Les «Victor» de la musique...

Alain Koenig | Mardi 1 juillet 2014

Photo : Nicole Verney-Carron


Sans céder à l'usage du jargon technocratique de nos édiles, aurons-nous «l'aplomb» de dire que ce petit bijou de festival illustre à merveille la dichotomie entre horizontalité et verticalité ? Verticalité, en effet, car quiconque se penche un peu trop au-dessus des Gorges de la Loire se rappellera peut-être, la plaque qui ornait jadis les fenêtres à manivelle de nos trains «E pericoloso sporgersi»... Horizontalité d'autre part, car ici, à Saint-Victor-sur-Loire, la proximité avec les artistes n'est pas un concept sorti d'un cabinet de conseil en communication ! Dans l'amphithéâtre du château, on est parfois tenté de se lever pour tourner les pages sur les pupitres. Convivialité enfin, car la rencontre avec des artistes partageant le même génome- celui du talent et de l'excellence- est source d'enrichissements mutuels. Le public ne s'y trompe pas, qui pour célébrer cette année les dix ans du festival, répondra présent, évidemment! L'édition 2014 s'articule autour de quatre «histoires», regroupant différents répertoires musicaux: «histoires d'amour» revisitant les «classiques» du festival, «histoires de créateurs», navigation «aux instruments» à travers la création musicale du XXème siècle, «histoires viennoises» pour déguster une Sachertorte en musique accompagnée de sa chocolatière en argent, enfin des «histoires de bêtes» pour un bestiaire digne de Noé. Des interprètes, fidèles au festival, reviendront en terre ligérienne, accompagnés par de nouveaux archers, pardon, archets, et quelques noms connus... Alain Koenig

Festival BWd12
Saint-Victor-sur-Loire
Du 28 au 31 août

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L'Esprit du « Supérieur »

MUSIQUES | Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la (...)

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

L'Esprit du « Supérieur »

Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la plupart, issus du «Sup» - Conservatoire National Supérieur – ou d'autres conservatoires français et étrangers. Frédérique Bizet, professeure de clarinette, codirectrice de l'association K.440, librettiste d'opéras pour enfants et directrice artistique du festival, dévoile en interview sa stratégie: «Coups de cœur artistiques, découvertes stylistiques et arrangements réalisés par Yves Marie, constituent le terreau de notre programme. Une fois le point final apposé, il ne nous reste plus qu'à confier notre projet aux bénévoles qui se chargent d'en faire la promotion». Quant à la question posée par Francis Wolff, professeur à l'École Normale Supérieure de Paris, - «Pourquoi la musique procure-t-elle du plaisir ?» - les programmateurs répondent par quatre soirées thématiques, contribuant à démocratiser la musique de chambre: «Un soir à l'opéra», «La musique et ses secrets», «L'écriture musicale au féminin» et enfin, «Le temps suspend son vol». Alain Koenig

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