La vie quoi !

Cali | Énergique et boulimique de scène(s), le Perpignanais Cali repart en format solo juste après avoir mis un terme à sa tournée en groupe pour son dernier album L'âge d'or. Un passage aux Oreilles en Pointe qui s'annonce plein d'émotions.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Photo : © Yann Ohran


Avec le soleil dans la voix, Cali (Bruno Caliciuri de son nom à la ville) fait partie de ces artistes qui n'hésitent pas à s'engager pour les causes qui sont importantes à ses yeux. Ce combat passe très souvent par la scène qu'il affectionne tout particulièrement. La preuve : sa tournée suivant la sortie son dernier alubm au nom en forme d'hommage à Léo Ferré (L'âge d'or) à peine terminée, qu'il annonçait déjà l'écriture d'un nouvel album et un nouveau départ en tournée, cette fois-ci en solo. Une occasion immanquable pour le festival de le faire revenir lors de la vingt-sixième édition avant de continuer sa route qui le mènera jusqu'au Bataclan en mars 2017. Une date qui s'annonce exceptionnellement forte en émotions pour celui qui avait publié trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, une chanson pour toutes les victimes intitulée On ne se lâchera pas la main. C'est donc avec le coeur chargé comme un fusil que le chanteur perpignanais repart sur les routes, toujours aussi généreusement. Il prévient que la vie est une menteuse mais que c'est La vie quoi !. Une vie qu'il aime par-dessus tout et qui l'inspire en continu depuis 2003, date de la sortie de son premier album solo : L'Amour parfait. Et cet amour parfait, il le vit avec un public qui lui reste fidèle à chaque nouvelle apparition et avec qui il reste toujours proche. C'est là où réside finalement sa plus grande force, dans cette infinie tendresse qui transpire de ses prestations euphoriques et toujours intenses.

Troubadour espiègle

Cali, artiste réputé pour ses prestations où il mouille littéralement sa chemise, en courant, sautant et gigotant sur la scène, a livré avec L'âge d'or un album où on le sent apaisé et avec le besoin intense de faire un point sur la vie. Marquer un temps d'arrêt, pour se remémorer l'ensemble des jolis petits moments que peut réserver une vie, et en l'occurence, sa vie. Cali, qui conseille à ses enfants de s'arrêter un peu et de figer certains souvenirs dans des petits tableaux. Voilà le Cali qui se dégage de cet album solaire et en forme de création épique et magistrale. Tel un troubadour, toujours aussi espiègle, avec ces facéties et cette irrésistible envie de partager et de croquer ces petits morceaux de vie, Bruno Caliciuri va encore plus loin dans une forme d'introspection délivrée de manière délicate et dosée. En solo, cette nouvelle tournée apportera un cadre encore plus propice à l'avénement de moments de live se situant simplement sur un équilibre fragile, leur conférant une puissance à l'état pur.

Soirée Ondaine en Pointe : Cali [+ Nyna Loren], dimanche 20 novembre à 20h30, à La Forge (Chambon-Feugerolles)


Cali + Nyna Loren

Soirée Ondaine en Pointe
La Forge 92 rue de la République Chambon-Feugerolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Angil en solo

Disque local | Il part en solo. Le Stéphanois Mickaël Mottet s'est fait connaître à travers une multitude d'albums et projets sous différents noms : Angil (souvent accompagné de (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Angil en solo

Il part en solo. Le Stéphanois Mickaël Mottet s'est fait connaître à travers une multitude d'albums et projets sous différents noms : Angil (souvent accompagné de ses Hiddentracks), John Venture ou plus récemment Lion in Bed avec sa compagne Schérazed. 2020 est à marquer d'une pierre blanche dans le parcours de cet artiste à la pop singulière : c'est en effet la première fois qu'il sort une épreuve sous son propre nom. Glover's Mistake (dont le nom est une référence à l'auteur-poète irlandais Nick Laird) est un condensé de la créativité de l'auteur-compositeur, qui consciensieusement a joué de tous les instruments et notamment du piano qui constitue la colonne vertébrale du disque. Toujours dans la langue de Shakespeare, Mickaël Mottet vient scander et/psalmodier ses textes pointus. Un disque exigeant, comme d'habitude avec le travail de ce musicien stéphanois. Mickaël Mottet - Glover's Mistake [We are Unique records !] (sortie le 9 octobre)

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Poly'Sons avant l'heure

Festival chanson | Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juillet 2020

Poly'Sons avant l'heure

Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février chaque année, l'équipe montbrisonnaise lance les hostilités dès fin septembre avec les "Poly'Sons... anticipés". Du 25 au 27 septembre, Cali, Bazbaz, MC Pampille, Baasta!, Léonid, Les Fils du Facteur, Division d'honneur et Belfour seront en concerts dans le centre de Montbrison. L'annonce a été faite sur Facebook par l'équipe du Théâtre des Pénitents. Les réservations pour ces concerts s'ouvriront le 22 août pr

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Camusez-vous bien

Théâtre | Avec Caligula, la compagnie Lalalachamade propose un jus de crâne sucré-acide, ou comment la vie est stupide et mieux vaut en rire.

Cerise Rochet | Mercredi 8 janvier 2020

Camusez-vous bien

Si la mort est absurde, la vie peut-elle l'être un peu moins ? Nous, les Hommes, ne pouvons-nous pas être autre chose qu'un simple tout petit tas de trois fois rien, asservi à quelque chose de supérieur ? La liberté totale est-elle possible, et peut-elle rendre plus forte l'humanité ? A la mort de sa sœur et maîtresse Drusilla, l'empereur Caligula bascule. Non que le chagrin le ronge, mais l'idiotie de la condition humaine l'obsède : quel plus grand scandale que celui de la bêtise des dieux, qui donnent la vie et la mort à des hommes qui ne peuvent être heureux ? Lui qui, jusqu'ici apprécié du peuple de Rome, régnait dans la paix et la naïveté, se lance alors dans une entreprise sanguinaire. Plus de foi, plus de loi si ce n'est les siennes. En quête d'impossible Puisqu'il ne peut le vaincre, Caligula, veut devenir lui-même le destin. Dans une cruauté insensée, l'empereur sème la terreur parmi ses sujets devenus ses pantins, s'octroyant sur eux le droit de vie et de mort... Caligula veut la lune, l'impossible, il veut davantage que ce que son pouvoir lui permet déjà, refusant l'entrave et la petitesse de l'homme dans l'univers. Mais quand certains

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Une cigale suisse

MUSIQUES | Cyrielle Formaz est une jeune artiste suissesse. Avec son projet Meimuna, lancé il y a seulement trois ans, cette artiste touche-à-tout (composition, (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Une cigale suisse

Cyrielle Formaz est une jeune artiste suissesse. Avec son projet Meimuna, lancé il y a seulement trois ans, cette artiste touche-à-tout (composition, enregistrement, mixage, création graphique...) dépeint un univers musical tout en délicatesse et en richesse. Elle n'a d'ailleurs pas choisi ce sobriquet de Meimuna par hasard : « Le nom du projet, Meimuna, vient d’une espèce de cigale. La cigale est chargée de symboles qui me parlent beaucoup : la métamorphose, l’immortalité, la renaissance… » décrit-elle dans sa biographie. Une métamorphose qui se déroule sans accroc et qui devrait la mener loin, très loin. En attendant, on peut la découvrir en primeur dans l'Ondaine. Pourquoi se priver ? Meimuna + Renan Luce, vendredi 15 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy

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Miossec, ce rescapé

MUSIQUES | 11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Miossec, ce rescapé

11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Barcella : "Je suis né dans la chanson"

Chanson | Il est rayonnant comme le nom de son dernier album "Soleil". L'auteur-compositeur-interprète rémois Barcella est assurément un des artistes de chanson française parmi les plus dynamiques. La preuve avec ses multiples casquettes et toute l'énergie qu'il déploie à chaque spectacle. Rencontre avec un artiste généreux.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Barcella :

Tu as mis deux ans pour composer ton dernier album Soleil. Pourquoi ce travail a-t-il pris autant de temps ? Nous sommes tout d'abord partis un an avec Tournepouce, un spectacle jeune public. Étant sur les routes pour cette « parenthèse » différente de ce que j'ai l'habitude de faire, j'ai pas pu me consacrer pleinement à la composition. Ensuite, j'ai eu besoin d'une réflexion assez longue car c'est mon quatrième album. Passé un cycle de trois albums, se réinventer devient moins évident qu'auparavant. Sur les trois premiers albums, tout fuse assez naturellement car il suffit de piocher les sujets qui tombent. On se rend assez vite compte sur un quatrième ou un cinquième album, que l'on va garder globalement les mêmes sujets tels que le temps, la solitude, l'espoir, l'amour, l'onirique, le rêve... mais on va les traiter différemment. Le regard évolue par rapport à ces sujets. Par exemple, concernant le thème de l'enfance, sur mon premier album, je le traitais avec les yeux nostalgiques de quelqu'un qui l'avait quittée il y a finalement peu de temps. Un album plus tard, j'imaginais les enfants que j'aurais. Maintenant, je parle des enfa

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Barcella rayonne

Chanson | Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Barcella rayonne

Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous ajoutez à cela la qualité de ses mélodies et de ses textes, tout en sensibilité et douceur, Barcella constitue véritablement un artiste complet qui représente fièrement la chanson française sans faux-semblants. On est ici en face d'un art honnête et sensible, à l'instar de son dernier album Soleil. Et ça fait vraiment du bien ! Barcella, mardi 12 novembre à 20h30 au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière, dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Des Oreilles affûtées

Chanson | Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Des Oreilles affûtées

Les Oreilles en Pointe constituent un festival de chanson à la saveur un peu particulière. La preuve encore cette année avec une place inédite faite à des artistes issus des 1ères nations du Grand Nord Canadien. Une soirée toute spéciale est prévue le 14 novembre à la Forge du Chambon-Feugerolles. Trois artistes francophones issus des peuples Innu et Inuit partageront alors l'affiche. On pourra notamment retrouver Elisapie, une artiste qui fait voguer loin les traditions inuit avec émotion et puissance brutes. Festival Les Oreilles en Pointe 2019, du 12 au 17 novembre au Chambon-Feugerolles, Roche-la-Molière, Firminy et Planfoy

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Camusole de force

SCENES | « Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux ». Une phrase prononcée à la suite du décès de sa sœur et maîtresse, et l'empereur Caligula bascule. (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Camusole de force

« Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux ». Une phrase prononcée à la suite du décès de sa sœur et maîtresse, et l'empereur Caligula bascule. Plus de morale. Plus de bien et de mal. Une quête d'impossible et de pouvoir absolu, sans foi ni loi. Pourtant, ni la cruauté, ni la liberté de l'empereur n'effaceront sa douleur. Avec son Caligula, Camus mêle violence et ironie et pose sur la scène la question de la liberté face aux valeurs établies. Du jus de crâne parfumé d'un humour acerbe : si la vie n'a pas de sens, autant en rire (un peu). Caligula, jeudi 28 et vendredi 29 novembre à 20h au Centre Culturel de la Ricamarie et Jeudi 30 et vendredi 31 janvier à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

Dub | L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais (...)

Nicolas Bros | Mardi 26 mars 2019

Brain Damage dans l'Oeil du Petit Bulletin #12

L'artiste stéphanois Brain Damage s'est plié à l'exercice de l'interview vidéo pour parler de ses vingt ans de carrière, marqués par une tournée inédite mais également par la sortie d'un album inédit : Combat Dub 4 / Revisited.

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In dub we trust

20 ans de Dub stéphanois | Le musicien stéphanois Martin Nathan marque d’une pierre blanche les vingt ans du projet Brain Damage : une alléchante soirée live avec une belle brochettes d’invités accompagnera la sortie d’un album revisitant tout le parcours du serial dubber.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

In dub we trust

Putain, vingt ans ! Peu d’artistes ligériens peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité, combinant régularité et renouvellement, tout en conservant son ancrage territorial. Exit le gringo mytho à l’oreille percée qui chantait Saint-Étienne avant de se perdre dans mille vies fantasmées, on the road again mais loin des terrils de son enfance… Presque effacé le souvenir des concerts de ouf donnés par les Babylon Fighters… Mutique notre cher Mickaël Furnon, leader-ermite du regretté combo Mickey 3D… Non, vraiment, seuls la Dub Inc et Brain Damage semblent tenir le cap, rayonnant aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international, sans renier leurs origines stéphanoises. Rapprochant de façon visionnaire les univers du sound system et du live en créant l’un des premiers live-machine du genre à la veille de l’an 2000, Brian Damage est considéré depuis comme l’un des fondateurs de la scène dub en France. Follow the bass Avec quatorze albums au compteur et plus de sept cent concerts, Martin Nathan fête donc aujourd’h

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Tendres oreilles

Festival chanson | L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. La preuve avec une sélection d'artistes qui vont faire des Oreilles en Pointe 2018 une prairie radieuse avec une bonne place pour les découvertes.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Tendres oreilles

« Quel est ce parfum que le vent dépêche ? / On dirait que la chair brûle / Viens, suis-moi / / Je connais l'endroit / Où l'herbe est encore fraîche » nous entraîne Feu ! Chatterton sur le titre Ginger. Ce lieu où le parfum est doux se trouve assurément du côté de l'Ondaine en ce mois de novembre. Plus précisément avec les dates proposées par le festival Les Oreilles en Pointe et sa - déjà - 28e édition. Si nous introduisons notre papier par cet extrait de Feu ! Chatterton, c'est bien parce que le groupe sera l'une des têtes d'affiche et assurément notre coup de cœur. Lumineux, enlevé et diablement bien écrit, leur dernier opus L'Ivresse nous berce et laisse traîner une douce mélancolie enjouée dans les tympans. Les "dandys" bien "frenchies" sont également de redoutables bêtes de scène et avoir la chance d'assister à l'une de leurs prestations est un moment unique. De vertes prairies parées de jeunes pousses Si le festival accueille des "confirmés" tels Feu ! Chatterton et les Négresses Vertes, c'est aussi un évén

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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La puissance poétique de Feu ! Chatterton

MUSIQUES | Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

La puissance poétique de Feu ! Chatterton

Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la musique de Feu ! Chatterton est une invitation à une ivresse de sons et des mots. Comme une succession d'heureux accidents, les titres de leur second album L'Oiseleur a confirmé tout le bien que l'on pensait de ce groupe qui maintient allumée la flamme de la poésie musicale française. De passage aux Oreilles en Pointe, leur concert fait partie des incontournables de cette fin d'année. Feu ! Chatterton, vendredi 16 novembre au Firmament à Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Mai : Le retour des films prodigues

Panorama mai ciné | Films décalés parvenant enfin (ou pas) sur les écrans, familles séparées finissent par renouer des liens distendus voire coupés… Mai est un mois de retrouvailles. Et de festival, aussi, un peu…

Vincent Raymond | Mercredi 2 mai 2018

Mai : Le retour des films prodigues

On avait annoncé en mars 7 Minuti de Michele Placido, transposant un fait survenu dans une usine d’Yssingeaux en Italie et sous la forme d’un huis clos dans le contexte italien. Sauf qu’il n’était pas sorti à la date escomptée. Est-ce une bonne nouvelle que de le confirmer pour le 9 mai ? Il demeure deux mois plus tard pareillement théâtral et mollasson. Pas de chance en revanche pour l’excellent Mean Dreams de Nathan Morlando, qui devait enfin être sur les écrans le 9 mai, deux ans après sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs et un an après l’annonce de sa première date de sortie. On ne connaît pas pour le moment de date de report ; de mauvais augure pour ce qui est sans doute l’ultime rôle du grand Bill Paxton, ici en flic pourri et abusif lancé à la poursuite de sa fille. Tous ensemble, tous ensemble En général, il faut avoir éprouvé la douleur de la distance pour goûter au bonheur des retrouvailles. Sauf pour Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête de Ilan Klipper (23 mai) où un écri

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Californie très psyché

Heavy psyché rock 70's | Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Californie très psyché

Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à nouveau sur le bouton "play". Les Californiens de Sacri Monti ont réussi leur coup avec un premier disque éponyme sorti en 2015. Valeur sûre, cet album fleure bon les années 70 et son psychédélisme coloré. Part belle faite aux riffs acérés de guitares électriques qui ne semblent jamais rassasiées, mélodies entêtantes (tendez une oreille à Slipping for a Day ou à Staggered In Lies), chant très fuzzy... Le groupe offre un cocktail d'heavy psyché rock de qualité, tout en démontrant sa parfaite maîtrise des codes du genre. Les six titres de ce disque très dense (quarante trois minutes) possèdent de forts relents de Deep Purple ou de Black Sabbath. Le quintet a confirmé ses intentions deux ans plus tard, à travers sa participation à Burn Out, disque en forme de triptyque sonore, concocté avec les formations Harsh Toke et Joy. Diablement efficace, la musique de Sacri Monti reste collée à la peau de l'auditeur et ne laisse pas de place au doute : on a affaire à une formation qui en a sous le mediator.

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"Nobody's Watching" : Paumé dans la Grosse Pomme

NY oui, NY non | de Julia Solomonoff (Arg.-Col.-Br.-É.-U.-Fr., 1h41) avec Guillermo Pfening, Elena Roger, Rafael Ferro…

Vincent Raymond | Jeudi 26 avril 2018

Comédien dans une série télé, Nico a plaqué l’Argentine du jour au lendemain pour tenter de percer à New York. Et ainsi s’éloigner d’une relation amoureuse toxique avec son producteur. Mais aujourd’hui, créchant à droite et à gauche, il galère en accumulant les petits jobs au noir… Ce portrait doux-amer d’un personnage à la poursuite d’une chimère (réussir à New York !) n’est pas exempt de charme ; il en faut pour masquer la vérité d’une situation rongée au fil des saisons par la précarité, les désenchantements et la nécessité d’avaler des concessions. En définitive, Nico exerce davantage ses talents de comédien lorsqu’il doit simuler pour ses proches une situation florissante — ou, à tout le moins, prometteuse. Nobody’s Watching, “personne ne regarde“ se révèle autant un constat qu’une mise en garde à son attention : qu’il soit devant la caméra de la supérette où il subtilise de quoi manger ou en concurrence avec d’autres comédiens, Nico semble invisible dans cette grande cité. Tout semble lui contester sa place, voir son identité — tel ce responsable d

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Folk en "black and white"

Folk | Oubliez les couchers de soleil californiens, faites place à la noirceur enveloppante et le folk vaporeux d'Emily Jane White. Depuis une dizaine d'années, l'Américaine s'évertue à partager la beauté d'une musique fragile et pleine de grâce. Pour sa tournée européenne de début 2018, elle se présente seule à la guitare. Délicatesse et intimité assurées.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Folk en

Les États-Unis ont toujours eu l'habitude de fournir en permanence des artistes folk parmi les plus généreux et talentueux. L'État de Californie fait d'ailleurs figure d'exemple dans ce domaine. Emily Jane White fait partie du renouveau marqué par une vague d'artistes américaines telles Marissa Nadler ou Alela Diane. Cette armada s'est accaparée la musique folk sombre et mélancolique et a marqué un tournant décisif dans le style. Avec son cinquième album studio, They Moved In Shadow All Together, sorti en 2016, la jeune Californienne explore le thème, certes dur, des traumatismes et violences connus par l'être humain. Abordant tantôt la virulence des propos et des gestes racistes ou envers les femmes, les compositions minimales sont agrémentées de paroles piquantes mais aussi de mélodies à la beauté implacable. Le contraste est saisissant. À l'image des titres Frozen Garden en ouverture de l'opus, Womankind ou Black Dove. La maîtrise musicale et vocale d'Emily Jane White est impressionnante sur chaque piste, transformant ce disque en référence folk.

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Déclinaisons

Galerie | En cette fin d’année la photographe Aurélie Pétrel expose simultanément ses travaux dans les Magasins Généraux de Pantin, au Musée de l'horlogerie de Cluses, à la (...)

Niko Rodamel | Lundi 27 novembre 2017

Déclinaisons

En cette fin d’année la photographe Aurélie Pétrel expose simultanément ses travaux dans les Magasins Généraux de Pantin, au Musée de l'horlogerie de Cluses, à la galerie Arena d’Arles, au Musée des beaux-arts d’Angers, mais aussi à la galerie Gowen de Genève ainsi qu’en Allemagne pour la Biennale für aktuelle Fotografie de Ludwishafen et Mannheim. Rien que ça ! C’est donc une chance inespérée de la recevoir aussi à Saint-Étienne. La démarche de l’artiste est pour le moins singulière : Aurélie Pétrel conserve dans son atelier des centaines d’images réalisées au fil du temps, un fonds qui patiente dans une sorte de sommeil latent jusqu’à ce que la photographe les réactive en leur attribuant un support inédit, utilisant indifféremment le verre, le plexiglas, le contreplaqué résineux, le chêne, la vitrauphanie... Les installations polyptiques viennent ainsi briser la platitude du tirage photographique, leur insufflant une nouvelle place dans l’espace tridimensionnel. Aurélie se joue des perspectives mais avant tout de la lumière, avec ses transparences et ses reflets, trouvant sans cesse une fenêtre nouvelle, un regard nouveau, où la photographie est déclinée à l

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Mate moi ça

Rock | Au même titre que le "Lafayette" de CharlÉlie Couture, l'album "Plates Coutures" de Matmatah a marqué un retour fracassant pour le groupe de rock breton. Avec une énergie scénique intacte, le quatuor brestois continue sa belle tournée et passe par l'Ondaine pour les Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Mate moi ça

« Nous ne voulions pas faire un disque de vieux revenants avec des mélodies calmes et des thèmes assagis » assène Éric Digaire, bassiste de Matmatah. Sans conteste, le retour du groupe breton est loin d'être une petite ballade champêtre dans les allées de tilleuls en fleurs. Avec leur album Plates Coutures, le quatuor a surpris son monde. Tenu secret pendant de longs mois, le "retour aux affaires" du groupe s'est accompagné d'un album sec, puissant, à l'énergie communicative. Revigorés par l'envie de refaire de la musique ensemble et s'appuyant sur l'arrivée du guitariste Emmanuel Baroux, Tristan "Stan" Nihouarn, Éric Digaire et Benoît "Scholl" Fournier n'ont pas faibli avec les années. Si La Ouache et Lambé An Dro ont presque 20 ans d'existence (sortie de l'album en 1998), les nouvelles compositions du groupe donnent un joli coup de pied dans la fourmilière et arborent un côté sombre assez fascinant, à l'image des titres Marée Haute ou Petite

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Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

MUSIQUES | Formé en 2008 par le musicien Florent Marchet et l'écrivain Arnaud Cathrine, Frère Animal est un OVNI dans le paysage musical français. Après avoir jeté un premier pavé dans la mare avec un premier roman musical éponyme, le projet a repris vie en 2016 à l'occasion de la Présidentielle. Intitulé Second Tour, cette nouvelle fable pop balance et fait réfléchir même après le résultat sorti des urnes. Rencontre avec deux artistes investis.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Frère Animal, la fable musicale qui fait mal

En 2008, quelle a été la motivation initiale du projet Frère Animal ? Florent Marchet : Avant tout, il y avait le fait de faire quelque chose avec Arnaud. Nous nous sommes rencontrés en 2004 et avons rapidement commencé à effectuer des lectures musicales, mélangeant des extraits de romans d'Arnaud à mes créations musicales. Cela a bien fonctionné. Parallèlement, nous nous sommes rendus compte que nous arrivions à écrire ensemble, ce qui n'est pas si évident car ce n'est pas facile de partager l'écriture. C'est très intime comme processus de création. Du coup, nous avons eu envie d'aller plus loin. Quelle a été la raison de ce Second Tour ? Arnaud Cathrine : Il y a deux choses qui entrent en jeu. Dans le premier volet, pour aller au bout de la tournée, nous avons appelé à rescousse Nicolas Martel et Valérie Leulliot. Au fil des dates, nous sommes vraiment devenus un groupe. Au départ, c'est Florent qui assumait la musique live, aidé par quelques bandes sons. Mais nous nous sommes vite rendus compte que si nous voulions passer un pallier en terme de live, il allait falloir que tout le monde s'y mette. Valérie s'es

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Interview | Lambé An Dro, Emma, L'Apologie... Autant de titres qui évoque forcément l'un des plus grands groupes de rock français et bretons de la fin du 20ème siècle. Matmatah a fait un grand retour en 2017 avec un album énergique et pure : Plates Coutures. Avant son passage aux Oreilles en Pointe, le bassiste de ce groupe de scène, Eric Digoire a répondu à quelques questions sur le pourquoi de ce retour qui bat le rythme à plates coutures.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Festival | Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers (...)

Nicolas Bros | Vendredi 28 avril 2017

Les premiers noms des Oreilles en Pointe 2017

Deux premiers noms de la 27e édition du festival découverte chansons en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, viennent d'être dévoilés. Tout d'abord, les rockers bretons de Matmatah qui reviennent en 2017 avec un nouvel album, Plates coutures, après neuf ans d'absence et qui fouleront la scène de La Forge au Chambon-Feugerolles le 16 novembre prochain. Le 10 novembre ce sera CharlÉlie Couture qui montera sur la scène du Firmament de Firminy. Matmatah, le 16 novembre à 20h30 à La Forge au Chambon-Feugerolles CharlÉlie Couture, le 10 novembre à 20h30 au Firmament à Firminy Plus d'infos sur le festival : Les Oreilles en Pointe

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Vous avez du talent ? Prouvez-le !

Tremplin musical | Toute personne résidant dans la Loire, âgée de 15 à 25 ans, possédant un projet musical dans l'esthétique "musique actuelle", seul ou en groupe, peut participer (...)

Nicolas Bros | Jeudi 5 janvier 2017

Vous avez du talent ? Prouvez-le !

Toute personne résidant dans la Loire, âgée de 15 à 25 ans, possédant un projet musical dans l'esthétique "musique actuelle", seul ou en groupe, peut participer au tremplin Nos Talents sur Scène, organisé par la Ville de Saint-Étienne, avec de nombreux acteurs culturels du territoire. En faisant parvenir avant le 20 janvier à 17h la fiche d'inscription accompagnée d'un support audio avec deux titres au minimum de composition originale, chaque prétendant pourra prétendre à plusieurs dotations dont une programmation pendant le festival Paroles & Musiques, des parcours d'accompagnement Crescendo et 1ère Scène, un bon d'achat de 250€ chez Guitare Avenue, une résidence au Fil ou au Pax, une journée d'enregistrement chez Métropolis 42 et plein d'autres choses encore. Les candidatures sont à déposées : - soit en main propre à l'Espaces Infos-jeunes au 6, rue de la résistance à Saint-Étienne - soit par courrier postal à : Hôtel de Ville - Direction des Affaires Culturelles (à l'attention de Marc Védrine) BP503 42007 Saint-Étienne cedex 1 - soit par courriel à association.metropolis42@gmail.com Pour obtenir plus d'informations, rendez-vous sur

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Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

MUSIQUES | Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 3 novembre 2016

Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 à la Forge au Chambon-Feugerolles. Les billets en date du 17 novembre restent valables pour le 20 novembre. L'organisation précise également que le concert de Barbara Weldens le 17 novembre à 20h30 est maintenu. Plus d'infos sur le site du festival.

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La grande première

Nyna Loren | Artiste pluridisciplinaire très active, Nyna Loren proposera sa "chanson-world-folk" aux influences multiples pour la première fois dans un gros festival à l'occasion des Oreilles en Pointe. Une belle étape avant de sortir son premier album.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

La grande première

La violoniste Nyna Loren cultive l'art de la multiplicité et de la pluridisciplinarité (danse, théâtre, pratiques d'instruments de musique, peinture, ...) mais c'est vers le chant et la musique que son coeur a définitivement balancé. Cette Bretonne d'origine (née à Rennes) a suivi un apprentissage musical classique en passant par des conservatoires, jusqu'à atterir en Suisse, du côté de Genève et de sa Haute École de Musique. Mais si cette formation fut orientée vers la musique classique, l'artiste dévie vers un univers plus personnel. Malgré le fait qu'elle collabore toujours en tant que violoniste avec quelques orchestres tels que le Sinfonietta de Lausanne ou avec des artistes au Montreux Jazz Festival (entre autres Gilberto Gil, Georges Benson ou Woodkid) c'est dans un autre style qu'elle s'éclate aujourd'hui en proposant une musique empreinte d'inspirations multiples. « Le milieu de la musique classique m'ennuie un peu », explique l'artiste. « La musique que je compose est difficile à décrire mais on la définit pour moi en disant que c'est de la chanson-world-folk. Il y a des influences diverses depuis le flamenco jusqu'à la musique orientale... Je travaille be

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Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

MUSIQUES | Après trente-deux albums studio, Arno est revenu en humain, tout simplement. Recentré sur la voix, la guitare, la basse et la batterie, Human Incognito est un album qui laisse apparaître une certaine nostalgie mais qui conserve l'énergie qui a fait le succès du plus grand rocker belge. Rencontre épique avec le très direct Arno, avant sa venue aux Oreilles en Pointe 2016.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

Vous dites que vous êtes un voyeur de l'être humain et que vous absorbez tout ce qui se passe autour de vous. C'est tout ceci qui vous aide à écrire ? L'être humain est mon inspiration pour faire de la musique et pour écrire des textes. Comme je l'ai toujours dit, je suis influencé par tout ce qu'il fait de bien mais aussi de mal. Tout le bazar qu'il peut faire. On vit peut-être pour le moment comme dans les années 30. Je n'ai pas vécu cette décennie mais de ce que je sais de l'histoire, on se retrouve dans le même bazar... Le conservatisme est en érection comme la Tour Eiffel. Mais ce n'est pas seulement en Europe. Quand tu regardes ce qu'il se passe en Amérique, avec une figure comme Donald Trump pouvant devenir président des États-Unis... il y a cinq ans c'était impossible. « Quand je m'ennuie, je suis dans les bars et c'est très mauvais pour mon foie. » Est-ce que les attentats ont provoqué une réaction des artistes du côté de la Belgique ? Il n'y a rien eu du tout. Nous ne sommes pas dans les années 60... Aujourd'hui, il n'y a plus de rock'n'roll. Il n'y a plus de révolution d

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Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Titi Robin est un artiste en marge pour qui le métissage des cultures et donc des musiques est une simple réalité. Il forme avec le musicien marocain Mehdi Nassouli un duo qui ne reconnaît pour toute frontière que les rives de la Méditerranée. Leur rencontre offre à nos oreilles un diamant sonore dont l’Opsis sera l’écrin lors d’une soirée à ne pas rater.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

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Libres

Des Fourmis dans les Mains | Avec déjà quatre albums au compteur, Des Fourmis dans les Mains continue à mettre l’énergie du rock et la liberté du jazz au service de la poésie française. Douce gifle dont la puissance n’enlève rien à la sensibilité, le groupe cultive ses envolées lyriques où les cascades de mots livrent bataille à des projections de notes dans une valse percutante, bavarde mais pas avare de sens profond. L’écriture de son leader, Laurent Fellot, met en résonance l’ordre implacable de la nature et le désordre de nos vies, dans des chansons-histoires où l’imaginaire se joue de la réalité. Rencontre.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Libres

A l’écoute de vos chansons l’importance donnée à la voix, donc au texte, saute aux oreilles… Je ne veux surtout pas m’enfermer dans des textes trop courts et avec le texte parlé, je peux raconter encore plus de choses. Mais c’est vrai, je reconnais que je suis très bavard ! Les chœurs qui habillent le texte sont autant une façon d’explorer la voix qu’un moyen de contrebalancer le texte parlé. On se rapproche presque du chant lyrique, c’est très jouissif à faire, même sur scène. Par moment la voix te fait plus vibrer que l’instrument. Vos textes sont malmenés par le vent, les pluies diluviennes mais aussi l’oubli et le regret, dans un monde qui semble au final plutôt tourmenté… Dans ce que j’écris ressort forcément un ressenti par rapport au monde dans lequel je vis, que je digère et restitue avec ma propre sensibilité. Ecrire permet souvent de se resituer soi-même, de se demander si l’on est libre de faire ce que l’on veut, si l’on peut encore vivre ses envies sans un regard extérieur parfois inquisiteur et surtout si l’on a encore la force de changer les choses. On perçoit aussi dans vos textes une fort

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Engagée

MUSIQUES | Avec ses chansons qui, en huit langues, constitue un voyage sensible au cœur de la pluralité culturelle camerounaise, la belle Kareyce Fotso viendra défendre les couleurs de son dernier album, Mokte, dans le cadre singulier de l’église de Planfoy.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Engagée

Surnommé "l’Afrique en miniature" en raison de sa diversité géographique, humaine et culturelle, le Cameroun compte plus de trois cents groupes ethniques et dialectes différents. En ce sens, Kareyce Fotso est une digne représentante de ce pays d’Afrique centrale : née au sein d'une famille bamiléké, elle sera élevée par une famille béti, tribu descendant des bantous. Depuis ses débuts, la chanteuse façonne ses chansons avec les cultures qui l'ont nourrie, signant des textes qui interpellent entre gravité et ironie, toujours empreints d’une émotion sincère. Dans la plus pure tradition, Kareyce accompagne sa voix intense d’une guitare, d'une sanza, d'un tambour de bois ou de sonailles, mais son modernisme donne finalement à entendre un folk-blues africain très personnel. Après Mulato (2009) et Kwegne (2010), les douze titres de Mokte, majoritairement enregistrés au studio Moto Records de Yaoundé, font mouche et marquent dans l’évolution de Kareyce Fotso une certaine maturité artistique. Just believe Artiste engagée, la musicienne est aussi une femme en colère, notamment contre le tribalisme qui sclérose la société africa

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Rencontre | L'auteure-compositrice-interprète Émily Loizeau est revenue en 2016 avec un projet très intime : Mona. Un dyptique avec une pièce de théâtre mais aussi un album magnifique qu'elle présente avec ses cinq musiciens sur scène pour les Oreilles en Pointe. Au Chambon-Feugerolles, elle apportera lumière, espoir et humanisme à travers ses textes et sa musique enjôleurs.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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Les maisons sans escaliers

GUIDE URBAIN | Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Les maisons sans escaliers

Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre commercial Centre Deux (qui a pris la place d'une ancienne prison lors de son ouverture en 1979), les deux maisons sans escalier siègent aux numéros 54 et 56 du boulevard Daguerre. La particularité de ces deux immeubles, conçus par l'architecte Auguste Bossu, se situe dans le hall : une unique rampe hélicoïdale avec une pente faible (« une montée par galerie en plan incliné » dixit Bossu), permettant à tous les appartements d'être desservis. Avec un décor des parties communes très art déco, cette réalisation n'entraînera pas un mouvement architectural massif, mais inspirera notamment la célèbre rampe du musée Guggenheim de New-York. Rien que ça ! Maisons sans escaliers, 54 et 56 bd Daguerre à Saint-Étienne

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Arno en novembre au Chambon-Feugerolles

MUSIQUES | Le Belge Arnold Charles Ernest Hintjens, plus connu sous le nom d'Arno, sera sur la scène de la Forge au Chambon-Feugerolles le samedi 19 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 mars 2016

Arno en novembre au Chambon-Feugerolles

Le Belge Arnold Charles Ernest Hintjens, plus connu sous le nom d'Arno, sera sur la scène de la Forge au Chambon-Feugerolles le samedi 19 novembre prochain, dans le cadre des Oreilles en Pointe. C'est le premier nom qui ressort de la future programmation du festival qui fêtera en 2016 ses 25 années d'existence. Ce concert s'effectuera également dans le cadre de sa tournée liée à la sortie de son dernier album Human Incognito, sorti au début de l'année. NB

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BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

MUSIQUES | Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 décembre 2015

BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de Paris, le concert de Bigflo et Oli est programmé à nouveau mercredi 16 décembre à 20h dans la même salle. NB

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Fais tourner le calumet !

MUSIQUES | Chanteuse de sang mêlé, Pura Fé est issue de la communauté iroquoise Tuscarora. Sa musique marie blues, folk song et musique traditionnelle indienne quand (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Fais tourner le calumet !

Chanteuse de sang mêlé, Pura Fé est issue de la communauté iroquoise Tuscarora. Sa musique marie blues, folk song et musique traditionnelle indienne quand sa voix pleine d’émotion transmet le message ancestral d’un monde indigène qui s’évanouit. Avec son dernier LP Sacred Seed, Pura Fé continue de revisiter ses racines amérindiennes et américaines avec d’excellents musiciens dont Eric Longsworth (violoncelle) et Mathis Haug (guitare). NR Pura Fé, dimanche 8 novembre à 20h30, au Quarto à Unieux

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Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

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Mano jamais Solo

MUSIQUES | Parti bien trop tôt, Mano Solo a laissé un vide béant et une empreinte gravée dans le marbre de la chanson libertaire française, qui peine clairement à trouver un (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 novembre 2015

Mano jamais Solo

Parti bien trop tôt, Mano Solo a laissé un vide béant et une empreinte gravée dans le marbre de la chanson libertaire française, qui peine clairement à trouver un successeur digne de ce nom. Si la place est si difficile à prendre, c'est que le bonhomme ne faisait pas semblant. Textes forts et humeurs changeantes, il combattait contre les maux (mais également et surtout cette sombre maladie qui l'a eu à l'usure). Aujourd'hui, ne restent que ses chansons et ses mots, mais quels mots ! Pour que vive ce patrimoine, certains se sont lancés dans l'exercice périlleux de l'hommage. Loin d'être évident, ce genre de travail peut souvent virer dans un style mielleux du genre Les Enfoirés puissance dix en voyant peiner l'interprète, s'emparant avec peu de délicatesse et sans âme de l’œuvre du disparu et perdant ainsi le fil et l'auditoire... Mais en l'occurrence, Les Hurlements d'Léo ont su doser leur effort de manière habile. S'appuyant sur un ensemble de proches de Solo (18 invités et 25 musiciens), le groupe bordelais a su garder sa place et a sorti un album hommage digne et tenant en respect les créations de ce grand artiste. Suite à cet opus sorti en j

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Le beau geste frère des Innocents

MUSIQUES | Loin du tapage d'une reformation hystérique, JP Nataf et Jean-Christophe Urbain ont ravivé avec l'impeccable "Mandarine" la flamme mélomane des Innocents. Réhabilitant au passage le souvenir parfois faussé d'un groupe qui compte finalement beaucoup plus que l'enfilade de tubes livrés deux décennies durant au cœur d'une véritable encyclopédie pop. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 3 novembre 2015

Le beau geste frère des Innocents

Chienne de vie. Vraiment. Quand on voit la vitesse à laquelle s'est rempli le Transbordeur lyonnais à l'annonce d'un concert surprise des Insus (soit Téléphone reformé en mode clando pour faire genre) et qu'on constate avec quelle discrétion est accueilli le retour des Innocents, eh bien messieurs dames on vous le dit comme on le pense, quelque chose branle dans le manche, il y a du mou de veau dans l'Hygiaphone et le monde est décidément « aussi parfait qu'il est plat » – c'est-à-dire surtout plat. Parce que, si on peut se permettre de parler un peu musique, les Innocents, c'est quand même un Autre Finistère que Téléphone. Ironique, quand on songe que les deux groupes ont été portés par une ribambelle de tubes dopés par les radios. Sauf que, concernant Téléphone, il y a les tubes, taillés pour les stades ou les soirées quadras qui dégénèrent après minuit et c'est tout. Du côté des Innocents, il y a les tubes aussi mais ceux-ci cachent un énorme malentendu. Geste frère, frères de geste Car, lorsqu'on écoutait dans les années 80-90's tous leurs hits (on vous fait grâce de la liste,

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CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

MUSIQUES | Avec "I m M o r t e l", CharlÉlie Couture a sorti à la rentrée 2014 son dix-neuvième disque studio. Une épreuve où, pour la première fois, il a confié les clefs de sa réalisation à un autre artiste, à savoir Benjamin Biolay. Un peu boudé par les médias français, le dandy blues-rock, à qui l'on doit notamment le célèbre "Comme un avion sans aile", vient en ce mois de juillet faire résonner sa voix nasillarde si particulière à la Forge dans le cadre de l'Estival de la Bâtie. Propos recueillis par NB.

Nicolas Bros | Jeudi 18 juin 2015

CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

Comment est intervenu Benjamin Biolay sur I m M o r t e l ? Benjamin Biolay s'est occupé de la réalisation de l'album. Comme un metteur en scène va travailler sur un scénario existant, il a apporté une couleur particulière à l'album, sa patte. C'était une nouveauté pour moi. J'ai été ravi de faire cette expérience du fait de la complicité avec Benjamin. Sur les vingt disques que j'ai faits, c'est vraiment la première fois que je « laisse les clefs » à quelqu'un. Je suis ravi du résultat. Est-ce que votre live a évolué depuis le début de la tournée I m M o r t e l ? En fait, je suis sans cesse en train d'expérimenter différentes formules. Hier soir, j'étais par exemple en concert à Harlem en duo avec Karim (NDLR : Karim Attoumane, guitariste complice de longue date de CharlÉlie Couture), deux jours auparavant j'étais en quartet à Alphabet City dans un club avec deux musiciens américains en plus ave

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Des Oreilles dans les 90's

MUSIQUES | Pour fêter les 25 ans d'existence du festival musical de novembre en Ondaine, Les Oreilles en Pointe, Tibert le programmateur, est allé chercher de beaux projets scéniques. Avec pour fil d'Ariane, une teinte très nineties. La preuve par trois (enfin plutôt quatre) ! Nicolas Bros

Nicolas Bros | Jeudi 4 juin 2015

Des Oreilles dans les 90's

Loin des sentiers battus, le festival des Oreilles en Pointe affiche toujours une forme artistique resplendissante. Un quart de siècle de découvertes, de partages, de passerelles avec la chanson francophone et notamment nord-américaine, .... qui sera marqué par une programmation tournée autant vers les souvenirs que sur l'avenir. Tour d'horizon avec quelques alléchants noms annoncés cette année. Après quinze ans d'absence, les Innocents (JP Nataf + Jean-Christophe Urbain) repointent -enfin - le bout de leur nez avec un album boosté à la vitamine C : Mandarine, On se délecte déjà des magnifiques titres tels Les Philarmonies Martiennes ou Love qui peut. L'occasion de retrouver sur scène le style, les harmonies vocales et l'écriture de ce groupe pop phénomène à qui l'on doit plusieurs hymnes pop francophones des années 90 à l'instar des inusables L'Autre Finistère, Colore ou encore Un Homme Extraordinaire. Autre artiste au profil atypique, entre icône populaire et dandy r

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L'Âme de fond

MUSIQUES | Il paraît que nous perdons tous vingt et un grammes lors de notre mort. Ce serait, selon la théorie de MacDougall la masse de l'âme humaine qui s'échapperait (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

L'Âme de fond

Il paraît que nous perdons tous vingt et un grammes lors de notre mort. Ce serait, selon la théorie de MacDougall la masse de l'âme humaine qui s'échapperait alors de notre corps. Même si ce poids est somme toute assez ridicule par rapport à notre masse corporelle totale, ce postulat a toujours alimenté beaucoup de travaux artistiques. À Saint-Étienne, c'est un groupe de rock qui s'est emparé de cette curiosité scientifique pour se donner un nom. Avec un son dérivant de la pop punk californienne et ravivant les souvenirs du rock à roulettes de skate très 90's, le groupe évoque, en Français dans le texte, des thématiques introspectives, tout en ridant sur leurs guitares et tambours. Composé d'anciens membres des formations stéphanoises Les Garagnas et White Card, 21 Grammes avance tranquillement depuis sa création en 2012. Après un première EP rappelant l'origine de son nom (La Pesée des Âmes), le quatuor sort ce mois-ci sa deuxième épreuve discographique avec Obsolescence programmée. Et pour l'occasion, ils remueront la scène du Fest'U Jean Mon'Arts et des Monts de la Balle avec leur rock qui renverse telle une lame de fond. NB 21 Grammes + D

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Mère et fils

ECRANS | De Calin Peter Netzer (Roumanie, 1h52) avec Luminita Gheorghiu, Bogdan Dumitrache…

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Mère et fils

Les qualités et les défauts de Mère et fils, Ours d’or au dernier festival de Berlin, s’apprécient au regard des reprises et des écarts qu’il accomplit envers le nouveau cinéma roumain. Esthétiquement, il en offre presque une caricature, jouant sur des blocs de séquences dialoguées au cordeau, dans un réalisme poisseux et quotidien que capte une caméra un peu trop mouvante et agitée. En revanche, Calin Peter Netzer choisit de s’intéresser non pas aux déclassés du système (l’option Puiu / Mungiu), ou aux classes moyennes (l’option Muntean) mais à ses élites bourgeoises et corrompues. L’intrigue, qui relève du fait-divers lambda (une mère tente de protéger son fils, qui a tué un enfant dans un accident de voiture), met en scène des êtres particulièrement vils et sans scrupules, prêts à toutes les entorses envers la loi pour conserver leur rang. Même dans la sphère intime, leurs rapports sont marqués par le mépris des autres — la mère avec sa bonne, le fils avec sa compagne — et la force du film consiste, sans quitter une apparente neutralité — pas de musique, aucune distance réflexive — à nous faire sentir toute l’abjection dont ils sont capables. Parfois,

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Loulou, l’incroyable secret

ECRANS | De Éric Omond et Grégoire Solotareff (Fr, 1h20) animation

Christophe Chabert | Lundi 16 décembre 2013

Loulou, l’incroyable secret

Après un recueil de courts (Loulou et autres loups), le héros animé inventé par Grégoire Solotareff passe au format long ; du coup, l’intrigue se charpente, montrant Loulou à la recherche de ses ascendances familiales du côté d’une Bavière d’opérette truffée de clins d’œil et de références. Soit un décorum joyeusement burlesque peuplé de carnivores en tout genre, où règne l’intimidant Lou Andrea — qu’on pourrait appeler Loudwig — et où le marchand d’antiquités porte le sobriquet de Simon Edgar Finkel. C’est ce qui fait le sel d’une aventure où Loulou et son ami lapin Tom tentent de résister à l’appel du sang, de la race et de la lignée, préférant des valeurs finalement plus solides comme l’amitié ou, mieux encore, la paresse. Sans atteindre les hauteurs d’Ernest et Célestine, ce dessin animé à l’ancienne made in France est plus que recommandable, même si le sous-texte y est parfois plus passionnant que le texte, qui traîne un peu en longueur dans sa dernière partie. Christophe Chabert

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Oxmo Puccino : "Je suis fier que le rap vive encore !"

MUSIQUES | Oxmo Puccino, c'est le rap français taille patron. Lyriciste de grand talent, le "Black Jacques Brel" comme on le surnomme, a su transcender sa musique jusqu'à la porter aux frontières du jazz tout en conservant une aura dans le monde du hip hop, pas toujours facile à satisfaire. Rencontre avec un grand monsieur avant son passage au Chambon-Feugerolles samedi 9 novembre. Propos Recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

Oxmo Puccino :

Petit Bulletin : Pourriez-vous décrire en quelques mots ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ? Oxmo Puccino : C'est une excellente question, très compliquée de répondre à cela. Transmettre des émotions, partager, échanger, réfléchir sur les mots, jouer avec pour rendre les choses plus belles. Vous avez évolué au cours de votre carrière du rap "classique" vers d'autres sphères musicales, pourquoi ce choix de repousser les frontières ? Il ne s'agit pas de quelque chose de réfléchi. C'est un sillon que je creuse, parfois je me trompe, parfois je désarçonne le public. Je

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