Insomniaque janvier 2016

Nicolas Bros | Mardi 5 janvier 2016

Photo : Flore © DR


09.01.16 J-ZBEL [+ Judaah + Les Fils de Jacob]
Dans la techno, on connaissait les Américains masqués d'Underground Resistance. Il faudra désormais mettre les J-ZBEL dans le lot. Ces cinq Lyonnais ont à leur actif un EP extatique (le bien nommé How I made my Mom & Sis My Sexbot Slaves) qu'il défende avec un live musclé. Repérés par l'écurie de Judaah, BFDM (Brothers Form Different Mothers), ces acolytes proposent une forme de live techno un peu particulière, accueillant à chaque prestation un nouveau membre en provenance extérieure au groupe. Une démarche singulière qui fait leur réputation. Rebelle et sauvage, la musique de J-ZBEL est influencée par la jungle et l'acid music mais pas seulement. Inspirées par les soirées Straight Outta Babylon que leur label organise dans un club gay lyonnais, les créations du groupe sont ravageuses et subversives. Une musique qui suinte des haut-parleurs hurlants que la techno n'est pas morte. Loin de là.
À la COOP, le 09/01

15.01.16 Flore + Hoodrat + SNKLS
S'il y a une équipe qui se bouge du côté de Lyon, c'est bien celle de la maison de disques POLAAR. Emmené par la célèbre Flore, habituée à squatter les bonnes platines et à littéralement retourner énergiquement les dancefloors aux quatre coins de la France, ce label propose une vision avancée de la bass music et de la techno. Les soirées éponymes font des ravages chez les cousins du Rhône. Et lorsque un maxi estampillé par la maison sort, c'est l'occasion de retrouver du son efficace, lourd et rêche. Pas de "cheesy" ici. Pour le Territoires vol.1 qui justifie la venue en terres stéphanoises de Flore, accompagnée de deux autres lyonnais Hoodrat et SNKLS, l'accent a encore une fois été mis sur les émotions et sur une bande-son très cinématographique. De la techno sombre et tribale de SNKLS sur Isandula au « dropping » de grosses basses crashées de Hoodrat, cette sortie est très efficace. A l'image des prestations nocturnes de ces guerriers du beats.
Au F2, le 15/01.

30.01.16 The Herbaliser [+ Marek Vuiton + Dj DRK +...]
Les années se suivent et se ressemblent avec Ninja Tune. Label anglais indétrônable en matière de découvertes sonores depuis plus de vingt-cinq ans. Parmi les noms marquants du catalogue de cette belle maison à galettes affriolantes, on trouve The Herbaliser en très bonne place. Collectif londonien emmené par Jake Wherry et Dj Ollie Teeba, The Herbaliser est une valeur sûre du savant mélange entre hip hop, funk, jazz et groove. Outre leurs propres compositions qu'ils ont égrainées sur onze disques tels que le magnifique Take London en 2005, les deux loustics sont connus pour des dj sets festifs et chargés en raretés "vinylistiques". Partis en tournée en compagnie du MC Rodney P pour fêter leurs vingt années de scène, le duo viendra officier sur le désormais célèbre ring de la (déjà) sixième Gourmandises Party en tant qu'invité spécial.
Au Fil, le 30/01.


J-Zbel (live) + Judaah + Les Fils de Jacob

Techno déviante
Centre-ville de Saint-Étienne Centre-ville Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


The Herbaliser feat. Rodney P + Marek Vuiton + DJ DRK + Deej’o + Machine Machine + Selecta aleks + Cleo

Gourmandises party #6
Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Bigger Than Us | Produit par Marion Cotillard, réalisé par Flore Vasseur, Bigger Than Us empile les témoignages de jeunes adultes porteurs d’initiatives citoyennes et/ou environnementales partout sur le globe. Un documentaire un peu trop lisse qui cependant donne l’occasion de s’emparer d’un sujet hélas brûlant : l’urgence d’agir. Rencontre.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Le titre de votre documentaire est porteur d’une intéressante ambivalence : Bigger than us évoque à la fois la dimension tétanisante d’une entreprise dont l’immensité peut (ou doit) justement dynamiser, galvaniser le spectateur… Flore Vasseur : C’est relativement assumé. D’habitude, j’ai toujours du mal à trouver les titres, et plutôt à la fin. Là, il nous est tombé dessus avant même le début. Je tournais autour des concepts de bigger than life — ces personnages, souvent américains comme Martin Luther King, qui font des choses plus grandes que la vie. J’avais envie de parler du nous, pas d’être dans une dimension individualiste. C’était important aujourd’hui de montrer qu’on est “un seul”. Le titre est sorti, et je suis arrivé assez timidement devant Marion et Denis Carot [le coproducteur du film] et on a tout de suite cliqué en assumant le fait que ça voulait dire plein de choses différentes. C’est la magie d’un bon, d’un vrai titre, pour moi. Et vous avez raison, le premier entendement, est que l’on est dans un constat d’impu

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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"The Demon Inside" : Satanique son père

ECRANS | De Pearry Reginald Teo (É.-U., 1h27) avec Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Affecté par la mort de son épouse et traité pour troubles schizophréniques, Joel élève son fils Mason aidé par une baby-sitter mais sous surveillance d’une psy. Lorsque d’étranges phénomènes conduisent un exorciste à s’intéresser à Mason, son foyer chancelant bascule pour de bon… Qu’on aimerait ne pas avoir à renvoyer cette triste série B' à Friedkin, étant donné qu’elle semble insister davantage sur le ressenti douloureux du malade psychique sur le tintouin grand-guignolesque de la liturgie de dépossession. Sauf que… Trop occupé, sans doute, à peaufiner son décor bleu éteint et à triturer l’esthétique de ses images subjectives, joliment irisées façon kaléidoscope, Pearry Regnald Teo n’a pas jugé utile de proposer quelque nouveauté dans la représentation de l’exorcisme d’un gamin : voix rauque borborygmant du latin, pustules diverses, reflux œsophagien sur curés… Pas l’once d’une nouveauté audacieuse au tableau. Mais le pompon, en ce XXIe siècle censément spirituel, c’est lorsque le prêtre convainc le père aux abois que sa pratique magique est légale, garantie par « le premier amendement ». Aussi

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Forez moire

Festival classique | Désormais marqué de l’imprimatur de Florent Mayet, le célèbre festival Baroque en Forez continue de frayer son sillon sur les balcons de la plaine éponyme. (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

Forez moire

Désormais marqué de l’imprimatur de Florent Mayet, le célèbre festival Baroque en Forez continue de frayer son sillon sur les balcons de la plaine éponyme. Jouant la carte décomplexée du talent local et des synergies rhodano-ligériennes, le thème de cette édition est la voix : des Motets de Jean-Sébastien Bach, des Grands Motets de Cassanéa de Mondonville, ou des œuvres de la Renaissance espagnole seront exécutés par le Petit Choeur de Musicologie de Saint-Étienne, la Maîtrise de la Loire ou encore l’Ensemble Les Reflets de Lyon. Festival Baroque en Forez, du 5 au 13 octobre.

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Soirée coquine avec Erotic Market

R&B suave | Erotic Market est de retour avec "Queendoms", album voguant vers le r&b, diablement sexy et drivé par Rosemary Martins, chanteuse désormais solitaire.

Sébastien Broquet | Mercredi 31 octobre 2018

Soirée coquine avec Erotic Market

Seule. Solo aux commandes, Rosemary Martins (de son vrai nom Marine Pellegrini) a laissé son binôme Lucas Garnier s'échapper vers d'autres cieux pour piloter à sa guise le vaisseau Erotic Market qui, forcément, prend la tangente. Oh ! il y a toujours ces beats électroniques qui structurent l'édifice, mais ils ont pris un sacré coup de groove. Ce qui disparaît nettement, balayé, c'est l'influence rock : bonjour le r&b sauvage et sexy, ambiance Missy Elliott voire Kaytranada, porté par un timbre se rapprochant souvent de Santigold. Les textes de ce nouvel opus baptisé Queendoms sont à l'avenant, questionnant la femme et sa place aujourd'hui ou encore une société pervertie par l'ego, soutenus par un flow capable de muter, alternant scansions rappées ou parties chantées, plus mélodiques et plus coquines, aussi. Erotic Market nouvelle mouture ? Plus sexy, finalement, moins frontalement cul. Mais pas si solo, en fait. Plus collectif, même : Rosemary Martins s'est entourée de deux beatmakers pour l'épauler, pour partager, utilisant les recettes du hip-hop, fuyant l'aspect "groupe" du rock'n'roll. Une DJ et pro

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Identité

Galerie | Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Identité

Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition du photographe et cinéaste Florent Meng. Basé à Annemasse en Haute-Savoie, l’artiste a partagé ses travaux à de nombreuses reprises entre Paris, Genève et Zurich, mais également en Espagne et en Roumanie. À travers ses séries remarquables photographiques et ses films documentaires ou fictionnels, il interroge les attitudes et les coutumes qui forgent l’identité d’un peuple, mettant ainsi en exergue le rapport qui s’établit entre le territoire et le comportement des communautés. Florent Meng s'intéresse notamment aux populations du Proche-Orient ou aux migrants mexicains, entrevoyant la possibilité de mettre en scène la complexité du rapport des corps aux zones frontalières, évoquant ainsi l’absorption des hommes par le paysage jusqu’à leur invisibilité. A noter que le vendredi 30 novembre, la galerie propose une visite de l’exposition en présence de l'artiste (à 17h30), suivie d'une projection de ses films à la Cinémathèque de Saint-Étienne (à 19h). Florent Meng, du 10 novembre au 8 décembre, l'Assaut de la Men

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"Lindy Lou, jurée n°2" : Remords tardifs

Documentaire | de Florent Vassault (Fr., 1h27) avec également Heidi Rinke, Julio César Alonso…

Vincent Raymond | Jeudi 11 octobre 2018

Mississippi. Vingt ans après avoir siégé dans un jury ayant condamné Bobby Wilcher à la peine capitale, Lindy Lou s’interroge sur sa décision et part à la recherche de ses cojuré·e·s pour savoir si elles et ils partagent, a posteriori, ses scrupules… Tout le monde connaît cette *plaisante* maxime de western, jadis crachée comme un jus de chique par des shérifs patibulaires : « on titre d’abord, on cause ensuite ». Un siècle et des charriots plus tard, ce documentaire en illustre d’une certaine manière la persistance aux États-Unis, où l’on envoie se faire exécuter un individu, avant de se demander si, finalement, cet acte punitif définitif ne procède pas de la même barbarie que le crime pour lequel on l’a jugé. La démarche de Lindy Lou est certes singulière, car elle a débuté tôt son introspection en devenant amie (!) avec Bobby Wilcher et en lui rendant visite durant sa réclusion. Mais qu’attendre comme effets de son expédition ? Un peu de gêne d’autres jurés hantés, quelques commentaires bravaches de ceux qui revendiquent leur décision… Dire que la peine de mo

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Une note de "Channel"

MUSIQUES | Fin navigateur, Florent Mayet, directeur musical de Baroque en Forez, foule au pied le calcaire de Douvres, comme tant de musiciens le firent avant (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

Une note de

Fin navigateur, Florent Mayet, directeur musical de Baroque en Forez, foule au pied le calcaire de Douvres, comme tant de musiciens le firent avant lui. Jenkins, Hume ou le plus anglais des allemands, Haendel, donneront le la des festivités (en 415Hz, of course). Paulin Bündgen donnera une masterclass, l’Ensemble Céladon investira l’église de Margerie-Chantagret, tandis que Marols abritera un concert de sonates pour violon. King Arthur, absolu masterpiece de Henry Purcell fera figure de " pièce de résistance " pour clore un stunning festival, sous la direction de Florent Mayet himself. Festival Baroque en Forez, du 3 au 14 octobre

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Au bout du fil

Galerie | L’IRMACC, Institut Régional pour les Métiers d'Art et la Création Contemporaine, est un centre de ressources qui se concentre sur les métiers de l’artisanat. (...)

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Au bout du fil

L’IRMACC, Institut Régional pour les Métiers d'Art et la Création Contemporaine, est un centre de ressources qui se concentre sur les métiers de l’artisanat. Au-delà des formations qui y sont dispensées, conférences et expositions viennent régulièrement ponctuer l’année. Sur le fil forme le premier opus d’un nouveau format d’exposition proposé par l’IRMACC, baptisé Matières vives. Pas moins de quinze artisans d’art dont la pratique a attrait au fil ont confié des pièces d’exception pour constituer le premier volet du programme. L’occasion de découvrir notamment des travaux de design textile de Roxane Andrès et Florence Bost ou des ouvrages de broderie de Christine Peyret et Elisabeth Roulleau. On découvre aux côtés des couturiers Jérémie Tessier et Renaud Aivaliotis, le créations textiles d’Hélène Jospé et Aude Tahon, ainsi que l’univers des plasticiennes Dominique Torrente et Catherine De Robert. Quant à Joëlle Verne (corsetière), Françoise Micoud (dentellière aux fuseaux), Maïté Tanguy (tisserande), Mariam Partskhaladze (feutrière) et Sara Revil (tresseuse), elles font vivre chacune une discipline peu connue du grand public. Matières vives / Sur le fil

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Un coup de Mayet

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Un coup de Mayet

Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le délicieux Concertino pour flûte de Cécile Chaminade, interprété par Marianne Sabatier, bénéficie avec bonheur, de la vague de réhabilitation des compositrices du passé. De son côté, le soliste Louis-Jean Perreau, fera pleurer son archet, aux accents bouleversants du Concerto russe d'Edouard Lalo. Un concert très haut de gamme qui mérite assurément le déplacement ! Ensemble Telemann, samedi 30 septembre, à Saint-Didier-en-Velay

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3 soirées pour janvier

Insomniaque | Alo Wala, au Fil Les fameuses Gourmandises Party du Bugnes Crew vont se terminer avec un feu d'artifices musical. Au programme, les six Djs lauréats (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

3 soirées pour janvier

Alo Wala, au Fil Les fameuses Gourmandises Party du Bugnes Crew vont se terminer avec un feu d'artifices musical. Au programme, les six Djs lauréats (Little Big Man, Mambo Chick, Evil Jesus, Captain XXI, Marek Vuiton et DRK) mais aussi deux guests. Le premier est le Barcelonais Dj K-Sets, qui comme son nom l'indique ne mixe que sur cassettes audio. Une prouesse technique... L'autre groupe n'est autre qu'Alo Wala qui propose une bass music évoquant MIA, Die Antwoord et même le Buraka Som Sistema. La musique de cette formation remue et secoue. Coloré et intersidéral, le groove d'Alo Wala apportera tonus et survitamine pour un final qui s'annonce de toute beauté. Au Fil, le 28/01. Guts, au F2 On vous en a déjà parlé mais cet artiste est tout simplement génial. Guts n'a pas son pareil pour faire groover sa planète. Tout y passe : hip hop, musiques tropicales, rythmes chaloupés... Dans un spectre musical large mais pointu, Guts, "digger" invétéré, distille les pépites comme il distribue l'amour pour la bonne musique. À l'instar d

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Florence Verney-Carron : "Il faut dialoguer avec les artistes"

Florence Verney-Carron | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de la Région en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions : d'une déclaration pour le moins malheureuse de son président sur les formations de clowns en pleine campagne, jusqu'au traitement du dossier de la Villa Gillet à Lyon, c'est peu dire que la vice-présidente en charge de la Culture est attendue. Florence Verney-Carron s'exprime ici pour la première fois sur l'ensemble de ces sujets. Propos recueillis par Sébastien Broquet

Sébastien Broquet | Mardi 3 mai 2016

Florence Verney-Carron :

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler à ce budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord, accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan. Ensuite, encourager l’émergence ; ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amené à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Ce qui est important pour nous, puisque nous arrivons au moment de la fusion des régions, c'est aussi de faire la conver

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Passion protéiforme

SCENES | Après vingt ans de créations, Florence Girardon se lance un incroyable défi en portant à la scène une œuvre peu adaptée dans le domaine de la danse : la "Passion selon Saint-Matthieu" de J.S.Bach, œuvre imposante autour de laquelle elle réunit neuf artistes venus d'horizons divers. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 3 novembre 2015

Passion protéiforme

Les artistes connaissent bien ce processus de création qui fait qu'un beau jour, sans qu'on sache trop pourquoi, émerge une chose qu'on portait en soi depuis longtemps. La Passion selon Saint-Matthieu de Bach « fait partie de ma vie » dit Florence Girardon. « C'est une œuvre monumentale qui provoque toujours beaucoup d'émotions chez moi, une œuvre qui permet aussi beaucoup d'entrées possibles, beaucoup de variations. » C'est ce qui a amené cette chorégraphe au parcours très éclectique à proposer à neuf artistes : cinq chorégraphes, deux metteurs en scène et un cinéaste (Ulises Alvarez, Cécile Laloy, David Mambouch, Maguy Marin, Éric Pellet, Pierre Pontvianne, Ennio Sammarco, Philippe Vincent), tous porteurs d'une écriture singulière, de se lancer avec elle dans cette aventure audacieuse : créer chacun une forme à partir de l'œuvre monumentale de Bach qui devient un espace de réflexion, d'inspiration, avec beaucoup de questions qui ouvrent le regard, ouvrent des portes. Chacun est invité à fabriquer sa propre forme à partir de parties musicales librement choisies et à donner sa propre interprét

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Flore

ECRANS | De Jean-Albert Lièvre (Fr, 1h33) documentaire

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2014

Flore

Plutôt que de la laisser dépérir dans des institutions mouroirs où la camisole chimique remplace un vrai traitement humain de la maladie d’Alzheimer, Jean-Albert Lièvre a fait le pari de ramener sa mère, Flore, dans sa Corse natale en espérant que ce contact avec cette nature qu’elle aimait lui redonnerait l’envie de vivre, à défaut de la mémoire. Le film qu’il a tiré de cette expérience est donc un appel optimiste à ne pas baisser les bras face à l’inéluctable, même s’il ne cherche pas à lui donner une valeur exemplaire non plus. Cinématographiquement, c’est une autre histoire : le début, qui tente de peindre l’état d’enfermement et d’angoisse du malade «de l’intérieur», est plutôt intéressant. La suite, qui se concentre sur le lent retour à la vie de Flore, se situe toujours à la lisière du voyeurisme télévisuel. C’est sans doute ce qui trouble le plus le cinéphile face à Flore : les images édéniques de la mémoire effacée sont ceux de vieux films super 8, tandis que le reste est tourné avec tous les moyens vidéo modernes — téléphone, DV, HD — comme si le numérique n’était plus qu’une matière à témoignage, incapable de fabriquer des souvenirs, simple reflet d’une pulsio

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Barbecue

ECRANS | D’Éric Lavaine (Fr, h38) avec Lambert Wilson, Franck Dubosc, Florence Foresti…

Christophe Chabert | Mardi 29 avril 2014

Barbecue

Le concept — une comédie avec des potes, un barbecue et Franck Dubosc — pouvait laisser penser à un ersatz de Camping ; grave erreur ! Barbecue est en fait un ersatz des Petits mouchoirs de Guillaume Canet. Même humour pas drôle entre gens riches pleins de problèmes de riches, même envie de capturer l’air du temps générationnel des gens riches, même vague suspense mélodramatique autour de la mort possible d’un des mecs riches présents sur l’écran. Et, surtout, même morale décomplexée où l’argent ne fait pas le bonheur, mais quand même, si tu n’en as pas, ben t’es qu’un gros raté. On le sait : la comédie française vote depuis belle lurette à droite et, après tout, elle fait bien ce qu’elle veut. Mais dans ce film horriblement mal écrit au casting aussi furieusement opportuniste que totalement à côté de la plaque — exception : Florence Foresti, qui se sauve courageusement du désastre — la chose est affirmée clairement : le pauvre de la bande a un job de merde, pas de copine et est à moitié simplet. Comme disait l’autre : vive la sociale ! Christophe Chabert

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Queen of Montreuil

ECRANS | De Solveig Anspach (Fr, 1h27) avec Florence Loiret-Caille, Didda Jonsdottir…

Christophe Chabert | Mardi 19 mars 2013

Queen of Montreuil

L’ambition de Solveig Anspach est ici ni plus ni moins que de croquer la bourgeoisie bohème d’aujourd’hui, tout en peignant le portrait d’une femme encore jeune et déjà veuve, incapable de trouver la bonne distance pour faire son deuil. Le choix de Montreuil, terreau de prédilection des BoBos parisiens, n’est pas anodin : à la fois urbaine et pavillonnaire, elle donne à cette comédie douce-amère un petit exotisme, renforcé par la présence de deux comédiens islandais et d’un… phoque, créature bizarre et comédien imprévisible. Tout cela donne lieu à des vignettes sympathiques et inoffensives, qui se laissent suivre même si Anspach semble accumuler les scènes plutôt que de construire une dramaturgie, ce que la fin, rassemblement expéditif de tous les personnages loin de leur territoire, souligne par son caractère arbitraire. Christophe Chabert

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De long en large

ARTS | “Go away, stop stop stop“ telles clament les prescriptions de Florence Bruyas à l'audacieux qui intenterait aux fragiles édifices dédiés à l'Espace Intérieur. En contre pied, citadin, noir, l'abandon se déploie dans les photographies de Patrice Barrier.

Marc Chassaubene | Dimanche 3 février 2013

De long en large

L'Atelier du Coin oppose les travaux de Florence Bruyas sculpteur céramiste, qui questionne l'espace intérieur, à ceux de Patrice Barrier photographe, qui explore l' espace urbain en friche, en une série de clichés où s'insinue la catastrophe. Prenant le parti de la rupture, Patrice Barrier aime à se couper de la réalité pour faire ses photos. Noires, elles sont animées par une pâte autonome et décalée qui accentue leur froideur. Elles représentent l'abandon manifeste qui émane de ces lieux laissés pour compte. C'est cette réalité en friche, d'où l'humain est absent, qui sert de cadre pour la fiction. Un cadre qui permet d'envisager la ville selon des variations imaginaires. D'où une narration à peine esquissée, ce qui laisse ainsi le spectateur libre de projeter et de continuer l'histoire. On erre comme une ombre dans une atmosphère atrabilaire, témoin anonyme d'une réalité anonyme. L'effet recherché est de privilégier le ressenti, la mélancolie pèse comme un rideau par delà les masses des édifices abandonnés. Mais paradoxalement ces modules peuvent être lus comme autant de refuges contre la désuétude et l'abando

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Une vie après le Rhino ?

MUSIQUES | La saison des festivals est bel est bien close, mais rassurons-nous, jazz is not dead, il reste de belles soirees a se mettre dans l’oreille en attendant l’hiver… Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 16 octobre 2012

Une vie après le Rhino ?

Après plusieurs semaines de Rhino (c’est grave docteur ?), il est temps de se tourner à nouveau vers les autres lieux qui toute l’année donnent à entendre du bon jazz, notamment à Saint-Etienne. Les festivals d’automne auraient en effet presque fait oublier la rentrée tambour battant de l’association Gaga Jazz qui met les bouchées doubles pour cette nouvelle saison. Dorénavant, la fine équipe de Ludovic Murat propose deux rendez-vous mensuels avec, en plus du concert au FIL (traditionnellement un dimanche par mois à 18h) une seconde volée de notes bleues, cette fois-ci au Café Jules de l’Opéra-Théâtre. Après son lancement en octobre avec le très intéressant Honey Jungle Trio de Jérémy Magand (nous attendons de pied ferme la sortie du premier album), ce nouveau lieu de concert accueillera les lyonnais Stéphane Vincenza (piano, orgue), Patrick Maradan (contrebasse, guitare) et Cédric Perrot (batterie, vibraphone) le jeudi 8 novembre dès 20h30. L’entrée est libre, c’est donc l’occasion rêvée pour le public ligérien de découvrir le 6T Sounds Trio, que l’on soit féru de jazz ou que l’on souhaite s’initier à cette musique sans trop faire mal au porte-monnaie. Un quint

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