Nicolas Hoste : «Tout doit être organisé en amont »

MUSIQUES | Garant du bon déroulement du concert, tant d’un point de vue technique que de celui de la sécurité, le directeur technique se doit d’anticiper les moindres problèmes. Rencontre avec Nicolas Hoste, directeur technique du Fil. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Mercredi 1 juillet 2015

Photo : Nicolas Hoste - © Marlène Thomas


Quel parcours professionnel avez-vous suivi ?
Nicolas Hoste :
Au début, j'étais apprenti pâtissier et parallèlement, je jouais dans un groupe. Finalement, je me suis rendu compte que ce n'était pas ma voie, j'ai donc opté pour le métier de technicien son en 1987. Pour cela, j'ai suivi une formation généraliste son, lumière et régie plateau à Lyon pendant six mois. J'étais un des premiers à bénéficier d'une formation professionnelle qualifiante dans le monde du spectacle. Pendant une vingtaine d'années, j'ai exercé le métier de régisseur son pour des groupes nationaux comme Les Innocents, Thomas Fersen, Les Têtes Raides, mais aussi, pendant quatre ans pour Cesaria Evora, à l'international. En plus de cela, je m'occupais d'enregistrements studio et travaillais avec des compagnies de théâtre stéphanoises. Quand le projet du Fil s'est concrétisé, j'ai postulé au poste de directeur technique. Ce projet me tenait à cœur depuis longtemps car j'ai fait partie des personnes ayant milité pour sa création. Quitter le statut précaire de l'intermittence pour un CDI dans une salle que j'espérais de mes vœux était une bonne opportunité. Il y a tout de même des frustrations car je fais moins d'artistique et plus d'administratif, mais c'est le prix à payer pour avoir une certaine sécurité de l'emploi. De plus, les horaires de tournée sont harassants, tu te lèves à onze heures, tu te couches à quatre heures du matin, tu changes de ville tout le temps, tu n'as pas beaucoup de vie de famille. Ce n'est pas simple. Je pense qu'il y a un âge où cela devient plus difficile et où il faut laisser la place aux jeunes.

Quel est le rôle du directeur technique ?
Il a deux fonctions principales : la première, essentielle, est celle de s'occuper du bon déroulement du concert, de faire en sorte que tout se passe dans de bonnes conditions pour les artistes, les techniciens, le public et ce en toute sécurité. Sa deuxième casquette est de rendre le bâtiment fonctionnel et agréable pour l'ensemble des salariés. Le régisseur général, de son côté, ne s'occupe que de la production de spectacles. Bien que la partie la plus importante de mon travail est de faire en sorte que tout se passe bien durant le concert, je ne suis pas obligé d'y être. Tout doit être organisé en amont pour que, sans que je sois présent, tout fonctionne. Un directeur technique a réussi son travail lorsque personne n'a besoin de lui durant la représentation, cela signifie que tout a bien été anticipé. En amont, il faut choisir les techniciens et réserver leurs plannings, réserver le matériel si besoin est, s'occuper de la sécurité, de l'accueil, du ménage. Il faut également éplucher les fiches techniques des groupes pour voir s'il y a des demandes particulières en termes de sécurité, je pense aux lasers. Nous devons aussi nous mettre en relation avec les régisseurs généraux embauchés et aborder les points particuliers lors de réunions de travail. Il n'est physiquement pas possible de participer à chacun des concerts. J'essaie d'en faire quelques-uns, pour plusieurs raisons. D'une part parce que le contact avec la scène est essentiel pour moi, d'autre part afin de pouvoir jauger la qualité du travail des équipes et cerner les points à améliorer. Mon métier initial étant celui de régisseur son, il m'arrive assez régulièrement de m'occuper de la régie afin d'alléger les charges de fonctionnement de la salle.

Les demandes [des groupes] sont parfois ubuesques.

Vous vous occupez également de rédiger la fiche technique de la salle ?
Trois mois avant le concert, il y a des échanges de mails avec le tourneur des groupes et les permanents du Fil. Ils nous sollicitent pour les fiches techniques, l'hébergement, le repas... Nous nous répartissons ensuite les tâches. Le régisseur général rentrera ensuite dans les détails et s'assurera que tout est conforme. J'ai un rôle de supervision là-dessus. Sur la fiche technique des artistes, nous trouvons tout ce qu'ils souhaitent avoir, nous devons d'ailleurs souvent réduire leurs ambitions. Nous y trouvons les besoins techniques concernant le son, la lumière, le personnel nécessaire puis, tout un tas de choses sur ce qu'ils aimeraient manger, ce qu'ils aimeraient avoir dans les loges, le nombre d'invitations, le parking, etc. Nous appelons cela des rider et ceux-ci peuvent parfois compter une dizaine de pages pour les grands groupes. Nous adaptons ensuite leur demande à ce que nous estimons correct de fournir car les demandes sont parfois ubuesques. Par exemple, nous avions eu une demande de boîtes de nourriture pour chats... La fiche technique du Fil se divise en deux parties, une pour chaque salle. Là nous sommes vraiment dans la technique pure, la dimension de la scène, la position des ponts, le nombre de projecteurs de tel type, les consoles, les micros, le détail des loges etc. Souvent, les groupes sont accompagnés de leurs techniciens. Les nôtres ne font donc pas le spectacle, ils sont là seulement pour accueillir le technicien en tournée. C'est ce que j'ai vécu pendant vingt ans, je tournais avec les groupes et un technicien local venait m'accueillir, me présentait le matériel, faisait les branchements. Dans ce métier, on travaille toujours en binôme, celui qui connaît la salle et celui qui connaît les désirs du groupe. Il arrive que certains groupes n'aient, par exemple, pas d'éclairagiste ou de sonorisateur, dans ce cas ils prennent le relai. Certains ont même les deux casquettes, ils partent en tournée et reviennent durant les périodes de creux pour accueillir leurs homologues.

Vous gérez aussi la sécurité ?
C'est moi qui m'en occupe. Je suis ce qu'on appelle un R.U.S (Responsable Unique de Sécurité), c'est une délégation de pouvoir de mon directeur. Je suis aussi le correspondant de la sécurité du bâtiment pour la ville. Les normes pour les ERP (Établissement Recevant du Public) sont draconiennes depuis des années, elles ont évolué à la suite de catastrophes. C'est de là que sont arrivées, par exemple, les portes anti-paniques. Des personnes s'étaient retrouvées coincées dans des tourniquets et s'étaient écrasés les uns contre les autres à cause de la panique. Nous n'avons jamais eu de problèmes au Fil et nous nous sommes entrainés avec les pompiers au cas où un souci se présenterait. Notre personnel est également formé assez régulièrement à la manipulation des extincteurs. Nous pouvons compter sur eux. En plus de cela, un service de sécurité incendie externe vient à chaque concert pour compléter mes missions. Des agents de contrôle parachèvent ce dispositif, afin d'encadrer le public et gérer les débordements.

Je suis ce qu'on appelle un R.U.S. (Responsable Unique de Sécurité)

Avez-vous des projets ?
Je développe avec des collègues ingénieurs du son, un studio d'enregistrement, Ohmnibus Studio. Nous avons pour ambition de devenir un important studio professionnel avec des grandes pièces de prise de son pouvant accueillir des petits ensembles de musique classique, de musique contemporaine, de jazz, avec une régie aux normes internationales. C'est un projet ambitieux que nous développons en parallèle de nos activités professionnelles. Nous avons repris la gestion d'un projet qui avait été commencé par une autre entreprise. Ce projet est en perpétuelle création. Mais tout cela prend du temps, nous faisons cela le soir après le travail ou durant nos congés.

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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AaRON dans la lumière

Electro-pop | Simon Buret et Olivier Coursier, le duo formant AaRON révélé en 2006 avec le titre U-Turn (Lili), BO du film Je vais bien, ne t’en fais pas, ont (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

AaRON dans la lumière

Simon Buret et Olivier Coursier, le duo formant AaRON révélé en 2006 avec le titre U-Turn (Lili), BO du film Je vais bien, ne t’en fais pas, ont attendu cinq ans pour sortir une nouvelle épreuve. Anatomy of Light flirte volontiers dans les méandres de la pop électronique. Davantage encore que We Cut The Night, leur précédent opus déjà bien marqué par un côté hypnotique et dansant. Si vous ajoutez à cela une scénographie conçue par Victorien Cayzeele (Daho, Vitalic), cela donne un cocktail détonnant sur scène. AaRON + Bleu Tonnerre, vendredi 15 octobre au Fil (Saint-Etienne)

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Monte dans la Mustang

Rock | Les Clermontois de Mustang ont commis Memento Mori, un quatrième album qui s’est fait attendre – sept ans tout de même – et un album tout en (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Monte dans la Mustang

Les Clermontois de Mustang ont commis Memento Mori, un quatrième album qui s’est fait attendre – sept ans tout de même – et un album tout en subversion et provocation. Mais surtout une originalité forte, marque de fabrique de cette formation malheureusement bien trop méconnue. Avec ce disque, le trio met le riff là où ça fait mal en pointant avec humour les travers de notre société, mais toujours avec un sens de la rythmique et une harmonie entêtante. Bref, encore un disque qui fait mouche et qui fera mouche sur scène, à n’en pas douter. Mustang, le 3 décembre 2021 au Fil (Saint-Etienne) et le 11 février 2022 au Château du Rozier de Feurs (dans le cadre du festival Poly’Sons)

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Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Juin sur le fil

MUSIQUES | Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

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Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour autant conter. Plusieurs projets viennent marquer le retour aux affaires. D’abord, un livestream du duo basse/batterie noise-rock stéphanois Milkilo qui vient de sortir son nouvel album Abandon. Ensuite deux afterworks, un concert des Ladaniva pour les 7 Collines, la finale du concours d’éloquence Baratin mais aussi la venue en version rock du chroniqueur engagé de France Inter Guillaume Meurice. Ce dernier se présentera le 18 juin avec son groupe The Disruptives. Une date mêlant humour, politique et musique. Plus d’infos sur le-fil.com

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Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Nouvelle tête | Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 juin 2021

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Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé temporairement par un triumvirat composé de Simon Javelle, David Rivaton et Clément Terrade. Cet intérim va bientôt prendre fin avec l'arrivée fin juillet de Ludivine Ducrot à la tête de la structure stéphanoise. Depuis mars 2007, elle est directrice du festival Rock'n Poche (qui se déroule en Haute-Savoie, à Habère-Poche) et depuis septembre 2018 elle officiait à Lyon en dirigeant le réseau des musiques actuelles d'Auvergne-Rhône-Alpes : Grand Bureau. Son profil a séduit le jury parmi une vingtaine de candidatures reçues pour le poste de direction de la salle de musiques stéphanoise.

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Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

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L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

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6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Portrait | Originaire de Saône-et-Loire, la jeune photographe Emilie Fontaine vient d’ouvrir les portes d’un nouveau lieu dédié à l’image fixe, au cœur de l’hyper-centre stéphanois. Rencontre avec une femme passionnée qui fait fi d’un contexte morose en mal de bonnes nouvelles.

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Après seulement une dizaine d’années de pratique professionnelle dans la ville de Mâcon, Emilie Fontaine vient de poser ses valises dans un tout nouveau studio sous les Arcades de l’Hôtel de ville. Le local a été habilement aménagé et décoré avec goût, laissant entrevoir les différentes cordes de la maîtresse des lieux. L’offre de services s’étend du portrait-studio au reportage de terrain, en passant par la communication visuelle pour les entreprises, également assortie d’ateliers proposés aux enfants, aux ados et aux adultes. Organisée en plusieurs espaces fonctionnels et peuplée de matériel photographique (des appareils, des éclairages, un agrandisseur …), la boutique est un bel endroit où l’on se sent à l’aise dès les premiers instants. Tout sourire, Emilie ne cache pas la joie que lui procure ce nouveau challenge. Car le parcours de la jeune femme est avant tout l’histoire d’une reconversion réussie. Aide-soignante au centre hospitalier de Mâcon pendant dix ans, Emilie a profité d’une mise en disponibilité pour reprendre des études, se former à la photographie et préparer son virage professionnel. « Mon travail en service de réanimation était à la fois riche et difficil

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Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

ACTUS | Alors que tous les regards se tournent aujourd’hui vers une réouverture des salles, les intermittents du spectacle et de l’emploi, rejoints par les élèves de la Comédie de Saint-Etienne, réclament d’abord des mesures de soutien pour sécuriser leurs droits et leurs revenus.

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Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine, qu’ils occupent le Fil de Saint-Etienne. Une manière pour eux de rejoindre le mouvement de revendications lancé par les intermittents du spectacle au théâtre de l’Odéon parisien, et de tenter de se faire entendre du gouvernement. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire en n’y jetant qu’un œil, les membres du CIP42 (collectif des intermittents.tes et précaires de la Loire) réclament moins la réouverture des salles que des mesures de soutien face à leur précarité, présente ou à venir : « On demande la prolongation de l’année blanche, ainsi que son extension aux intermittents de l’emploi : tous ceux qui travaillent dans le secteur de l’événementiel, de la restauration… En bref, tous ceux qui sont empêchés de travailler à cause des fermetures administratives. Parce que rouvrir sans sécuriser nos emplois et nos revenus reviendrait à exclure de nombreux intermittents, puisque la vie ne reprendra que progressivement, et, de fait, les contrats aussi. Par ailleurs, nous considérons que nous ne sommes pas épidémiologistes. Ce n’est pas à nous, de dire si oui ou non, les salles sont des lieux potentiels de clusters. Ce que nous vo

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Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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« L'éloquence est la source des richesses » dit le proverbe. Il semblerait que l'équipe du Fil à Saint-Étienne a bien compris cette maxime avec son projet Baratin. Ce concours d'éloquence possède un caractère unique notamment grâce à deux caractéristiques saillantes. Tout d'abord son côté intergénérationnel mais aussi interculturel. Réunissant diverses structures (Centre social LOISO, Cré’Actifs, L’Horizon, Centre social La Rivière, Lycée Claude Lebois, Sauvegarde42, Sciences Porateur et bien entendu Le Fil), Baratin propose un travail pour les candidats accompagné par des artistes associés et des intervenants professionnels extérieurs afin de peaufiner l'art oratoire. « Outre la rencontre et la compréhension entre les générations, le projet vise également à favoriser l’accès à la culture que ce soit par l’écrit ou l’oral, précise Le Fil. Il s’agit aussi de valoriser la parole des habitants du territoire qui s’exprimeront autour de thèmes liés à leur quotidien. » La préparation se termine par 3 journées de répétition sur scène dans les conditions du concours qui mènent au concours en lui-même. La deuxième édition a débuté en févrie

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Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet 2020. Pour autant, l'équipe organisatrice ne s'est pas laissée abattre et a décidé de programmer des spectacles cet automne. L'occasion de découvrir plusieurs pièces de cirque entre le 7 novembre et le 10 décembre. On retrouvera la Cie Allégorie avec le spectacle cOLLiSion du côté de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond le 7 novembre, une Nuit du Cirque le 14 novembre à la Maison de l'Université avec les compagnies Puéril Puéril et Kiaï (une soirée en collaboration avec l'école de cirque Les Kipouni's), les Anglais Nikki & JD présenteront Knot le 18 novembre à la salle Jeanne d'Arc puis Sencirk, compagnie sénégalaise, proposera Man Fan Laa le 10 décembre au Fil. [Mise à jour du 20/10/2020] L'ogranisation a mis à jour les horaires de ces spectacles : Le spectacle Collision du samedi 7 novembre à Saint-Chamond à 18 h est maintenu à l'heure prév

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En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de l’Académie Charles-Cros), enchaînant les concerts en solo dans tout l’Hexagone. Il lui faudra attendre 2017, enfonçant le clou avec un nouvel opus, pour enfin attirer l’attention de sa Suède natale, avant d’enchaîner deux ans plus tard avec une troisième galette, They Found My Body In A Bag, cette fois-ci en trio. Dans les pas des pionniers du genre, l’artiste joue un blues mélancolique et rageur à la fois, parfois teinté de rock. Mais Bror Gunnar Jansson c’est aussi un physique : avec ses faux airs de Chet Baker (époque jeune et clean), l’homme aurait presque une trop belle gueule pour un bluesman ! Pour autant, l’univers musical de Jansson fait mouche. Le grain de la voix, le son nasillant de la guitare et le son brut de la batterie, tout ici est savamment travaillé pour être cra-cra-comme-il-faut… En première partie de soirée, J.Aubertin, le plus américanophile et sans doute le plus gracile des songwriters auvergnats, livrera les titres si délicats de son deuxième EP, Whispers In The Wind. Bref, voilà de

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Niko Rodamel | Mardi 8 septembre 2020

Danse avec les loops

Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de modélisation et le développement du home-studio ont largement bouleversé les modes de création ou d’enregistrement. En écoutant Lomepal, Jain, Drake, Kungs ou encore Zed Yun Pavarotti, les ados du troisième millénaire baignent dans ce jus digital sans même y penser, consommant et partageant des fichiers tous azimuts sur le world wild web. Spécialement pensée pour eux l’équipe du fil lance le programme Looping, une première formation de septembre à juin pour un groupe d’élèves de onze à quinze ans. Sous la houlette de spécialistes et du coordinateur pédagogique Maxime Lavieville, les jeunes participants se familiariseront notamment avec le séquenceur Ableton Live et ses périphériques pour aborder les techniques de composition, de synthèse sonore, de sampling, de beatmaking, de prise de son et de mixage. En marge de sa programmation de concert et de l’accompagnement de groupes pros, la SMAC stéphanoise intensifie sa mission d’éducation artistique et culturelle, se positionnant ainsi en école des musiques d’aujourd’hui.

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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"Yakari, le film" : Indien vaut mieux que deux tu l’auras

ECRANS | De Xavier Giacometti & Toby Genkel (Fr.-All.-Bel, 1h22)

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Parce qu’il a sauvé le mustang sauvage Petit-Tonnerre au péril de sa vie, le petit Sioux Yakari se voit récompensé par son animal-totem, Grand-Aigle : désormais, il aura la faculté de comprendre la langue des animaux. Un don bien utile, car pour l’heure, il est perdu et loin de chez lui… Une thématique inconsciente galopait-elle cette année au festival du film d’animation d’Annecy ? L’Ouest — le vrai —, consacré à travers le magnifique Calamity (à l’automne sur les écrans), sert également de toile de fond à cette nouvelle adaptation de la BD de Derib + Job précédemment transposée par deux fois en série télévisée : en 1982 (de manière aussi calamiteuse que Les Schtroumpfs à la même époque) puis en 2005 sous l’heureuse supervision de Xavier Giacometti. Ce même réalisateur est encore à la manœuvre pour raconter, en investissant aux mieux le grand écran et en usant d’une animation fluide, la “formation“ de Yakari. Il co-signe donc ici une manière de reboot replaçant chacun des protagonistes dans sa fonction ou son histoire — y compris certains, comme Arc-en-ci

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Vichy tire les portraits

Festival photo | Ce ne sont pas moins de douze expositions à ciel ouvert que propose la 8e édition de Portrait(s), le festival photo de Vichy (03). On y retrouve d'un côté, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Vichy tire les portraits

Ce ne sont pas moins de douze expositions à ciel ouvert que propose la 8e édition de Portrait(s), le festival photo de Vichy (03). On y retrouve d'un côté, sur l'Esplanade du lac d'Allier, la série Cimarron de Charles Fréger, qui a traversé 14 pays entre 2014 et 2018 depuis le sud des USA au Brésil. Les clichés qu'il en a tirés présentent des « mascarades afro-descendantes » qui interpellent et marquent l'esprit. Parallèlement, dès le 5 septembre, une autre grande volée de portraits va pendre place dans les galeries du Centre culturel de Vichy avec notamment le travail d'Ed Alcock (qui avait réalisé des photos pour La Comédie il y a quelques saisons), Chris Steele-Perkins ou encore Paolo Verzone. Portrait(s), du 17 juillet au 25 octobre à Vichy (Allier)

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Au fil de l'été

MUSIQUES | La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Au fil de l'été

La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme de « kermesse déjantée » ou de « bal des pompiers revisité ». Au programme blindtest de chansons françaises old school, bingo géant et Dj Pierre Mellot aux platines. Ca promet. Parallèlement, la salle annonce aussi la "tournée des toits". Une idée de mise en avant de la scène locale avec des captations de live dans des lieux insolites. « Nous avons volontairement défini des périodes et non des dates précises afin de pouvoir nous adapter aux aléas de la météo, précise Marilou Andrieu, responsable de la communication du Fil. Les captations démarreront cet été pour se poursuivre à la rentrée. La thématique entre les premières dates sera "les toits" aux 3 moments clés du parcours du soleil sur la journée, de façon induite pour éviter les rassemblements de masse et sémiologiquement pour signifier une bouffée d'air et de lumière. » Le premier à s'y être collé est Claustinto. Affaire à suivre donc. Enfin, le Fil lance également en septembre son projet looping, école des musiques d'aujourd'hui au s

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Véronique Vernette : c’est le Wax qu’elle préfère

Portrait | Illustratrice de littérature jeunesse et formatrice tous azimuts, amoureuse éperdue de l’Afrique, Véronique Vernette est une Stéphanoise d’adoption bien dans ses baskets qui dessine et colorie avec un talent continuellement mis au service de l’émotion.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

Véronique Vernette : c’est le Wax qu’elle préfère

Véronique est née à Marseille en 1972, année du doublé historique coupe-championnat réalisé par l’OM. Pour autant, ce n’est pas du tout le monde du sport qui attirera la fillette, laquelle grandira d’ailleurs à Valence. « Nous étions quatre enfants à la maison. Je crois que très tôt j’ai aimé dessiner alors qu’il n’y avait pas vraiment de prédisposition artistique dans la famille. Mais nous avons eu la chance d’avoir des parents qui étaient à l’écoute de nos envies. » Dès l’âge de sept ans, la jeune fille commence à suivre des cours de dessin. Elle se souvient d’une grande complicité avec son grand-père qui l’emmène un jour à Nîmes pour visiter une exposition de Picasso. « Il m’avait même acheté le catalogue de l’expo, que j’ai encore aujourd’hui. Sur le chemin du retour, j’avais l’impression de revenir chez moi avec un trésor dans les mains ! » Attirée par l’Inde ou l’Afrique noire, Véronique rêve aussi de voyages au long cours, lit les grands récits des premiers voyageurs. Après des années collège et lycée sans histoires pendant lesquelles elle poursuit les cours du soir pour dessiner toujours plus, l’adolescente obtient son Bac A1, option arts plastiques.

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Des agités du local

S'occuper pendant le confinement / Initiatives locales | Pendant le confinement, plusieurs idées émergent afin de s’occuper, de découvrir ou de partager de bons moments. Voici une sélection de 10 initiatives.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Des agités du local

From Sainté to partout Si les concerts d’artistes diffusés sur Internet sont désormais nombreux sur la toile pendant cette période de confinement, voici une initiative unique, made in Sainté ! Six artistes ou collectifs stéphanois vont se relayer pour un concert en live depuis chez eux ce vendredi 3 avril de 17h à 22h. Les Bugnes, Basic, Kaffe Creme, Yaba, Peter Bakh, Dromabear vous accompagneront pour votre apéro du vendredi : chacun chez soi mai définitivement tous ensemble ! Concerts retransmis en livestream via les différentes pages Facebook des artistes, du Fil, de Saint-Étienne City Crunch et du Petit Bulletin Saint-Étienne bien entendu. NB Le challenge #KinoConfiné ! Vous connaissez peut-être déjà le concept des Kino. Non ? Ce mouvement, né au Québec à la fin des années 90, est un laboratoire de création de courts métrages sur une durée déterminée, avec pas ou peu de budget, souve

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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Magma, une légende encore bien vivante

Objet Musical Non Identifié | Groupe mythique, légendaire et surtout inclassable, Magma a sorti un nouvel album en 2019, intitulé "Zëss – Le Jour du Néant". L’occasion également d’une tournée pour marquer les 50 ans du groupe. Nous avons échangé avec Christian Vander, son batteur et charismatique leader, à propos de cet album, de Chet Baker mais également de la création contemporaine. Regard aiguisé et histoire passionnée.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Magma, une légende encore bien vivante

Quels albums allez-vous jouer lors de votre venue à Saint-Étienne ? Christian Vander : A priori, nous allons jouer Ëmëhntëhtt-Rê en intégralité et une sorte de réduction de la trilogie Theusz Hamtaahk, Ẁurdah Ïtah et Mekanïk Destruktïw Kommandöh, ce qui représente une cinquantaine de minutes. Et puis, sans doute Troller Tanz. Vous avez sorti l’album Zëss – Le Jour du Néant en 2019. Disque que vous avez enregistré avec l’orchestre philharmonique de Prague. Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec cet ensemble ? Nous cherchions d'abord un orchestre accessible en termes de tarifs. Nous nous sommes aussi dits que les musiciens de ces régions-là sont plus familiarisés avec nos rythmes que les orchestres de France. Les musiciens ont enregistré en une journée et avaient en effet l’habitude de travailler sur du Messiaen, du Debussy ou autres… Par contre, ils sont arrivés dans la partition directement, sans travail préalable. C’est n’est pas pareil qu’une œuvre qui se joue au fil des années. Ici, ils n’avaient pas du tout étudié la

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Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Portrait | Figure emblématique des nuits stéphanoises, il est sans doute davantage connu sous le surnom Ness du Bul, barman pendant près de trois décennies dans la plus ancienne boîte de nuit de la ville, aujourd'hui en vente. Désormais retiré des affaires, l'homme a retrouvé le grand air de la Haute-Loire. Rencontre.

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Jean-Claude nous reçoit à 14h dans son petit appartement douillet du centre de Monistrol-sur-Loire, rue de l'Evêché, à quelques mètres de l'église. Mais on le sait bien, l'adresse ne fait le moine ! Le café est prêt, la tarte aux pommes est servie... Avant de devenir barman, Jean-Claude avait d'abord travaillé en usine, à Saint-Étienne. Pendant sept ans il trime chez Calor, entre la mécanique générale et le service contrôle. Lorsque l'unité de production ferme ses portes, un ami lui propose de travailler au bar Le Kiosque, place Jean-Jaurès, où il restera trois ans. « Lorsque le patron a vendu la boutique, j'ai fait un essai à Paris mais le stress de la capitale c'était pas pour moi : quand tu es né sous le cul des vaches, c'est difficile d'en sortir ! » Le jeune homme part alors faire une saison à Sainte-Maxime, assurant le bar, le service et l'animation dans un village de vacances appartenant à la société Kodak. Après une expérience décevante à La Plagne, Ness retrouve la cité stéphanoise, évolue un temps au Nota Bene, puis enchaîne les boulots ici ou là. « J'ai assuré quelques remplacements dans des discothèques, jusqu'à ce que Franck et Gérard, les patr

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Supplément d'Âme

Festival électro | Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Supplément d'Âme

Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les Popof, Djedjetronic et Trikk, la tête d'afiche cette année est assurément Âme. L'impact de ce duo sur la musique électronique s'est fait progressivement, notamment à travers leur travail pour la mise en lumière d'autres artistes avec leur label Innervisions. Mais le duo allemand possède aussi une implacable puissance de live, proposant des sets où la techno s'enveloppe de mélodies addictives. On ne s'appelle pas Âme pour rien. Âme + Djedjetronic + Popof + Trikk +..., vendredi 13 et samedi 14 mars dans divers lieux à Saint-Étienne pour le Mi-Nuit Festival

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Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Talents locaux | Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée Verte. Cet événement a pour but de mettre en avant plusieurs artistes de la "nouvelle scène musicale" stéphanoise à travers deux concerts. Le premier se déroule le mercredi 1er avril à La Maroquinerie à Paris. Un concert destiné aux professionnels et médias parisiens, afin qu'ils puissent découvrir la puissance créative stéphanoise. Le match retour est prévu au Fil, le 17 avril, pour une soirée ouverte à tous et gratuite. La programmation du concert de La Maroquinerie regroupe Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, Terrenoire,

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Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Sonic, le film | Revendiquant son appartenance à la Génération 1990 comme sa culture gaming, Malik Bentalah ne s’est pas fait prier pour prêter sa voix au hérisson bleu de Sega. Un rôle qui lui a permis de dévoiler un registre plus sensible, que l’humoriste aimerait davantage explorer…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Quel joueur de console étiez-vous ? MB. : C’est bien simple : à l’époque, il y avait la team Super Mario et la team SuperSonic, avec la MegaDrive, j’ai passé des après-midis entières à jouer… quand il n’y avait pas école, bien évidemment. Je joue moins, mais je suis toujours influencé par la culture gaming : j’ai grandi avec le Club Dorothée et les manga. Chez moi, il y a une pièce remplie de figurines, avec de petits tableaux DragonBall Z, Sonic… Quand j’y entre, j’ai l’impression de revenir en enfance, c’est mon bureau de travail, c’est un côté Pixar. Donc quand on m'a appelé pour faire la voix, j'ai dit oui tout de suite, alors que d’habitude je me fais désirer. Comment avez-vous vécu la polémique portant sur la première physionomie du personnage de Sonic ? Attention, je commence à être rodé au niveau des polémiques : Taxi 5, CopyComic… Là, je me suis dit que c’était bon signe, dans le sens où il y a eu un

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"Sonic le film" : Hérisson carré contre Carrey hérissant

ECRANS | De Jeff Fowler (É.-U., 1h40) avec James Marsden, Jim Carrey, Tika Sumpter…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Exilé sur la planète Terre, le hérisson bleu Sonic vit heureux caché dans une petit ville, jusqu’au jour où il déclenche accidentellement une gigantesque décharge énergétique. Le gouvernement dépêche un savant fou, le Dr Robotnik, pour tirer les choses au clair… La nostalgie n’ayant pas d’âge, chacun·e éprouve une douce mélancolie à la remembrance des décors de sa jeunes. Quand les septuagénaires susurrent Âmes fifties, les quinqua beuglent L’Île aux enfants et les trentenaires s’emparent de leur console pour se taper des parties de Sonic. Point commun à tous ces comportements innocents : la recherche d’un plaisir régressif et irénique ; le retour à ce fameux paradis perdu à l’âge adulte, auquel ils accèdent par saccades lors de ces plongées dans le bleu des souvenirs… ou du logo Sega, en l’occurrence. Sonic le film illustre bien cette quête sans fin (n’est-ce d’ailleurs pas le propre d’un jeu-vidéo d’être construit en quête ?) en révélant le désir un brin réactionnaire des fans de tout retrouver intact — la polémique sur l’évolution morphologie de leur personnage fétiche née de la première bande-annonce en témoigne

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1001 Bass remet le couvert au Fil

Electro underground | 1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 janvier 2020

1001 Bass remet le couvert au Fil

1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et danseurs. Placée sous le signe d'un côté du hardcore, frenchcore, raggatek & hardtek et de l'autre de la techno et de l'acid, cette soirée accueillera quelques fervents activistes des franges underground des musiques électroniques. Notons la présence de Chris Liberator, l'un des pionniers de la techno et acid techno made in UK et patron de multiples structures comme le label Stay Up Forever, de Darktek et ses sets naviguant entre tribecore et dubstep, ou encore NeuroKore.

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Izia s'affirme

Pop | Le Fil accueille la trentenaire le 13 février. L'occasion de découvrir les morceaux de son quatrième album et ses nouvelles sources d'inspiration.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 février 2020

Izia s'affirme

Le terme a beau être devenu une private joke pour tout fan de musique, il est toujours un(e) artiste pour débarquer avec sous le bras un "album de la maturité" qu'on a toutes les peines à qualifier autrement. Jusqu'ici, en trois albums, Izia avait ratissé les clichés d'un certain rock 70's trop généreux de ses influences jopliniennes (porteur néanmoins d'impressionnantes dispositions vocales), puis opéré avec La Vague un virage en français trop à la remorque d'une pop hexagonale en proie au formatage. Avec Citadelle, quasi trentenaire, elle semble s'être davantage écoutée, repliée sur elle-même et sur l'essentiel à la suite du décès du paternel Higelin, ainsi que de la naissance de son fils. Chose faite à Calvi, citadelle de solitude à laquelle elle consacre une chanson. Le résultat est toujours assez peu lisible musicalement mais c'est peut-être ce qui constitue sa richesse et un moyen pour Izia de signifier qu'elle ne se laissera pas dicter ses choix, entre ballade électro-baroque (Sunset, Cosmos), dark disco à la Hollysiz (Chevaucher, avec Jeanne Added), envolée panafricaine sur

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Toujours l'été

Chanson | Groupe phare des années 90 grâce notamment aux titres de l'album Mlah, sorti en 1988, Les Négresses Vertes ont repris la route 30 ans après pour fêter ce disque. Un passage stéphanois est prévu le 21 février pour réécouter Voilà l'été ou encore Zobi la Mouche.

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Toujours l'été

Les années 90 sont désormais bien loin... Et les come-back s'accumulent sur scène. Certains joyeux, d'autres un peu poussifs. Celui des mythiques Négresses Vertes fait assurément partie de la première catégorie. Séparés pendant 17 ans, les membres du groupe, qui avait perdu leur meneur Helno en 1993, avaient finalement tous envie de reprendre la route ensemble. « L'anniversaire de la sortie de l'album Mlah était finalement un prétexte tout trouvé pour se réunir, explique Stéfane Mellino, chanteur et guitariste. Il fallait cependant un producteur acharné pour transformer cette envie en réalité. C'est grâce à Pierre-Alexandre Vertadier que ce projet a pu voir le jour. » En 2018, l'affaire est dans le sac, les instruments dans le van et le groupe repart pour une tournée, intitulée sobrement Mlah Tour, devant compter initialement 40 dates. « Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 170 dates, lance heureux Stéfane Mellino. C'était inimaginable pour nous. On ne pouvait espérer autant de retours positifs. » « Laisser l'album d

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Farid Bouabdellah, sans complexe

Portrait | Ancien directeur de la MJC Beaulieu, actuel programmateur du festival des Arts Burlesques et meneur de multitudes de projets, Farid Bouabdellah est un engagé sans rage, un cultureux sans costume, un homme sans entrave. Itinéraire de cet enfant de la République qui jamais, ne s’arrête de réfléchir.

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Farid Bouabdellah, sans complexe

Il nous aura fallu 2h30 découpées en deux rendez-vous avec Farid Bouabdellah, pour balayer son parcours. Trouver un créneau dans son agenda bien rempli, puis l’écouter chercher les mots exacts, leur donner le bon sens, digresser, revenir, repartir… Éloquent, l’homme est du genre à se laisser aller à la discussion avec voracité, quittant bien volontiers le terrain de sa propre histoire pour grimper à hauteur d’idées, de mise en perspective et de théories. Né à Firminy en 1972, Farid a trempé dans la culture dès son plus jeune âge, faisant le grand écart entre ce qu’il regardait à la télé et le Concert des potes, l’institutionnalisé et le bouillonnement populaire. Curieux, attentif, il observe le monde, le pense et tente de le comprendre, forme sa conscience grâce à ce qu’il voit et à ce qu’il entend. « J’ai eu la chance d’avoir des grands frères avec lesquels je regardais La Dernière séance, L’Heure de Vérité, ce genre de programmes. Ils m’ont permis de m’éveiller, ils m’ont rendu curieux. Et puis, il y a eu ces premiers concerts de SOS Racisme, avec lesquels la culture pouvait être un vecteur de solidarité et d’égalité. À partir de ce mom

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Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Portrait | Un peu plus de deux ans après après son arrivée à la direction du Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole, Aurélie Voltz a résolument pris ses nouvelles marques, loin de Paris, sa ville-racine. Rencontre avec une femme de conviction qui, riche d'un parcours sans faute de goût, entend bien faire bouger les lignes. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Alors qu'en 1973 disparaissent de la scène artistique deux illustres Pablo, Neruda et Picasso, naît à Paname la petite Aurélie, au sein d'une famille baignée de culture. Maman est journaliste pour le magazine Connaissance des arts, papa est graphiste. « Dès l'âge de quatre ans mes parents m'ont régulièrement emmenée au Centre Georges-Pompidou qui venait d'ouvrir. Nous allions aussi au marché aux puces, ce qui a sans doute développé chez moi un certain intérêt pour tous types d'arts, jusqu'à l'artisanat. » Aurélie grandit ainsi à Paris dans un appartement peuplé d'objets issus de différentes cultures et de différentes époques. Elle est pourtant davantage portée vers les lettres, le français... Elle entreprend ainsi des études littéraires au cours desquelles elle est très tôt attirée par le XIXᵉ siècle. L'adolescente nourrit notamment une réelle passion pour le mouvement anglais des préraphaélites. C'est peut-être même un tableau en particulier, Ophélia, peint par John Everett Millais en 1851, qui sera un des éléments déclencheurs d'une vocation sous-jacente. « C'est une oeuvre qui m'a vraiment impressionnée et touchée, avant même que je ne com

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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Bachi-bouzouk corporation

OVNI | Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Bachi-bouzouk corporation

Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste champenois méchamment surdoué, saupoudrez de ce qui vous tombe sous la main avec une belle rasade de Tabasco et quelques copeaux de chocolat au gingembre, mixez quelques minutes : voilà, c’est prêt, c’est Bumcello ! Cyril Atef (Bum) et Vincent Ségal (Cello) ont fondé leur duo en 1999 et depuis, tout en s’investissant dans de nombreux projets personnels, les deux compères ont enregistré une grosse poignée d’albums tous aussi (d)étonnants, remportant en 2006 une Victoire de la musique dans la catégorie Dance / Electro. S’appuyant sur deux personnalités pourtant si différentes sur le papier, l’improbable duo est un feu d’artifice intergalactique, que dis-je, un OVNI musical à tête nucléaire. L’air sérieux presque introspectif de Ségal se marie pour le meilleur aux fanfaronnades circassiennes d’Atef. Les deux musiciens parviennent à se réinventer sans cesse, se surprenant sans doute l’un et l’autre. Mariant sans aucun complexe et avec une folle inventivité pop, rock, funk, boléro, ragga, électro, métal, world et rap, les deux

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Voyou, ce gentil garnement

Pop | Après des expériences au sein d'Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s'est envolé en solo avec le projet Voyou. Coloré mais aussi profond, l'univers de ce jeune auteur, compositeur et interprète est intéressant. Rencontre avec un artiste qui en a sous le pied.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Voyou, ce gentil garnement

Thibaud, l'environnement et la musique que tu proposes sont finalement un peu en contradiction avec ton nom de scène et tes paroles qui traitent d'une vie citadine parfois cruelle, sans jamais pourtant sombrer dans le cynisme ? Je pense qu’il y a de tout dans la musique comme dans les paroles. Parfois des paroles tristes sur fond de musique plutôt joyeuse, parfois l’inverse, je n’ai pas trop de règle la-dessus tant que les deux se repondent le mieux possible. Tu avais déclaré à nos confrères de France Info : « J'ai beaucoup de mal à laisser des gens toucher au moindre arrangement, j'ai une idée très précise de la musique que je veux faire ». Du coup, as-tu tout contrôlé dans le détail pour ton album "Les Bruits de la ville" ? Oui beaucoup. Après, j’ai quand même coréalisé le disque avec Antoine Gaillet et Diogo Strauss, mais je suis arrivé en studio avec des morceaux deja très arrangés et très proches de leur version finale. Cela nous a laissé le temps de travailler le son, les textures, et d’aller chercher encore un peu plus loin dans les arrangements pour que chaque morceau transmette le plus justement p

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Un Muzik'Casting tout 9

MUSIQUES | 9e édition pour le tremplin de musiques actuelles Muzik'Casting organisé par le Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Ouvert à tous les groupes amateurs et (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

Un Muzik'Casting tout 9

9e édition pour le tremplin de musiques actuelles Muzik'Casting organisé par le Crédit Agricole Loire Haute-Loire. Ouvert à tous les groupes amateurs et artistes solos résidant en Loire ou Haute-Loire, ce concours est chapeauté cette année par Kadebostany. En neuf éditions, ce sont 40 artistes qui ont été révélés dont les Raqoons (lauréats 2017) ou encore Gat' et Rim' (lauréats 2018). Les groupes et artistes intéressés peuvent poser leur candidature jusqu'au 28 novembre 2019 directement sur www.castingcreditagricole.fr. C'est le vote du public ajouté à la sélection du jury de pros qui permettra de déterminer quel artiste jouera en première partie de Kadebostany sur la grande scène du Fil le 11 février 2020 et pourquoi pas remporter ensuite le tremplin national (lauréat désigné par Kadebostany) qui comporte un accompagnement musical d'une valeur de 6 000€.

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Tiken Jah Fakoly : « Aujourd'hui, il y a urgence »

Reggae | ​À la fois Indigné et généreux dans chacune de ses chansons, le reggae man Tiken Jah Fakoly mène depuis vingt-cinq ans le même combat pour l'unité de l'Afrique et son droit à se défaire des politiques qui la maintiennent dans la misère. Pour son dixième album, Le monde a chaud, enregistré à Abidjan dans un studio flambant neuf, Tiken s'attaque à la brûlante actualité du réchauffement climatique. Rencontre.

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Tiken Jah Fakoly : « Aujourd'hui, il y a urgence »

Pourquoi es-tu retourné en Côte d'Ivoire enregistrer ton nouvel album ? C'était avant tout un retour aux sources car c'est là-bas que ma carrière a commencé. Les albums de mes débuts qui m'ont permis d'être connu et reconnu en France ont tous été enregistrés en Afrique, mais à force de travailler avec des gens du monde entier, mon audience est devenue plus internationale et ma musique s'est considérablement ouverte. Mon objectif était clairement d'atteindre un public large qui n'est pas forcément fan de reggae, afin que mon message soit diffusé au plus grand nombre. Pour mon nouvel album j'ai choisi de retrouver le son du reggae africain joué par des jeunes Africains. J'ai créé un nouveau studio à Abidjan, le studio Radio Libre. Comme la Côte d'Ivoire est une terre de reggae, il y a beaucoup de groupes. Nous avons organisé des auditions lors desquelles chaque groupe a joué trois morceaux et nous avons finalement retenu deux formations qui se partagent les titres de l'album. Est-ce que cela veut dire que tes prochains albums seront enregistrés dans ce nouveau studio ? Tout dépend de l'inspiration car chaque album a s

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MC Pampille, nu comme un Vert

Portrait | Il est rappeur, il est vêtu de vert de la tête aux pieds en hommage à son équipe préférée, il est de retour avec un nouvel album, Sur le Banc de touche, qui sortira à la fin du mois. Durant une heure, il y a peu, on a joué son jeu, il nous a fait rire, on l'a fait parler, lors d'une discussion complètement barrée. Portrait d'un personnage stéphanois aussi loufoque qu'attachant.

Cerise Rochet | Mardi 5 novembre 2019

MC Pampille, nu comme un Vert

« Âller ma graainde, vâââs-y, pôôôse-moi tes questiaons ! » C’est au Fil de Saint-Étienne, sur un canap’ un peu mou et à proximité d’un frigo dans lequel quelqu’un a semble-t-il oublié un fromage il y a plusieurs années, qu’MC Pampille nous rejoint pour une interview, un après-midi du mois d’octobre. Un décor aussi relax qu’improvisé, qui colle finalement pile-poil avec le style "décalé-pas-prise-de-chou" du rappeur stéphanois. Cinq ans, qu’on ne l’avait pas vu, ou presque. Cinq ans au cours desquels Pampille a eu besoin de s’éloigner des projecteurs, braqués sur lui depuis la sortie en 2010 (à peu près, il ne se rappelle plus très bien) de sa chanson Une journée de fou, qui l'a propulsé tout en haut des charts ligériens. Alors, pour son grand retour, le Stéphanois a décidé de se faire tout beau, avec une nouvelle tenue dont il n'est pas peu fier. Et franchement, quand on le voit habillé comme ça, ça se comprend. Exit le survet' de l'ASS'. Aujourd'hui, Pampille porte le bob griffé Kangol, et le blouson vert et blanc façon unive

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Introspection

Jazz | Après le classieux Gainsbourg in jazz qu'avait donné son MNBigBand (avec successivement les voix de Christophe Cerino puis Chloé Cailleton), le saxophoniste (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Introspection

Après le classieux Gainsbourg in jazz qu'avait donné son MNBigBand (avec successivement les voix de Christophe Cerino puis Chloé Cailleton), le saxophoniste compositeur et arrangeur stéphanois Matthieu Notargiacomo remet le couvert avec cette fois-ci un répertoire de compositions personnelles très abouties. À la tête d'une formation de onze brillants musiciens issus de la scène rhônalpine, Matthieu livre cet automne son Voyage intérieur, un double-album en forme de carnet de voyage qui nous entraîne des steppes mongoles aux buildings New-Yorkais, en passant par les rives du Mississippi ou celles du Saint-Laurent. Avec une utilisation variable de l'orchestre allant du duo au tutti, les treize titres de ce projet original enregistré au théâtre de Mâcon habille différents univers musicaux d'une esthétique résolument jazz. Pour accompagner la sortie de l'album, le MNBigBand donnera trois concerts en novembre, à Lyon et Saint-Étienne, mais également à Saint-Romain-en-Gal à l'occasion du troisième Forum Jazz(s)RA. MNBigBand - Voyage intérieur, dimanche 17 novembre à 18h, le Fil à Saint-Etienne

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Racines

Sono mondiale | Le Cameroun avait jusqu’ici enfanté d’excellents bassistes, il faudra désormais compter sur ce singulier chanteur-guitariste qu’est Blick Bassy. Pas (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Racines

Le Cameroun avait jusqu’ici enfanté d’excellents bassistes, il faudra désormais compter sur ce singulier chanteur-guitariste qu’est Blick Bassy. Pas encore connu du grand public français, l'artiste sortait pourtant en mars dernier son quatrième album, 1958, en hommage au chef indépendantiste Ruben Um Nyobé. Bassy joue un delta blues très personnel et chante en langue bassa des thèmes qui raccrochent son enfance camerounaise à la vie qu’il mène en Europe depuis déjà plus de treize années. Sur scène, le violoncelle, la trompette et le trombone qui l’accompagnent apportent une certaine chaleur au timbre aérien, presque intimiste, du leader. On ressent chez le chanteur une évidente sensibilité. L’homme distille ses chansons avec retenue et pudeur, évoquant le parcours chaotique de son pays natal mais aussi les migrants qui chaque jour se noient dans les eaux cruelles de la Méditerranée, considérant pays et continents comme des espaces de vie où les Terriens tentent de s’en sortir au mieux, quand les frontières les en empêchent. Blick Bassy, samedi 30 novembre à 20h30 au Fil

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IAM à Sainté en mars 2020

Rap | Alors qu’ils sortent d’une grosse tournée anniversaire pour les 20 ans de leur cultissime L’École du micro d’argent, les Marseillais du (...)

La rédaction | Vendredi 11 octobre 2019

IAM à Sainté en mars 2020

Alors qu’ils sortent d’une grosse tournée anniversaire pour les 20 ans de leur cultissime L’École du micro d’argent, les Marseillais du groupe IAM sont de retour sur le devant de la scène avec un nouvel album (le dixième) prévu pour le 22 novembre et intitulé Yasuke. « IAM résiste. IAM respire. IAM est là ! » annonce le communiqué de presse. On verra ça à l’écoute. Et, surtout, sur scène, là où ils sont toujours excellents. Bonne nouvelle : le Fil les accueillera samedi 7 mars pour un concert qui risque de très vite afficher complet. Mise en vente des billets vendredi 18 octobre à 10h. Plus d'infos et billetterie sur cette page

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À Bon entendeur

Étudiants mais pas que... | Chaque année, Sainté Accueille Ses Étudiants symbolise l'événement à ne pas manquer lorsqu'on est étudiant stéphanois. En 2019, la programmation est tout feu tout (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

À Bon entendeur

Chaque année, Sainté Accueille Ses Étudiants symbolise l'événement à ne pas manquer lorsqu'on est étudiant stéphanois. En 2019, la programmation est tout feu tout flamme avec plusieurs moments saillants. Le premier est assurément la venue du trio Bon entendeur (25 septembre au Fil). Reconnu pour ses mixtapes mêlant électro chatoyante et voix de personnalités françaises reconnues, le collectif a gagné ses galons grâce au Net. Leurs mixes sont frais et dans la même veine que les désormais célébrissimes Polo & Pan. Autre incontournable, la première Silent Party stéphanoise qui se déroulera sur le parvis de la Cité du design (vendredi 27 septembre). Concept : plusieurs Dj's aux platines simultanément, les spectateurs sont munis d'un casque contre caution et choisissent le canal qu'ils veulent écouter pour danser et s'extasier. Silencieux mais bouillonnant ! Sainté Accueille Ses Étudiants, du 25 septembre au 6 octobre.

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