Épisode #3 : Brain Damage, rockers style

MUSIQUES | Troisième épisode : cette fois-ci, c'est l'une des figures du film Rockers, le rare Kiddus I, qui se frotte en studio avec le Stéphanois Brain Damage. Deux époques, mais un même lieu : Harry J.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Photo : © DR


Kiddus I, c'est une apparition dans le mythique film Rockers : est-ce là que tu l'as découvert la première fois ? Que représente pour toi ce chanteur ?
Martin Nathan : Je n'ai pas la prétention de dire que je suis un spécialiste du reggae ni de tout ce qui concerne la Jamaïque de manière générale. Lorsque Sam Clayton Jr m'a évoqué la possibilité de travailler avec Kiddus, je lui ai immédiatement avoué ne pas le connaître. Je n'avais en fait pas associé son nom à son inégalable apparition dans Rockers, l'un des moments forts de ce film, qui m'avait pourtant marqué. Ironie de l'histoire, cette scène mythique fût également tournée au studio Harry J...

Que représente pour toi ce chanteur ?
Il est pour moi une belle représentation de ce qu'a pu être l'exploitation de bon nombre d'artistes de cette époque-là par certains producteurs. Kiddus I, c'est une voix, un personnage, un charisme, et enfin... une carrière gâchée. Si son apparition dans Rockers a soudainement propulsé sa notoriété à l'international, son parcours reste un ensemble de projets avortés, de bandes master égarées ou de productions confidentielles. De son aveu, il n'a pas touché un kopeck des producteurs du film, comme de bien entendu.

Tu vas prochainement jouer au festival 6ème Continent : comment as-tu transposé live l'expérience de ce disque ?
Je suis en effet en train de défendre depuis quelques mois ce disque sur scène. Fidèle à mon habitude depuis plus de 17 ans déjà, je me permet d'y livrer une version survitaminée des morceaux présents sur chacun des albums que j'ai produit. Seul, mais néanmoins secondé par mon équipe (son, lumière, vidéo et régie), je m'efforce de soigner la mise en scène, la qualité sonore, et le côté vivant de chacune des prestations. C'est un vrai live, basé sur l'énergie, la spontanéité, les accidents et les moments de grâce, laissant une part belle à de grandes plages d'improvisation dans le travail de mix. Les versions diffèrent donc, d'un soir à l'autre, l'idée étant de retrouver, avec les machines qui m'entourent, le ressenti d'un instrumentiste "traditionnel"...

Les autres épisodes

Walk the Walk #1 : Horace Andy
Walk the Walk #2 : Ras Michael

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Combo Congo

Sono mondiale | Nos amis lyonnais du label Jarring Effects glissent sous le sapin le magnifique album Les Mamans du Congo & RROBIN. Fruit de la (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 décembre 2020

Combo Congo

Nos amis lyonnais du label Jarring Effects glissent sous le sapin le magnifique album Les Mamans du Congo & RROBIN. Fruit de la rencontre entre la chanteuse-percussionniste Gladys Samba et de l’artiste RROBIN, explorateur de musiques électroniques et de hip-hop, le projet afroféministe Les Mamans du Congo fait revivre les berceuses bantou ancestrales du Congo Brazzaville. Considérés comme un véritable matrimoine culturel, les chants sont ici boostés par le flow percutant de Maman Gladys, sur des productions explosives de mister RROBIN. Fourchettes, assiettes, paniers, pilons et matériel de récupération accompagnent brillamment les voix des cinq Mamans du Congo. Jouissif. Les Mamans du Congo & RROBIN, Ngaminke, chez Jarring Effects

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"10 jours sans maman" : Décharge parentale

ECRANS | De Ludovic Bernard (Fr., 1h38) avec Franck Dubosc, Aure Atika, Alice David…

Vincent Raymond | Mercredi 19 février 2020

Excédée par la forfanterie paternaliste qu’il manifeste au logis, l’épouse du DRH d’une grande surface s’octroie dix jours de vacances seule ; charge au mari de s’occuper de la maison et des trois enfants, en plus de son travail. Bien sûr, ça ne va pas bien se passer, du moins au début… L’une des plaies modernes du cinéma contemporain (et tout particulièrement de la comédie française) s’appelle la bande-annonce. Consistant en un concentré de film surmonté façon clip épileptique, ce produit formaté gâche plus les effets et/ou l’histoire qu’il n’éveille la curiosité. Promesse de prévisibilité catastrophique, celle de 10 jours sans maman est l’exemple du parfait repoussoir. Sauf que… Loin d’être un chef-d’œuvre de raffinement, d’intelligence ni d’esthétique (on baigne quand même dans l’uniforme lumière fromage blanc téléfilm), le nouveau Ludovic Bernard (L’Ascension) n’est pas si épouvantable que cela. Même avec Franck Dubosc, c’est dire ! D’abord, il tient son pari d’aborder la question de la méconnaissance charge mentale ménagère par le biais de la comédie, il s’attaque à ce tabou existant encore autour de la

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"Le Cristal magique" : Comme de l’eau de roche

ECRANS | De Nina Wels & Regina Welker (All.-Bel., 1h21) avec les voix (v.f.) de Audrey D'Hulstère, Arthur Dubois, Nathalie Stas…

Vincent Raymond | Mercredi 11 décembre 2019

La sècheresse ayant gagné la forêt, Amy l’intrépide hérissonne part à la conquête du cristal magique censé pourvoir en eau l’ensemble du territoire, et que le roi des ours a dérobé. Pour l’aider dans son aventure, son seul ami, l’écureuil timoré Tom, ne sera pas de trop… Surmontez sans hésiter “l’audace graphique“ à l’allemande de l’affiche — vous savez, ce mariage aventureux de polices massives et de dégradés WordArt qui appuient l’expression un peu figée des protagonistes — ; vos jeunes enfants vous remercieront, car le film vaut mieux que cette vitrine. Construit sur le classique principe du conte à quête initiatique, Le Cristal magique vante les vertus de l’entraide, de la complémentarité, du partage des biens communs plutôt que la concentration des richesses au profit des plus puissants, de l’intelligence contre la force physique. Non, il s’agit pas d’un métaphore crypto-marxiste, mais de l’illustration très concrète d’une question actuelle et pragmatique : l’accaparement de ressources vitales par des ploutocrates sans scrupules provoque bien l'extermination de leurs congénères dans un écosystème, fût-il notre biosphère. Transposez cett

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Punchlines

Dub | À Saint-Étienne, l'arrivée d'un nouvel album de Dub Inc est toujours un événement, généralement accompagné d'un ou deux concerts très attendus et souvent sold (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Punchlines

À Saint-Étienne, l'arrivée d'un nouvel album de Dub Inc est toujours un événement, généralement accompagné d'un ou deux concerts très attendus et souvent sold out au cœur d'une longue tournée mondiale. Il faut dire qu'ici, le groupe est littéralement à la maison, dans son jus, en famille. A Sainté-village, la fidélité se vit autant dans la musique que dans le foot, c'est une histoire de cœur où le terme populaire prend tout son sens. Sorti en septembre dernier, MILLIONS est le septième album studio du groupe (dont trois disques d'or), si l'on zappe les deux EP gravés à l'époque balbutiante du collectif et les deux lives sortis en 2006 et 2015. La recette originelle reste inchangée depuis deux décennies : un sens contagieux de la mélodie au service de textes sincères et engagés, les voix complémentaires de Bouchkour et Komlan, un ADN résolument reggae et un inébranlable esprit d'équipe. MILLIONS est un album éminemment politique, au sens noble, évoquant des millions de révoltes à observer, des millions de frontières à déjouer et autant de vanités à esquiver. Dub Inc, samedi 14 décembre à 20h + dimanche 15 décembre à 19h au Zénith

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Ça tourne !

Reggae | La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur (...)

Niko Rodamel | Mardi 15 octobre 2019

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La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur de ce début d'automne, le leader du groupe Danakil a en effet choisi une entreprise ligérienne pour mettre en image son single Ce qu'on achète pas. Une équipe restreinte et mobile est à pied d'œuvre pour trois jours de tournage en lumière naturelle, dans les quartiers de Bergson et de la Cotonne, ainsi qu'à la Cité du design. À l'écran, Balik est accompagné d'une comédienne-danseuse, la sublime Elodie Sénigallia. En recherche de nouveaux réalisateurs pour accompagner le projet solo de Balik, le label Baco Records a donc contacté le Stéphanois Kamir Meridja, à qui l'on doit notamment le documentaire Rude Boy Story que tous les fans de Dub Inc connaissent bien. GRINTA Films a précédemment signé des clips plutôt bien léchés pour un grand nombre de groupes parmi lesquels Nosfell, Barrio Populo, Röyksopp, Apple Jelly, Keny Arkana ou encore John Tejada. Rappelons que Balik sera sur la scène du Clapier le 22 novembre.

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L’attablé du coin

Créations | Le festival Roanne Table Ouverte invite les créateurs du collectif d'artisans stéphanois l’Atelier du Coin à exposer dans un lieu atypique. L’occasion de (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

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Le festival Roanne Table Ouverte invite les créateurs du collectif d'artisans stéphanois l’Atelier du Coin à exposer dans un lieu atypique. L’occasion de redécouvrir le travail de Malika Ameur, Marie Eve Ginhoux, Sandra Coelho, Maud Salançon, Jean-François Bazzara, Marie Dubois, MatTim, Laurence Pasero ou Florie Keller. La Savonnerie du Pilat sera également présente aux côtés d’un invité-bonus, l'ébéniste Jean Sylvain Masse. À Table 2 par L’Atelier du Coin, jusqu'au 10 novembre, salle d’exposition de La Cure à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

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Tiken Jah de retour à Sainté

Reggae | Vous l'avez loupé cet été pour son retour au Foreztival ? Pas de panique, Tiken Jah Fakoly sera de retour dans la région, à Saint-Étienne, pour réchauffer le début (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 août 2019

Tiken Jah de retour à Sainté

Vous l'avez loupé cet été pour son retour au Foreztival ? Pas de panique, Tiken Jah Fakoly sera de retour dans la région, à Saint-Étienne, pour réchauffer le début du mois de décembre. Ce sera du côté du Fil, le jeudi 5 décembre que le chanteur africain viendra éveiller les consciences autour de l'inaction écologique avec son nouvel album, Le monde est chaud, qui replace le débat autour de l'urgence climatique. Tiken Jah Fakoly, jeudi 5 décembre au Fil

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"Le Déserteur" : Fear West

ECRANS | de Maxime Giroux (Can., int. -12ans, 1h34) avec Martin Dubreuil, Romain Duris, Reda Kateb…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Une époque indéfinie, dans l’Ouest étasunien. C’est là que Philippe s’est expatrié pour fuir son Canada et une probable mobilisation. Tirant le diable par la queue, il survit en participant à des concours de sosies de Charlie Chaplin. Mais le diable ne s’en laisse pas compter et le rattrape… N’était son image en couleur, le film de Maxime Giroux pourrait pendant de longues minutes passer pour contemporain des Raisins de la colère (1940), avec son ambiance post-Dépression poussant les miséreux à l’exil et transformant les malheureux en meute de loups chassant leurs congénères. Et puis l’on se rend compte que le temps du récit est un artifice, une construction — comme peut l’être le steampunk —, un assemblage évoquant une ambiance plus qu’il renvoie à des faits précis ; une ambiance qui semble ô combien familière. Aussi ne tombe-t-on pas des nues lorsque l’on assiste, après sa longue errance entre poussière et villes fantômes, à la capture de Philippe par un réseau de trafiquants de chair humaine pourvoyant de pervers (et invisibles) commanditaires. Fatalité et ironie du sort : fuir le Charybde d’une guerre

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Maxime Giroux : « On n’a pas appris de nos erreurs, on répète l’Histoire »

ECRANS | Après "Felix & Meira", le réalisateur québécois Maxime Giroux signe une parabole sur la férocité cannibale de la société capitaliste, qui conduit l’Homme à exploiter son prochain. Entretien avec un cinéaste guère optimiste sur le devenir de notre monde…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Maxime Giroux : « On n’a pas appris de nos erreurs, on répète l’Histoire »

Pourquoi le titre original, La Grande Noirceur, n’a-t-il pas survécu à sa traversée de l’Atlantique ? Maxime Giroux : (rires) Il faudrait poser la question à mon distributeur. Quand je fais des films, j’aime bien qu’on laisse la liberté de les faire comme je veux. Alors, quand des distributeurs me demandent de changer le titre pour sortir dans un pays X, je dis oui (rires). Je pense que La Grande Noirceur était peu trop négatif ; et puis c’était surtout une référence à une époque au Québec qui ne parlait pas au public européen. Votre histoire est une uchronie située sur un territoire immense, indéfini (l’Ouest sauvage tel qu’on le fantasme). Ce double flou spatio-temporel, est-ce pour atteindre à l’universel, à la métaphore ? Tout à fait. Mon but n’était pas de parler d’une époque, d’une situation ou d’une guerre précise, mais plutôt d’un système qui est inabordé à travers l’Histoire — qu’on pourrait appeler le système capitaliste ou d’un autre nom — qui est basé sur la violence, le pouvoir. Comment le début de l’écriture a correspondu à l’élection de Tr

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Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

Dub | L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 mars 2019

Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais également par la sortie d'un album inédit : Combat Dub 4 / Revisited.

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Miaou

Rap poétique | CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Miaou

CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de titres aux textes uniques en leur genre. Un brin désabusé, le félin cha(n)tonne un rap légèrement auto-tuné sur des rythmes délicatement "dubbés", entêtants et addictifs. Récidevera-t-il avec Brune Platine, son second opus ? On espère regoûter à cette anesthésie sonore si douce. CHATON, vendredi 26 avril à 20h30 - soirée warm-up du Foreztival 2019

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In dub we trust

20 ans de Dub stéphanois | Le musicien stéphanois Martin Nathan marque d’une pierre blanche les vingt ans du projet Brain Damage : une alléchante soirée live avec une belle brochettes d’invités accompagnera la sortie d’un album revisitant tout le parcours du serial dubber.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

In dub we trust

Putain, vingt ans ! Peu d’artistes ligériens peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité, combinant régularité et renouvellement, tout en conservant son ancrage territorial. Exit le gringo mytho à l’oreille percée qui chantait Saint-Étienne avant de se perdre dans mille vies fantasmées, on the road again mais loin des terrils de son enfance… Presque effacé le souvenir des concerts de ouf donnés par les Babylon Fighters… Mutique notre cher Mickaël Furnon, leader-ermite du regretté combo Mickey 3D… Non, vraiment, seuls la Dub Inc et Brain Damage semblent tenir le cap, rayonnant aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international, sans renier leurs origines stéphanoises. Rapprochant de façon visionnaire les univers du sound system et du live en créant l’un des premiers live-machine du genre à la veille de l’an 2000, Brian Damage est considéré depuis comme l’un des fondateurs de la scène dub en France. Follow the bass Avec quatorze albums au compteur et plus de sept cent concerts, Martin Nathan fête donc aujourd’h

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L'Odyssée du Pacha

Dub | Le pionnier du dub stéphanois, Fedayi Pacha, a fait un joli retour en fin d'année 2018 avec un nouvel album, intitulé O D C. Inspiré de l’oeuvre d’Homère, (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

L'Odyssée du Pacha

Le pionnier du dub stéphanois, Fedayi Pacha, a fait un joli retour en fin d'année 2018 avec un nouvel album, intitulé O D C. Inspiré de l’oeuvre d’Homère, il confectionne toujours une musique aux sons voyageurs. Titres brûlants comme le sable saharien, odeurs et couleurs épicées, cet album marque un joli retour du Pacha à l'univers toujours aussi riche. Fedayi Pacha, vendredi 15 mars à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

MUSIQUES | Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, Jahneration, Broussaï, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël, Solo Banton) le morceau À travers les vagues disponible sur YouTube.

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Les machines s'agitent

MUSIQUES | La première édition du festival eMachination, organisée par l'association étudiante les AGitateurs de Musique, propose un plateau artistique attrayant (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Les machines s'agitent

La première édition du festival eMachination, organisée par l'association étudiante les AGitateurs de Musique, propose un plateau artistique attrayant mêlant divers courants et utilisations des machines dans les musiques actuelles. Au programme, de la funk très électronique avec le bassiste Sven Atterton, le très dansant Gin Tonic Orchestra composé de cinq jeunes Stéphanois mais également une soirée de cloture aux accents dub avec notamment le Khoe-Wa Dub System. Festival eMachination #01, du 17 au 19 janvier au F2 et la FABuleuse Cantine à Saint-Étienne

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Dub Inc annonce un concert au Zénith en 2019

Rude boys | Le groupe stéphanois Dub Inc repart pour une tournée en 2019 avec un nouvel album en cours d'enregistrement. Parmi les premières dates annoncées par le groupe (...)

Nicolas Bros | Jeudi 15 novembre 2018

Dub Inc annonce un concert au Zénith en 2019

Le groupe stéphanois Dub Inc repart pour une tournée en 2019 avec un nouvel album en cours d'enregistrement. Parmi les premières dates annoncées par le groupe : 7 décembre 2019 au Zénith de Paris et 14 décembre 2019 au Zénith de Saint-Étienne (7e date du groupe sur cette scène depuis ses débuts). Les places sont d'ores et déjà en vente sur le site du groupe puis le seront puis sur toutes les plateformes de billetterie dès le 21 novembre 2018.

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Dub Inc offre un live en téléchargement gratuit

Live | Le groupe stéphanois Dub Inc vient de sortir, en téléchargement digital gratuit, l'enregistrement live de son concert au Zénith de Saint-Étienne (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 novembre 2018

Dub Inc offre un live en téléchargement gratuit

Le groupe stéphanois Dub Inc vient de sortir, en téléchargement digital gratuit, l'enregistrement live de son concert au Zénith de Saint-Étienne en 2017. L'occasion de (re)découvrir les compositions de leur dernier album So What, disque d'or avec plus de 50 000 albums vendus, et de patienter avant l'éclosion de leur nouvel opus en 2019 et sa tournée qui passera également par le Zénith de Saint-Étienne. Pour télécharger le live de So What, ca se passe sur cette page.

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Dubois dormant

Classique | Le centenaire de l'Armistice de 1918 offre la double occasion d'exhumer un répertoire musical couché sur papier acide, comme d'offrir une page blanche à de (...)

Alain Koenig | Mercredi 31 octobre 2018

Dubois dormant

Le centenaire de l'Armistice de 1918 offre la double occasion d'exhumer un répertoire musical couché sur papier acide, comme d'offrir une page blanche à de nouveaux compositeurs. L'exercice est un équilibre fragile. Les images sépia se floutent au fil des ans, évoquant trop souvent un coq et une Gaule surannés. Trois œuvres au programme : Gallia, superbe motet composé à Londres en 1871 par Charles Gounod. Il y est question de Jérusalem détruite, métaphore d'un Paris en ruine après le désastre de la Commune. La postérité de Théodore Dubois, quant à elle, est inversement proportionnelle aux honneurs qu'il connut de son vivant. Directeur du Conservatoire de Paris, Prix de Rome, académicien, le réel regain d'intérêt pour sa prolifique musique peine à poindre dans sa Messe de la Délivrance, tant l'emphase répond à un cahier des charges très... patriotique. Le pari était risqué pour le compositeur Pascal Descamps de créer ses Chants d'Argonne sur le même thème. Le bijou brille pourtant de mille feux, retraçant sur trois tableaux, le parcours d'un jeune "poilu", dont on ne comprend que tardivement qu'il est mort au combat. Comme toujours, les thèmes magiques

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Best of

ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Best of

Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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NakSooKhaw veut optimiser

Raggap | Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 février 2018

NakSooKhaw veut optimiser

Après plusieurs expériences en groupe avec Full Faya et Art’maniak, le rappeur stéphanois Méca a commencé une carrière solo avec notamment un album sorti en 2013 et intitulé Le devoir nous appelle. Puis, l'envie de reprendre une aventure en groupe a été plus forte. Mais au-delà de seulement repartir de l'avant avec un groupe, Méca a décidé de faire bouger ses lignes artistiques. Voilà comment NakSooKhaw a vu le jour, mélangeant le flow hip-hop du chanteur aux rythmes reggae-dub d'un quatuor constitué par des musiciens issus de la scène stéphanoise (notamment des formations telles que Datune, Jah Gaïa ou Souls Sonics). Leur style ? Le "raggap". Rien de révolutionnaire ici mais des compositions de qualité qui s'apprécient à leur juste valeur. Produit par le célèbre Sam Clayton Jr., le premier album de la formation, intitulé Optimise, propose une vision d'ensemble de son univers, dans la même veine que les symboles Dub Inc. Si vous en doutiez, cet album vient confirmer que Saint-Étienne est définitivement une ville possédant une scène reggae et dub très active. NakSookhaw - Optimise [R'Pur Prod et Urban Conception] ; sortie le 9 février

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Le Foreztival 2018 dévoile ses premiers noms

Festival | Il est de retour en 2018. Le Foreztival vient de lâcher deux premiers noms de sa 14ème édition qui aura lieu les 3, 4 et 5 août 2018 à Trelins, dans le Forez. (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 décembre 2017

Le Foreztival 2018 dévoile ses premiers noms

Il est de retour en 2018. Le Foreztival vient de lâcher deux premiers noms de sa 14ème édition qui aura lieu les 3, 4 et 5 août 2018 à Trelins, dans le Forez. Tout d'abord Panda Dub proposera son nouveau show Circle Live le vendredi 3 août. Le samedi 4, l'une des artistes les plus engagées du rap français prendra le micro dans le Forez : Keny Arkana. Plus d'infos et premiers pass en vente sur cette page.

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Home sweet home

MUSIQUES | Après un passage par le Mexique et la Colombie, Dub Inc revient sur le vieux continent pour une vingtaine de dates jusqu’à Noël. Le concert du 18 novembre (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 octobre 2017

Home sweet home

Après un passage par le Mexique et la Colombie, Dub Inc revient sur le vieux continent pour une vingtaine de dates jusqu’à Noël. Le concert du 18 novembre au Zénith de Saint-Étienne promet d’être archi bouillant parce qu’à la maison, à deux pas du chaudron, c’est toujours la méga teuf !

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Brain is in the kitchen

Sono mondiale | Brain Damage invite Harrison Stafford à bousculer les codes du dub et du reggae roots sur un album commun, avec à la clé, une série de concerts très attendus. Ça barde !

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Brain is in the kitchen

Après les belles réussites que furent ses rencontres successives avec High Tone (album High Damage en 2012) puis Vibronics (Empire Soldiers en 2013), Martin Nathan alias Brain Damage entame une nouvelle collaboration avec Harrison Stafford, fondateur du groupe Groundation. Pour ce nouveau projet, notre serial dubber stéphanois et le charismatique "Professor" ont gravé l’album Liberation Time, alignant dix titres empreints de messages philosophiques et bienveillants. Riche de nombreuses collaborations à travers le monde et avec au compteur une douzaine d’albums plutôt généreux en featurings, Brain Damage ne cesse de défricher de nouvelles pistes musicales. Ici les deux complices rapprochent leurs univers respectifs, le gros son du Français portant solidement la voix si particulière du plus jamaïcain des Californiens. Comme à son habitude, Nathan sort de derrière les fagots des mélodies imparables truffés d’effets dub inspirés. Harrison délivre quant à lui un message fédérateur centré autour de l’auto-émancipation par la musique, exposant encore et encore sa vision universaliste de la foi rastafarienne. La Jamaïque c’est fantastique

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L'Entourloop sait faire

Chronique album hip-hop/reggae | Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 septembre 2017

L'Entourloop sait faire

Toujours dans la même veine festive, le collectif stéphanois L'Entourloop sort un nouvel opus naviguant entre reggae et hip-hop, intitulé Le Savoir Faire. Produit avec une tripoté de featurings allant des habituels N'Zeng, Soom T et Troy Berkley aux inédits Kill Emil, Biga*Ranx, Blimes Brixton, Rodney P ou Ras Demo, cet album comporte 18 titres cohérents. Suivant une cohérence de bout en bout, telle une mixtape du "bon vieux temps", le disque poursuit le travail engagé par leur premier album Chickens in Your Town sorti en 2015. Les Stéphanois s'imposent avec savoir-faire et énergie en sortant une galette qui démontre l'ambition de ce projet qui traverse les frontières. L'Entourloop, Le Savoir Faire, sortie le 22/09

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Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

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Dub night

Panorama Sono Mondiale 17/18 | La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Dub night

La nuit sera chaude et longue pour la sixième session du Sainté Dub Club, samedi 7 octobre au Fil. Sont notamment attendus, côté club, les Stéphanois de Green Tingz sound (feat. General Bundi), Rakoon, Tiburk et Thriakis Dub Destroyer. Côté grande salle, se succèderont Charlie P & Green Cross, les Anglais d’Iration Steppas et légende du Dub UK, Neil Fraser aka Mad Professor. À soixande-deux ans, le génial bricoleur n’a pas perdu la pêche. Il tournait encore l’an passé avec Lee "Scratch" Perry et aura à ses côtés la chanteuse Aisha pour un set qui s’annonce mémorable. Sainté Dub Club, samedi 7 octobre à 20h30 au Fil

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Reggae pas triste

Reggae | Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Reggae pas triste

Inutile de (re)présenter Patrice, artiste geramno-sierra léonais aux multiples influences : soul, funk et bien sûr reggae. Il a déjà conquis le public des salles d’Europe avec son envoutant Soulstrom il y a une dizaine d’années. Il revient à Saint-Etienne avec son album sorti en automne 2016, Life’s blood, dans lequel nous reconnaissons aisément l’influence de ces nouveaux producteurs le duo Picard Brothers et Diplo (Madonna, Major Lazer, Beyoncé), notamment sur la chanson Burning Bridges. La première partie sera assurée par Noraa la petite protégée de Patrice qui est également son producteur. Allemande aussi mais d’origine tchadienne, Noraa évolue dans un style plus pop/soul. Découverte il y a peu de temps, c’est une jeune artiste au naturel et à la simplicité prometteurs qui se présentera le mercredi 29 mars à 20h au Fil.

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Benjamin "Ben" Jouve, ingé'son de Dub Inc

3 questions à... | Quelles sont ton histoire et ta place au sein du groupe ? Je fais le son du groupe depuis son origine, c’est-à-dire depuis dix-huit ans, en studio (...)

Niko Rodamel | Mardi 20 décembre 2016

Benjamin

Quelles sont ton histoire et ta place au sein du groupe ? Je fais le son du groupe depuis son origine, c’est-à-dire depuis dix-huit ans, en studio comme en live. Dub Inc est avant tout un collectif dans lequel tout le monde a son mot à dire, je peux donc prendre part à toutes les décisions, sur tous les aspects de la vie du groupe, pas seulement sur le son. Dans quelles conditions l’enregistrement du nouvel album s’est-il passé ? En 2015 le groupe a connu un vrai "babyboom" avec plusieurs naissances, on s’est donc dit que ce serait plus confortable d’enregistrer à Saint-Étienne. En mai 2015 on a alors transformé en studio d’enregistrement le local où l’on répétait habituellement. Pour So What on a pu prendre notre temps pour faire du bon travail, en ayant pour une fois des horaires de bureau qui nous ont permis de préserver nos vies familiales. C’était une nouvelle approche pour nous car l’enregistrement s’est vraiment fait sur la longueur, en près de neuf mois. As-tu l’impression que le son du groupe évolue avec le temps ? Même si en studio je conserve à peu près toujours la mêm

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Dub Inc, le grand périple

MUSIQUES | Après la sortie de son sixième album So What en septembre dernier, Dub Inc repart sur les routes d'Europe et du monde pour une nouvelle tournée avec quatorze nouveaux titres toujours aussi punchy. Avant le très attendu concert au Zénith de Saint-Etienne le 17 décembre, nous avons rencontré deux membres incontournables du collectif, tout d'abord, Komlan, chanteur.

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Dub Inc, le grand périple

Avec son reggae ravageur métissé de dancehall, de musique kabyle et diverses autres influences world, Dub Inc s'est imposé comme la formation la plus emblématique du genre, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Hexagone. La production discographique régulière du groupe permet de relancer de façon quasi-ininterrompue de longues séries de concerts, lesquelles font à leur tour la preuve d'un succès qui ne cesse de grandir et de s'exporter sur les cinq continents. Komlan tente d'expliquer les raisons d'une telle longévité. « Dub Inc est né il y a dix-huit ans et je pense que l'on a su garder un certain équilibre entre nous. On reste un groupe de potes qui aiment faire de la musique ensemble, comme une seconde famille au sein de laquelle tout le monde est au même niveau, sans aucune hiérarchie. Le fait que notre travail porte ses fruits facilite pas mal les choses, l'aventure continue dans une émulation toujours positive. Et puis, avec le temps, on a su s'entourer de gens qui ont une énergie plutôt cool, avec qui on est humainement en phase. C'est très important. » Le tout nouvel album semble apporter un vent de fraîcheur au collectif, avec des sonorités inéd

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Éric Pétrotto, l'ubiquité incarnée

MUSIQUES | Il dirige la destinée de plusieurs structures, est impliqué dans le tissus associatif local, fut musicien du groupe B.R.OAD.WAY... Eric Pétrotto est un homme au parcours loin d'être une croisière pour jeunes retraités. Explications.

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Éric Pétrotto, l'ubiquité incarnée

Existe-t-il un point commun entre la musique en streaming, le groupe B.R.OAD.WAY et les Pompes Funèbres ? A priori, pas vraiment. Mais si vous regardez de plus près, il y en a bien un. Son nom : Éric Pétrotto. Ce Couramiaud de naissance est un homme à part dans le paysage économique et culturel ligérien. Véritable touche-à-tout, il est un chef d'orchestre, un instigateur de projets et surtout un infatigable. Un poil "speed" mais disponible, Éric Pétrotto est un boulimique de travail. Il suffit qu'il ouvre son Mac portable pour que fleurissent les fenêtres de tableurs et autres logiciels connectés. Toujours à cheval entre la musique et l'entrepreneuriat, il a très vite su avancer avec ses deux cordes à son arc. Après son DUT GEA obtenu à l'IUT de la Métare en 1995 à Saint-Étienne, il fait objecteur de conscience et entre dans une troupe indépendante de théâtre stéphanoise : Acte Contact d'André Tardy. Il traite alors pour cette compagnie sa comptabilité, discipline qui est un peu le fil rouge de sa carrière, et un peu de création. Puis, il s'oriente vers l'entrepreneuriat d'une manière assez originale. « Tout de suite après l'armée, j'ai racheté une entreprise indépendante de

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Freestyle

MUSIQUES | Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 novembre 2016

Freestyle

Voilà une belle occasion de (re)découvrir en live et en os, le frenchy Biga*Ranx, un artiste singulièrement pluriel. À force de collaborations et bien sûr de travail, Biga*Ranx s’est taillé une réputation franchement méritée de MC prodige qui, en deux albums, a su marier pour le meilleur hip-hop, reggae, dancehall de ses débuts au tumulte des productions drum’n’bass et dubstep qu’il découvre quelques années plus tard lors d’un séjour à Londres. Il fait partie de ces artistes qui ont décidé de mettre toutes les chances de leur côté et ça fonctionne à tous les coups. Biga*Ranx, vendredi 18 novembre à 20h30, au Fil

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Dub à l'échelle télescopique

Sainté Dub Club | Stand High Patrol, le trio breton le plus jamaïcain, a une capacité certaine à brouiller les cartes. Entre des lives enflammés et un dernier album très ouvert, le groupe possède ce petit plus qui accroche l'oreille.

Nicolas Bros | Vendredi 7 octobre 2016

Dub à l'échelle télescopique

Si la révolution dub devait prendre une icône, Stand High Patrol ferait sans doute partie des potentielles figures de proue. Les trois dubadub musketeers ont surpris leur monde en 2015 lors de la sortie de leur deuxième album A Matter of Scale (Une Question d’échelle en français), où se mélangent allègrement sonorités dub, reggae, jazz et même blues. Il suffit de tendre le pavillon lors de l'intro du disque pour découvrir caresses de caisse claire, sourdines caractéristiques et saisir l'inspiration. Cet opus s'avère propice à une écoute "de salon" et ne correspond finalement que peu à une production calibrée pour la scène et son déchaînement de foule. Stand High Patrol a affirmé, s'il en était encore besoin, sa propension à transgresser les codes établis et à ouvrir son champ d'action dans un spectre aussi large qu'une autoroute à six voies : c'est la volonté de ce groupe ayant auto-baptisé son style dubadub. Si ces productions revêtent l'habit d'une révolution musicale parfois détonante, avant tout maîtrisée et très séduisante, leurs prestations live restent des invitations à titiller le pinacle : que les dub addicts se rassurent.

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"Camping 3" : et Gérard Jugnot avala un spacecake

ECRANS | Si vous n’avez pas d’autre choix que d’assister à une séance de Camping 3 (pour fournir une escorte à votre coquin(e), fuir une soirée foot, assouvir un (...)

Vincent Raymond | Mercredi 29 juin 2016

Si vous n’avez pas d’autre choix que d’assister à une séance de Camping 3 (pour fournir une escorte à votre coquin(e), fuir une soirée foot, assouvir un instant grégaire…) réjouissez-vous, il se peut que vous puissiez vous raccrocher à une séquence comme le naufragé à sa bouée. En l’occurrence, celle où Gérard Jugnot ingurgite un spacecake — expliquer les circonstances de l’ingestion serait fastidieux. Rentabilisant au mieux sa participation et son expérience, le comédien retrouve ses trémulations asthmatiques du buveur de liqueur d’échalote, devient hystérique comme un Félix à Noël et offre par son trip une plage de grâce dans une mer d’huile solaire. À part ce moment qui, étonnamment, échappe au cadre du camping — de là à en tirer les conclusions qui s’imposent… — rien de nouveau sous le coup de soleil ; tout le monde retourne au piquet de tente. Camping 3 de Fabien Onteniente (Fr, 1h45) avec Franck Dubosc, Claude Brasseur, Mylène Demongeot, Gérard Jugnot…

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Épisode #5 : Brain Damage meets Winston McAnuff

MUSIQUES | Cinquième épisode de Walk the Walk, la Web-série consacrée au voyage en Jamaïque de Brain Damage qui cette fois se frotte à Winston McAnuff.

Sébastien Broquet | Lundi 13 juin 2016

Épisode #5 : Brain Damage meets Winston McAnuff

Cet épisode conte l’enregistrement avec Winston McAnuff, que l’on connaît bien en France puisqu’il multiplie les collaborations par ici. C’est aussi l’occasion d’évoquer ces problèmes de droits récurrents autour des auteurs en Jamaïque, dont beaucoup d’artistes ont été spoliés. En as-tu parlé avec eux, avais-tu conscience de ça avant ce voyage ? Est-ce un sujet de méfiance préalable de la part d’artistes des années 70 qui ont été le plus victime de ça ? Martin Nathan : C'est tout le problème, et les limites du sampling... J'ai toujours essayé de ne pas dépasser les bornes les rares fois ou j'ai pu avoir recours à cette technique. Bon nombre d'artistes ont fait leur succès en s'appropriant de longs passages de musiques dites "ethniques", ou évidemment des voix en provenance de Jamaïque, directement piochées dans leurs disques de chevet, sans le moindre crédit, la moindre autorisation, la moindre rémunération. J'ai eu maintes fois cette conversation avec les jamaïcains que j'ai croisé à Kingston : ils sont exaspérés. Ils en ont marre. Depuis de nombreuses années, je privilégie les vraies collaborations et les séances studio qui me pe

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Épisode #4 : Brain Damage meets Willi Williams

MUSIQUES | Quatrième épisode de notre virée en Jamaïque sur les traces de Brain Damage, qui se confronte à une nouvelle légende : l'immense Willi Williams.

Sébastien Broquet | Lundi 13 juin 2016

Épisode #4 : Brain Damage meets Willi Williams

Willi Williams, c’est le single extrait de cet album, c’est aussi l’artiste qui t’a accompagné sur scène à la sortie du disque : qu’est-ce qu’il y a eu de plus entre vous, lors de cette rencontre ? Martin Nathan : Le choix du single n'a pas été simple. J'aurais pu choisir en effet quasiment n'importe quel titre de l'album, tant j'étais satisfait des prestations des différents intervenants. Par contre, quand il a fallu choisir qui j'allais inviter à venir me rejoindre pour tourner en Europe, je n'ai pas hésité. Wiili m'a instantanément convaincu par sa simplicité, sa disponibilité, son efficacité en studio, sa voix, son aura. De plus, le fait que son hit Armagideon Time, qui l'a promu au statut de légende, ait été repris par The Clash en 1980, est fondateur pour moi. C'est l'un des marqueurs de la collision qu'il y a eu à l'époque entre certains jamaïcains et punk rockers anglais, soit l'un des métissages sociaux-culturels les plus intéressants de ses dernières années. Imaginez le plaisir et la fierté qui furent les miens au moment de rep

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Épisode #2 : Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

MUSIQUES | Voici le second épisode de Walk the Walk, la Web série réalisée par Wasaru, filant sur les traces de Brain Damage en Jamaïque. Après Horace Andy, place pour ce second épisode à une autre légende : Ras Michael.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 juin 2016

Épisode #2 : Brain Damage à la rencontre de la voix du nyabinghi

Le reggae, le roots, c’est aussi le rastafarisme. Quel est ton rapport à la spiritualité en général et à la philosophie rasta en particulier ? Comment sont perçus les musiciens de reggae européens, non sensibles à cette philosophie, par les rastas, est-ce que vous en parlez ? Martin Nathan : Je suis un sceptique. Plutôt sur une ligne "ni Jah ni maître". Mais j'avoue avoir été plus que séduit par ce qu'il se dégage artistiquement des convictions de ces chanteurs avec lesquels j'ai pu travailler à Kingston. Je redis que je peux admirer un temple sans pour autant prier, ou encore apprécier la forme d'une publicité sans acheter le produit qu'elle vante. Nous n'avons pas eu le temps d'aborder sérieusement ces sujets ensemble, cela demanderait de se connaître davantage et je ne voudrais pas donner le sentiment d'un manque de respect de leurs convictions. Ce terrain est miné, et j'ai moi-même tendance à m'emporter sur le sujet, alors, prudence... Ras Michael, c’est aussi le nyabinghi. Est-ce que cette musique, découverte en France grâce à Mystic Revelation, t’a marqué autant que le reggae et le dub ? Comment perço

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Épisode #1 : Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

MUSIQUES | Durant huit épisodes, Brain Damage nous convie à le suivre lors de sa virée en Jamaïque : Walk the walk, réalisée par Wasaru, conte pas à pas l'enregistrement de l'album éponyme, au mythique Harry J Studio, en compagnie de Sam Clayton Jr. Premier épisode ici.

Sébastien Broquet | Mardi 31 mai 2016

Épisode #1 : Brain Damage à la conquête de la Jamaïque

Plusieurs voix mythiques sont venues à la rencontre de Brain Damage sur cet album sorti le 16 octobre 2015 sur Jarring Effects : de Horace Andy à Ras Michael, en passant par Kiddus I, Willi Williams (qui l'accompagne aujourd'hui sur scène) et Winston McAnuff. Tous se sont prêtés au jeu : écrire un texte concernant l'éducation, la jeunesse, leur enfance. On s'est demandés, du coup, comment cette volonté de transmission était venue au maître d'œuvre, Martin, l'âme de Brain Damage. Choisir de demander aux artistes d’écrire sur leur enfance, sur la jeunesse, c’est aussi faire œuvre de transmission, devenir passeur : qu’est-ce qui t’a amené vers ce thème, cette envie ? Le besoin de transmission vers les jeunes générations s’est-il imposé après 15 ans de carrière ? Martin Nathan : J'ai l'impression que la transmission s'est effectuée d'elle même sans que je n'y prête attention ! Il y a aujourd'hui toute une génération de jeunes artistes en France me confiant régulièrement directement découler de mon héritage. Ils constituent aujourd'hui une vraie scène, pleine de vitalité, c'est troublant. La volonté d'en savoir plus sur les je

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Les papys fringants du reggae

MUSIQUES | Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Les papys fringants du reggae

Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les jeunes formations (Danakil, Naâman, Jah Gaïa…), comme les grands frères stéphanois de la Dub Inc (trois cent mille disques vendus et des centaines de concerts sur les cinq continents), ne manquent pas de citer les grands maîtres du reggae ou d’aller écouter en spectateurs les vétérans du genre toujours en exercice. Car il reste encore quelques beaux dinosaures dans le circuit. Bien que pour certains la production discographique s’essouffle un peu, les papys du reggae ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de faire le show. Parmi eux, I Jahman Levi, soixante-dix printemps, était encore tout récemment sur la scène du Fil et Lee Scratch Perry, quatre-vingts bougies, mettait le feu au Cabaret Sauvage. Alpha Blondy et Jimmy Cliff, tous deux largement sexagénaires, n’ont sans doute pas non plus dit le dernier mot. Derrick Morgan, soixante-seize ans, est toujours de ce monde. À soixante-treize balais bien tapés, le Dj jamaïcain U Roy (considéré comme l’un des pères du rap) n’a pas perdu grand-chose de son oreille. Si l’on n’entend plus be

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Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Max

Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ? Oh oui, j’aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J’aime la France, la Suisse aussi… J’aime les Alpes, c’est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l’Europe en général. Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ? J’écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l’île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J’ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones. D’où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu… Maxwell Livingston Smith, c’était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m’a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j’ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m’ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans l

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Dub Inc de retour avec PITR

MUSIQUES | Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 mai 2016

Dub Inc de retour avec PITR

Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc vient de sortir un premier clip Triste Époque. Sur cette vidéo tournée à Saint-Étienne, on aperçoit l'intervention du street artist PITR.

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Doc Gynéco au Foreztival

MUSIQUES | C'est un pari qu'ont choisi de faire les programmateurs du Foreztival en bookant Doc Gynéco pour la douzième édition 2016. Pour fêter les 20 ans de Première (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 mai 2016

Doc Gynéco au Foreztival

C'est un pari qu'ont choisi de faire les programmateurs du Foreztival en bookant Doc Gynéco pour la douzième édition 2016. Pour fêter les 20 ans de Première Consultation, son album "fétiche", le Doc reprend la route et passera donc par Trelins, en tête d'affiche, le vendredi 12 août prochain. D'autres noms ont également été dévoilés en fin de semaine dernière : les bluesy toulousains de Scarecrow (dont on vous a déjà parlé ici) et les Barcelonais hurlants de Che Sudaka le samedi 13 août. Enfin les Sambonitains de Khoe-Wa Dub System se produiront le dimanche 14 août. NB Foreztival #12, du 12 au 14 août 2016 à Trelins

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Mystique mi-raisin

MUSIQUES | Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Mystique mi-raisin

Nous avions retrouvé Assoh Babylas (le plus Béninois des chanteurs stéphanois) avec Taximan en 2013, un bien bel album assorti d’un clip des plus sympathiques. Entre révolte et empathie, Babylas continue son chemin d’artiste engagé et, ayant déjà partagé la scène du Fil avec ses amis Peter Solo et Andrew Diamond, la foulera à nouveau cette fois-ci aux côtés d’un des plus remarquables vétérans du reggae roots encore en exercice. D’origine jamaïcaine bien évidemment, Ijahman Levi est assurément une légende vivante dont l’exemplaire longévité lui permet d’afficher une discographie riche de presque trente albums en quarante ans ! Respect… Avec le temps la barbe blanchit et les dreadlocks grisonnent sous la large casquette de laine, mais la voix du septuagénaire semble intacte et l'émotion demeure la même. Il y a chez cet homme une fraîcheur qui fait du bien à voir et à entendre. Qu’il s’accompagne lui-même à la guitare acoustique ou qu’il soit entouré d'un groupe au complet, la sincérité qui émane de sa musique fait de Ijahman Levi un chanteur résolument mystique qu’il faut avoir vu au moins une fois sur scène. Ijahman Levi + Assoh Babyla

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Brain storming

MUSIQUES | La seconde édition du Sainté Dub Club enfonce le clou et propose une belle brochette de quatre formations ouvrant en grand les portes du genre, avec, en figure de proue stéphanoise, le projet Brain Damage. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Brain storming

Demandé aux quatre coins de la planète pour ses mixes époustouflants, Martin Nathan alias Brain Damage a connu une grosse année 2015 avec un nouvel EP et un album live, cinq sessions studio en Jamaïque et pas moins de trente-sept shows dans neuf pays différents, avec Vibronics, Willi Williams ou en solo ! Il faut dire que depuis le premier maxi (Bipolar Disorder en 1999) des torrents ont coulé sous les ponts de cette formation aujourd’hui citée parmi les fondateurs incontestés de la scène dub hexagonale. Le duo (devenu solo en 2011) jouit désormais d’un réel rayonnement international, brouillant pourtant les pistes à chaque album (déjà onze au compteur). Brain Damage trace sa route dans le foisonnant paysage dub mondial, osant les changements de direction au gré des collaborations avec des artistes comme Zion Train, Alpha and Omega, The Disciples, Mohammed El Amraoui, Vuneni ou Black Sifichi. Seul à bord suite au départ du bassiste Raphaël Talis, Martin Nathan opérait un retour aux influences anglo-jamaïcaines sur l’excellent What you gonna do ? (avec High Tone en 2012), récidivant sur le double album Empire Soldiers (avec Vibronics en

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NakSooKhaw en immersion vidéo

MUSIQUES | Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 janvier 2016

NakSooKhaw en immersion vidéo

Armé d'une caméra accrochée au niveau du torse, le chanteur du groupe reggae stéphanois NakSooKhaw (Méca) fait découvrir sa ville en images embarquées. Baptisé Sainté Style Free, ce concept original a pour but de présenter au compte-gouttes (avec plusieurs vidéos diffusées sur le web), les différents morceaux qui composeront le prochain album du groupe, actuellement en préparation. Les internautes pourront ainsi découvrir en musique, divers lieux de la cité stéphanoise tels que les crassiers, le Musée de la mine, la Cité du design ou le stade Geoffroy Guichard... NB

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Dub Inc annonce son retour au Zénith

MUSIQUES | Le groupe stéphanois de la Dub Inc a annoncé travailler sur un prochain album et parallèlement deux premières dates de sa tournée au Zénith de Paris le 26 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2015

Dub Inc annonce son retour au Zénith

Le groupe stéphanois de la Dub Inc a annoncé travailler sur un prochain album et parallèlement deux premières dates de sa tournée au Zénith de Paris le 26 novembre 2016 et au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016. Les tickets sont déjà en vente ici. NB

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Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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Le club des 5

MUSIQUES | La soirée Sainté Dub Club alignera pas moins de cinq formations tout au long d’une chaude nuit bercée (ou plutôt chahutée) au son d’un reggae pur et dur. Au (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Le club des 5

La soirée Sainté Dub Club alignera pas moins de cinq formations tout au long d’une chaude nuit bercée (ou plutôt chahutée) au son d’un reggae pur et dur. Au programme, les Londoniens de Channel One et leur redoutable machine à danser, les Mungo's Hi Fi tout droit venus d'Ecosse, le trio Khoe-wa et ses titres hypnotiques bercés de sonorités ethniques ou encore le collectif Dub Addict qui mêle productions maison et sélections explosives. Mais il faudra également compter sur une petite brune qui ne paie pas de mine à première vue : accompagnée par le sound-system Anesthésia Sound, LMK envoie grave le steak ! L’an passé, la jeune lyonnaise (tout juste vingt ans) avait littéralement bluffé le public du Reggae Sun Ska festival. LMK est une artiste assez surprenante, ayant débuté la musique au conservatoire en classe de harpe classique, elle commence sérieusement à se faire un nom dans le milieu plutôt masculin des sound-systems et du reggae digital. Passant sans sourciller du rub-a-dub sauce jamaïquaine au chant, LMK tisse un univers musical qui oscille entre reggae, hip-hop et R&B dans un style assez urbain parfois teinté de jazz et de soul. L’artiste s’annonce c

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UB40 à Saint-Étienne

MUSIQUES | Et encore une madeleine de Proust. Après les retours successifs sur scène dans les mois à venir des Innocents, de Kent ou encore des Stranglers, c'est UB40 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 septembre 2015

UB40 à Saint-Étienne

Et encore une madeleine de Proust. Après les retours successifs sur scène dans les mois à venir des Innocents, de Kent ou encore des Stranglers, c'est UB40 qui est annoncé le 14 avril prochain à Saint-Étienne. Auteurs des tubes pop-reggae Kingstown Town, Red Red Wine ou I Got You Babe, les Britanniques poseront leurs instruments en terres forféziennes.

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La Tawa est en toi

MUSIQUES | Il emprunte peut-être son nom au premier album live du groupe Zebda, mais d’ailleurs peu importe, désormais la Tawa est avant tout un bien sympathique (...)

Niko Rodamel | Mardi 30 juin 2015

La Tawa est en toi

Il emprunte peut-être son nom au premier album live du groupe Zebda, mais d’ailleurs peu importe, désormais la Tawa est avant tout un bien sympathique festival qui a fait tranquillement sa place en l’espace de cinq ans auprès du public étudiant, mais pas que. La particularité de la Tawa est d’être un festival gratuit et totalement décomplexé, avec une philosophie sans prise de tête : « Les amis, la musique, la bonne bière (NDLR : à boire avec modération blabla...), l'air frais de Planfoy, c'est ça la Tawa ! » Deux jours de musiques et d’animations, deux jours à la cool sur l’herbe grasse du stade communal, avec des navettes qui relient la festival à la place Bellevue jusqu’à tard dans la nuit. Côté programmation, nous retiendrons l’excellent King Porter Stomp, un groupe de huit musiciens anglais qui livre avec une énergie folle un cocktail explosif de ska, dub, funk et hip-hop débridés. Fanfares, contes, danses et numéros de cirque viendront ponctuer les deux jours de fête. « Le festival survit grâce à votre faim et votre soif, si vous voulez qu’il reste gratuit, venez vous rassasier au snack et trinquer à la buvette ! » C’est ça aussi, la Tawa ! Niko Rodamel

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Insomniaque mai 2015

MUSIQUES | 06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

Insomniaque mai 2015

06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps d'autoroute. Outre le subjuguant et étincelant maestro à casquette Sufjan Stevens, la Motor City est le berceau d'un des nouveaux rois du hip hop indé made in U.S.A. : Curtis Cross. Sous le nom de Black Milk, ce jeune trentenaire a imposé sa marque de fabrique en se posant aussi bien en producteur de génie qu'en spécialiste de la scène. Rappelant le défunt J Dilla dans son approche soul et jazzy, le rappeur touche-à-tout est prolifique. La preuve avec ses cinq albums studios sortis depuis 2005. Après la sortie fin 2014 de son dernier opus If There’s A Hell Below (une référence clairement affichée au titre de Curtis Mayfield If There’s A Hell Below We’re All Going To Go sorti en 1970), il s'engage dans une tournée qui l'amène ce mois-ci en Europe et en France pour seulement deux dates avec le live band Nat Turner. Et chanceux que nous sommes, c'est à Saint-Étienne, pour Musitecture, qu'il viendra poser son flow et mettre tout le monde d'accord pour une soirée qui s'annonce épique

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