore fraîche » nous entraîne Feu ! Chatterton sur le titre Ginger. Ce lieu où le parfum est doux se trouve assurément du côté de l'Ondaine en ce mois de novembre. Plus précisément avec les dates proposées par le festival Les Oreilles en Pointe et sa - déjà - 28e édition. Si nous introduisons notre papier par cet extrait de Feu ! Chatterton, c'est bien parce que le groupe sera l'une des têtes d'affiche et assurément notre coup de cœur. Lumineux, enlevé et diablement bien écrit, leur dernier opus L'Ivresse nous berce et laisse traîner une douce mélancolie enjouée dans les tympans. Les "dandys" bien "frenchies" sont également de redoutables bêtes de scène et avoir la chance d'assister à l'une de leurs prestations est un moment unique. De vertes prairies parées de jeunes pousses Si le festival accueille des "confirmés" tels Feu ! Chatterton et les Négresses Vertes, c'est aussi un évén

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Logar toute l'année

Folk | Logar est le projet musical d'un autodidacte. Originaire de Montbrison, Clément Faure vient de sortir un premier album fait de plein de belles choses : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Logar toute l'année

Logar est le projet musical d'un autodidacte. Originaire de Montbrison, Clément Faure vient de sortir un premier album fait de plein de belles choses : poésie, musicalité folk enjôleuse et une certaine appétence pour une lenteur salutaire. A year in a Life, disque figeant une année pleine en 12 titres et une durée de 52 minutes, est un condensé d'émotions pures à déguster lové dans son chesterfield ou en voyage au coeur des paysages. Logar, samedi 10 novembre à la médiathèque de Saint-Just-Saint-Rambert + dimanche 25 novembre au Pax + samedi 1er décembre à la médiathèque de Montbrison

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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La puissance poétique de Feu ! Chatterton

MUSIQUES | Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

La puissance poétique de Feu ! Chatterton

Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la musique de Feu ! Chatterton est une invitation à une ivresse de sons et des mots. Comme une succession d'heureux accidents, les titres de leur second album L'Oiseleur a confirmé tout le bien que l'on pensait de ce groupe qui maintient allumée la flamme de la poésie musicale française. De passage aux Oreilles en Pointe, leur concert fait partie des incontournables de cette fin d'année. Feu ! Chatterton, vendredi 16 novembre au Firmament à Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Rock historique

MUSIQUES | Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Rock historique

Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée qui passera par Saint-Étienne. La bande de Phil May et Dick Taylor a toujours évolué un peu dans l'ombre des Rolling Stones, surnommée d'ailleurs "Dirty Stones" pour son attitude plus trash. Cela ne l'a pas empêchée de fournir plusieurs pépites musicales dont l'album de rock psyéchédélique S.F. Sorrow en 1968, un des premiers opéra-rock au monde. The Pretty Things, samedi 20 octobre au Clapier à Saint-Étienne

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Plus de concert au Thunderbird...

ACTUS | Triste nouvelle... Le célèbre bar-concert rock de la rue Denis Escoffier, le Thunderbird Lounge de James Martin, a annoncé son obligation de fermer (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 août 2018

Plus de concert au Thunderbird...

Triste nouvelle... Le célèbre bar-concert rock de la rue Denis Escoffier, le Thunderbird Lounge de James Martin, a annoncé son obligation de fermer sa salle de concert. « Après 14 ans de concerts, il est actuellement impossible pour nous de répondre à leurs normes de sécurité. » L'équipe termine son annonce par une invitation : « Si vous aimez la musique, soutenez les endroits indépendants qui restent ouverts... » Signalons également que le bar du Thunderbird reste ouvert. Thunderbird Lounge, 8 rue Denis Escoffier à Saint-Étienne

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Au Puy, la diversité culturelle magnifie la paix

Interfolk (Haute-Loire) | Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 juillet 2018

Au Puy, la diversité culturelle magnifie la paix

Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du festival Interfolk, quatre cents musiciens et danseurs du monde entier viendront apporter leur culture et participer à une fête grandiose dans un Puy de lumières encore plus poétique cette année. En effet, l'ouverture du festival le 18 juillet, marquée par une gigantesque parade, sera aussi colorée que la scénographie projetée sur le musée Crozatier qui rouvre ses portes cet été. 2018, c'est également Martin Luther King, prix Nobel de la Paix, apôtre de la non-violence, militant pour les droits civiques des Noirs et dont le discours I have a dream trouve un écho dans les valeurs que partage Interfolk. Festival qui contribue à montrer le rôle énorme que peut jouer le dialogue entre les cultures pour la paix dans le monde. Rêvons avec Martin Luther King et avec John Lennon : "Imagine all the people, living life in peace" (Imagine tout le monde, vivant leur vie en paix). Festival Interfolk, du 16 au 22 juillet au Puy-en-Velay et en Haute-Loire.

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Pacaly dresse le portrait du rock stéphanois

Livre rock | L'écrivain stéphanois Pascal Pacaly continue son exploration musicale, cette fois-ci en orientant sa production sur le paysage rock de la capitale (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 juin 2018

Pacaly dresse le portrait du rock stéphanois

L'écrivain stéphanois Pascal Pacaly continue son exploration musicale, cette fois-ci en orientant sa production sur le paysage rock de la capitale ligérienne avec son livre Sainté Rock. En cinq parties (nouvelles, gonzo report, chroniques, offside et des photos), le natif du Chambon-Feugerolles dresse un portrait large et bien documenté des groupes (depuis les mythiques Babylon Fighters au tous jeunes Raqoons en passant par MC Pampille ou Mirabo), événements et festivals (Paroles & Musiques, Free-Mômes, La Tawa de Planfoy, Avataria...), les lieux (le Thunderbird, le Clapier, le Centre Musical Massenet, ...) ou encore des concerts qui ont marqué les esprits. Réstrospectif et profondément positif, ce livre constitue une belle approche de ce que propose la scène stéphanoise, très vivace par rapport à de nombreuses autres cités françaises dans le domaine rock. « Le rock à Sainté, n’a jamais été aussi vivant avec pas moins de 200 groupes affiliés. Entre punk et metal, do-it-yourself et studios, bienvenue dans une ville dont les échos continuent à s’amplifier » assure l'auteur. C'est une vérité qui mérite d'être étayée et appuyée, ce que Pacaly persiste à faire à bon

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Californie très psyché

Heavy psyché rock 70's | Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Californie très psyché

Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à nouveau sur le bouton "play". Les Californiens de Sacri Monti ont réussi leur coup avec un premier disque éponyme sorti en 2015. Valeur sûre, cet album fleure bon les années 70 et son psychédélisme coloré. Part belle faite aux riffs acérés de guitares électriques qui ne semblent jamais rassasiées, mélodies entêtantes (tendez une oreille à Slipping for a Day ou à Staggered In Lies), chant très fuzzy... Le groupe offre un cocktail d'heavy psyché rock de qualité, tout en démontrant sa parfaite maîtrise des codes du genre. Les six titres de ce disque très dense (quarante trois minutes) possèdent de forts relents de Deep Purple ou de Black Sabbath. Le quintet a confirmé ses intentions deux ans plus tard, à travers sa participation à Burn Out, disque en forme de triptyque sonore, concocté avec les formations Harsh Toke et Joy. Diablement efficace, la musique de Sacri Monti reste collée à la peau de l'auditeur et ne laisse pas de place au doute : on a affaire à une formation qui en a sous le mediator.

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Buenos Air(e)s de blues

MUSIQUES | Ils débarquent pour un concert unique. Federico Verteramo (guitare et voix), Jorge Costales (harmonica et voix), Christian Morana (basse) et Germán (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Buenos Air(e)s de blues

Ils débarquent pour un concert unique. Federico Verteramo (guitare et voix), Jorge Costales (harmonica et voix), Christian Morana (basse) et Germán Pedraza (batterie) : quatre excellents musiciens argentins au service d’un blues bien senti. Federico Verteramo, mardi 22 mai à 20h30 au Hall Blues Band de Pélussin

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No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Rock | Groupe engagé par excellence, No One Is Innocent poursuit sa route vingt ans après ses débuts. Toujours aussi énergique, le rock du groupe n'a pas pris une ride et son dernier album Frankenstein démontre que la créature n'a pas fini d'en découdre. Rencontre avec Kemar, le chanteur charismatique des [no one is innocent], avant le passage de la formation au Clapier.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Quelle différence existe-t-il entre Propaganda, votre album sorti en 2015 et Frankenstein qui vient de paraître ? Kemar : Nous avons la sensation qu'il est plus animal, plus organique. On peut ressentir la nervosité du groupe dans les compositions qui sont moins rondes. L'album débute sur le titre À la gloire du marché et on le prend en pleine face ! On se connaît aussi davantage avec notre producteur Fred Duquesne (notamment connu pour son implication dans le groupe Mass Hysteria, NDLR), ce qui donne un son plus acéré que sur notre précédent disque. Justement, en parlant de Fred Duquesne, il est intervenu la première fois pour vous sur Propaganda, alors que c'est un ami de longue date. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de travailler avec lui ? C'est très étrange en fait... Ce sont les mystères de la musique. Fred est un pote de bande, on se croise hyper souvent, on sort boire des coups à Paris... À un moment donné, avant de commencer à travailler sur Propaganda, des amis nous disent : « qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi vous ne demandez pas à Fred de bosser ave

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Raoul Vignal se dévoile

Folk | En 2017, un album titré "The Silver Veil" a levé le voile sur le grand talent d'un jeune folkeux lyonnais nommé Raoul Vignal, parti marcher, au gré de chansons traversantes, sur les traces de Nick Drake et de ses héritiers en mélancolie minimaliste. Après de nombreuses premières parties, le voici en tête d'affiche au Mardi du Grand Marais de Riorges.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 avril 2018

Raoul Vignal se dévoile

Il n'est jamais très avisé d'évoquer la météo dans une chronique musicale. Ni jamais, d'ailleurs, tant le sujet est une preuve à charge de l'épuisement de tout autre – pour la faire courte, c'est un peu paresseux. Mais c'est un fait : s'il ne l'a sans doute pas fait exprès, en titrant son album The Silver Veil, pour rendre hommage à ce linceul gris qui recouvre souvent Berlin, où il a passé une partie de ces dernières années et enregistré ce disque, le Lyonnais Raoul Vignal, l'une des belles révélations de 2017, l'a sans doute condamné à devenir la bande-son de cet hiver qui nous prive de lumière derrière des rideaux de pluie ou le molleton de nuages figé comme un tombeau de marbre gris que même la tempête ne parvient pas à balayer. Pour preuve les titres des morceaux de The Silver Veil : Hazy Days, pour ouvrir ce doux bal, puis Under the same sky, Whispers, The Silver Veil, Shadows sont autant de références à un monde en demi-teinte, en clair-obscur. Mais cette bande-son, bien d

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Folk en "black and white"

Folk | Oubliez les couchers de soleil californiens, faites place à la noirceur enveloppante et le folk vaporeux d'Emily Jane White. Depuis une dizaine d'années, l'Américaine s'évertue à partager la beauté d'une musique fragile et pleine de grâce. Pour sa tournée européenne de début 2018, elle se présente seule à la guitare. Délicatesse et intimité assurées.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Folk en

Les États-Unis ont toujours eu l'habitude de fournir en permanence des artistes folk parmi les plus généreux et talentueux. L'État de Californie fait d'ailleurs figure d'exemple dans ce domaine. Emily Jane White fait partie du renouveau marqué par une vague d'artistes américaines telles Marissa Nadler ou Alela Diane. Cette armada s'est accaparée la musique folk sombre et mélancolique et a marqué un tournant décisif dans le style. Avec son cinquième album studio, They Moved In Shadow All Together, sorti en 2016, la jeune Californienne explore le thème, certes dur, des traumatismes et violences connus par l'être humain. Abordant tantôt la virulence des propos et des gestes racistes ou envers les femmes, les compositions minimales sont agrémentées de paroles piquantes mais aussi de mélodies à la beauté implacable. Le contraste est saisissant. À l'image des titres Frozen Garden en ouverture de l'opus, Womankind ou Black Dove. La maîtrise musicale et vocale d'Emily Jane White est impressionnante sur chaque piste, transformant ce disque en référence folk.

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