Nuits de feux

MUSIQUES | Lancées en grandes pompes en 2015, les Nuits de Saint-Jacques proposent une vision musicale intéressante, mêlant variété, chanson française et découvertes, en plein cœur du Puy-en-Velay. Cette année, outre les "grosses" têtes d'affiches, deux noms retiennent particulièrement notre attention.

Nicolas Bros | Mardi 5 juillet 2016

Photo : NACH © DR


Comme un départ bienheureux sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Nuits de Saint-Jacques habillent le cœur du Puy-en-Velay de plusieurs couleurs musicales pour le week-end de fête nationale. Après avoir proposé lors de sa première édition, en 2015, une programmation marquée par les lives explosifs de Kavinsky ou Dj Pone, le festival affiche cette année, un line-up plus enjôleur et moins ravageur. Au-delà des sempiternels Louane ou Black M et des indissociables Voulzy et Souchon, deux noms qui prouvent l'orientation artistique de l'événement.

Dans le coin gauche, on retrouvera le groupe de pop-rock d'origine marseillaise : Aline (ex-Young Michelin). Revenus plus forts en 2015 avec leurs album La Vie électrique, produit par Stephen Street, ingénieur du son des meilleures galettes des Smiths, les cinq membres du groupe ont réussi à se donner une véritable identité musicale affirmée et assumée. Cette dernière pourrait se qualifier tantôt de new wave frenchy, tantôt de pop typée 80's, le tout enjolivé par des textes dans la langue de Molière. La recette Aline fonctionne à merveille. Mélodiques et plus fournies que sur le premier opus de 2013 - Regarde le ciel (qui contenait l'incontournable Je bois et puis je danse) - les compositions du groupe s'avèrent sensuelles et entraînantes.

La fraîcheur de NACH

Dans un autre style, Anna Chedid (ou NACH) creuse son sillon et s'affirme comme une belle (énième) relève du flambeau musical de la filiation Chedid. Après ses frères Mathieu (-M-) et Joseph (Selim), NACH a prouvé, avec son premier album Âme Mélodique, tout le bien que l'on pouvait penser d'elle. Assumant dans ses compositions une veine électro pop, elle a créé un univers qui lui est propre, à l'image de son dernier titre Qui c'est celle-là ? ou l'adaptation décalée du célèbre titre de Pierre Vassiliu : Qui c'est celui-là ?. Accompagnée sur scène par trois musiciennes peu avares en jeux de scènes, les concerts de NACH sont à l'image de ceux donnés par son père et ses frères : uniques et intenses. Ce sont des bonbons sucrés enrobant le cœur d'une douceur addictive. Son passage au Puy-en-Velay embrasera les Nuits de Saint-Jacques 2016. Seul bémol : dommage qu'elle ne soit programmée qu'en première partie de Louane. Elle aurait mérité une meilleure place...

Les Nuits de Saint-Jacques, du 13 au 15 juillet, jardin Henri Vinay au Puy-en-Velay


Louane + Nach


Ville du Puy-en-Velay Centre-ville Le Puy-en-Velay
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Aline


Ville du Puy-en-Velay Centre-ville Le Puy-en-Velay
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Coup de crayon

Colorier & gribouiller | Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

Coup de crayon

Véronique Vernette dessine le quotidien d’une Afrique urbaine haute en couleurs, nourrissant des albums destinés généralement aux enfants. En cette fin d’année, l'illustratrice stéphanoise publie deux ouvrages d’une grande fraîcheur à parcourir en famille. Réalisé en collaboration avec Arnaud Rodamel, Le Burkina Faso de A à Z est un truculent abécédaire dont les photographies et les dessins mêlés illustrent mots et expressions locales liées aux métiers, aux objets ou à la cuisine du pays des hommes intègres. Le très beau Carnet de dessins inachevé est également à retrouver au Local, 38 rue de la Badouillère à Saint-Étienne. Carnet de dessins inachevé, Veronique Vernette, aux éditions Points de suspension

Continuer à lire

Y aura-t-il du (bon) chocolat à Noël ? (spoiler : oui)

Gourmandises | Crise sanitaire mondiale, afflux de rumeurs alarmistes sur la santé des cacaoyers, consommation en hausse… Aurait-on des raisons de redouter une pénurie de chocolat en cette fin 2020 ? Chez les grands chocolatiers de la région Pralus, Bonnat et Bernachon, aucune. Ouf…

Vincent Raymond | Lundi 7 décembre 2020

Y aura-t-il du (bon) chocolat à Noël ? (spoiler : oui)

Le cerveau malade ayant scénarisé l’année 2020 eût pu, en guise d’apothéose perverse et maléfique, imaginer non point la fin des haricots mais celle des fèves de cacao. Un Noël sans papillotes ni truffes, dépourvu d’orangettes, de bûches et de bouchées au chocolat ; bref, sans le divin réconfort de la théobromine, qui aurait plongé le monde dans la plus amère des afflictions. Pour ne pas dire dans un état de manque : chaque foyer hexagonal a en effet dévoré plus de 8 kg de chocolat en 2019*. Et il se peut fort qu’à la faveur des confinements, la consommation des Français ait sensiblement augmenté ces derniers mois. L’hypothèse n’avait rien de si ubuesque, car depuis quelques années, la situation de la filière est régulièrement sujette à des alertes. Premier péril annoncé, la problématique du réchauffement climatique : une hausse des températures de 2, 1°C prévue d’ici 2050 dans les pays équatoriaux fait courir un risque mortel aux cacaoyers ne pouvant se développer que

Continuer à lire

Immersion chez les Impressionnistes

Peinture x numérique | Dans l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay réhabilité en 2011 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, les deux grandes salles d'expo du 4e étage vont accueillir Cézanne, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Immersion chez les Impressionnistes

Dans l'Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay réhabilité en 2011 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, les deux grandes salles d'expo du 4e étage vont accueillir Cézanne, Monet ou Van-Gogh dès mi-juillet. Devenu Hôtel des Lumières, le bâtiment proposera en ces deux espaces des scénographies immersives à 360 degrés. L'un propose une plongée au coeur de la Terre et l'autre dans le travail des Impressionnistes. L'occasion de découvrir sous d'autres angles entre autres Les nymphéas de Monet, La mer orageuse de Courbet ou Le Déjeuner des canotiers de Renoir. Hôtel des Lumières, dès le 17 juillet au Puy-en-Velay (Haute-Loire)

Continuer à lire

Agnieszka Holland : « Sans médias indépendants courageux et objectifs, impossible d’assurer l’existence d’une démocratie »

L’Ombre de Staline | Un œil sur le passé, l’autre sur le présent, Agnieszka Holland a tourné L’Ombre de Staline avec, comme toujours, une conscience aiguë des problématiques historiques, humanistes et politiques. Rencontre éclairante avec la cinéaste, l’avant-veille du confinement…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Agnieszka Holland : « Sans médias indépendants courageux et objectifs, impossible d’assurer l’existence d’une démocratie »

Comment se fait-il que ce personnage, Gareth Jones, soit resté aussi longtemps dans l’ombre de l’Histoire et comment est-il arrivé sur votre table ? Agnieszka Holland : Ce n’était pas mon idée. Le film a été conçu par une jeune journaliste américaine, Andrea Chalupa, qui m’a contactée : elle avait un scénario assez bien achevé, et fait tous les travaux de documentation, de repérage. On l’a retravaillé ensuite pendant un certain temps. C’était son premier scénario mais elle écrivait pour plusieurs médias. Elle est d’origine ukrainienne par ses deux parents et son grand-père a été l’un des témoins principaux de l’Holodomor. Il a vécu cette famine, il en est presque mort, et il a aussi vu beaucoup d’événements qu’il a décrits — on en a montré certains, comme le char avec les cadavres dans lequel on jette un enfant. Après la guerre, ce grand-père qui s’était retrouvé dans un camp de prisonniers allemand, avait décidé de ne pas retourner en Union soviétique. Et alors qu’il attendait son visa pour l’Amérique, il eu entre les mains le livre d’Orwell, La

Continuer à lire

"L'Ombre de Staline" : Le premier qui dit la vérité

ECRANS | Comment la famine du Holodomor provoquée par le régime soviétique fut révélée par un journaliste au monde qui ne le crut pas… Agnieszka Holland réhabilite la mémoire de Gareth Jones, aventurier de la vérité, dans un biopic épique et à la Lean, point à la ligne.

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Londres, 1933. Ex- conseiller de l’ancien Premier ministre Lloyd George, le journaliste Gareth Jones décide d’aller à Moscou pour interviewer Staline sur les prodiges accomplis par l’économie soviétique, vantés par la presse. Sur place, il contourne la propagande et découvre la réalité… « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait jadis Guy Béart sur un air presque guilleret adoucissant le propos de sa cruelle morale. Tragique est la destinée des lanceurs d’alertes ! Soit ils sont moqués ou ostracisés ; soit on leur réserve un sort plus funeste en tentant de les museler voire de les éliminer. La condition actuelle de Chelsea Manning, de Julien Assange, de Edward Snowden ; la fin cruelle du docteur Li Wenliang prouvent que les choses n’ont guère changé depuis les temps archaïques. Ni depuis Gareth Jones (1905-1935). L’œil de Moscou Agnieszka Holland poursuit avec ce dernier son voyage à travers l’histoire politique si mouvementée du XXe siècle, déjà documenté dans Le Complot,

Continuer à lire

Une rentrée très gourmande chez Weiss

GUIDE URBAIN | La Maison Weiss vous réserve tout ce qu'il vous faut pour aborder la rentrée avec le sourire aux lèvres. Une gamme de tablettes de chocolat bio qui s'enrichit, de nouveaux produits gourmands et l'arrivée d'un tout nouveau bar à chocolat chaud. Qui a dit que la rentrée était rasoir ?

Article Partenaire | Mercredi 4 septembre 2019

Une rentrée très gourmande chez Weiss

La rentrée se fait sur les chapeaux de roues du côté de la Maison Weiss. Désireux d'apporter aux gourmandes et gourmands toujours le meilleur de son savoir-faire, les maîtres-chocolatiers ne dérogent pas à la règle avec l'arrivée de plusieurs petits nouveaux dans la gamme Weiss et l'ouverture en octobre d'un tout nouveau bar à chocolat chaud, au cœur des Ateliers Weiss. La gamme bio s'enrichit Depuis 137 ans, la Maison Weiss concocte intégralement ses chocolats, pralinés et confiseries dans ses ateliers de fabrication à Saint-Etienne. Elle sélectionne les meilleures matières premières et choisit des listes d’ingrédients nobles – pas de superflu, tous les chocolats sont 100% pur beurre de cacao, sans OGM, sans gluten et sans colorant artificiel – et favorise des approvisionnements de proximité. Soucieuse de travailler au plus près des producteurs, la Chocolaterie Weiss a noué des partenariats forts comme avec l’association Vietcacao au Vietnam, et a entamé un travail avec l’ONG Earthwrom pour

Continuer à lire

Traditions modernes

Festival Interfolk | La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 juillet 2019

Traditions modernes

La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de 55 années un rendez-vous incontournable, c'est parce que les vieilles rues pavées de la cité ponote et les villages environnants inventent un monde délicieux où la qualité de l'accueil égale l'exigence des choix artistiques. Piloté par une équipe de bénévoles passionnés et dévoués, le festival accueille cette année les cinq continents dont les îles Marquise, ce paradis qui évoque Gauguin et Jacques Brel qui s'étaient retirés dans cet éden époustouflant où le temps s'immobilise. Pour cette 55e édition, Interfolk, dans un souci de renouvellement, fait le pari de faire se rencontrer les danses classique, moderne et ethniques en réunissant des artistes internationaux et deux écoles de danse, classique et modern-jazz du Puy, dans une création en deux tableaux de Guillaume Julian. Ce dernier étant un talentueux chorégraphe stéphanois qui prouve que les danses traditionnelles peuvent dialoguer avec toutes les autres et inventer sans cesse de nouvelles formes. Pari tenu ! Festival Interfolk, du 15 au 21 juillet a

Continuer à lire

"El Reino" : Carnets de campagne

ECRANS | De Rodrigo Sorogoyen (Esp.-Fr., 2h11) avec Antonio de la Torre, Monica Lopez, Nacho Fresneda…

Vincent Raymond | Mercredi 17 avril 2019

2007. Cadre politique régional en pleine ascension nationale, Manuel est brutalement écarté à la suite de la mise au jour d’affaires de corruption au sein de son parti. Traité en fusible alors que l’exécutif entier était au courant, Manuel refuse de se laisser abattre. Au figuré comme au propre… Après le choc Que Dios Nos Perdone (2017), moite thriller virtuose combinant (entre autres) sexe, sang, brutalité et religion, Sorogoyen et son comédien Antonio de la Torre se retrouvent comme promis pour cette “fiction susceptible de refléter certaines facettes de la vie politique espagnole. Une fois encore, il s’agit d’un mélange des genres : avec leurs costumes bien coupés, leurs évocations de “dividendes“ et de vacances autour d’une belle table, les protagonistes ressemblent davantage à des hommes d’affaires (ou des mafieux) qu’à des politiciens ; ils tiennent en réalité un peu des trois, se repaissant de magouilles et de collusions avec un appétit décuplé

Continuer à lire

"Rosie Davis" : Sans toit, mais ensemble

Drame | Une famille irlandaise à la rue vit dans sa voiture en attendant de trouver un logis. Paddy Breathnach traduit concrètement dans ce portrait épique façon Dardenne la flambée libérale actuelle où la fierté et la combativité empêchent, pour l’instant, ses personnages de sombrer.

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Dublin, de nos jours. Jeune couple avec quatre enfants, les Davis ont dû quitter leur maison vendue par leur propriétaire. En attente d’un relogement, cette famille de travailleurs pauvres campe d’hôtel en hôtel. Ça ira mieux demain, mais d’ici demain, il faut trouver un toit où passer la nuit… Deux jours dans la vie d’une famille. Quarante-heures scandées par la litanie des appels aux hôtels accrédités par les services sociaux de la ville, tous soldés par la même fin de non-recevoir. Recluse avec ses quatre enfants dans l’exiguïté de leur monospace, Rosie la mère courage ne se décourage pas et enchaîne les appels tout en incitant l’aînée à faire ses devoirs, en jugulant les bouffées turbulentes du fils, en consolant la cadette et en veillant sur le doudou de la benjamine. Pendant ce temps, le père fait des heures sup’… Les années 1980 avaient connu les “nouveaux pauvres“, désignant la population marginalisée à la fin des Trente Glorieuses ; voici que se banalise le concept de travailleurs pauvres, exclus du “luxe“ que constitue désormais un toit. Objectivement, la famille Davis se retrouve au moins temporairement

Continuer à lire

Cap à l’Est

Sono mondiale | Puisant son inspiration mélodique dans les musiques roumaines, bulgares, grecques ou turques, le violoniste David Brossier ne cesse de faire fructifier (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Cap à l’Est

Puisant son inspiration mélodique dans les musiques roumaines, bulgares, grecques ou turques, le violoniste David Brossier ne cesse de faire fructifier le bagage qu’il a engrangé au fil de son parcours en Europe de l’Est. Jouant sur un violon d'amour à cinq cordes réalisé sur mesure par le luthier marseillais André Sachellarides, David confronte les musiques balkaniques à un ensemble à cordes frottées dont l’univers est d’ordinaire plus en phase avec la musique de chambre. Pour former le quintet à cordes Bumbac, le musicien a réuni quatre instrumentistes très inspirées : Ariane Cohen-Adad (violon), Aline Haelberg (violon et alto), Léonore Grollemund (violoncelle) et Anita Pardo (contrebasse). Brouillant les pistes, les codes, les styles, les rythmes et les harmonies, Bumbac déploie une musique sensible et vivante, un libre voyage à la croisée des danses tsiganes et méditerranéennes, des sonorités klezmers et de la musique savante. Bumbac, vendredi 15 mars à 20h30 au château de Saint-Victor-sur-Loire

Continuer à lire

Corps étranger : Sans-papiers, sans pantalon

DRAME NU | de Raja Amari (Fr.-Tun., 1h32) avec Hiam Abbass, Sara Hanachi, Salim Kechiouche…

Vincent Raymond | Mercredi 28 février 2018

Corps étranger : Sans-papiers, sans pantalon

Le drame des réfugiés est le sujet du moment ; il irrigue donc à des degré divers, et avec plus ou moins d’inspiration, une part non négligeable des scénarios actuels. Parfois, on a l’impression qu’il sert de prétexte commode à des auteurs pour “faire concernant” ou donne une colonne vertébrale socio-politique à une histoire manquant d’assise. Tel Corps étranger. Bien sûr, il y a à la base l’arrivée clandestine en France de Samia, ayant fui le Maghreb et un frère fondamentaliste. Mais le cœur du film, c’est surtout la relation qu’elle va entretenir avec la femme qui lui donne un toit et du travail, Leila, ainsi qu’un jeune homme de son village, Imed. Ce ménage à trois violent et délétère, fait de trouble sensualité, de jalousies et de dominations à géométrie variable, intéresse en premier chef la réalisatrice, davantage que les misères des sans-papiers. Il ne s’agit pas là d’un jugement moral, seulement un constat. Le fait est que ses réalisations précédentes montraient déjà sa fascination pour l’érotisation des corps et le charme vénéneux qu’ils pouvaien

Continuer à lire

Le tour du monde en 7 jours

Interfolk (Haute-Loire) | La cuvée 2017 du festival Interfolk est un très grand cru qui exalte les valeurs de fraternité, d'échanges, d'ouverture aux cultures du monde en réaction à la tuerie de Nice malencontreusement survenue la veille du gala d'ouverture de l'édition 2016.

Monique Bonnefond | Mardi 4 juillet 2017

Le tour du monde en 7 jours

Les arts de la rue occupent l'espace public depuis des temps immémoriaux. Des mystères médiévaux au théâtre de rue moderne, des bateleurs de fêtes foraines au nouveau cirque, le spectacle vivant n'a cessé d'évoluer tout en s'appuyant sur la tradition. Cette année encore, Interfolk s'ouvre aux cultures de tous les continents et met l'accent sur la notion d'ethnies, mais accomplit aussi un gros travail de recherche pour présenter des groupes très variés, porteurs de modernité pour éviter l'uniformité. "La brûlante Afrique" côtoie "la langoureuse Asie" représentée par la Malaisie avec un ensemble de percussions qui avait participé aux J.O. de Pékin et révèle le rapport fusionnel et religieux avec le tambour, instrument sacré de l'appel des esprits. Simple exemple parmi le foisonnement artistique d'une programmation élaborée avec le souci de la diversité et de la création. Un festival fraternel ouvert à tous En étendant les festivités au-delà du Puy, dans tout le département rural de la Haute-Loire, le festival touche une population parfois éloignée de toute pratique culturelle et dynamise ainsi une démocratisation culturelle en allant, avec 350 danseurs et mus

Continuer à lire

Quoi de neuf dans les festivals ?

En bref | 1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juillet 2017

Quoi de neuf dans les festivals ?

1 - Un "absent" La nouvelle est tombée en décembre 2016 : pas de Foreztival en 2017 ! En apprenant cette information, nous avions eu très peur de ne jamais revoir le festival de musique de Trelins sur pied. Mais très vite, nos inquiétudes ont été balayées par les organisateurs qui nous ont assuré avoir mis le festival en « jachère » cette année pour mieux revenir les 3, 4 et 5 août 2018 avec la 14e édition. En attendant, il y a de quoi se réjouir avec tout d'abord le festival de rue qui, pour sa part, est maintenu le 5 août prochain. Suivront deux soirées en forme de warm-up du Foreztival 2018. Tout d'abord, le 22 septembre au Château du Rozier de Feurs puis le 2 décembre au Fil de Saint-Etienne. Les "line-up" de ces soirées nous sont encore inconnus à l'heure où nous écrivons ces lignes. 2 - Une ville en ébullition Le Puy-en-Velay s'apprête à vivre un très "gros" mois de juillet ! Tout d'abord parce que la préfecture de la Haute-Loire sera pendant 3 jours accaparée par le Tour de France (les 16, 17 et 18 juillet 2017) en étant ville-étape et en héritanti d'un jour de repos. Mais ce n'est pas tout. Depuis maintenant 3 ans, la ca

Continuer à lire

Nach, c'est elle !

MUSIQUES | La petite dernière de la famille Chedid apporte un joli vent de fraîcheur dans la chanson française. Avec un premier album éponyme sorti l'année dernière, Nach s'est fait son propre nom tout en restant attachée à ses racines musicales familiales. Une fille qui sait ce qu'elle est. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 2 février 2016

Nach, c'est elle !

Chez les Chedid, la musique et les arts sont une manière de vivre et de respirer. Entre le père Louis, les frères Mathieu (-M-) et Joseph (Selim), la sœur Émilie (réalisatrice) ou la grand mère Andrée (poétesse), les Chedid représentent une véritable dynastie d'artistes. La petite dernière, Anna (plus connue sous le nom de Nach) a, elle aussi, décidé de pousser la chansonnette. Dès ses huit ans, faisant partie des chœurs sur les albums de son frère Matthieu (notamment Qui de nous deux en 2003), Nach avait un chemin finalement tout tracé. Une voie qu'elle aura tout de même pris le temps d'apprivoiser en douceur, tentant sa chance au Cours Florent ou envisageant même un temps de suivre des études de psycho. Mais la poésie et la musique la rattrapent rapidement : elle emboîtera le pas musical de sa famille. Dès ses dix-huit ans, elle se consacre entièrement à la musique et entame un parcours qui la mènera jusqu'à la sortie d'un premier album en avril 2015, simplement intitulé Nach. Un album qu'elle a voulu collé à son image. Descendance singulière Souhaitant sincèrement évolué dans un univers lui correspondant, Anna Chedid a

Continuer à lire

Biennale 2015 : un bilan positif

ARTS | Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 avril 2015

Biennale 2015 : un bilan positif

Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. Avec une durée allongée de 18 à 33 jours, la Biennale 2015 a accueilli plus de 208 000 visiteurs (dont 155 000 pour les expos IN et 53 000 pour les OFF) dans les 95 lieux d'expos à travers le territoire stéphanois et les diverses résonances régionales allant jusqu'à Lyon et Le Puy-en-Velay. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux 140 000 visiteurs de la Biennale 2013 (soit + 50% de fréquentation). Autre bon point, l'attrait des Ligériens pour l'événement puisque ces derniers représentent 55% des visiteurs, là où 20% proviennent de Rhône-Alpes et 23% du reste du territoire français. On dénombre également près de 3 700 visiteurs étrangers (dont des délégations professionnelles venues par exemple du MAD de New-York, du Detroit Creative Corridor Center ou encore du Politecnico di Milano) et 408 journalistes s'étant pressés aux portes du plus grand événement culturel stéphanois. Parallèlement à l'annonce de ces chiffres et du

Continuer à lire

Des paradis pas si perdus

MUSIQUES | Après plus de cinquante ans de carrière, Christophe a conservé l'étoffe d'un artiste sachant encore et toujours surprendre malgré le temps qui passe. Rescapé de (...)

Nicolas Bros | Mardi 30 septembre 2014

Des paradis pas si perdus

Après plus de cinquante ans de carrière, Christophe a conservé l'étoffe d'un artiste sachant encore et toujours surprendre malgré le temps qui passe. Rescapé de l'époque yé-yé, Christophe a toujours eu le regard plus loin que certains. La preuve avec ses dernières collaborations orientées vers une génération d'artistes allant de Cascadeur à Julien Doré en passant par BB Brunes. Parmi ces derniers projets, le dandy est remonté sur scène en 2013 pour un "Intime Tour" où il se présente seul à la guitare, au synthé ou au piano. Boulimique de travail et toujours prêt à se lancer de nouveaux défis, Christophe a appris à manier ce dernier instrument en seulement une année. Une véritable prouesse, signe du grand talent de l'auteur des Mots Bleus ou encore d'Aline. Le résultat se révèle être un moment en suspension, un véritable partage tout en sensibilité avec le public. L'oiseau de nuit emporte son public en reprenant ses classiques et en intègrant des inédits ou des titres issus de son dernier album Paradis retrouvé. Toujours au-dessus de la mêlé, perché dans les nimbes d'une pensée poétique, Christophe a remis le couvert en argent massif avec cet "Intime To

Continuer à lire

La Femme déferle sur Saint-Étienne

MUSIQUES | Après avoir déchaîné Lyon et Grenoble, c'est au tour de Saint-Étienne de prendre sa planche et d'aller rider aux sons de La Femme, groupe phénomène chic et choc de la scène rock française. Attention, alerte tsunami dans le Forez ! Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

La Femme déferle 
sur Saint-Étienne

S'il y a bien un groupe qui aura explosé (dans le bon sens du terme) en 2013, c'est assurément La Femme. Avec son premier album Psycho Tropical Berlin sorti en avril 2013 et son titre phare La Planche, devenu hymne « officiel » du groupe, La Femme a imposé sa musique synthétique. Un son situé aux confins du rock et de la pop et affilié tantôt à la surf music tantôt à la mélancolie bien frappée de la cold wave 80's. Après avoir enflammé Lyonnais et Grenoblois (cf article Une Femme fatale sur scène par B. Mialot dans PB Grenoble n°889, 17 mai 2013), le groupe viendra retourner à son tour le public stéphanois. Habitués à délivrer des prestations scéniques déglinguées et renversantes, ces pourvoyeurs de sons psychés ont pris de l'allure et surtout de l'ampleur depuis leurs premiers lives de 2010/2011 où leur style restait encore à peaufiner. Aujourd'hui, l'identité du groupe est bien ancrée dans le paysage musical. La Femme fait figure, au même titre que Fauve, Lescop ou encore Aline (avec qui le groupe partagera la scène du FIL), des formations ambassadrices d'une nouvelle "hype à la française". Accumulant les dates aux quatre coins de l'Hexagone mais sur

Continuer à lire