Scopitone

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Photo : Tournage du clip des Dizzy Sticks © Loïc Morel


Afin d'accompagner dignement la sortie de leur nouveau six-titres, les Dizzy Sticks annoncent fièrement l'arrivée d'un second clip. Après la chanson Assholes, c'est au tour du titre Sweet Lady de bénéficier d'une mise en image, avec cette fois-ci l'artillerie lourde. Le clip a été tourné en avril au gymnase de Saint-Héand puis en juin au Méliès Saint-François ainsi qu'au PAX. Le film fait appel à plusieurs comédiens ligériens, on retrouve notamment Aurélie Pirrera, Coline Béal, Dominique Dozolme, Carlo Bondi et Quentin Gaillou. Une grosse cinquantaine de figurants a été également réunie pour jouer les spectateurs dans la scène du cinéma. Comme l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, c'est le paternel du guitariste Théo, Fred Giroudon, qui signe la réalisation du court-métrage musical, assisté par les équipes de Cheesecam : deux chefs-opérateurs (David Montcher et Jonathan Grimault), un assistant-opérateur (Maxime Kieken), deux électro (Jérémy Vessigot et Arnaud Millet) et une maquilleuse (Claire Grasland). La diffusion du clip se fera essentiellement le web, notamment sur les réseaux sociaux. Côté budget, une subvention de la mairie de Saint-Étienne est venue compléter la campagne de crowdfunding mise en place par le groupe afin de financer ce clip (location du matériel et régie pour deux journées de tournage) mais également l'enregistrement, le mixage et la sortie de le nouvel EP du groupe, sorti en avril dernier. Techniciens, acteurs et figurants, tous ont pris part bénévolement à la réalisation du clip.

Fred Giroudon évoque le propos décalé des images : « Sweet Lady n'a rien d'une chanson à texte. Chez les Dizzy Sticks, c'est avant tout le plaisir musical qui domine et motive leurs compositions. Il fallait que le clip soit en phase avec l'énergie que dégagent les musiciens et qu'il suive parfaitement la construction de la chanson. A l'arrivée, ça donne une sorte de spirale entraînant peu à peu les spectateurs dans un séisme sexuel et burlesque ! Pour le reste, pas de message ou de prise de tête…Peut-être juste la volonté de ne pas se prendre au sérieux et d'aller à l'encontre des clips produits aujourd'hui qui mettent systématiquement en scène de belles images au ralenti. » On remarque au passage (et c'est aussi le cas sur le nouvel EP du groupe) que les Dizzy Sticks sont passés de cinq à quatre musiciens. Théo (guitare et chœurs) explique : « Lorsque notre second guitariste, Léon Camuzat a décidé en toute amitié de quitter le groupe, nous avons été dans un premier temps assez affectés et même déconcertés. Mais finalement cela nous a aidé à nous éloigner un peu de nos références et à chercher davantage notre propre son. Loÿs a choisi de troquer son clavier classique pour un keytar (sorte de synthé en bandoulière), ce qui a aussi fait évoluer notre jeu de scène et sa place de chanteur. Quand on passe de deux à une guitare, ce qui change c'est surtout de devoir combiner des parties rythmiques, l'accompagnement, à des phrases mélodiques spécifiques. Chacune des guitares avait un rôle différent dans l'espace harmonique et rythmique, celle qui reste doit maintenant combiner les deux ! » Dont acte.

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ZED Yun survole Sainté

Rap/chanson | ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

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ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le rappeur vient de sortir lui aussi un clip tourné à Sainté, celui de son titre Merveille. On y découvre Bergson ou encore le stade Geoffroy-Guichard.

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Geoffrey Saint-Joanis : «Avec notre structure, nous voulions mixer nos passions »

Tête(s) de culture | Co-fondateur du studio de création audiovisuel AUUNA avec ses deux amis Alexandre Fournel et Laurent Gibert, Geoffrey Saint-Joanis est un jeune homme – né en 1992 – très présent auprès des artistes, notamment stéphanois, par la réalisation de vidéos, de photos ou de graphismes. Nous sommes revenus sur son parcours déjà bien chargé entre rédaction de presse, reportages en indépendant et création de son entreprise.

Nicolas Bros | Vendredi 9 février 2018

Geoffrey Saint-Joanis : «Avec notre structure, nous voulions mixer nos passions »

Comment en es-tu arrivé à travailler dans la réalisation de clips, de films, etc ? J'ai d'abord passé un Baccalauréat littéraire puis je suis entré en prépa de journalisme audiovisuel au lycée Saint-Louis à Saint-Étienne. À la fac, j'ai validé une double licence histoire-sciences politiques à Lyon 2. Parallèlement à mes études, j'ai écrit pour un petit magazine qui s'appelait Le Journal International. J'ai fait un peu le forcing pour rentrer dans cette rédaction, car ils n'étaient pas très chauds à l'idée de m'intégrer au début. Je me suis rendu compte qu'il y avait un potentiel énorme avec l'actu internationale traitée par des correspondants étudiants installés dans le monde entier... J'en suis devenu le rédacteur en chef et nous avons développé le réseau de correspondants jusqu'à atteindre le nombre de 200. Ça a pris de l'ampleur et nous nous sommes faits remarqués par L'Express et le Figaro car nos correspondants étaient les premiers lors des révoltes de la place Taksim à Istanbul, ainsi que sur l'attentat du marathon de Boston... Nous avons pu établir un partenariat avec Le Figaro qui publiait un article par semaine d'un de nos correspondants.

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Pop-rock vintage

MUSIQUES | Après un premier EP éponyme en 2014, les Dizzy Sticks sortent six nouveaux titres avec lesquels le groupe semble gagner en épaisseur. En anglais dans (...)

Niko Rodamel | Jeudi 6 octobre 2016

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Après un premier EP éponyme en 2014, les Dizzy Sticks sortent six nouveaux titres avec lesquels le groupe semble gagner en épaisseur. En anglais dans le texte avec un habile recours aux chœurs, les chansons reposent sur des structures plus complexes, plaçant la basse et les guitares très en avant. On entend ici ou là l’influence aussi bien des Beatles et des Stones que de Led Zep, avec quelques touches de Queen ou de Bowie, jusqu’à cette magnifique ballade, People, façon Lou Reed. Dizzy Sticks - II [Carotte Production/Inouïe Distribution]

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Mickey révolté

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Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

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Pour illustrer le titre Sebolavy issu de son dernier album éponyme, l'artiste montbrisonnais Mickey 3D a choisi un clip qui risque de faire parler. On peut y voir l'horrible parcours suivi par des poussins dans les élevages en batteries... Il est précisé que ces images sont extraites d’un spot réalisé par l’association anglaise Animal Equality qui lutte pour le droit des animaux à être traités avec respect et compassion.

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Shoot It dévoile ses clips

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Sébastien Broquet | Jeudi 7 juillet 2016

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Pour la septième fois, Shoot It a sélectionné avec attention les meilleurs clips de l'année des groupes régionaux : 19 artistes dont l'œuvre fut projetée le mercredi 6 juillet au Transbordeur, avant remise des prix. Le prix du Petit Bulletin a été remis à Anton Oak, dont le clip de So far too close réalisé par Robin Pogorzelski sortira à la rentrée. Le prix Transpalux a lui été décerné à Kalki, pour Varanasi, réalisé par Basile Pierrat. Enfin, le prix du public Un Poil Court a lui été remis à Macadam Valette, dont A Lady est réalisé par Tom Vallette. Voici la sélection complète (sauf celui d'Anton Oak) des clips :

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Dub Inc de retour avec PITR

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Nicolas Bros | Mercredi 25 mai 2016

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Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc vient de sortir un premier clip Triste Époque. Sur cette vidéo tournée à Saint-Étienne, on aperçoit l'intervention du street artist PITR.

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Virage 70’s pour les Dizzy Sticks

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Marlène Thomas | Mardi 5 avril 2016

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Ils ont entre 16 et 23 ans, pourtant parmi leurs influences principales se trouvent les Who, Beatles, Rolling Stones ou encore Supertramp. Ostensiblement tournés vers le mythique rock anglais des années 60 et 70, les quatre Stéphanois du groupe Dizzy Sticks sortent, le 23 avril, l’EP Dizzy Sticks II. Fondé en 2011, le groupe, qui était auparavant composé de cinq membres, a sorti son premier album éponyme en janvier 2014. Distribué nationalement, il a rencontré le succès escompté puisque tous les exemplaires produits ont presque tous été écoulés. Loÿs, l’un des fondateurs du groupe, chanteur et claviériste, a composé les six titres de ce second opus. « Ma principale inspiration a été la vie quotidienne et les rapports avec les autres » confie-t-il. Avec un seul guitariste, contre deux auparavant, les arrangements de cet EP ont évolué et intègrent de nouvelles sonorités " plus modernes ". Davantage inspirée par les années 70 que par les années 60, cette deuxième production n’en reste pas moins résolument rock’n’roll. Marlène Thomas Dizzy Sticks, samedi 23 avril à 20h30 et dimanche 24 avril à 17h, au Pax

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Un festival monstre

MUSIQUES | 660 artistes, 75 spectacles, 6 scènes, 3 soirs. Les chiffres sont impressionnants. Les Stéphanois ne le savent peut-être pas mais leur ville accueille le (...)

Marlène Thomas | Vendredi 29 mai 2015

Un festival monstre

660 artistes, 75 spectacles, 6 scènes, 3 soirs. Les chiffres sont impressionnants. Les Stéphanois ne le savent peut-être pas mais leur ville accueille le plus grand festival universitaire gratuit de France : le Fest'U Jean Mon'Arts. Boosté par un public estudiantin décomplexé du diplôme - fin d'année de buche oblige - le programme proposé par ce méga rassemblement de jeunes (mais pas que) permet de découvrir de futures pépites entre musique, théâtre, danse, impro ou encore performances de rue. Le tout dans une ambiance bon enfant. Mais dans la pléthorique liste de formations présentées, quelques noms se détachent pour nous. Ce soir, tendez une oreille au quatuor ARTFKT emmené par Théo Herrerias - frère du chanteur Raphaël Herrerias - se présentera à 21h15 sur la scène extérieure, armé de son répertoire éclectique et dynamique à 21h15 (funk, rock et une pointe de hip-hop). Vivifiant ! Rock'on campus Samedi, découvrez sur la scène extérieure Ory Jeans, formation pop-rock lyonnaise aux intonations rappelant les XX sans le côté électronique. Prometteur. Ce concert sera suivi de celui des

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Le rock'n'roll crunchy des Dizzy Sticks

MUSIQUES | Contrairement à celles et ceux de leurs âges, eux sont plutôt tournés vers le rock anglais style 60's et 70's. Ils s'appellent les Dizzy Sticks, sont cinq sur scène âgés de 14 à 20 ans et viennent de sortir leur premier album éponyme qui fleure bon le rock vintage. Rencontre avec Théo et Loÿs, deux des fondateurs de ce groupe qui navigue hors des sentiers battus. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Jeudi 21 novembre 2013

Le rock'n'roll crunchy des Dizzy Sticks

Comment est née l'idée de créer le groupe Dizzy Sticks ?Théo : Nous étions trois au départ, il y a maintenant trois ans. Loÿs, qui est aux claviers, Léon, l'autre guitariste du groupe et moi-même. Nous étions tous amateurs de la scène rock 60's et 70's en provenance d'Angleterre. Nous avons alors décidé, alors que nous étions en seconde, de monter un groupe. Alexis le batteur nous a rejoint puis notre bassiste, qui est le dernier à être arrivé alors qu'il avait seulement 13 ans. Il nous a réellement impressionné par sa technique et sa capacité d'intégration. Pourquoi avez-vous changé de nom en passant de The Smudges à Dizzy Sticks ?Loÿs : D'abord parce que les gens n'arrivaient ni à prononcer ni à retenir The Smudges. Et, ce nom, nous l'avions choisi un peu à la hâte, juste avant notre premier concert car il fallait bien donner un nom à notre groupe. Nous avions à l'époque écrit une chanson avec ce mot Smudges et nous trouvions alors que ça sonnait bien. Nous devions changer de nom après ce premier concert mais ça a traîné. Avec la sortie de notre premier album, il était temps de passer à autre chose.

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Clip

ECRANS | De Maja Milos (Serbie, 1h42) avec Isidora Simijonovic, Vukasin Jasnic…

Christophe Chabert | Mardi 16 avril 2013

Clip

Honnêteté ou complaisance ? C’est sûr, Clip ne met ni gant, ni capote pour décrire l’initiation sexuelle d’une adolescente serbe fan de pop locale, désorientée par le cancer de son père et complètement accro à un de ses camarades de lycée, rustre et violent, qui assouvit sans joie sur elle ses pulsions libidinales. L’absence de regard moralisateur de Maja Milos nous change certes des ruminations sur les ados irresponsables d’un Michel Franco dans Después de Lucía ; elle arrive même à capter cette fougue adolescente, pure énergie égotiste et sans recul qui fracasse tout sur son passage avant de se fracasser elle-même. Cela étant, le film reproduit sans vergogne les images de pornos amateurs filmés par les ados eux-mêmes avec leur téléphone portable — sexe en érection, éjaculations, etc. Avec une pointe de radicalité formelle en plus, Clip aurait pu être un équivalent serbe de Spring Breakers ; mais son envie de réalisme permanent

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