Barcella : « J'aime l'idée que les chansons reflètent nos vies »

MUSIQUES | Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 5 janvier 2016

Photo : Barcella


Comment qualifieriez-vous votre univers pour des personnes ne vous connaissant pas ?
Barcella : Les gens ont en général du mal à me ranger dans une catégorie et c'est une belle fierté pour moi. J'ai donc le sentiment que je possède une réelle identité. On peut dire évidemment que je suis dans le monde de la chanson. Après on peut dire que je tire mon côté atypique de mon éclectisme. J'aime autant aller piocher dans le style des chansons d'hier tout en « urbanisant » un peu le tout. C'est un micmac un peu intemporel. La qualité première de ce que j'essaie de proposer aux gens est incluse dans les textes, mon amour des mots et les histoires que je veux proposer. Je ne m'interdis rien musicalement.

Comment se déroule votre travail de composition ?
Je travaille d'abord entièrement seul, en guitare-chant. Ensuite j'essaie de faire aboutir mes idées de bases en matière d'arrangements. Puis je fais intervenir un réalisateur pour mettre au point l'album. Par exemple, j'ai fait deux albums avec Jeff Delort, qui a travaillé avec Higelin, Pauline Croze ou encore Tété. C'est avec lui que l'on va réellement habiller les chansons. Les arrangements sont collectifs mais la composition, je la fais seul. C'est assez drôle de dire « seul » car j'ai tendance à aller seul en montagne afin de trouver l'inspiration. Ça fait un peu poète maudit mais c'est absolument vrai. En général, j'aime bien m'isoler un peu. Mais on a la chance aussi, avec l'équipe, de voyager beaucoup, donc je puise mon inspiration des multiples rencontres que je peux faire au cours de ces tournées.

L'album Puzzle est sorti il y a un an et demi. Est-ce que le live a beaucoup évolué ?
Le spectacle a évolué. Nous avons tous peaufiné notre copie et incorporé de nouveaux morceaux, qui seront sur le prochain album. Chaque spectacle est unique de toute manière. C'est à chaque fois une manière « de danser » avec les personnes qui viennent nous voir. Chaque date est différente selon la sensibilité des gens qui composent le public. Si la salle est plutôt pudique au départ, on ira la chercher un peu plus, tout en restant dans un mode plutôt d'écoute. Si la salle est en demande de « piquant », on ira vers cela, si la salle veut bouger, on musclera notre jeu, et ainsi de suite. Je ne fixe pas mon spectacle à la lettre près. Il m'arrive de passer la moitié du concert dans les sièges (rires). Ca rejoint la question de notre univers, à mes musiciens et à moi-même. C'est surtout notre parcours de scène qui nous caractérise. Nous en sommes à peu près à sept cent concerts au compteur. Nous faisons du spectacle vivant. Un album est une occasion d'aller sur scène et de faire une tournée, aller vivre et vibrer avec des curieuses et curieux. J'aime ce terme de curiosité, car les personnes curieuses nous ont beaucoup aidés.

Ce qui est frappant dans votre musique, c'est ce dosage assez fin entre une musique parfois légère et entraînante et des thématiques textuelles plutôt dures et fortes. C'est un peu votre identité également d'arriver à faire ce mélange...
Effectivement, j'aime l'idée que les chansons reflètent nos vies. C'est pour cela que j'écris des chansons qui rient, des chansons qui pleurent et des chansons qui piquent... Je ne veux pas être seulement un chanteur léger ou nostalgique. Mes albums sont des carnets de route ou de bords qui marquent une époque, un temps donné. J'essaie de parler de ces grands sujets qui traversent nos vies. Ils resteront toujours les mêmes : le temps qui passe, l'amour, des sujets du quotidien.... C'est simplement le regard que l'on porte sur ces derniers qui évoluent. Sur La Boîte à Musiques, je chantais l'enfance comme quelqu'un qui n'était pas encore adulte. Sur Charabia, je chantais la nostalgie de l''enfance. Et sur Puzzle, je parle des enfants que j'aurai. J'ai commencé à l'âge de dix-huit ans, aujourd'hui j'en ai trente-quatre et cela fait plus de dix ans que je fais de la scène avec un public qui suit et qui évolue au même rythme que nous et on a même les petits de ce public, mais aussi des seniors. Ce mélange dans le public nous fait beaucoup de bien.

Mon métier est exigeant mais pas pénible. C'est une nuance importante. J'ai beaucoup de chance de vivre de mes voyages et de mon imaginaire

Est-ce simple d'exister aujourd'hui sur la scène dite « de chanson française » ?
C'est une question compliquée. Vivre de l'artistique et de son imaginaire sous-entend déjà de le nourrir et de ne pas se laisser mourir. Il faut continuer à voyager, rencontrer des gens et être une éponge émotionnelle. En cela ce n'est pas très facile. Cela dit, connaissant le contexte de notre pays et d'autres, je ne peux pas me plaindre. Mon métier est exigeant mais pas pénible. C'est une nuance importante. J'ai beaucoup de chance de vivre de mes voyages et de mon imaginaire. Cela reste un travail, en aucun cas des vacances, mais il n'y a pas de notion de pénibilité. Je viens de Champagne-Ardennes, là où j'ai passé le début de ma vie à ramasser du raisin. Ça c'était pénible et dur, de passer ses journées à genoux, dans la boue, avec les mains endolories tout en travaillant pour quelqu'un d'autre.

Pourriez-vous nous parler de votre spectacle Tournepouce destiné au jeune public ?
Ce projet est venu des ateliers d'écriture scolaires que je continue à faire régulièrement. J'avais vraiment envie d'écrire un conte musical. A la différence du Puzzle Tour, où l'on enchaîne morceau sur morceau, Tournepouce n'est pas un concert. Il y a huit chansons sur une heure avec de nombreuses interventions dans le public et des textes contés en prose. Pour résumer un peu le point de départ de cette histoire, Tournepouce est un jeune rêveur, orphelin, vivant dans sa fabrique à chapeaux au sommet d'une montagne. Il est chapelier d'une part parce que ces parents l'étaient également avant de disparaître mais aussi parce qu'avec ses chapeaux, il protège ses rêves. Un jour sur les bons conseils du Vent, il va devoir redescendre vivre au milieu des siens et des petits enfants « normaux »... Je n'en dirai pas plus excepté le fait que c'est un conte onirique, façonné par toutes les histoires m'ayant touché petit : Pierre et le Loup, Rémi sans famille, L'Histoire sans fin, ... Ce spectacle est un grand moment de partage avec les petits et il affiche très souvent complet. C'est en génral notre public plus âgé qui amène ses enfants voir Tournepouce. La boucle est bouclée (rires). C'est une autre sensibilité et une autre approche qui rend ce métier encore plus passionnant.

Barcella, jeudi 4 février 2016 à 20h30, Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons


Barcella


Théâtre des Pénitents Place des Pénitents Montbrison
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Annulation festival | Comme en 2020, le festival stéphanois Paroles & Musiques est contraint de jeter l'éponge.

Nicolas Bros | Mercredi 28 avril 2021

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Elle devait se dérouler du 17 au 23 mai mais il n'en sera rien. Malheureusement sans grande surprise, la 30e édition du festival Paroles & Musiques ne pourra pas se tenir ce printemps. L'organisation a décidé de ne pas prendre de risque. « Nous y avons cru longtemps, nous nous sommes adaptés aux préconisations gouvernementales en prévoyant des jauges assises et distanciées ainsi que toutes les mesures adaptées à la situation. Malheureusement, la sortie de crise est plus longue que prévue, et nous n'avons aucune visibilité sur une date de réouverture précise des lieux de spectacles à trois semaines de l'évènement », explique par communiqué le festival stéphanois, avant de donner rendez-vous du 16 au 22 mai 2022 pour la « 30e édition bis ». L'organisation a d'ailleurs précisé quelques points concernant cette édition 2022 : • La Nuit des Stéphanois est reportée au 2 octobre 2021 à 19h au Fil avec Broadway, Arpad Flynn, Doorsfall, Redbong, Radikale Junkypop, An'Om x Vayn et Felower • Le concert de Ben Mazué (+ Martin Luminet) est report

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Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

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Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

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Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les oreilles… Et les papilles. Grâce à la collaboration de deux artisans locaux, le chanteur a mis au point 5 paniers api-culturels, qui contiennent son dernier album, L’ancien Soleil, sorti en septembre, et des produits à base de miel. En pot, en bonbon, en sucette, en nougat… Pour écouter en dégustant. Dispo sur www.yvanmarc-officiel.com, rubrique « boutique »

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

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Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Barcella : "Je suis né dans la chanson"

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Chanson | Le chanteur Ours, second fils d'Alain Souchon, à qui l'on doit trois albums (Mi en 2007, El en 2011 et Pops en 2017) vient ce mercredi du côté (...)

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Le chanteur Ours, second fils d'Alain Souchon, à qui l'on doit trois albums (Mi en 2007, El en 2011 et Pops en 2017) vient ce mercredi du côté de la médiathèque de Carnot pour un concert gratuit. L'occasion de découvrir l'univers de cet artiste si rare, à l'univers teinté d'une pop indé douce et subtile. À noter que l'artiste devrait sortir en 2020 un nouvel opus. Ours, mercredi 16 octobre à 19h à la médiathèque de Carnot Entrée libre sur inscription auprès de la médiathèque au 04 77 43 35 20

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Culture scientifique | Axel Kahn, médecin, ancien chercheur en génétique et président d'université, essayiste humaniste est devenu président de la Ligue contre le cancer en juin 2019. Il sera de passage à Saint-Étienne jeudi 26 septembre pour une conférence à propos d'un de ses sujets de prédilection : l'éthique. Rencontre avant sa venue en terres foréziennes.

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Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Barcella rayonne

Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous ajoutez à cela la qualité de ses mélodies et de ses textes, tout en sensibilité et douceur, Barcella constitue véritablement un artiste complet qui représente fièrement la chanson française sans faux-semblants. On est ici en face d'un art honnête et sensible, à l'instar de son dernier album Soleil. Et ça fait vraiment du bien ! Barcella, mardi 12 novembre à 20h30 au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière, dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Souchon, 11 ans après

Chanson | 11 ans... Souchon nous avait habitués à être plutôt "tranquille" concernant le rythme de ses sorties discographiques, mais là, il a fait fort ! Cela dit, à (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Souchon, 11 ans après

11 ans... Souchon nous avait habitués à être plutôt "tranquille" concernant le rythme de ses sorties discographiques, mais là, il a fait fort ! Cela dit, à l'écoute des deux titres sortis fin août, Âmes Fifties et Presque, on se dit que l'attente est méritée. Souchon revient en forme et promet un album dans la continuité de ce que l'on aime chez le dandy de la chanson : une pointe de nostalgie, de l'amour à foison et une élégance certaine. Souchon, c'est la classe et il risque bien encore une fois de le prouver. Alain Souchon, jeudi 20 février 2020 à 20h au Zénith de Saint-Étienne

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La Maison brûle d'envie

Rock | Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

La Maison brûle d'envie

Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années 90. Bye bye folk et amaricana... Le résultat s'appelle Primitifs Modernes, un sixième album enregistré dans des conditions "live". Un condensé d'énergie et de maîtrise qui confirme tout le bien que l'on pense de cette formation qui suit son bout de chemin, avec courage et passion. La Maison Tellier est assurément accueillante et viendra se poser dans le centre-ville de Montbrison. La Maison Tellier, vendredi 24 janvier 2020 au Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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40 ans et 17 albums plus tard

Chanson | Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

40 ans et 17 albums plus tard

Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très longue carrière. Depuis l'incontournable La fille du coupeur de joints, en passant par La Vierge Au Dodge 51, Alligators 427 ou Les Dingues et les Paumés, Thiéfaine fait partie de nos vies musicales, à chaque génération passée. Souvent énigmatiques, sombres et subtils, les titres de cet artiste inusable ont traversé les décennies et touchent toujours autant. Thiéfaine fait partie des auteurs-compositeurs-interprètes les plus importants de la chanson française. Homme de scène avant tout, l'occasion de le voir dans l'exercice live est un moment à guetter avec impatience. Hubert-Félix Thiéfaine, samedi 15 juin au Zénith

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Tit'Nassels : « On ne voit pas passer la récré ! »

Chanson | Cocorico ligérien, les Tit’Nassels fêtent leur 20 ans de carrière musicale, avec une série de concerts exceptionnels. Rencontre.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Tit'Nassels : « On ne voit pas passer la récré ! »

Vous êtes un duo complémentaire ou plutôt des doubles ? D’où vient votre alchimie ? Axl : Nous sommes doubles par la pensée, toujours d'accord, et complémentaires sur scène, l'un bout-en-train et joyeux, l'autre pince sans rire et mélancolique. Sophie tu m'aides pour l’alchimie ? Sophie : Je ne sais pas d'où elle vient mais c'est une sacrée bonne recette ! À quoi ressemble votre vie de tous les jours ? Vivez-vous toujours à Roanne ? Axl : Oui nous vivons à Roanne, notre vie de tous les jours est simple. Nous emmenons nos enfants à l'école, on se voit souvent au café pour discuter de tout et de rien… Une fois finies les "corvées" du quotidien, je file faire de la musique. Sophie : Moi aussi, petite vie de madame tout le monde… Et une autre vie avec la musique, les absences, mais aussi les surprises et les rencontres... C'est un bon équilibre je pense. « Une fois finies les "corvées" du quotidien, je file faire de la musique. » Parlons de votre musique. Certains artistes se disent « engagés ». On a le se

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En PCV

Festival de chanson | Encore une belle initiative à Saint-Étienne. Quand vous avez trois salles qui se réunissent pour proposer un joli petit festival de chanson, que faire si (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

En PCV

Encore une belle initiative à Saint-Étienne. Quand vous avez trois salles qui se réunissent pour proposer un joli petit festival de chanson, que faire si ce n'est encourager la démarche. C'est ce que Le Pax, le Chok Théâtre et le Verso font en ce début de mois en créant un nouveau rendez-vous : le festival PCV (pour Pax, Chok, Verso). Au programme trois concerts qui mettront les artistes locaux en avant. Notons la présence de la pétillante Sarah Mikovski (passée par la Maîtrise de la Loire et la fac de musicologie de Jean Monnet), Tom Bird (ex-Ladybug and The Wolf), Monsieur Fred (face claire d'Enzo Ferrara que l'on connaît aussi pour son côté rock déjanté au sein du groupe Baron's). Festival PCV, du 4 au 7 avril au Pax, Chok et Verso à Saint-Étienne

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Le soleil se lève sur Terrenoire

Electro poétique | En seulement quelques mois, le duo électro-poétique Terrenoire est devenu incontournable sur la scène française. Couverture media nationale, une tournée aux quatre coins de la France, les frères Herrerias voient de plus en plus grand mais prennent le temps de revenir chez eux régulièrement. Comme lors de ce mois de mars au Fil.

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Le soleil se lève sur Terrenoire

Si le "Black Paradiso" est leur eden, leur paradis perdu, le duo Terrenoire apporte beaucoup de lumière sur la chanson poétique française. Les deux frangins Herrerias possèdent ce petit plus, cet élan et cette fraîcheur dans leur vision créative qui redonne sa bouffée de plaisir à chaque réécoute. Avec finesse, une plume enlevée et une esthétique ultra-léchée, la fratrie fait désormais figure de proue de la production locale. Ils naviguent entre jour et nuit, entre Terrenoire et Black Paradiso. « Le Black Paradiso, c'est en quelque sorte le pendant de Terrenoire, explique Raphaël Herrerias. L'idée est de se dire comment fait-on pour inventer une destination qui a quelque chose de l'ordre de l'enfance. À quel point sommes-nous capables de faire émerger ces lieux, cette destination, d'invoquer les choses, de les faire apparaître ? Le Black Paradiso était simplement une idée apparue lors d'une improvisation. On l'a gardé et enregistré sur ordinateur. Plus on avançait plus on se disait que cette expression racontait quelque chose.

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Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

MUSIQUES | Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, Jahneration, Broussaï, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël, Solo Banton) le morceau À travers les vagues disponible sur YouTube.

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Chanson | À l'occasion de ses cinquante ans, Dominique Ané dit A n'a pas fait les choses à moitié avec deux albums explorant deux versants de sa palette esthétique et un livre qui retrace sa vie et son parcours en chansons. L'occasion, au moment de sa venue à Montbrison le 15 février puis à Saint-Chamond le 22 mars, de faire le point sur une riche carrière.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 février 2019

Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Vous avez fêté vos 50 ans cette année. Une année particulièrement riche pour vous avec deux albums, Toute Latitude au printemps et La Fragilité cet automne, deux tournées et un livre, Ma vie en morceaux. Y-avait-il de votre part une manière de la marquer cette année d'une pierre blanche, de dresser une sorte de bilan ? Dominique A : De marquer le coup oui, de faire en sorte d'en finir avec un cycle, certaines façons de faire, un certain rythme : un disque tous les trois ans, une tournée dans la foulée. Mais un bilan non ! Ça, on me le sort à chaque album et j'en ai un peu marre (rires). De toute façon, un disque marque toujours quelque chose de l'ordre du check-up créatif. Moi, ce sont les retours des gens qui me renseignent sur mon degré d

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Les mots fleurissent à Montbrison

Festival chanson | Le festival montbrisonnais consacré à la chanson, les Poly'Sons, entame un nouveau cycle avec une 16e édition comportant plus de vingt dates, certains concerts doublés (dont celui de Juliette ou d'Amélie-les-Crayons), une journée pro le 9 février, son fameux tremplin et son lot de découvertes et de valeurs sûres du paysage musical francophone. Petite sélection de réjouissances sonores et scéniques. Par Cerise Rochet & Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Les mots fleurissent à Montbrison

Dompteur d'ours et de mots On l’imagine à sa table, travailler et retravailler ses textes et ses histoires pour les acérer. Artisan de la chanson, Alexis Djoshkounian, alias Alexis HK, fait partie de ces belles plumes qu’a la chance de compter la langue française chantante. Avec Comme un ours, l’artiste ressort de sa tanière après avoir beaucoup circulé avec Georges & moi, album hommage à Brassens. Alexis HK retrouve ici son répertoire de chansons. Par de nouvelles créations parfois très sombres, à l’image du titre Les pieds dans la boue, l’ours se fait parfois accusateur mais reste un poète hors-pair traçant un sillon artistique original et attachant. NB Alexis HK, vendredi 11 janvier à 19h30 au Théâtre des Pénitents Ne Blier jamais La chanson française prend décidément de belles formes ces dernières années. À l’image du dernier projet du duo Cabadzi, Cabadzi x Blier, mêlant habilement en live créations sonores et images issues de films de Bertrand Blier redessi

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Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Chanson | Christian Olivier, chanteur emblématique des Têtes Raides, a sorti un second album solo en juin dernier. Intitulé "After/Avant", cet opus reste dans une veine engagée et musicalement intéressant pour son ouverture à des sons différents de ce dont nous a habitué l'intéressé. Rencontre avec Christian Olivier, avant son passage au Clapier ce vendredi 21 décembre.

Nicolas Bros | Lundi 17 décembre 2018

Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Pourquoi avoir fait le choix de vous lancer en solo en 2016 avec On/Off. Était-ce pour faire une pause avec Les Têtes Raides ? Oui, il était temps de faire une petite pause. Il y avait eu plus de 25 ans de route. C'était une manière de "breaker" un peu et de se ressourcer. J'avais le désir de continuer de faire de la musique, de poursuivre mes histoires graphiques, de lectures musicales, de bande originale de films... Concernant On/Off, j'avais envie d'essayer de nouvelles choses, de travailler avec des gens différents... Par exemple, Edith Fambuena à la réalisation et ça a vraiment été un plaisir. Ça m'a permis de me mettre dans une autre situation. Sur After/Avant, avez-vous travaillé avec la même réalisatrice ? Non, je l'ai fait avec un mec rencontré en studio et avec qui je me suis très bien entendu. Il s'appelle Félix Remy. On a enregistré au studio Pigalle à Paris. Il a vraiment cerné mes attentes. En chemin, je me suis mis à travailler avec Peter Combard, un des deux guitaristes avec qui j'avais déjà travaillé sur On/Off et qui est venu m'épauler sur les machines pour ce deuxième album. F

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Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Pop | Phénomène générationnel du moment chez les millennials multipliant les concerts sold-out, les Français de Therapie Taxi font mouche aux commandes d'une pop frondeuse et tubesque dont les textes explicites et cathartiques cachent une forme de romantisme décadent. Explication de textes avec la chanteuse du groupe, Adé, à l'occasion de la réédition augmentée de leur album "Hit Sale" et d'un concert (sold-out, forcément) au Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Therapie Taxi c'est d'abord le contraste entre une forme très tubesque et un fond assez noir et violent. Mais surtout des textes très crus et un sujet récurrent, le sexe, abordé très frontalement. Comment avez-vous défini cette approche, assez nouvelle hors du rap ? Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé : On ne l'a pas vraiment définie. C'est un peu arrivé comme ça. Le premier parti pris a été de chanter en français. C'est un choix qu'on a fait très tôt, avant même de s'appeler Therapie Taxi. On avait commencé à chanter en anglais, comme tout le monde, mais on a vite vu que c'était assez pourri (rires). Et puis, ça nous a amené une certaine liberté par rapport aux textes, davantage dans l'intimité de ce qu'on raconte. Il y a d'abord eu Salop(e) que Raph [le chanteur du groupe – NDLR] ava

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Tendres oreilles

Festival chanson | L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. La preuve avec une sélection d'artistes qui vont faire des Oreilles en Pointe 2018 une prairie radieuse avec une bonne place pour les découvertes.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Tendres oreilles

« Quel est ce parfum que le vent dépêche ? / On dirait que la chair brûle / Viens, suis-moi / / Je connais l'endroit / Où l'herbe est encore fraîche » nous entraîne Feu ! Chatterton sur le titre Ginger. Ce lieu où le parfum est doux se trouve assurément du côté de l'Ondaine en ce mois de novembre. Plus précisément avec les dates proposées par le festival Les Oreilles en Pointe et sa - déjà - 28e édition. Si nous introduisons notre papier par cet extrait de Feu ! Chatterton, c'est bien parce que le groupe sera l'une des têtes d'affiche et assurément notre coup de cœur. Lumineux, enlevé et diablement bien écrit, leur dernier opus L'Ivresse nous berce et laisse traîner une douce mélancolie enjouée dans les tympans. Les "dandys" bien "frenchies" sont également de redoutables bêtes de scène et avoir la chance d'assister à l'une de leurs prestations est un moment unique. De vertes prairies parées de jeunes pousses Si le festival accueille des "confirmés" tels Feu ! Chatterton et les Négresses Vertes, c'est aussi un évén

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Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Humour | Alors que le cinéma français lui fait les yeux doux depuis une petite dizaine d’années, Manu Payet remonte sur scène pour un deuxième one-man où il se livre… quasi entièrement. Rencontre.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Pourquoi un deuxième spectacle 10 ans après le premier ? La scène vous manquait ? Je crois que j’ai juste été pas mal occupé… Lorsqu’on a arrêté de tourner avec le 1er spectacle, je suis parti sur des films, et puis vous savez, je suis un garçon, je ne peux faire qu’une seule chose à la fois ! Et puis le public a semblé être demandeur d’un nouveau spectacle. Je me suis finalement laissé amadouer par les petits mots trop charmants des gens. Pas trop difficile, de se retrouver tout seul, après de nombreuses aventures collectives ? En fait, je suis vraiment très heureux de retrouver la scène. Ça aurait été con de ne pas y aller. J’avais oublié cette sensation, la scène, c’est un saut en parachute, un vertige que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner tout le monde, et se raconter et gêner tout le monde. Dans ce spectacle, vous vous racontez, beaucoup… Ce n’est pas un peu impudique, de parler de soi comme ça ? Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner t

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Prends de l'élan à Montbrison

Tremplin chanson française | Le Théâtre des Pénitents de Montbrison vient de mettre en ligne son tremplin de chanson française en lien avec son festival Poly'Sons. Si vous êtes une ou (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 octobre 2018

Prends de l'élan à Montbrison

Le Théâtre des Pénitents de Montbrison vient de mettre en ligne son tremplin de chanson française en lien avec son festival Poly'Sons. Si vous êtes une ou un artiste ou un groupe de chanson française originaire d'Auvergne Rhône-Alpes, vous pouvez tenter votre chance. Vous aurez l'occasion de vous produire en public au Théâtre des Pénitents, face à un jury présidé par Amélie-les-Crayons assistée de Sophie Signoret (des Tit'nassels) le 9 février prochain. Toutes les infos sont à retrouver sur cette page. Pour rappel, les trois derniers lauréats sont Odlatsa (2016), Baptiste Dupré (2017) et Alexandre Castillon (2018)

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Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Chanson & électro poétiques | Le duo stéphanois Terrenoire formé par les deux frères Raphaël et Théo Herrerias, sort son premier disque. Un EP éponyme regroupant six de leurs créations poétiques et enjôleuses. L'occasion de discuter de l'univers du groupe avec Raphaël, l'aîné.

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Quel a été le déclencheur de cette nouvelle aventure musicale pour votre frère Théo et vous-même ? Vous n'aviez pas eu de projet artistique aussi abouti ensemble jusqu'à Terrenoire ? Raphaël Herrerias : Non, c'est vrai. Nous avions fait des essais sur quelques chansons. Il y a vraiment quelque chose qui s'est aligné à un moment donné. C'était un moment où Théo avait bien avancé sur son projet solo 1000 Chevaux-Vapeur. La genèse de Terrenoire a été un concert à Lyon, en janvier 2016 dans la salle À Thou Bout d'Chant, où Théo a monté avec moi une partie de mon répertoire. Je devais me produire en guitare/voix et au final il est venu ajouter ses machines. C'était alors évident ! On s'est dit qu'on tenait quelque chose. J'ai besoin, dans la visualisation d'un projet, de le penser comme un récit. Cela m'aide à créer et peut donner de la cohérence à tous éléments constituant un projet musical aujourd'hui : la musique, les textes mais aussi les images, les vidéos... La création de cet univers mêlant Terrenoire, le Black Paradiso... était une idée que vous aviez depuis longtemps ou c'est venu progressivemen

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Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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Terrenoire en résidence sur France Inter

Radio | Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été (...)

Nicolas Bros | Lundi 24 septembre 2018

Terrenoire en résidence sur France Inter

Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été invité à être "résident" de l'émission Foule sentimentale du journaliste Didier Varrod sur les ondes de France Inter. L'occasion pour ces Stéphanois de faire parler d'eux et de leur musique tout en se produisant à chaque émission. Diffusion de l'émission tous les vendredis de 21h à 23h et en rediffusion ici.

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Ne pas [ou]Blier

MUSIQUES | Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Ne pas [ou]Blier

Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de répliques tirées des films de Bertrand Blier, le groupe electro-hip-hop-chanson, resserré en duo, propose une bande-son unique et chevaleresque. Sur scène, Lulu et Victo s'éclatent et le public partage cette énergie avec envie. Augmenté par une scénographie éclairée de Cyrille Dupont, le spectacle en met plein les yeux et les oreilles. Une date chaude du début de l'année 2019. Cabadzi X Blier, jeudi 24 janvier 2019 à 20h30, au Théâtre des Pénitents dans le cadre des Poly'Sons 2019

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La puissance poétique de Feu ! Chatterton

MUSIQUES | Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

La puissance poétique de Feu ! Chatterton

Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la musique de Feu ! Chatterton est une invitation à une ivresse de sons et des mots. Comme une succession d'heureux accidents, les titres de leur second album L'Oiseleur a confirmé tout le bien que l'on pensait de ce groupe qui maintient allumée la flamme de la poésie musicale française. De passage aux Oreilles en Pointe, leur concert fait partie des incontournables de cette fin d'année. Feu ! Chatterton, vendredi 16 novembre au Firmament à Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Le jeu de Ma Pauvre Lucette

MUSIQUES | Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez les Isérois de Ma Pauvre Lucette mais parfois quelque chose de grave, véhiculant quelque chose d'une politesse du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

Le jeu de Ma Pauvre Lucette

Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez les Isérois de Ma Pauvre Lucette mais parfois quelque chose de grave, véhiculant quelque chose d'une politesse du désespoir à travers des morceaux pince-sans-rire. Nous sommes ici à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste (Lulu) et pop : arpèges pan-africains à la Frànçois & The Atlas Mountains, spoken word à la Fauve et même Stromaïsme, le tout rien que sur Elle disait, qui ouvre l'album. Ma Pauvre Lucette, samedi 13 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Il connaît le code

MUSIQUES | Myth Syzer est un rappeur plein de " love "... La preuve avec son premier album au doux nom de Bisous où il divague sur l'amour avec délicatesse et (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Il connaît le code

Myth Syzer est un rappeur plein de " love "... La preuve avec son premier album au doux nom de Bisous où il divague sur l'amour avec délicatesse et justesse. Thomas Le Soude, de son vrai nom, avait déjà marqué l'année 2017 avec son titre Le code, sensuel et addictif. En avril 2018, ce producteur qui revendique ses influences aussi bien du côté de Dr Dre que de Souchon ou Daho, a enfoncé le clou avec ce disque. Une galette où se côtoient des guests tels que Roméo Elvis, Doc Gynéco ou encore Ichon. Un mariage réussi entre rap et chanson douce. Myth Syzer [+ Salut C'est Cool + Biffty & Dj Weedim + Proleter, le 1er décembre au Fil

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Simon Javelle : « Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville »

Festival | Le festival stéphanois Paroles et Musiques change d'envergure cette année avec des dates resserrées sur 5 jours, une grande scène en plein air au Parc-Musée de la mine, un partenariat avec Morgane Production... Mais il conserve son état d'esprit autour de la chanson, tout en laissant sa chance aux artistes émergents. Rencontre avec Simon Javelle, son programmateur, pour évoquer toutes ces évolutions.

Nicolas Bros | Vendredi 22 juin 2018

Simon Javelle : « Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville »

Il y a beaucoup de nouveautés autour de Paroles et Musiques cette année. Pouvez-vous nous les détailler ? Simon Javelle : La grande nouveauté cette année est notre retour en centre-ville et notre installation au Parc-Musée de la mine avec la scène que l'on a appelée La Grande Prairie. Elle sera située dans un bel écrin de verdure, derrière le chevalement. L'espace sera assez grand avec également un espace food trucks, une partie bar et une autre dédiée aux entrées. La scène surplombera le Musée de la mine. Notre objectif était d'avoir une grande scène en plein air en centre-ville, avec La Grande Prairie c'est chose faite. Parallèlement, la scène de la place Jean Jaurès correspond à une autre volonté, celle d'animer l'espace public. Cette année, il y aura deux aprè-midi, de 12h à 18h le samedi 30 juin et le dimanche 1er juillet, avec des concerts de groupes locaux en devenir, une dictée citoyenne, de la capoeira, une démonstration de l'école de musique connectée par l'école de Solaure, des jeux en bois, une expo... mais également des petits showcases surprises de la part des artistes programmés au Pax cette année. Enfin, il y a le nouveau concept de Parole

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Ben Mazué : « Je me sens comme un militant de l'optimisme »

Interview | Avec Une Femme Idéale, l'auteur-compositeur-interprète d'origine niçoise Ben Mazué a sans doute sorti l'un des plus beaux albums de l'année. Avant qu'il ne vienne présenter son spectacle au festival Paroles & Musiques, nous avons échangé quelques mots avec cet ex-médecin devenu un des meilleurs poètes de la chanson française actuelle.

Nicolas Bros | Mercredi 20 juin 2018

Ben Mazué : « Je me sens comme un militant de l'optimisme »

Vous avez déclaré à plusieurs reprises vous être trouvé musicalement avec cet album La Femme Idéale. Comment avez-vous abordé ce disque ? Je voulais faire un album de chansons et garder tous les poèmes pour la scène. J'ai fait des chansons et après j'ai écrit une histoire que je raconte sur scène. Ce disque est un peu une bande originale de cette histoire qui s'intitule La Princesse et le Dictateur. Je n'ai pas appelé l'album comme cela car je trouvais La Femme Idéale plus joli. La composition de ce disque s'est faite en combien de temps ? J'avais écrit quelques titres sur les deux dernières années mais j'ai composé le plus gros de l'album pendant l'été et l'automne car je n'avais que cela à faire. Ce qui est rare. C'est une chance de ne pouvoir que penser à la composition pendant un temps. Concernant les clips qui illustrent votre album, vous avez notamment sorti une trilogie réalisée par Manu Boyer. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ? J'avais l'idée de faire une espèce de documentaire sur des gens de la vraie vie. Je me suis alors mis en quête d'une équ

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Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Chanson pop | À la croisée de l’avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. rencontre avec le génial auteur de La Science du Cœur qui enfonce le clou d’un talent à découvrir absolument. Au festival Paroles & Musiques 2018, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix(version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta

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Terrenoire au Printemps de Bourges

Festival | Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 mars 2018

Terrenoire au Printemps de Bourges

Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël et Théo Herrerias (aka "1 000 Chevaux-Vapeur") forment le duo Terrenoire et proposent une chanson electro-pop nébuleuse et ambitieuse. Ce groupe figure parmi les belles révélations stéphanoise de ces derniers mois. Leurs créations ont fait mouche au-delà des frontières de la métropole puisqu'ils viennent donc d'être sélectionnée pour participer au prochain Printemps de Bourges en tant que représentants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre des "Inouïs du Printemps de Bourges". Les deux frères seront donc présents dans la ville de Jacque Cœur, le 27 avril sur la scène du 22 d'Auron. Parallèlement, les Ligériens auront également le loisir de les découvrir sur scène tout d'abord au Château du Rozier, à Feurs, le 21 avril prochain et sur la grande scène du festival Paroles & Musiques 2018 à Saint-Étienne le 1er juillet aux cô

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Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Humour | Incontournable sur YouTube où il a successivement "cassé la télé", organisé une "tournée des barbeuks" et mis en ligne des sketchs et spectacles inédits, le jeune humoriste Haroun est désormais en tournée. Il passera au Centre des Congrès pour le festival des Arts Burlesques avec un seul mot d'ordre : #OnRigoleBienSaintEtienne !

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Vous avez débuté par l'impro et la danse hip-hop. Comment en êtes-vous arrivé à l'humour ? Haroun : J'ai toujours voulu faire de l'humour. L'idée a germé assez tôt dans ma tête. Un jour, un ami m'a inscrit en secret à un festival de café-théâtre étudiant. J'ai eu un mois pour écrire un sketch, je l'ai fait et cela a très bien marché. J'ai eu envie de poursuivre sur le format "seul-sur-scène", en stand-up. Le stand-up correspond à la contrainte de devoir jouer dans différentes scènes ouvertes, avec seulement un micro. Cette simplicité m'a plu et j'ai commencé à me produire dans ces salles presque tous les soirs au cours de l'année 2015. Vous êtes passé par le Jamel Comedy Club et d'autres scènes. Qu'est-ce que cela apporte ? Le Jamel Comedy Club correspond à un moment où j'avais déjà une expérience scénique avancée. C'est en faisant des scènes ouverte, avec très peu de spectateurs, que l'expérience se forge. Il faut essayer de capter un public qui ne vous attend pas forcément, en quelques minutes, au milieu d'une liste d'humoristes qui se succèdent. C'est là que l'on apprend à jouer avec les silences, avec son rythme, a

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