Adamus sera nôtre

Festival Les Oreilles en Pointe | Avec un statut de star dans la Belle Province, Bernard Adamus est un artiste qui mêle allégrement le folk, blues, country et hip-hop. Un peu foutraque, entraînante et surtout attachante, la musique du Québécois posera aux Oreilles en Pointe sa "trinité de tous les possibles", à savoir : femmes, amis et "brosses entre cheums'".

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Photo : © Jimmi Francoeur


Sans jamais avoir fait de compromis, Bernard Adamus avance sereinement. Ce chansonnier montréalais de 37 ans ne laisse jamais indifférent, tout comme sa musique. La preuve avec Sorel Soviet So What, son troisième album au nom plus qu'original et qui concentre toute l'énergie et l'inventivité du bonhomme. La prevue avec son titulé un peu étonnant. « Le nom de cet album est juste un clin d'oeil à So Far, So Good... So What!, un disque du groupe Megadeath, explique-t-il. Cela n'a aucun rapport ni avec la ville de Sorel au Québec, ni avec les Soviets. » Comportant tout ce qui fait la force de ses compositions, à savoir un savoureux mélange entre un blues lancinant, un folk enlevé et l'énergie de la country, cet opus est un peu différent des deux autres disques de l'intéressé. « J'ai tendance à dire que cet album ressemble plus à de la musique de New-York plutôt que de la Nouvelle-Orléans, mais ça reste de la musique très américaine dans l'esthétique. »

Boulimique de lives

Un poil déjantée, la musique de Bernard Adamus est un peu le condensé de ce que propose la musique québécoise. Une liberté de ton, une légéreté apparente mais également une profondeur et un dynamisme dans les textes et les mélodies qui font de la musique d'Adamus un cocktail détonant sur scène. Renouant avec sa "trinité de tous les possibles", à savoir les histoires de femmes, d'amis et de brosses (soirées un peu arrosées...), Adamus réussit à fédérer tout le Québec derrière lui. En tournée avec cet album depuis un an, le chantre de la "débauche magnifiée" fait salle comble à chaque fois. « C'est assez étonnant car l'album ne se vend pas si bien que ça mais les salles sont toujours pleines, assure-t-il. Le show est très vivant et demande beaucoup d'énergie. » Et si ce live demande une implication sans faille de la part de l'artiste et de ses musiciens, cela ne l'empêche pas de faire plus de 125 dates par an. Une prouesse qui ne l'effraie pas particulièrement et qui l'emmènera faire quelques dates en France dont une à Fraisses pour les Oreilles en Pointe. Une occasion en or de découvrir un artiste hors norme.

Bernard Adamus [ + Steve'n'Seagulls], dimanche 27 novembre à 17h, Salle Dorian à Fraisses, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe


Steve'N'Seagulls + Bernard Adamus

Soirée des clés de 12
Salle Dorian Rue de l'Ondaine Fraisses
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Chansons en duo & beaux textes | La Maison Tellier, c'est un groupe de cinq. Mais aussi, un duo à son origine, formé par Helmut & Raoul Tellier. Avec leur spectacle "1.8.8.1, Une Duographie de la Maison Tellier", Yannick et Sébastien - de leurs vrais prénoms - revisitent certains titres phares de la formation et intègrent des lectures de textes d'auteurs de la fin du XIXe. Un spectacle unique, littéraire et musical à la fois. Helmut nous en dit davantage avant leur passage à Feurs ce samedi.

Nicolas Bros | Jeudi 15 juillet 2021

Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Cette « duographie », mélange de duo et de biographie, est-ce un projet que vous aviez depuis longtemps en tête ? Helmut Tellier : Nous avons commencé à écrire ce projet au début du confinement. Nous avons essayé de nous glisser dans des périodes de résidence d’écriture avec notre metteuse en scène, Julie-Anne Roth, quand nous avions le droit de le faire. Ensuite, nous devions débuter la tournée avec ce spectacle en mars dernier et cela a été légèrement retardé. En gros, ce projet a mis un an à prendre forme. Mais cela me traînait dans la tête depuis quelque temps. Partant d’un constat simple : la formule à cinq possède une chronologie très régulière, presque routinière, puisque l’on sort un album, on fait une tournée qui va durer un an, un an et demi puis on se retrouve avec une phase en forme de creux. Et je n’aime pas cette période d’inactivité forcée. En regardant la discographie que l’on a, certaines chansons qu’on ne joue plus car on n’a plus le temps lors des concerts des tournées, tout ceci m'a amené à cette idée de revenir à l’origine du groupe, c’est-à-dire un duo de folk avec Raoul. Il y a une grande sélection d’auteurs et

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2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Annulation festival | Comme en 2020, le festival stéphanois Paroles & Musiques est contraint de jeter l'éponge.

Nicolas Bros | Mercredi 28 avril 2021

2021 se déroulera sans Paroles & Musiques

Elle devait se dérouler du 17 au 23 mai mais il n'en sera rien. Malheureusement sans grande surprise, la 30e édition du festival Paroles & Musiques ne pourra pas se tenir ce printemps. L'organisation a décidé de ne pas prendre de risque. « Nous y avons cru longtemps, nous nous sommes adaptés aux préconisations gouvernementales en prévoyant des jauges assises et distanciées ainsi que toutes les mesures adaptées à la situation. Malheureusement, la sortie de crise est plus longue que prévue, et nous n'avons aucune visibilité sur une date de réouverture précise des lieux de spectacles à trois semaines de l'évènement », explique par communiqué le festival stéphanois, avant de donner rendez-vous du 16 au 22 mai 2022 pour la « 30e édition bis ». L'organisation a d'ailleurs précisé quelques points concernant cette édition 2022 : • La Nuit des Stéphanois est reportée au 2 octobre 2021 à 19h au Fil avec Broadway, Arpad Flynn, Doorsfall, Redbong, Radikale Junkypop, An'Om x Vayn et Felower • Le concert de Ben Mazué (+ Martin Luminet) est report

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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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Décembre en Louisiane

MUSIQUES | Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Décembre en Louisiane

Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des Britanniques n'a que faire des formats et du préfabriqué. Il l'a encore prouvé avec son album Who's Happy ?, une épreuve blues toute en sincérité, qui sent bon la Louisiane. Sa venue à Riorges s'annonce comme un concert taillé pour ce mois de décembre. Hugh Coltman, mardi 15 décembre à 19h à la salle du Grand Marais de Riorges

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Mielleux et mélodieux

Coffret CD | Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les (...)

Cerise Rochet | Lundi 14 décembre 2020

Mielleux et mélodieux

Force tranquille connecté à la vraie vie, aux forêts du Meygal, et aux notes de sa guitare, l’artiste ponot Yvan Marc propose des coffrets sucrés pour les oreilles… Et les papilles. Grâce à la collaboration de deux artisans locaux, le chanteur a mis au point 5 paniers api-culturels, qui contiennent son dernier album, L’ancien Soleil, sorti en septembre, et des produits à base de miel. En pot, en bonbon, en sucette, en nougat… Pour écouter en dégustant. Dispo sur www.yvanmarc-officiel.com, rubrique « boutique »

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L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Americana & folk-rock | Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 6 octobre 2020

L'Amérique sacrée d'Holy Bones

Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture. Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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Une saison relevée

Panorama musiques actuelles 2020/2021 | Le Roi Bazbaz « C'est qui le chef j'te l'demande » interroge Camille Bazbaz en ouverture de Le Boss, troisième titre de son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Une saison relevée

Le Roi Bazbaz « C'est qui le chef j'te l'demande » interroge Camille Bazbaz en ouverture de Le Boss, troisième titre de son album Manu Militari. On aurait envie de dire « c’est toi Camille ! », tellement le dandy troyen a délivré ici un album équilibré même s’il nous avait confié en interview que sa création avait été un « joyeux bordel ». Oscillant entre chanson, reggae et soupçons électroniques, on dandine, on chantonne et on se laisse emporté par ce phrasé nonchalant significatif du monsieur. NB Bazbaz, samedi 26 septembre à 21h, parking Dubuc à Montbrison // Edit : Les concerts du 25 septembre à 21h (Division d’honneur + MC Pampille + BAASTA!) et du 26 septembre à 21h (Belfour + Bazbaz) sont annulés. Pour vous faire rembourser, vous pouvez faire parvenir au théâtre des Pénitents l’original du billet (ou une impression pour les billets achetés sur internet), votre RIB et vos coordonnées (nom, prénom, adresse, email et téléphone portable). Saint

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Le tour forézien de Marion

Chanson | Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Le tour forézien de Marion

Cinq jours pour cinq représentations d'affilée dans le Forez. C'est la Ballade des Poly'Sons. La chanteuse franc-comtoise Marion Roch, ayant sorti son nouvel album Echos en mars dernier, en plein confinement, a accepté de relever le défi. Une belle occasion pour cette artiste à la voix rocailleuse et à l'énergie débordante de prendre la route pour défendre cet album sur lequel elle a travaillé trois années durant. Chansons douces-amères, beats entrainants, textes à l'air de gouaille bien trempés, la recette est bonne. Marion Roch en concerts gratuits à Montbrison le 8 juillet à 20h30, à St-Bonnet-le-Courreau le 9 juillet à 20h30, à St-Georges-en-Couzan le 10 juillet à 20h30, à Marols: le 11 juillet à 20h et à Précieux le 12 juillet à 17h

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Pomme au Fil en décembre

Chanson | Une bonne nouvelle dans cette période plus que morose, ça fait du bien ! Pomme sera en concert à Saint-Étienne en décembre prochain. Le rendez-vous est (...)

Nicolas Bros | Mardi 21 avril 2020

Pomme au Fil en décembre

Une bonne nouvelle dans cette période plus que morose, ça fait du bien ! Pomme sera en concert à Saint-Étienne en décembre prochain. Le rendez-vous est fixé au Fil le vendredi 11 décembre. La billetterie est déjà en ligne juste ici. Pomme [+ Rosemarie], vendredi 11 avril 2020 au Fil

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Haut et fort

Chanson & éloquence | S’exprimer et argumenter en public est un exercice très délicat. Le projet Hauts Parleurs mené par la MJC de Rive-de-Gier et le Théâtre Couzon donnent chaque (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Haut et fort

S’exprimer et argumenter en public est un exercice très délicat. Le projet Hauts Parleurs mené par la MJC de Rive-de-Gier et le Théâtre Couzon donnent chaque année la possibilité aux jeunes de plus de 8 ans de se frotter à cette activité. Stages intensifs de préparation et rendus publics sont au programme jusqu’au challenge final le 4 avril à la salle Jean Dasté. Mais avant cela, une grosse soirée est prévue le samedi 21 mars avec le concert de CharlÉlie Couture, parrain officiel de l’édition 2020. L’occasion pour ce chanteur-peintre-poète de distiller le blues délicat de son 23e album, sorti en 2019 et intitulé Même pas sommeil, après l'avoir déjà fait au Théâtre de Roanne le 11 mars. CharlÉlie Couture, samedi 21 mars à la salle Jean Dasté à Rive-de-Gier

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À la croisée des roots

Sono mondiale | Une fois n'est pas coutume dans le club pélussinois, la moiteur du blues laissera place à la chaleur sèche de l'afro-reggae-roots de Akylisso. Cinq (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

À la croisée des roots

Une fois n'est pas coutume dans le club pélussinois, la moiteur du blues laissera place à la chaleur sèche de l'afro-reggae-roots de Akylisso. Cinq musiciens qui, entre Afrique et Caraïbes, associent autour du chanteur Diarra Jah les instruments traditionnels (balafon, djembé, kora) aux musiques actuelles, dans un métissage plutôt efficace. Akylisso, vendredi 6 mars à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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Devil inside

Blues | Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Devil inside

Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs endiablés de guitare, douze mesures pour évoquer des thèmes récurrents (le sexe, la vie, la mort) au fil des rives poisseuses du Mississippi ou des routes poussiéreuses ponctuées de rades désertées… Au sein de cette famille tentaculaire, le chanteur et éminent guitariste Manu Lanvin tire habilement son épingle du jeu, incarnant un certain renouveau du genre avec son rock-blues explosif bien senti. Lanvin n'est pas en chocolat : six albums, des centaines de concerts en Europe comme aux Etats-Unis (l’Olympia, l’Apollo Theater, le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion…), plusieurs participations au gala de la Jazz Foundation of America (à l'invitation de Quincy Jones), une belle collaboration avec Calvin Russel, des premières parties prestigieuses et une nomination aux Globes de Cristal 2017 le distinguant parmi les meilleurs interprètes masculins. Sur son dernier album en date, Grand Casino, le bluesman fait se répondre avec toute l'énergie du live standards revisités et chansons originales, alignant

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Bien sages

Festival chanson | Le festival Les Poly'Sons de Montbrison propose comme chaque année son lot de découvertes et de valeurs sûres dans la chanson francophone. La cuvée 2020 donne une belle part à quelques pépites à écouter de très près mais aussi à des "anciens" que l'on aime toujours autant. Sélection. Par Nicolas Bros, Stéphane Duchêne et Niko Rodamel

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Bien sages

Zozo lala* Fantasque, Léopoldine HH. l’est assurément. Cette amoureuse des jolis mots avait sorti un premier album remarqué en 2016, Blumen in Topf. Une galette qui n’est pas passée inaperçue du côté du théâtre des Pénitents de Montbrison, qui a décidé d’offrir à cette artiste formée à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, la possibilité d’être "artiste-compagnon" pendant la saison et notamment les Poly'sons. Trois dates programmées dont un concert avec la Maîtrise de la Loire sur les textes de Gildas Milin et un duo avec Maxime Kerzanet autour de l’œuvre de Gérard Manset. NB Leopoldine HH, vendredi 17 et samedi 18 janvier au théâtre des Pénitents à Montbrison On voudrait revivre mardi 11 février à 20h30 également aux Pénitents *Zozo lala = expression allemande qu'on pourrait traduire par "Comme-ci comme-ça" et est un des titres de Léopoldine HH. Tout schuss Le traditionnel concert des Poly’sons aux pieds des pistes de Chalmazel risque bien d’être épique et mé

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Bloody hell

Blues/soul | Après un concert remarqué au Château du Rozier le mois dernier à Feurs, Jessie Lee et ses quatre alchimistes seront de nouveau en terres ligériennes pour mettre (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Bloody hell

Après un concert remarqué au Château du Rozier le mois dernier à Feurs, Jessie Lee et ses quatre alchimistes seront de nouveau en terres ligériennes pour mettre le feu au temple pélussinois du blues. Après une première formule, en duo, née en 2011 de la rencontre entre la chanteuse et le guitariste Alexis Didier, il faudra attendre quelques années pour que le groupe prenne enfin sa forme définitive. Laurent Cokelaere (basse), Julien Audigier (batterie) et Laurian Daire (claviers) rejoignent alors le binôme originel pour fonder un solide combo et développer sa propre identité. Exit les reprises, les compositions originales constitueront dorénavant l’essentiel d’un répertoire qui va résonner aux six coins de l’hexagone. En 2018 sort un premier EP, éponyme. Jessie Lee & The Alchemists y grave pour l’éternité son puissant cocktail (tendance molotov) de blues, de soul et de rock : onze titres plutôt couillus et une superbe couverture sur laquelle la chevelure rougeoyante de la belle Jessie envahit tout l’espace. Jessie Lee & The Alchemists, vendredi 13 décembre à 20h30, Hall Blues Club à Pélussin

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Femmes nous vous aimons

Festival | Le Pax vient d'inaugurer la 4e édition de son festival Femme(s), un rendez-vous devenu progressivement incontournable afin de découvrir de nouveaux (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 novembre 2019

Femmes nous vous aimons

Le Pax vient d'inaugurer la 4e édition de son festival Femme(s), un rendez-vous devenu progressivement incontournable afin de découvrir de nouveaux talents musicaux féminins. Cette année, quatre soirées (dont celle d'hier) sont programmées avec notamment la pop irradiante de Melba (samedi 23 novembre), l'électro ardente d'Alizé Brûle (dimanche 24 novembre) ou encore la chanson baroque de Karine Daviet (vendredi 22 novembre). Festival Femme(s) #4 jusqu'au dimanche 24 novembre au Pax (rue Élisée Reclus à Saint-Étienne)

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"Chanson Douce" : Requiem pour un film

ECRANS | De Lucie Borleteau (Fr., 1h40) avec Karin Viard, Leïla Bekhti, Antoine Reinartz…

Vincent Raymond | Mercredi 27 novembre 2019

Un couple de trentenaires parisiens épanouis recherche la perle rare pour s’occuper de leurs deux enfants afin que la mère puisse reprendre son activité professionnelle. Leur choix s’arrête sur Louise, une quinquagénaire en tout point parfaite. Plus que parfaite, même. En apparence… De l’éternel gouffre séparant un livre de son adaptation cinématographique… Sous la plume de Leïla Slimani, Chanson douce fut un roman d’une épouvantable précision, menant avec une limpidité rigoureuse et clinique vers le dénouement macabre annoncé dès ses premières pages. Ni “objet“ littéraire surstylisé (bien que couronné par le Prix Goncourt), ni polar des familles, cette œuvre profonde et captivante rendait compte d’un faisceau de vérités sociologiques contemporaines — notamment que la précarité peut conduire de la déréliction à la névrose, l’inconsciente arrogance des privilégiés servant alors de catalyseur à une effroyable tragédie. Sur le papier, il y avait tout pour construire un thriller et faire vibrer l’écran. La distribution elle-même était prometteuse — mais ne l’était-elle pas trop ? Le rendez-vous s’avère manqué. Parce que Karin Viard est t

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T'as la frite ?

Bouffe QC x BXL | Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française (...)

Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

T'as la frite ?

Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française : Frite Alors ! « La friterie belge à l’accent québécois » propose forcément des poutines (plat national de la Belle Province) mais également des burgers et d'autres plats à déguster sur le pouce. Après avoir débarqué dans l'Hexagone d'abord du côté de Lyon avec deux établissements (un dans le 1er et un dans le 3e), la marque ouvre aujourd'hui à Saint-Étienne, au coin de la rue de la résistance et de la rue d'Arcole (en lieu et place du PMU Le Vincennes), donnant sur la place Jean Jaurès. L'occasion de se délecter des frites associées au fromage en grains et nappées de sauce brune, la fameuse poutine classique ou bien de découvrir d'autres recettes*. À vous de voir !

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Novembre : Vous avez dit bizarre ?

ECRANS | La main en carapate de "J’ai perdu mon corps" donne-t-elle le “la“ de ce mois de novembre ? C’est à se demander, face à la somme d’étrangetés visibles sur les écrans. Pour le meilleur, comme pour le pire…

Vincent Raymond | Mercredi 6 novembre 2019

Novembre : Vous avez dit bizarre ?

« Le beau est toujours bizarre », écrivait Baudelaire. La proposition réciproque mériterait d’être énoncée, ne serait-ce que pour décrire cette flopée de films de novembre conjuguant un goût certain pour l’insolite et une esthétisation parfois extrême, sans être forcément déplaisante. Avec Knives and Skin (20 novembre), Jennifer Reeder offre ainsi un contrepoint féminin et féministe à ces récits lynchéens se déroulant au cœur de villes moyennes des États-Unis figées dans une malaisante harmonie pastel, où une singularité fantastique vient bousculer l’apparence d’équilibre et faire sourdre une trémulante angoisse sous-jacente. Ici, c’est la disparition d’une lycéenne Carolyn Harper — dont on sait qu’elle a été molestée par son “petit ami” trop empressé — qui déclenche l’histoire et révèle les secrets et turpitudes de la communauté. Captivant, inquiétant et maîtrisé. Trois choses que ne sont pas hélas l’adaptation du Goncourt de Leïla Slimani, Chanson douce de Lucie Borleteau. Est-ce parce que Karin Viard est-trop prévisible dans le rôle d’une nounou désaxée ? Ou bien parce que la fin grand-gu

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Miossec, ce rescapé

MUSIQUES | 11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Miossec, ce rescapé

11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Barcella : "Je suis né dans la chanson"

Chanson | Il est rayonnant comme le nom de son dernier album "Soleil". L'auteur-compositeur-interprète rémois Barcella est assurément un des artistes de chanson française parmi les plus dynamiques. La preuve avec ses multiples casquettes et toute l'énergie qu'il déploie à chaque spectacle. Rencontre avec un artiste généreux.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Barcella :

Tu as mis deux ans pour composer ton dernier album Soleil. Pourquoi ce travail a-t-il pris autant de temps ? Nous sommes tout d'abord partis un an avec Tournepouce, un spectacle jeune public. Étant sur les routes pour cette « parenthèse » différente de ce que j'ai l'habitude de faire, j'ai pas pu me consacrer pleinement à la composition. Ensuite, j'ai eu besoin d'une réflexion assez longue car c'est mon quatrième album. Passé un cycle de trois albums, se réinventer devient moins évident qu'auparavant. Sur les trois premiers albums, tout fuse assez naturellement car il suffit de piocher les sujets qui tombent. On se rend assez vite compte sur un quatrième ou un cinquième album, que l'on va garder globalement les mêmes sujets tels que le temps, la solitude, l'espoir, l'amour, l'onirique, le rêve... mais on va les traiter différemment. Le regard évolue par rapport à ces sujets. Par exemple, concernant le thème de l'enfance, sur mon premier album, je le traitais avec les yeux nostalgiques de quelqu'un qui l'avait quittée il y a finalement peu de temps. Un album plus tard, j'imaginais les enfants que j'aurais. Maintenant, je parle des enfa

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Ours en concert gratuit à la médiathèque de Carnot

Chanson | Le chanteur Ours, second fils d'Alain Souchon, à qui l'on doit trois albums (Mi en 2007, El en 2011 et Pops en 2017) vient ce mercredi du côté (...)

Nicolas Bros | Mardi 15 octobre 2019

Ours en concert gratuit à la médiathèque de Carnot

Le chanteur Ours, second fils d'Alain Souchon, à qui l'on doit trois albums (Mi en 2007, El en 2011 et Pops en 2017) vient ce mercredi du côté de la médiathèque de Carnot pour un concert gratuit. L'occasion de découvrir l'univers de cet artiste si rare, à l'univers teinté d'une pop indé douce et subtile. À noter que l'artiste devrait sortir en 2020 un nouvel opus. Ours, mercredi 16 octobre à 19h à la médiathèque de Carnot Entrée libre sur inscription auprès de la médiathèque au 04 77 43 35 20

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Rico blues fort

Blues | They Call Me Rico propose un blues roots des plus enlevés. En solo – one man band – ou accompagné (avec The Escape sur son dernier album), le Québécois ne laisse personne indifférent. Une nouvelle preuve sera donnée au château de Saint-Victor pour une prestation d’homme-orchestre comme il les affectionne tant.

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Rico blues fort

Frédéric Pellerin, alias They Call Me Rico, possède toutes les caractéristiques du chanteur de blues-rock : voix rocailleuse et puissante, jeu subtil à la guitare dobro et style qui en impose, tout de noir vêtu. Mais Rico ne s’arrête pas là. Le Québécois est également un orchestre à lui seul, un One Man band si vous préférez. En résumé, il n’a besoin de personne pour faire vibrer les salles. Il mélange habilement riffs endiablés, kicks de grosse caisse ravageurs et harmonica fiévreux. Avec lui, on prend une claque de blues rock acéré. « Avant de partir en solo, j’étais chanteur pour le groupe de rock québécois Madcaps, explique Rico. Mais j’ai eu envie de produire une musique davantage tournée vers le blues, plus brute. J’avais également conscience qu’il était plus simple, niveau organisation, de faire un projet individuel. J’ai alors commencé seul à la guitare et à la grosse caisse. » Celui qui a gardé pour nom de scène son surnom d’enfance a vu juste avec ce virage artistique. Le voilà avec désormais quatre albums au compteur et une flopée de dates où son empreinte musicale ne laisse personne indifférent. Une histoire qui perdure et qui est intim

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Barcella rayonne

Chanson | Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Barcella rayonne

Le Rémois Barcella est un exemple de générosité scénique. À chaque prestation il emmène le public avec lui. Enfants, adultes... tout le monde y passe ! Si vous ajoutez à cela la qualité de ses mélodies et de ses textes, tout en sensibilité et douceur, Barcella constitue véritablement un artiste complet qui représente fièrement la chanson française sans faux-semblants. On est ici en face d'un art honnête et sensible, à l'instar de son dernier album Soleil. Et ça fait vraiment du bien ! Barcella, mardi 12 novembre à 20h30 au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière, dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Souchon, 11 ans après

Chanson | 11 ans... Souchon nous avait habitués à être plutôt "tranquille" concernant le rythme de ses sorties discographiques, mais là, il a fait fort ! Cela dit, à (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Souchon, 11 ans après

11 ans... Souchon nous avait habitués à être plutôt "tranquille" concernant le rythme de ses sorties discographiques, mais là, il a fait fort ! Cela dit, à l'écoute des deux titres sortis fin août, Âmes Fifties et Presque, on se dit que l'attente est méritée. Souchon revient en forme et promet un album dans la continuité de ce que l'on aime chez le dandy de la chanson : une pointe de nostalgie, de l'amour à foison et une élégance certaine. Souchon, c'est la classe et il risque bien encore une fois de le prouver. Alain Souchon, jeudi 20 février 2020 à 20h au Zénith de Saint-Étienne

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La Maison brûle d'envie

Rock | Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

La Maison brûle d'envie

Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années 90. Bye bye folk et amaricana... Le résultat s'appelle Primitifs Modernes, un sixième album enregistré dans des conditions "live". Un condensé d'énergie et de maîtrise qui confirme tout le bien que l'on pense de cette formation qui suit son bout de chemin, avec courage et passion. La Maison Tellier est assurément accueillante et viendra se poser dans le centre-ville de Montbrison. La Maison Tellier, vendredi 24 janvier 2020 au Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons

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Traditions modernes

Festival Interfolk | La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 juillet 2019

Traditions modernes

La réussite d'un festival dépend de la qualité de sa programmation. Mais cela ne suffit pas pour en faire un passage obligé. Si Interfolk est devenu au fil de 55 années un rendez-vous incontournable, c'est parce que les vieilles rues pavées de la cité ponote et les villages environnants inventent un monde délicieux où la qualité de l'accueil égale l'exigence des choix artistiques. Piloté par une équipe de bénévoles passionnés et dévoués, le festival accueille cette année les cinq continents dont les îles Marquise, ce paradis qui évoque Gauguin et Jacques Brel qui s'étaient retirés dans cet éden époustouflant où le temps s'immobilise. Pour cette 55e édition, Interfolk, dans un souci de renouvellement, fait le pari de faire se rencontrer les danses classique, moderne et ethniques en réunissant des artistes internationaux et deux écoles de danse, classique et modern-jazz du Puy, dans une création en deux tableaux de Guillaume Julian. Ce dernier étant un talentueux chorégraphe stéphanois qui prouve que les danses traditionnelles peuvent dialoguer avec toutes les autres et inventer sans cesse de nouvelles formes. Pari tenu ! Festival Interfolk, du 15 au 21 juillet a

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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La Ruda, The Melvins et Talawine, concerts annulés

Mauvaises nouvelles | Ce sont successivement trois dates qui viennent d'être annulées. Tout d'abord deux concerts devant se dérouler au Fil à Saint-Étienne : La Ruda le 19 juin et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 juin 2019

La Ruda, The Melvins et Talawine, concerts annulés

Ce sont successivement trois dates qui viennent d'être annulées. Tout d'abord deux concerts devant se dérouler au Fil à Saint-Étienne : La Ruda le 19 juin et The Melvins le 7 juillet (les billets peuvent être remboursés auprès des points de vente). Ensuite au hall Blues Club où le groupe Talawine devait se produire ce soir, vendredi 7 juin.

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40 ans et 17 albums plus tard

Chanson | Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

40 ans et 17 albums plus tard

Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très longue carrière. Depuis l'incontournable La fille du coupeur de joints, en passant par La Vierge Au Dodge 51, Alligators 427 ou Les Dingues et les Paumés, Thiéfaine fait partie de nos vies musicales, à chaque génération passée. Souvent énigmatiques, sombres et subtils, les titres de cet artiste inusable ont traversé les décennies et touchent toujours autant. Thiéfaine fait partie des auteurs-compositeurs-interprètes les plus importants de la chanson française. Homme de scène avant tout, l'occasion de le voir dans l'exercice live est un moment à guetter avec impatience. Hubert-Félix Thiéfaine, samedi 15 juin au Zénith

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Québec, quel cirque !

Cirque / Festival des 7 Collines | Cette année, le festival des 7 Collines offre une jolie part de sa programmation à des créations québécoises en danse (avec Daina Ashbee) mais aussi et surtout en cirque (7 Doigts de la Main, Barcode Circus Company et Machine de Cirque). C'est carrément un focus Québec qui nous est proposé. Mais pourquoi la Belle Province est-elle une terre aussi fertile en matière circassienne ? Éléments de réponse.

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Québec, quel cirque !

Depuis plusieurs années, on assiste à une sorte d'hégémonie québécoise sur la création circassienne. Cela se traduit par des productions de grande qualité et des compagnies aux noms qui retentissent fort dans le secteur. On pense forcément au Cirque du Soleil, aux 7 Doigts de la Main ou encore au Cirque Éloize. Mais pourquoi donc, la Province de 8, 5 millions d'habitants est-elle devenue en quelques décennies la référence en cirque ? À tel point qu'aujourd'hui le festival des 7 Collines accueille un focus Québec dans sa programmation. Nous avons voulu en savoir davantage en nous tournant tout d'abord vers Marie Pâris, une journaliste installée à Montréal et spécialisée dans la scène et le spectacle vivant. Elle revient pour nous sur les racines de ce succès mondial du cirque à la sauce québécoise. Nous avons également voulu savoir pourquoi et comment le festival des 7 Collines en est arrivé à programmer un focus spécial en 2019. Une chose est sûre, au Québec, c'est le grand cirque ! Nicolas Bros Le Québec en piste On aime les

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Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

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Dirty old Scott Biram

Blues | Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 mai 2019

Dirty old Scott Biram

Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien qu'à recenser les titres de la plupart de ses albums, on ne peut que constater à quel point l'auteur de l'emblématique chanson Blood sweat & Murder, Scott H. Biram, en concert au Disorder Club le 3 juin, a un penchant sérieux pour la mauvaiseté, le côté obscur de la force blues, ne nous promettant, que de la sueur et des larmes. Avec en bon churchillien, un goût certain pour la vérité crûe et une capacité de résilience supérieure à la moyenne, lui qui, comme le dit la légende, qui n'en est d'ailleurs pas une, montait sur scène dans un fauteuil roulant, les jambes en quinconce, quelques semaines après un grave accident. What doesn't kill you... chante-t-il, en nietzschéen du Texas, en clôture de son dernier album, The Bad Testament, mélange de ferveur religieuse et d'évangile de mauvaise vie, entre gospel damné, blues de bénitier souillé et country profanant ses propres racines. Pour détourner une expression b

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Swingmen

Jazz | Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Swingmen

Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à l'esprit du grand Django Reinhardt autant qu'au répertoire du jazz américain. Des musiciens-équilibristes qui servent brillamment une musique de haute volée. Rue Des Deux Amis, mercredi 19 juin à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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Tit'Nassels : « On ne voit pas passer la récré ! »

Chanson | Cocorico ligérien, les Tit’Nassels fêtent leur 20 ans de carrière musicale, avec une série de concerts exceptionnels. Rencontre.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Tit'Nassels : « On ne voit pas passer la récré ! »

Vous êtes un duo complémentaire ou plutôt des doubles ? D’où vient votre alchimie ? Axl : Nous sommes doubles par la pensée, toujours d'accord, et complémentaires sur scène, l'un bout-en-train et joyeux, l'autre pince sans rire et mélancolique. Sophie tu m'aides pour l’alchimie ? Sophie : Je ne sais pas d'où elle vient mais c'est une sacrée bonne recette ! À quoi ressemble votre vie de tous les jours ? Vivez-vous toujours à Roanne ? Axl : Oui nous vivons à Roanne, notre vie de tous les jours est simple. Nous emmenons nos enfants à l'école, on se voit souvent au café pour discuter de tout et de rien… Une fois finies les "corvées" du quotidien, je file faire de la musique. Sophie : Moi aussi, petite vie de madame tout le monde… Et une autre vie avec la musique, les absences, mais aussi les surprises et les rencontres... C'est un bon équilibre je pense. « Une fois finies les "corvées" du quotidien, je file faire de la musique. » Parlons de votre musique. Certains artistes se disent « engagés ». On a le se

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Matous

Blues | Révélation du moment sur la scène blues hexagonale, Little Mouse & The Hungry Cats (une étonnante chanteuse et un combo de quatre (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Matous

Révélation du moment sur la scène blues hexagonale, Little Mouse & The Hungry Cats (une étonnante chanteuse et un combo de quatre musicos inspirés) créent la surprise avec un répertoire rafraîchissant qui secoue les vieux clichés du genre. Little Mouse & The Hungry Cats, vendredi 17 mai à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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En PCV

Festival de chanson | Encore une belle initiative à Saint-Étienne. Quand vous avez trois salles qui se réunissent pour proposer un joli petit festival de chanson, que faire si (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

En PCV

Encore une belle initiative à Saint-Étienne. Quand vous avez trois salles qui se réunissent pour proposer un joli petit festival de chanson, que faire si ce n'est encourager la démarche. C'est ce que Le Pax, le Chok Théâtre et le Verso font en ce début de mois en créant un nouveau rendez-vous : le festival PCV (pour Pax, Chok, Verso). Au programme trois concerts qui mettront les artistes locaux en avant. Notons la présence de la pétillante Sarah Mikovski (passée par la Maîtrise de la Loire et la fac de musicologie de Jean Monnet), Tom Bird (ex-Ladybug and The Wolf), Monsieur Fred (face claire d'Enzo Ferrara que l'on connaît aussi pour son côté rock déjanté au sein du groupe Baron's). Festival PCV, du 4 au 7 avril au Pax, Chok et Verso à Saint-Étienne

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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La recette est simple

Rap québ' | Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

La recette est simple

Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à l'instar de la scène belge. Outre les incontournables et historiques tels que Koriass, de nouvelles têtes ont percé le mur du son. Loud qui a rempli les salles en France l'année dernière ou encore les Alaclair Ensemble et autres Dead Obies sont devenus des valeurs sûres. Mais d'autres formations ne doivent pas être oubliées. Par exemple Random Recipe. Depuis plus de 10 ans, ce groupe remue les scènes où il se produit. En 2018, le quatuor devenu trio a sorti un troisième album flamboyant aux paroles engagées : Distractions. Ce disque rempli de bonnes ondes sonores (jetez une oreille au premier titre Fight this feeling ou à Strawberry Daiquiri) mêle inspirations tropicales, flow ciselé et ambiances groovy. Pour composer les huit titres de ce recueil musical, Fabrizia Di Fruscia, Frannie Holder and Liu-Kong Ha ont fait appel à différents collaborateurs de renom : Foxtrott, la bassiste Rhonda Smith (ayant travaillé avec Prince) ou encore Marie-Pierre Arthur. Un disque qui porte divinement bien son n

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Le soleil se lève sur Terrenoire

Electro poétique | En seulement quelques mois, le duo électro-poétique Terrenoire est devenu incontournable sur la scène française. Couverture media nationale, une tournée aux quatre coins de la France, les frères Herrerias voient de plus en plus grand mais prennent le temps de revenir chez eux régulièrement. Comme lors de ce mois de mars au Fil.

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Le soleil se lève sur Terrenoire

Si le "Black Paradiso" est leur eden, leur paradis perdu, le duo Terrenoire apporte beaucoup de lumière sur la chanson poétique française. Les deux frangins Herrerias possèdent ce petit plus, cet élan et cette fraîcheur dans leur vision créative qui redonne sa bouffée de plaisir à chaque réécoute. Avec finesse, une plume enlevée et une esthétique ultra-léchée, la fratrie fait désormais figure de proue de la production locale. Ils naviguent entre jour et nuit, entre Terrenoire et Black Paradiso. « Le Black Paradiso, c'est en quelque sorte le pendant de Terrenoire, explique Raphaël Herrerias. L'idée est de se dire comment fait-on pour inventer une destination qui a quelque chose de l'ordre de l'enfance. À quel point sommes-nous capables de faire émerger ces lieux, cette destination, d'invoquer les choses, de les faire apparaître ? Le Black Paradiso était simplement une idée apparue lors d'une improvisation. On l'a gardé et enregistré sur ordinateur. Plus on avançait plus on se disait que cette expression racontait quelque chose.

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Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

MUSIQUES | Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Dub Inc s'engage pour SOS Méditerranée

Le groupe stéphanois s'engage pour l'association SOS Méditerranée en produisant aux côtés de nombreux autres artistes reggae et dub (Taïro, Naâman, Balik, Jahneration, Broussaï, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël, Solo Banton) le morceau À travers les vagues disponible sur YouTube.

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Quand le désert avance

Blues | Ezza entend bien incarner la nouvelle musique touareg : sans pour autant trahir ses racines, le trio livre un très groovy blues du désert mâtiné de rock, (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Quand le désert avance

Ezza entend bien incarner la nouvelle musique touareg : sans pour autant trahir ses racines, le trio livre un très groovy blues du désert mâtiné de rock, avec des textes engagés qui évoquent notamment le Niger, pays d'origine du chanteur Omar Adam. Ezza, dimanche 17 mars à 16h, Hall Blues Club de Pélussin

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Un "focus Québec" aux 7 Collines

Festival pluridisciplinaire | 7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Un

7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son édition 2019 - du 25 juin au 8 juillet - le festival stéphanois enfonce le clou et convie les circassiens montréalais pour présenter leur nouvelle création Passagers. De plus, l'équipe de l'événement stéphanois vient également d'annoncer que 3 autres créations québécoises seront à l'honneur cette année. C'est à se demander si l'on ne devrait pas prolonger le pont Jacques Cartier jusqu'aux rives du Furan... Festival des 7 Collines, du 25 juin au 8 juillet à Saint-Étien

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Le riffs du Neal

Blues | Le blues sera prochainement célébré d'une bien belle manière au Château du Rozier, avec un double programme qui combine cinéma documentaire et musique live sous les riffs de l'Américain Neil Black.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Le riffs du Neal

Depuis l'invention des Frères Lumières, cinéma et musique ont tissé un lien étroit, l'image et le son se mariant le plus souvent pour le meilleur. Des bandes originales aux documentaires musicaux et autres biopics, en passant par les scopitones puis les clips, le septième art a visiblement toujours su se nourrir de la puissance évocatrice du cinéma. De la même manière, les musiciens ont à leur tour rapidement compris et utilisé la puissance de l'image pour packager leurs compositions dans les médias audiovisuels, quels qu'ils soient. Et lorsque des cinéastes se penchent plus précisément sur l'histoire d'un courant musical, la chose prend alors une tournure encore plus particulière. En matière de blues, on pense bien sûr l'excellente série de sept films produite par Martin Scorsese en 2003, The blues, faisant appel à quelques grands réalisateurs comme Wim Wenders ou Clint Eastwood. Faut-il le rappeler, remonter aux sources du blues c'est aussi retracer le cours de l'Histoire, depuis l'Afrique jusqu'aux USA, celle d'un peuple noir déporté puis exploité, trouvant refuge dans les accords plaintifs d'une musique qui enfantera sans péridurale le jazz et le rock. Black is ba

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Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Chanson | À l'occasion de ses cinquante ans, Dominique Ané dit A n'a pas fait les choses à moitié avec deux albums explorant deux versants de sa palette esthétique et un livre qui retrace sa vie et son parcours en chansons. L'occasion, au moment de sa venue à Montbrison le 15 février puis à Saint-Chamond le 22 mars, de faire le point sur une riche carrière.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 février 2019

Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Vous avez fêté vos 50 ans cette année. Une année particulièrement riche pour vous avec deux albums, Toute Latitude au printemps et La Fragilité cet automne, deux tournées et un livre, Ma vie en morceaux. Y-avait-il de votre part une manière de la marquer cette année d'une pierre blanche, de dresser une sorte de bilan ? Dominique A : De marquer le coup oui, de faire en sorte d'en finir avec un cycle, certaines façons de faire, un certain rythme : un disque tous les trois ans, une tournée dans la foulée. Mais un bilan non ! Ça, on me le sort à chaque album et j'en ai un peu marre (rires). De toute façon, un disque marque toujours quelque chose de l'ordre du check-up créatif. Moi, ce sont les retours des gens qui me renseignent sur mon degré d

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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