Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 26 mai 2015

Photo : Barron Clairborne


Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ?
Faada Freddy :
Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe.

D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ?
Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est sortie comme si j'étais un canal et qu'il fallait que ça passe par moi. Ce que j'ai écrit c'est juste la dernière partition, mais les deux premiers couplets de Reality sont venues spontanément. La soul m'habite depuis toujours. Je prends toujours autant de plaisir à composer des morceaux soul, à chanter dans la rue, dans le métro...

Vous avez récemment emmené les parisiens dans le métro pour continuer de chanter.
Oui, après le show j'ai proposé à tout le monde de les raccompagner et de continuer le concert dans le métro. Ils ont compris que j'étais sérieux, alors ils m'ont suivi dans le métro. Des voyageurs nous ont rejoint et nous avons ensuite fait une petite randonnée en chanson en déambulant les rue. Ce moment reste un de mes meilleurs souvenirs.

Il n'y a aucun instrument, tout est à base de percussions corporelles, de beatbox.

Votre album est entièrement composé autour de percussions corporelles et de voix, il n'y a pas d'instruments. C'est un choix audacieux et inédit.
J'ai toujours eu envie de faire un projet comme celui-là. Je pense que le seul qui m'ait compris et assez fou pour le faire, c'est mon producteur (ndlr : producteur également d'Ayo et d'Imany). Je l'admire beaucoup. Il était conscient que c'était un risque de faire un album sans instruments, mais il y croyait autant que moi. Je me suis laissé aller dans cette aventure formidable en ayant l'impression d'être tous les jours dans un laboratoire en train de chercher des formules afin de créer une musique organique.

Une partie de votre concert sera sans instruments ?

Oui, je serais avec mes musiciens qui sont vocalistes et percussionnistes corporels. Il n'y a aucun instrument, tout est à base de percussions corporelles, de beatbox.

Je pense qu'une musique n'est bonne que lorsqu'elle est partagée.

Les reprises se trouvant sur votre album sont issues de répertoires très variés, de Rise Against The Machine à Sia. Pourquoi une telle diversité ?
Je pense que toutes les musiques du monde ont un dénominateur commun. Reprendre des artistes que j'aime, c'est une manière de trouver une traduction, la mienne et de les chanter de manière organique afin de les garder les plus simples possible. Je pense qu'une musique n'est bonne que lorsqu'elle est partagée. J'ai souhaité conserver des formules simples avec des percussions corporelles et des voix, pour permettre à des enfants ou des chorales de les reprendre à leur tour. Il y a des partitions de voix où ils pourront choisir ce qui les intéresse dedans. Lors des concerts, le public peut également s'emparer de ces chansons pour faire les chœurs ou les "leads". Pour moi, tous ces morceaux sont des instruments de partage.

Faada Freddy + Asaf Avidan, jeudi 11 juin à 20h, Palais des Spectacles


Asaf Avidan + Faada Freddy


Palais des Spectacles Boulevard Jules Janin - Plaine Achille Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Jingle bells

Noël jazzy | Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Jingle bells

Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. Accompagnée par ses fidèles sidemen, The True Tones, la chanteuse néerlandaise Michelle David s’y colle à son tour avec une belle aisance, tant vocale que scénique. Au cours des cinq dernières années, le groupe a embrassé avec succès diverses influences allant du gospel traditionnel à l'afrofunk, de la soul au rhythm and blues, de la calypso au gnawa marocain. Michelle David and The True Tones, It's A Soulful Christmas, samedi 4 décembre à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Annulation festival | Comme en 2020, le festival stéphanois Paroles & Musiques est contraint de jeter l'éponge.

Nicolas Bros | Mercredi 28 avril 2021

2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Elle devait se dérouler du 17 au 23 mai mais il n'en sera rien. Malheureusement sans grande surprise, la 30e édition du festival Paroles & Musiques ne pourra pas se tenir ce printemps. L'organisation a décidé de ne pas prendre de risque. « Nous y avons cru longtemps, nous nous sommes adaptés aux préconisations gouvernementales en prévoyant des jauges assises et distanciées ainsi que toutes les mesures adaptées à la situation. Malheureusement, la sortie de crise est plus longue que prévue, et nous n'avons aucune visibilité sur une date de réouverture précise des lieux de spectacles à trois semaines de l'évènement », explique par communiqué le festival stéphanois, avant de donner rendez-vous du 16 au 22 mai 2022 pour la « 30e édition bis ». L'organisation a d'ailleurs précisé quelques points concernant cette édition 2022 : • La Nuit des Stéphanois est reportée au 2 octobre 2021 à 19h au Fil avec Broadway, Arpad Flynn, Doorsfall, Redbong, Radikale Junkypop, An'Om x Vayn et Felower • Le concert de Ben Mazué (+ Martin Luminet) est report

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Paroles & Musiques dévoile sa programmation 2021

Festival | Une bonne nouvelle dans cette période de doute perpétuel... Le festival Paroles & Musiques avance ses pions et dévoile sa prog' complète pour sa 30e édition prévue du 17 au 23 mai 2021. Une liste d'artistes équilibrée et qui fait envie.

Nicolas Bros | Jeudi 10 décembre 2020

Paroles & Musiques dévoile sa programmation 2021

C'est un doux mélange entre ceux qui ont écrit les plus belles lignes du festival stéphanois et puis de nouvelles têtes rafraîchissantes. « De 1992 à demain » comme le dit Simon Javelle, directeur artistique du festival Paroles & Musiques, qui vient de dévoiler sa programmation pour sa 30e édition qui se tiendra du 17 au 23 mai 2021. Des habitués et des révélations Si le festival a connu trois années compliquées entre 2018 et 2020, on a le sentiment en observant la programmation dévoilée pour 2021 que c'est en quelque sorte une renaissance annoncée pour l'événement musical stéphanois. Sous réserve que la Covid ne vienne pas tout bouleverser, bien entendu. Un retour aux affaires pour le festival Paroles & Musiques, grâce à une programmation qui s'équilibre à merveille entre vieux briscards et jeunes pousses. Ainsi, notons le retour des Ogres de Barback, des Têtes Raides ou encore des Tit'Nassels et de Romain Didier. Des noms qui ont marqué les grandes dates de P&M. Parallèl

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Source rafraîchissante

Pop-rock | Joseph Chedid a trouvé son chemin. Une voie où se mêlent sa personnalité, sa sincérité et son affranchissement familial. "Source", sorti en 2019, est un opus riche arborant puissance et vulnérabilité assumée. Joseph Chedid se fait un nom et une belle place au soleil. Prenons des couleurs avec lui.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Source rafraîchissante

Joseph Chedid assume pleinement ! Avec Source, son premier album sorti en 2019 sous son nom de Joseph Chedid, le troisième enfant de Louis a trouvé sa place. Même si Maison Rock en 2015, édité sous son deuxième prénom de Selim était déjà une forme de prémisse de belles choses, ce nouveau disque semble emprunt d’une sincérité et d’un affranchissement total de la "pression" familiale. Alors, bien sûr, on retrouve un timbre de voix qui rappelle forcément le clan Chedid mais Joseph semble bien avoir trouvé sa propre voie. Entre rock, pop, force et fragilité, il propose un album solide et riche. Alternant phases plus introspectives et lentes à des envolées dansantes ou psychédéliques, Joseph s’affirme comme un savant et inspiré funambule. S’aimer soi-même pour aimer les autres Si Joseph pouvait se sentir dans l’ombre de sa fratrie menée tambour battant par – M –, il a pourtant plusieurs cordes à son arc. Multi-instrumentiste de talent (privilégiant la batterie, il sait manier également la guitare), il a su apprivoiser l’exercice du chant. Une pratique qu’il avait l’habitude de laisser à sa sœur Anna (Nach), avouant avoir eu un petit complexe vo

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Paroles & Musiques dévoile ses premiers noms pour 2021

Festival | Son trentième anniversaire se déroulera du 17 au 23 mai 2021. Le festival Paroles & Musiques, après avoir dû annuler son édition 2020, proposera 6 jours de festivités musicales avec notmament des noms qui ont marqué le rendez-vous musical de chanson stéphanois.

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Paroles & Musiques dévoile ses premiers noms pour 2021

Dans cette période très difficile pour la culture (et pour la société en général), il est ardu de trouver de bonnes nouvelles... En voilà pourtant une qui fait du bien ! Le festival Paroles & Musiques vient de dévoiler quelques noms pour sa future édition de 2021 qui marquera son 30e anniversaire. Au programme, une soirée toute particulière le dimanche 23 mai au Zénith de Saint-Étienne avec la venue de plusieurs artistes ayant marqué l'histoire du festival stéphanois : les Têtes Raides, les Ogres de Barback, les Tit'nassels, la Rue Kétanou et Zoufri Maracas. Parallèlement, le festival propose deux concerts toujours au Zénith : le 20 mai avec Ibrahim Maalouf (en partenariat avec le festival Rhino Jazz) et le 21 mai la venue d'Hoshi. Enfin, signalons qu'en avant-goût, Joseph Chedid sera sur la scène du Pax le 17 octobre prochain. L'occasion de découvrir cet énième talent de "l'écurie" Chedid après Louis (père), -M- et

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Paroles & Musiques et Jazz à Vienne annulés

Festivals - COVID-19 | C'est officiel depuis les annonces d'Emmanuel Macron ce lundi 13 avril, les festivals qui devaient se dérouler avant mi-juillet sont annulés. C'est (...)

Nicolas Bros | Mardi 14 avril 2020

Paroles & Musiques et Jazz à Vienne annulés

C'est officiel depuis les annonces d'Emmanuel Macron ce lundi 13 avril, les festivals qui devaient se dérouler avant mi-juillet sont annulés. C'est donc le cas de la 29e édition de Paroles et Musiques, qui devait se tenir du 12 au 17 mai à Saint-Étienne. L'équipe organisatrice donne « rendez-vous du 18 au 23 mai 2021 pour la 30ème édition » et communiquera « les démarches à suivre pour le remboursement des billets dans les prochains jours sur [ses] réseaux sociaux et sur [son] site Internet. » Concernant Jazz à Vienne, c'est également un report en 2021 de la 40e édition qui a été acté. Elle devait se dérouler du 25 juin au 11 juillet. « Le report de cette 40e édition met en grande difficulté tous les acteurs liés à cette formidable aventure humaine qu’est le festival Jazz à Vienne : plus de 1 000 artistes et des centaines de prestataires, fournisseurs, intermittents, saisonniers… » détaille l'organisation. Cette dernière a également précisé ses décisions concernant la billetterie : « les

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On connaît toute la prog de Paroles & Musiques cuvée 2020

Festival | Retour aux sources pour Paroles & Musiques en 2020. Après une virée du côté de Couriot avec une scène imposante, le festival stéphanois revient à ses premières (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 janvier 2020

On connaît toute la prog de Paroles & Musiques cuvée 2020

Retour aux sources pour Paroles & Musiques en 2020. Après une virée du côté de Couriot avec une scène imposante, le festival stéphanois revient à ses premières amours avec des concerts de valeurs sûres et une orientation forte sur les découvertes. Après avoir lâché plusieurs noms en fin d'année 2019, l'équipe organisatrice a dévoilé la totalité de sa programmation via les réseaux sociaux. L'événement, qui se déroulera du 12 au 17 mai 2020 entre le Fil, un chapiteau Magic Mirrors installé à proximité et une incursion au Château du Rozier de Feurs, verra donc 32 artistes se produirent pour son renouveau. Au programme des incontournables (et habitués) du festival tels que le Québécois Pierre Lapointe, les Têtes Raides, Loïc Lantoine et Tim Dup. S'ajoutent à cette liste des découvertes et artistes en pleine phase émergente tels que les Stéphanois de La Belle Vie, le duo electro-pop VIDEOCLUB, le renouveau de la soul/

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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True colors

Collage | Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

True colors

Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper coloré des noirs profonds propres à Soulages, avec ce même intérêt pour l’outil et le geste. Jan Kolata, jusqu’au 5 avril, sur le M.U.R de la rue des Frères Maras à Saint-Étienne

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Wild Kim

Soul | Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

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Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses avec son show franchement décoiffant, Les Divas de la Soul. Native du New Jersey, fille d’une chanteuse de gospel et d’un pasteur (le décor est planté), cette ex-choriste de Mickael Bublé connait parfaitement les ingrédients d’un vrai spectacle à l’américaine grâce à une riche expérience scénique bâtie au fil d’une incroyable foultitude de premières parties. Epaulée par quatre musicos bien allumés qui assurent grave le job, Kim reprend les hits des plus incontournables interprètes du genre, notamment Tina Turner, Whitney Houston (I wiiiiill always loooooove youuuuu !) et la légendaire Aretha Franklin, disparue en août dernier à Detroit, snif. Pendant près de quatre-vingt-dix minutes, la belle embarque l’auditoire sur la planète soul avec son aisance vocale et sa plastique so sexy. Save the date : vendredi 15 février à 20h30, salle Dorian à Fraisses. Kimberly Covington, vendredi 15 février à la salle Dorian à Fraisses

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Orelsan, Thiéfaine, Kery James, Radio Elvis pour Saint-Etienne Live 2019

Programmation festival | La programmation de Saint-Étienne Live (désormais ex-festival paroles & Musiques) vient d'être dévoilée. On retrouvera les 14 et 15 juin 2019 au Parc (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

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La programmation de Saint-Étienne Live (désormais ex-festival paroles & Musiques) vient d'être dévoilée. On retrouvera les 14 et 15 juin 2019 au Parc du Musée de la mine de gros noms tels qu'Orelsan, Kéry James, Hubert-Félix Thiéfaine ou encore Radio Elvis. Les places sont d'ores et déjà en vente sur le site du festival. Saint-Étienne Live, les 14 et 15 juin 2019 au Parc Musée de la mine Programmation : Vendredi 14 juin à 19h : - Orelsan - Kery James - Berywam - Zed Yun Pavarotti Samedi 15 juin à 19h : - Hubert-Félix Thiéfaine - Radio Elvis - Boulevard des Airs

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Shake shake

Funk | Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

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Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la voie à un déhanché incontrôlable au son d'un rythme qui n'est pas sans rappeler les belles heures de la Motown. Avec Sweet Rewards, dernier album sorti en février dernier, les Buttshakers ont confirmé tout le bien que l'on pense d'eux. Get down ! The Buttshakers + AMF, vendredi 22 décembre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

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Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Simon Javelle : « Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville »

Festival | Le festival stéphanois Paroles et Musiques change d'envergure cette année avec des dates resserrées sur 5 jours, une grande scène en plein air au Parc-Musée de la mine, un partenariat avec Morgane Production... Mais il conserve son état d'esprit autour de la chanson, tout en laissant sa chance aux artistes émergents. Rencontre avec Simon Javelle, son programmateur, pour évoquer toutes ces évolutions.

Nicolas Bros | Vendredi 22 juin 2018

Simon Javelle : « Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville »

Il y a beaucoup de nouveautés autour de Paroles et Musiques cette année. Pouvez-vous nous les détailler ? Simon Javelle : La grande nouveauté cette année est notre retour en centre-ville et notre installation au Parc-Musée de la mine avec la scène que l'on a appelée La Grande Prairie. Elle sera située dans un bel écrin de verdure, derrière le chevalement. L'espace sera assez grand avec également un espace food trucks, une partie bar et une autre dédiée aux entrées. La scène surplombera le Musée de la mine. Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville, avec La Grande Prairie c'est chose faite. Parallèlement, la scène de la place Jean Jaurès correspond à une autre volonté, celle d'animer l'espace public. Cette année, il y aura deux aprè-midi, de 12h à 18h le samedi 30 juin et le dimanche 1er juillet, avec des concerts de groupes locaux en devenir, une dictée citoyenne, de la capoeira, une démonstration de l'école de musique connectée par l'école de Solaure, des jeux en bois, une expo... mais également des petits showcases surprises de la part des artistes programmés au Pax cette année. Enfin, il y a le nouveau concept de Parole

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Ben Mazué : « Je me sens comme un militant de l'optimisme »

Interview | Avec Une Femme Idéale, l'auteur-compositeur-interprète d'origine niçoise Ben Mazué a sans doute sorti l'un des plus beaux albums de l'année. Avant qu'il ne vienne présenter son spectacle au festival Paroles & Musiques, nous avons échangé quelques mots avec cet ex-médecin devenu un des meilleurs poètes de la chanson française actuelle.

Nicolas Bros | Mercredi 20 juin 2018

Ben Mazué : « Je me sens comme un militant de l'optimisme »

Vous avez déclaré à plusieurs reprises vous être trouvé musicalement avec cet album La Femme Idéale. Comment avez-vous abordé ce disque ? Je voulais faire un album de chansons et garder tous les poèmes pour la scène. J'ai fait des chansons et après j'ai écrit une histoire que je raconte sur scène. Ce disque est un peu une bande originale de cette histoire qui s'intitule La Princesse et le Dictateur. Je n'ai pas appelé l'album comme cela car je trouvais La Femme Idéale plus joli. La composition de ce disque s'est faite en combien de temps ? J'avais écrit quelques titres sur les deux dernières années mais j'ai composé le plus gros de l'album pendant l'été et l'automne car je n'avais que cela à faire. Ce qui est rare. C'est une chance de ne pouvoir que penser à la composition pendant un temps. Concernant les clips qui illustrent votre album, vous avez notamment sorti une trilogie réalisée par Manu Boyer. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ? J'avais l'idée de faire une espèce de documentaire sur des gens de la vraie vie. Je me suis alors mis en quête d'une équ

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Tribute

Jazz et autres | Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de (...)

Niko Rodamel | Vendredi 8 juin 2018

Tribute

Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de Sting, sorti en janvier 1991. Les trois jazzmen (mais pas que !) se réapproprient des titres devenus d'incontournables standards pop-rock. Soul Cages Trio est LE nouveau projet du musicien et pédagogue Yannick Robert qui évolue au sein de plusieurs formations, toujours aux frontières du jazz, du blues et du rock. En étroite collaboration avec la marque nipponne Ibanez, Yannick a également développé un étonnant modèle de guitare fretless qui porte sa signature, s'il vous plait ! On retrouve dans le power trio l'un des frères Coquard, fratrie bien connue dans notre région, qui remplace brillamment le contrebassiste initial, Bruno Schorp. Soul Cages Trio, samedi 9 juin 20h30, Château du Rozier à Feurs

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Nekfeu rejoint la prog de Paroles & Musiques 2018

Festival | Le rappeur Ken Samaras, plus connu sous le pseudo de Nekfeu (1995, S-Crew), rejoint la programmation du festival stéphanois. Il sera sur scène le même (...)

Nicolas Bros | Jeudi 4 janvier 2018

Nekfeu rejoint la prog de Paroles & Musiques 2018

Le rappeur Ken Samaras, plus connu sous le pseudo de Nekfeu (1995, S-Crew), rejoint la programmation du festival stéphanois. Il sera sur scène le même soir que Jain le dimanche 1er juillet, sur la Grande Prairie située devant le Parc-Musée de la mine.

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"Un homme intègre" : On ne lâche iran !

ECRANS | de Mohammad Rasoulof (Ir., 1h58) avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi…

Vincent Raymond | Mercredi 6 décembre 2017

Que ce film porte douloureusement bien son titre ! Car il vaut à son auteur Mohammad Rasoulof de se retrouver une nouvelle fois inquiété par les autorités de Téhéran, lui qui avait déjà par le passé écopé d’une peine de prison après une œuvre co-réalisée avec Jafar Panahi, jugée critique à l’égard du régime… Primé lors du dernier Festival Cannes, Un homme intègre cause peut-être de profonds ennuis au cinéaste iranien mais, effet Streisand oblige, met l’accent sur sa situation en incitant à examiner avec acuité ce que son film dit — et de quelle admirable manière. On y découvre le combat digne de l’obstiné Reza, un éleveur de poissons qui pour défendre son bon droit face à une compagnie privée aux méthodes crapuleuses, refuse d’entrer dans le système institué de la corruption locale, bien que lui et sa famille risquent lourd. Rasoulof dresse ici le portrait d’une petite communauté rurale fort peu avenante : un ramassis d’hypocrites serviles, corrompus et combinards aux ordres d’un potentat mafieux. Très éloignée donc des dogmes moraux revendiqués par les mollahs. Des pla

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Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

ECRANS | de Léonor Serraille (Fr.-Bel., 1h37) avec Laetitia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye…

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

Paula vivait avec Joachim, un photographe, mais là c’est fini. Alors elle est à la rue, avec son chat et ses pauv’ affaires. Elle tente de se débrouiller en squattant ici ou là, accumulant solutions transitoires et abris de fortune. C’est drôlement chaud, parce que dehors, il fait sacrément froid… Léonor Serraille a eu une chance inouïe que son film concoure à la Caméra d’Or l’année où son jury se trouve présidé par Sandrine Kiberlain. Celle-ci ne pouvait qu’être sensible au charme décousu de sa réalisation, comme au parcours cabossé de son personnage, évoquant fantomatiquement ces silhouettes errantes que la comédienne endossait dans les premiers longs métrages de Lætitia Masson. Mais ce côté “truc d’il y a vingt ans” (voire de soixante, si l’on se réfère au Signe du Lion de Rohmer), c’est un peu le problème global de ce journal aigre-doux de la déchéance de Paula. Enchaînement un peu monotone d’épisodes, vaguement drolatique et social par fulgurances, Jeune Femme est sauvé par la grâce de quelques seconds rôles attachants (la gamine dont Paula “s’occupe”, Yuki sa fausse amie d’en

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La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Talents locaux | Nul n’est prophète en son pays ? Le festival des Oreilles en Pointe tord une fois encore le cou à ce vieil adage, programmant pas moins de quatre prometteuses formations stéphanoises en co-plateau avec Robert Spline, vendredi 17 novembre à 20h30 au Pôle Culturel l'OPSIS de Roche-La-Molière.

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Kami Soul Street : la délicatesse Ils viennent d’univers très différents et se sont rencontrés au PAX il y a à peine trois ans par l’intermédiaire d’Etienne Delesse du label Carotte Production qui les accompagne aujourd’hui. Mireille chante et joue des percussions, avec en elle toute la culture de son Cameroun natal et un beau passif entre reggae et soul. François l'accompagne à la guitare acoustique, fait les chœurs et joue de la stompbox, avec dans ses valises des gerbes de rock (Les jupes fendues, Back to the seventies) et des flots de chanson française (Kaslane, La Maison Quitientchaud, Christopher Murray). Ensemble, Mireille et François cultivent l’art de la simplicité, entre le subtil mariage des voix et la délicatesse des arrangements. Après une première partie au Fil en 2015 et la grande scène de la place Jean Jaurès lors de la fête de la musique en 2017, Kami Soul Street jouera ses nouvelles compositions, avec toujours cette volonté de retour à l’essentiel, une orchestration minimaliste où la guitare de François oscille entre riffs orientaux, arpèges folk pop et rythmiques empruntées à l’Afrique de l’Ouest, offrant à la voix chaude de Mireille l’écrin idéal.

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Quoi de neuf dans les festivals ?

En bref | 1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Quoi de neuf dans les festivals ?

1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions eu très peur de ne jamais revoir le festival de musique de Trelins sur pied. Mais très vite, nos inquiétudes ont été balayées par les organisateurs qui nous ont assuré avoir mis le festival en « jachère » cette année pour mieux revenir les 3, 4 et 5 août 2018 avec la 14e édition. En attendant, il y a de quoi se réjouir avec tout d'abord le festival de rue qui, pour sa part, est maintenu le 5 août prochain. Suivront deux soirées en forme de warm-up du Foreztival 2018. Tout d'abord, le 22 septembre au Château du Rozier de Feurs puis le 2 décembre au Fil de Saint-Etienne. Les "line-up" de ces soirées nous sont encore inconnus à l'heure où nous écrivons ces lignes. 2 - Une ville en ébullition Le Puy-en-Velay s'apprête à vivre un très "gros" mois de juillet ! Tout d'abord parce que la préfecture de la Haute-Loire sera pendant 3 jours accaparée par le Tour de France (les 16, 17 et 18 juillet 2017) en étant ville-étape et en héritanti d'un jour de repos. Mais ce n'est pas tout. Depuis maintenant 3 ans, la ca

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20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Interview électro/hip-hop | Après Hocus Pocus et C2C, le Dj et beatmaker nantais 20Syl s'est lancé dans un nouveau projet electro/hip-hop au nom très spirituel : AllttA. Aux côtés de Mr J. Medeiros (du groupe The Procutions), ils ont dévoilé The Upper Hand, un opus de belle facture qui secoue les têtes et fait vibrer les mollets. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Est-ce que vous pouvez nous expliquer la rencontre avec Mr J. Medeiros ? C'était en 2004 ou 2005, lorsqu'on était en studio avec Hocus Pocus en train d’enregistrer l’album 73 Touches. On a vu The Procussions, le groupe de Jason en concert et nous avons eu un vrai coup de cœur. Nous les avons invités le temps d’une journée "off" sur leur tournée à nous rejoindre en studio et dans notre émission de radio. La connexion s’est faite comme ça et depuis nous sommes restés en contact jusqu'à monter AllttA ensemble. Est-ce plutôt vous ou lui qui êtes à l’initiative du projet AllttA ? C'est "J" qui m’a proposé ce nom AllttA et ça a été le déclic visuel pour moi. J’ai réussi à me projeter, à imaginer les choses qu’on allait pouvoir décliner à partir de là. J’ai besoin de ce côté visuel pour me lancer dans un projet musical. À partir de là, nous avons commencé à réunir toute la matière que nous avions déjà échangée dans le but de sortir un EP ou un album. Lorsque l'on écoute votre album The Upper Hand, on sent un côté sonore très organique et hip-hop malgré le fait qu'il y ait beaucoup d’électro. C

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Promeneur rêveur

Chanson | Sautillant et léger tout en étant câlin et enjôleur, Mathieu Boogaerts sait y faire pour que l'on s'attache à lui. Toujours aussi charmeur, (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 mai 2017

Promeneur rêveur

Sautillant et léger tout en étant câlin et enjôleur, Mathieu Boogaerts sait y faire pour que l'on s'attache à lui. Toujours aussi charmeur, l'auteur-compositeur-interprète de 46 ans a pondu un septième album studio cette année. Sobrement intitulé Promeneur, ce disque est un concentré de la substantifique moelle de ce qui fait la marque de fabrique de Boogaerts. Des paroles au ton un poil désabusé, des arrangements d'une grande finesse et beaucoup d'amour. Car c'est bien ce dernier ingrédient qui caractérise le mieux le travail de ce trublion de la chanson française. Rêveur éternel, swinguant, dansant, emmenant son auditoire avec lui dans ses voyages musicaux à la grande douceur, Mathieu Boogaerts se laisse facilement apprécier sur scène où il se sent comme chez lui. Et ça tombe bien, nous sommes invités à partager un beau moment de live à ses côtés début juin. Le rendez-vous est fixé. Mathieu Boogaerts [+ Katerine], dimanche 4 juin à 20h, salle Jeanne d'Arc, dans le cadre du festival Paroles & Musiques

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Albin de la Simone, le poète funambule

Chanson | Avec son cinquième album studio, L'un de nous, Albin de la Simone continuer à explorer avec minutie, tendresse et douceur nos sentiments et nos émotions. Un résultat fidèle à son travail engagé au service d'une chanson française délicate de grande qualité, qu'il présentera dans l'intimité de l'église Notre Dame pour Paroles & Musiques 2017.

Nicolas Bros | Mardi 2 mai 2017

Albin de la Simone, le poète funambule

Si Albin de la Simone nous avait prévenu en 2005 avec son titre Je vais changer, on ne pourra pas dire qu'il nous a menti. En une décennie il a su faire une mue salvatrice, marquée notamment par la sortie du magnifique album Un Homme en 2013. En acceptant de s'exposer davantage dans la lumière, d'ouvrir ses textes à une intimité assumée, la métamorphose et le charme ont opéré pour faire naître un des auteurs-compositeurs-interprètes les plus prolixes de la chanson française actuelle. Avec son nouvel album, L'un de nous, l'Amiénois enfonce le clou avec délicatesse et mélancolie douce. Un album d'une rare beauté où il décrit avec finesse l'amour passionnel, malmené par le temps ou en quête d'un renouveau. Enregistré en seulement quelques jours, ce disque confirme la propension du multi-instrumentiste à dépeindre l'infinie complexité des sentiments. Décrire les fêlures du quotidien Après un parcours de musicien-accompagnateur aux côtés de (très) nombreux artistes en studio et en tournée : Vanessa Paradis, Jean-Louis Murat, Miossec, Alain Souchon ou même Iggy Pop, Albin de la Simone s'est lancé en solo en 2003. Pendant plusieurs années, il est

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Julien Doré à Paroles & Musiques 2017

Festival | Le nom du premier artiste du festival Paroles & Musiques 2017 est sorti. Julien Doré, qui vient de sortir un nouvel album & sorti en octobre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 décembre 2016

Julien Doré à Paroles & Musiques 2017

Le nom du premier artiste du festival Paroles & Musiques 2017 est sorti. Julien Doré, qui vient de sortir un nouvel album & sorti en octobre dernier, sera sur la scène du Zénith vendredi 2 juin à 20h.

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Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ? Faada Freddy : Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe. D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ? Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est

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Soul jusqu’à plus soif

MUSIQUES | C’est la sensation du moment : entre gospel, soul et pop, Faada Freddy enchante les salles comme les télés de sa présence généreuse, s’appuyant pourtant sur une orchestration minimale.

Niko Rodamel | Mardi 1 novembre 2016

Soul jusqu’à plus soif

Au début des années 80, l’immense et inégalable Bobby McFerrin s’était fait remarquer de la même manière, n’utilisant que les timbres de sa voix, déployant avec une facilité déconcertante une musicalité de funambule ponctuée de percussions corporelles bien senties. À sa manière, Faada Freddy semble prendre le même chemin. Pourtant, le jeune Abdou Fatha Seck avait commencé, comme pas mal de gamins dans les rues de Dakar, par bricoler des guitares avec des manches à balai et des boîtes de conserve. Ses rêves de musiques n’ont pas été vains. Mais c’est avant toute chose sa voix unique qui attirera rapidement à lui tous les regards et surtout les oreilles des plus grands, de Damon Albarn à Lenny Kravitz en passant par Wyclef Jean des Fugees. Une incroyable voix, tel un instrument, qui impressionne autant par sa technique et sa virtuosité que par l’émotion qu’elle déploie. La recette est aussi subtile que magique : un délicat mélange d’harmonies vocales et de mélodies pop, enveloppé dans un timbre soul imparable. Sur la bonne voix Sur scène, Faada Freddy est le plus souvent accompagné d’un quintet de vocalistes qui tout comme lui, n’ont pour s

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L'appel à candidatures Paroles de Zinc 2017 est lancé

Festival | Du 2 au 10 juin 2017 se déroulera la 26e édition du festival Paroles & Musiques à Saint-Étienne. Comme chaque année, un appel à candidatures est lancé par (...)

Nicolas Bros | Lundi 10 octobre 2016

L'appel à candidatures Paroles de Zinc 2017 est lancé

Du 2 au 10 juin 2017 se déroulera la 26e édition du festival Paroles & Musiques à Saint-Étienne. Comme chaque année, un appel à candidatures est lancé par l'équipe d'organisation afin de présenter de nouvelles formations au public, soit pour un concert en "In" dans la salle du PAX soit pour le festival "Off" au coeur de commerces stéphanois. Cette année, cet appel est élargi au niveau national et propose à tous les groupes de musiques actuelles (de tous styles confondus) professionnels ou en voie de professionnalisation, à envoyer leur candidature avant le 4 décembre 2016. Pour plus d'infos, rendez-vous sur cette page.

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Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Titi Robin est un artiste en marge pour qui le métissage des cultures et donc des musiques est une simple réalité. Il forme avec le musicien marocain Mehdi Nassouli un duo qui ne reconnaît pour toute frontière que les rives de la Méditerranée. Leur rencontre offre à nos oreilles un diamant sonore dont l’Opsis sera l’écrin lors d’une soirée à ne pas rater.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

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Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

MUSIQUES | Avec son dernier album Zarabi - "Tapis" en arabe - enregistré en partie dans le désert, la chanteuse marocaine Oum tresse des fils soyeux et chatoyants entre rythmes jazzy, langueurs orientales et percussions africaines. Rencontre avec une artiste dont les poésies envoûtantes chantent le désir féminin et exaltent un hédonisme empreint de sagesse.

Houda El Boudrari | Mardi 31 mai 2016

Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

Vous incarnez l’image d’une femme arabo-musulmane libre, à la fois fière de sa culture et ouverte sur le monde. Avez-vous conscience du symbole que vous représentez dans le contexte actuel d’exacerbation des replis identitaires ? Oum : Oui, c’est une image que j’assume parfaitement, sans pour autant l’avoir préméditée. Je me contente de refléter ce que je suis, dans la diversité de mes composantes identitaires : mes racines sahraouis, mon ancrage africain, ma culture arabo-musulmane, ma francophilie et mes influences occidentales. Je suis consciente qu’en tissant une synthèse apaisée de ces identités, j’offre un autre visage de la femme marocaine et arabe, loin des représentations stéréotypées du voile et de la soumission. Je me donne pour mission de porter cette réalité-là aussi auprès des Marocains, afin de les réconcilier avec leurs identités plurielles, et peut-être modestement contribuer à forger d’autres modèles d’identification féminine. Votre musique puise dans la soul, le jazz, les percussions africaines, la musique orientale et même le rythme afro-cubain, et pourtant le résultat de cet assemblage hétéroclite est d’une harmonieu

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"Côte concorde" vu par Feu! Chatterton

MUSIQUES | Arthur Teboul, chanteur et parolier du groupe, nous parle d'un des morceaux dont il est le plus fier, présent sur l'album "Ici le Jour (a tout enseveli)".

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mai 2016

« C'est une des chansons dont je suis le plus fier. Parce que c'est très dur de se nourrir de l'actualité et d'y introduire de la durée, de l'universel. Cet événement [le naufrage du Costa Concordia survenu en Méditerranée en 2012 – NDLR], si j'en parle comme d'un fait d'actualité, je n'en éclaire qu'une part : une tragédie, la vie, la mort, bon. Et si j'en fais le symbole d'un libéralisme qui échoue sur le caillou de la tradition, de la discrétion et du silence, c'est tout aussi biaisé. Ce sont souvent des choses idiotes qui nous accrochent. Si ce n'était pas arrivé un vendredi 13, je ne l'aurais jamais écrite. Là c'est tout de suite un mythe, tout de suite symbolique. Et le même jour, on perd le triple A. J'en ai rien à fiche du triple A, mais ce sont trois lettres qui résonnent avec le 13. C'est presque rien, mais ça produit une image. C'est pour ça aussi qu'il y a Strauss-Kahn. C'est un empereur romain : grandeur et décadence. Son destin change en une seconde, le type va devenir président et en quelques minutes tout s'écroule, c'est quand même incroyable. Comme le capitaine du navire qui a simplement voulu crâner devant la côte. Ce n'est pas très

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Feu! Chatterton : « Une certaine idée de la beauté »

MUSIQUES | Fascinante hydre pop à cinq têtes, Feu! Chatterton est la créature la plus singulière du rock et de la chanson depuis des lustres. Entre transe(s) musicale(s) et textes ébouriffants, elle a su imposer un style aussi unique que volatile. Entretien avec son chanteur et parolier Arthur Teboul, avant le concert au Fil dans le cadre du festival Paroles et Musiques. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mai 2016

Feu! Chatterton : « Une certaine idée de la beauté »

Dans le groupe, vous avez tous des profils, des goûts musicaux très différents. Pourtant, vous produisez quelque chose d'à la fois singulier et cohérent. À quel moment vous êtes-vous dit : le style musical, les textes, l'image, tout concorde ? Arthur Teboul : Ce n'est jamais vraiment arrivé. C'est encore une quête. Assembler des pièces pour former un tout, c'est ce qui est assez excitant. L'ambition est venue tardivement. Si on essaie de se mesurer immédiatement à quelque chose de très élevé, on est pétrifié. Il y a toujours un moment où, comme tout jeune groupe, on se dit « je veux être cool » mais c'est une fois qu'on parvient à se débarrasser de cette idée qu'on fait quelque chose d'original. Le fait de s'amuser, de tâtonner ensemble, de s'écouter, d'apprendre de l'autre, le respect mutuel... si tu fais cet effort, à la fin, il y a un beau cadeau : c'est ce moment que tu vas vivre sur scène, charrié par une intention, un travail, une relation, parfois même ce qu'on n'aime pas chez l'autre, parce que c'est important. Votre style et

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Grand Blanc : « Opérer un grand écart »

MUSIQUES | Parmi les multiples artistes de la "relève" de la scène musicale française programmés au festival Paroles & Musiques cette année, Grand Blanc vient avec son très attendu premier album Mémoires Vives. Sur cet opus, leur cold wave post-industrielle se colore d'esthétique plus pop. Cœur d'acier avec les doigts et entretien avec Benoît David, chanteur charismatique. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 mai 2016

Grand Blanc : « Opérer un grand écart »

Après vos EP, très orientés indus / cold wave, l'album Mémoires vives semble marquer une ouverture esthétique, comme si vous passiez, à l'image des pochettes de vos disques, du noir et blanc à la couleur. Avez-vous profité du long format et de l'expérience accumulée pour vous affranchir de votre image et de votre marque sonore initiale ? Benoît David : La seule consigne que l'on s'est donné en faisant cet album, c'est de ne pas se brider. On est quatre à composer, on a bossé de manière très foisonnante, sans trop se poser de questions. Chacun a mis ce qu'il voulait et ça donne un disque d'autant plus ouvert. Sur un LP, on avait une place plus large pour s'exprimer. Sur les EP, on a beaucoup cherché une proposition musicale qui nous satisfassent tous les quatre, c'était peine perdue. Notre groupe était foutu de telle manière qu'il ne fallait pas chercher à harmoniser les choses. Il nous a semblé intéressant de ne pas travailler cet album à partir d'un corpus fermé. Le jeu est de savoir jusqu'où

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Simon Javelle, "Music Instinct"

MUSIQUES | Si vous croisez Simon Javelle, il y a de fortes chances pour qu’il n’ait que peu de temps à vous accorder. Actif et passionné, le programmateur du célèbre (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 mars 2016

Simon Javelle,

Si vous croisez Simon Javelle, il y a de fortes chances pour qu’il n’ait que peu de temps à vous accorder. Actif et passionné, le programmateur du célèbre festival stéphanois de chanson (mais pas que...) Paroles & Musiques est loin de se contenter de cette seule fonction. Avide de découvertes et jamais avare de nouvelles rencontres, il fait partie des figures incontournables du secteur culturel stéphanois et régional. Il se partage entre le milieu économique “classique” avec son entreprise de promotion et programmation C’Kel Prod et son implication dans le milieu associatif au travers de sa fonction de directeur du festival Paroles & Musiques. Une implication double Une double fonction à l’ancrage local fort, pas toujours comprise par certains, mais qui lui a permis de s’épanouir, tant d’un point de vue professionnel que personnel. «Je suis très content d’avoir connu les deux secteurs, le privé et l’associatif», assure-t-il. «À l’époque où je n’étais que dans le milieu associatif, j’avais une image du secteur culturel privé peu reluisante. Quand certains produisaient des artistes que je n’aimais pas, je pensais que c’étai

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Chapeau !

MUSIQUES | Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h (...)

Marlène Thomas | Mardi 30 juin 2015

Chapeau !

Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h lors du concert du sextuor Charlie & the Soap Opera. Ce jeune groupe formé en janvier 2011 à Lyon par Rémi Tchangodeï - pianiste, chanteur, compositeur - rassemble six vieux amis autour d’une musique résolument soul, teintée de funk et d’une pointe de rock. Autant inspirés d’artistes "old school" tels que Ray Charles ou Aretha Franklin, que de musiques plus contemporaines comme celles de Jamiroquai ou Prince, leurs compositions mélancoliques ou plus rythmées sont menées par Charlie, un personnage excentrique, coiffé d’un chapeau haut-de-forme à la Willy Wonka. Une mise en scène réussie, rappelant le travail mis en place par leurs cousins stéphanois de Mac Abbé & le Zombi Orchestra dans un autre registre. Déjà récidiviste de deux EP, le groupe a une nouvelle fois fait appel à la générosité des internautes via une plate-forme de crowdfunding pour sortir de leur gibus un nouvel album survolté. Après avoir écumé les scènes locales, le sextuor commence, depuis l’an dernier, à s’exporter au-del

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Peuple de l’Herbe : «Notre ouverture d’esprit fait partie de notre identité»

MUSIQUES | Fondé en 1997, le collectif Le Peuple de l’Herbe a sorti en 2014 son septième album "Next Level". Plus rock, cet album a marqué le retour sur scène du Peuple qui passera au Palais des Spectacles, en clôture du festival Paroles et Musiques, aux côtés d'autres "anciens" que sont les Anglais d'Asian Dub Foundation. Rencontre avec Psychostick, le batteur du groupe. Propos recueillis par Marlène Thomas.

Marlène Thomas | Jeudi 11 juin 2015

Peuple de l’Herbe : «Notre ouverture d’esprit fait partie de notre identité»

En plus de quinze ans d’existence, votre groupe a connu de nombreux changements. Avec Next Level, vous avez pris un virage plus "rock". Ne craignez vous pas de décevoir votre public ? Psychostick : Non, car dans nos albums précédents nous avons toujours mis un point d’honneur à ne pas nous enfermer dans un style précis. La guitare avait déjà été intégrée à plusieurs titres de nos précédents albums. Et puis, Next Level n’est pas non plus un album de rock’n’roll ! Je comprends que certaines personnes puissent être déçues ou du moins déstabilisées, mais notre ouverture d’esprit fait également partie de notre identité. La guitare remplace désormais la trompette comme élément mélodique principal, comment s’est passée la transition ? Avant que Varou, le guitariste, n'arrive, nous avions déjà composé quelques chansons. Nous avons donc dû adapter nos titres à ce nouvel instrument, en intégrant les nouvelles idées de Varou. Je dirais que c’est presque plus facile de cette manière. La trompette est un instrument peu courant dans la musique électro. C’est un instrument certes mélodique mais presqu

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 juin 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

MUSIQUES | En 25 ans d'une belle amitié musicale, Piers Faccini et Vincent Segal n'ont jamais cessé, dans leurs chambres ou sur scène, de revisiter les chansons des autres - mais aussi les leurs. Et viennent enfin d'en tirer un très beau disque, "Songs of Time Lost". A l'occasion de leur concert en l'église Notre Dame pour Paroles & Musiques, le violoncelliste de Bumcello se confie sur ce projet qui le lie au barde anglo-italien. Propos recueillis par Stéphane Duchêne.

Stéphane Duchêne | Lundi 8 juin 2015

Piers Faccini & Vincent Segal, les compagnons de la chanson

Vous connaissez Piers Faccini depuis 25 ans et n'avez jamais cessé de vous produire avec lui. Vous avez même réalisé son premier album Leave No Trace. Pourtant, Songs of Time Lost est votre premier vrai disque ensemble. Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Vincent Segal : Pour moi Leave no Trace a été tout aussi important. Je me suis tellement investi, en termes de composition, au niveau des idées, que même si ce n'était pas mon album, il a été très important dans ma vie de musicien. Songs of Time Lost est né d'une proposition de Laurent Bizot du label No Format. Ca faisait des années qu'il nous entendait jouer ensemble. Il venait nous voir régulièrement aux Bouffes du Nord et nous demandait sans cesse pourquoi on n'enregistrait pas un album en mode violoncelle-guitare-voix. Ca ne nous était même pas venu à l'idée tellement jouer ensemble nous était naturel, que ce soit sur une scène ou à la maison. Comment vous êtes-vous retrouvés sur le choix de ce répertoire entre ancienne

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Avide d'Asaf

MUSIQUES | À mi-chemin entre introspection et profusion de sentiments exacerbés, Asaf Avidan a réussi le pari de porter aux nues des textes bourrés de poésie sur des (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

Avide d'Asaf

À mi-chemin entre introspection et profusion de sentiments exacerbés, Asaf Avidan a réussi le pari de porter aux nues des textes bourrés de poésie sur des compositions blues très élégantes. Classieux, Gold Shadow - sorti en janvier dernier - porte très bien son nom. Entre les ombres et les dorures, les productions d'Asaf Avidan s'agencent à merveille sur ce disque d'une belle unité mettant en valeur cette voix si miraculeuse. Comme déchirés par la douleur, cherchant à recouvrer un semblant de vitalité, les titres de l'Israélien sont tels sa voix, toujours sur le fil, en équilibre face au vide mais se tenant loin de toute tristesse larmoyante ou plombante. Son inspiration, Asaf Avidan n'a finalement pas à aller bien loin pour la trouver. Sa vie n'a pas vraiment été de tout repos. Entre un service militaire compliqué, un cancer du sang contracté à 21 ans dont il est sorti miraculeusement indemne, des déconvenues amoureuses, ... Asaf Avidan peut puiser en lui-même afin d'alimenter en intensité et en sensibilité ses productions. Né de la douleur, Gold Shadow met en valeur cette dualité caractéristique de ce vrai "chanteur à voix" érigée entre gravité et légèreté, s

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Sur la bande FM

MUSIQUES | Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

Sur la bande FM

Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une émission de Radio Campus à propos d'artistes auto-produits, Laetitia Bourgeois, chanteuse guadeloupéenne au timbre soul suave et François-Marie Dru, compositeur, ont tout de suite accroché. En sortant de studio, ils ont partagé leurs goûts musicaux, puis rapidement ont travaillé sur des compositions communes qu'ils enregistrèrent un an après. Sur ces entrefaites le duo FM Laeti prenait alors son envol un peu grâce à la bande FM... Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts : deux albums plus loin, le groupe s'impose dans la série des duos (malgré l'arrivée du frère de François-Marie transformant la formation en trio) de pop française "à la mode", rejoignant pêle-mêle The Dø ou encore Elephant. Après un premier album - It Will All Come Around - orienté vers la folk acoustique, FM Laeti s'est enfermé en Provence afin d'enregistrer au calme For The Music, une ode pop, boucanée à la soul music, où la voix de Laetitia Bourgeois prend toute sa place. Un disque calibré pour la danse - comme le démontre

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Dominique A : « Un éloge du surplace »

MUSIQUES | Abordant le quart de siècle d'une carrière où le succès d'estime a fini par laisser place au succès tout court, Dominique A met à jour coup sur coup un dixième album d'un grand classicisme et un nouveau livre intime fait de petits riens. Où transpire une fois de plus le rapport très particulier à ces voyages immobiles intimes qui font avancer malgré tout et malgré soi. Rencontre avant son concert au Fil pour Paroles & Musiques. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 2 juin 2015

Dominique A : « Un éloge du surplace »

Formation en trio rock, arrangements de violons, format des chansons : tous ces élements font d'Éléor un album empreint de classicisme pop. Qu'est-ce qui a présidé à cette direction et constitue-t-elle votre limite en la matière ? Dominique A : Jusqu'à présent, il y avait toujours de petits éléments perturbateurs qui faisaient que les disques ne rentraient pas dans un moule classique de chanson pop : un morceau plus long que les autres, ou deux-trois autres plus tordus. Là, l'idée était d'écarter toute tentation de cet ordre pour aller vers un son clair qui crée de l'espace, donne une impression panoramique. C'est quelque chose qui m'est venu naturellement dans le prolongement d'En Surface, écrite pour Étienne Daho. De la chanson elle-même mais surtout la manière dont elle a été reçue m'a aiguillé en ce sens. Mais je crois effectivement que je ne peux pas être plus évident dans l'écriture, dans le format des chansons, sans me renier. Cela vous a-t-il permis de vous concentrer uniquement sur l'exercice de la chanson ? Oui, d

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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Prenez le tram direction les Balkans et le Canada

MUSIQUES | Le Rhino d’été revient cette année avec six concerts du 3 au 12 juillet dans la région stéphanoise. Parmi les artistes programmés pour cette session estivale, (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 juillet 2014

Prenez le tram direction les Balkans et le Canada

Le Rhino d’été revient cette année avec six concerts du 3 au 12 juillet dans la région stéphanoise. Parmi les artistes programmés pour cette session estivale, les Canadiens du Souljazz Orchestra empliront le Château de Goutelas à Marcoux de leur groove chaleureux entre soul, jazz, afro et rythmes latins. Composé de Pierre Chrétien au clavier, Marielle Rivard aux percussions, Ray Murray au saxophone baryton, Philippe Lafrenière à la batterie, Steve Patterson au saxophone ténor et Zakari Frantz au saxophone alto, le groupe originaire d'Ottawa a sorti son nouvel album studio Inner Fire en février dernier. Ce dernier opus est dans la lignée du son organique et chaleureux qui caractérise le groupe. Ils partageront l'affiche avec le Tram des Balkans et leur musique multi-culturelle entre klezmer, swing et chants orientaux. Tram des Balkans + Soul Jazz Orchestra, vendredi 3 juillet, Centre culturel de Goutelas, Marcoux, dans le cadre du festival Rhino d'Été

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Redbong ne connaît pas la crise

MUSIQUES | Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 avril 2014

Redbong ne connaît pas la crise

Pour savoir revenir plus fort, il faut parfois prendre un peu de recul. Redbong, groupe stéphanois d'électro hip hop en activité depuis 1998, en est un exemple type. Une petite pause de deux ans permettant à chacun de gérer des projets solos et revoilà Dan, Crayon, Lodubang et Passtoug avec un quatrième opus intitulé La crise sur le gâteau. Un tempo plus hip hop, un flow moins rapide qu'auparavant, des featurings avec trois djs (The Architect, Dj O'Legg et Tremolo Boy) venant poser scratchs ou aider aux arrangements : le style musical de Redbong a évolué. Mais l'énergie que dégage le groupe sur scène est belle et bien toujours la même. La preuve en sera faite à l'occasion de Paroles & Musiques où le groupe proposera de découvrir ses nouveaux morceaux en live avant de partir en tournée à partir de septembre prochain. NB Redbong + S-Crew + Set & Match, samedi 7 juin à 20h30, Le Fil, dans le cadre de Paroles & Musiques

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L’improbable et magnifique alchimie du rastaccordéon

MUSIQUES | Il y a comme ça des mariages mixtes inattendus dont la musicalité éclate sans prévenir, vous attrape par les oreilles et vous envoûte d’une façon si suave (...)

Niko Rodamel | Mercredi 30 avril 2014

L’improbable et magnifique alchimie du rastaccordéon

Il y a comme ça des mariages mixtes inattendus dont la musicalité éclate sans prévenir, vous attrape par les oreilles et vous envoûte d’une façon si suave qu’il vous est impossible d’écouter quoi que ce soit d’autre pendant plusieurs jours… Etonnante fusion de deux styles éloignés de quelque huit milles kilomètres, le chanteur jamaïcain Winston McAnuff et l’accordéoniste parigot Fixi défendront leur album A new day sur la scène du Palais des Spectacles. Six ans après une première collaboration sur le projet Paris Rockin pour laquelle McAnuff avait sollicité les musiciens du groupe Java mais aussi -M- et Cyril Atef (Bumcello), les deux compères se sont donc retrouvés en binôme pour accoucher à l’automne dernier d’une douzaine de nouveaux titres aussi frais que jubilatoires. Le résultat de cette étonnante collaboration façon mariage de la carpe et du lapin (ici celui des dread-locks et de la casquette) est une musique délicieusement chaleureuse, plutôt unique et finalement assez poétique. Un pied dans les Caraïbes, l’autre en Europe, comme une impression de fraîcheur entre les neurones ! NR Winston Mc Anuff et Fixi, samedi 7 juin à 19h, P

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Les premiers noms de Paroles et Musiques 2014

MUSIQUES | Le 23e Festival Paroles et Musiques aura lieu du 3 au 7 juin 2014 sur le site du Parc François Mitterrand à Saint-Etienne et trois soirées sont déjà annoncées, (...)

Marc Chassaubene | Mercredi 27 novembre 2013

Les premiers noms de Paroles et Musiques 2014

Le 23e Festival Paroles et Musiques aura lieu du 3 au 7 juin 2014 sur le site du Parc François Mitterrand à Saint-Etienne et trois soirées sont déjà annoncées, en attendant la programmation complète qui sera dévoilée au mois de Mars : STROMAË : Mercredi 4 juin au Zénith de Saint-EtienneJULIETTE / YVES JAMAIT : Jeudi 5 juin au Palais des SpectaclesBABYLON CIRCUS / TÊTES RAIDES : Samedi 7 juin au Palais des Spectacles

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Ayo : «La musique est une thérapie»

MUSIQUES | Ayo, chanteuse allemande, d'origine nigériane au Français irréprochable, vient de sortir son nouvel album "Ticket to the World" au début du mois d'octobre. Avec sa voix et sa musique groove and soul pleine d'émotions, elle revient à ses premiers amours : le rap et entame une grande tournée en passant par le FIL le 26 octobre. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 21 octobre 2013

Ayo : «La musique est une thérapie»

Votre dernier album contient du rap. Est-ce un retour aux sources pour vous ?Le rap, c'est en effet une source pour moi et un style qui ne m'a jamais vraiment quitté. Avant d'être chanteuse ou guitariste, j'étais rappeuse. A un certain moment j'ai pensé prendre le pseudo de Black Mamba pour sortir des titres car j'avais peur de la réaction du public. Ca m'inquiétait car je ne voulais pas décevoir les gens. Sur les conseils de plusieurs amis, notamment des artistes comme Féfé, j'ai conservé mon nom d'Ayo pour faire du rap dans mon nouvel album. Sur ce nouvel album Ticket to the world, vous établissez un état du monde et de ses problèmes  via plusieurs titres phares comme Fire ou Complain ?Cela n'est pas fait exprès. J'avais envie de parler d'une manière globale et non pas que de moi. Je suis mon intuition lorsque j'écris. Lorsque je rappe, j'exprime le fait que le monde a besoin d'un réel changement. La musique est une thérapie, on en a tous besoin et elle peut initier des évolutions. La musique est un média direct qui permet d'exprimer beaucoup mais également de ressentir soi-même b

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Grigris

ECRANS | De Mahamat-Saleh Haroun (Tchad-Fr, 1h41) avec Souleymane Démé, Anaïs Monory…

Christophe Chabert | Lundi 8 juillet 2013

Grigris

Grigris danse dans les clubs de Ndjamena ; son handicap, une jambe mal soignée devenue presque morte, lui permet d’impressionnantes chorégraphies, et l’autorise même à rêver d’un avenir comme danseur professionnel. Grigris aurait pu s’en tenir là, et être un docu-fiction sur son acteur Souleymane Démé, dont le corps prodigieux et le regard habité sont de vraies sources de fascination. Mais Mahamat-Saleh Haroun a choisi de multiplier les enjeux dramatiques autour de lui : une histoire d’amour platonique entre Grigris et une prostituée, un trafic d’essence qui tourne mal, la maladie du père… Le film affiche alors ses faiblesses criantes : une naïveté dans la narration, la direction d’acteurs et la mise en scène qui s’intensifient au fur et à mesure où le récit se rapproche des codes du genre. Il y a, dans le cinéma de Mahamat-Saleh Haroun, un décalage fatal entre les intentions, souvent justes, et leur réalisation à l’écran, où tout sonne faux, forcé et didactique, le cinéaste prenant souvent trois scènes pour dire exactement la même chose ou se contentant de faire passer les idées dans un dialogue lourdement explicatif. Si l’on n’y trouvait pas un certain sens du

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Le paraphe reggae-soul de The Soul Sonics

MUSIQUES | Le groupe stéphanois The Soul Sonics repoussent les frontières du reggae avec leur première galette intitulée Feelings mêlant reggae-roots et soul music. Formé par sept chanteurs et musiciens avec chacun une histoire déjà chargée, le groupe se produira plusieurs fois dans la région stéphanoise en juin. NB

Nicolas Bros | Mercredi 22 mai 2013

Le paraphe reggae-soul de The Soul Sonics

La région stéphanoise est décidément un terreau très propice à l'éclosion de groupes aux reggae ou ragga de qualité et ce depuis maintenant de nombreuses années. Nous pouvons citer par exemple la Dub Inc, Datune ou encore Jah Gaïa. Parmi les derniers arrivés, se trouvent The Soul Sonics, groupe encore peu connu (malheureusement) du grand public. L'aventure sonique de ce groupe a débuté en 2011 par la rencontre à Kingston en Jamaïque du chanteur jamaïco-écossais Zeb Mc Queen avec Sam Clayton Jr, producteur et ingénieur du son installé depuis quelques années chez nous. Ce dernier réussit à convaincre le chanteur de rencontrer cinq musiciens stéphanois, issus du MCB Band et de plusieurs autres groupes stéphanois : Sticky Bass, Binour, Pepo, Yvan et Bader. Naîtra alors le projet musical The Soul Sonics au début de l'année 2012. Rejoints par un deuxième chanteur d'origine camerounaise, Don Matino, le groupe travaille alors sur leur premier album. Au-delà du reggae

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