Le concert de Cali aux Oreilles en Pointe reporté au 20/11

Nicolas Bros | Jeudi 3 novembre 2016

Photo : Cali © DR


Par un communiqué, l'organisation du festival Les Oreilles en Pointe a annoncé le report du concert de Cali et de Nyna Loren au dimanche 20 novembre à 20h30 à la Forge au Chambon-Feugerolles. Les billets en date du 17 novembre restent valables pour le 20 novembre. L'organisation précise également que le concert de Barbara Weldens le 17 novembre à 20h30 est maintenu.
Plus d'infos sur le site du festival.


Cali + Nyna Loren

Soirée Ondaine en Pointe
La Forge 92 rue de la République Chambon-Feugerolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Poly'Sons avant l'heure

Festival chanson | Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 juillet 2020

Poly'Sons avant l'heure

Le Théâtre des Pénitents prend les devants. Rompue à l'exercice de l'organisation d'un festival avec les fameux Poly'Sons qui se déroulent en janvier/février chaque année, l'équipe montbrisonnaise lance les hostilités dès fin septembre avec les "Poly'Sons... anticipés". Du 25 au 27 septembre, Cali, Bazbaz, MC Pampille, Baasta!, Léonid, Les Fils du Facteur, Division d'honneur et Belfour seront en concerts dans le centre de Montbrison. L'annonce a été faite sur Facebook par l'équipe du Théâtre des Pénitents. Les réservations pour ces concerts s'ouvriront le 22 août pr

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Camusez-vous bien

Théâtre | Avec Caligula, la compagnie Lalalachamade propose un jus de crâne sucré-acide, ou comment la vie est stupide et mieux vaut en rire.

Cerise Rochet | Mercredi 8 janvier 2020

Camusez-vous bien

Si la mort est absurde, la vie peut-elle l'être un peu moins ? Nous, les Hommes, ne pouvons-nous pas être autre chose qu'un simple tout petit tas de trois fois rien, asservi à quelque chose de supérieur ? La liberté totale est-elle possible, et peut-elle rendre plus forte l'humanité ? A la mort de sa sœur et maîtresse Drusilla, l'empereur Caligula bascule. Non que le chagrin le ronge, mais l'idiotie de la condition humaine l'obsède : quel plus grand scandale que celui de la bêtise des dieux, qui donnent la vie et la mort à des hommes qui ne peuvent être heureux ? Lui qui, jusqu'ici apprécié du peuple de Rome, régnait dans la paix et la naïveté, se lance alors dans une entreprise sanguinaire. Plus de foi, plus de loi si ce n'est les siennes. En quête d'impossible Puisqu'il ne peut le vaincre, Caligula, veut devenir lui-même le destin. Dans une cruauté insensée, l'empereur sème la terreur parmi ses sujets devenus ses pantins, s'octroyant sur eux le droit de vie et de mort... Caligula veut la lune, l'impossible, il veut davantage que ce que son pouvoir lui permet déjà, refusant l'entrave et la petitesse de l'homme dans l'univers. Mais quand certains

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Camusole de force

SCENES | « Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux ». Une phrase prononcée à la suite du décès de sa sœur et maîtresse, et l'empereur Caligula bascule. (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Camusole de force

« Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux ». Une phrase prononcée à la suite du décès de sa sœur et maîtresse, et l'empereur Caligula bascule. Plus de morale. Plus de bien et de mal. Une quête d'impossible et de pouvoir absolu, sans foi ni loi. Pourtant, ni la cruauté, ni la liberté de l'empereur n'effaceront sa douleur. Avec son Caligula, Camus mêle violence et ironie et pose sur la scène la question de la liberté face aux valeurs établies. Du jus de crâne parfumé d'un humour acerbe : si la vie n'a pas de sens, autant en rire (un peu). Caligula, jeudi 28 et vendredi 29 novembre à 20h au Centre Culturel de la Ricamarie et Jeudi 30 et vendredi 31 janvier à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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Californie très psyché

Heavy psyché rock 70's | Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Californie très psyché

Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à nouveau sur le bouton "play". Les Californiens de Sacri Monti ont réussi leur coup avec un premier disque éponyme sorti en 2015. Valeur sûre, cet album fleure bon les années 70 et son psychédélisme coloré. Part belle faite aux riffs acérés de guitares électriques qui ne semblent jamais rassasiées, mélodies entêtantes (tendez une oreille à Slipping for a Day ou à Staggered In Lies), chant très fuzzy... Le groupe offre un cocktail d'heavy psyché rock de qualité, tout en démontrant sa parfaite maîtrise des codes du genre. Les six titres de ce disque très dense (quarante trois minutes) possèdent de forts relents de Deep Purple ou de Black Sabbath. Le quintet a confirmé ses intentions deux ans plus tard, à travers sa participation à Burn Out, disque en forme de triptyque sonore, concocté avec les formations Harsh Toke et Joy. Diablement efficace, la musique de Sacri Monti reste collée à la peau de l'auditeur et ne laisse pas de place au doute : on a affaire à une formation qui en a sous le mediator.

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Folk en "black and white"

Folk | Oubliez les couchers de soleil californiens, faites place à la noirceur enveloppante et le folk vaporeux d'Emily Jane White. Depuis une dizaine d'années, l'Américaine s'évertue à partager la beauté d'une musique fragile et pleine de grâce. Pour sa tournée européenne de début 2018, elle se présente seule à la guitare. Délicatesse et intimité assurées.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Folk en

Les États-Unis ont toujours eu l'habitude de fournir en permanence des artistes folk parmi les plus généreux et talentueux. L'État de Californie fait d'ailleurs figure d'exemple dans ce domaine. Emily Jane White fait partie du renouveau marqué par une vague d'artistes américaines telles Marissa Nadler ou Alela Diane. Cette armada s'est accaparée la musique folk sombre et mélancolique et a marqué un tournant décisif dans le style. Avec son cinquième album studio, They Moved In Shadow All Together, sorti en 2016, la jeune Californienne explore le thème, certes dur, des traumatismes et violences connus par l'être humain. Abordant tantôt la virulence des propos et des gestes racistes ou envers les femmes, les compositions minimales sont agrémentées de paroles piquantes mais aussi de mélodies à la beauté implacable. Le contraste est saisissant. À l'image des titres Frozen Garden en ouverture de l'opus, Womankind ou Black Dove. La maîtrise musicale et vocale d'Emily Jane White est impressionnante sur chaque piste, transformant ce disque en référence folk.

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La vie quoi !

Cali | Énergique et boulimique de scène(s), le Perpignanais Cali repart en format solo juste après avoir mis un terme à sa tournée en groupe pour son dernier album L'âge d'or. Un passage aux Oreilles en Pointe qui s'annonce plein d'émotions.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

La vie quoi !

Avec le soleil dans la voix, Cali (Bruno Caliciuri de son nom à la ville) fait partie de ces artistes qui n'hésitent pas à s'engager pour les causes qui sont importantes à ses yeux. Ce combat passe très souvent par la scène qu'il affectionne tout particulièrement. La preuve : sa tournée suivant la sortie son dernier alubm au nom en forme d'hommage à Léo Ferré (L'âge d'or) à peine terminée, qu'il annonçait déjà l'écriture d'un nouvel album et un nouveau départ en tournée, cette fois-ci en solo. Une occasion immanquable pour le festival de le faire revenir lors de la vingt-sixième édition avant de continuer sa route qui le mènera jusqu'au Bataclan en mars 2017. Une date qui s'annonce exceptionnellement forte en émotions pour celui qui avait publié trois jours après les attentats du 13 novembre 2015, une chanson pour toutes les victimes intitulée On ne se lâchera pas la main. C'est donc avec le coeur chargé comme un fusil que le chanteur perpignanais repart sur les routes, toujours aussi généreusement. Il prévient que la vie est une menteuse mais que c'est La vie quoi !. Une vie qu'il aime par-dessus tout et qui l'inspir

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Les maisons sans escaliers

GUIDE URBAIN | Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Les maisons sans escaliers

Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre commercial Centre Deux (qui a pris la place d'une ancienne prison lors de son ouverture en 1979), les deux maisons sans escalier siègent aux numéros 54 et 56 du boulevard Daguerre. La particularité de ces deux immeubles, conçus par l'architecte Auguste Bossu, se situe dans le hall : une unique rampe hélicoïdale avec une pente faible (« une montée par galerie en plan incliné » dixit Bossu), permettant à tous les appartements d'être desservis. Avec un décor des parties communes très art déco, cette réalisation n'entraînera pas un mouvement architectural massif, mais inspirera notamment la célèbre rampe du musée Guggenheim de New-York. Rien que ça ! Maisons sans escaliers, 54 et 56 bd Daguerre à Saint-Étienne

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BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

MUSIQUES | Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 décembre 2015

BigFlo & Oli reprogrammé aux Oreilles en Pointe

Initialement prévu le 14 novembre à la Forge au Chambon Feugerolles dans le cadre du festival les Oreilles en Pointe et déprogrammé suite aux attentats de Paris, le concert de Bigflo et Oli est programmé à nouveau mercredi 16 décembre à 20h dans la même salle. NB

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L'Âme de fond

MUSIQUES | Il paraît que nous perdons tous vingt et un grammes lors de notre mort. Ce serait, selon la théorie de MacDougall la masse de l'âme humaine qui s'échapperait (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

L'Âme de fond

Il paraît que nous perdons tous vingt et un grammes lors de notre mort. Ce serait, selon la théorie de MacDougall la masse de l'âme humaine qui s'échapperait alors de notre corps. Même si ce poids est somme toute assez ridicule par rapport à notre masse corporelle totale, ce postulat a toujours alimenté beaucoup de travaux artistiques. À Saint-Étienne, c'est un groupe de rock qui s'est emparé de cette curiosité scientifique pour se donner un nom. Avec un son dérivant de la pop punk californienne et ravivant les souvenirs du rock à roulettes de skate très 90's, le groupe évoque, en Français dans le texte, des thématiques introspectives, tout en ridant sur leurs guitares et tambours. Composé d'anciens membres des formations stéphanoises Les Garagnas et White Card, 21 Grammes avance tranquillement depuis sa création en 2012. Après un première EP rappelant l'origine de son nom (La Pesée des Âmes), le quatuor sort ce mois-ci sa deuxième épreuve discographique avec Obsolescence programmée. Et pour l'occasion, ils remueront la scène du Fest'U Jean Mon'Arts et des Monts de la Balle avec leur rock qui renverse telle une lame de fond. NB 21 Grammes + D

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Mère et fils

ECRANS | De Calin Peter Netzer (Roumanie, 1h52) avec Luminita Gheorghiu, Bogdan Dumitrache…

Christophe Chabert | Mardi 18 février 2014

Mère et fils

Les qualités et les défauts de Mère et fils, Ours d’or au dernier festival de Berlin, s’apprécient au regard des reprises et des écarts qu’il accomplit envers le nouveau cinéma roumain. Esthétiquement, il en offre presque une caricature, jouant sur des blocs de séquences dialoguées au cordeau, dans un réalisme poisseux et quotidien que capte une caméra un peu trop mouvante et agitée. En revanche, Calin Peter Netzer choisit de s’intéresser non pas aux déclassés du système (l’option Puiu / Mungiu), ou aux classes moyennes (l’option Muntean) mais à ses élites bourgeoises et corrompues. L’intrigue, qui relève du fait-divers lambda (une mère tente de protéger son fils, qui a tué un enfant dans un accident de voiture), met en scène des êtres particulièrement vils et sans scrupules, prêts à toutes les entorses envers la loi pour conserver leur rang. Même dans la sphère intime, leurs rapports sont marqués par le mépris des autres — la mère avec sa bonne, le fils avec sa compagne — et la force du film consiste, sans quitter une apparente neutralité — pas de musique, aucune distance réflexive — à nous faire sentir toute l’abjection dont ils sont capables. Parfois,

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