Insomniaque mai 2015

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

Photo : Darkstar : Harley Weir; Kill Emil : DR


06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +...
À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps d'autoroute. Outre le subjuguant et étincelant maestro à casquette Sufjan Stevens, la Motor City est le berceau d'un des nouveaux rois du hip hop indé made in U.S.A. : Curtis Cross. Sous le nom de Black Milk, ce jeune trentenaire a imposé sa marque de fabrique en se posant aussi bien en producteur de génie qu'en spécialiste de la scène. Rappelant le défunt J Dilla dans son approche soul et jazzy, le rappeur touche-à-tout est prolifique. La preuve avec ses cinq albums studios sortis depuis 2005. Après la sortie fin 2014 de son dernier opus If There's A Hell Below (une référence clairement affichée au titre de Curtis Mayfield If There's A Hell Below We're All Going To Go sorti en 1970), il s'engage dans une tournée qui l'amène ce mois-ci en Europe et en France pour seulement deux dates avec le live band Nat Turner. Et chanceux que nous sommes, c'est à Saint-Étienne, pour Musitecture, qu'il viendra poser son flow et mettre tout le monde d'accord pour une soirée qui s'annonce épique avec également au programme la révélation suédoise Gnucci qui partagera le plateau. Au festival Musitecture, École Nationale Supérieure d'Architecture le 06/05.

07.05.15 Darkstar + Poldoore + Clément Bazin + Peev +...
Darkstar propose une vision très poussée de la musique underground à l'Anglaise. Entre Grime et post-dubstep, le trio formé par James Young, Aiden Whalley et le vocaliste James Buttery affiche une forme à toute épreuve. Actif depuis 2006, tout d'abord sur le label Hyperdub où se cotoient Burial ou Kode9, le groupe est repéré par la prestigieuse écurie Warp. Sous cette étiquette, les membres de Darkstar sortent News from Nowhere, album unaniment salué par la critique, trois ans après le déjà magnifique North. Envolées vaporeuses, beats saccadés et basses vrombissantes sont le lots des dix titres enregistrés à Leeds aux moyens de synthés analogiques vintage et d'enregistreur cassette détournés. Dernière pépite en date, leur mixtape Kirkless Arcadia, concentré de 27 minutes musicales de haut vol avec des titres de LFO mais surtout leurs propres productions. Au festival Musitecture, École Nationale Supérieure d'Architecture le 07/05.

07.05.15 Ben Vedren + Mojo b2b Caro + Monoï + Hatelate
Dans la belle effervescence que connaît la scène électronique parisienne, Ben Vedren fait partie des coqueluches. Booké un peu de partout, cet ingénieur du son live et studio de formation met tout le monde d'accord avec ses productions remarquées. Notamment sa dernière sortie, une bombe entre house et techno de trois titres, D3 sortie fin 2014 sur le label Concrete (écurie de François X dont dont nous vous avons déjà parlé dans ces pages) ou encore le très entraînant et dynamique I never Know Love en collaboration avec un incontournable de la scène house américaine, Chez Damier. Cette diversité de production prouve le côté polymorphe de Ben Vedren, jeune, certes, mais déjà bien implanté. Au F2 le 07/05.

30.05.15 Gourmandises Party #5 avec Kill Emil + Evil Jesus + Marek Vuiton +...
Le sirtaki, trop peu pour lui ! Pourtant Kill Emil vient directement de Grèce. Avec lui, on se délecte plutôt d'un downtempo agréablement cadencé et calibré pour le dancefloor. C'est bien là sa force. Faire danser sur le downtempo. Dans une veine chillée, ce natif du Brésil distille les sons aériens comme sur Light & Shadows, album sorti en 2014, résultat d'un travail acharné sur les beats, les samples et les atmosphères. On se situe à mille lieux de la musique d'ascenseur, qu'on se le dise. Sur scène, l'Athénien envoie les basses, fait vrombir les enceintes et pose le son qu'il faut au bon moment pour faire bouger les têtes. Style, classe et éloquence sont les maîtres mots des dj sets ou lives qu'il concoctent. Venant à point nommé en guest de la cinquième Gourmandises Party (joyeuses fêtes prônant le vinyle pour seule arme au milieu d'un ring de boxe), Kill Emil risque bien de tuer le match à grands coups de pépites sonores soigneusement sélectionnées. Au Fil le 30/05.


Gourmandises Party

Battle Dj's 100% vinyles
Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Darkstar + Poldoore + Woodwire + Clément Bazin + Peev

Electro
Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Saint-Étienne 1 rue Buisson Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Ben Vedren + Mojo b2b Caro + Monoï + Hatelate

House
Le F2 2, rue de la Ville Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Sacre du Tympan

Expérience | En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX (...)

Niko Rodamel | Jeudi 24 juin 2021

Le Sacre du Tympan

En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX propose une étonnante expérience sonore à vivre sans tarder. Constellé de 50 enceintes et de capteurs de présence, l’espace Studio reste a priori muet dans l’attente du visiteur (ou de la moindre petite mouche) qui réveille ainsi la machine-logiciel Game Player, laquelle se met aussitôt à jouer avec l’intrus, le hasard et bien sûr sa bibliothèque sonore. Installé dans une ancienne friche industrielle du XIXème siècle jadis occupée par la brasserie Mosser, le GRAN LUX est un espace à géométrie variable géré depuis 2004 par l’association Coxa Plana. SAND HOUSE / Le Son des Choses, du 25 juin au 4 juillet au GRAN LUX, site Mosser, 11 bis rue de l’Égalerie à Saint-Étienne

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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"The Vigil" : Veillée fatale

ECRANS | De Keith Thomas (É.-U., int.-12 ans, 1h30) avec Dave Davis, Menashe Lustig, Malky Goldman…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Yakov, qui a rompu avec sa communauté juive orthodoxe, vit dans la précarité. Pour payer son loyer, il accepte contre rétribution d’effectuer la veillée funèbre de M. Litvak un coreligionnaire. Sans savoir que le défunt est possédé par un démon en quête d’un nouveau corps hôte… Distributeur du film outre-Atlantique, Blumhouse Productions poursuit son intéressant cheminement dans le cinéma de genre, investissant sans crainte des créneaux en déshérence ou ignorés. The Vigil constitue une incursion dans le registre cultuel autant qu’une percée : à de notables exceptions telles que Le Golem ou Pi, la religion juive n’est habituellement pas convoquée pour les films fantastique ou d’épouvante — on lui préfère le catholicisme et ses possessions/exorcismes, pour le coup cinématographiquement très ritualisés. Pour son premier long métrage, Keith Thomas réussit deux choses assez ardues. D’abord, créer une terreur a minima, froide, par la suggestion. Ensuite, asseoir son intrigue horrifique sur un substra

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Au milieu gazouille la Gazeille

Festival du Monastier | Le festival du Monastier-sur-Gazeille rempile pour la 31e année avec une programmation toujours aussi cuivrée, proposant concerts et stages dans différents horizons musicaux.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Au milieu gazouille la Gazeille

Avec environ mille-huit-cent habitants, le paisible village du Monastier-sur-Gazeille fait partie de ces nombreuses bourgades qui, une fois l'été venu, voit sa population exploser le temps de son festival annuel. Ici, la plupart des festivités ont lieu dans la cour du château abbatial, sauf, bien entendu, les concerts de musique ancienne baroque ou contemporaine qui sont donnés dans les deux églises de la commune. L'an passé, le festival le plus cuivré de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes soufflait fièrement sa 30e bougie. Nulle question de s'endormir sur de si beaux lauriers, la cuvée 2019 s'annonce une fois encore des plus éclectiques. Rappelons que le festival du Monastier n’est pas seulement un moment de diffusion musicale mais qu'il s'efforce d'être également un lieu de pédagogie active, proposant cette année des stages de jazz afro-américain, de fanfare tsigane, de musique ancienne et même de fanfare romantique. Métissages Parmi la foisonnante palette de groupes annoncée, nous en avons repéré trois qui illustrent bien la variété et la qualité de la programmation du festoche... Technobrass est une vraie fanfare techno, composée de sept musicos from

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Plateau d'argent

Festival Oh! Plateau | On l'avoue, on aime cette mode des micro-festivals. Des événements, souvent courts, et surtout à taille humaine, loin des mastodontes qui n'ont finalement (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juillet 2019

Plateau d'argent

On l'avoue, on aime cette mode des micro-festivals. Des événements, souvent courts, et surtout à taille humaine, loin des mastodontes qui n'ont finalement plus vraiment de saveurs et où la succession de noms clinquants ne laisse qu'un goût d'inachevé, tellement il est difficile de profiter pleinement du concert en lui-même. Le festival Oh ! Plateau qui se déroule sur le plateau Vivarais-Lignon (entre l’Ardèche et la Haute-Loire) mi-juillet, fait partie de la première catégorie. Décrit comme « un interlude, une courte parenthèse faite de musique et de silence dans un cadre exceptionnel », ce rassemblement peut s'enorgueillir de proposer une programmation pointue que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. Mêlant le renouveau r'n'B d'Enchantée Julia avec le garage rock des Parisiens de Brace ! Brace ! ou encore le très poétique Fred Nevché à l'électro-pop sensible du Marseillais Martin Mey. Si vous voulez découvrir du neuf, dans un lieu inédit, à proximité d'un lac, à la fraîche, c'est à Oh ! Plateau qu'il faudra vous rendre cet été. Festival Oh ! Plateau, du 19 au 21 juillet au Le Lac de Devesset (Ferme du Pioulhouse)

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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Heureux élus

SCENES | Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 18 juin 2019

Heureux élus

Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la compagnie Dyptik, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, ont été sélectionnés, ce lundi 17 juin 2019, dans la catégorie "Nouveau talent, chorégraphie". Une jolie récompense pour les deux artistes stéphanois qui se sont rencontrés et ont appris la danse dans le même quartier.

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Max Season dans l'Oeil du Petit Bulletin #19

Hip hop | L'Oeil du Petit Bulletin s'est intéressé au producteur et compositeur stéphanois Max Season. Il nous parle de son parcours et de sa structure, bien décidé à (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 mai 2019

Max Season dans l'Oeil du Petit Bulletin #19

L'Oeil du Petit Bulletin s'est intéressé au producteur et compositeur stéphanois Max Season. Il nous parle de son parcours et de sa structure, bien décidé à aider d'autres artistes de la région.

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À la rescousse

Techno | Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

À la rescousse

Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager les danseurs et auditeurs. Ses sets sont teintés d'une froideur qui peut parfois sembler très dure mais il n'en est rien. Ce puriste apprécie de mêler les styles, confondre les ambiances pour projeter ses sets dans de multiples directions. Très discret - par volonté d'ailleurs - Electric Rescue est un actif sur la scène électronique française depuis plus de 20 ans. Reconnu pour quelques faits d'armes marquants, telle sa résidence Skryptöm au Rex Club à Paris, la direction du label éponyme ou encore pour plusieurs maxis chez Cocoon, Traum ou Trax, Antoine Husson perpétue son savoir-faire techno, comme le prouve sa dernière sortie, First Obverse EP chez Obverse Records. Electric Rescue + Basic + Poto Feu Events, samedi 10 mai au Clapier dès 22h

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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Émergence de nouveaux talents

Festival danse hip hop | Reconnu aujourd'hui au niveau national, le festival Trax dédié à la danse hip-hop revient pour une 6e édition particulièrement riche et variée dont l'unité se fait autour du thème de l'émergence.

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Émergence de nouveaux talents

Fidèle à sa volonté de fédérer le plus grand nombre autour de la danse, le festival Trax, très attendu par le public, travaille sans cesse à des sujets forts de société. Cette année encore, il donne l'occasion de découvrir la jeune création, de mettre en lumière des chorégraphes prometteurs et engagés, dans des lieux avec lesquels il entretient des liens privilégiés comme la Maison de l'Université (le 28 mai), le centre culturel de La Ricamarie (le 24 mai), le Fil (1er juin). Donner la parole aux sans voix, la liberté à tous ceux que des entraves aliènent, est présent dans le festival Trax, à travers le pouvoir émancipateur du hip-hop. Nido-le nid- est une création franco-colombienne de la compagnie Hylel où la danse et les mots, français et espagnols, racontent des moments de vie dans un quartier populaire. Après avoir lu l'Enfer de Dante, Santiago, de la compagnie Phorm, nous invite, à la suite d'une relecture contemporaine de la divine Comédie, à traverser un enfer constitué d'un monde composé d'écrans et de flux d'informations, un lieu de non droit, terrain de jeu du voyeurisme, de l'exhibitionnisme et de l'isolement qui, sous des apparences libératrices, peut const

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#BreizhEquateur

Rap | Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

#BreizhEquateur

Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le Stylo, politiquement engagé et avec un joli petit succès, Théo & Ronan ont connu un début d'année 2019 agité avec une victoire sur Muzik'Casting, des titres qui continuent de faire florès sur le web et la sortie imminente d'un EP qui pourrait finalement bien devenir un véritable album. Affaire à suivre. Gat & Rim, dimanche 24 mars à 17h au Pax

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Techno explosive

Electro | S'il y a un blase qui résonne au-dessus des autres sur la scène techno ces derniers temps, c'est bien celui d'AZF. Audrey Carcassonne, de son vrai (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Techno explosive

S'il y a un blase qui résonne au-dessus des autres sur la scène techno ces derniers temps, c'est bien celui d'AZF. Audrey Carcassonne, de son vrai nom, incarne mieux que quiconque une techno tout aussi épileptique que technique et efficace. Véritables ouragans sonores, ses sets emportent tout sur leurs passages, dans la lignée de ce que peuvent proposer Manu le Malin aka The Driver ou Jennifer Cardini. AZF suit également depuis plusieurs années l'évolution du crew Positive Education, en ayant participé à de nombreux événements montés par cette équipe d'activistes stéphanois. On peut dire que ces derniers ont eu le nez creux (un peu comme à chaque fois dirions-nous, à la vue de la qualité des line-up qu'ils construisent à chacune de leurs soirées...). Bref, AZF se pose en tête d'affiche incontournable de la soirée des sept ans de Positive au Fil en ce mois de février. Ce rendez-vous réservant également d'autres jolis noms avec notamment l'Anglais DjRum et sa musique breakée à l'envie, qui a déposé un des meilleurs albums électro 2018 avec Portrait With Firewood où UK Bass se mêle avec délectation à l'ambient et au dubstep. Dj AZF + DjRum + Thé

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Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

TREMPLIN | Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 17 décembre 2018

Inouïs du Printemps de Bourges : et les auditionnés sont...

Les affaires reprennent pour les Inouïs du Printemps de Bourges, chargés de repérer les talents de demain qui iront s'illustrer au festival du même nom. Ou plutôt elles ont déjà repris puisque nous est dévoilée la sélection rhônalpine dûment qualifiée pour les auditions régionales qui se tiendront le 26 janvier prochain à la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand), le 31 janvier à Bizarre (Vénissieux) et le 1er février à la Tannerie (Bourg-en-Bresse). Parmi eux, quelques noms pas tout à fait inconnus des suiveurs de la scène régiono-locale en les personnes de Martin Luminet (chanson),

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Festival Electro | Le Festival 1001 Bass va ouvrir les festivités de sa 7e édition dès le 18 octobre pour trois jours sous le signes des musiques électroniques au sens large : de la techno au hip-hop en passant par la psytrance. Un panel d'artistes pointus et une programmation exigeante mais ouverte à tous. Rencontre avec Simon Oudin, organisateur et initiateur de cet événement stéphanois incontournable.

Nicolas Bros | Lundi 15 octobre 2018

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Pourriez-vous nous rappeler la ligne directrice artistique du 1001 Bass Music Festival ? Nous proposons cette année sur trois jours cinq scènes pour cinq thématiques représentées, à l'image de notre envie de défricher mais également de décloisonner les nombreux courants artistiques que représentent les musiques electroniques en 2018. Il y aura une soirée electro & hip hop le jeudi, une soirée techno le vendredi & une soirée psytrance & hard music le samedi. C'est pour nous l'occasion de mettre en lumière les nouveaux talents, des artistes confirmés, des figures incontournable de la musique electronique mais aussi nos coups de coeur ainsi que les artistes avec lesquels nous travaillons régulièrement. Cette année, vous mettez à l'honneur le rap avec notamment cette soirée où Alkpote & Hippocampe Fou se présenteront devant le public stéphanois. Pourquoi avoir fait ce choix artistique ? Nous avons toujours proposé lors des éditions précédentes des artistes électro & hip hop à l'occasion du festival. Je pense à Dub Fx, Chinese Man, Dooz Kawa ou encore Scratch Bandits Crew. Le hip hop est un style à part en

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"The House that Jack built" : Numérotez vos bâtis !

Saignant | Lars von Trier s'insinue dans la tête d’un serial killer aux ambitions (ou prétentions ?) esthétiques démesurées pour en retirer une symphonie en cinq mouvements criminels. Une variation sur la mégalomanie et le perfectionnisme artistiques forcément uno brin provoc’ mais adroitement exécutée.

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Jack aurait tellement voulu être architecte… Un destin contraire l’a fait ingénieur et affligé de TOC lui empoisonnant la vie, surtout lorsqu’il vient de commettre un meurtre. Car si, l’on y réfléchit bien, le principal tracas de Jack, c’est de devoir obéir à ses pulsions de serial killer… Peu importe si son esthétique ou ses dogmes évoluent au fil de sa prolifique filmographie — et lui confère au passage l’apparence d’un splendide magma —, Lars von Trier parvient à assurer à celle-ci une indiscutable cohérence par son goût maladif du défi stylistique et de la provocation morale, que celle-ci transparaisse dans la diégèse ou dans le discours d’accompagnement. Construire, dit-il Épouser comme ici le point de vue d’un détraqué jouissant dans l’esthétisation de la mise à mort de ses victimes participe évidemment de cette démarche : la mécanique humaine et celle, perverse, du suspe

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Lucy in the sky

MUSIQUES | Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Lucy in the sky

Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets intenses et hypnotiques (jetez donc une oreille aux Boiler Room dans lesquelles il se produit), il prendra part au "line-up" du 1001 Bass Music Festival qui accueillera également sur trois soirées Acid Division, Bambounou ou encore le rappeur du 91, Alkapote alias "l'Empereur de la Crasserie". Une sélection éclectique et exigeante pour ce festival qui fête sa septième édition. Lucy, vendredi 19 octobre au Fil à Saint-Étienne pour le 1001 Bass Music Festival

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Empreinte Carbone

Art contemporain | Né d'une volonté commune d'artistes et de structures d'art de la ville, CARBONE 18 place la création contemporaine au cœur de Saint-Étienne, du 27 avril au 6 mai, avec un généreux maillage d’expositions dans une vingtaine de lieux. Dix jours de manifestation qui s’annoncent intenses, avec la fraîcheur d’une première édition.

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Empreinte Carbone

Née dans le giron de la faculté d'arts plastiques de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne, l’association Céphalopode s’était fixée pour but d’offrir aux étudiants un lieu d'exposition de qualité professionnelle, afin de mettre en valeur et de partager leurs travaux dans de meilleures conditions que les habituelles friches industrielles et autres locaux plus ou moins roots. Depuis l’hiver 2012, la galerie Les Limbes (située au 7 de la rue Henri Barbusse) propose régulièrement des expositions qui visent à promouvoir et à diffuser des œuvres actuelles ou contemporaines. L’équipe ne manque pas d’idées, d’envies ou d’ambition. La galerie est rapidement devenue un lieu d’échange, un véritable laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire accueillant expositions individuelles et collectives, résidences ponctuelles et workshops. Portée par cette dynamique, l'association déploie ses ailes et Les Limbes - Céphalopode met les petits plats dans les grands en proposant CARBONE 18, un événement d'art contemporain qui tissera sa toile en vingt différents points de la ville. Pluralité et exigence artistique Autour de Linda Roux, L

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Toujours plus positifs

Electro | Si Saint-Étienne peut s'enorgueillir d'une chose ces dernières années, c'est d'être devenu épisodiquement l'épicentre français de ce qu'il se fait sûrement de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 mars 2018

Toujours plus positifs

Si Saint-Étienne peut s'enorgueillir d'une chose ces dernières années, c'est d'être devenu épisodiquement l'épicentre français de ce qu'il se fait sûrement de mieux en matière de RDV consacrés aux musiques électroniques. Cette édification nouvelle du statut de bastion des musiques électro depuis la techno à l'électro-disco en passant par la trap ou la bass music, on la doit en grande partie à la team de Positive Education qui se démène pour mettre sur pied des soirées atypiques, aux programmations pointues et enviées dans tout l'Hexagone. Après une deuxième édition de son festival éponyme en novembre dernier dans l'ancienne manufacture d'armes (dont le réalisateur Sylvain Raby a témoigné via un reportage inédit), l'association fête ses 6 années d'existence ce week-end avec une belle fête du côté de l'ancienne gare du Clapier. Au programme, la diffusion du reportage cité juste avant mais aussi - bien sûr - deux belles soirées musicales. Dans les deux line-up présentés, il y a la présence de l'habitué Zaltan d'Antinote, de Marcorosso ou encore Constance Chlore aux côtés des Djs de l'asso comme Les Fils de Jacob ou Schemer. Bref, deux soirées où les pieds vont valser, les yeux s'é

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20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Interview électro/hip-hop | Après Hocus Pocus et C2C, le Dj et beatmaker nantais 20Syl s'est lancé dans un nouveau projet electro/hip-hop au nom très spirituel : AllttA. Aux côtés de Mr J. Medeiros (du groupe The Procutions), ils ont dévoilé The Upper Hand, un opus de belle facture qui secoue les têtes et fait vibrer les mollets. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Est-ce que vous pouvez nous expliquer la rencontre avec Mr J. Medeiros ? C'était en 2004 ou 2005, lorsqu'on était en studio avec Hocus Pocus en train d’enregistrer l’album 73 Touches. On a vu The Procussions, le groupe de Jason en concert et nous avons eu un vrai coup de cœur. Nous les avons invités le temps d’une journée "off" sur leur tournée à nous rejoindre en studio et dans notre émission de radio. La connexion s’est faite comme ça et depuis nous sommes restés en contact jusqu'à monter AllttA ensemble. Est-ce plutôt vous ou lui qui êtes à l’initiative du projet AllttA ? C'est "J" qui m’a proposé ce nom AllttA et ça a été le déclic visuel pour moi. J’ai réussi à me projeter, à imaginer les choses qu’on allait pouvoir décliner à partir de là. J’ai besoin de ce côté visuel pour me lancer dans un projet musical. À partir de là, nous avons commencé à réunir toute la matière que nous avions déjà échangée dans le but de sortir un EP ou un album. Lorsque l'on écoute votre album The Upper Hand, on sent un côté sonore très organique et hip-hop malgré le fait qu'il y ait beaucoup d’électro. C

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Le tsunami sonore de Tha Trickaz

Electro | Prenez un soupçon de hip-hop tonitruant, de l'electro bien lourde, une pointe de "turntablism" exigeant et des influences venues du pays du Soleil (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 mai 2017

Le tsunami sonore de Tha Trickaz

Prenez un soupçon de hip-hop tonitruant, de l'electro bien lourde, une pointe de "turntablism" exigeant et des influences venues du pays du Soleil Levant. Mélangez le tout et vous obtiendrez la musique de Tha Trickaz. Ce duo composé de Dj iRaize et de Pho a pris la très bonne habitude de produire des sons ravageurs de dancefloors sur leur passage. Affublés de leurs masques de chats, ils écument les salles du monde entier et le résultat est à peu près identique partout : le tsunami sonore du groupe engloutit tout sur son passage. Autre particularité du groupe : son choix de délivrer gratuitement via Internet, l'ensemble des titres qu'ils produisent pour leur label Otodayo. Une initiative remarquée et qui demeure assez originale. 1001 Bass & Le Fil présente : Tha Trickaz + 8er$ + Flatmate + Dubmentalist, samedi 13 mai 21h/3h, au Fil à Saint-Étienne Gagnez vos places pour la soirée en cliquant ici

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Détroit, ville résiliente

Focus ville invité d'honneur BIennale 2017 | La "Motor City", Détroit, est l'invitée d'honneur de la 10ème Biennale. Un choix logique puisque cette ville, désormais inscrite dans le réseau UNESCO des villes créatives design, se réinvente après les crises successives et est le berceau d'une créativité sans limite.

Nicolas Bros | Jeudi 9 mars 2017

Détroit, ville résiliente

Détroit, ville résiliente et perservérante. Ville dynamique, s'incrivant dans une nouvelle ère post-industrielle et questionnant sans cesse le futur. Après avoir subi plusieurs vagues de crises économiques depuis les années 60 jusqu'à la faillite en 2013, la principale ville du Michigan a choisi de s'orienter vers l'entrepreneuriat et la créativité pour relever la tête. Résultat, une ville en mutation et des acteurs locaux qui avancent avec fierté et avant-gardisme. Et une cité qui s'inscrit parfaitement dans la thématique générale de la Biennale 2017. « Nous cherchions une ville qui représente vraiment les mutations du travail dans le réseau des villes créatives UNESCO, développe Olivier Peyricot, directeur scientifique de la Biennale Design 2017. L'arrivée de Détroit en décembre 2015 dans le réseau a été tout à fait symbolique. Il nous a semblé intéressant de nous rapprocher des acteurs locaux et de proposer à Détroit d'être la ville invitée d'honneur. » Entre design et musique Si Détroit est aujourd'hui inscrite dans le réseau des villes créatives UNESCO, elle le doit principalement à l'activisme de bon nombre de ses acteurs locaux. S'a

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Entre onirisme et puissance

1001 Bass Music Festival | Les musiques électroniques possèdent cet extraordinaire pouvoir de transporter les émotions et de transcender les générations. La force du 1001 Bass Music (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Entre onirisme et puissance

Les musiques électroniques possèdent cet extraordinaire pouvoir de transporter les émotions et de transcender les générations. La force du 1001 Bass Music Festival de Saint-Étienne est de proposer un large panel de cet énorme courant musical. Parmi les artistes attendus cette année, on marquera d'une croix The Clamps, artiste qui aligne les pépites drum'n'bass et les "bangers", dans la veine de The Outside Agency ou Concord Dawn, démontrant que la DnB et le crossbreed à la française n'a (vraiment) pas à rougir. On notera aussi dans la programmation pléthorique du festival, la présence des Scratch Bandits Crew, groupe qui s'extirpe de la scène électro hip-hop turntablism avec classe, ou encore les "madeleines de Proust" Billy Ze Kick et The Supermen Lovers. Une affiche aussi longue qu'une file d'attente devant la Joconde, avec ses valeurs sûres et ses découvertes. Il y en aura pour tout le monde. 1001 Bass Music Festival #5 avec The Clamps, The Supermen Lovers, Billy Ze Kick, Filastine, Joachim Pastor, ..., du 27 au 29 octobre, au Clapier et au Fil.

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Vous êtes bien urbains

GUIDE URBAIN | Avec en tête de proue musicale le quatuor Cotton Claw, le troisième festival Sainté Street promet un joli mélange entre cultures urbaines et sports, avec un accent mis notamment sur les handisports. Une occasion de se plonger dans cet univers où la ville devient un grand terrain de jeux.

Nicolas Bros | Mercredi 14 septembre 2016

Vous êtes bien urbains

Si le nom de Jérôme Elbrycht ne vous dit rien, c'est sûrement parce que les sports dits "extrêmes" ne sont pas votre tasse de thé. Pourtant cet athlète stéphanois est un spécialiste réputé du monoski cross, surtout depuis qu'il a remporté une médaille d'or dans cette catégorie aux X Games d'Aspen, dans le Colorado (USA), en janvier 2016. Il revient ce week-end dans ses terres foréziennes en tant que parrain du troisième festival Sainté Street, dédié aux sports, au gaming mais aussi aux cultures urbaines (musique, danse), et avec un fort accent mis sur le handisport. Vous aurez droit à des démos de BMX, de WCMX, de skate, des battle de danse, ... mais aussi et surtout à des dj sets et à une soirée au Fil avec les méchants live électro de Cimer et du quatuor Cotton Claw, qui vient notamment de sortir un nouvel EP aérien : Elusive. Deux formations qui prennent à bras le corps la musique club pour lui donner classe et textures. Cotton Claw + Cimer, samedi 17 septembre à 21h au Fil, dans le cadre du Sainté Street Festiv

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Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

MUSIQUES | Du haut de ses trente ans, Antoine buffard est une personnalité déjà influente dans les musiques électroniques en France. boss du magazine Trax le jour, il se mue en Calcium la nuit, passant derrière les platines. Également co-fondateur du label [Re]sources, il apporte au paysage électronique hexagonal une ouverture sur des styles moins en vue, tels que le grime ou la ghetto house. Rencontre avec un passionné. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 13 avril 2016

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

Comment êtes-vous tombé dans les musiques électroniques ? J'ai commencé à mixer il y a maintenant douze ou treize ans. Je me suis tout de suite dirigé vers un mélange entre de la ghetto house américaine, des sons plutôt anglais tels que dub, drum'n'bass ou dubstep à son époque deep, pas à celle de Skrillex, ainsi que du grime et du 2step. Mais au-delà de tout ça, j'ai toujours eu l'envie que Calcium reste un projet "club". Le dj est avant tout là pour faire danser les gens. Le but étant de faire un vrai mélange de tout ce que l'on aime. Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. Tout le jeu est d'arriver à naviguer entre tout cela. « Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. » Vous êtes multi-casquette, puisque vous êtes aussi dirigeant du magazine Trax, co-fondateur du label [Re]Sources et disquaire... Concernant Trax, le projet est passionnant. Je suis rentré en tant que stag

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Terril en la demeure

ARTS | L’artiste berlinois Clemens Behr investit les trois cents mètres carrés d’une friche industrielle stéphanoise, créant in situ une œuvre protéiforme et étonnante. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Terril en la demeure

Gérée par l’artiste-jardinier Emmanuel Louisgrand, Greenhouse est l’une des trois associations installées au cœur de la friche Mosser, dans le quartier Bellevue à Saint-Étienne. Y sont promus l'art contemporain, le design ou encore l'architecture, à travers des expositions régulières. Invité par l’association, Clemens Behr a créé une structure complexe en suivant une ligne directrice qui lui est propre depuis dix ans : Behr récupère et amasse pour assembler, plier, déchirer, visser, coller, construire et déconstruire une installation singulière qui s’inscrit pleinement dans l’esprit du lieu. Les perspectives se font cubistes dans un univers graphique demeurant pour autant très contemporain. A son arrivée à Saint- Étienne, Clemens Behr a fait acheter de la peinture et du bois, mais il a également prélevé des matériaux à l’étage supérieur du local, où sont stockés toutes sortes d’objets rescapés des précédentes expositions. Kaléidoscopique Des tasseaux servent d’ossature pour l’assemblage de larges plaques blanches. Des tubes néons blancs ou orangés balisent une possible déambulation au cœur de l’œuvre. Des tôles translucides ou métalliques a

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Le hip-hop à trois temps

SCENES | Avis à la population ! Que vous soyez accro au hip-hop, fana de danse contemporaine ou que vous ayez simplement soif de découverte, la compagnie Sans (...)

Niko Rodamel | Mardi 22 mars 2016

Le hip-hop à trois temps

Avis à la population ! Que vous soyez accro au hip-hop, fana de danse contemporaine ou que vous ayez simplement soif de découverte, la compagnie Sans Lettres vous a concocté une soirée partagée assez exceptionnelle au cours de laquelle seront donnés trois spectacles de danse (pour le prix d’un) et ce, deux soirs de suite ! L’occasion de découvrir trois programmes plutôt complémentaires qui font le preuve qu’en matière de danse, Saint-Etienne est assurément un vivier créatif, notamment du côté des formes actuelles du genre. Le dernier qui s’en souvienne avait été créé lors de la seconde édition du festival Trax en juin 2015 (voir l’article http://www.petit-bulletin.fr/saint-etienne/theatre-danse-article-51307-Peril+en+la+memoire.html) : un solo pour danseuse (Fanny Sage), imaginé par le musicien Patrick De Oliveira et l’éclairagiste-vidéaste Richard Gratas, une chorégraphie avec dispositif vidéo qui évoque le souvenir d’une femme s’effaçant inéluctablement dans la mémoire d’un homme, entre nostalgie et lâcher-prise… Cette(7)voi

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La vie, une farandole

SCENES | La chorégraphe lyonnaise Maguy Marin tisse avec Bit une fragile farandole sur le fumier de l'histoire parmi l'enfer d'un univers sonore technoïde. Une ronde de nuit, aussi brève et poignante que la vie d'un groupe et celle d'un être humain. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 janvier 2016

La vie, une farandole

Sur une scène plongée dans la pénombre, il pleut des drones assourdissants, des bourdons martèlent leurs masses électroniques en fusion sur le tambour de nos tympans. Un véritable enfer techno au beau milieu duquel, incongrus et atemporels (les filles en jupe longue, les garçons coiffés d'un chapeau), six danseurs entament une farandole autour de (ou sur) six plans inclinés. Un pas sur le côté, deux pas en avant, main dans la main, les danseurs filent ensemble leur petite joie de vivre collective alors qu'autour d'eux les rasoirs d'acier de la musique découpent l’espace et le temps en lamelles identiques. Il y a « bit » et « bit » semble vouloir montrer Maguy Marin, rythme et rythme. Ce rythme si important pour la chorégraphe qui n'est pas le tempo ou la cadence répétitive du mouvement, mais le cœur rythmique de chaque individu comme de chaque collectif. Le philosophe lyonnais Henri Maldiney écrivait à propos de la peinture abstraite (mais l'on peut transposer à la danse de Maguy Marin) : « Choisir quelques foyers actifs du réel, qu'ils se situent sur la courbe d'une épaule ou sur la courbe d'une colline et retrouver leur communication profonde, non dans le tracé déjà vu, dé

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Insomniaque décembre 2015

MUSIQUES | 12.12.15 Thylacine + Eggo [+ Woodwire + FKJ + Sin Tiempo] Une soirée haute en couleurs avec plusieurs noms qui font partie des plus prometteurs de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 décembre 2015

Insomniaque décembre 2015

12.12.15 Thylacine + Eggo [+ Woodwire + FKJ + Sin Tiempo] Une soirée haute en couleurs avec plusieurs noms qui font partie des plus prometteurs de la scène électro française. À commencer par l'incontournable Thylacine. L'Angevin s'est taillé une belle part dans le PMF (Paysage Musical Français et non pas Pierre-Mendès France) au même titre que ses potes Fakear et autre Superpoze. Avec un étonnant premier album Transsiberian enregistré à bord et pendant des étapes du Transsibérien, le loup marsupial du Maine-et-Loire propose une odyssée musicale dans le froid. Un beau voyage qui sera à découvrir sur scène. Autre joli nom de cette soirée en la personne d'Eggo. Ce jeune producteur de 23 ans originaire du Sud-Est propose un menu électronique tout en douceur et en délicatesse. Comme en témoigne son dernier EP Visions avec notamment le délicieux morceau Encore qui porte si bien son nom, il arrive à fusionner, à l'instar d'un certain Apparat, mélodies sensibles et rythmes entraînants. Un certaine vision de l'électro pour un nom qui est à suivre de près. Au Fil, le 12/12. 18.12.

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Helena Hauff : « Je fais de la musique pour le corps, pas de la musique de bureau »

MUSIQUES | Sombre, hypnotique et terriblement addictive, la musique de la jeune Allemande Helena Hauff fait la part belle aux machines tout en conservant une chaleur humaine. Ses productions et ses dj set sont autant de gageures d'une techno exigeante mais dansante et accessible. À l'occasion de son passage au premier Positive Education festival, rencontre avec cette artiste pas aussi prolixe en mots qu'en musique. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 29 septembre 2015

Helena Hauff : « Je fais de la musique pour le corps, pas de la musique de bureau »

Pourriez-vous nous expliquer comment vous êtes entrée dans les musiques électroniques et le deejaying ? Helena Hauff : Il est difficile de répondre à cette question. Ce que je peux dire c'est que l'on fait des choses, on rencontre alors des personnes et les choses s'enchaînent. J'étais fascinée par l'art du deejaying et j'ai voulu le faire par moi-même. Du coup, j'ai acheté mes premières platines et j'ai commencé à jouer mes disques dans des bars et des clubs de Hambourg et de sa région. Sur votre album Discreet Desires, votre production se tient en retrait des tendances actuelles des musiques électroniques où la deep house a fait un retour en forme et la noisy techno a explosée. Est-ce un réel choix de production d'aller à contre-courant ? Je ne crois pas aux modes et aux choses comme ça. Je crée ce que je sens. Mais bien sûr, je reste influencée par ce qui m'entoure. On ne peut bien entendu pas se battre contre cela. Le pouvoir de votre musique se situe dans le mélange entre un atmosphère sombre et froid créé par les sons de machines et une ch

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Blackalicious, hip-hop à la lettre

MUSIQUES | La politesse commande que l'on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Thimothy Parker, The Gift of Gab de son nom de scène, doit (...)

Benjamin Mialot | Mardi 29 septembre 2015

Blackalicious, hip-hop à la lettre

La politesse commande que l'on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Thimothy Parker, The Gift of Gab de son nom de scène, doit faire accomplir à la sienne au moins deux fois plus de rotations. Pas tellement pour réfléchir à la pertinence et à la tenue mélodique de ses rimes – encore qu'elles sont en ces matières des plus exemplaires. Plutôt pour l'échauffer, comme un minigun effectue quelques tours à vide avant de défourailler à 4000 cartouches par minute. Question cadence de tir, ce natif de Sacramento compte en effet parmi les plus rapides gâchettes vocales de la West Coast, et ses exploits sont de ceux dont on fait des chansons pour (grands) enfants. En l'occurrence Alphabet Aerobics, comptine lexicale à rapidité croissante qu'on enseigne jusque dans les pensionnats pour jeunes sorciers – Daniel Radcliffe l'a impeccablement récitée pour le Tonight Show, CQFD. Ce morceau, s'il est le plus célèbre de Blackalicious, le duo qu'il forme depuis plus de vingt ans avec le beatmaker Chief Xcel, n'est pour autant pas le plus représentatif.

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Amy

ECRANS | D’Asif Kapadia (ÉU, 2h07) documentaire

Christophe Chabert | Mercredi 22 juillet 2015

Amy

Raconter la vie, aussi brève qu’intensément romanesque, d’Amy Winehouse, est pour Asif Kapadia l’occasion de tordre le cou à beaucoup de clichés sur la chanteuse et ses "frasques". Le film la décrit comme une jeune fille plongée trop vite et trop tôt dans la célébrité et la hype londonienne de Camden, passant de mauvaises rencontres — un mari junkie et noceur — en tentatives de récupération opportuniste — son propre père, qui vend son exil post-rehab’ à une équipe de télé-réalité — de star montante reçue dans tous les talk-shows à tête de turc des mêmes dans leurs éditos "comiques" — Jay Leno, au sommet de son hypocrite flagornerie. Discutables par contre, et même embarrassants, sont les choix du cinéaste : plutôt que de montrer les visages des interviewés, il ne conserve que leurs voix et préfère insérer des images très privées tournées dans l’intimité par Winehouse avec son téléphone portable, selfies figés ou en mouvement, qui vont jusqu’à cette vision de son appartement jonché de seringues et de déchets. En adoptant le point de vue des paparazzis, des voyeurs et des tabloïds people, Kapadia commet un contresens filmique qui annule la portée de son discours ; diffic

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Péril en la mémoire

SCENES | Rencontre avec Patrick De Oliveira et Richard Gratas à propos du spectacle de danse "Le dernier qui s’en souvienne", créé pour la seconde édition du festival Trax. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 mai 2015

Péril en la mémoire

La compagnie de danse Dyptik donnait naissance l’an passé au festival Trax, dont la seconde édition se déroulera en différents lieux de la cité stéphanoise du 1er au 7 juin 2015. Véritable passeurs d’une culture Hip-Hop ouverte et curieuse, généreusement encouragés par la mise à disposition toute récente de nouveaux locaux sur la colline de la Cotonne, les fondateurs Souhail Marchiche et Mehdi Meghari continuent à bâtir des passerelles entre pratiques amateurs et professionnelles à travers divers projets d’actions culturelles et autres événements. Au programme de Trax saison 2 : street show, battles, masterclass, projections, le concours de show Dyptik contest et le prix Trajectoires qui permettra à la compagnie ayant remporté le grand concours chorégraphique de bénéficier d’un soutien précieux à la création et à la production, avec à la clé trois semaines de résidence ainsi qu’une programmation dans deux festivals. Des créations fraîches Trax c’est aussi l’occasion de découvrir à Saint-Étienne des créations toutes fraîches parmi lesquelles Le dernier qui s’en souvienne, un spectacle «maison» imaginé par Patrick De Oliveira et R

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Quand le hip-hop se met au vert

SCENES | Dirigée par Abdou N’Gom, la Compagnie Stylistik tire son nom de l’ouvrage de Raymond Queneau, Exercices de style, dans lequel l’écrivain raconte 99 fois (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mai 2015

Quand le hip-hop se met au vert

Dirigée par Abdou N’Gom, la Compagnie Stylistik tire son nom de l’ouvrage de Raymond Queneau, Exercices de style, dans lequel l’écrivain raconte 99 fois la même histoire de 99 façons différentes. Ce principe créatif, la compagnie l'applique à la danse hip-hop. Abdou N’Gom qui a déjà travaillé à deux reprises à Saint-Étienne, revient à la conquête de la ville verte dans le cadre du festival Des Arts//Des Cinés où il présentera le 27 mai, le duo hip-hop Fair corps. Si le mot hip-hop éveille l’idée de performance, il serait réducteur de le limiter à ça. «Cette énergie brute peut être autre chose que de la performance» assure le chorégraphe Kader Attou, directeur du CCN de la Rochelle. Le hip-hop a évolué, grandi, mûri, s’est enrichi en se frottant à d’autres formes d’art et d'écritures chorégraphiques. «Explorer, expérimenter, se questionner, tester des horizons nouveaux, découvrir de nouveaux possibles sont les objectifs qui m’animent au quotidien, expose Abdou N’Gom. Duo de corps et d’âmes Le titre est un jeu de mots entre le mot anglais «fair» qui signifie : bien, bon, juste et «faire corps» : chercher la connexion, établ

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Hip-hop : du Bronx à Saint-Étienne

SCENES | Qui aurait pensé que le hip-hop, danse de rue contestataire, se développerait dans le monde entier et atteindrait un niveau exemplaire qui lui ouvrirait les portes de salles prestigieuses ? Quelle est l’essence de ce phénomène qui nous vient tout droit des États-Unis et qui a conquis un public toujours plus large ? Saint-Étienne en accueillant plusieurs festivals (dont Trax et Des Arts//Des Cinés) avec des compagnies reconnues (telles Dyptik et Stylistik) fait la preuve joyeuse qu’elle est représentative de cette exception culturelle française qu’est devenu le hip-hop. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 5 mai 2015

Hip-hop : du Bronx à Saint-Étienne

Il faut avoir un jour, femme blanche, traversé en voiture, toutes portières verrouillées, le South Bronx, avec ses ghettos noirs et latinos, pour comprendre comment ce district de New-York où la désolation vous prend à la gorge, a pu donner naissance au début des années 70, au hip-hop, mouvement artistique qui deviendra une culture urbaine incontournable. Le mot hip-hop est un terme générique. En effet, si actuellement, ce terme fait penser immédiatement à la danse ou au rap, ce mouvement recouvre de nombreux modes d’expression : deejaying, breakdance, graffiti, beatboxing... Regroupées sous l'étiquette «hip-hop», ces disciplines vont donner naissance à un état d’esprit avec ses codes : des valeurs, des attitudes et un style vestimentaire propre (pantalon large, casquette). En France où le hip-hop apparait dans les années 80 (dès 1983 avec les premiers breakers appelés B Boys et B Girls, le B signifiant «break»), on connait le break ainsi nommé parce que le danseur va au sol. Parallèlement denombreuses techniques se développent : le smurf, le popping inventé par Boogaloo Sam en 1978, où les danseurs font «popper» leurs muscles par des contractions à répétition, le «kru

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Filastine, Moodie Black et les autres

MUSIQUES | Le festival Avatarium fête ses seize ans d'existence et se concentre cette année sur deux jours seulement mais toujours sous le signe des musiques (...)

Nicolas Bros | Jeudi 9 avril 2015

Filastine, Moodie Black et les autres

Le festival Avatarium fête ses seize ans d'existence et se concentre cette année sur deux jours seulement mais toujours sous le signe des musiques alternatives. Parmi les artistes programmés, on retrouve notamment l'artiste audiovisuel et musical vivant à Barcelone, Filastine, chantre d'une bass music nourrie à la dubstep et aux musiques traditionnelles et sublimée par la voix de l'Indonésienne Nova et par un mapping vidéo toujours novateur. Autre style, mais coup de poing musical assuré avec Moodie Black et son hip hop expérimental. Dans la même veine que Dalëk, ce trio d'Arizona impose une musique lancinante produite avec détermination et rage. Viscéral. Côté rock, belles surprises également avec le nouveau projet du chanteur Jim Jones (sans sa Revue) accompagné par les grosses guitares de The Righteous Mind ou encore le post punk qui colle au corps du quartet Mancunien Total Victory. Parallèment aux concerts, des expos/créations sont orga

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AK47 : «Les jeunes ont une vision décloisonnée de la musique»

MUSIQUES | Mouvement musical de grande ampleur mais souvent mis de côté en France, le hardcore (frange la plus dure des musiques électroniques) reprend des couleurs depuis quelques années dans l'Hexagone. Plusieurs artistes y sont pour beaucoup dans ce renouveau, comme AK47, dj activiste depuis 1993 et président de l'association parisienne Technopol (organisatrice de la Techno Parade) depuis 2010. Rencontre avec un Dj particulièrement dynamique sur et en-dehors de scène, qui se produira pour la deuxième fois dans la Loire ce mois-ci. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

AK47 : «Les jeunes ont une vision décloisonnée de la musique»

Comment se porte la scène hardcore en France ? Le hardcore est une musique qui a sa place dans le paysage musical international. C'est un style de musique à part entière avec de gros événements organisés notamment aux Pays-Bas. En France, c'est une scène qui a évolué au cours des années. Elle a connu de beaux jours entre 1999 et 2005 avec notamment l'émergence de maisons de disques telles Epileptik ou Audiogenic. Il y a eu un creux entre 2005 et 2010 et depuis on peut voir que ça reprend même si la France connaît un retard par rapport à d'autres pays. L'image n'est pas toujours très bonne malheureusement et les soirées hardcore ne sont pas toujours bien vues. Aujourd'hui, avez-vous plus de dates fixées à l'étranger qu'en France ? Je ne fais pas que des mixes hardcore mais sur ce style, j'ai plus de dates en France qu'à l'étranger aujourd'hui. Entre 2005 et 2010, je jouais plus souvent en Belgique, Hollande, Suisse, Angleterre, ... Depuis 2010, je m'aperçois qu'il y a de plus en plus de jeunes qui se structurent, organisent des soirées. C'est un bon signe. Surtout que ces soirées sont en général "multigenres", c'est-à-dire

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Méca dans un nouveau projet

MUSIQUES | Le rappeur stéphanois Méca revient sur le devant de la scène. Aprsè avoir participé aux aventures des groupes Full Faya et Art Maniak et avoir sorti deux (...)

Nicolas Bros | Vendredi 27 février 2015

Méca dans un nouveau projet

Le rappeur stéphanois Méca revient sur le devant de la scène. Aprsè avoir participé aux aventures des groupes Full Faya et Art Maniak et avoir sorti deux albums en solo (Camé à la rime en 2009 et Le Devoir Nous Appelle en 2013), il vient de lancer un nouveau projet intitulé NakSooKhaW. Entouré par quatre musiciens issus de formations de la scène locale telles es musiciens de Datune, Jah Gaïa ou Soul Sonics, Méca explique avoir "décidé de chanter un reggae en conservant une plume guerrière". Le résultat est un reggae-rap incisif, baptisé "raggap". Pas un grand chamboulement musical mais un projet tout de même intéressant, encadré par l'ingénieur du son Sam Clayton. Avant la sortie de son premier album, le groupe vient de publier un premier titre Le Pourquoi du Comment et se produira au Chambon-Feugerolles le 6 mars prochain en première partie de Danakil. Danakil + NakSooKhaW, vendredi 6 mars à 20h30, à La Forge (Chambon-Feugerolles)

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Kader Attou fait le bilan

SCENES | Un hip hop bondissant, technique et parfaitement maîtrisé : voilà ce que propose le chorégraphe Kader Attou depuis plus de vingt ans. Celui qui est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 mars 2015

Kader Attou fait le bilan

Un hip hop bondissant, technique et parfaitement maîtrisé : voilà ce que propose le chorégraphe Kader Attou depuis plus de vingt ans. Celui qui est devenu le premier artiste de hip hop à diriger un centre chorégraphique national (celui de la Rochelle / Poitou-Charentes depuis 2008) a ainsi su comme d’autres (son comparse Mourad Merzouki par exemple) emmener habilement un art à la base de rue sur les scènes de théâtres les plus institutionnelles. Avec The Roots (2013), il livre une pièce nourrie aux clins d’œil sur ses précédentes créations ; et revient à la base de son travail, en décortiquant la mécanique de son art. « «Je suis parti d'une introspection. Après vingt ans passés sur scène et des projets croisant les esthétiques, entre hip hop, danse contemporaine et danse indienne, je voulais revenir au point de départ» explique-t-il. Une bourrasque ininterrompue d’1h30 portée par une demi-douzaine d’excellents danseurs qui forment un groupe solide où chacun permet à l’autre de briller. Grandiose, oui. The Roots, jeudi 12 mars à 20h, Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Pile ou face ?

MUSIQUES | Après de nombreux maxis sortis des labels aussi intéressants que Dirtybird, Souvenir ou Kittball Records, les deux Stéphanois électroniciens Jules & Moss (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 février 2015

Pile ou face ?

Après de nombreux maxis sortis des labels aussi intéressants que Dirtybird, Souvenir ou Kittball Records, les deux Stéphanois électroniciens Jules & Moss (de leurs vrais noms  Jules Parenti et Maximilien Brossard) viennent de sortir leur premier album sur un tout jeune label avignonnais très prometteur, Thrill It Records. Intitulé Double False Face, cette galette contient tout ce qui fait l'ADN de ce duo voué aux lives qui font bouger la tête : groove qui colle à la peau, sons électroniques non décharnés et plutôt chaleureux, nappes synthétiques savamment dosées. Même si l'on ne voit pas une cohérence évidente entre les morceaux, ce disque est à l'image de ses créateurs, riche de sensibilités artistiques et musicales variées. On passe volontiers de titres entêtants et frénétiques tels Prohibate for her ou Switch off the light à des pièces plus enlevées comme 102 ou Double Face False. Produit en 2014, dans une période où ils connaissaient une baisse de régime après avoir écumé les festivals et soirées européennes, cet album apparaît comme un condensé d'une house bien pensée, élaborée sans fioritures, démontrant ainsi l'assise et la

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"Je ne me considère pas comme un dj techno"

MUSIQUES | Jennifer Cardini est une incontournable dans la liste des Djs made in France. Habituée des dancefloors, elle a tenu résidence dans des clubs aussi prestigieux que le Rex ou le Pulp à Paris. Habitant désormais en Allemagne et plus précisément à Cologne, la Française viendra mettre un point d'orgue au 10e festival Face à Face. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 29 octobre 2014

Est-ce que depuis le lancement du label Correspondant en 2011, vous consacrez plus de temps à la production ?Malheureusement pas assez, le label et ma carrière de dj m’occupent énormément mais j’espère qu’il en sera autrement en 2015. 
Après trois ans, quel bilan pouvez-vous faire sur le lancement de ce label ? Je suis fière de nos sorties et de l’évolution du label et j’en tire un bilan plutôt positif. A un niveau plus personnel je dois dire que travailler sur un projet commun, échanger des idées et être embarquée dans le processus créatif d’un autre artiste m’a énormément apporté. Comment a évolué votre style au cours de ces dernières années ? Est-ce que le terme "techno" est le mieux approprié afin de qualifier la musique que vous jouez ou produisez ?

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Danser pour exister

SCENES | La compagnie Dyptik qui apporte son énergie dansée faite de brio et de vitalité élargit encore la palette de ses performances avec la création du festival Trax en référence au hip-hop. Cette première édition qui propose une programmation éclectique et se terminera en beauté par un impressionnant défilé qui rassemblera plus de trois cents participants, en préambule au défilé de la biennale de la danse : Va, Vis et Danse. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mercredi 4 juin 2014

Danser pour exister

La dynamique compagnie Dyptik fondée par Souhail Marchiche et Mehdi Meghari s’est déjà illustrée, notamment avec le spectacle En Quête et plus récemment avec Dyptik. Ne pouvant s’arrêter en si bon chemin, la compagnie a donné naissance à un festival dédié à la danse hip-hop. Le nouveau-né s’appelle Trax proposera de très nombreuses manifestations comprenant des masterclass, des battles, des ateliers, une soirée danse et vidéo, des créations uniques, un solo... On retrouvera notamment avec plaisir les danseurs maliens de la compagnie Dogmen G, dont l’humilité et l’approche différente ont apporté un sang neuf à la danse hip-hop. Où l’on reparle de construction identitaire… Coup de projecteur sur la fusion de deux créations uniques de la compagnie 2 Temps 3 Mouvements présentées au festival d’Avignon et réadaptées pour un lieu mythique cher au cœur des stéphanois (voire plus) : la Salle des Pendus du Musée de la Mine. Prêt à penser montre un tableau saisissant qui pousse très loin le questionnement sur l’identité construite à partir

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Redbong ne connaît pas la crise

MUSIQUES | Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 avril 2014

Redbong ne connaît pas la crise

Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un exemple type. Une petite pause de deux ans permettant à chacun de gérer des projets solos et revoilà Dan, Crayon, Lodubang et Passtoug avec un quatrième opus intitulé La crise sur le gâteau. Un tempo plus hip hop, un flow moins rapide qu'auparavant, des featurings avec trois djs (The Architect, Dj O'Legg et Tremolo Boy) venant poser scratchs ou aider aux arrangements : le style musical de Redbong a évolué. Mais l'énergie que dégage le groupe sur scène est belle et bien toujours la même. La preuve en sera faite à l'occasion de Paroles & Musiques où le groupe proposera de découvrir ses nouveaux morceaux en live avant de partir en tournée à partir de septembre prochain. NB Redbong + S-Crew + Set & Match, samedi 7 juin à 20h30, Le Fil, dans le cadre de Paroles & Musiques

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Le hip hop sera féminin ou ne sera pas

MUSIQUES | Le festival Musitecture, organisé par les élèves de l'Ecole d'architecture de Saint-Étienne, fête ses dix ans. Parmi le programme de cette semaine riche en concerts gratuits, le rap féminin s'impose avec deux filles devenues incontournables dans le hip hop contemporain : Gavlyn et Yarah Bravo. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Lundi 5 mai 2014

Le hip hop sera féminin ou ne sera pas

Ma première n'est pas une rappeuse à peine tombée du nid. Non, non ! Yarah Bravo est une maîtresse des mots dont le talent a charmé plusieurs artistes de renom depuis plus de dix ans. C'est surtout par ses multiples collaborations avec son Dj Vadim de mari (par exemple sur l'incontournable U.S.S.R. The Art Of Listening ou en formant avec lui et le MC Blu Rum 13 le groupe One Self) ou encore avec le groupe français TTC (Ceci n'est pas un disque) et le duo polonais d'acid-jazz Skalpel qu'elle s'est fait connaître. Il faut dire que la Suédoise d'origine brésilo-chilienne n'a sorti que très peu de productions personnelles hormis l'excellent Good Girls Rarely Make History datant de 2008. Mais cela n’a pas empêcher Yarah Bravo de cultiver depuis toujours une capacité à mélanger les styles sans aller à l’indigestion. Avec elle, le rap et le spoken-word se matinent de touches de groove un tantinet jazzy. Armée d'un flow glissant tout en finesse,   elle apportera une touche de féminité à une soirée marquée nota

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Carpenter, à la folie…

ECRANS | En ouverture du festival Underground Hip Hop, hommage à John Carpenter au Méliès avec un de ses plus grands films, L’Antre de la folie, et une soirée Dj’s qui rappellera que le cinéaste est aussi un musicien ô combien influent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 1 avril 2014

Carpenter, à la folie…

Alors que sa carrière connaissait des hauts et des bas commerciaux — artistiquement, en revanche, il était toujours au top — John Carpenter avait surpris même les plus fervents de ses fans avec L’Antre de la folie. Un film génial, imparable, parfait, mais surtout une œuvre réflexive où le cinéaste célébrait la puissance de son art. Il y suivait les traces de John Trent — Sam Neill — un privé cynique et agnostique, à la recherche de l’écrivain horrifique volatilisé Sutter Cane, mélange de Stephen King et de H. P. Lovecraft. Une enquête qui va le conduire à l’H. P., justement, où on le découvre au début du film. À la fin, ayant définitivement vrillé face à l’apocalypse qu’il a été incapable d’endiguer, il ira dans une salle de cinéma où l’on diffuse justement L’Antre de la folie, le film que l’on est en train de regarder. Incroyable mise en abyme où le genre — cinéma fantastique et littérature d’horreur — auront ouvert les portes de l’enfer en une série de visions terrifiantes qui ébranlent le cartésianisme de Trent et provoquent la fascination du spectateur. L’univers fictif imaginé par Sutter Cane finit par devenir réel et l’écrivain lui-même ne sera pl

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C'est Surkin ne vous décevra pas

MUSIQUES | Petit prodige de la scène électro française des années 2000, Surkin est un Dj et remixeur de grand talent. Après son premier album USA, sorti en 2011 sur son label Marble, Benoît Heitz continue depuis d'écumer les salles obscures dédiées à la frénésie dansante dans le monde entier. Après une énième tournée outre-Atlantique, il vient poser ses galettes dans le Forez. NB

Nicolas Bros | Mardi 1 avril 2014

C'est Surkin ne vous décevra pas

Il a tout juste 28 ans mais déjà une belle carrière derrière lui. Benoît Heitz aka Surkin fait partie de cette nouvelle génération de Dj français qui retournent les dancefloors aux quatre coins du monde chaque fin de semaine. Et pour cause, le garçon tel un gymnaste musical, possède le secret des dj sets déchaînés, n'hésitant pas à emmener le public avec des grands écarts sonores qui ont forgés son parcours. De la ghetto tech de Détroit à la Miami Bass en passant par l'électro-funk et la Chicago House, Surkin relève ses sets à la manière d'un cuisinier ayant le bras lourd sur les épices. Entre techo old school et la house des temps modernes, Surkin n'a finalement pas réussi à choisir. Mais rassurez-vous, ce côté disparate ne vous rebutera pas, bien au contraire et vous lèverez les bras sans même vous en rendre compte. Benoît Heitz a compris mieux que personne que le rôle du Dj est de se positionner en tant que conteur et agitateur musical. Tout ceci avec pour seul et unique but d'emmener le public dans un voyage musical dans une navette dont il est le pilote. Et les circuits proposés par la compagnie Surkin sont en général assez euphorisants et dépays

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Rewind again

MUSIQUES | Rewind est un artiste passionné. Ce beatboxer aime aller au-delà des carcans et des étiquettes en créant des travaux musicaux inédits. Après Bach in the Days, il est de retour en 2014 avec Numéric Limbo, un projet mêlant musique, vidéos et arts numériques. N.B.

Nicolas Bros | Mardi 4 février 2014

Rewind again

Attaché à ses racines, Rewind est un artiste dynamique. Passionné de culture au sens large, il aime repousser les frontières. En 2010, il lançait sur scène son projet Bach In the Days où le beatboxer rencontrait un pianiste classique. Avec ce spectacle il a écumé les scènes pendant trois ans en France mais aussi au Mexique et même en Libye. En ce début d'année 2014, Willy Amarat aka Rewind est reparti à la conquête d'un nouveau territoire musical. "Bach in the Days a été un projet très enrichissant, explique Rewind. J'ai été moi-même du début à la fin, authentique. Je suis quelqu'un de trop entier. Je ne suis pas capable de faire semblant. J'ai eu de bons retours mais au bout d'un moment, la formule à deux n'avait plus assez de dynamique pour répondre à des sollicitations artistiques plus importantes." Après une expérience avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris, Rewind se lance alors dans la conception d'un projet entre la musique, les arts numériques et la vidéo. Passer à un stade supérieur Après avoir structuré son approche du métier, Rewind a fait le pari de créer une équipe. "Le projet Numeric Limbo est un projet hip hop élect

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