Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Photo : © DR


Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ?
Oh oui, j'aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J'aime la France, la Suisse aussi… J'aime les Alpes, c'est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l'Europe en général.

Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ?
J'écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l'île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J'ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones.

D'où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu…
Maxwell Livingston Smith, c'était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m'a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j'ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m'ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans le passé, j'ai écrit beaucoup de chansons d'amour. Je suis maintenant davantage inspiré par le versant rock du reggae roots. Si je ne sortais que des chansons d'amour, je prendrais le risque de lasser les gens. D'autre part, les soucis que m'ont valus une chanson comme Wet dream m'ont aussi fait comprendre que malheureusement tout ne peut pas passer à la radio ! (Rires) J'écris donc aussi sur d'autres thèmes qui me tiennent à cœur comme les droits civiques, la liberté, la paix ou la religion.

La religion tient-elle une place importante dans votre vie ?
Vous savez, j'ai bien failli être pasteur ! Jusqu'à l'adolescence j'ai été élevé dans le protestantisme par des parents profondément évangélistes. Mais ayant fui ma famille, je me suis retrouvé à la rue à l'âge de quatorze ans. Trouver un moyen de gagner ma vie est devenu urgent, j'ai donc vite choisi le chant. J'avais commencé à chanter à l'école et bien sûr, chaque samedi, dans la chorale de l'église. Dans le reggae, la religion est de toute façon toujours présente.

« J'ai bien failli être pasteur ! »

Vous avez été très actif à un moment clé du reggae. Vous êtes même probablement un des fondateurs du reggae roots. Comment avez-vous vécu cette époque ?
Les choses se sont un peu bousculées en peu de temps. On sortait à peine du rocksteady, les chansons ne parlaient que d'amour. Marley ne chantait encore que des paroles sur les rude-boys. Je pense que ma chanson Macabee Version a marqué un passage entre le early reggae et le reggae roots parce que c'est un titre purement rasta. Sans prétention, je crois que ça vraiment été le début de la révolution rasta dans la musique.

Selon vous, comment se porte le reggae aujourd'hui ? Evolue-t-il toujours ou fait-il du sur place ?
Il ne faut peut-être pas raisonner comme cela, sinon on pourrait dire que la soul est toujours la même ou que le jazz est toujours le même. Ce qui musicalement fait au départ la force du reggae, c'est son beat magnétique. Ceci n'a pas beaucoup changé. Ce sont plutôt les textes qui évoluent, même si certains thèmes demeurent et si les racines du reggae, avec l'empreinte de Bob Marley et d'autres musiciens du passé, sont toujours fortes.

J'espère bien mourir sur scène, le micro à la main !

Sans vouloir vous manquez de respect, mais c'est une question que l'on pose souvent aux artistes qui ont eu une très longue carrière : pensez-vous un jour vous ranger des voitures?
(Rires) Oh non, je ne pense pas m'arrêter de mon vivant. J'espère bien mourir sur scène, le micro à la main ! Je ne demande pas mieux pour terminer le chemin.

La relève est-elle assurée ?
J'ai confiance en la jeunesse. Il y a des musiciens comme Tiken Jah Fakoly qui tiennent la barre. J'ai d'ailleurs participé à son nouvel album qui rend hommage aux racines du reggae. Et pour ma part, je suis plutôt fier de ma descendance, lorsque mes deux fils et ma fille m'accompagnent sur scène.

Max Romeo, samedi 18 juin, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond, dans le cadre du festival La Rue des Artistes

Dates clés de la carrière de Max Roméo :

1944, naissance à Saint d'Acre (Jamaïque)

1968, le titre Wet Dream est banni des ondes avant de devenir un hit

1972, le Parti National du Peuple utilise le titre Let the Power Fall On I comme hymne de campagne lors des élections législatives en Jamaïque

1976, sortie de War Ina Babylon, album le plus vendu de Romeo, contenant le titre ultra-samplé Chase the Devil

2000, retour du succès avec In This Time : Max Romeo & Tribu Acoustica

2016, Horror Zone (à paraître ce moi-ci chez Nu-Roots Records)


Thomas Pitiot chante Pierre Vassiliu + Max Roméo

Chanson, reggae
Jardin des Plantes (Parc Nelson Mandela) Avenue Antoine Pinay Saint-Chamond
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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« Nous avons [...] besoin de visibilité afin d’engager nos manifestations dans ce contexte international inédit. Nos festivals sont indépendants et un « faux pas » pourrait être fatal à l’existence-même de nos projets à l’avenir. » C'est par ces mots que les festivals de musiques actuelles ont exprimé leur inquiétude au gouvernement, via une lettre ouverte envoyé mardi 7 avril par l'intermédiaire du SMA (Syndicat des musiques actuelles). « La grande majorité de nos manifestations se déroule au printemps ou à l’été et devrait donc se tenir ces prochains mois » poursuit le syndicat dans sa lettre. Avant de demander un délai raisonnable afin de s'organiser en cas de maintien ou non de leurs événements : « Afin de pouvoir agir à bon escient pour accueillir les parties impliquées (publics, artistes, salariés, prestataires, etc.) en cas de maintien avec de nouvelles normes sanitaires ou d’incapacité d’ouverture, nous vous demandons d’informer les organisateurs a minima 2 mois avant les manifestations. » Une demande de garanties En outre, le SM

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La rédaction | Mercredi 5 juin 2019

Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens ou acrobates, ils sont natifs de Saint-Chamond, de Grenoble ou de Californie, et ils se retrouvent sur les planches de La Rue des Artistes pour partager leur passion et leur talent avec un public tous les ans plus nombreux. Le festival propose des spectacles dans tous les styles. Qu'on aime le hip-hop, le reggae, le swing ou la chanson française, qu'on raffole de théâtre, de mime ou de voltige, chacun trouve de quoi s'émerveiller. C'est ce parti pris de l'inclusion qui est à l’essence de ce festival. L'inclusion de différents genres artistiques, d'une part mais aussi des individus qui forment le tissu social ligérien. Dans cette optique, L’association Atout Monde, organisatrice du festival, a participé au lancement de la charte H+ Culture, dispositif visant à développer les bonnes pratiques quant à l’accueil des personnes en situation de handicap. Dans un même temps, l'association affiche la ferme volonté de rendre la culture accessible à tous, grâce notamment à une politique tarifaire attractive unique à l’échelle régionale (5€ en prévente / 8€ sur place pour vendredi et samedi, gratuit le dimanche). Une vo

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Les gros bâtards de retour

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Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

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Les sept musiciens du Fat Bastard GangBand font feu de tout bois depuis 2010. Énergique et enlevée, leur musique puise son inspiration dans les Balkans avec une pointe méditerranéenne et sud-américaine. Ils effectuent un retour marqué cette année par un nouvel album, Masala. Le programme ne change pas : fête multigénérationnelle assurée ! Si la recette mêlant folklore, boucles électro et bouillonnement balkanique reste relativement peu originale, elle fait mouche à coup sûr. Saint-Chamond va vibrer ce 15 juin. The Fat Bastard GangBand, samedi 15 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Saint-Chamond voit grand

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À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, le club de basket de Saint-Chamond basket vallée du Gier est peut-être en passe de réaliser son objectif : une accession en Jeep Elite (1ère division nationale). Seule condition, battre l'équipe de Nancy chez elle... Cette montée serait synonyme de poursuite d'une progression entamée il y a quelques années et qui a fait de Saint-Chamond une ville qui compte sur la carte du ballon orange, au même titre que peut l'être Roanne. Afin d'accompagner ce développement exponentiel, Saint-Chamond va se doter d'une nouvelle salle d'ici à début 2022. Cette nouvelle Arena omnisports sera composée de deux salles : une principale pouvant accueillir 3821 spectateurs en configuration basket-ball (dont 682 places VIP, 36 places PMR, 20 places commentateurs-médias) et une la salle annexe allant jusqu'à 300 spectateurs. Avec un budget de construction annoncé de 30 millions d'euros TTC répartis entre Saint-Étienne Métropole, la région Auvergne Rhône-Alpes, le département de la Loire et la Ville de Saint-Chamond, la nouvelle enceinte en forme d'ellipse est destinée également à accueillir des rencontres notamment de handball. « Il s’agit là d’un véri

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MUSIQUES | Le directeur artistique du festival La Rue des Artistes est un homme de convictions, un citoyen toujours aussi engagé à l'aube de ses cinquante ans, dont plus de la moitié au service de la culture pour tous.

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

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Avant-dernier d'une famille de neuf enfants, Mustapha est né le 14 mai 1969 à Saint-Chamond, ville à laquelle il est resté fidèlement attaché. Le Couramiaud n'oublie pas pour autant le parcours de beaucoup de familles qui, comme l'ont fait ses propres parents, ont traversé la Méditerranée pour s'installer dans la vallée du Gier alors en pleine ébullition industrielle. A quelques pas des usines Moulin Combat, Mustapha a passé son enfance entouré de ses deux sœurs et six frères, dans le quartier du Creux où il a fréquenté le collège Pierre Joannon avant d'être orienté vers le lycée professionnel Claude Lebois. « Dès la cinquième, on m'a dit que je n'étais pas fait pour de longues études. En première année de CAP, on m'a fait découvrir plusieurs métiers qui ne m'ont pas vraiment emballé. Par dépit, j'ai choisi la chaudronnerie. »Persuadé que son destin est ailleurs, l'adolescent rendra son tablier le jour même de l'examen. Délégué de classe, il défendait ses camarades comme l'aurait fait un avocat.« Mes profs m'ont dit que je ferais sans doute mieux de faire du théâtre ! » Derrière les platines Qu'à cela ne tienne, Mustapha a déjà un pied da

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Pas forcément évident de se remettre à l'ouvrage après la période d'hyper-médiatisation qui accompagna le tubissime Pour le bonheur du monde. Et pourtant, Sinsémilia est toujours là quinze ans après. Les Grenoblois reviennent une fois encore sur le devant de la scène avec une nouvelle galette, A l'échelle d'une vie, chaque membre mettant de côté pour un temps ses projets persos. Au son d'un reggae communicatif le combo nous invite de plus belle à nourrir nos cerveaux car le savoir est une arme de paix. Sinsémilia, dimanche 16 juin à 19h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Feu de Broussaï

Reggae | Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche (...)

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Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche l'Europe de l'ouest mais aussi le Canada, jusqu'à la mythique cité de Kingston. Les Mâconnais furent même les premiers Français, en 2012, à passer à la télévision jamaïquaine. Avec son tout nouvel album, Une seule adresse, Broussaï semble revenir aux fondamentaux (un reggae new roots très acoustique), portant haut et fort un message humaniste plein de lucidité. Broussaï, vendredi 14 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Après vingt ans d'existence et trois longues années de pause, le mythique groupe de reggae californien Groundation revient en force avec huit musiciens nouvelle génération réunis autour de l'incontournable Harrison Stafford et bien sûr, un nouvel album. Sorti à l'automne dernier, The next generation délivre un groove puissant au service d'un son reggae unique teinté de jazz et de funk, parsemé d'influences latinos et africaines, avec comme à l'habitude des propos engagés politiquement et socialement. Groundation, samedi 15 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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L'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne s'est mis dans la La rue des artistes avec son directeur artistique Mustapha Kerroua qui nous a parlé de la prochaine édition du festival avec notamment GROUNDATION, Sinsémilia ou encore Les Tit' Nassels, de la Rue des Arts de la Ville de Saint-Chamond pendant la Biennale Internationale Design Saint-Etienne...

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Le festival couramiaud a dévoilé l'ensemble de sa programmation pour sa 22e édition qui se déroulera les 14, 15 et 16 juin 2019 au Parc Nelson Mandela (Saint-Chamond). On y retrouvera notamment le groupe californien Groundation, les indéboulonnables Sinsemilia, Broussaï, les locaux Tit'Nassels, une étoile montante du hip hop : Tracy de Sá... Bref, une belle édition en perspective. La Rue des Artistes 2019, du 14 au 16 juin au Parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Programmation complète : Vendredi 14 juin : Broussaï + Mon Côté Punk + Duo Léonid + The Mitchi Bitchi Bar Samedi 15 juin : Groundation + The Fat Bastard Gangband + Tracy de Sá + Rémô-(mes) Dimanche 16 juin : Sinsemilia + Les Tit'nassels + Pop 119 + Cie Racines de Poche + Cie ManoAmano Circo + Cie Senario + Solau & Cie... Plus d'infos sur ce site

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Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

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Nicolas Bros | Lundi 4 mars 2019

Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars sur la scène de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond : Esparto (pop - Marseille), Franfre (rap/jazz/hip hoop - Toulouse), The Soulphenixs (soul/funk/rock - Nantes) et Trigones Plus (rock électro - Lyon). Le lauréat sera sélectionné par un jury et le public à l'issue de leur passage (25 minutes pour chaque formation). Le gagnant aura la chance de pouvoir se produire le lendemain en première partie du groupe Berywam dans cette même salle, obtiendra une programmation officielle à Saint-Chamond et remportera un gain financier de 600€ minimum et quatre jours d'enregistrement au Plateau 42 à Saint-Étienne. Enfin, ce tremplin servira de tremplin pour l'annonce de la programmation du prochain festival La Rue de Artistes (14 au 16 juin prochains) dont on sait déjà que Sinsémilia, Broussaï ou encore Les Tit'Nassels viendront faire vibrer le public. - Tremplin Musiques Actuelles de Saint-Chamond, jeudi 7 mars à 20h30 salle Aristide Briand - Beryw

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Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

MUSIQUES | Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, Jahneration, Broussaï, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël, Solo Banton) le morceau À travers les vagues disponible sur YouTube.

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La communauté de l'oubli

Danse | Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une (...)

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

La communauté de l'oubli

Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une actualité marquée par le repli idéologique, invite à reconsidérer la notion de communauté pour en créer une autre, inédite, comme les oubliés de Tromelin auxquels il prête vie. Ce groupe d'esclaves malgaches venant de différentes régions, avec leurs propres coutumes, abandonnés sur une île minuscule durant quinze ans, ignorés de tous, ont dû apprendre à vivre ensemble, à créer une autre forme de communauté. Le chorégraphe, s'interrogeant sans cesse sur "l'être ensemble", transpose cette histoire vraie dans une boîte de nuit oubliée, où deux êtres errent, selon des codes qui nous échappent. Ne se voyant pas, l'enjeu ayant été fixé de ne jamais se regarder, les deux danseurs, coincés dans les méandres d'une danse de couple inconnue, indéchiffrée, se cherchent, en quête de ce partenaire manquant. À travers ce duo d'âmes à la poursuite d'une rencontre improbable, Robin Lamothe tente lui aussi de recréer une communauté qui ne soit pas référencée mais qui conduise de l'oubli à la mémoire. Mémoire d'un o

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Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Festival | Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

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Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est le groupe de reggae ska grenoblois Sinsémilia qui prépare un nouvel album prévu pour le printemps. Ce concert correspondra au retour du groupe au festival de Saint-Chamond, dix ans après le succès rencontré pour leur venue au Jardin des plantes.

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Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Cinéma | Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Nouveaux écrans à Saint-Chamond

Depuis le 27 novembre, le nouveau cinéma Véo Grand Lumière, situé dans les anciens locaux de Novaciéries à Saint-Chamond, a ouvert ses portes au public avec pour objectif d'atteindre les 200 000 entrées par an. Prenant la suite du Ciné Lumière, fermé quelques semaines auparavant, ce nouveau venu dans le circuit des salles obscures ligériennes compte 6 salles flambant neuves allant de 96 places pour la plus petite à 295 pour la plus spacieuse. Intégré dans le nouvel ensemble Hall in One, le nouveau complexe cinématographique couramiaud fait belle figure. Calqué sur l'établissement modèle du groupe Véo situé à Muret, en banlieue toulousaine, ce nouveau cinéma propose 170 séances par semaine et emploie 12 personnes. « Notre établissement ne sera pas un cinéma pop-corn. Il proposera une programmation ouverte au plus grand nombre », assure l'équipe du Véo Grand Lumière. L'installation proposera donc aussi bien des blockbusters que des films pour enfants ou de l'art et essai. Cinéma Véo Grand Lumière, Hall in One, rue Maurice Bonnevialle à Saint-Chamond

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Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

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Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Danse | C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

La communauté de l'oubli

C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose l'histoire vraie de ces naufragés qui ont dû, pour vivre ensemble sur cette île minuscule, inventer une forme de communauté inédite. Les deux danseurs de Mémoire d'un oubli, survivant dans une boîte de nuit oubliée, errent, telles deux âmes qui se cherchent, ne se voient plus mais unies dans une danse de couple inconnue, inventent aussi leur communauté. Mémoire d'un oubli, mardi 15 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Afrodisiaque

Sono mondiale | Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Afrodisiaque

Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi les têtes d’affiche du cru 2018, CharÉlie Couture (en plein bayou), Sergent Garcia (avec Bruno mais sans Bernardo) et Magyd Cherfi (qui avait fait faux bond l’an passé). Les nostalgiques de la grande époque des Touré Kunda seront aussi à la fête : la mythique fratrie sénégalaise fait cette année son grand retour avec l’album Lambi Golo (Soulbeat Records), mettant ainsi fin à dix ans de silence radio. Par son travail de défricheur à l’aube des années quatre-vingts, le groupe a servi de boussole pour d'autres artistes africains qui se sont imposés à leur tour dans le paysage musical international. Les Frères Smith sont quant à eux frangins par la musique et non pas par le sang. Entre afrobeat, afrofunk et ethiopic, le même afrogroove coule dans les veines de ces onze musiciens-contrebandiers. Le collectif parisien arpente les scènes françaises et européennes depuis une grosse décennie, avec une énergie explosive et contagieuse. Les Frères Smith le 16 juin, Touré Kunda le 17 juin, au parc Nelson Mandela à

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Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

Festival | La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 mars 2018

Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes d'affiches prendront place dans le parc Nelson Mandela. Cette année, ce sont Magyd Cherfi (Zebda), CharlÉlie Couture et sa musique du Bayou, Sergent Garcia, Touré Kunda ou encore Che Sudaka qui se présenteront à Saint-Chamond. 21e Rue des Artistes, du 15 au 17 juin 2018 dans le parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Plus d'infos et programmation complète du festival à retrouver juste ici

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Les "L" du désir

Classique | L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les

L'encre sèche encore sur leur diplôme de Lauréat 2017 de la Fondation Cziffra. Ils n'en sont pas peu fiers... à juste titre. Le trio "L" rayonne sur scène, musicalement, humainement. L'alchimie résout les équations, emplit les silences. Trois solistes partagent cette musique en état de grâce : Lyuba Zhecheva, pianiste à l'expressivité suprême, Louison Crès-Debacq, violoncelliste aux phrasés veloutés et sensuels, et Louis-Jean Perreau, enfant du pays, talentueux violoniste que l'on ne présente plus. Le programme déploiera ses "L" sur le célèbre Trio n°1 Op.99 de Schubert, dont l'apparente urbanité laisse rapidement affleurer les affres du doute, griffe du grand Schubert quelques mois avant sa mort. Le Trio en sol Majeur, composé par un jeune Debussy de dix-huit ans, est, pour sa part, encore marqué par la filiation de Franck, Massenet ou Delibes. Enfin, le Trio n°1 Op.8 de Chostakovitch, composé à dix-sept ans, incarnera parfaitement le mot du très tourmenté maître de Léningrad : « Il est impossible de trouver une approche neuve. Il faut que ce soit elle qui vous trouve. ». Il se murmure, dans les milieux informés, que le "Trio L" prép

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NakSooKhaw veut optimiser

Raggap | Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 février 2018

NakSooKhaw veut optimiser

Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album sorti en 2013 et intitulé Le devoir nous appelle. Puis, l'envie de reprendre une aventure en groupe a été plus forte. Mais au-delà de seulement repartir de l'avant avec un groupe, Méca a décidé de faire bouger ses lignes artistiques. Voilà comment NakSooKhaw a vu le jour, mélangeant le flow hip-hop du chanteur aux rythmes reggae-dub d'un quatuor constitué par des musiciens issus de la scène stéphanoise (notamment des formations telles que Datune, Jah Gaïa ou Souls Sonics). Leur style ? Le "raggap". Rien de révolutionnaire ici mais des compositions de qualité qui s'apprécient à leur juste valeur. Produit par le célèbre Sam Clayton Jr., le premier album de la formation, intitulé Optimise, propose une vision d'ensemble de son univers, dans la même veine que les symboles Dub Inc. Si vous en doutiez, cet album vient confirmer que Saint-Étienne est définitivement une ville possédant une scène reggae et dub très active. NakSookhaw - Optimise [R'Pur Prod et Urban Conception] ; sortie le 9 février

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La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

GUIDE URBAIN | Piermic Fatet et ses 3 associés redonnent vie à un lieu emblématique de la ville de Saint-Chamond, la Maison des Chanoines. Visite guidée des lieux.

Marion Dubanchet | Mercredi 27 décembre 2017

La Girafe invite la bistronomie chez les Chanoines

Après nous avoir fait voyager à dos de Chien et d’Eléphant (dans leurs jeux de quilles respectifs), Piermic Fatet nous présente aujourd’hui la petite dernière de la famille : une grande et jolie Girafe. Franck Debreil est aussi de la partie pour mener à bien ce projet dans la ville qui l’a vu naître. Ils désirent redonner vie à ce lieu chargé d’histoire et se refusent à laisser un si bel édifice à l’abandon. Dès que l’on ouvre la porte, on sent qu’un vent de modernité a soufflé chez les Chanoines. Guillaume Buisson, designer stéphanois, a travaillé sur un décor alvéolaire qui orne délicatement l’accueil. Il se prolonge derrière vous pour vous présenter la belle sélection de vins qui vous sera proposée. Le reste de l’établissement a été repensé conjointement avec un architecte des bâtiments de France pour respecter les contraintes imposées par le statut de la bâtisse, classée monument historique en 1983. Un compagnon du devoir a retapissé et patiné les chaises d’origine. Votre r

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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L'Entourloop sait faire

Chronique album hip-hop/reggae | Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 septembre 2017

L'Entourloop sait faire

Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. Produit avec une tripoté de featurings allant des habituels N'Zeng, Soom T et Troy Berkley aux inédits Kill Emil, Biga*Ranx, Blimes Brixton, Rodney P ou Ras Demo, cet album comporte 18 titres cohérents. Suivant une cohérence de bout en bout, telle une mixtape du "bon vieux temps", le disque poursuit le travail engagé par leur premier album Chickens in Your Town sorti en 2015. Les Stéphanois s'imposent avec savoir-faire et énergie en sortant une galette qui démontre l'ambition de ce projet qui traverse les frontières. L'Entourloop, Le Savoir Faire, sortie le 22/09

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Féfé fort en couleur

Rap | Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Féfé fort en couleur

Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, ex-Saïan Supa Crew, a pris 4 années avant de ressortir son micro. Ce rappeur qui raconte le quotidien, à contre courant des clichés habituels du rap français, Samuel Adebiyi de son vrai nom propose un troisième album sobrement intitulé Mauve. Métissé, ce disque propose une aventure multi-culturelle pour lequel le chanteur s'est inspiré de ses racines nigérianes et sur les traces de la culture Yoruba au Brésil et à Cuba. Composé avec Felipe Saldivia et enorgueilli par plusieurs featurings de haut vol (Ayo, -M- ou Tété), Mauve est un disque expressif, à « la parfaite synthèse entre le rose de la vie et les bleus de l'âme » explique l'ex-chanteur d'OFX. Puisant dans l'énergie brute de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, l'artiste parvient encore une fois à mêler rap, mélancolie, liberté et poésie. Il présentera cet opus à l'occasion des 20 ans du festival La Rue des Artistes à Saint-Chamond. FéFé [+ Magyd Cherfi + Bazar & Bémols], samedi 17 juin à 20h, parc Nelson Man

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20 ans dans la Rue des Artistes

Festival | Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 avril 2017

20 ans dans la Rue des Artistes

Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, l'organisation a misé sur plusieurs têtes d'affiche. 4 grands noms ressortent d'une programmation qui annonce un week-end pré-Fête de la musique très chaud du côté de Saint-Chamond : Les Wampas (dimanche 18 juin), les Fatals Picards (le 16 juin), Magyd Cherfi de Zebda et Féfé (samedi 17 juin tous les deux). Du rock énervé et du rap lettré, voilà pour le programme musical qui s'étoffera des Zoufris Maracas, de Bazar et Bemols et de La Tribu des Femmes. Du côté de l'animation hors musique, comme d'habitude, nombre d'artistes seront présents : circassiens, comédiens, marionnettistes. Il y aura des Européens et des Sud-Américains : la batucada des Lyonnais de Senario, les jeux forains d'Attractions et Phénomènes, la Cie Ballons Pirates,

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Reggae pas triste

Reggae | Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Reggae pas triste

Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des salles d’Europe avec son envoutant Soulstrom il y a une dizaine d’années. Il revient à Saint-Etienne avec son album sorti en automne 2016, Life’s blood, dans lequel nous reconnaissons aisément l’influence de ces nouveaux producteurs le duo Picard Brothers et Diplo (Madonna, Major Lazer, Beyoncé), notamment sur la chanson Burning Bridges. La première partie sera assurée par Noraa la petite protégée de Patrice qui est également son producteur. Allemande aussi mais d’origine tchadienne, Noraa évolue dans un style plus pop/soul. Découverte il y a peu de temps, c’est une jeune artiste au naturel et à la simplicité prometteurs qui se présentera le mercredi 29 mars à 20h au Fil.

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Dub Inc, le grand périple

MUSIQUES | Après la sortie de son sixième album So What en septembre dernier, Dub Inc repart sur les routes d'Europe et du monde pour une nouvelle tournée avec quatorze nouveaux titres toujours aussi punchy. Avant le très attendu concert au Zénith de Saint-Etienne le 17 décembre, nous avons rencontré deux membres incontournables du collectif, tout d'abord, Komlan, chanteur.

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Dub Inc, le grand périple

Avec son reggae ravageur métissé de dancehall, de musique kabyle et diverses autres influences world, Dub Inc s'est imposé comme la formation la plus emblématique du genre, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Hexagone. La production discographique régulière du groupe permet de relancer de façon quasi-ininterrompue de longues séries de concerts, lesquelles font à leur tour la preuve d'un succès qui ne cesse de grandir et de s'exporter sur les cinq continents. Komlan tente d'expliquer les raisons d'une telle longévité. « Dub Inc est né il y a dix-huit ans et je pense que l'on a su garder un certain équilibre entre nous. On reste un groupe de potes qui aiment faire de la musique ensemble, comme une seconde famille au sein de laquelle tout le monde est au même niveau, sans aucune hiérarchie. Le fait que notre travail porte ses fruits facilite pas mal les choses, l'aventure continue dans une émulation toujours positive. Et puis, avec le temps, on a su s'entourer de gens qui ont une énergie plutôt cool, avec qui on est humainement en phase. C'est très important. » Le tout nouvel album semble apporter un vent de fraîcheur au collectif, avec des sonorités inéd

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Freestyle

MUSIQUES | Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 novembre 2016

Freestyle

Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr de travail, Biga*Ranx s’est taillé une réputation franchement méritée de MC prodige qui, en deux albums, a su marier pour le meilleur hip-hop, reggae, dancehall de ses débuts au tumulte des productions drum’n’bass et dubstep qu’il découvre quelques années plus tard lors d’un séjour à Londres. Il fait partie de ces artistes qui ont décidé de mettre toutes les chances de leur côté et ça fonctionne à tous les coups. Biga*Ranx, vendredi 18 novembre à 20h30, au Fil

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Épisode #3 : Brain Damage, rockers style

MUSIQUES | Troisième épisode : cette fois-ci, c'est l'une des figures du film Rockers, le rare Kiddus I, qui se frotte en studio avec le Stéphanois Brain Damage. Deux époques, mais un même lieu : Harry J.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Épisode #3 : Brain Damage, rockers style

Kiddus I, c’est une apparition dans le mythique film Rockers : est-ce là que tu l’as découvert la première fois ? Que représente pour toi ce chanteur ? Martin Nathan : Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un spécialiste du reggae ni de tout ce qui concerne la Jamaïque de manière générale. Lorsque Sam Clayton Jr m'a évoqué la possibilité de travailler avec Kiddus, je lui ai immédiatement avoué ne pas le connaître. Je n'avais en fait pas associé son nom à son inégalable apparition dans Rockers, l'un des moments forts de ce film, qui m'avait pourtant marqué. Ironie de l'histoire, cette scène mythique fût également tournée au studio Harry J... Que représente pour toi ce chanteur ? Il est pour moi une belle représentation de ce qu'a pu être l'exploitation de bon nombre d'artistes de cette époque-là par certains producteurs. Kiddus I, c'est une voix, un personnage, un charisme, et enfin... une carrière gâchée. Si son apparition dans Rockers a soudainement propulsé sa notoriété à l'international, son parcours reste un ensemble de projets avortés, de bandes master égarées ou de productions conf

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Épisode #1 : Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

MUSIQUES | Durant huit épisodes, Brain Damage nous convie à le suivre lors de sa virée en Jamaïque : Walk the walk, réalisée par Wasaru, conte pas à pas l'enregistrement de l'album éponyme, au mythique Harry J Studio, en compagnie de Sam Clayton Jr. Premier épisode ici.

Sébastien Broquet | Mardi 31 mai 2016

Épisode #1 : Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Plusieurs voix mythiques sont venues à la rencontre de Brain Damage sur cet album sorti le 16 octobre 2015 sur Jarring Effects : de Horace Andy à Ras Michael, en passant par Kiddus I, Willi Williams (qui l'accompagne aujourd'hui sur scène) et Winston McAnuff. Tous se sont prêtés au jeu : écrire un texte concernant l'éducation, la jeunesse, leur enfance. On s'est demandés, du coup, comment cette volonté de transmission était venue au maître d'œuvre, Martin, l'âme de Brain Damage. Choisir de demander aux artistes d’écrire sur leur enfance, sur la jeunesse, c’est aussi faire œuvre de transmission, devenir passeur : qu’est-ce qui t’a amené vers ce thème, cette envie ? Le besoin de transmission vers les jeunes générations s’est-il imposé après 15 ans de carrière ? Martin Nathan : J'ai l'impression que la transmission s'est effectuée d'elle même sans que je n'y prête attention ! Il y a aujourd'hui toute une génération de jeunes artistes en France me confiant régulièrement directement découler de mon héritage. Ils constituent aujourd'hui une vraie scène, pleine de vitalité, c'est troublant. La volonté d'en savoir plus sur les je

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Les papys fringants du reggae

MUSIQUES | Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Les papys fringants du reggae

Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les jeunes formations (Danakil, Naâman, Jah Gaïa…), comme les grands frères stéphanois de la Dub Inc (trois cent mille disques vendus et des centaines de concerts sur les cinq continents), ne manquent pas de citer les grands maîtres du reggae ou d’aller écouter en spectateurs les vétérans du genre toujours en exercice. Car il reste encore quelques beaux dinosaures dans le circuit. Bien que pour certains la production discographique s’essouffle un peu, les papys du reggae ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de faire le show. Parmi eux, I Jahman Levi, soixante-dix printemps, était encore tout récemment sur la scène du Fil et Lee Scratch Perry, quatre-vingts bougies, mettait le feu au Cabaret Sauvage. Alpha Blondy et Jimmy Cliff, tous deux largement sexagénaires, n’ont sans doute pas non plus dit le dernier mot. Derrick Morgan, soixante-seize ans, est toujours de ce monde. À soixante-treize balais bien tapés, le Dj jamaïcain U Roy (considéré comme l’un des pères du rap) n’a pas perdu grand-chose de son oreille. Si l’on n’entend plus be

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Place aux notes

Fête de la musique 2016 | Invariablement, le 21 juin les groupes amateurs ou professionnels mettent leurs habits de fête et s'installent un peu de partout en ville et en région. Scènes cadrées ou plus improvisées accueillent une déferlante de musique. La Fête de la musique permet souvent de belles découvertes. Voici quelques orientations afin de vous guider dans vos pérégrinations sonores qui marqueront officiellement le début de la saison estivale.

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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Mystique mi-raisin

MUSIQUES | Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Mystique mi-raisin

Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus sympathiques. Entre révolte et empathie, Babylas continue son chemin d’artiste engagé et, ayant déjà partagé la scène du Fil avec ses amis Peter Solo et Andrew Diamond, la foulera à nouveau cette fois-ci aux côtés d’un des plus remarquables vétérans du reggae roots encore en exercice. D’origine jamaïcaine bien évidemment, Ijahman Levi est assurément une légende vivante dont l’exemplaire longévité lui permet d’afficher une discographie riche de presque trente albums en quarante ans ! Respect… Avec le temps la barbe blanchit et les dreadlocks grisonnent sous la large casquette de laine, mais la voix du septuagénaire semble intacte et l'émotion demeure la même. Il y a chez cet homme une fraîcheur qui fait du bien à voir et à entendre. Qu’il s’accompagne lui-même à la guitare acoustique ou qu’il soit entouré d'un groupe au complet, la sincérité qui émane de sa musique fait de Ijahman Levi un chanteur résolument mystique qu’il faut avoir vu au moins une fois sur scène. Ijahman Levi + Assoh Babyla

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Harpagon, Jean-Pierre… et les autres

SCENES | Depuis cinq siècles se joue régulièrement l’histoire d’Harpagon. Ce personnage de Molière obnubilé par l’argent, qui veut le moins possible dépenser, manque de (...)

Florence Barnola | Mardi 5 avril 2016

Harpagon, Jean-Pierre… et les autres

Depuis cinq siècles se joue régulièrement l’histoire d’Harpagon. Ce personnage de Molière obnubilé par l’argent, qui veut le moins possible dépenser, manque de faire une syncope quand il se fait voler ses écus d’or, se fâche avec ses enfants par avarice mais les laisse vivre leur vie pour récupérer son or… Inéluctablement L’Avare se termine en laissant l’ancêtre de Picsou seul, tout à la joie de ses retrouvailles avec l’unique amour de sa vie, sa cassette. C’était vrai jusqu’à aujourd’hui. Un avare d’après Molière, Jean-Pierre et Sylvie met en scène trois comédiens masqués et parfois pas, des marionnettes, qui changent quelque peu le cours de l’histoire. Jean-Luc Bosc, le metteur en scène, a imaginé une représentation où des spectateurs, comme Jean-Pierre ou Sylvie, donnent leur avis en cours de spectacle. Ce qui, indubitablement, va changer le parcours des personnages qui voudront eux-mêmes faire part de leur ressenti. Le jeu masqué, les marionnettes et le jeu plus réaliste des "spectateurs" donnent un réel relief à l’œuvre, la faisant dialoguer avec notre siècle et nos gens. Et la fable reste drôle, alors… Florence Barnola Un avare d’apr

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Tous dans la rue !

MUSIQUES | La Rue des Artistes est un festival fort en mélanges et en énergies. Souvent très positives, ces dernières font de cet événement couramiaud, un rendez-vous de (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 mars 2016

Tous dans la rue !

La Rue des Artistes est un festival fort en mélanges et en énergies. Souvent très positives, ces dernières font de cet événement couramiaud, un rendez-vous de musique et d'arts de la rue très couru. Pour sa deuxième-année d'existence, la programmation s'étire depuis le blues-rock des "Black Keys" libanais, The Wanton Bishops, auteurs de l'album très éveillé Sleep With the Lights On en 2012, jusqu'à la Jamaïque de l'incontournable Max Romeo (reprogrammé cette année suite à son absence en 2015). Natacha Atlas proposera de l'accompagner sur la très lumineuse Myriad Road, afin de naviguer avec elle entre jazz et Orient, formule qui lui est chère et qui lui sied si bien. Côté musical, il y aura aussi Thomas Pitiot qui revisite le soleil de Pierre Vassiliu ou encore les Lyonnais du Fat Bastard Gang Band et leur electro-groove balkanique déjanté. Côté animations, dix compagnies dont la Cie Duo Laos ou Nando E Makila, feront vi

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NakSooKhaw en immersion vidéo

MUSIQUES | Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 janvier 2016

NakSooKhaw en immersion vidéo

Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté Style Free, ce concept original a pour but de présenter au compte-gouttes (avec plusieurs vidéos diffusées sur le web), les différents morceaux qui composeront le prochain album du groupe, actuellement en préparation. Les internautes pourront ainsi découvrir en musique, divers lieux de la cité stéphanoise tels que les crassiers, le Musée de la mine, la Cité du design ou le stade Geoffroy Guichard... NB

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Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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Le club des 5

MUSIQUES | La soirée Sainté Dub Club alignera pas moins de cinq formations tout au long d’une chaude nuit bercée (ou plutôt chahutée) au son d’un reggae pur et dur. Au (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Le club des 5

La soirée Sainté Dub Club alignera pas moins de cinq formations tout au long d’une chaude nuit bercée (ou plutôt chahutée) au son d’un reggae pur et dur. Au programme, les Londoniens de Channel One et leur redoutable machine à danser, les Mungo's Hi Fi tout droit venus d'Ecosse, le trio Khoe-wa et ses titres hypnotiques bercés de sonorités ethniques ou encore le collectif Dub Addict qui mêle productions maison et sélections explosives. Mais il faudra également compter sur une petite brune qui ne paie pas de mine à première vue : accompagnée par le sound-system Anesthésia Sound, LMK envoie grave le steak ! L’an passé, la jeune lyonnaise (tout juste vingt ans) avait littéralement bluffé le public du Reggae Sun Ska festival. LMK est une artiste assez surprenante, ayant débuté la musique au conservatoire en classe de harpe classique, elle commence sérieusement à se faire un nom dans le milieu plutôt masculin des sound-systems et du reggae digital. Passant sans sourciller du rub-a-dub sauce jamaïquaine au chant, LMK tisse un univers musical qui oscille entre reggae, hip-hop et R&B dans un style assez urbain parfois teinté de jazz et de soul. L’artiste s’annonce c

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Exploitation cinématographique à Saint-Étienne : où en est-on ?

ECRANS | Un an après notre dernier focus sur l’état des lieux du cinéma à Saint-Étienne, la situation a sensiblement évolué, hélas pas en faveur des opérateurs. Entre le désamour conjoncturel du public et un marché en reconfiguration perpétuelle, la fin du feuilleton n’est pas encore écrite… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 3 novembre 2015

Exploitation cinématographique à Saint-Étienne : où en est-on ?

Avec une fréquentation en baisse de 14% (1) par rapport à 2014 début octobre, c’est un peu la Bérézina pour l’exploitation cinématographique stéphanoise. Certes, le contexte est morose pour tout le monde, notamment du fait de l’absence de film porteur depuis la rentrée, et les salles attendent avec gourmandise les sorties phares que sont 007 Spectre ou Star Wars pour se refaire sinon le moral, du moins de la trésorerie avant la fin de l’année civile. Mais cette évolution négative est la plus importante parmi les trente premières agglomérations hexagonales — et, symboliquement, la seule à deux chiffres. Cela, malgré des écrans supplémentaires, puisque le volume du parc intra muros a augmenté grâce à l’ouverture du Camion rouge. Pin-pon ! Sylvie Duparc, à la tête de ce multiplexe flambant neuf de 10 salles, (mais aussi de l’Alhambra, ex-Gaumont, tous deux programmés par Pathé, ainsi que de salles dijonnaises), reconnaît qu’elle « n’est pas dans [ses] objectifs ». « 2015 n’est pas une vraie année : on a été un peu pénalisés pendant les 8 premiers mois, explique-t-elle. Notamment par de

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UB40 à Saint-Étienne

MUSIQUES | Et encore une madeleine de Proust. Après les retours successifs sur scène dans les mois à venir des Innocents, de Kent ou encore des Stranglers, c'est UB40 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 septembre 2015

UB40 à Saint-Étienne

Et encore une madeleine de Proust. Après les retours successifs sur scène dans les mois à venir des Innocents, de Kent ou encore des Stranglers, c'est UB40 qui est annoncé le 14 avril prochain à Saint-Étienne. Auteurs des tubes pop-reggae Kingstown Town, Red Red Wine ou I Got You Babe, les Britanniques poseront leurs instruments en terres forféziennes.

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La Tawa est en toi

MUSIQUES | Il emprunte peut-être son nom au premier album live du groupe Zebda, mais d’ailleurs peu importe, désormais la Tawa est avant tout un bien sympathique (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 juin 2015

La Tawa est en toi

Il emprunte peut-être son nom au premier album live du groupe Zebda, mais d’ailleurs peu importe, désormais la Tawa est avant tout un bien sympathique festival qui a fait tranquillement sa place en l’espace de cinq ans auprès du public étudiant, mais pas que. La particularité de la Tawa est d’être un festival gratuit et totalement décomplexé, avec une philosophie sans prise de tête : « Les amis, la musique, la bonne bière (NDLR : à boire avec modération blabla...), l'air frais de Planfoy, c'est ça la Tawa ! » Deux jours de musiques et d’animations, deux jours à la cool sur l’herbe grasse du stade communal, avec des navettes qui relient la festival à la place Bellevue jusqu’à tard dans la nuit. Côté programmation, nous retiendrons l’excellent King Porter Stomp, un groupe de huit musiciens anglais qui livre avec une énergie folle un cocktail explosif de ska, dub, funk et hip-hop débridés. Fanfares, contes, danses et numéros de cirque viendront ponctuer les deux jours de fête. « Le festival survit grâce à votre faim et votre soif, si vous voulez qu’il reste gratuit, venez vous rassasier au snack et trinquer à la buvette ! » C’est ça aussi, la Tawa ! Niko Rodamel

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