Épisode #1 : Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

MUSIQUES | Durant huit épisodes, Brain Damage nous convie à le suivre lors de sa virée en Jamaïque : Walk the walk, réalisée par Wasaru, conte pas à pas l'enregistrement de l'album éponyme, au mythique Harry J Studio, en compagnie de Sam Clayton Jr. Premier épisode ici.

Sébastien Broquet | Mardi 31 mai 2016

Photo : © DR


Plusieurs voix mythiques sont venues à la rencontre de Brain Damage sur cet album sorti le 16 octobre 2015 sur Jarring Effects : de Horace Andy à Ras Michael, en passant par Kiddus I, Willi Williams (qui l'accompagne aujourd'hui sur scène) et Winston McAnuff. Tous se sont prêtés au jeu : écrire un texte concernant l'éducation, la jeunesse, leur enfance. On s'est demandés, du coup, comment cette volonté de transmission était venue au maître d'œuvre, Martin, l'âme de Brain Damage.

Choisir de demander aux artistes d'écrire sur leur enfance, sur la jeunesse, c'est aussi faire œuvre de transmission, devenir passeur : qu'est-ce qui t'a amené vers ce thème, cette envie ? Le besoin de transmission vers les jeunes générations s'est-il imposé après 15 ans de carrière ?
Martin Nathan : J'ai l'impression que la transmission s'est effectuée d'elle même sans que je n'y prête attention ! Il y a aujourd'hui toute une génération de jeunes artistes en France me confiant régulièrement directement découler de mon héritage. Ils constituent aujourd'hui une vraie scène, pleine de vitalité, c'est troublant.
La volonté d'en savoir plus sur les jeunes années, forcément fondatrices, des artistes légendaires dont il est question ici, est sûrement liée au fait que j'ai moi-même un enfant en bas-âge. Plus que jamais pour moi, le thème de l'éducation est d'actualité. Artistiquement, il y a évidemment un charme indéniable qui se dégage des anecdotes distillées par ces cinq "helders", comme autant de cartes postales d'une Jamaïque des années 50, 60...
Kiddus I nous parle de ses souvenirs dominicaux, lorsqu'il préparait, avec sa grand-mère, le fameux pudding aux patates douces, en se léchant les doigts... Les récits sont parfois poignants comme celui de Ras Michael se remémorant miser quelque cents au loto illégal du quartier, dans l'espoir de se nourrir d'un paquet de crackers comme unique repas, qu'il lui faudrait pourtant partager, avec les enfants moins chanceux que lui ce jour là...

Toi, est-ce qu'ils t'ont fait grandir, encore un peu plus, lorsque tu les as rencontrées ces légendes du reggae que tu avais beaucoup écoutées avant, dont tu connaissais les textes et les voix ? Qu'est-ce qu'il ont apporté de plus à ta personnalité que tu n'avais pas au moment de prendre l'avion pour Kingston ?
En fait, ce voyage et ces rencontres ont peut-être réhabilité le genre à mes yeux. Le reggae, et tout le "folklore jamaïcain", ont tellement voyagé, y compris jusqu'à nous, qu'ils ont pu parfois devenir caricaturaux.
La crédibilité de ces artistes, qui en ont fait l'âge d'or, elle est intacte. Ainsi par exemple, quand un Winston McAnuff en transe, éructe dans le micro : "no wicked can cold I up, Jah hold I up", soit "aucun mal ne peut me détruire, Jah me protège", la magie opère instantanément sur ma personne, pourtant si peu portée vers la religion... Mais ne peut-on pas admirer une église, sans pour autant s'agenouiller ?

Est-ce qu'il y a chez toi une part de nostalgie pour cet âge d'or du reggae des années 70 qui s'incarne dans les voix que tu as conviées ?
Oui, incontestablement. Ce sont à la fois les années de fondation du reggae et du dub, mais aussi leur âge d'or. J'ai coutume de dire que tout genre doit être en perpétuelle évolution, évitant ainsi de se figer et de finir dans un musée. Mais je suis obligé de reconnaître que malgré les nombreuses merveilleuses mutations qu'ont subies ces styles là, je pense que rien n'égale ce qui a été fait à l'époque.
Loin de moi l'idée de refaire la même chose, j'en suis bien incapable. Mais j'avoue ces temps-ci être plus influencé que jamais par cette période magique.

Série vidéo Walk the Walk de Brain Damage

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"Les Elfkins : Opération pâtisserie" : Bonnet petit, bien sûr !

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Appartenant à un peuple de lutins vivant à l’écart des humains, la maladroite Elfie décide contre l’avis de tous d’apprendre un métier dans le monde des “géants“. Elle atterrit à point nommé chez le grincheux Théo, un pâtissier artisanal en guerre contre son industriel de frère… Familiers des folklores nordiques et germaniques, les lutins se situent entre les auxiliaires de maison (façon Dobby dans Harry Potter) et les chapardeurs malicieux, du style rongeurs comme… Ratatouille, tiens. N’y a-t-il pas quelque similitude avec ce gentil conte opposant émotion de l’art culinaire et insipidité vénale de la production industrielle, où le méchant a été coupé de son âme d’enfant et où un talentueux modèle réduit vient sauver le gentil ? « L’Histoire ne repasse pas les plats », disait Céline. Disons qu’il les accommode à une autre sauce…

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Venez fabriquer votre mousse à la Brasserie stéphanoise !

GUIDE URBAIN | L’établissement accueille chaque samedi une douzaine de brasseurs en herbe. Une activité portée par l’engouement actuel pour les bières artisanales.

Article Partenaire | Lundi 2 décembre 2019

Venez fabriquer votre mousse à la Brasserie stéphanoise !

Découvrir la fabrication de la bière et apprendre à brasser la sienne. Ou tout simplement passer un bon moment en famille ou entre amis. C’est ce que propose la Brasserie stéphanoise à travers ses ateliers d’initiation au brassage. Accessibles à tous, ces stages se déroulent dans un espace entièrement aménagé et équipé de six petites cuves de brassage (jusqu’à deux personnes par poste). Des sessions sont actuellement proposées chaque samedi, de 9h30 à 16h30. Les réservations se font en ligne directement via le site de la brasserie (http://atelier-brassage.fr). Du concassage à la fermentation Une journée de stage comprend le brassage de sa propre bière (du concassage du grain à la mise en fermentation), au choix parmi huit recettes : blanche, blonde, brune, ambrée, abbaye, IPA, triple et stout. Elle inclut également une visite de la brasserie, un casse-croûte paysan et une dégustation de bières de la Brasserie stéphanoise. A l’issue du stage, les participants repartent avec un petit livret

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Une brasserie au Méliès

Resto | Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 novembre 2019

Une brasserie au Méliès

Le Méliès Jean Jaurès, célèbre cinéma indépendant du centre-ville stéphanois, s'est refait une beauté cet été, avec des salles et des espaces d'accueil rénovés dans un style art déco très tendance. Après ces travaux conséquents, c'était au tour de l'ex-Nouai Borfa d'être repris par l'équipe du Méliès Café pour devenir le Méliès Brasserie. Une belle opportunité pour Grégoire Claret et son équipe afin de proposer un nouvel espace restauration. « Il y a une cohérence architecturale art déco avec le cinéma puisque ce sont Clémence Boyer et Philippine Lemaire, déjà intervenues pour la rénovation des salles et du hall d'accueil, qui ont dessiné les traits de la brasserie, explique Grégoire Claret, dirigeant de la brasserie et du Méliès Café. Nous avons prévu 102 couverts assis et environ 25 places sur des mange-debout, ainsi qu'un espace cave à vins. » C'est dans un cadré épuré, classieux et cosy que l'on pénètre. Une cuisine fraîche et maison à partir de bons produits Côté carte, tout est fait maison, à base de produits régionaux. Le menu ne p

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Ça bouge encore au Méliès

Brasserie | Après avoir connu des travaux de rénovation importants pendant l'été, le cinéma Le Méliès Jean Jaurès voit encore une évolution, cette fois-ci avec l'ouverture en novembre d'une brasserie reliée au Méliès Café.

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Ça bouge encore au Méliès

Le cinéma Le Méliès Jean Jaurès a connu cet été des travaux conséquents afin que l'établissement renoue avec l'âme Art Déco du bâtiment qui l'héberge. Ce sont notamment 450 nouveaux fauteuils qui ont été installés dont une vingtaine de "love seat", la pose de 1 200 m² de moquetteet 2 000 m² de surface repeinte. Cette évolution constitue un nouveau souffle pour le cinéma de la place Jean Jaurès. Mais les nouveautés ne s'arrêtent pas là pour autant. En juillet, le gérant du Méliès Café, Grégoire Claret, a annoncé la reprise des locaux du Nouai Borfa, jouxtant le cinéma et le café. « Nous allons transformer l'ancien restaurant en brasserie qui ouvrira début novembre avec une centaine de couverts, explique le dirigeant. Nous proposons 6 à 7 plats maximum, pas une carte à rallonge. » Le Méliès Café sera conservé et restera un lieu de vie à part entière tandis que la brasserie viendra compléter l'offre. « L'objectif est de créer un lieu où le visiteur peut venir prendre un verre, se restaurer et voir un film. » Côté décoration, la brasserie s'habillera dans le même esprit insufflé dans le "nouveau" Méliès Jean Jaurès. « Il y aura une cohérence architect

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Tiken Jah de retour à Sainté

Reggae | Vous l'avez loupé cet été pour son retour au Foreztival ? Pas de panique, Tiken Jah Fakoly sera de retour dans la région, à Saint-Étienne, pour réchauffer le début (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 août 2019

Tiken Jah de retour à Sainté

Vous l'avez loupé cet été pour son retour au Foreztival ? Pas de panique, Tiken Jah Fakoly sera de retour dans la région, à Saint-Étienne, pour réchauffer le début du mois de décembre. Ce sera du côté du Fil, le jeudi 5 décembre que le chanteur africain viendra éveiller les consciences autour de l'inaction écologique avec son nouvel album, Le monde est chaud, qui replace le débat autour de l'urgence climatique. Tiken Jah Fakoly, jeudi 5 décembre au Fil

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Houblonnement vôtre

Festival Faut Que Ca Brasse #3 | Les 24 et 25 mai prochains, le Hall B du Parc Expo va prendre des couleurs dorées, ambrées ou encore brunes : le festival Faut Que Ca Brasse revient pour (...)

Nicolas Bros | Mardi 30 avril 2019

Houblonnement vôtre

Les 24 et 25 mai prochains, le Hall B du Parc Expo va prendre des couleurs dorées, ambrées ou encore brunes : le festival Faut Que Ca Brasse revient pour une troisième édition qui promet de très belles rencontres autour des plaisirs houblonnés ! Plus de 40 exposants composés de brasseurs locaux, nationaux et cette année pour la première fois neuf brasseurs internationaux (Québec, Belgique, Italie, Allemagne, Angleterre, Danemark...) prendront part à ce festival unique à Saint-Étienne et dans sa région. Avec pour parrain l'humoriste stéphanois Jason Chicandier (présent le samedi avec les Joz' - séance de dédicaces prévues à 17h et 19h) et dans un format de deux soirées, cette édition se veut sous le signe des "Bons Vivants" : des bières artisanales de qualité, des stands gastronomiques et des food trucks sélectionnés pour leurs bons produits... De multiples animations pour tous Comme l'année dernière, les biérologues de renom Cyril Hubert (qui animera des ateliers-dégustations) et Hervé Marziou (qui présidera un des deux jurys de la meilleure bière du festival) seront parties prenantes de l'événement. Mais ce n'est pas tout ! Un escape game inédit, spécialem

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Harold Madiou & Benjamin Valentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #16

Disquaire Day 2019 | On parle du Disquaire Day 2019 (samedi 13 avril) avec Harold Madiou (disquaire chez Forum à Saint-Étienne) et Benjamin Valentin (de la Brasserie (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 avril 2019

Harold Madiou & Benjamin Valentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #16

On parle du Disquaire Day 2019 (samedi 13 avril) avec Harold Madiou (disquaire chez Forum à Saint-Étienne) et Benjamin Valentin (de la Brasserie Stéphanoise). Ils ont pensé une bière spéciale la "Vinyla" pour fêter cet événement particulier (à consommer avec modération). On parle aussi des concerts et autres événements qui se dérouleront pour ce jour particulier. Plus d'infos sur le programme du Disquaire Day 2019 sur cette page.

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Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

Dub | L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 mars 2019

Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais également par la sortie d'un album inédit : Combat Dub 4 / Revisited.

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In dub we trust

20 ans de Dub stéphanois | Le musicien stéphanois Martin Nathan marque d’une pierre blanche les vingt ans du projet Brain Damage : une alléchante soirée live avec une belle brochettes d’invités accompagnera la sortie d’un album revisitant tout le parcours du serial dubber.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

In dub we trust

Putain, vingt ans ! Peu d’artistes ligériens peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité, combinant régularité et renouvellement, tout en conservant son ancrage territorial. Exit le gringo mytho à l’oreille percée qui chantait Saint-Étienne avant de se perdre dans mille vies fantasmées, on the road again mais loin des terrils de son enfance… Presque effacé le souvenir des concerts de ouf donnés par les Babylon Fighters… Mutique notre cher Mickaël Furnon, leader-ermite du regretté combo Mickey 3D… Non, vraiment, seuls la Dub Inc et Brain Damage semblent tenir le cap, rayonnant aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international, sans renier leurs origines stéphanoises. Rapprochant de façon visionnaire les univers du sound system et du live en créant l’un des premiers live-machine du genre à la veille de l’an 2000, Brian Damage est considéré depuis comme l’un des fondateurs de la scène dub en France. Follow the bass Avec quatorze albums au compteur et plus de sept cent concerts, Martin Nathan fête donc aujourd’h

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Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

MUSIQUES | Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, Jahneration, Broussaï, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël, Solo Banton) le morceau À travers les vagues disponible sur YouTube.

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Sur une bonne série

ARTS | Jusqu’au 26 mai prochain, l’expo Mine en séries au musée de la Mine aborde l’aspect sériel dans le labeur sous-terrain et les constructions s’y rapportant. Cette présentation "couteau suisse" propose notamment 12 imposants portraits signés Pierre Gonnord, des images du couple Decher ainsi qu’une belle collection de lampes de mineurs.

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Sur une bonne série

« Une série est-elle la somme d'objets identiques ? » C'est à cette question d'aspect philosophique que nous invite à réfléchir Mine en séries, l'exposition actuellement présentée au Parc-musée de la Mine. Ce sont cinq types d'objets correspondant à cinq différentes séries disposés dans cinq espaces qui sont ainsi soumis à notre curiosité. Les plus imposants et donc ceux qui captent l'attention d'emblée, ce sont les 12 portraits néo-classiques de mineurs tirés du projet Tierra de Nadie de Pierre Gonnord. Spécialisé dans la photo de "marginaux" - punks, gitans... - le photographe français, installé à Madrid, a capté ici les visages de gueules noires espagnoles, dans les Asturies en 2009. « Ces clichés dramatisent d'un côté mais montrent également la dignité de ces travailleurs, explique Guillaume Balaÿ, chargé de médiation. On ne peut également s'empêcher de penser à Vélasquez ou à Caravage, notamment dans le travail sur le clair-obscur. » Mais au-delà de cet aspect pictural fort, ces clichés possèdent également une résonance inédite dans l'actualité alors que les mines des Asturies viennent de fermer définitivement à la fin de 2018...

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Identité

Galerie | Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Identité

Calée au 11 de la rue Bourgneuf à quelques encablures de la gare de Carnot, la galerie l'Assaut de la menuiserie boucle l'année 2018 avec une exposition du photographe et cinéaste Florent Meng. Basé à Annemasse en Haute-Savoie, l’artiste a partagé ses travaux à de nombreuses reprises entre Paris, Genève et Zurich, mais également en Espagne et en Roumanie. À travers ses séries remarquables photographiques et ses films documentaires ou fictionnels, il interroge les attitudes et les coutumes qui forgent l’identité d’un peuple, mettant ainsi en exergue le rapport qui s’établit entre le territoire et le comportement des communautés. Florent Meng s'intéresse notamment aux populations du Proche-Orient ou aux migrants mexicains, entrevoyant la possibilité de mettre en scène la complexité du rapport des corps aux zones frontalières, évoquant ainsi l’absorption des hommes par le paysage jusqu’à leur invisibilité. A noter que le vendredi 30 novembre, la galerie propose une visite de l’exposition en présence de l'artiste (à 17h30), suivie d'une projection de ses films à la Cinémathèque de Saint-Étienne (à 19h). Florent Meng, du 10 novembre au 8 décembre, l'Assaut de la Men

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Retour vers le futur

ARTS | À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Retour vers le futur

À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle transcrit sans complaisance ses points de vue sur la cité forézienne. Transparait un certain malaise car à l’évidence quelque chose cloche dans ces paysages urbains privés de toute présence humaine, où passé et futur semblent irréconciliables. Des infra-basses et des oiseaux de Camille Beauplan, du 15 septembre au 13 octobre, l’Assaut de la Menuiserie à Saint-Étienne

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Bar à mines

Before de Couriot (Loire) | Le Parc Joseph Sanguedolce, faisant face au Musée de la mine, est un des spots de l'été à ne pas manquer pour flâner, boire un verre et écouter (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 juillet 2018

Bar à mines

Le Parc Joseph Sanguedolce, faisant face au Musée de la mine, est un des spots de l'été à ne pas manquer pour flâner, boire un verre et écouter un peu de musique. En juillet et août, les mercredis, vendredis et dimanches, une programmation d'artistes locaux, concoctée par la Ville de Saint-Etienne et la Brasserie Stéphanoise, assure l'ambiance. Parmi la vingtaine d'événements prévus, notons la présence de plusieurs cartes blanches à des organisations électro telles que Positive Education, 1001 Bass, Syndrôme Odyssée, Illegal Imposture et Forty Two Hertz, le jazz du quartet Opso, la pop de Lion in Bed formation regroupant l'ex-Angil (Mickaël Mottet) et la chanteuse Schérazed ou encore la chanson de Peter Plane... Enfin, deux après-midi Des boules & du son (dimanches 22/07 et 12/08), sont également prévues afin que vous puissiez montrer vos qualités de tireur ou de pointeur. Before de Couriot, jusqu'au 31 août au Parc Joseph Sanguedolce à proximité du Musée de la mine (Loire)

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La Brasserie Stéphanoise se fait mousser pour ses 4 ans

Anniversaire et nouveaux locaux | Depuis sa création en 2014, la Brasserie Stéphanoise connaît un succès grandissant notamment grâce à des recettes de bières artisanales de qualité qui en (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 mai 2018

La Brasserie Stéphanoise se fait mousser pour ses 4 ans

Depuis sa création en 2014, la Brasserie Stéphanoise connaît un succès grandissant notamment grâce à des recettes de bières artisanales de qualité qui en font une des brasseries les plus dynamiques de la région. La "collection" de la brasserie compte 12 bières différentes dans 2 gammes (Copains-Chopines et Glütte). Pour répondre à la demande grandissante, la structure vient de s'installer dans de nouveaux locaux au 15, rue Buffon, toujours sur l'ancien site de la Brasserie Mosser, à proximité de la place Bellevue. Comptant désormais quatre personnes à temps plein dont deux brasseurs, la structure espère ainsi doubler sa production, en passant de 600 à 1 200 hectolitres (environ 10 000 litres par mois) dès cette année. Parallèlement, l'équipe a mis en place depuis le mois de mars des ateliers de brassage destinés aux amateurs. Ces derniers peuvent ainsi s'initier au brassage le temps d'une journée et créer leur propre bière (du concassage à la fermentation) à partir d'une des 8 recettes proposées. Ces stages se déroulent directement à la brasserie, sous le regard avisé d'un brasseur pro, le samedi de 9h30 à 16h30. Le tarif s'élève à 150€ pour deux perso

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Bruno Montcoudiol, un MOF au top

Fine bouche et douceurs | Entrevue avec Bruno Montcoudiol, pâtissier meilleur ouvrier de France (MOF), qui régale les Stéphanois et les Monistroliens depuis 2008 au sein de ses 2 boutiques.

Marion Dubanchet | Mercredi 25 avril 2018

Bruno Montcoudiol, un MOF au top

Malgré une orientation première en charcuterie-traiteur, Bruno Montcoudiol a toujours gardé une affection particulière pour les douceurs. Alléché par les vitrines des pâtissiers stéphanois, Biscarrat entre autres, il décide d’approfondir cette envie et commence un apprentissage en pâtisserie au sein du Nelson qui devait durer un an. La vie se construit souvent suite à des rencontres, et c’est suite à celle de son maître d’apprentissage et de son professeur de CFA qu’il envisage finalement de continuer dans cette voie. Après plusieurs diplômes dans le métier, il continue à faire ses armes auprès de Jean-Jacques Borne, qui gère aujourd’hui l’institut culinaire de l’excellence à Saint-Étienne et de Laurent Le Daniel, meilleur ouvrier de France également. Il se tourne ensuite vers l’enseignement et transmet son savoir au CFA du Puy-en-Velay et à l’École nationale supérieure de la pâtisserie d'Yssingeaux (ENSP). En 2004, il s’inscrit au concours de Meilleur Ouvrier de France, une envie qu’il garde dans un coin de sa tête depuis 1993, lorsqu’encore apprenti, il a pu assister à la finale des MOF qui avait lieu à Yssingeaux. Il réussit l’exercice du premier coup et enchaîne avec les cha

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Systèmes

Galerie | Première exposition de Marion Ritzmann en France, On turns, lines and areas présente le travail d’une artiste étonnante qui réinterroge avec ses propres codes (...)

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Systèmes

Première exposition de Marion Ritzmann en France, On turns, lines and areas présente le travail d’une artiste étonnante qui réinterroge avec ses propres codes l'abstraction géométrique et la pensée constructiviste. Marion Ritzmann, jusqu’au 26 mai 2018 à L'Assaut de la menuiserie (11 rue Bourgneuf à Saint-Étienne)

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La bière coulera à flots au Hall B du Parc Expo

Festival Faut Que Ca Brasse 2018 | Les 26 et 27 mai, le Hall B du Parc Expo de Saint-Étienne va accueillir la seconde édition du festival Faut Que Ca Brasse. Amateurs (ou non) de bières, simples curieux, groupes d'amis, familles... le rendez-vous promet, pour toutes et tous, avec une programmation complète réunissant plus de 30 exposants.

Nicolas Bros | Jeudi 3 mai 2018

La bière coulera à flots au Hall B du Parc Expo

Plus de 30 exposants, brasseurs de la France entière, des stands de restauration sélectionnés, des ateliers-dégustations assurés par un sommelier-biérologue de renom (Cyril Hubert - cf portrait en fin de journal), une soirée musicale assurée par le collectif de Djs Les Bugnes, un brassage en direct, des initiations à la sarbacane par le Comité Départemental des Jeux de Sarbacane de la Loire, un espace pour se défier à la pétanque avec vos proches, un stand de tatouage éphémère avec Spotygloo... La seconde édition de Faut Que Ça Brasse promet deux jours d'intenses festivités du côté du Hall B du Parc des Expos de Saint-Étienne. À travers la présence de brasseries de toutes tailles, ce sont des savoir-faire et des identités très différentes qui seront présentés les 26 & 27 mai (cf programmation complète ci-dessous). L'idée générale du festival étant de montrer le dynamisme et la passion d'artisans du goût, affichant la bière non plus comme une simple boisson standard mais bien comme une expression aromatique à l'image de ce que souhaite apporter chaque brasseur à sa production. Dégustations, atelie

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Empreinte Carbone

Art contemporain | Né d'une volonté commune d'artistes et de structures d'art de la ville, CARBONE 18 place la création contemporaine au cœur de Saint-Étienne, du 27 avril au 6 mai, avec un généreux maillage d’expositions dans une vingtaine de lieux. Dix jours de manifestation qui s’annoncent intenses, avec la fraîcheur d’une première édition.

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Empreinte Carbone

Née dans le giron de la faculté d'arts plastiques de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne, l’association Céphalopode s’était fixée pour but d’offrir aux étudiants un lieu d'exposition de qualité professionnelle, afin de mettre en valeur et de partager leurs travaux dans de meilleures conditions que les habituelles friches industrielles et autres locaux plus ou moins roots. Depuis l’hiver 2012, la galerie Les Limbes (située au 7 de la rue Henri Barbusse) propose régulièrement des expositions qui visent à promouvoir et à diffuser des œuvres actuelles ou contemporaines. L’équipe ne manque pas d’idées, d’envies ou d’ambition. La galerie est rapidement devenue un lieu d’échange, un véritable laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire accueillant expositions individuelles et collectives, résidences ponctuelles et workshops. Portée par cette dynamique, l'association déploie ses ailes et Les Limbes - Céphalopode met les petits plats dans les grands en proposant CARBONE 18, un événement d'art contemporain qui tissera sa toile en vingt différents points de la ville. Pluralité et exigence artistique Autour de Linda Roux, L

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Faut Que Ca Brasse revient fin mai au Hall B du Parc Expo

Festival bière artisanale | Après avoir attiré plus de 2 300 visiteurs lors de sa première édition en 2017, le festival stéphanois de la bière artisanale Faut Que Ca Brasse remet les fûts en (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 mars 2018

Faut Que Ca Brasse revient fin mai au Hall B du Parc Expo

Après avoir attiré plus de 2 300 visiteurs lors de sa première édition en 2017, le festival stéphanois de la bière artisanale Faut Que Ca Brasse remet les fûts en marche les 26 et 27 mai prochains du côté du Hall B - Parc des Expos de Saint-Étienne. Au programme, de nombreux brasseurs artisanaux présents, des ateliers de dégustation en présence d'un sommelier-biérologue de renom, des stands restauration de qualité, une soirée festive et musicale assurée par les Bugnes, des animations comme de la pétanque ou une initiation à la sarbacane (sport stéphanois d'excellence), des conférences... Bref, un gros programme sur 2 jours pour les amateurs de bières mais pas seulement ! Le tarif d'entrée reste inchangé (toujours 5 Euros, sans compter les dégustations auprès des brasseurs ou les inscriptions aux ateliers de dégustations avec le biérologue). L'idée générale du festival conserve également son esprit originel : présenter le meilleur de la brasserie artisanale et promouvoir auprès des visiteurs les savoir-faire locaux et nationaux, le tout dans une ambiance festive et conviviale.

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NakSooKhaw veut optimiser

Raggap | Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 février 2018

NakSooKhaw veut optimiser

Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album sorti en 2013 et intitulé Le devoir nous appelle. Puis, l'envie de reprendre une aventure en groupe a été plus forte. Mais au-delà de seulement repartir de l'avant avec un groupe, Méca a décidé de faire bouger ses lignes artistiques. Voilà comment NakSooKhaw a vu le jour, mélangeant le flow hip-hop du chanteur aux rythmes reggae-dub d'un quatuor constitué par des musiciens issus de la scène stéphanoise (notamment des formations telles que Datune, Jah Gaïa ou Souls Sonics). Leur style ? Le "raggap". Rien de révolutionnaire ici mais des compositions de qualité qui s'apprécient à leur juste valeur. Produit par le célèbre Sam Clayton Jr., le premier album de la formation, intitulé Optimise, propose une vision d'ensemble de son univers, dans la même veine que les symboles Dub Inc. Si vous en doutiez, cet album vient confirmer que Saint-Étienne est définitivement une ville possédant une scène reggae et dub très active. NakSookhaw - Optimise [R'Pur Prod et Urban Conception] ; sortie le 9 février

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Brain is in the kitchen

Sono mondiale | Brain Damage invite Harrison Stafford à bousculer les codes du dub et du reggae roots sur un album commun, avec à la clé, une série de concerts très attendus. Ça barde !

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Brain is in the kitchen

Après les belles réussites que furent ses rencontres successives avec High Tone (album High Damage en 2012) puis Vibronics (Empire Soldiers en 2013), Martin Nathan alias Brain Damage entame une nouvelle collaboration avec Harrison Stafford, fondateur du groupe Groundation. Pour ce nouveau projet, notre serial dubber stéphanois et le charismatique "Professor" ont gravé l’album Liberation Time, alignant dix titres empreints de messages philosophiques et bienveillants. Riche de nombreuses collaborations à travers le monde et avec au compteur une douzaine d’albums plutôt généreux en featurings, Brain Damage ne cesse de défricher de nouvelles pistes musicales. Ici les deux complices rapprochent leurs univers respectifs, le gros son du Français portant solidement la voix si particulière du plus jamaïcain des Californiens. Comme à son habitude, Nathan sort de derrière les fagots des mélodies imparables truffés d’effets dub inspirés. Harrison délivre quant à lui un message fédérateur centré autour de l’auto-émancipation par la musique, exposant encore et encore sa vision universaliste de la foi rastafarienne. La Jamaïque c’est fantastique

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L'Entourloop sait faire

Chronique album hip-hop/reggae | Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 septembre 2017

L'Entourloop sait faire

Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. Produit avec une tripoté de featurings allant des habituels N'Zeng, Soom T et Troy Berkley aux inédits Kill Emil, Biga*Ranx, Blimes Brixton, Rodney P ou Ras Demo, cet album comporte 18 titres cohérents. Suivant une cohérence de bout en bout, telle une mixtape du "bon vieux temps", le disque poursuit le travail engagé par leur premier album Chickens in Your Town sorti en 2015. Les Stéphanois s'imposent avec savoir-faire et énergie en sortant une galette qui démontre l'ambition de ce projet qui traverse les frontières. L'Entourloop, Le Savoir Faire, sortie le 22/09

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Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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Couriot brille de mille feux

Les Before de Couriot / Guinguette de Couriot (Loire) | Depuis plusieurs étés, le parc situé au pied du Musée de la mine propose des initiatives musicales intéressantes avec les Before de Couriot et la Guinguette (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Couriot brille de mille feux

Depuis plusieurs étés, le parc situé au pied du Musée de la mine propose des initiatives musicales intéressantes avec les Before de Couriot et la Guinguette de Couriot. Tous les mercredis et vendredis soir de nombreux artistes locaux ont l'occasion de proposer leurs créations aux oreilles curieuses et avides. Dans le cadre industriel de Couriot, l'esplanade du musée de la mine se transforme en lieu convivial avec parasols, chaises longues, bar et scène musicale où se produiront notamment l'indéboulonnable Bugnes Dj Crew (4 & 18 août), Befour & Mowgli pour un mix tropical (12 juillet), les rockeurs Baron's - Baron de Vézeline & Freddy Kroegher (11 août) ou encore le Collectif Grande Fête regroupant la fine fleur des jeunes Djs électro stéphanois tels que 1000 Chevaux-Vapeur ou Woodwire (25 août en clôture avec Louison la Chanson). Les Before de Couriot + La Guinguette de Couriot jusqu'au 25 août, Parc-Musée de la mine Puits Couriot

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Anne-Laure Pelloux Prayer Molle Brasseuse de coeur

Portrait spécial Faut Que Ca Brasse | Installée dans la périphérie de Saint-Just-Saint-Rambert depuis 2003, la Brasserie de la Loire crée et commercialise des bières artisanales résolument singulières. Onze variétés de "bibines", blanches, blondes, brunes ou ambrées, toutes 100 % artisanales, 100% bio. Et c’est une brasseuse qui est aux manettes ! Rencontre avec une femme 100% passion qui sera présente au festival Faut Que Ca Brasse les 24 & 25 juin dans les bâtiments H, derrière la Cité du design. Texte & photo : Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Anne-Laure Pelloux Prayer Molle
Brasseuse de coeur

Elle porte un double prénom et un patronyme à rallonges, Anne-Laure Pelloux Prayer Molle est pourtant une femme simple, authentique et sincère, "pas compliquée" comme l’on dit chez nous. Et son parcours est plutôt étonnant… Anne-Laure a grandi à Beaumont-Monteux, petit village drômois de mille deux cents habitants, entre Tain-l’Hermitage et Romans-sur-Isère. Papa est comptable et maman infirmière. Après des études d’ingénieur en biochimie à Lyon puis à Grenoble où elle travaillera sur les plantes au sein du CNRS, la jeune drômoise devra suivre son mari, professeur d’éducation physique, envoyé dans l’Oise pour son début de carrière. Persuadée de retrouver un poste dans la recherche près de chez elle, Anne-Laure déchante rapidement, ne trouvant aucune perspective intéressante à moins de deux heures de son domicile. « J’ai donc cherché un autre travail. J’ai alors été prof de chimie en lycée et en post bac pendant quelques années. Cette expérience m’a au moins appris à communiquer avec les autres, à redescendre de mon Bac + 7 et à employer un vocabulaire moins technique. » Anne-Laure n’étant pas persuadée d’être faite pour un métier dont la recherche est absente, la révéla

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Ça va brasser !

Festival Faut Que Ça Brasse 2017 | Les 24 & 25 juin, c'est bien du côté des bâtiments H (derrière la Cité du design) qu'il faudra venir traîner vos guêtres ! Amateurs (ou non) de bières, simples curieux, groupes d'amis, familles... Le Petit Bulletin vous donne rendez-vous pour partager le premier festival autour de la brasserie artisanale : Faut Que Ça Brasse

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Ça va brasser !

Plus de 20 brasseurs de la France entière, du fromage, de la charcuterie de qualité, du bon pain, des animations variées (jeux, musique, street art...), des conférences de spécialistes... Bref, la première édition de Faut Que Ça Brasse sera festive et conviviale. À travers la présence de brasseries de toutes tailles, des incontournables Brasserie Stéphanoise, Brasserie de la Loire ou Brasserie des Cimes (Savoie) aux inédites telles que la Brasserie Elixkir (Bourgogne) ou Parisis (Seine-et-Marne), ce sont des savoir-faire et des identités très différentes qui seront présentés les 24 & 25 juin (cf programmation complète ci-contre). L'idée générale du festival organisé par Le Petit Bulletin Saint-Étienne étant de montrer le dynamisme et la passion d'artisans du goût, affichant la bière non plus comme une simple boisson standard mais bien comme une expression aromatique à l'image du brasseur. Deux jours de festivités dans un lieu unique Nous avons fait le choix, au Petit Bulletin Saint-Etienne, de nous investir pour la première fois dans un évènementiel de grande envergure. Nous souhaitons démontrer notre attachement à notre terr

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Faut Que Ça Brasse : le programme

GUIDE URBAIN | 🍺 "Faut que ça brasse" 🍺 : le premier festival stéphanois de la bière artisanale. "Faut que ça brasse" est organisé par Le Petit Bulletin (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Faut Que Ça Brasse : le programme

🍺 "Faut que ça brasse" 🍺 : le premier festival stéphanois de la bière artisanale. "Faut que ça brasse" est organisé par Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Notre volonté est de mettre en avant le travail des brasseurs artisanaux. "Faut que ça brasse" s'adresse au plus grand nombre : de l'amateur occasionnel au «beer geek». ⏰ Les horaires ⏰ : Samedi 24 juin de 11h à 21h Dimanche 25 juin de 11h à 19h 🏦 Le lieu 🏦 : Bâtiment H (ancienne Manufacture d'armes) - Quartier Créatif Manufacture de Saint-Etienne derrière la Cité du Design En savoir plus : https://goo.gl/maps/DHwy5uyqv9v Tarif : 5 € par jour (avec un verre pour déguster offert) Billetterie en ligne 👉 https://yurplan.com/event/Faut-Que-Ca-Brasse/16267?from

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La fin du voyage

Arts plastiques | Né en 1989, Kévin Rouillard est passé par L’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Pau puis par les Beaux-Arts de Paris. Rapidement, l’artiste a pris l’habitude (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 juin 2017

La fin du voyage

Né en 1989, Kévin Rouillard est passé par L’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Pau puis par les Beaux-Arts de Paris. Rapidement, l’artiste a pris l’habitude de ramasser des objets sur son chemin. Objets trouvés, objets rencontrés, objets choisis. Le geste de la collecte est donc son point de départ. Kévin rassemble et accumule dans son atelier formes et matériaux qu’il détourne ensuite à sa guise. Le plasticien travaille aujourd’hui à partir de containers et de bidons, mettant à plat et martelant les larges pièces métalliques qui les constituent, se posant ainsi comme l’ultime étape de ces contenants nomades. Une démarche qui renvoie à l’imaginaire du transport ou du déplacement, à des voyages qui trouvent leur aboutissement dans l’atelier de l’artiste, puis sur les murs blancs des galeries. Objets transformés, exposés, muséifiés. En conservant le coloris originel de la tôle, aucun geste n’est ici lié à la peinture. Les œuvres de Kévin Rouillard se rapprochent ainsi davantage d’une logique de recyclage qui redistribue des formes existantes. Extrait (tôle, choc) Barricade, exposition de Kevin Rouillard, du 24 juin au 22 juillet 2017 à L'Assaut de la

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Reggae pas triste

Reggae | Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Reggae pas triste

Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des salles d’Europe avec son envoutant Soulstrom il y a une dizaine d’années. Il revient à Saint-Etienne avec son album sorti en automne 2016, Life’s blood, dans lequel nous reconnaissons aisément l’influence de ces nouveaux producteurs le duo Picard Brothers et Diplo (Madonna, Major Lazer, Beyoncé), notamment sur la chanson Burning Bridges. La première partie sera assurée par Noraa la petite protégée de Patrice qui est également son producteur. Allemande aussi mais d’origine tchadienne, Noraa évolue dans un style plus pop/soul. Découverte il y a peu de temps, c’est une jeune artiste au naturel et à la simplicité prometteurs qui se présentera le mercredi 29 mars à 20h au Fil.

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Dub Inc, le grand périple

MUSIQUES | Après la sortie de son sixième album So What en septembre dernier, Dub Inc repart sur les routes d'Europe et du monde pour une nouvelle tournée avec quatorze nouveaux titres toujours aussi punchy. Avant le très attendu concert au Zénith de Saint-Etienne le 17 décembre, nous avons rencontré deux membres incontournables du collectif, tout d'abord, Komlan, chanteur.

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Dub Inc, le grand périple

Avec son reggae ravageur métissé de dancehall, de musique kabyle et diverses autres influences world, Dub Inc s'est imposé comme la formation la plus emblématique du genre, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Hexagone. La production discographique régulière du groupe permet de relancer de façon quasi-ininterrompue de longues séries de concerts, lesquelles font à leur tour la preuve d'un succès qui ne cesse de grandir et de s'exporter sur les cinq continents. Komlan tente d'expliquer les raisons d'une telle longévité. « Dub Inc est né il y a dix-huit ans et je pense que l'on a su garder un certain équilibre entre nous. On reste un groupe de potes qui aiment faire de la musique ensemble, comme une seconde famille au sein de laquelle tout le monde est au même niveau, sans aucune hiérarchie. Le fait que notre travail porte ses fruits facilite pas mal les choses, l'aventure continue dans une émulation toujours positive. Et puis, avec le temps, on a su s'entourer de gens qui ont une énergie plutôt cool, avec qui on est humainement en phase. C'est très important. » Le tout nouvel album semble apporter un vent de fraîcheur au collectif, avec des sonorités inéd

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Éric Pétrotto, l'ubiquité incarnée

MUSIQUES | Il dirige la destinée de plusieurs structures, est impliqué dans le tissus associatif local, fut musicien du groupe B.R.OAD.WAY... Eric Pétrotto est un homme au parcours loin d'être une croisière pour jeunes retraités. Explications.

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Éric Pétrotto, l'ubiquité incarnée

Existe-t-il un point commun entre la musique en streaming, le groupe B.R.OAD.WAY et les Pompes Funèbres ? A priori, pas vraiment. Mais si vous regardez de plus près, il y en a bien un. Son nom : Éric Pétrotto. Ce Couramiaud de naissance est un homme à part dans le paysage économique et culturel ligérien. Véritable touche-à-tout, il est un chef d'orchestre, un instigateur de projets et surtout un infatigable. Un poil "speed" mais disponible, Éric Pétrotto est un boulimique de travail. Il suffit qu'il ouvre son Mac portable pour que fleurissent les fenêtres de tableurs et autres logiciels connectés. Toujours à cheval entre la musique et l'entrepreneuriat, il a très vite su avancer avec ses deux cordes à son arc. Après son DUT GEA obtenu à l'IUT de la Métare en 1995 à Saint-Étienne, il fait objecteur de conscience et entre dans une troupe indépendante de théâtre stéphanoise : Acte Contact d'André Tardy. Il traite alors pour cette compagnie sa comptabilité, discipline qui est un peu le fil rouge de sa carrière, et un peu de création. Puis, il s'oriente vers l'entrepreneuriat d'une manière assez originale. « Tout de suite après l'armée, j'ai racheté une entreprise indépendante de

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Freestyle

MUSIQUES | Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 novembre 2016

Freestyle

Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr de travail, Biga*Ranx s’est taillé une réputation franchement méritée de MC prodige qui, en deux albums, a su marier pour le meilleur hip-hop, reggae, dancehall de ses débuts au tumulte des productions drum’n’bass et dubstep qu’il découvre quelques années plus tard lors d’un séjour à Londres. Il fait partie de ces artistes qui ont décidé de mettre toutes les chances de leur côté et ça fonctionne à tous les coups. Biga*Ranx, vendredi 18 novembre à 20h30, au Fil

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Carpe diem

ARTS | Il est encore temps (jusqu’au 15 octobre) d’aller voir l’exposition Suicide Club de Byungseo Yoo, à l’Assaut de la Menuiserie. Avec pour point de départ (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Carpe diem

Il est encore temps (jusqu’au 15 octobre) d’aller voir l’exposition Suicide Club de Byungseo Yoo, à l’Assaut de la Menuiserie. Avec pour point de départ le livre La Carte et le territoire de Michel Houellebecq, l’artiste coréen s’est intéressé de plus près aux euthanasieurs de l’institut suisse Dignitas qui, indirectement, déséquilibrent le biotope du lac de Zürich en surfavorisant la carpe brésilienne. Littérature, mort assistée et pêche : tout un programme ! Byungseo Yoo, jusqu'au 15 octobre à l'Assaut de la Menuiserie

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Épisode #5 : Brain Damage meets Winston McAnuff

MUSIQUES | Cinquième épisode de Walk the Walk, la Web-série consacrée au voyage en Jamaïque de Brain Damage qui cette fois se frotte à Winston McAnuff.

Sébastien Broquet | Lundi 13 juin 2016

Épisode #5 : Brain Damage meets Winston McAnuff

Cet épisode conte l’enregistrement avec Winston McAnuff, que l’on connaît bien en France puisqu’il multiplie les collaborations par ici. C’est aussi l’occasion d’évoquer ces problèmes de droits récurrents autour des auteurs en Jamaïque, dont beaucoup d’artistes ont été spoliés. En as-tu parlé avec eux, avais-tu conscience de ça avant ce voyage ? Est-ce un sujet de méfiance préalable de la part d’artistes des années 70 qui ont été le plus victime de ça ? Martin Nathan : C'est tout le problème, et les limites du sampling... J'ai toujours essayé de ne pas dépasser les bornes les rares fois ou j'ai pu avoir recours à cette technique. Bon nombre d'artistes ont fait leur succès en s'appropriant de longs passages de musiques dites "ethniques", ou évidemment des voix en provenance de Jamaïque, directement piochées dans leurs disques de chevet, sans le moindre crédit, la moindre autorisation, la moindre rémunération. J'ai eu maintes fois cette conversation avec les jamaïcains que j'ai croisé à Kingston : ils sont exaspérés. Ils en ont marre. Depuis de nombreuses années, je privilégie les vraies collaborations et les séances studio qui me pe

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Épisode #4 : Brain Damage meets Willi Williams

MUSIQUES | Quatrième épisode de notre virée en Jamaïque sur les traces de Brain Damage, qui se confronte à une nouvelle légende : l'immense Willi Williams.

Sébastien Broquet | Lundi 13 juin 2016

Épisode #4 : Brain Damage meets Willi Williams

Willi Williams, c’est le single extrait de cet album, c’est aussi l’artiste qui t’a accompagné sur scène à la sortie du disque : qu’est-ce qu’il y a eu de plus entre vous, lors de cette rencontre ? Martin Nathan : Le choix du single n'a pas été simple. J'aurais pu choisir en effet quasiment n'importe quel titre de l'album, tant j'étais satisfait des prestations des différents intervenants. Par contre, quand il a fallu choisir qui j'allais inviter à venir me rejoindre pour tourner en Europe, je n'ai pas hésité. Wiili m'a instantanément convaincu par sa simplicité, sa disponibilité, son efficacité en studio, sa voix, son aura. De plus, le fait que son hit Armagideon Time, qui l'a promu au statut de légende, ait été repris par The Clash en 1980, est fondateur pour moi. C'est l'un des marqueurs de la collision qu'il y a eu à l'époque entre certains jamaïcains et punk rockers anglais, soit l'un des métissages sociaux-culturels les plus intéressants de ses dernières années. Imaginez le plaisir et la fierté qui furent les miens au moment de rep

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Épisode #3 : Brain Damage, rockers style

MUSIQUES | Troisième épisode : cette fois-ci, c'est l'une des figures du film Rockers, le rare Kiddus I, qui se frotte en studio avec le Stéphanois Brain Damage. Deux époques, mais un même lieu : Harry J.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Épisode #3 : Brain Damage, rockers style

Kiddus I, c’est une apparition dans le mythique film Rockers : est-ce là que tu l’as découvert la première fois ? Que représente pour toi ce chanteur ? Martin Nathan : Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un spécialiste du reggae ni de tout ce qui concerne la Jamaïque de manière générale. Lorsque Sam Clayton Jr m'a évoqué la possibilité de travailler avec Kiddus, je lui ai immédiatement avoué ne pas le connaître. Je n'avais en fait pas associé son nom à son inégalable apparition dans Rockers, l'un des moments forts de ce film, qui m'avait pourtant marqué. Ironie de l'histoire, cette scène mythique fût également tournée au studio Harry J... Que représente pour toi ce chanteur ? Il est pour moi une belle représentation de ce qu'a pu être l'exploitation de bon nombre d'artistes de cette époque-là par certains producteurs. Kiddus I, c'est une voix, un personnage, un charisme, et enfin... une carrière gâchée. Si son apparition dans Rockers a soudainement propulsé sa notoriété à l'international, son parcours reste un ensemble de projets avortés, de bandes master égarées ou de productions conf

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Épisode #2 : Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

MUSIQUES | Voici le second épisode de Walk the Walk, la Web série réalisée par Wasaru, filant sur les traces de Brain Damage en Jamaïque. Après Horace Andy, place pour ce second épisode à une autre légende : Ras Michael.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Épisode #2 : Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Le reggae, le roots, c’est aussi le rastafarisme. Quel est ton rapport à la spiritualité en général et à la philosophie rasta en particulier ? Comment sont perçus les musiciens de reggae européens, non sensibles à cette philosophie, par les rastas, est-ce que vous en parlez ? Martin Nathan : Je suis un sceptique. Plutôt sur une ligne "ni Jah ni maître". Mais j'avoue avoir été plus que séduit par ce qu'il se dégage artistiquement des convictions de ces chanteurs avec lesquels j'ai pu travailler à Kingston. Je redis que je peux admirer un temple sans pour autant prier, ou encore apprécier la forme d'une publicité sans acheter le produit qu'elle vante. Nous n'avons pas eu le temps d'aborder sérieusement ces sujets ensemble, cela demanderait de se connaître davantage et je ne voudrais pas donner le sentiment d'un manque de respect de leurs convictions. Ce terrain est miné, et j'ai moi-même tendance à m'emporter sur le sujet, alors, prudence... Ras Michael, c’est aussi le nyabinghi. Est-ce que cette musique, découverte en France grâce à Mystic Revelation, t’a marqué autant que le reggae et le dub ? Comment perço

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Les papys fringants du reggae

MUSIQUES | Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Les papys fringants du reggae

Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les jeunes formations (Danakil, Naâman, Jah Gaïa…), comme les grands frères stéphanois de la Dub Inc (trois cent mille disques vendus et des centaines de concerts sur les cinq continents), ne manquent pas de citer les grands maîtres du reggae ou d’aller écouter en spectateurs les vétérans du genre toujours en exercice. Car il reste encore quelques beaux dinosaures dans le circuit. Bien que pour certains la production discographique s’essouffle un peu, les papys du reggae ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de faire le show. Parmi eux, I Jahman Levi, soixante-dix printemps, était encore tout récemment sur la scène du Fil et Lee Scratch Perry, quatre-vingts bougies, mettait le feu au Cabaret Sauvage. Alpha Blondy et Jimmy Cliff, tous deux largement sexagénaires, n’ont sans doute pas non plus dit le dernier mot. Derrick Morgan, soixante-seize ans, est toujours de ce monde. À soixante-treize balais bien tapés, le Dj jamaïcain U Roy (considéré comme l’un des pères du rap) n’a pas perdu grand-chose de son oreille. Si l’on n’entend plus be

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Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Max

Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ? Oh oui, j’aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J’aime la France, la Suisse aussi… J’aime les Alpes, c’est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l’Europe en général. Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ? J’écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l’île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J’ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones. D’où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu… Maxwell Livingston Smith, c’était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m’a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j’ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m’ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans l

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Supersonique

MUSIQUES | Gaël Moissonnier est autant un sculpteur de sons qu’un performeur. Avec Objet Disque - Objet Sonore, il investira l’Assaut de la Menuiserie (11 rue (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Supersonique

Gaël Moissonnier est autant un sculpteur de sons qu’un performeur. Avec Objet Disque - Objet Sonore, il investira l’Assaut de la Menuiserie (11 rue Bourgneuf à Saint-Étienne) du 17 juin au 9 juillet pour immerger les visiteurs dans les méandres psycho-acoustiques qui interrogent notre perception du son. NR

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Mystique mi-raisin

MUSIQUES | Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Mystique mi-raisin

Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus sympathiques. Entre révolte et empathie, Babylas continue son chemin d’artiste engagé et, ayant déjà partagé la scène du Fil avec ses amis Peter Solo et Andrew Diamond, la foulera à nouveau cette fois-ci aux côtés d’un des plus remarquables vétérans du reggae roots encore en exercice. D’origine jamaïcaine bien évidemment, Ijahman Levi est assurément une légende vivante dont l’exemplaire longévité lui permet d’afficher une discographie riche de presque trente albums en quarante ans ! Respect… Avec le temps la barbe blanchit et les dreadlocks grisonnent sous la large casquette de laine, mais la voix du septuagénaire semble intacte et l'émotion demeure la même. Il y a chez cet homme une fraîcheur qui fait du bien à voir et à entendre. Qu’il s’accompagne lui-même à la guitare acoustique ou qu’il soit entouré d'un groupe au complet, la sincérité qui émane de sa musique fait de Ijahman Levi un chanteur résolument mystique qu’il faut avoir vu au moins une fois sur scène. Ijahman Levi + Assoh Babyla

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La radio, tout là-haut

SCENES | Voilà un projet pour le moins inédit. Radio Jasserie, lancé par notre confrère, journaliste de France Bleu, Julien Trambouze et Adela Coman (en charge de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 mars 2016

La radio, tout là-haut

Voilà un projet pour le moins inédit. Radio Jasserie, lancé par notre confrère, journaliste de France Bleu, Julien Trambouze et Adela Coman (en charge de la scénographie et des costumes), est un spectacle un peu particulier. Ponctué d'interviews, d'interventions musicales et de reportages sur les tranches de vie locale, ce " spectacle radiophonique " va transformer la célèbre Jasserie du Pilat en studio de radio, mais dans un style "ORTF" rétro avec costumes d'époque et accessoires. Même si le spectacle ne sera pas retransmis en direct, ce projet est un événement unique dans la région. Une vraie-fausse émission qui mettra l'histoire de la Jasserie ainsi que les valeurs histoires locales, d'une manière décalée et conviviale, avec les interventions de Georges Masson, Michal Achard, Eric Perrin et Gil Chovet. NB Radio Jasserie, vendredi 11 mars à 21h, à l'auberge de la Jasserie au Bessat

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Brain storming

MUSIQUES | La seconde édition du Sainté Dub Club enfonce le clou et propose une belle brochette de quatre formations ouvrant en grand les portes du genre, avec, en figure de proue stéphanoise, le projet Brain Damage. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Brain storming

Demandé aux quatre coins de la planète pour ses mixes époustouflants, Martin Nathan alias Brain Damage a connu une grosse année 2015 avec un nouvel EP et un album live, cinq sessions studio en Jamaïque et pas moins de trente-sept shows dans neuf pays différents, avec Vibronics, Willi Williams ou en solo ! Il faut dire que depuis le premier maxi (Bipolar Disorder en 1999) des torrents ont coulé sous les ponts de cette formation aujourd’hui citée parmi les fondateurs incontestés de la scène dub hexagonale. Le duo (devenu solo en 2011) jouit désormais d’un réel rayonnement international, brouillant pourtant les pistes à chaque album (déjà onze au compteur). Brain Damage trace sa route dans le foisonnant paysage dub mondial, osant les changements de direction au gré des collaborations avec des artistes comme Zion Train, Alpha and Omega, The Disciples, Mohammed El Amraoui, Vuneni ou Black Sifichi. Seul à bord suite au départ du bassiste Raphaël Talis, Martin Nathan opérait un retour aux influences anglo-jamaïcaines sur l’excellent What you gonna do ? (avec High Tone en 2012), récidivant sur le double album Empire Soldiers (avec Vibronics en

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NakSooKhaw en immersion vidéo

MUSIQUES | Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 janvier 2016

NakSooKhaw en immersion vidéo

Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté Style Free, ce concept original a pour but de présenter au compte-gouttes (avec plusieurs vidéos diffusées sur le web), les différents morceaux qui composeront le prochain album du groupe, actuellement en préparation. Les internautes pourront ainsi découvrir en musique, divers lieux de la cité stéphanoise tels que les crassiers, le Musée de la mine, la Cité du design ou le stade Geoffroy Guichard... NB

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Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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