Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

MUSIQUES | Avec son dernier album Zarabi - "Tapis" en arabe - enregistré en partie dans le désert, la chanteuse marocaine Oum tresse des fils soyeux et chatoyants entre rythmes jazzy, langueurs orientales et percussions africaines. Rencontre avec une artiste dont les poésies envoûtantes chantent le désir féminin et exaltent un hédonisme empreint de sagesse.

Houda El Boudrari | Mardi 31 mai 2016

Photo : © Lamia Lahbabi


Vous incarnez l'image d'une femme arabo-musulmane libre, à la fois fière de sa culture et ouverte sur le monde. Avez-vous conscience du symbole que vous représentez dans le contexte actuel d'exacerbation des replis identitaires ?
Oum :
Oui, c'est une image que j'assume parfaitement, sans pour autant l'avoir préméditée. Je me contente de refléter ce que je suis, dans la diversité de mes composantes identitaires : mes racines sahraouis, mon ancrage africain, ma culture arabo-musulmane, ma francophilie et mes influences occidentales. Je suis consciente qu'en tissant une synthèse apaisée de ces identités, j'offre un autre visage de la femme marocaine et arabe, loin des représentations stéréotypées du voile et de la soumission. Je me donne pour mission de porter cette réalité-là aussi auprès des Marocains, afin de les réconcilier avec leurs identités plurielles, et peut-être modestement contribuer à forger d'autres modèles d'identification féminine.

Votre musique puise dans la soul, le jazz, les percussions africaines, la musique orientale et même le rythme afro-cubain, et pourtant le résultat de cet assemblage hétéroclite est d'une harmonieuse cohérence. Comment décririez-vous votre style?
J'ai longtemps buté sur cette question, ne sachant trop comment relier ma musique à une catégorie bien définie et m'excusant presque de cette "particularité". Aujourd'hui, j'ai trouvé une définition économe sans être réductrice : musique marocaine contemporaine.

Mon style a aussi évolué au fil de rencontres avec des musiciens virtuoses qui m'ont accompagnée lors de mon album précédent (Soul of Morocco) et ont fortement inspiré la gestation de Zarabi. Grâce au oud de Yacir Rami, j'ai redécouvert le répertoire arabo-andalous, la contrebasse de Damian Nueva m'a initiée à la musique cubaine, la trompette de Yelfris Valdes a désinhibé mon approche du jazz et les percussions de Rhani Krija ont sublimé mes compositions inspirées des rythmes gnawas de mon enfance à Marrakech.

« En tissant une synthèse apaisée de mes identités multiples, j'offre un autre visage de la femme marocaine et arabe »

Vous avez choisi de chanter en dialecte marocain, tout en optant pour un registre soutenu et un phrasé ciselé dans la poésie ancestrale des tribus bédouines, loin des refrains faciles de la musique pop maghrébine. Où avez-vous puisé vos influences ?
Écrire en arabe a été d'abord un défi avant de devenir une évidence. Cette langue si belle et lyrique mais truffée de tabous et de détours pour dire l'amour, le désir, l'érotisme… J'ai naturellement puisé dans la tradition "d'art oral" du peuple sahraoui et le célèbre théâtre de rue de la place Jemaa el-Fna, tout en distillant dans cette langue du quotidien des expressions joliment désuètes et des envolées poétiques.

J'ai surtout voulu composer un album qui me ressemble, où l'on retrouve aussi bien les sonorités des séries marocaines kitch des années 90 que les influences des groupes mythiques de la chanson protestataire des années 70, Nass El Ghiwan et Jil-Jilala, sans oublier l'inspiration de la grande chanteuse mauritanienne Dimi Mint Abba, surnommée "la diva du désert", et les grandes voix féminines du jazz comme la sud-africaine Miriam Makeba. D'ailleurs, mon prochain projet sera de revisiter le répertoire du jazz féminin des années 20 aux années 60 sur trois territoires différents : l'Afrique, l'Amérique du Nord et l'Amérique Latine pour le réinterpréter avec ma touche arabo-afro méditerranéenne.

Vos costumes de scène chamarrés fusionnent des folklores d'Afrique et des fantasmes d'Orient, emprunts d'une sensualité et d'une féérie hors du temps. Est-ce une version afro-saharienne de la Shéhérazade des mille et une nuits ?
J'attache beaucoup d'importance à la scénographie de mes concerts. C'est presque une forme de sacralisation de ce moment unique où je veux offrir au public un voyage sensoriel complet. Cette recherche esthétique rejoint aussi mon goût personnel pour les tissus et les costumes traditionnels marocains dans leur sophistication et leur raffinement. Mais je me suis surtout entichée de la "melhfa", ce tissu d'un seul tenant qui habille avec grâce et simplicité les femmes du Sahara. J'aime la liberté de mouvement qu'il permet et la silhouette qu'il dessine, à la fois sensuelle et asexuée. Une manière aussi de revendiquer ma part de masculinité…

Oum, mercredi 6 juillet 20h30 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, dans le cadre du festival des 7 Collines


Oum

"Zarabi"
Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole Rue Fernand Léger Saint-Priest-en-Jarez
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Jazz à Vienne : les derniers noms

ACTUS | Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 10 mai 2021

Jazz à Vienne : les derniers noms

Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais complète avec l'ajout de quelques noms et non des moindres, qui avancent le début des festivités au 23 juin. Le festival allobroge vient en effet d'annoncer la tenue de quatre nouvelles soirées au théâtre antique. Le 24 juin d'abord, une soirée New Generation en compagnie du Portico Quartet et du Tigran Hamasyan trio (plus les talents Adami Jazz Gauthier Toux et Nils Petter Molvaer). Le 26 juin ensuite pour une soirée Brésil avec deux amis de longue date Seu Jorge & Rogê, enfin sur scène ensemble, et une carte blanche à Lucas Santana. Le samedi 3 juillet sera lui consacré au fun

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Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, eh bien on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat », et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an

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Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

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Jazz à Vienne 2021, le retour : les premiers noms

Festival | Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 décembre 2020

Jazz à Vienne 2021, le retour : les premiers noms

Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à l'entraînement et projetons nous vers l'été prochain. C'est à cette date que Jazz à Vienne gonflé d'optimisme nous propose d'atterrir aux alentours du 23 juin en dévoilant, comme si de rien n'était (ou ne sera), les premiers noms de son édition 2021, sise du 23 juin, donc, au 10 juillet prochain. à commencer par l'ami Jamie Cullum qui se verra ce jour précédé sur scène par la batteuse et chef d'orchestre Anne Paceo. Deux jours plus tard, se tiendra une soirée délicieusement africanisante avec la légende Salif Keita, le prince (et Dorian Gray) du blu-funk Keziah Jones et la mezzo-soprano Julia Sarr qui viendra livrer un message de paix à l'occasion de Sénégal en Isère 2021. On continue les 28 juin et 05 juillet avec d'autres habitués de la scène allobroge parce que furieusement incontpurnables d'abord les trompettistes Ibrahim Maalouf et Erik Truffaz en un double plateau d'envergure, puis le contrebassiste

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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​Platines

MUSIQUES | Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​Platines

Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur et animateur radio-télé Ludovic Seguin, aka Dj Bold, pour proposer une passerelle musicale et culinaire dans les salons de réception du Château Prodon. Tandis qu’aux platines Dj Bold fera tourner une setlist axée sur un jazz-pop-rock inspiré, les jeunes lycéens donneront à déguster un menu créé pour l’occasion, s’inspirant de ces courants musicaux. A table ! Réservations au 04 77 29 29 90. Dj Bold, mardi 13 octobre à 19h00, Lycée hôtelier Les Petites Bruyères à Saint-Chamond

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Songwriter

MUSIQUES | Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Songwriter

Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains d’or, il tisse une pop-folk salée-sucrée, aérienne et délicate. Il y a chez cet homme du Léonard Cohen, c’est certain, mais ici la poésie l’emporte sur la noirceur. Aussi à l’aise à la guitare et à l’harmonica qu’au chant, Faccini sera accompagné par Simone Prattico (batterie, xylophone), Malik Ziad (guembri, mandole), Juliette Serrad (violoncelle) et Séverine Morfin (violon alto). Piers Faccini Quintet, samedi 10 octobre à 20h30, théâtre de Couzon à Rive-de-Gier

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Festival jazz | Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 septembre 2020

Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes testées négatives, est en quarantaine soit pour positivité ou cas contact en cours de test », le festival Rhino Jazz a décidé de reporter une partie des concerts prévus du 2 au 20 octobre. Voici donc la liste des concerts maintenus : - A POLYLOGUE FROM SILA – Château du Rozier – Feurs – 2 octobre – 0477286609 - PAUL LAY TRIO – Maison de la Culture – Firminy – 7 octobre – 0477100777 - STOCHELO ROSENBERG TRIO – La Passerelle – Saint Just Saint Rambert – 8 octobre – 0477556551 - LUCAS SANTTANA SOLO – Le Quarto – Unieux – 10 octobre – 0477403080 - UMLAUT BIG BAND – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 13 octobre – 0472397491 - GRIO – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 14 octobre – 0472397491 - GAËL HORELLOU SEPTET – Salle Jeanne d'Arc – Saint-Étienne – 14 octobre – administration@gagajazz.com Concerts reportés : - Le Grand Barouf Du Rhino à la Grande Usine Créative – Cité du Design – Saint-Étienne / Re

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Nos 5 voyages musicaux

Panorama sono mondiale 20/21 | Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 voyages musicaux

Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres acoustiques imprégnés d’une bossa nova très fifties, dans un mood intime guitare-voix franchement éloigné des habillages électro auxquels l’artiste nous avait habitué. Mais derrière cette impression de sentimentalisme, transparait un vrai discours politique : Santtana murmure pour mieux se faire entendre dans un monde qui hurle, dénonçant les travers d’un Brésil bolsonarien à la dérive. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux Colombiana Né de la rencontre entre deux musiciens ardéchois (Samantha Guerry à l’accordéon, Vincent Landelle à la contrebasse) et deux chanteurs-percussionnistes colombiens (Mario Vargas, Simon Reina), Curuba Cumbia joue une musique festive 100 % colombienne. Rural et moderne à la fois, le répertoire du quartet s’appuie sur des chansons qui là-bas circulent et se perpétuent de villages en villages, relatant des histoires du quotidien. Des Caraïbes à la côte pacifique, le groupe nous fait traverser la Colombie au

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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Poke moi

Bar à salades | Le Youmi's a ouvert ses portes durant l'été du côté de la place Fourneyron. Ce nouveau bar à salades propose notamment des poke bowls, ces saladiers où se mélangent au choix crudités avec riz, quinoa ou viandes. Tour d'horizon de cette nouvelle adresse.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Poke moi

C'est un nouveau concept qui a ouvert ses portes en juillet du côté de la place Fourneyron à Saint-Étienne. Le Youmi's est un bar à salades qui propose des poke bowl - dérivés des pokes traditionnels hawaïens - où l'on retrouve des crudités, avec une base quinoa, salade ou riz sur laquelle viennent se déposer différents "toppings" pour viandards, végétariens ou végans selon les goûts. « Tout est fait maison, assure Kevin Dedieu, l'un des associés derrière ce nouveau projet. L'idée était de proposer une alternative aux Stéphanois pour un déjeuner rapide et sain, différent des kebabs, sandwichs ou de l'offre de supermarché. Nous militons pour que les gens changent leur mode de consommation. » Avec ses deux autres associés, Kevin a décidé de sourcer différemment ses produits bruts et de proposer des ingrédients issus de fournisseurs locaux. « Tous nos fruits et légumes proviennent par exemple de primeurs du coin, nous proposons aussi des packagings biodégradables et nous essayons de favoriser la récupération d'énergie. » Huit bowls différents à la carte Côté carte, on retrouve d'un côté huit recettes de bowls, cinq club sandwichs et

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"Abou Leila" : Du sang à la dune

ECRANS | De Amin Sidi-Boumedine (Alg.-Fr., int.-12 ans, 2h15) avec Slimane Benouari, Lyes Salem, Meriem Medjkane…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Algérie, années 1990. Depuis qu’il a été témoin d’un attentat, un policier dont la raison défaille est persuadé que le responsable de tout est le terroriste Abou Leila. Son ami et collègue Lofti l’accompagne dans sa traque loin de la capitale, vers le sud du pays. Vers la sang et la folie… Il ne faut pas craindre l’épreuve de la durée ni l’errance dans toutes ses dimensions face à Abou Leila, objet cinématographique transfigurant un épisode de l’histoire politique récente de l’Algérie à travers les yeux d’un policier rendu fou par la guerre civile. Road movie aussi mental que géographique, ce premier long métrage se distingue en naviguant également dans le temps, hors des balises normative d’une trop stricte linéarité, épousant autant que possible les cauchemars hallucinatoires du flic obsédé par sa cible. Bad trip au sens propre, le voyage se double d’une évocation des Algéries — pluriel signifiant, puisqu’entre la métropolitaine Alger au nord et les saharienne dunes désertiques au sud, on a bien affaire à un pays double, ou partagé. De cette

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Macha Gharibian et Manu Katché à Jazz au Sommet 2020

Festival jazz | Si tout va bien (on touche du bois... du Pilat !), le 14e festival Jazz au Sommet devrait se dérouler du 29 août au 13 septembre. Comme l'explique (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

Macha Gharibian et Manu Katché à Jazz au Sommet 2020

Si tout va bien (on touche du bois... du Pilat !), le 14e festival Jazz au Sommet devrait se dérouler du 29 août au 13 septembre. Comme l'explique l'équipe organisatrice : « Nous espérons vivement maintenir le festival, pour vous public qui en aurez sans doute très envie après cette période. Nous n’avons pas envie de renoncer, nous nous doutons que cette édition sera compliquée à mettre en oeuvre, mais autant par solidarité avec les musiciens, techniciens, intermittents que pour la joie apportée par la musique, nous maintenons le cap à ce jour. » Et ce cap est joli avec l'annonce de la venue de deux artistes qu'on apprécie beaucoup. Tout d'abord la pianiste Macha Gharibian à qui nous avions déjà consacré une de nos couv' et qui a sorti cette année un nouvel opus, Joy Ascension. Elle devrait se produire à Marlhes le jeudi 10 septembre. Cette année, le festival du Pilat frappe aussi un grand coup avec la venue du batteur Manu Katché, programmée le vendredi 11 septembre.

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Dans les cordes

Jazz | Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Dans les cordes

Véritable ovni musical, entre pop, soul, jazz, electronica et folk expérimentale, Laura Perrudin est la première musicienne à jouer de la harpe chromatique électrique, créée spécialement pour elle. En studio comme en live, Laura développe un univers onirique, retravaillant sa voix et son instrument à l'aide d'un looper et de pédales d'effet. Laura Perrudin, samedi 4 avril à 20h, Théâtre municipal de Roanne

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Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Jazz | Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de Saint-Étienne. Ce sera encore une fois dans le cadre de ce même festival et il présentera son dernier album S3NS. Ibrahim Maalouf, vendredi 9 Octobre à 20h au Zénith de Saint-Étienne

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"L'Odyssée de Choum" : De la chouette animation !

De 3 à 300 ans | De Julien Bisaro, Sonja Rohleder, Carol Freeman (Fr.-Bel., 0h38)

Vincent Raymond | Mercredi 29 janvier 2020

La parade nuptiale d’un oiseau pour trouver l’élue de son nid ; l’amitié entre un oiseau naufragé et une jeune baleine ; la course-poursuite entre un bébé chouette et son puîné dans l’œuf emporté par une tempête… Trois courts métrages exceptionnels à voir sans tarder ! L’exemple récent de films d’animation atypiques partis de France ou d’Europe à la conquête du monde, glanant les récompenses (après avoir éprouvé toutes les peines à se financer…), devrait rendre les spectateurs plus vigilants : qu’elles soient longues ou courtes, ces œuvres animées brillent souvent par leur inventivité graphique, leur poésie narrative et visuelle ou leur intégrité artistique les conduisant hors des sentiers rebattus. Et combien dépaysants se révèlent la plupart des programmes estampillés “jeune public“, effervescent laboratoire du cinéma contemporain ! Judicieusement composé autour des volatiles, celui-ci est un mixte de techniques : 2D minimaliste colorée et épurée pour Le Nid de Sonja Rohleder, peinture sur verre (image par image, donc) pour le déchirant L’Oiseau et la Baleine de l’opiniâtre Carol Freeman et enfin celui donnant son t

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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Voyou, ce gentil garnement

Pop | Après des expériences au sein d'Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s'est envolé en solo avec le projet Voyou. Coloré mais aussi profond, l'univers de ce jeune auteur, compositeur et interprète est intéressant. Rencontre avec un artiste qui en a sous le pied.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Voyou, ce gentil garnement

Thibaud, l'environnement et la musique que tu proposes sont finalement un peu en contradiction avec ton nom de scène et tes paroles qui traitent d'une vie citadine parfois cruelle, sans jamais pourtant sombrer dans le cynisme ? Je pense qu’il y a de tout dans la musique comme dans les paroles. Parfois des paroles tristes sur fond de musique plutôt joyeuse, parfois l’inverse, je n’ai pas trop de règle la-dessus tant que les deux se repondent le mieux possible. Tu avais déclaré à nos confrères de France Info : « J'ai beaucoup de mal à laisser des gens toucher au moindre arrangement, j'ai une idée très précise de la musique que je veux faire ». Du coup, as-tu tout contrôlé dans le détail pour ton album "Les Bruits de la ville" ? Oui beaucoup. Après, j’ai quand même coréalisé le disque avec Antoine Gaillet et Diogo Strauss, mais je suis arrivé en studio avec des morceaux deja très arrangés et très proches de leur version finale. Cela nous a laissé le temps de travailler le son, les textures, et d’aller chercher encore un peu plus loin dans les arrangements pour que chaque morceau transmette le plus justement p

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"Noura rêve" : Divorce à la tunisienne

ECRANS | De Hinde Boujemaa (Tun.-Bel.-Fr, 1h30) avec Hend Sabri, Lotfi Abdelli, Hakim Boumsaoudi…

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Son époux incarcéré, Noura a refait sa vie avec Lassad et attend avec impatience que son divorce soit prononcé. Son mari étant libéré plus tôt que prévu, Noura doit faire profil bas pour ne pas risquer 5 ans de réclusion pour adultère, ni perdre ses enfants et son travail… De la condition féminine dans les pays du Maghreb post Révolution de Jasmin ? Oui et non. Car si l’histoire de Noura s’inscrit dans le sillage des réalisations tunisiennes rendant compte de la difficile situation des femmes dans une société conditionnée par l‘emprise patriarcale — à l’instar de l’exemplaire La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania —, elle pourrait tout aussi bien (ou mal) se dérouler en France, où rappelons-le puisque cela ne semble pas beaucoup émouvoir en haut lieu, 129 femmes ont été tuées par leurs compagnons (ou ex-) depuis le début 2019. Il n

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"Adults in the Room" : Quand l’Europe tentait le régime sans Grèce

Thriller | Comment la Grèce a tenté de résister, grâce à Yánis Varoufákis, au chantage de l’Eurogroupe et à l’intrusion humiliante des technocrates dans son économie… Costa-Gavras revient en force avec un thriller économico-politique constatant un déni de démocratie ordinaire.

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Grèce, janvier 2015. Syriza, parti de gauche radicale, remporte les législatives. Élu député, l’économiste Yánis Varoufákis est nommé aux Finances et s’emploie à convaincre les instances européennes de renégocier la dette, sans nouveaux sacrifices. Une mission quasi impossible… La Providence aurait-elle un goût pervers pour l’ironie ? Aurait-elle ourdi cette tragédie grecque 2.0 que constitue la crise de la dette publique ayant frappé la République hellénique à partir de 2008, pour qu’au terme d’un infernal sirtaki dans les hautes sphères, Costa-Gavras puisse signer ce thriller économico-politico-diplomatique, retrouvant le mordant combatif faisant défaut à sa dernière réalisation en date, Le Capital (2012) — promenade dans l’univers de la haute finance plus désabusée qu’à l’accoutumée ? À l’instar des précieux Z, L’Aveu ou Missing, Adults in the Room relate le parcours d’un individu contre une machine étatique que sa puissance bureaucratique et sa doctrine économique ou politique ont transformée en monstre totalitaire asservissant le peup

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Ludo & Jean-Paul Chazalon dans l'Oeil du Petit Bulletin #31

Festival Jazz | Ludo & Jean-Paul Chazalon nous parle de la 41e édition du Rhino Jazz Festival qui débute vendredi avec la venue de Al McKay's Earth, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Ludo & Jean-Paul Chazalon dans l'Oeil du Petit Bulletin #31

Ludo & Jean-Paul Chazalon nous parle de la 41e édition du Rhino Jazz Festival qui débute vendredi avec la venue de Al McKay's Earth, Wind & Fire Experience au Zénith de Saint-Étienne. On en a profité pour savoir si l'un des 2 connaît le cri du rhinocéros, animal emblème du festival.

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Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Culture scientifique | Axel Kahn, médecin, ancien chercheur en génétique et président d'université, essayiste humaniste est devenu président de la Ligue contre le cancer en juin 2019. Il sera de passage à Saint-Étienne jeudi 26 septembre pour une conférence à propos d'un de ses sujets de prédilection : l'éthique. Rencontre avant sa venue en terres foréziennes.

Nicolas Bros | Mercredi 18 septembre 2019

Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Vous êtes président de la Ligue contre le cancer depuis fin juin 2019. Comment cette nouvelle mission se passe ? Axel Kahn : Cela se passe de manière intense. C'est un combat magnifique et incontestable. Je le dis assez souvent, il est rare que l'on mène une action, un combat qui ne peuvent être contestés. Ici, on lutte contre les cancers et personne ne peut être pour les cancers. On lutte en faveur des personnes malades et personne ne peut être contre ces personnes malades. Cela étant dit, l'éventail de ce qu'il y a à faire contre le cancer, qui est un véritable fléau de société, frappant toutes les familles, est tel que, même lorsqu'on a fait tout ce qu'il était possible de faire compte tenu des heures ouvrées, de la nécessité de dormir un tout petit peu, on n'a malgré tout jamais assez fait. Cela associé à la structure compliquée de la Ligue fait que c'est une tâche extrêmement prenante. Néanmoins, c'est une grande satisfaction. Lutter de toutes nos forces pour éviter que les jeunes tombent dans les trois grandes causes de cancer que sont le tabac, l'alcool et la malbouffe/obésité.

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Monk au sommet

Festival jazz | Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Monk au sommet

Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts autour du jazz dans des lieux souvent atypiques, en direction d'auditoires très variés allant des connaisseurs affutés aux simples curieux, jusqu'aux publics dits empêchés. Puisque c'est semble-t-il dans l'air du temps, la part belle sera faite cette année aux musiciennes : après la brillante Ana Carla Maza qui ouvrait les festivités avec une bucolique rando-concert, nous retrouverons notamment le délicat trio vocal Bloom, la chanteuse-guitariste Roxane Arnal et la phénoménale Sarah Mc Coy, dont le show tout en son et lumière s'annonce comme l'un des points forts de la programmation. Sous la houlette du bassiste ligérien Jérôme Regard (sans doute davantage connu dans toute l'Europe que dans le Pilat où pourtant il vit), le jazz atteindra son sommet avec le double plateau du samedi 14 septembre. Le quartet du tromboniste Daniel Zimmermann partagera en effet la soirée avec le New Monk Trio de l'éminent pianiste Laurent de Wilde, artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2018, par ailleurs véritable expert analyste-biographe de l'immens

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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Loustal : Pour ceux qui aiment le jazz

CONNAITRE | Après Brüno en 2018, c’est lui qui donne des visages et des images au Festival Jazz à Vienne. Rencontre avec un illustrateur prolifique associant depuis plus de trente ans musiques et couleurs : Jacques de Loustal.

Vincent Raymond | Mercredi 19 juin 2019

Loustal : Pour ceux qui aiment le jazz

Droit comme un i, vêtu avec une élégance non ostentatoire, il saute prestement de sa bicyclette, semblant surgir d’un album de ses confrères Dupuy & Berbérian. Quelques volées d’escalier plus haut, on pénètre dans son atelier d’artiste ; les murs confirment sans l’ombre d’une hésitation son identité. Outre quelques peintures accrochés ici ou là, et quelques travaux en cours, une bibliothèque chargée jusqu’à la gueule d’albums et d’ouvrages mêlant jazz, cinéma, littérature et illustration, voisine avec des piles de CD. L’atmosphère studieuse de cet antre du XIXe arrondissement parisien ne la rend pas moins accueillante : le canapé, guère éloigné de la table à dessin, ne semble pas avoir pour seule vocation de décorer les lieux. Jacques de Loustal s’y octroie une poignée de minutes de sieste chaque jour, dit-on. On raconte aussi qu’il aurait un autre studio dans les Monts d’Or quand il se déplace en région lyonnaise. Car l’homme aime les voyages, autant qu’il est passionné de musique. La faute à ses grands-frères, qui l’ont initié au jazz, au blues et ensuite au rock : « j’ai eu la chance d’avoir 20 ans en 1976, à une époque où sortaie

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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"Les Météorites" : Des étoiles dans les yeux

ECRANS | De Romain Laguna (Fr., 1h25) avec Zéa Duprez, Billal Agab, Oumaima Lyamouri…

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Nina, 16 ans, a lâché le lycée et bosse pour l’été dans un parc d’attraction. Seule à voir une météorite zébrer le ciel, elle y lit un signe du destin et se sent invincible. Alors Nina ose, agit selon son cœur et ses envies, quitte à essuyer de cosmiques déconvenues. Elle grandit… Bonne nouvelle : une génération de comédiennes est en train d’éclore et en plus, on leur écrit des rôles à la hauteur de leur talent naissant, donnant au passage de la jeunesse d’aujourd’hui une image plutôt féminine et volontaire. Après la révélation Noée Abita dans Ava de Léa Mysius (2017), voici Zéa Duprez en Nina — la prévalence des prénoms mono ou di-syllabiques riches en voyelles étant fortuite. Mais le volontarisme de Nina n’exclut pas une dose d’ingénuité lorsqu’il s’agit d’affaires de cœur : on n’est pas sérieux quand on a 16 ans, on croit en l’éternité de l’amour et l’on déchante avec d’autant plus de cruauté. Romain Laguna fixe des instantanés d’un été à part, ainsi que les mille et unes facettes d’une héroïne tantôt farouche et rugueuse quand elle roule des épaules

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Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Lieu de culture | Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 avril 2019

Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques indépendantes, ce club accueillera concerts, Djs sets et soirées à partir du 25 avril. De nombreux styles musicaux seront représentés allant de l'électro au jazz, en passant par le funk ou la sono mondiale, tout en mélangeant têtes d'affiches et artistes locaux. Ca commence le 25 avirl avec notamment le groupe stéphanois de The Devil Joe & The Backdoormen et ça enchaînera notamment avec une grosse soirée le 2 mai estampillée Positive Education x Nuits Sonores où l'Américain Dj Stingray reviendra faire vibrer la cité stéphanoise. Ça promet ! Disorder Club, 2 cours Jovin Bouchard à Saint-Étienne, ouverture le 25 avril

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Les festivals musicaux se dévoilent

Programmation festival | Les jolis noms affluent pour les festivals musicaux ligériens et extra-ligériens au printemps-été. Sélection.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Les festivals musicaux se dévoilent

Les différentes programmations des festivals d'été se dévoilent au fur et à mesure. Du côté du Foreztival de Trelins, on prépare une grosse édition du 2 au 4 août 2019. Se succéderont sur scène pendant le week-end Ska-P, Thérapie Taxi, Vald, Goran Bregovic, Feu ! Chatterton, Tiken Jah Fakoly, Raggasonic, Calypso Rose, The Inspector Cluzo et autres Zoufris Maracas. À Saint-Chamond, le festival La Rue des Artistes prévoit du 14 au 16 juin une édition teintée de reggae avec notamment Groundation et Broussaï, mais également Sinsemilia, les locaux Tit'Nassels ou encore l'artiste de hip hop Tracy de Sá. Le même week-end, à Saint-Étienne, le nouveau format de Paroles & Musiques, désormais intitulé

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En équilibre

Jazz | Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

En équilibre

Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, toujours sur la scène de la SMAC stéphanoise, une formation assez originale : Nomades. Auto-désigné micro brass band en liberté, le Funambule trio réunit un remarquable line up de musiciens dont la complicité humaine sert pleinement l’osmose musicale et confère au groupe toute sa délicatesse et sa singularité. Pour leur nouveau projet, Etienne Lecomte (flûtes et compositions), Alain Angéli (saxophone alto) et Laurent Guitton (tuba) s’adjoignent les services du talentueux oudiste Alaoua Idir. Bien connu à Saint-Étienne notamment pour sa contribution aux belles années du groupe Dézoriental puis avec Jaal, l’instrumentiste a également été sollicité par quelques grands noms du sérail parmi lesquels Bernard Lavilliers, Zebda ou Les Ogres de Barback. Nomades, dimanche 14 Avril 2019 à 18h au Fil

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Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

Festival | L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 mars 2019

Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du festival, pour la première fois au Zénith, avec la venue de Al Mc Kay's et Earth Wind & Fire le vendredi 27 septembre. Le jeudi 3 octobre ce sera au tour de la chanteuse Noa (si si, vous vous souvenez de son titre I don't know sorti en 1994), qui proposera son projet Letters to Bach à l'Opéra. Thomas de Pourquery sera quant à lui sur la scène du Fil le samedi 5 octobre et le crooner franco-britannique Hugh Coltman revient au festival le vendredi 18 octobre à Saint-Chamond. Rhino Jazz(s) du 27 septembre au 20 octobre 2019

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True colors

Collage | Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

True colors

Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper coloré des noirs profonds propres à Soulages, avec ce même intérêt pour l’outil et le geste. Jan Kolata, jusqu’au 5 avril, sur le M.U.R de la rue des Frères Maras à Saint-Étienne

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Wild Kim

Soul | Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Wild Kim

Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses avec son show franchement décoiffant, Les Divas de la Soul. Native du New Jersey, fille d’une chanteuse de gospel et d’un pasteur (le décor est planté), cette ex-choriste de Mickael Bublé connait parfaitement les ingrédients d’un vrai spectacle à l’américaine grâce à une riche expérience scénique bâtie au fil d’une incroyable foultitude de premières parties. Epaulée par quatre musicos bien allumés qui assurent grave le job, Kim reprend les hits des plus incontournables interprètes du genre, notamment Tina Turner, Whitney Houston (I wiiiiill always loooooove youuuuu !) et la légendaire Aretha Franklin, disparue en août dernier à Detroit, snif. Pendant près de quatre-vingt-dix minutes, la belle embarque l’auditoire sur la planète soul avec son aisance vocale et sa plastique so sexy. Save the date : vendredi 15 février à 20h30, salle Dorian à Fraisses. Kimberly Covington, vendredi 15 février à la salle Dorian à Fraisses

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Philippe Godeau & Omar Sy : " Le film parle d’un voyage, il en est aussi un pour moi"

YAO | En dédiant YAO à leurs pères respectifs, Philippe Godeau et Omar Sy insistent sur l’importance de la question de la transmission et des racines se trouvant au cœur du film. Retour sur ses origines en compagnie du scénariste-réalisateur et du comédien.

Vincent Raymond | Mercredi 23 janvier 2019

Philippe Godeau & Omar Sy :

Vous êtes tous deux coproducteurs. Autrement dit, votre implication est double puisqu’elle va au-delà de l’investissement artistique. Pourquoi spécifiquement sur ce film ? Philippe Godeau : Omar, c’est l’acteur numéro 1. En faisant un film en Afrique, au Sénégal, j’avais l’envie de partager une expérience, le voyage… Je savais en plus qu’il avait une envie de produire et je trouvais que c’était bien de faire ce voyage à deux. Comme je un vieux producteur et jeune metteur en scène ; qu’Omar est un acteur d’aujourd’hui et novice en production (sourire), je lui ai proposé… Omar Sy : Et j’ai accepté ! Le fait qu’il me laisse cette place, cette chance même, j’ai accepté parce que l’envie de partager quand on est producteur est rare. Avoir ce partage était intéressant : le film parle d’un voyage, il en est aussi un pour moi ainsi que l’aventure avec Philippe : c’est la première fois que j’ai participé à des discussions sur la manière dont on fait, on réfléchit un film, comment on le prépare, on le tourne, on le monte. Et le voyage n’e

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"YAO" : Cahier d’un retour au pays des ancêtres

ECRANS | De Philippe Godeau (Fr.-Sen., 1h44) avec Omar Sy, Lionel Louis Basse, Fatoumata Diawara…

Vincent Raymond | Mercredi 23 janvier 2019

Petit Sénégalais de 13 ans, Yao vénère la star européenne Seydou Tall, au point de connaître son livre par cœur. Apprenant que l’idole est de passage à Dakar, Yao fait les 400km séparant son village pour le rencontrer. Touché (et poussé par le destin), Seydou décide de la ramener chez lui. Il s’agit là clairement d’un conte où le voyageur pensant maîtriser son cheminement se trouve “voyagé“, guidé par des forces de plus en plus pressantes à accomplir une mission initiatique à laquelle il n’était pas préparé. Dans ce récit, Yao n’est pas le héros mais le déclencheur inconscient, l’adjuvant à travers lequel le fatum va se manifester pour infléchir la trajectoire de Seydou ; un cicérone malgré lui tirant par ailleurs des leçons profitables de son escapade. Godeau et Sy ont tenté manifestement d’éviter le “folklorisme“ tout en préservant un certain réalisme dans la vision du pays. Toutefois, il ne faut pas non plus s’attendre à une vérité documentaire : la caméra ne reste pas assez longtemps pour cela, c’est l’histoire qui veut cela… e le genre road movie, qui lui aussi effe

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Jazz de ville

Festival jazz | La neuvième édition des Jazzeries d’Hiver arrive à grands pas avec son lot de belles promesses. Parmi les têtes d’affiches, la triplette Charlier-Sourisse-Winsberg, le retour de Joel Forrester et le nouveau projet du saxophoniste Eric Séva.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Jazz de ville

Concocté par la team Gaga Jazz, le festival hivernal se veut cette année encore le plus éclectique possible, couvrant différents styles de la note bleue et tentant ainsi de satisfaire tous les publics. Quelques nouveautés s’annoncent avec notamment deux temps forts en direction des plus jeunes, autour du spectacle Chut Oscar (le 1er février) et d’un très prometteur ciné-concert au cours duquel le flegmatique pianiste américain Joel Forrester improvisera sur les images du film Monte là-dessus, dont la mythique scène où Harold Lloyd est suspendu dans le vide aux aiguilles d’une horloge (le 8). La soirée blues combinera la projection du tout nouveau biopic sur Eric Clapton (Life in 12 bars) avec le concert d’un trio acoustico-bluesy issu du groupe Devil Jo and The Backdoormen (le 10). La soirée Big Bands devrait quant à elle envoyer du lourd (le 13). En tête de gondole, nous retiendrons la date du 15, avec le vibrant hommage à Michael Brecker rendu par le trio de haute volée Charlier-Sourisse-Winsberg. Joueurs de blues S’il est une soirée à ne manquer sous aucun prétexte, ce serait sans doute celle du samedi 9 févrie

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Parisien en province

Jazz | Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Parisien en province

Sous la houlette de Canal Jazz, l’écrin du théâtre de Roanne accueille le quartet avec lequel le saxophoniste multi-récompensé Emile Parisien écume la planète jazz depuis une quinzaine d’années avec toujours autant d’inventivité. Emile Parisien Quartet, samedi 19 janvier à 20h, Théâtre Municipal de Roanne

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Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Chanson | Christian Olivier, chanteur emblématique des Têtes Raides, a sorti un second album solo en juin dernier. Intitulé "After/Avant", cet opus reste dans une veine engagée et musicalement intéressant pour son ouverture à des sons différents de ce dont nous a habitué l'intéressé. Rencontre avec Christian Olivier, avant son passage au Clapier ce vendredi 21 décembre.

Nicolas Bros | Lundi 17 décembre 2018

Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Pourquoi avoir fait le choix de vous lancer en solo en 2016 avec On/Off. Était-ce pour faire une pause avec Les Têtes Raides ? Oui, il était temps de faire une petite pause. Il y avait eu plus de 25 ans de route. C'était une manière de "breaker" un peu et de se ressourcer. J'avais le désir de continuer de faire de la musique, de poursuivre mes histoires graphiques, de lectures musicales, de bande originale de films... Concernant On/Off, j'avais envie d'essayer de nouvelles choses, de travailler avec des gens différents... Par exemple, Edith Fambuena à la réalisation et ça a vraiment été un plaisir. Ça m'a permis de me mettre dans une autre situation. Sur After/Avant, avez-vous travaillé avec la même réalisatrice ? Non, je l'ai fait avec un mec rencontré en studio et avec qui je me suis très bien entendu. Il s'appelle Félix Remy. On a enregistré au studio Pigalle à Paris. Il a vraiment cerné mes attentes. En chemin, je me suis mis à travailler avec Peter Combard, un des deux guitaristes avec qui j'avais déjà travaillé sur On/Off et qui est venu m'épauler sur les machines pour ce deuxième album. F

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Shake shake

Funk | Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Shake shake

Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la voie à un déhanché incontrôlable au son d'un rythme qui n'est pas sans rappeler les belles heures de la Motown. Avec Sweet Rewards, dernier album sorti en février dernier, les Buttshakers ont confirmé tout le bien que l'on pense d'eux. Get down ! The Buttshakers + AMF, vendredi 22 décembre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Pop | Phénomène générationnel du moment chez les millennials multipliant les concerts sold-out, les Français de Therapie Taxi font mouche aux commandes d'une pop frondeuse et tubesque dont les textes explicites et cathartiques cachent une forme de romantisme décadent. Explication de textes avec la chanteuse du groupe, Adé, à l'occasion de la réédition augmentée de leur album "Hit Sale" et d'un concert (sold-out, forcément) au Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Therapie Taxi c'est d'abord le contraste entre une forme très tubesque et un fond assez noir et violent. Mais surtout des textes très crus et un sujet récurrent, le sexe, abordé très frontalement. Comment avez-vous défini cette approche, assez nouvelle hors du rap ? Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé : On ne l'a pas vraiment définie. C'est un peu arrivé comme ça. Le premier parti pris a été de chanter en français. C'est un choix qu'on a fait très tôt, avant même de s'appeler Therapie Taxi. On avait commencé à chanter en anglais, comme tout le monde, mais on a vite vu que c'était assez pourri (rires). Et puis, ça nous a amené une certaine liberté par rapport aux textes, davantage dans l'intimité de ce qu'on raconte. Il y a d'abord eu Salop(e) que Raph [le chanteur du groupe – NDLR] ava

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Humour | Alors que le cinéma français lui fait les yeux doux depuis une petite dizaine d’années, Manu Payet remonte sur scène pour un deuxième one-man où il se livre… quasi entièrement. Rencontre.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Pourquoi un deuxième spectacle 10 ans après le premier ? La scène vous manquait ? Je crois que j’ai juste été pas mal occupé… Lorsqu’on a arrêté de tourner avec le 1er spectacle, je suis parti sur des films, et puis vous savez, je suis un garçon, je ne peux faire qu’une seule chose à la fois ! Et puis le public a semblé être demandeur d’un nouveau spectacle. Je me suis finalement laissé amadouer par les petits mots trop charmants des gens. Pas trop difficile, de se retrouver tout seul, après de nombreuses aventures collectives ? En fait, je suis vraiment très heureux de retrouver la scène. Ça aurait été con de ne pas y aller. J’avais oublié cette sensation, la scène, c’est un saut en parachute, un vertige que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner tout le monde, et se raconter et gêner tout le monde. Dans ce spectacle, vous vous racontez, beaucoup… Ce n’est pas un peu impudique, de parler de soi comme ça ? Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner t

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Jazz | Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

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Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses valises à Valencia pour y enregistrer son premier album personnel en trio avec Alès Cesarini (contrebasse) et David Gadea (percussions). Baptiste Bailly Trio, dimanche 18 novembre à 18h, le Fil à Saint-Étienne

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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