Mon amour, ma chérie

MUSIQUES | Inséparables depuis leur rencontre à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako en 1975, Amadou et Mariam sont devenus en une dizaine d’albums d’infatigables globe-trotters, ambassadeurs de l’Afrique de l’Ouest et chantres de l’amour entre les peuples. Ils seront en concert pour la première fois dans la région ce mois-ci. Propos recueillis par Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 juin 2015

Photo : DR


Vous vous produisez un peu partout dans le monde essentiellement lors de festivals : qu'y a-t-il de particulier que l'on ne retrouve pas dans un simple concert ?
Amadou & Mariam : C'est complètement différent. Il y a beaucoup d'artistes et donc beaucoup de gens qui viennent écouter. Pour un festival le public est davantage mélangé, tout le monde peut venir, c'est beaucoup plus festif, tant pis si les gens ne viennent pas spécialement pour nous, on chante, on danse, on partage, on est ensemble.

Vous êtes devenus de vrais globe-trotters, vos voyages nourrissent-ils votre musique ?
Oui bien sûr, tous les voyages que l'on entreprend nous nourrissent car ils nous permettent de rencontrer d'autres publics et aussi d'autres musiciens. Nous sommes très attentifs aux musiques que nous entendons au cours de nos déplacements. Aujourd'hui tous les styles peuvent s'apporter de bonnes choses les uns aux autres et justement nous aimons bien les mélanges.

Nous sommes ouverts à toutes sortes de propositions mais nous ne pouvons pas travailler avec tout le monde

Un nouvel album est-il en prévision ?
Oui, nous avons déjà fait la maquette d'un nouvel album mais nous ne savons pas encore où nous allons l'enregistrer, peut-être à Paris, mais pas seulement car nos albums sont rarement enregistrés dans un seul et même endroit. Cela dépend aussi des musiciens que l'on va inviter à venir jouer.

Vous avez en effet pris l'habitude d'inviter beaucoup de monde sur vos albums…
Nous sommes ouverts à toutes sortes de propositions mais nous ne pouvons pas travailler avec tout le monde, quand bien même on le veuille ! Pour nos propres albums, c'est nous qui choisissons ! Nous avons déjà joué avec beaucoup de monde et partagé beaucoup de scènes à l'occasion, justement, de festivals. Nous avons aussi souvent enregistré avec d'autres artistes, parfois pour un seul morceau, parfois un peu plus. Nous aimons ça !

Vous avez participé à un nombre impressionnant de projets et vous êtes très fréquemment sollicités : n'êtes-vous jamais fatigués ?
(Rires) On essaie de se donner tous les jours du courage et la volonté pour pouvoir assumer notre chance, car c'est une chance dans la vie d'être autant demandés pour jouer partout dans le monde ou d'être sollicités comme ambassadeurs de grandes causes. Tout cela nous donne de la force car lorsque nous donnons beaucoup nous recevons également beaucoup.

Vous reposer ou vous ressourcer passe automatiquement par un séjour à Bamako ?
Oui, bien sûr, c'est important de revenir régulièrement chez nous, mais ce n'est pas forcément pour nous reposer car nous avons toujours beaucoup de choses à faire à Bamako ! Nous sommes par exemple très impliqués dans la fédération des artistes du Mali. Et puis il y a la famille…

Oui c'est vrai qu'il nous manque la lumière du jour, mais comme nous avons déjà vu, dans le temps, cela reste un souvenir.

Il est devenu risqué pour un Européen de s'aventurer dans certains pays d'Afrique : votre chanson Welcome to Mali est-elle donc toujours d'actualité ?
Nous traversons actuellement une période douloureuse, c'est sûr. Mais il faut garder l'espoir que les choses évoluent. Si les gens se parlent ça ira mieux et un jour le pays sera de nouveau tranquille. Nous avons un très beau pays !

Vous êtes devenus en quelques décennies des citoyens du monde reconnus, vous connaissez le succès sur presque toute la planète, vous avez reçu de belles récompenses pour vos derniers albums et on vous fait honneur partout où vous passez : à part la lumière du jour, que vous manque-t-il ?
(Rires) Oui c'est vrai qu'il nous manque la lumière du jour, mais comme nous avons déjà vu, dans le temps, cela reste un souvenir. Les aveugles de naissance n'ont pas notre chance, pour eux c'est un manque cruel. Nous, nous avons déjà vu la lumière, le soleil, les fleurs, les couleurs, on ne peut pas oublier ça et on peut encore imaginer. L'important c'est de partager tous ensemble. C'est le message d'amour que nous véhiculons dans beaucoup de nos chansons.

Vous êtes donc attendus le 20 juin à Saint-Chamond, cela signifie-t-il que vous allez donner d'autres concerts en France cet été ?
Nous avons peu de concerts en France pour les mois à venir, seulement trois cet été. Nous étions au Maroc au mois de mai et nous jouerons à Bruxelles à la fin du mois d'août.

Amadou, on vous retrouvera début juillet pour le festival Jazz à Vienne avec le groupe légendaire Les Ambassadeurs, pouvez-vous nous dire un mot sur ce groupe et sur ce revival ?
C'est un groupe qui a été formé par Salif Keita et Kanté Manfila il y a plus de quarante ans. Nous avons connu un grand succès dans les années soixante-dix, dans toute l'Afrique de l'Ouest et au-delà. Pour le concert de Vienne, je serai aux côtés de Salif et de Cheik TidianeSeck. Depuis, chacun a suivi son chemin mais c'est très plaisant de nous retrouver. Cette formation a été une vraie école pour nous car, bien avant le phénomène de la world music, le groupe mélangeait déjà la musique populaire mandingue avec des influences diverses comme le rock occidental. Il y avait un brassage très fertile.

Vous avez beaucoup d'amis à Paris et vous gardez un lien particulier avec la Bretagne depuis votre passage aux Transmusicales de Rennes, qu'espérez-vous trouver au centre la France ?
On a beaucoup d'affection pour la province. Même si nous n'avons pas de lien
particulier pour l'instant avec Saint-Étienne, nous sommes très contents d'aller jouer là-bas, cela nous fait très plaisir et nous savons qu'il y a des Maliens qui vivent dans la région. On va faire la fête !

Amadou et Mariam, le 20 juin à 22h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond, dans le cadre du festival La Rue des Artistes


Amadou & Mariam + Bill Deraime + Radio Kaizman


Jardin des Plantes (Parc Nelson Mandela) Avenue Antoine Pinay Saint-Chamond
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Du lourd à la Rue des Artistes 2020

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Le festival La Rue des Artistes de Saint-Chamond a dévoilé les noms programmés pour sa prochaine édition qui se tiendra du 19 au 21 juin 2020 au parc Nelson Mandela. Cette année, l'équipe de programmation a vu les choses en plus grand en invitant Tiken Jah Fakoly, La Rue Kétanou, Marcel et son Orchestre ainsi que les Wailing Trees en têtes d'affiche. Faut qu'ça Guinche, Esparto, Picon mon amour, Le P'tit Son, Kalune et Bazar & Bémols viennent compléter la liste tout comme les habituels spectacles de rue. La Rue des Artistes 2020 du 19 au 21 juin 2020 au parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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"Une vie cachée" : Celui qui croyait au Ciel et à la terre

Biopic à la Malick | L’inéluctable destin d’un paysan autrichien objecteur de conscience pendant la Seconde Guerre Mondiale, résistant passif au nazisme. Ode à la terre, à l’amour, à l’élévation spirituelle, ce biopic conjugue l’idéalisme éthéré avec la sensualité de la nature. Un absolu de Malick, en compétition à Cannes 2019.

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Sankt Radegund, Autriche, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Fermier de son état, Franz Jägerstätter refuse par conviction d’aller au combat pour tuer des gens et surtout de prêter serment à Hitler. Soutenu par son épouse, honni par son village, il sera arrêté et torturé… Il convient d’emblée de dissiper tout malentendu. Cette “vie cachée“ à laquelle le titre se réfère n’évoque pas une hypothétique clandestinité du protagoniste, fuyant la conscription en se dissimulant dans ses montagnes de Haute-Autriche pour demeurer en paix avec sa conscience. Elle renvoie en fait à la citation de la romancière George Eliot que Terrence Malick a placée en conclusion de son film : « Car le bien croissant du monde dépend en partie d’actes non historiques ; et le fait que les choses n’aillent pas aussi mal pour vous et moi qu’il eût été possible est à moitié dû à ceux qui vécurent fidèlement une vie cachée et reposent dans des tombes que l'on ne visite plus. ». Un esprit saint Créé bienheureux par l’Église en 2007, Jägerstätter est de ces forces tranquilles dont Malick ne pouvait que raffoler : un mixte entre la haute élévation spirituelle d’un homme

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Toujours plus Positive

Festival électro | Il est incontournable et attire depuis toutel a France et l'Europe. C'est le Positive Education Festival qui propose pour ses 5 ans d'existence, une édition qui va encore plus loin dans sa programmation avec des grands noms, des découvertes et une implication locale très forte.

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Qui aurait pensé il y a quelques années de cela encore que Saint-Étienne deviendrait le centre névralgique des musiques électroniques avec la tenue d'un festival tout simplement hors normes ? Oui, des activistes acharnés ont toujours existé dans cette belle ville de Saint-Étienne - à l'insta de 1001 Bass - mais quand on observe l'engouement que génère le Positive Education festival depuis quelques années, on ne peut qu'être admiratif. Avec une programmation toujours aussi pointue, mélangeant des valeurs ultra-sûres (cette année Jeff Mills, Helena Hauff, Dave Clarke, Manu Le Malin aka The Driver ou encore Aux 88) à des jeunes pousses à l'avenir tout tracé (la Tunisienne Deena Abdelwahed, la Hollandais Mad Miran ou encore la bass music des Londoniens d'Overmono), Positive Education creuse chaque année davantage son sillon dans le paysage des festivals de musiques électroniques européennes. Une implication locale pour une affluence européenne Si le festival a attiré plus de 7 000 personnes en 2018, avec "seulement" 20 à 25% de Stéphanois dans l

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Le festival Roanne Table Ouverte invite les créateurs du collectif d'artisans stéphanois l’Atelier du Coin à exposer dans un lieu atypique. L’occasion de redécouvrir le travail de Malika Ameur, Marie Eve Ginhoux, Sandra Coelho, Maud Salançon, Jean-François Bazzara, Marie Dubois, MatTim, Laurence Pasero ou Florie Keller. La Savonnerie du Pilat sera également présente aux côtés d’un invité-bonus, l'ébéniste Jean Sylvain Masse. À Table 2 par L’Atelier du Coin, jusqu'au 10 novembre, salle d’exposition de La Cure à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

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Lieu culturel par excellence, l'auberge-crêperie du Monto'Zar à Saint-Genest-Malifaux propose une 10e saison avec de jolis noms dont les chansons poétiques de Baptiste Dupré (30/11), Mam'Zelle Lune (14/03/2020) ou de Sarah Mikovski (16/05/2020) ou le "punkrooner" Erwan Pinard (22/02/2020). Une grande soirée est également prévue le 30 mai 2020 avec 10 heures de musique ! Mais cette nouvelle saison sonne aussi comme la dernière des propriétaires actuels qui lance un projet original afin d'assurer une continuité à ce lieu emblématique du Pilat. Afin de trouver de nouveaux gérants du lieu, quatre rencontres conviviales sont prévues avec le soutien de Sylvain Abrial (Kaléido'Scop et Cie Maintes et une fois) afin de penser un projet de reprise. Les réunions sont prévues les vendredis 27/09 à 19h30, 12/10 à 15h, 16/11 à 15h et 06/12 à 19h30. Plus d'infos sur cette page web, au 04 77 56 08 58 ou à contact@montozar.fr

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Monk au sommet

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Monk au sommet

Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts autour du jazz dans des lieux souvent atypiques, en direction d'auditoires très variés allant des connaisseurs affutés aux simples curieux, jusqu'aux publics dits empêchés. Puisque c'est semble-t-il dans l'air du temps, la part belle sera faite cette année aux musiciennes : après la brillante Ana Carla Maza qui ouvrait les festivités avec une bucolique rando-concert, nous retrouverons notamment le délicat trio vocal Bloom, la chanteuse-guitariste Roxane Arnal et la phénoménale Sarah Mc Coy, dont le show tout en son et lumière s'annonce comme l'un des points forts de la programmation. Sous la houlette du bassiste ligérien Jérôme Regard (sans doute davantage connu dans toute l'Europe que dans le Pilat où pourtant il vit), le jazz atteindra son sommet avec le double plateau du samedi 14 septembre. Le quartet du tromboniste Daniel Zimmermann partagera en effet la soirée avec le New Monk Trio de l'éminent pianiste Laurent de Wilde, artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2018, par ailleurs véritable expert analyste-biographe de l'immens

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Arrête ton char !

SCENES | Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup (...)

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Empire romain, il y a 2000 ans. Des toges, des sandales, des courses de chars en costume... Ben Hur ? Oui, mais en beaucoup moins long, beaucoup moins peplum, beaucoup, beaucoup plus fun. Cette parodie signée Luc Sonzogni (Les Darons, Les Lascars gays) revisite l'oeuvre mythique avec humour et inventivité. Salué par la critique et plébiscité lors du off d'Avignon, ce spectacle mêle gags et utilisation de techniques son, lumière et vidéo pour du divertissement grand public de haut vol. Ben Hur, la parodie, le 3 octobre à 20h30, salle Aristide Briand de Saint-Chamond

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L'apérobic

Les Apéros Musique de Blesle | Au-delà des bouchons autoroutiers, des moustiques et des méduses, l’été a aussi ses bons côtés : il est la saison officielle de l’apéro (avec modération (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

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Au-delà des bouchons autoroutiers, des moustiques et des méduses, l’été a aussi ses bons côtés : il est la saison officielle de l’apéro (avec modération toutefois) et des festivals musicaux ! À Blesle, charmand petit bled de Haute-Loire classé parmi les plus beaux villages de France, une bande de copains l’a bien compris. L’association éponyme organise depuis 18 ans un éco-festival décontracté qui, sur trois jours, déploie concerts (parfois les pieds dans l’eau), randos, siestes musicales, bal et tremplin. Cette année, il y a en aura encore pour toutes les oreilles, du bluegrass country de Lazy Grass String Band à la musique irlandaise made in Limousin de Keltar, en passant par la fanfare du Balkanic Orkestar ou encore le quartet Malinga, une délicate formation qui jongle entre flamenco andalou, choro brésilien et bambuco colombien. Les festivités en journée sont à prix libres (dont deux spectacles par jour pour les mômes) et les concerts en soirée vraiment très abordables. Apéros musique de Blesle, les 15-16-17 août à Blesle (Haute-Loire)

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Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

MUSIQUES | C'est un rendez-vous à ne pas manquer qui prend place pour sa 22e édition à Saint-Chamond. Chaque année, le troisième weekend de juin, le festival La Rue des Artistes réunit au parc Nelson Mandela, quelque 10 000 spectateurs qui dansent et tremblent devant des performances musicales et circassiennes.

La rédaction | Mercredi 5 juin 2019

Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens ou acrobates, ils sont natifs de Saint-Chamond, de Grenoble ou de Californie, et ils se retrouvent sur les planches de La Rue des Artistes pour partager leur passion et leur talent avec un public tous les ans plus nombreux. Le festival propose des spectacles dans tous les styles. Qu'on aime le hip-hop, le reggae, le swing ou la chanson française, qu'on raffole de théâtre, de mime ou de voltige, chacun trouve de quoi s'émerveiller. C'est ce parti pris de l'inclusion qui est à l’essence de ce festival. L'inclusion de différents genres artistiques, d'une part mais aussi des individus qui forment le tissu social ligérien. Dans cette optique, L’association Atout Monde, organisatrice du festival, a participé au lancement de la charte H+ Culture, dispositif visant à développer les bonnes pratiques quant à l’accueil des personnes en situation de handicap. Dans un même temps, l'association affiche la ferme volonté de rendre la culture accessible à tous, grâce notamment à une politique tarifaire attractive unique à l’échelle régionale (5€ en prévente / 8€ sur place pour vendredi et samedi, gratuit le dimanche). Une vo

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Saint-Chamond voit grand

Nouveau lieu | À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Saint-Chamond voit grand

À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une accession en Jeep Elite (1ère division nationale). Seule condition, battre l'équipe de Nancy chez elle... Cette montée serait synonyme de poursuite d'une progression entamée il y a quelques années et qui a fait de Saint-Chamond une ville qui compte sur la carte du ballon orange, au même titre que peut l'être Roanne. Afin d'accompagner ce développement exponentiel, Saint-Chamond va se doter d'une nouvelle salle d'ici à début 2022. Cette nouvelle Arena omnisports sera composée de deux salles : une principale pouvant accueillir 3821 spectateurs en configuration basket-ball (dont 682 places VIP, 36 places PMR, 20 places commentateurs-médias) et une la salle annexe allant jusqu'à 300 spectateurs. Avec un budget de construction annoncé de 30 millions d'euros TTC répartis entre Saint-Étienne Métropole, la région Auvergne Rhône-Alpes, le département de la Loire et la Ville de Saint-Chamond, la nouvelle enceinte en forme d'ellipse est destinée également à accueillir des rencontres notamment de handball. « Il s’agit là d’un véri

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Mustapha Kerroua, la culture comme lien social

MUSIQUES | Le directeur artistique du festival La Rue des Artistes est un homme de convictions, un citoyen toujours aussi engagé à l'aube de ses cinquante ans, dont plus de la moitié au service de la culture pour tous.

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Mustapha Kerroua, la culture comme lien social

Avant-dernier d'une famille de neuf enfants, Mustapha est né le 14 mai 1969 à Saint-Chamond, ville à laquelle il est resté fidèlement attaché. Le Couramiaud n'oublie pas pour autant le parcours de beaucoup de familles qui, comme l'ont fait ses propres parents, ont traversé la Méditerranée pour s'installer dans la vallée du Gier alors en pleine ébullition industrielle. A quelques pas des usines Moulin Combat, Mustapha a passé son enfance entouré de ses deux sœurs et six frères, dans le quartier du Creux où il a fréquenté le collège Pierre Joannon avant d'être orienté vers le lycée professionnel Claude Lebois. « Dès la cinquième, on m'a dit que je n'étais pas fait pour de longues études. En première année de CAP, on m'a fait découvrir plusieurs métiers qui ne m'ont pas vraiment emballé. Par dépit, j'ai choisi la chaudronnerie. »Persuadé que son destin est ailleurs, l'adolescent rendra son tablier le jour même de l'examen. Délégué de classe, il défendait ses camarades comme l'aurait fait un avocat.« Mes profs m'ont dit que je ferais sans doute mieux de faire du théâtre ! » Derrière les platines Qu'à cela ne tienne, Mustapha a déjà un pied da

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Toujours là

Reggae | Pas forcément évident de se remettre à l'ouvrage après la période d'hyper-médiatisation qui accompagna le tubissime Pour le bonheur du monde. Et pourtant, (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Toujours là

Pas forcément évident de se remettre à l'ouvrage après la période d'hyper-médiatisation qui accompagna le tubissime Pour le bonheur du monde. Et pourtant, Sinsémilia est toujours là quinze ans après. Les Grenoblois reviennent une fois encore sur le devant de la scène avec une nouvelle galette, A l'échelle d'une vie, chaque membre mettant de côté pour un temps ses projets persos. Au son d'un reggae communicatif le combo nous invite de plus belle à nourrir nos cerveaux car le savoir est une arme de paix. Sinsémilia, dimanche 16 juin à 19h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Feu de Broussaï

Reggae | Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Feu de Broussaï

Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche l'Europe de l'ouest mais aussi le Canada, jusqu'à la mythique cité de Kingston. Les Mâconnais furent même les premiers Français, en 2012, à passer à la télévision jamaïquaine. Avec son tout nouvel album, Une seule adresse, Broussaï semble revenir aux fondamentaux (un reggae new roots très acoustique), portant haut et fort un message humaniste plein de lucidité. Broussaï, vendredi 14 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Come back

Reggae | Après vingt ans d'existence et trois longues années de pause, le mythique groupe de reggae californien Groundation revient en force avec huit musiciens (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Come back

Après vingt ans d'existence et trois longues années de pause, le mythique groupe de reggae californien Groundation revient en force avec huit musiciens nouvelle génération réunis autour de l'incontournable Harrison Stafford et bien sûr, un nouvel album. Sorti à l'automne dernier, The next generation délivre un groove puissant au service d'un son reggae unique teinté de jazz et de funk, parsemé d'influences latinos et africaines, avec comme à l'habitude des propos engagés politiquement et socialement. Groundation, samedi 15 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Mustapha Kerroua dans l'Oeil du Petit Bulletin #15

Festival | L'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne s'est mis dans la La rue des artistes avec son directeur artistique Mustapha Kerroua qui nous a parlé de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 avril 2019

Mustapha Kerroua dans l'Oeil du Petit Bulletin #15

L'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne s'est mis dans la La rue des artistes avec son directeur artistique Mustapha Kerroua qui nous a parlé de la prochaine édition du festival avec notamment GROUNDATION, Sinsémilia ou encore Les Tit' Nassels, de la Rue des Arts de la Ville de Saint-Chamond pendant la Biennale Internationale Design Saint-Etienne...

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Groundation, Sinsemilia, Broussaï... à la Rue des Artistes

Festival | Le festival couramiaud a dévoilé l'ensemble de sa programmation pour sa 22e édition qui se déroulera les 14, 15 et 16 juin 2019 au Parc Nelson Mandela (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Groundation, Sinsemilia, Broussaï... à la Rue des Artistes

Le festival couramiaud a dévoilé l'ensemble de sa programmation pour sa 22e édition qui se déroulera les 14, 15 et 16 juin 2019 au Parc Nelson Mandela (Saint-Chamond). On y retrouvera notamment le groupe californien Groundation, les indéboulonnables Sinsemilia, Broussaï, les locaux Tit'Nassels, une étoile montante du hip hop : Tracy de Sá... Bref, une belle édition en perspective. La Rue des Artistes 2019, du 14 au 16 juin au Parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Programmation complète : Vendredi 14 juin : Broussaï + Mon Côté Punk + Duo Léonid + The Mitchi Bitchi Bar Samedi 15 juin : Groundation + The Fat Bastard Gangband + Tracy de Sá + Rémô-(mes) Dimanche 16 juin : Sinsemilia + Les Tit'nassels + Pop 119 + Cie Racines de Poche + Cie ManoAmano Circo + Cie Senario + Solau & Cie... Plus d'infos sur ce site

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Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

Musiques | L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars (...)

Nicolas Bros | Lundi 4 mars 2019

Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars sur la scène de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond : Esparto (pop - Marseille), Franfre (rap/jazz/hip hoop - Toulouse), The Soulphenixs (soul/funk/rock - Nantes) et Trigones Plus (rock électro - Lyon). Le lauréat sera sélectionné par un jury et le public à l'issue de leur passage (25 minutes pour chaque formation). Le gagnant aura la chance de pouvoir se produire le lendemain en première partie du groupe Berywam dans cette même salle, obtiendra une programmation officielle à Saint-Chamond et remportera un gain financier de 600€ minimum et quatre jours d'enregistrement au Plateau 42 à Saint-Étienne. Enfin, ce tremplin servira de tremplin pour l'annonce de la programmation du prochain festival La Rue de Artistes (14 au 16 juin prochains) dont on sait déjà que Sinsémilia, Broussaï ou encore Les Tit'Nassels viendront faire vibrer le public. - Tremplin Musiques Actuelles de Saint-Chamond, jeudi 7 mars à 20h30 salle Aristide Briand - Beryw

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"Jusqu'ici tout va bien" : Fisc de zup !

Franchement la zone | De Mohamed Hamidi (Fr. 1h30) avec Gilles Lellouche, Malik Bentalha, Sabrina Ouazani…

Vincent Raymond | Mercredi 27 février 2019

Fred Bartel a jadis faussement domicilié son entreprise de com’ en zone franche pour éviter taxes et impôts. Le fisc l’ayant rattrapé, il doit soit s’acquitter d’une lourde amende, soit déménager sa boîte à La Courneuve. Ce qu’il fait avec ses salariés. À chacun de s’acclimater… Vingt-cinq ans après La Haine, au prologue duquel il fait explicitement référence par son titre, ce nouveau “film sur la banlieue“ laisse pantois. Car s’il prétend raconter le bilan “globalement positif“ d’une implantation dans « territoires perdus de la République » et une osmose réussie entre bobo de souche et jeunes-des-cités, Jusqu’ici tout va bien ne franchit pas tout à fait le Périph’ : son esprit reste ailleurs, dans les quartiers dorés. Et son angélisme de façade, irréel, est bien incapable de réduire la moindre fracture. En alignant plus de clichés qu’une planche-contact, Mohamed Hamidi les dénonce moins qu’il ne les perpétue. Trop lisse — sans doute pour cadrer avec la promesse d’une comédie — le film s’encombre de gadgets scénaristiqu

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La communauté de l'oubli

Danse | Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une (...)

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

La communauté de l'oubli

Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une actualité marquée par le repli idéologique, invite à reconsidérer la notion de communauté pour en créer une autre, inédite, comme les oubliés de Tromelin auxquels il prête vie. Ce groupe d'esclaves malgaches venant de différentes régions, avec leurs propres coutumes, abandonnés sur une île minuscule durant quinze ans, ignorés de tous, ont dû apprendre à vivre ensemble, à créer une autre forme de communauté. Le chorégraphe, s'interrogeant sans cesse sur "l'être ensemble", transpose cette histoire vraie dans une boîte de nuit oubliée, où deux êtres errent, selon des codes qui nous échappent. Ne se voyant pas, l'enjeu ayant été fixé de ne jamais se regarder, les deux danseurs, coincés dans les méandres d'une danse de couple inconnue, indéchiffrée, se cherchent, en quête de ce partenaire manquant. À travers ce duo d'âmes à la poursuite d'une rencontre improbable, Robin Lamothe tente lui aussi de recréer une communauté qui ne soit pas référencée mais qui conduise de l'oubli à la mémoire. Mémoire d'un o

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Manu le Malin déjà de retour à Sainté

Electro | Pour celles et ceux qui auraient loupé le set de Manu le Malin au dernier Positive Education Festival, vous allez pouvoir vous rattraper. Seulement (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 décembre 2018

Manu le Malin déjà de retour à Sainté

Pour celles et ceux qui auraient loupé le set de Manu le Malin au dernier Positive Education Festival, vous allez pouvoir vous rattraper. Seulement quelques semaines après la très réussie édition 2018 de leur festival, la team Positive réinvite le Dj en terres stéphanoises. Cette fois-ci, il prendra les platines au Clapier, le vendredi 4 janvier, sous son alias The Driver, avec lequel il régale en format techno. Il sera accompagné pour cette soirée par les éternels Fils de Jacob ainsi que Jules & Prousto, également du crew Positive Education. Manu le Malin aka The Driver [+ les Fils de Jacob + Jules & Prousto], vendredi 4 janvier au Clapier de 23h à 5h

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Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Festival | Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est le groupe de reggae ska grenoblois Sinsémilia qui prépare un nouvel album prévu pour le printemps. Ce concert correspondra au retour du groupe au festival de Saint-Chamond, dix ans après le succès rencontré pour leur venue au Jardin des plantes.

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Vent frais

Festival jazz | Chaque année, il est le festival de la rentrée, prolongeant les vacances pour quelques temps encore, invitant le public à apprécier le jazz dans toute sa pluralité, à mille mètres d’altitude et quelques encablures de la cité stéphanoise. Jazz au Sommet remet le couvert pour la douzième année.

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Vent frais

Singulier, familial et champêtre, le festival reste fidèle à ses principes fondateurs. Une équipe exclusivement composée de bénévoles se démène toute l’année pour bâtir une programmation aussi exigeante qu’éclectique, en partenariat avec une foultitude d’acteurs culturels et socio-éducatifs disséminés sur le vaste territoire de la communauté de communes des Monts du Pilat. Une offre qui se décline en plusieurs volets, avec des concerts ou des animations en plein air et, bien entendu, des concerts en salle. Suivi par un public fidèle, Jazz au Sommet voyait sa fréquentation encore progresser de 22 % l’an passé. Pour autant, l’association ne se repose pas sur ses lauriers. L’édition 2018 s’annonce plutôt alléchante avec de belles découvertes comme, entre autres, le magnifique duo guitare-kora African Variations (vendredi 7), la chanteuse Raffaela Siniscalchi qui se réapproprie les ballades de Tom Waits (jeudi 13), ou encore la journée Nouvelle Orleans que propose d’enflammer le jouissif brass band des Po’boys, enchaînant une parade l’après-midi et un concert en début de soirée (samedi 15). La douzième édition de Jazz au Sommet se terminera comme les onze précédentes, par la traditi

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Papa Garnier

Electro | Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Papa Garnier

Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. Asseyant encore davantage la valeur de cet incontournable festival, le passage de Garnier risque bien de se conjuguer avec un set d'anthologie, comme à chaque prestation du monsieur derrière ses platines. Et pourquoi ne pas aller jusqu'à envisager une nouvelle histoire d'amour entre Saint-Étienne et Laurent Garnier, à l'image de ses habitudes prises du côté de Lyon et de Nuits Sonores... Signalons aussi la présence dans ce festival de Marcel Dettmann et le retour de Manu Le Malin. Laurent Garnier, jeudi 8 novembre, Site de la Manufacture dans le cadre du Positive Education Festival

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La communauté de l'oubli

Danse | C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

La communauté de l'oubli

C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose l'histoire vraie de ces naufragés qui ont dû, pour vivre ensemble sur cette île minuscule, inventer une forme de communauté inédite. Les deux danseurs de Mémoire d'un oubli, survivant dans une boîte de nuit oubliée, errent, telles deux âmes qui se cherchent, ne se voient plus mais unies dans une danse de couple inconnue, inventent aussi leur communauté. Mémoire d'un oubli, mardi 15 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Positive Education encore plus fort

Festival musiques électroniques | Le festival de musiques électroniques stéphanois Positive Education revient pour sa quatrième édition du 8 au 10 novembre avec une programmation qui démontre l'ampleur de l'événement.

Nicolas Bros | Mardi 17 juillet 2018

Positive Education encore plus fort

Saint-Étienne est officiellement une ville qui compte sur la carte européenne des musiques électroniques. Avec de nombreuses soirées et plusieurs festivals, la cité ligérienne est devenue un fief aussi couru que sa consœur du Rhône. Parmi les événements incontournables, on retrouve la team de Positive Education et son festival éponyme qui regroupe tout ce qu'il se fait de mieux en la matière au début du mois de novembre, le tout dans le magnifique cadre des bâtiments situés derrière la Cité du design. Laurent Garnier (enfin...) et Marcel Dettmann à Saint-Étienne Après une excroissance parisienne en juin dernier du côté de La Station - Gare des Mines, la structure stéphanoise rentre sur ses terres et annonce du lourd. Cette année, les têtes d'affiche se succèdent. Parmi les plus impressionnantes, forcément l'indétrônable Laurent Garnier, le retour de l'impétueux Manu le Malin, l'Allemand Marcel Dettman (qui a secoué de nombreuses années les clubs berlinois d'Ostgut puis Berghain avec sa techno brute et minimaliste) ou les fidèles de Positive Education : Ron Morelli, Vladimir Ivkovic

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"Le Doudou" : Canaille Peluche

Objet transitionnel | Employé à Roissy, Sofiane excelle dans les magouille foireuses et le baratin. Découvrant l’avis de recherche d’un nounours perdu, il espère dans un premier (...)

Vincent Raymond | Vendredi 15 juin 2018

Employé à Roissy, Sofiane excelle dans les magouille foireuses et le baratin. Découvrant l’avis de recherche d’un nounours perdu, il espère dans un premier temps escroquer des parents aux abois. Mais finit par partager l’obsession du papa excédé : retrouver le précieux doudou. Première réalisation de Philippe Mechelen & Julien Hervé, ce buddy movie des familles se révèle bien plus sympathique que Les Tuche, la série à succès commise par le duo. Car s’y côtoient en bonne intelligence et avec rythme de l’absurde (un maître-chien psychopathe persuadé que son dogue est sa “fille“, des châtelains fin de race et hors d’âge), une pointe d’incorrection (Isabelle Sadoyan, dans son ultime rôle, campe une vieille résistante frappée d’Alzheimer révélant ses sympathies collabo) ainsi qu’une certaine tendresse de mieux en mieux assumée par Kad Merad. Paupière lourde de patriarche à la Danny Glover, effets contenus, celui-ci confirme donc dans la comédie populaire le virage pris avec Comme des rois. C’est donc à Malik Bentalha

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Afrodisiaque

Sono mondiale | Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Afrodisiaque

Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi les têtes d’affiche du cru 2018, CharÉlie Couture (en plein bayou), Sergent Garcia (avec Bruno mais sans Bernardo) et Magyd Cherfi (qui avait fait faux bond l’an passé). Les nostalgiques de la grande époque des Touré Kunda seront aussi à la fête : la mythique fratrie sénégalaise fait cette année son grand retour avec l’album Lambi Golo (Soulbeat Records), mettant ainsi fin à dix ans de silence radio. Par son travail de défricheur à l’aube des années quatre-vingts, le groupe a servi de boussole pour d'autres artistes africains qui se sont imposés à leur tour dans le paysage musical international. Les Frères Smith sont quant à eux frangins par la musique et non pas par le sang. Entre afrobeat, afrofunk et ethiopic, le même afrogroove coule dans les veines de ces onze musiciens-contrebandiers. Le collectif parisien arpente les scènes françaises et européennes depuis une grosse décennie, avec une énergie explosive et contagieuse. Les Frères Smith le 16 juin, Touré Kunda le 17 juin, au parc Nelson Mandela à

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Les "L" du désir

Classique | L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les

L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, musicalement, humainement. L'alchimie résout les équations, emplit les silences. Trois solistes partagent cette musique en état de grâce : Lyuba Zhecheva, pianiste à l'expressivité suprême, Louison Crès-Debacq, violoncelliste aux phrasés veloutés et sensuels, et Louis-Jean Perreau, enfant du pays, talentueux violoniste que l'on ne présente plus. Le programme déploiera ses "L" sur le célèbre Trio n°1 Op.99 de Schubert, dont l'apparente urbanité laisse rapidement affleurer les affres du doute, griffe du grand Schubert quelques mois avant sa mort. Le Trio en sol Majeur, composé par un jeune Debussy de dix-huit ans, est, pour sa part, encore marqué par la filiation de Franck, Massenet ou Delibes. Enfin, le Trio n°1 Op.8 de Chostakovitch, composé à dix-sept ans, incarnera parfaitement le mot du très tourmenté maître de Léningrad : « Il est impossible de trouver une approche neuve. Il faut que ce soit elle qui vous trouve. ». Il se murmure, dans les milieux informés, que le "Trio L" prép

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"4 Histoires fantastiques" : Bon choc, bon genre

ECRANS | de William Laboury, Steeve Calvo, Maël le Mée, Just Philippot (Fr., 1h22) avec Sophie Breyer, Malivaï Yakou, Didier Bourguignon…

Vincent Raymond | Mardi 6 février 2018

Souvent défendu aux p’tits francophones pour des raisons culturelles et de moyens, le territoire du genre demeure, en dépit des assauts asiatiques, le pré carré des Anglo-Saxons. Lancé par la société Fidélité, un label (Bee Movies) avait tourné court il y a une dizaine d’années : les productions (Un jeu d’enfants, Bloody Malory…) étaient trop fragiles et de qualité inégale — même si elles assumaient leur identité de séries B. Espérons pour la nouvelle génération que 4 Histoires fantastiques connaisse un destin plus radieux. Car ce carré de courts métrages initié par le magazine SoFilm, Canal+ et tout une flopée d’institutions, offre un bel écrin et un joli écho à l’émergence hexagonale ayant choisi de s’illustrer dans ce registre. Totalement indépendants, ce sont quatre univers qui s’enchaînent donc ici. Après deux films corrects mais classiques (Chose mentale, une sortie de corps par une jeune femme électrosensible et Livraison, la longue marche d’un fermier convoyeur de zombies), Maël le Mée nous offre une ambi

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La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

GUIDE URBAIN | Piermic Fatet et ses 3 associés redonnent vie à un lieu emblématique de la ville de Saint-Chamond, la Maison des Chanoines. Visite guidée des lieux.

Marion Dubanchet | Mercredi 27 décembre 2017

La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

Après nous avoir fait voyager à dos de Chien et d’Eléphant (dans leurs jeux de quilles respectifs), Piermic Fatet nous présente aujourd’hui la petite dernière de la famille : une grande et jolie Girafe. Franck Debreil est aussi de la partie pour mener à bien ce projet dans la ville qui l’a vu naître. Ils désirent redonner vie à ce lieu chargé d’histoire et se refusent à laisser un si bel édifice à l’abandon. Dès que l’on ouvre la porte, on sent qu’un vent de modernité a soufflé chez les Chanoines. Guillaume Buisson, designer stéphanois, a travaillé sur un décor alvéolaire qui orne délicatement l’accueil. Il se prolonge derrière vous pour vous présenter la belle sélection de vins qui vous sera proposée. Le reste de l’établissement a été repensé conjointement avec un architecte des bâtiments de France pour respecter les contraintes imposées par le statut de la bâtisse, classée monument historique en 1983. Un compagnon du devoir a retapissé et patiné les chaises d’origine. Votre r

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Étoiles électroniques à la Manu

Festival électro | 2e édition chargée de très jolis noms pour le Positive Education Festival, rendez-vous désormais incontournable de la fine fleur de la scène électro de novembre au coeur de l'Hexagone. Vétérans, jeunes pousses, artistes confirmés... plus de 80 artistes ont rendez-vous dans les bâtiments de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Étienne. (Très) petite sélection parmi ce choix pléthorique.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Étoiles électroniques à la Manu

Tel le phénix Éternel phénix de la "Cold Wave française", le duo TRISOMIE 21, après avoir annoncé son dernier concert en novembre 2009, est encore revenu aux affaires. Sortant le magnifique et bien-nommé album Elegance Never Dies, Hervé et Philippe Lomprez ont démontré qu'ils avaient encore des sentiments et des atmosphères uniques à exprimer sur "galette". À l'instar des mythiques The Last Song ou La Fête Triste, les deux frères nous servent sur ce nouvel opus des fragments sonores d'une rare puissance. Il suffit de tendre l'oreille sur les titres Alice ou Rebirth pour se rendre compte que T21 est loin d'être amorphe. NB Le 09/11, dans le bât. 242 Les potions sonores de Tolouse Low Trax Detlef Weinrich est un musicien habile et occupé. Résident du Salon des Amateurs à Düsseldorf aux côté de son compère Vladimir Ivkovic, membre du quatuor Kreidler, Detlef Weinrich est aussi accaparé par son projet solo : Tolouse Low Trax. House rêche mélangeant rythmes club abstraits et nappes f

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Un line-up digne des plus grands

Electro / Positive Education Festival | Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 septembre 2017

Un line-up digne des plus grands

Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand messe électro stéphanoise, à l'instar du 1001 Bass Music Festival, cet événement vient de dévoiler son line-up complet et autant le dire d'emblée : la liste des "performers" présents est très intéressante. Parmi la ribambelle d'artistes de la scène électro actuelle (81 sont attendus), se trouvent quelques belles pépites. Citons dans le désordre l'emblématique Manu le Malin, PEEV, Front 242 (Dj set), le duo Fixmer/McCarthy, Pépé Del Noche, Ancient Methods, Vatican Shadow, Zaltan, Mick Willis, Maoupa Mazzocchetti... « Tout se déroule dans la Cité du design, de 21h à 5h du matin, explique Charles Di Falco, de Positive Education. Nous avons 4 scènes différentes dont un espace ambient. Nous avons voulu faire ce festival pour les Stéphanois, en suivant les influences majeures de la ville. Nous avons voulu mélanger les influences musicales stéphanoises avec la rave des années 80, 90 et d'aujourd'hui. Le tout dans un lieu historique de Saint-Étienne, plein de symboles. Saint-Étienne ressemble à notre musique avec

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Song To Song : On connaît la chanson

ECRANS | Retour à une forme plus narrative pour le désormais prolifique Terrence Malick, qui revisite ici le chassé-croisé amoureux dans une forme forcément personnelle et inédite.

Vincent Raymond | Mercredi 12 juillet 2017

Song To Song : On connaît la chanson

Deux hommes, deux femmes : leurs histoires d’amour et professionnelles, croisées ou réciproques dans l’univers musical rock d’Austin… Après le sphérique et autoréférenciel Voyage of Time — amplification des séquences tellurico-shamarniques de Tree of Life façon poème mystique à liturgie restreinte — Terrence Malick renoue avec un fil narratif plus conventionnel. Avec ce que cela suppose d’écart à la moyenne venant du réalisateur de À la Merveille. Song To Song prouve, si besoin en était encore, que ce n’est pas un argument qui confère à un film son intérêt ou son originalité, mais bien la manière dont un cinéaste s’en empare. Le même script aurait ainsi pu échoir à Woody Allen ou Claude Lelouch (amours-désamours chez les heureux du monde et dans de beaux intérieurs, avec les mêmes caméos de Val Kilmer, Iggy Pop, Patti Smith), on eût récolté trois films autant dissemblables entre eux que ressemblants et identifiables à leur auteur. Persistance de la mémoire

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Féfé fort en couleur

Rap | Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Féfé fort en couleur

Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, ex-Saïan Supa Crew, a pris 4 années avant de ressortir son micro. Ce rappeur qui raconte le quotidien, à contre courant des clichés habituels du rap français, Samuel Adebiyi de son vrai nom propose un troisième album sobrement intitulé Mauve. Métissé, ce disque propose une aventure multi-culturelle pour lequel le chanteur s'est inspiré de ses racines nigérianes et sur les traces de la culture Yoruba au Brésil et à Cuba. Composé avec Felipe Saldivia et enorgueilli par plusieurs featurings de haut vol (Ayo, -M- ou Tété), Mauve est un disque expressif, à « la parfaite synthèse entre le rose de la vie et les bleus de l'âme » explique l'ex-chanteur d'OFX. Puisant dans l'énergie brute de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, l'artiste parvient encore une fois à mêler rap, mélancolie, liberté et poésie. Il présentera cet opus à l'occasion des 20 ans du festival La Rue des Artistes à Saint-Chamond. FéFé [+ Magyd Cherfi + Bazar & Bémols], samedi 17 juin à 20h, parc Nelson Man

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20 ans dans la Rue des Artistes

Festival | Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 avril 2017

20 ans dans la Rue des Artistes

Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, l'organisation a misé sur plusieurs têtes d'affiche. 4 grands noms ressortent d'une programmation qui annonce un week-end pré-Fête de la musique très chaud du côté de Saint-Chamond : Les Wampas (dimanche 18 juin), les Fatals Picards (le 16 juin), Magyd Cherfi de Zebda et Féfé (samedi 17 juin tous les deux). Du rock énervé et du rap lettré, voilà pour le programme musical qui s'étoffera des Zoufris Maracas, de Bazar et Bemols et de La Tribu des Femmes. Du côté de l'animation hors musique, comme d'habitude, nombre d'artistes seront présents : circassiens, comédiens, marionnettistes. Il y aura des Européens et des Sud-Américains : la batucada des Lyonnais de Senario, les jeux forains d'Attractions et Phénomènes, la Cie Ballons Pirates,

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La "retraite" a 50 ans !

MUSIQUES | Voici tout juste un demi-siècle que la célèbre " retraite " bénédictine de La Chaise-Dieu, picotée par le zéphyr du septentrion, enivre esthètes et mélomanes. Pas du tout l'âge de la retraite...

Alain Koenig | Mardi 5 juillet 2016

La

Une édition 2016 en forme de pèlerinage, pour ce doyen des festivals, toujours rafraîchissant, ne serait-ce que par sa météo. Reconstitution historique du premier concert donné par Gyorgy Cziffra en 1966, Pascal Amoyel, son disciple, reprend le tabouret du maître, et diffuse son philtre pianistique à l'Orchestre National d'Île-de-France. La suite du programme donne le vertige. Cette année encore, on ne saura où donner de l'oreille : Hervé Niquet et Le Concert Spirituel, les sœurs Labèque, La Grande Écurie et La Chambre du Roy et J.-C. Malgoire, L'Orchestre National de Lorraine, Vaclav Luks et le Collegium vocale 1704, le Concert de la Loge (toujours dans une forme " olympique ", malgré l'inculte lobby, fossoyeur de l'idéal de paix portant son nom), l'Ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon, toujours aussi magiques, l'Ensemble Clément Janequin, Renaud Capuçon, Vincent Larderet, le Gabrieli Consort et Paul McCreesh, Canticum Novum, sans oublier le trublion Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances, l'Orchestre National de Lyon, le Banquet Céleste du pléonastique Damien Guillon, Raphaël Sévère et le Quatuor Prazak, le Berliner Symphoniker, Alexander Ghindin, la Maîtrise de la Ca

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Les papys fringants du reggae

MUSIQUES | Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Les papys fringants du reggae

Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les jeunes formations (Danakil, Naâman, Jah Gaïa…), comme les grands frères stéphanois de la Dub Inc (trois cent mille disques vendus et des centaines de concerts sur les cinq continents), ne manquent pas de citer les grands maîtres du reggae ou d’aller écouter en spectateurs les vétérans du genre toujours en exercice. Car il reste encore quelques beaux dinosaures dans le circuit. Bien que pour certains la production discographique s’essouffle un peu, les papys du reggae ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de faire le show. Parmi eux, I Jahman Levi, soixante-dix printemps, était encore tout récemment sur la scène du Fil et Lee Scratch Perry, quatre-vingts bougies, mettait le feu au Cabaret Sauvage. Alpha Blondy et Jimmy Cliff, tous deux largement sexagénaires, n’ont sans doute pas non plus dit le dernier mot. Derrick Morgan, soixante-seize ans, est toujours de ce monde. À soixante-treize balais bien tapés, le Dj jamaïcain U Roy (considéré comme l’un des pères du rap) n’a pas perdu grand-chose de son oreille. Si l’on n’entend plus be

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