En avant Simone !

MUSIQUES | Digne héritière et fille unique de l’éternelle et irremplaçable Nina Simone, la chanteuse Lisa Simone viendra défendre ce mois-ci, du côté d'Andrézieux, son premier album personnel, entre jazz et soul. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Photo : © Niko Rodamel


Reprendre l'affaire de papa ou embrasser le métier de maman peut, pour certains, faciliter le départ d'un destin tout tracé. Mais il n'en est pas tout à fait de même pour le fils d'un notaire et pour la fille d'une diva du jazz. Dans le monde de la musique, comme dans celui du cinéma d'ailleurs, se tailler un prénom dans l'ombre écrasante d'un géniteur connu de la Terre entière peut être davantage un frein qu'un tremplin : certains s'y sont cassés les dents et sont retournés à l'aquarelle ou à la cocaïne ! Lisa Simone n'est plus une gamine car c'est à plus de cinquante printemps qu'elle ose enfin se présenter seule sous les projecteurs. Lisa a fait ses armes de show-woman en participant notamment à onze spectacles sur Broadway. « Maman ne voulait pas que je devienne chanteuse, il m'a donc fallu beaucoup de temps pour oser chanter mes propres chansons. » Nous avions fait la connaissance de Lisa Simone à Vienne en 2009, aux côtés de Dianne Reeves, Angélique Kidjo et Lizz Wright. La chanteuse interprète désormais sur scène son premier album solo, All is well, savant cocktail d'hommages à sa mère et de titres originaux qui ne laissent aucun doute sur son propre talent comme sur sa propre sensibilité artistique.

Vieille canaille

Lisa Simone possède même un caractère bien trempé et affiche un réel plaisir à faire le spectacle. Elle parcourt la scène sur toute sa largeur sans avoir peur de sortir de la lumière, danse sans retenue et n'hésite pas à descendre dans la salle. Elle prend le temps de présenter chaque morceau avec humour et malice, s'exprimant entre les chansons dans un français délicieusement approximatif. Et si les traits du visage ne trahissent pas la filiation maternelle, la chanteuse possède un timbre vocal tout à fait personnel, la voix est claire et puissante, les graves franchement étonnants. La rythmique est solidement assurée par Reggie Washington (basse-contrebasse) et Sonny Troupé (batterie). Mais c'est sans doute Hervé Samb (guitare électro-acoustique) qui donne à lui seul la couleur du spectacle. D'une subtilité absolue, son accompagnement est un vrai plaisir pour les oreilles et un écrin taillé sur mesure pour la voix de Lisa. Le Sénégalais signe notamment les arrangements d'une étonnante version de Suzanne, enregistrée en 1967 par Leonard Cohen, que Nina Simone avait elle-même déjà reprise deux ans plus tard.

Lisa Simone, jeudi 19 novembre à 20h, Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon


Lisa Simone

Soul, jazz
Théâtre du Parc 1 avenue du Parc Andrézieux-Bouthéon
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Au Parc, une reprise en spectacle et en vidéos

Lieu | A Andrézieux, l’équipe du théâtre du Parc ne s’est jamais arrêtée de travailler. De rangements en nouveau projets, de bilan en nouvelle programmation, elle est plus que jamais sur le pont pour la réouverture qui s’annonce.

Cerise Rochet | Mardi 18 mai 2021

Au Parc, une reprise en spectacle et en vidéos

La porte est fermée à clé, mais il y a de la lumière et du monde, à l’intérieur. Durant ces longs mois sans public, ils n’ont d’ailleurs jamais arrêté complètement de venir ici. Faire et défaire, parfois refaire la programmation, en fonction, ci, d’un couvre-feu, là, d’une fermeture, un peu plus loin, d’un projet de réouverture, finalement tombé à l’eau… Profiter de l’arrêt de l’activité pour faire tout ce qu’ils n’ont absolument pas le temps de faire en temps normal. Rangement, bilan, questionnements : une remise à niveau qui permet aujourd’hui à l’équipe du théâtre du Parc à Andrézieux d’aborder la reprise avec envie, confiance et bonnes perspectives. « Attention, on ne peut pas dire non plus que nous sommes contents des mois qui viennent de s’écouler, tempère Patrice Melka, directeur de la structure. En revanche, il est vrai que nous avons mis ce temps à profit, que nous sommes toujours restés en exercice, que nous avons décidé de faire de cet arrêt forcé une opportunité… Et que le fait d’avoir été présents, contrairement au premier confinement, nous a permis de nous demander quoi faire… Et de faire ». Des vidéos-tutos Comme

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Jazz à Vienne : les derniers noms

ACTUS | Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 10 mai 2021

Jazz à Vienne : les derniers noms

Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais complète avec l'ajout de quelques noms et non des moindres, qui avancent le début des festivités au 23 juin. Le festival allobroge vient en effet d'annoncer la tenue de quatre nouvelles soirées au théâtre antique. Le 24 juin d'abord, une soirée New Generation en compagnie du Portico Quartet et du Tigran Hamasyan trio (plus les talents Adami Jazz Gauthier Toux et Nils Petter Molvaer). Le 26 juin ensuite pour une soirée Brésil avec deux amis de longue date Seu Jorge & Rogê, enfin sur scène ensemble, et une carte blanche à Lucas Santana. Le samedi 3 juillet sera lui consacré au fun

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, eh bien on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat », et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an

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Jazz à Vienne 2021, le retour : les premiers noms

Festival | Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 décembre 2020

Jazz à Vienne 2021, le retour : les premiers noms

Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à l'entraînement et projetons nous vers l'été prochain. C'est à cette date que Jazz à Vienne gonflé d'optimisme nous propose d'atterrir aux alentours du 23 juin en dévoilant, comme si de rien n'était (ou ne sera), les premiers noms de son édition 2021, sise du 23 juin, donc, au 10 juillet prochain. à commencer par l'ami Jamie Cullum qui se verra ce jour précédé sur scène par la batteuse et chef d'orchestre Anne Paceo. Deux jours plus tard, se tiendra une soirée délicieusement africanisante avec la légende Salif Keita, le prince (et Dorian Gray) du blu-funk Keziah Jones et la mezzo-soprano Julia Sarr qui viendra livrer un message de paix à l'occasion de Sénégal en Isère 2021. On continue les 28 juin et 05 juillet avec d'autres habitués de la scène allobroge parce que furieusement incontpurnables d'abord les trompettistes Ibrahim Maalouf et Erik Truffaz en un double plateau d'envergure, puis le contrebassiste

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​Platines

MUSIQUES | Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

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Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur et animateur radio-télé Ludovic Seguin, aka Dj Bold, pour proposer une passerelle musicale et culinaire dans les salons de réception du Château Prodon. Tandis qu’aux platines Dj Bold fera tourner une setlist axée sur un jazz-pop-rock inspiré, les jeunes lycéens donneront à déguster un menu créé pour l’occasion, s’inspirant de ces courants musicaux. A table ! Réservations au 04 77 29 29 90. Dj Bold, mardi 13 octobre à 19h00, Lycée hôtelier Les Petites Bruyères à Saint-Chamond

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Songwriter

MUSIQUES | Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Songwriter

Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains d’or, il tisse une pop-folk salée-sucrée, aérienne et délicate. Il y a chez cet homme du Léonard Cohen, c’est certain, mais ici la poésie l’emporte sur la noirceur. Aussi à l’aise à la guitare et à l’harmonica qu’au chant, Faccini sera accompagné par Simone Prattico (batterie, xylophone), Malik Ziad (guembri, mandole), Juliette Serrad (violoncelle) et Séverine Morfin (violon alto). Piers Faccini Quintet, samedi 10 octobre à 20h30, théâtre de Couzon à Rive-de-Gier

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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Festival jazz | Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 septembre 2020

Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes testées négatives, est en quarantaine soit pour positivité ou cas contact en cours de test », le festival Rhino Jazz a décidé de reporter une partie des concerts prévus du 2 au 20 octobre. Voici donc la liste des concerts maintenus : - A POLYLOGUE FROM SILA – Château du Rozier – Feurs – 2 octobre – 0477286609 - PAUL LAY TRIO – Maison de la Culture – Firminy – 7 octobre – 0477100777 - STOCHELO ROSENBERG TRIO – La Passerelle – Saint Just Saint Rambert – 8 octobre – 0477556551 - LUCAS SANTTANA SOLO – Le Quarto – Unieux – 10 octobre – 0477403080 - UMLAUT BIG BAND – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 13 octobre – 0472397491 - GRIO – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 14 octobre – 0472397491 - GAËL HORELLOU SEPTET – Salle Jeanne d'Arc – Saint-Étienne – 14 octobre – administration@gagajazz.com Concerts reportés : - Le Grand Barouf Du Rhino à la Grande Usine Créative – Cité du Design – Saint-Étienne / Re

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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Macha Gharibian et Manu Katché à Jazz au Sommet 2020

Festival jazz | Si tout va bien (on touche du bois... du Pilat !), le 14e festival Jazz au Sommet devrait se dérouler du 29 août au 13 septembre. Comme l'explique (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

Macha Gharibian et Manu Katché à Jazz au Sommet 2020

Si tout va bien (on touche du bois... du Pilat !), le 14e festival Jazz au Sommet devrait se dérouler du 29 août au 13 septembre. Comme l'explique l'équipe organisatrice : « Nous espérons vivement maintenir le festival, pour vous public qui en aurez sans doute très envie après cette période. Nous n’avons pas envie de renoncer, nous nous doutons que cette édition sera compliquée à mettre en oeuvre, mais autant par solidarité avec les musiciens, techniciens, intermittents que pour la joie apportée par la musique, nous maintenons le cap à ce jour. » Et ce cap est joli avec l'annonce de la venue de deux artistes qu'on apprécie beaucoup. Tout d'abord la pianiste Macha Gharibian à qui nous avions déjà consacré une de nos couv' et qui a sorti cette année un nouvel opus, Joy Ascension. Elle devrait se produire à Marlhes le jeudi 10 septembre. Cette année, le festival du Pilat frappe aussi un grand coup avec la venue du batteur Manu Katché, programmée le vendredi 11 septembre.

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Fauve

Peintures & sculptures | Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Fauve

Chacune des toiles et des sculptures de Chantal Longeon raconte une histoire inédite et fait naître une émotion nouvelle. Le plus souvent tout commence par des taches de couleur, donnant peu à peu naissance à un thème qui surgit de lui-même, entraînant l'artiste vers des lieux insoupçonnés, au gré de voyages à la fois poétiques et mystiques. Des accidents picturaux qui se jouent parfois entre le pigment qui jaillit et le trait qui s'improvise, donnant soudainement une force et une énergie inattendues à l'oeuvre en gestation. Chantal se laisse guider par l'instant, par la vibration émotionnelle qui l'a lie au geste, entre aplats et griffures, au support et à la matière. La plasticienne met en résonance l'acrylique (sa technique favorite), les encres, les huiles et quelques matières additionnelles au service d'une évocation qui, une fois l'oeuvre achevée, la surprend elle-même. La peinture est donc ici un espace de questionnement, une quête de sens dans laquelle l’œuvre vit finalement du regard qu’on lui porte. Entre abstraction fauviste et figuration éthérée, l'univers de Chantal Longeon se décline en plusieurs séries d'oeuvres parmi lesquelles femmes du monde, enfance, states ur

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Dans les cordes

Jazz | Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Dans les cordes

Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique électrique, créée spécialement pour elle. En studio comme en live, Laura développe un univers onirique, retravaillant sa voix et son instrument à l'aide d'un looper et de pédales d'effet. Laura Perrudin, samedi 4 avril à 20h, Théâtre municipal de Roanne

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Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Jazz | Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de Saint-Étienne. Ce sera encore une fois dans le cadre de ce même festival et il présentera son dernier album S3NS. Ibrahim Maalouf, vendredi 9 Octobre à 20h au Zénith de Saint-Étienne

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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Monochrome

Photos | Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Monochrome

Au-delà de son travail en couleur autour des animaux africains, on ressent chez le photographe Sylvain Rolhion un vrai goût pour le noir et blanc. L'artiste met habilement en lumière des lieux dans lesquels nous passons sans toujours prendre le temps de bien regarder. Ses images sont comme des fenêtres posées sur le paysage urbain, le cadrage est millimétré, les cieux volontairement très contrastés. On découvre notamment sous un angle nouveau quelques spots stéphanois historiques tels que la place Neuve dans le quartier Saint-Jacques, la montée du Crêt de Roch avec une vue imprenable sur le terril, les arches de la Cité du design, l’inévitable Puit Couriot sous un étonnant ciel noir, la façade décrépite de la salle du Jeu de l’Arc, le monumental Hôtel des Ingénieurs ou encore la Droguerie de la Tour, vestige des anciens remparts à l’angle Nord-Ouest de la place du Peuple. Sylvain Rolhion n’en est pas moins indifférent aux formes épurées des constructions plus contemporaines, comme en témoigne cette très belle photographie de la Cité Grüner, dans laquelle une petite silhouette humaine vient discrètement habiter l’espace intérieur du bâtiment, zébré de lignes géométriques entrelac

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À fleur de peau

Peinture | La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

À fleur de peau

La peinture contemporaine a cette particularité de pouvoir emprunter des chemins aussi nombreux que les artistes qui s’y frottent, s’y piquent ou s’en réclament. Dans son atelier à Villerest, Chris Clavier vit ardemment sa pratique picturale dans une démarche aussi charnelle qu’instinctive. Développant un rapport tactile avec la matière, l’artiste peint comme on compose une musique, entre quiétude et tension, dans l’émotion du moment et bien souvent, avec ses tripes. Lorsque l’inspiration est au rendez-vous, le geste suspend le temps dans le silence de la création et l'intensité du lâcher prise. Chris travaille par étapes successives, jetant tout d’abord son enduit sur ses pièces posées au sol. Puis, sur chevalet, elle joue avec les couleurs, l’huile ou les pigments, triture la matière, recherche le geste juste, questionne l’instant, pour finalement capturer l’espace et tout ce qui le constitue. Depuis la toute première en 1992, l'artiste enchaîne les expositions dans toute la France jusqu’en outre-mer, notamment à Saint-Barthélémy. Suspendre le temps par Chris Clavier, jusqu’au 18 décembre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Ludo & Jean-Paul Chazalon dans l'Oeil du Petit Bulletin #31

Festival Jazz | Ludo & Jean-Paul Chazalon nous parle de la 41e édition du Rhino Jazz Festival qui débute vendredi avec la venue de Al McKay's Earth, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Ludo & Jean-Paul Chazalon dans l'Oeil du Petit Bulletin #31

Ludo & Jean-Paul Chazalon nous parle de la 41e édition du Rhino Jazz Festival qui débute vendredi avec la venue de Al McKay's Earth, Wind & Fire Experience au Zénith de Saint-Étienne. On en a profité pour savoir si l'un des 2 connaît le cri du rhinocéros, animal emblème du festival.

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Monk au sommet

Festival jazz | Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Monk au sommet

Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts autour du jazz dans des lieux souvent atypiques, en direction d'auditoires très variés allant des connaisseurs affutés aux simples curieux, jusqu'aux publics dits empêchés. Puisque c'est semble-t-il dans l'air du temps, la part belle sera faite cette année aux musiciennes : après la brillante Ana Carla Maza qui ouvrait les festivités avec une bucolique rando-concert, nous retrouverons notamment le délicat trio vocal Bloom, la chanteuse-guitariste Roxane Arnal et la phénoménale Sarah Mc Coy, dont le show tout en son et lumière s'annonce comme l'un des points forts de la programmation. Sous la houlette du bassiste ligérien Jérôme Regard (sans doute davantage connu dans toute l'Europe que dans le Pilat où pourtant il vit), le jazz atteindra son sommet avec le double plateau du samedi 14 septembre. Le quartet du tromboniste Daniel Zimmermann partagera en effet la soirée avec le New Monk Trio de l'éminent pianiste Laurent de Wilde, artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2018, par ailleurs véritable expert analyste-biographe de l'immens

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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Dans la boîte

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Dans la boîte

Photographe touche-à-tout mué par l'envie de découvrir de nouveaux horizons, Sylvain Rolhion shoote indifféremment ses sujets de prédilections en couleur ou en noir et blanc : portraits, paysages, scènes de rue ou musique live, avec un faible tout particulier pour les photos rapprochées d'animaux africains, gorilles, lions, éléphants, rhinocéros... Après un parcours dans le négoce et la grande distribution, Sylvain s'est laissé envahir par sa passion pour la photographie, devenant passeur d'images. Sylvain Rolhion, du 23 janvier au 21 février 2020 au Théâtre du Parc, Andrézieux-Bouthéon

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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Loustal : Pour ceux qui aiment le jazz

CONNAITRE | Après Brüno en 2018, c’est lui qui donne des visages et des images au Festival Jazz à Vienne. Rencontre avec un illustrateur prolifique associant depuis plus de trente ans musiques et couleurs : Jacques de Loustal.

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Droit comme un i, vêtu avec une élégance non ostentatoire, il saute prestement de sa bicyclette, semblant surgir d’un album de ses confrères Dupuy & Berbérian. Quelques volées d’escalier plus haut, on pénètre dans son atelier d’artiste ; les murs confirment sans l’ombre d’une hésitation son identité. Outre quelques peintures accrochés ici ou là, et quelques travaux en cours, une bibliothèque chargée jusqu’à la gueule d’albums et d’ouvrages mêlant jazz, cinéma, littérature et illustration, voisine avec des piles de CD. L’atmosphère studieuse de cet antre du XIXe arrondissement parisien ne la rend pas moins accueillante : le canapé, guère éloigné de la table à dessin, ne semble pas avoir pour seule vocation de décorer les lieux. Jacques de Loustal s’y octroie une poignée de minutes de sieste chaque jour, dit-on. On raconte aussi qu’il aurait un autre studio dans les Monts d’Or quand il se déplace en région lyonnaise. Car l’homme aime les voyages, autant qu’il est passionné de musique. La faute à ses grands-frères, qui l’ont initié au jazz, au blues et ensuite au rock : « j’ai eu la chance d’avoir 20 ans en 1976, à une époque où sortaie

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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Créolité

MUSIQUES | En réorchestrant les mots et les mélodies du poète réunionnais Alain Péters, Wati Watia Zorey Band rend un vibrant hommage à un monument de la culture créole maloya sans jamais le dénaturer.

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Créolité

Né de la rencontre de Rosemary Standley (figure de proue du vaisseau Moriarty) et de la chanteuse Marjolaine Karlin, Wati Watia Zorey Band est assurément un très beau projet artistique. Le pari n’était pour autant pas gagné d’avance et aurait même pu sembler utopique tant les artistes, Réunionaises ni l’une ni l’autre, ne pouvaient prétendre à une quelconque caution culturelle pour se lancer dans une telle aventure. Les deux musiciennes s’étaient rencontrées dès 2008 lors d’un concert maloya du festival Africolor et, au-delà de l’univers folk de la première ou des préoccupations plus rock de la seconde, c’est bien leur passion commune pour la langue créole et sa musicalité qui a réuni Rosemary et Marjolaine. Après quelques séances de travail, le ravissement l’a rapidement emporté sur les craintes et les quatre musiciens qui les accompagnent furent à leur tour très vite embarqués par l’univers du poète maudit Alain Péters, dont il est ici question. Odyssée mystique Au fil des onze titres de l’album Zanz in Lanfer (la descente

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Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Lieu de culture | Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 avril 2019

Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques indépendantes, ce club accueillera concerts, Djs sets et soirées à partir du 25 avril. De nombreux styles musicaux seront représentés allant de l'électro au jazz, en passant par le funk ou la sono mondiale, tout en mélangeant têtes d'affiches et artistes locaux. Ca commence le 25 avirl avec notamment le groupe stéphanois de The Devil Joe & The Backdoormen et ça enchaînera notamment avec une grosse soirée le 2 mai estampillée Positive Education x Nuits Sonores où l'Américain Dj Stingray reviendra faire vibrer la cité stéphanoise. Ça promet ! Disorder Club, 2 cours Jovin Bouchard à Saint-Étienne, ouverture le 25 avril

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Les festivals musicaux se dévoilent

Programmation festival | Les jolis noms affluent pour les festivals musicaux ligériens et extra-ligériens au printemps-été. Sélection.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Les festivals musicaux se dévoilent

Les différentes programmations des festivals d'été se dévoilent au fur et à mesure. Du côté du Foreztival de Trelins, on prépare une grosse édition du 2 au 4 août 2019. Se succéderont sur scène pendant le week-end Ska-P, Thérapie Taxi, Vald, Goran Bregovic, Feu ! Chatterton, Tiken Jah Fakoly, Raggasonic, Calypso Rose, The Inspector Cluzo et autres Zoufris Maracas. À Saint-Chamond, le festival La Rue des Artistes prévoit du 14 au 16 juin une édition teintée de reggae avec notamment Groundation et Broussaï, mais également Sinsemilia, les locaux Tit'Nassels ou encore l'artiste de hip hop Tracy de Sá. Le même week-end, à Saint-Étienne, le nouveau format de Paroles & Musiques, désormais intitulé

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En équilibre

Jazz | Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

En équilibre

Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, toujours sur la scène de la SMAC stéphanoise, une formation assez originale : Nomades. Auto-désigné micro brass band en liberté, le Funambule trio réunit un remarquable line up de musiciens dont la complicité humaine sert pleinement l’osmose musicale et confère au groupe toute sa délicatesse et sa singularité. Pour leur nouveau projet, Etienne Lecomte (flûtes et compositions), Alain Angéli (saxophone alto) et Laurent Guitton (tuba) s’adjoignent les services du talentueux oudiste Alaoua Idir. Bien connu à Saint-Étienne notamment pour sa contribution aux belles années du groupe Dézoriental puis avec Jaal, l’instrumentiste a également été sollicité par quelques grands noms du sérail parmi lesquels Bernard Lavilliers, Zebda ou Les Ogres de Barback. Nomades, dimanche 14 Avril 2019 à 18h au Fil

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Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

Festival | L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 mars 2019

Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du festival, pour la première fois au Zénith, avec la venue de Al Mc Kay's et Earth Wind & Fire le vendredi 27 septembre. Le jeudi 3 octobre ce sera au tour de la chanteuse Noa (si si, vous vous souvenez de son titre I don't know sorti en 1994), qui proposera son projet Letters to Bach à l'Opéra. Thomas de Pourquery sera quant à lui sur la scène du Fil le samedi 5 octobre et le crooner franco-britannique Hugh Coltman revient au festival le vendredi 18 octobre à Saint-Chamond. Rhino Jazz(s) du 27 septembre au 20 octobre 2019

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Jazz de ville

Festival jazz | La neuvième édition des Jazzeries d’Hiver arrive à grands pas avec son lot de belles promesses. Parmi les têtes d’affiches, la triplette Charlier-Sourisse-Winsberg, le retour de Joel Forrester et le nouveau projet du saxophoniste Eric Séva.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Jazz de ville

Concocté par la team Gaga Jazz, le festival hivernal se veut cette année encore le plus éclectique possible, couvrant différents styles de la note bleue et tentant ainsi de satisfaire tous les publics. Quelques nouveautés s’annoncent avec notamment deux temps forts en direction des plus jeunes, autour du spectacle Chut Oscar (le 1er février) et d’un très prometteur ciné-concert au cours duquel le flegmatique pianiste américain Joel Forrester improvisera sur les images du film Monte là-dessus, dont la mythique scène où Harold Lloyd est suspendu dans le vide aux aiguilles d’une horloge (le 8). La soirée blues combinera la projection du tout nouveau biopic sur Eric Clapton (Life in 12 bars) avec le concert d’un trio acoustico-bluesy issu du groupe Devil Jo and The Backdoormen (le 10). La soirée Big Bands devrait quant à elle envoyer du lourd (le 13). En tête de gondole, nous retiendrons la date du 15, avec le vibrant hommage à Michael Brecker rendu par le trio de haute volée Charlier-Sourisse-Winsberg. Joueurs de blues S’il est une soirée à ne manquer sous aucun prétexte, ce serait sans doute celle du samedi 9 févrie

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Parisien en province

Jazz | Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Parisien en province

Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète jazz depuis une quinzaine d’années avec toujours autant d’inventivité. Emile Parisien Quartet, samedi 19 janvier à 20h, Théâtre Municipal de Roanne

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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7m² de beauté

Danse | Dans un espace de 7m², se détachant du clair-obscur environnant, deux silhouettes noires, main dans la main, semblent scruter l'éternité. Un savant jeu de (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 31 octobre 2018

7m² de beauté

Dans un espace de 7m², se détachant du clair-obscur environnant, deux silhouettes noires, main dans la main, semblent scruter l'éternité. Un savant jeu de lumières délimite l'espace, le structure, crée, en découpant des tranches plus particulièrement éclairées, une véritable sculpture chorégraphique où les arts visuels rencontrent une danse théâtralisée. La chorégraphe Aurélia Chauveau s'est inspirée pour cette création des travaux d'Anthony Mc Call, plasticien d'avant-garde, bien connu pour ses installations de "lumière-solide". Évoluant dans cette architecture de lumières, les deux danseurs se jouent des représentations d'enfermement, d'espérance et de liberté présentes dans le conte des Frères Grimm, Hänsel et Gretel où deux enfants perdus dans la forêt par leurs parents se trouvent aux prises avec une sorcière anthropophage. Epuré et minimaliste, ce spectacle d'une très grande beauté visuelle repose sur le vécu intérieur qui conduit au geste et immerge le spectateur dans un véritable espace de contemplation où il vit une expérience chorégraphique visuelle, émotionnelle et sensorielle qui fascine. Un petit espace pour de grands rêves !

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Alchimie

Symphonie poétique | Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Alchimie

Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, formes théâtrales et profonde réflexion sur un monde où les peuples s’échinent à trouver leur place par-delà les frontières ou les murs qui se dressent entre eux. En attendant sa prochaine création à l'automne 2019, la compagnie fait tourner des pièces qui ont déjà connu un vrai succès auprès de publics nombreux, comme Si loin si proche ou Médina Mérika. Pour Symbiose, Abdel s’est associé à l’Orchestre Symphonique Ose ! que dirige Daniel Kawka depuis 2013. Ce spectacle poético-symphonique pour voix et orchestres mêle la parole de grands poètes de la Méditerranée aux musiques plurielles de compositeurs des deux rives, avec pas moins de cinquante musiciens sur scène et la participation du oudiste Grégory Dargent. Symbiose nous embarque dans un périple entre Orient et Occident, véritable plongée dans cette mer intérieure où sont nées nos identités culturelles. La poésie crée ici le lien entre les différentes pièces qui constituent ensemble un univers global. Symbiose, v

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Volver

Jazz | Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Volver

Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses valises à Valencia pour y enregistrer son premier album personnel en trio avec Alès Cesarini (contrebasse) et David Gadea (percussions). Baptiste Bailly Trio, dimanche 18 novembre à 18h, le Fil à Saint-Étienne

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Trois "brèves" de danse contemporaine

Danse | La diversité des esthétiques de la danse contemporaine est mise en lumière par trois compagnies qui signent avec Formes courtes, de petites pépites (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 octobre 2018

Trois

La diversité des esthétiques de la danse contemporaine est mise en lumière par trois compagnies qui signent avec Formes courtes, de petites pépites chorégraphiques d'une extraordinaire densité. D'abord, l'intense expressivité de la danseuse Fanny Sage immerge le spectateur dans la mémoire vacillante d'un vieil homme, le dernier qui se souvienne d'elle. Ce solo qui nous rappelle qu'"avec le temps [...], oui tout s'en va" est absolument bouleversant. Puis Contrepoint, duo de Yann Raballand, nous offre une danse musicale, une sorte de musique pour les yeux. Enfin, un trio de danseurs-acrobates, visage caché, s'impose par sa virtuosité. Formes courtes, jeudi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux

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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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Vent frais

Festival jazz | Chaque année, il est le festival de la rentrée, prolongeant les vacances pour quelques temps encore, invitant le public à apprécier le jazz dans toute sa pluralité, à mille mètres d’altitude et quelques encablures de la cité stéphanoise. Jazz au Sommet remet le couvert pour la douzième année.

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Vent frais

Singulier, familial et champêtre, le festival reste fidèle à ses principes fondateurs. Une équipe exclusivement composée de bénévoles se démène toute l’année pour bâtir une programmation aussi exigeante qu’éclectique, en partenariat avec une foultitude d’acteurs culturels et socio-éducatifs disséminés sur le vaste territoire de la communauté de communes des Monts du Pilat. Une offre qui se décline en plusieurs volets, avec des concerts ou des animations en plein air et, bien entendu, des concerts en salle. Suivi par un public fidèle, Jazz au Sommet voyait sa fréquentation encore progresser de 22 % l’an passé. Pour autant, l’association ne se repose pas sur ses lauriers. L’édition 2018 s’annonce plutôt alléchante avec de belles découvertes comme, entre autres, le magnifique duo guitare-kora African Variations (vendredi 7), la chanteuse Raffaela Siniscalchi qui se réapproprie les ballades de Tom Waits (jeudi 13), ou encore la journée Nouvelle Orleans que propose d’enflammer le jouissif brass band des Po’boys, enchaînant une parade l’après-midi et un concert en début de soirée (samedi 15). La douzième édition de Jazz au Sommet se terminera comme les onze précédentes, par la traditi

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Sa mouette, son ours et ses trois sœurs

SCENES | Cela aurait pu s’appeler " Tchekov, sa vie, son œuvre ". Avec Regardez la neige qui tombe, Philippe Mangenot propose de passer le dramaturge (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Sa mouette, son ours et ses trois sœurs

Cela aurait pu s’appeler " Tchekov, sa vie, son œuvre ". Avec Regardez la neige qui tombe, Philippe Mangenot propose de passer le dramaturge au crible. Une balade menée avec humour, une aventure qui nous entraîne dans la vie de couple de l’auteur, puis dans ses écrits, et même, dans sa correspondance, le tout sans déroulement linéaire. On assiste ainsi à un théâtre " en train de se faire ", où saynètes, monologues et dialogues sont constamment entrecoupés d’échanges entre les deux protagonistes. Regardez la neige qui tombe, le 10 janvier 2019 à 20 heures au Théâtre du Parc à Andrézieux

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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Magma (en) fusion

Jazz à Vienne (Isère) | Avec Magma, Christian Vander a opéré dès la fin des années 60 une petite révolution musicale dont beaucoup ne se sont jamais remis et dont lui-même n'est jamais sorti. Toujours au front, le légendaire batteur aux étranges glossolalies sera à Vienne pour opérer la fusion du Théâtre Antique

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

Magma (en) fusion

À ce jour, en quasiment 50 ans de carrière, Magma a enregistré plus de live que d'albums studio et de fait, il est peu de personnes qui, pour s'être trouvées un jour à un concert de Magma, toutes époques confondues, n'en ont pas gardé de sérieuses séquelles, plaçant là le groupe parmi les expériences musicales les plus intenses qui puissent exister. Les plus sérieusement vrillées aussi car comme "venues d'ailleurs" : un concert de Magma ne ressemble, encore aujourd'hui, à aucun autre. Sans doute parce que Magma ne ressemble à personne. C'est que son fondateur Christian Vander a été à bonne école, grandissant, grâce à un père musicien, dans le giron direct de grands batteurs tels qu'Elvin Jones (frappeur de Coltrane)et Kenny Clarke, des amis de la famille à l'esprit libre comme l'air. Et quand on se fait offrir sa première batterie par le maverick de la trompette Chet Baker, c'est que l'on est promis à un destin particulier. Plus grand que la vie et au-delà du raisonnable, c'est ainsi qu'ont toujours résonné les projets de Vander, dont l'influence principale reste le free jazz – la liberté toujours – de John Coltrane.

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La Comète brillera en 2020

Lieu de culture | Désormais ex-site d'accueil de la Comédie de Saint-Étienne depuis le déménagement de l'institution à proximité du Fil et du Zénith, le bâtiment de l'avenue Émile (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juin 2018

La Comète brillera en 2020

Désormais ex-site d'accueil de la Comédie de Saint-Étienne depuis le déménagement de l'institution à proximité du Fil et du Zénith, le bâtiment de l'avenue Émile Loubet, une fois rénové, deviendra "la Comète" : un pôle de formation, de médiation et d'émergence culturelles. Sur 4 763 m² le site accueillera 2 000 m², consacrés à la formation et aux répétitions, 2 000 m² comprenant "La Grande Salle" de 650 places et "l'Usine" de 120 places et 1 000 m² dévolus au hall d'accueil, aux espaces de circulation et au café-concert. Pensée par l'agence d'architecture stéphanoise Vigier, la requalification du tènement Loubet accueillera à terme l'Espace Infos Jeunes, la spécialité "Art du Théâtre" du Conservatoire Massenet, l'École de l'oralité, l'association Gaga Jazz (qui ouvrira son club de jazz tant attendu), le Centre Musical Massenet et l'École de musique du centre-ville. Avec un budget total de 7, 13 M€, les travaux devraient se terminer à la fin de l'année 2019, pour une ouverture publique au cours du 1er trimestre 2020. Le but affiché par la municipalité étant de faire de « l'ancienne Comédie une véritable pépinière du spectacle vivant. »

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Les quarantièmes rugissants

Festival jazz | Un début de programmation très abouti. Voilà le premier sentiment qui se dégage suite à l'annonce des premiers noms de la quarantième édition du Rhino Jazz(s) qui (...)

Nicolas Bros | Vendredi 1 juin 2018

Les quarantièmes rugissants

Un début de programmation très abouti. Voilà le premier sentiment qui se dégage suite à l'annonce des premiers noms de la quarantième édition du Rhino Jazz(s) qui se déroulera du 4 au 27 octobre. Le blue-folk ensoleillé de Mélissa Laveaux, le retour aux sources cubaines de Roberto Fonseca, la venue des "buzzants" Kimberose et le projet Bowie qui se poursuit avec deux créations, d'une part avec Sandra Nkaké, Babc, Jî Dru et Guillaume Latil au Fil le 4 octobre et d'autre part avec l'Orchestre Ose ! de Daniel Kawka accompagné par des solistes inédits Ala.ni, Khrystle Warren, Nosfell et Erik Truffaz le 6 octobre à l'Opéra. Rien que ça. 40e festival Rhino Jazz(s), du 4 au 27 octobre 2018 Extrait de Mélissa Laveaux : Extrait de Kimberose :

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Power quartet

Jazz | À la tête d’une formation de haute volée, le batteur Jochen Rueckert revient au Fil avec le sax tenor Mark Turner, cinq ans après un premier concert stéphanois resté dans les mémoires. Immanquable.

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Power quartet

Batteur d’origine allemande installé à New York depuis plus de vingt ans, Jochen Rueckert s’est fait un nom en jouant notamment aux côtés de Marc Copland, Pat Metheny ou encore Nils Wogram. S’investissant dans des projets artistiques très divers, le percussionniste verse notamment dans les musiques électroniques sous le pseudo Wolff Parkinson White. En amont des séances de studio, Rueckert préfère longuement expérimenter ses compositions en live, comme pour mieux les façonner avant de les graver. Il en résulte un jazz brut mais parfaitement orchestré, quelque part entre Coltrane et Shorter, avec cependant une approche très contemporaine. Le dernier CD en date, We Make the Rules (2014), témoigne de l’étonnante maturité d’un quartet créé à peine cinq ans plus tôt. Jochen Rueckert sera accompagné par Lage Lund à la guitare, Orlando le Fleming à la contrebasse et, comme lors du concert de mai 2013 sur la même scène, Mark Turner au sax tenor. Un événement pour tous les jazzophiles ! Ze cherry on ze cake Natif de l’Ohio, Turner a

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La houle sentimentale d'Olivier Maurin

Théâtre | Olivier Maurin a le goût des pièces délicates et redoutables à mettre en scène. Après le superbe "En courant dormez", il présente "Illusions", récit vertigineux sur l'amour et ce qu'il en reste.

Nadja Pobel | Mercredi 2 mai 2018

La houle sentimentale d'Olivier Maurin

Le quadra russe Ivan Viripaev est à l'affiche par ici, au Théâtre du Parc d'Andrézieux-Bouthéon et c'est une belle occasion d’entendre la langue de cet auteur, toute en méandres. De quoi nous parle Viripaev ? De l'effondrement des certitudes. Du fait que personne n'est vraiment celui qu'il incarne (une prostituée et un directeur de festival dans Les Enivrés : le moins sérieux des deux n'est pas forcément celui que sa fonction désigne comme tel). Et d'amour, le plus pur qui soit après cinquante ans de mariage (mais la longévité ne signifie en fait rien). Olivier Maurin voulait porter un texte pas trop à vif des éclats du monde ; il a peut-être trouvé plus cruel encore. Dennis a 84 ans et va mourir. Il fait alors une ultime déclaration d'amour fou et de reconnaissance à Sandra, sa conjointe indéfectible — cet amour n'existe que dans la réciprocité, nous dit-on. Quand elle s’apprête à son tour à trépasser, quelques mois plus tard, elle rend visite à Albert, un ami du couple depuis le début et lui avoue que s'il n'avait pas été déjà engagé avec Margaret, elle l'aurait épousé : « l'amour est un don. Le véritable amour ne réclame rien, ne prétend à rien. »

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Carte blanche à l'humain

Danse | Contorsionniste, comédienne, chorégraphe et metteur en scène, Raphaëlle Boitel est une artiste aux multiples facettes. Elle nous offre, fin avril, une soirée atypique, conviviale et pleine de petites surprises, placée sous le signe de l'humain.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 avril 2018

Carte blanche à l'humain

Est-ce avec James Thierrée que Raphaëlle Boitel a acquis un tel sens de l'espace et du regard ? Sa création in situ, Carte blanche, mélange très personnel de danse, de cirque et de théâtre sans paroles, va répandre un puissant souffle de vie sur le Théâtre du Parc où, justement, elle utilise ingénieusement l'espace, le théâtre et le parc. La soirée, inédite, se déroulera en trois temps ponctués par quelques petites surprises comme le mini concert donné par le compositeur pop-folk Arthur Bison. Une vraie pépite à découvrir. Mais d'autres découvertes nous attendent avec deux formes courtes : La Bête Noire, solo de danse et performance acrobatique et Consolations ou interdiction de passer par-dessus bord, pièce de théâtre circassienne créée pour trois jeunes virtuoses de l'Académie Fratellini. L'amour, la vie, le partage de notre humanité Pour Raphaëlle Boitel, qui a appris à la dure école de la vie « qu'il fallait toujours persévérer », l'école de la scène est aussi l'école de la vie. « C'est le reflet du quotidien, de la vie, de ce que l'on est » dit-elle. On y trouve les mêmes plaisirs, souffrances, part

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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