Eska nous invite à bord

Nicolas Bros | Mardi 20 décembre 2016

Avant la sortie de son nouvel EP prévu début janvier, le rappeur stéphanois Eska a lancé une série de vidéos inédites intitulée Les carnets de bord d'Eska, présentant les nouveaux titres qui composeront ce disques. Ces prises nous invitent à découvrir des titres pris en live acoustique, dans lesquels l'artiste partage l'affiche avec d'autres créateurs. Le premier épisode propose un duo de l'auteur-compositeur avec la jeune et talentueuse Leïla Huissoud.

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Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Danse avec les loops

Kids | Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 septembre 2020

Danse avec les loops

Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de modélisation et le développement du home-studio ont largement bouleversé les modes de création ou d’enregistrement. En écoutant Lomepal, Jain, Drake, Kungs ou encore Zed Yun Pavarotti, les ados du troisième millénaire baignent dans ce jus digital sans même y penser, consommant et partageant des fichiers tous azimuts sur le world wild web. Spécialement pensée pour eux l’équipe du fil lance le programme Looping, une première formation de septembre à juin pour un groupe d’élèves de onze à quinze ans. Sous la houlette de spécialistes et du coordinateur pédagogique Maxime Lavieville, les jeunes participants se familiariseront notamment avec le séquenceur Ableton Live et ses périphériques pour aborder les techniques de composition, de synthèse sonore, de sampling, de beatmaking, de prise de son et de mixage. En marge de sa programmation de concert et de l’accompagnement de groupes pros, la SMAC stéphanoise intensifie sa mission d’éducation artistique et culturelle, se positionnant ainsi en école des musiques d’aujourd’hui.

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Pas besoin de console

Jouer pendant le confinement | Le jeu vidéo ne cesse d’évoluer : il fut un temps où il fallait posséder une console ou même un micro-ordinateur pour les plus anciens afin de jouer. Aujourd’hui, le jeu vidéo n’a jamais été aussi accessible, même sans console.

Gary Ka | Jeudi 2 avril 2020

Pas besoin de console

Nous possédons tous un smartphone, un ordinateur. Si vous nous lisez, c’est forcément le cas. Le mobile est l’une des plateformes privilégiées de la scène indépendante du jeu vidéo, qui ne peut pas investir des millions et produire des blockbusters sur les consoles actuelles. Êtes-vous déjà allé fouiller sur l’App Store ou Google Play ? Avec la multitude de choix, on est très vite perdu, et les jeux mis en avant sont souvent ceux qui plaisent à votre maman ou votre neveu (Candy Crush, Fortnite, Clash of Clans…). Clairement, il faut chiner pour trouver la pépite. On vous dévoile notre coup de cœur, on est plusieurs au Petit Bulletin à y jouer : Stardew Valley. On y un incarne un ou une citadine qui travaille dans des bureaux et qui ne va pas tarder à faire un burn out. Votre personnage aurait pu choisir d’ouvrir un coffee shop dans le 7e, mais c’était sans compter la ferme qu’elle a hérité de son grand-père, dans une petite bourgade très loin de la ville. Jardinage, récoltes, aménagement de la ferme animeront votre nouvelle vie. Vous allez même trouver votre âme sœur parm

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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« De la radio en 3D »

Théâtre | Éteignez votre poste de radio et venez plutôt vivre la "Radio live" avec la journaliste de France Culture Caroline Gillet et ses quatre jeunes invités qui vous conteront leur histoire au micro. Un projet unique de radio sur scène, un prolongement de documentaire sonore comme vous n'en avez sûrement jamais encore vu. On vous en dit davantage.

Nicolas Bros | Mercredi 19 février 2020

« De la radio en 3D »

Créé en 2013 à Marseille, le projet Radio Live est une invention de deux journalistes du groupe Radio France, Aurélie Charon et Caroline Gillet. Après avoir été envoyées en Algérie pour réaliser une série de reportages sur la jeunesse, elles se sont vite rendues compte de tenir là un sujet qui mériterait encore davantage de mise en avant. « Nous avons rencontré de nombreux jeunes de 20 à 30 ans qui avaient la même volonté de changer les choses, explique Caroline Gillet. Nous avons eu envie d’aller plus loin que les reportages radio en transposant ce travail sur la scène avec des interventions en direct des jeunes. » Très vite, elles sont rejointes par l’illustratrice Amélie Bonnin qui sera chargée d’ « habiller » le tout avec des images, des montages vidéos reprenant des archives fournies par ces jeunes, leurs clips musicaux préférés… « Nous faisons en quelque sorte de la radio en 3D » assure Caroline. Les deux journalistes poursuivent parallèlement leurs pérégrinations dans d’autres pays d’Afrique ou d’Asie pour d’autres reportages et rencontrent au fil des années de nombreuses personnalités attachantes et parmi celles-ci des jeunes qui p

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On air

Théâtre | Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse (...)

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

On air

Sur scène, Aurélie Charon et Caroline Gillet au micro, Amélie Bonnin à l’image réalisée en direct. Le live peut commencer. Pour cette vraie-fausse émission de radio, de jeunes activistes du monde viennent prendre les micros restants. Ils sont l’avenir et l’espoir, ils parlent de leurs combats et de leurs convictions, ils ont décidé de ne pas baisser les bras, d’agir… Et de ne plus attendre que l’on parle à leur place. Radio Live, mercredi 19 et jeudi 20 à la Comédie de Saint-Étienne

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Entrez dans le game

Jeux vidéo | 200 documents, 30 jeux à tester, 5 espaces, l’expo "Design-moi un jeu vidéo" à la Cité du design est un événement avec d’un côté un contenu fourni permettant de comprendre les étapes de création du jeu vidéo, mais également pour son côté accessible, ludique et une entrée gratuite pour les moins de 25 ans. Une réussite qui met à l'honneur le 10e art, devenu le divertissement préféré au monde.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Entrez dans le game

Un marché mondial de 120 milliards de dollars en 2018 selon les chiffres avancés par Bpifrance (à titre de comparaison, le box-office mondial a généré 41, 7 milliards de dollars de revenus en 2018), un âge moyen de joueurs passés entre 1999 et 2016, de 21 à 34 ans (selon le S.E.L.L.*), 49% des Français y jouant régulièrement… Pas de doute : le jeu vidéo est incontestablement un divertissement incontournable. Mais, là où les coulisses de "fabrication" du cinéma sont connues depuis bien longtemps, le jeu vidéo reste une zone blanche pour de nombreuses personnes. Cette méconnaissance de la création du jeu vidéo fait perdurer des idées reçues sans fondement sur son compte. En mettant en avant le game design, cette discipline ayant connu un boom énorme au cours des dernières décennies avec la demande croissante de jeu vidéo dans le monde entier, la Cité du design essaie ainsi de casser les stéréotypes qui collent à la peau des gamers et de leur activité favorite. En proposant l’exposition Design-moi un jeu vidéo, l’institution stéphanoise œuvre dans le sens d’une meilleure compréhension d’un phénomène mondial qui ne peut être mis de côté plus longtemps. En confiant le commis

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Courant d'art

Peintures | En parallèle d'une riche programmation annuelle qui s'articule autour du théâtre, de la danse, de la musique mais aussi du jeune public, le Chok théâtre (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Courant d'art

En parallèle d'une riche programmation annuelle qui s'articule autour du théâtre, de la danse, de la musique mais aussi du jeune public, le Chok théâtre accueille régulièrement des expositions sur les hauts murs blancs de son entrée. Intermittent du spectacle et responsable de la régie technique des lieux, Hervé Fogeron est issu du monde du théâtre où il évolue en tant que scénographe, décorateur et créateur lumière. Mais l'homme est aussi un plasticien malicieusement inventif. De sa formation protéiforme (École Boulle, Beaux-Arts et École d’Architecture), Hervé conserve un goût certain pour les univers expressionnistes où s'entremêlent mouvement, lumière et son. Avec Live de scène, sa peinture singulière met en scène les personnages tragicomiques de son propre microcosme fantasmagorique... A noter que le soir du vernissage (vendredi 8 novembre dès 18h30), le Chok théâtre renouvellera sa scène ouverte (aux amateurs) dédiée à Jacques Higelin. Les Teens Singers du lycée La Salle seront notamment de la partie, tombés du ciel mais pas de la dernière pluie ! Hervé Fogeron - Live de scène, du 8 novembre au vendredi 24 janvier, le Chok théâtre à Saint-Étienne

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Ang Lee : « Garder l’émotion en élargissant mon champ d’expérimentation »

Gemini Man | Avec Gemini Man, le plus polyvalent des cinéastes contemporains poursuit son insatiable exploration formelle et métaphysique avec un film d’action qui aurait beaucoup plus à Philip K. Dick. Rencontre.

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Ang Lee : « Garder l’émotion en élargissant mon champ d’expérimentation »

Pour mettre en scène Gemini Man dont le héros est un personnage existant simultanément à plusieurs âges de sa vie, vous êtes-vous reposé sur les différents réalisateurs que vous étiez par exemple à l’époque de Tigre et Dragon, de Hulk, de L’Odyssée de Pi et de Un jour dans la vie de Billy Lynn ? Ang Lee : Pour chacun de mes films, je veux à la fois suivre un fil, conserver les meilleurs côtés de mes réalisations et explorer de nouvelles directions. Tigre et Dragon marquait mes débuts dans l’action. Alors que j’avais commencé dans le drame, je suis passé peu à peu à une dimension plus visuelle — ce que vous, les Français, appelez le “cinéma pur“. À travers mes films j’essaie toujours de garder le même cœur, la même âme, la même émotion, tout élargissant mon champ d’expérimentation. Mais quand vous dirigez un film d’action comme Gemini Man, avez-vous l’impression de faire le même métier que lorsque vous réalisez un film plus intimiste tel Brokeback Mountain ? Dans les deux cas,

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"Gemini Man" : Je est un autre moi-même

Smith & Wesson | Un exécuteur d’État est traqué par son clone rajeuni de 25 ans. Entre paradoxe temporel à la Chris Marker et cauchemar paranoïde façon Blade Runner, Ang Lee s’interroge sur l’essence de l’humanité et continue à repenser la forme cinématographique. De l’action cérébrale.

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Employé comme exécuteur par une officine gouvernementale, Henry Brogan découvre qu’on cherche à l’éliminer ainsi que les membres de son équipe. Partant en cavale avec Danny, une équipière, il constate que le tueur à leurs basques est son portrait craché… plus jeune de 25 ans. Le coup de l’agent bien noté considéré tout à coup comme une cible à abattre par ses anciens partenaires doit figurer en haut du classement des arguments-types pour films d’espionnage. À peu près au même niveau que le recours à un jumeau maléfique dans les polars ! Même s’il est justement ici question d’un combo chasse à l’homme/clones, on aurait tort de sous-estimer l’influence et les apports de Ang Lee sur Gemini Man. Un authentique auteur — au sens défini par Truffaut dans son article Ali Baba et la “Politique des Auteurs“ — qui, lorsqu’il s’empare d’une intrigue connue pour avoir été mille fois illustrée à l’écran, est capable d’en offrir une approche nouvelle et, surtout, singulière. DePalma en incarne un autre exemple sur le même thème avec Mission : Impossible.

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Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

ACTUS | Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est prévue en septembre 2020.

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Variation sur le volcan

Festival du Volcan du Montpeloux | Construction grandiose de la nature, un cratère vieux de millions d'années forme un amphithéâtre naturel. C'est dans ce cadre, à Saillant dans le (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 2 juillet 2019

Variation sur le volcan

Construction grandiose de la nature, un cratère vieux de millions d'années forme un amphithéâtre naturel. C'est dans ce cadre, à Saillant dans le Puy-de-Dôme, que la 14e édition du polyvalent festival du Volcan du Montpeloux prend ses quartiers. Dans la programmation, on retrouve Leïla Huissoud avec ses chansons délicates, intimes, malicieuses et révoltées. Elle présentera son deuxième album, Auguste, plein de sentiments et d'auto-dérision grinçante. Dans le cratère, les accordéons aux sonorités napolitaines donneront le "la". L’album Disperato de Lalala Napoli explore librement l'imaginaire des chansons italiennes avec chaleur et exubérance. Entre la chanson française et un bal populaire, le concert classique 2 trompettes et un orgue trouve sa place en clôture du festival. L'orgue positif de François Clément et les trompettes solistes de Gilles Mercier et Jean-Marie Cousinié revisiteront les œuvres d'Albinoni, de Monteverdi, d'Haendel ou encore d'Haydn. Positif, on vous dit ! Festival du Volcan du Montpeloux, jusqu'au 22 août dans la Vallée de l'Ance

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Simon Javelle dans l'Oeil du Petit Bulletin #24

Festival | Simon Javelle, le directeur artistique de Saint-Etienne Live, nous parle de l'édition 2019 du festival qui se déroule aujourd'hui et demain (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Simon Javelle dans l'Oeil du Petit Bulletin #24

Simon Javelle, le directeur artistique de Saint-Etienne Live, nous parle de l'édition 2019 du festival qui se déroule aujourd'hui et demain avec notamment OrelSan, Kéry James, Radio Elvis, Hubert-Felix Thiefaine, - M -...

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Les lauréats de Nos Talents sur Scène 2019

MUSIQUES | Le tremplin Nos Talents sur Scène a donné son verdict avec sept groupes locaux sélectionnés.

Nicolas Bros | Lundi 3 juin 2019

Les lauréats de Nos Talents sur Scène 2019

Chaque année, de nombreux tremplins permettent à des groupes locaux de sortir de l'anonymat. Parmi les plus importants, Nos Talents sur Scène, lancé par la Ville de Saint-Étienne en 2016, offre aux jeunes Ligériens de 15 à 25 ans l'opportunité de se produire face à de nombreux pros du secteur musical. Après avoir notamment vu entre autres éclore les projets de An'Om, Gat & Rim, Paillette ou Blue Tomorrow, le jury a désigné sept nouveaux talents à suivre cette année. Au total, le tremplin a recueilli 34 candidatures. 16 artistes ont été sélectionnés afin de présenter leurs créations lors de quatre concerts live au Pax, Ursa Minor, la salle de spectacles de l'Université Jean Monnet et à l'Espace Albert Camus du Chambon-Feugerolles. Après cette étape, sept gagnants ont été désignés et se sont produit au Fil le 16 mai dernier. Si vous n'avez pas eu l'occasion de les découvrir, pas de panique. Vous aurez l'occasion de vous rattraper dans les semaines à venir. Regardez le programme ci-dessous. Les lauréats 2019 Chicken wings punk rock / stoner – saint-étienne – prix ville de saint-étienne : parcours d’accompagnement

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40 ans et 17 albums plus tard

Chanson | Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

40 ans et 17 albums plus tard

Éternel, Hubert-Félix Thiéfaine semble infaillible. En sortant 40 ans de chansons sur scène en ce début d'année, le chanteur nous a replongé dans sa déjà très longue carrière. Depuis l'incontournable La fille du coupeur de joints, en passant par La Vierge Au Dodge 51, Alligators 427 ou Les Dingues et les Paumés, Thiéfaine fait partie de nos vies musicales, à chaque génération passée. Souvent énigmatiques, sombres et subtils, les titres de cet artiste inusable ont traversé les décennies et touchent toujours autant. Thiéfaine fait partie des auteurs-compositeurs-interprètes les plus importants de la chanson française. Homme de scène avant tout, l'occasion de le voir dans l'exercice live est un moment à guetter avec impatience. Hubert-Félix Thiéfaine, samedi 15 juin au Zénith

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Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Rap | Le jeune rappeur stéphanois Zed Yun Pavarotti ne cesse de grimper et de gagner en notoriété avec son flow éthéré et ses titres entêtants aux lyrics à l'abstraction orfévrée. Désormais installé à Paris pour travailler, il revient sur sa terre natale pour un concert qu'il attend avec une pointe d'appréhension mais également une envie débordante. Rencontre avec ce petit génie de la scène rap française.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Comment en es-tu arrivé à la musique ? Tout cela a commencé par un effet de groupe, d'entraînement où on rappait un peu avec des amis. On freestylait. À un moment, j'ai essayé de faire un morceau en solo, en regroupant les idées que j'avais et en les structurant avec un refrain, des couplets. Je me suis rendu compte que le résultat était correct, ça m'a plu et je n'ai jamais arrêté... Pourquoi Zed Yun Pavarotti ? À un moment donné, j'ai dû choisir quel nom porté, et je ne voulais absolument pas quelque chose de périmé... Zed, c'est en lien avec mon nom de famille. J'avais acheté un vinyle de Pavarotti à Sainté et à force de le voir et de l'écouter, je me suis intéressé à son histoire, à lui. C'est un clin d'œil pour ce personnage dont je suis très fan. Tu ne produis pas toi-même de musique. Tu as commencé d'ailleurs avec des instrumentales que tu recevais par le web ? À l'époque j'en recevais un peu mais pas tant que ça. Je connaissais aussi des producteurs à Saint

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Saint-Etienne Live (ex-Paroles & Musiques) change de lieu

Festival | Le festival stéphanois, après avoir organisé une édition 2018 au parc du Puits Couriot, délocalise finalement son édition 2019 au Zénith.

Nicolas Bros | Mercredi 15 mai 2019

Saint-Etienne Live (ex-Paroles & Musiques) change de lieu

Il se déroulera bien les 14 et 15 juin prochains mais pas dans le lieu initialement prévu... Saint-Étienne Live, nouvelle formule du festival Paroles & Musiques, devait prendre place comme l'année dernière dans le Parc du Musée de la Mine. Mais l'organisation a dû y renoncer à un mois de la tenue de l'événement pour des raisons simples. « Très clairement, ce sont des problèmes de remplissage, explique Simon Javelle directeur du festival. L'année dernière, nous sommes allés au Puits Couriot avec beaucoup d'ambitions. Il se trouve que l'édition s'est soldée par un gros déficit, avec près de 300 000 euros de pertes. Je savais qu'il fallait deux ou trois années de pertes pour installer ce nouveau projet. Seulement, nous ne nous attendions pas à ce qu'elles soient si importantes la première année. » Au lieu de tout simplement annuler, il a été décidé de déplacer le festival au Zénith. « Nous aurions pu baisser les bras car ce qu'il se passe depuis un an est très difficile pour nous. Mais nous avons poursuivi et nous avons envie de continuer. On veut faire le mieux possible pour envisager une suite pour le festival. Ce changement de lieu ne sera pas sans cons

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Pierre Jolivet : « Mon luxe ? Je ne fréquente pas de cons »

Victor et Célia | Aux Rencontres d’Avignon, puis à celles de Gérardmer, Pierre Jolivet a présenté son nouveau couple de cinéma, Victor et Célia. Deux jeunes gens d’aujourd’hui combatifs, épris l’un de l’autre autant que de leur liberté. Il en a aussi profité pour parler de l’état de la production hexagonale à l’heure de Netflix…

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Pierre Jolivet : « Mon luxe ? Je ne fréquente pas de cons »

Est-il plus difficile de faire un film ou d’ouvrir un salon de coiffure ? Pierre Jolivet : Je ne sais pas… Il y a de l’entrepreneuriat dans les deux. Faire un film, c’est aussi monter une petite entreprise de plusieurs millions en deux-trois ans. Je n’ai jamais ouvert un salon de coiffure ! À la différence des deux petits coiffeurs qui m’ont inspiré le film. Au départ, j’étais allé me faire couper les cheveux dans un petit salon du XVe, là où j’habite. Ils étaient stressés parce que j’étais leur premier client, et ils m’ont raconté leur histoire. Qu’ils ne dormaient plus, qu’ils s’étaient endettés, qu’ils souffraient et étaient exaltés en même temps par la liberté qu’ils avaient. C'est ce mélange, cette vibration très particulière du passage à l’acte que j’ai essayé d’attraper. La thématique des petites entreprises vous tient à cœur… Celle des chômeurs aussi, beaucoup…J’ai grandi dans une banlieue populaire où il y avait plein de petites entreprises qui, maintenant on disparu. Si no

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"Victor et Célia" : Et si on passait au salon ?

ECRANS | De Pierre Jolivet (Fr., 1h31) avec Arthur Dupont, Alice Belaïdi, Bruno Bénabar…

Vincent Raymond | Mercredi 24 avril 2019

Même si l’affaire n’est pas bouclée à 100%, c’est sûr : Victor et Ben vont ouvrir le salon de coiffure de leurs rêves. Hélas, Ben meurt brutalement et Victor part en quête de l’associé·e idéal·e. Tout le dirige vers Célia, son ancienne *partenaire* de l’école de coiffure. Il reste encore à la convaincre… De l’entreprise à l’artisanat, Pierre Jolivet se sera penché sur toutes les formes de sociétés ou de commerces à périmètre humain. Car justement, ce sont les transactions entre les individus qui l’intéressent, davantage que les affaires de négoce génératrices de profit. Le cinéaste excelle dans la description de ces entraves susceptible de contrarier l’épanouissement personnel, qu’il s’agisse d’obstacles administratifs, de fâcheux, de fatalité voire d’une romance — ce dernier point (également connu sous le dicton “no zob in job“) étant à nuancer : on ne divulgâchera rien en sous-entendant que Victor et Célia vont être tendrement de mèche. C’est d’ailleurs leur relation amoureuse un brin contrariée par leur scrupules mutuels (elle est en couple, lui trop bon camarade pour l’entrep

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RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Festival / Rap | Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 4 avril 2019

RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le line-up aux côtés d'Orelsan, Kery James, le local ZED Yun Pavarotti et Berywam. Toutes les infos du festival ainsi que la billetterie sont disponibles sur cette page.

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"Edmond" : Naissance d’un nouveau nez

Pif parade | De et avec Alexis Michalik (Fr., 1h50) avec également Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner…

Vincent Raymond | Mercredi 9 janvier 2019

Malgré la présence de Sarah Bernhardt, la dernière pièce d’Edmond Rostand a été un four cuisant. Deux ans plus tard, il a l’occasion de se refaire… s’il signe en trois semaines une comédie épique pour l’illustre comédien Coquelin. Seul le titre est trouvé : Cyrano de Bergerac… Éloge de la mise en abyme : la pièce racontant l’histoire plus grand succès théâtral de l’Histoire a connu un tel succès qu’elle a été transposée au cinéma. L’heureux jeune dramaturge de ce triomphe contemporain, Alexis Michalik, s’est même vu confier le soin de signer la réalisation de ce qui ce trouve être son premier long métrage. À l’auteur, l’industrie cinématographique confiante — en attendant d’être reconnaissante ? Sans minimiser leur investissement, reconnaissons que les producteurs jouent sur du velours : le prestige des planches est double (grâce à la référence patrimoine et la tournée toujours en cours), la distribution extra-large et le style de nature à n’effrayer personne : non point une qualité française, mais une facture charentaise dirons-nous, puisqu’il a été en compétition au festival d’Angoulême, dans laquelle

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Orelsan, Thiéfaine, Kery James, Radio Elvis pour Saint-Etienne Live 2019

Programmation festival | La programmation de Saint-Étienne Live (désormais ex-festival paroles & Musiques) vient d'être dévoilée. On retrouvera les 14 et 15 juin 2019 au Parc (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Orelsan, Thiéfaine, Kery James, Radio Elvis pour Saint-Etienne Live 2019

La programmation de Saint-Étienne Live (désormais ex-festival paroles & Musiques) vient d'être dévoilée. On retrouvera les 14 et 15 juin 2019 au Parc du Musée de la mine de gros noms tels qu'Orelsan, Kéry James, Hubert-Félix Thiéfaine ou encore Radio Elvis. Les places sont d'ores et déjà en vente sur le site du festival. Saint-Étienne Live, les 14 et 15 juin 2019 au Parc Musée de la mine Programmation : Vendredi 14 juin à 19h : - Orelsan - Kery James - Berywam - Zed Yun Pavarotti Samedi 15 juin à 19h : - Hubert-Félix Thiéfaine - Radio Elvis - Boulevard des Airs

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Paroles & Musiques change de nom

Festival musical | Le festival stéphanois de chanson française, Paroles & Musiques, créé en 1992, change de nom en 2019 pour devenir : Saint-Étienne Live. L'annonce a (...)

Nicolas Bros | Lundi 26 novembre 2018

Paroles & Musiques change de nom

Le festival stéphanois de chanson française, Paroles & Musiques, créé en 1992, change de nom en 2019 pour devenir : Saint-Étienne Live. L'annonce a été faite par l'équipe d'organisation via son site internet et sur les réseaux sociaux. Autre nouveauté, le festival se concentrera sur deux jours, les 14 et 15 juin 2019 (en 2018, il s'étalait du 27 juin au 1er juillet). Le lieu reste, quant à lui, inchangé puisque Saint-Étienne Live se tiendra, comme en 2018, sur le site de la Grande Prairie, derrière le Parc du Musée de la mine. Enfin, la programmation sera dévoilée le 4 décembre.

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Realive : Un peu réchauffé

Pas fantastique | de Mateo Gil (Esp., 1h42) avec Tom Hughes, Oona Chaplin, Charlotte Le Bon…

Vincent Raymond | Mercredi 6 juin 2018

Realive : Un peu réchauffé

Atteint d’un mal incurable, un jeune entrepreneur décide de se faire cryogéniser dans l’espoir d’être guéri dans le futur. Réveillé (et “réparé“) 60 ans plus tard, il découvre un monde dans lequel il est un exception. Bien plus qu’il ne croit. Jusqu’où peut-on défier l’ordre naturel des choses ; jusqu’à quel point la science peut-elle se dépourvoir de conscience avant de voir son âme tomber en ruines ? Voilà pour les grandes questions philosophiques — et vieilles lunes de l’anticipation — portées par ce film souffrant malheureusement pour lui de similitudes trop évidentes avec Ouvre les yeux (1998) de Amenábar (dont Mateo Gil a été, justement, le scénariste) et d’une vision aseptisée du futur peu créative, rappelant notamment THX1138 (1973) de George Lucas ou Bienvenue à Gattaca (1997) d’Andrew Niccol. Si l’humanité avait une propension à l’ascèse et à la sobriété, comment expliquer Desigual, les coiffures de footballeurs ou Donald Trump ? Misant un peu trop sur la suresthétisation de l’image e

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Big in Japan

Galerie | Jusqu’au 24 mars, la galerie Chrysalive réunit trois artistes autour de Rencontres orientées vers le Japon. Sylvie Jourget a rassemblé les sculptures de (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Big in Japan

Jusqu’au 24 mars, la galerie Chrysalive réunit trois artistes autour de Rencontres orientées vers le Japon. Sylvie Jourget a rassemblé les sculptures de Vincent Tournebize et de Meriadec Le Clainche autour des toiles de Miki Kaneko, dans lesquelles l’artiste japonaise exprime par le trait et le choix des couleurs toute la sensibilité nippone, sensuelle et pudique à la fois. Rencontres orientées vers le Japon, jusqu'au 24 mars à la galerie Chrysalive

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"Les Aventures de Spirou et Fantasio" : Il leur manque des cases

BD BRADÉE | de Alexandre Coffre (Fr., 1h29) avec Thomas Solivérès, Alex Lutz, Ramzy Bedia…

Vincent Raymond | Mercredi 28 février 2018

Un rat d’hôtel roux déguisé en groom et un journaliste frustré en quête de scoop partent à la recherche d’un inventeur de génie enlevé par un atrabilaire maléfique, désireux de dominer le moooonde. Et voilà comment déboulent des bulles Spirou, Fantasio, Champignac et Zorglub… Réussir l’adaptation d’une bédé au cinéma tient de l’exploit, surtout lorsqu’il s’agit de l’école franco-belge : seul Alain Chabat s’en est tiré sans trop de dégâts (et encore, au risque de défriser la doxa, avec plus de réussite dans Le Marsupilami que dans Mission Cléopâtre). Les raisons expliquant qu’Alexandre Coffre achoppe sont obvies à la vision de ce film d’aventures bon marché. Par exemple, gratifier ses personnages principaux d’un air ahuri permanent et faire jouer à Alex Lutz — qui avait quelque chose à défendre physiquement en Fantasio — un faire-valoir façon Jar Jar Binks de théâtre de boulevard, c’est peut-être bon pour un public de 6 ans (et encore), mais destructeur pour le reste de l’assistance. Spielberg et Chabat (encore lui) pensent touj

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Geoffrey Saint-Joanis : «Avec notre structure, nous voulions mixer nos passions »

Tête(s) de culture | Co-fondateur du studio de création audiovisuel AUUNA avec ses deux amis Alexandre Fournel et Laurent Gibert, Geoffrey Saint-Joanis est un jeune homme – né en 1992 – très présent auprès des artistes, notamment stéphanois, par la réalisation de vidéos, de photos ou de graphismes. Nous sommes revenus sur son parcours déjà bien chargé entre rédaction de presse, reportages en indépendant et création de son entreprise.

Nicolas Bros | Vendredi 9 février 2018

Geoffrey Saint-Joanis : «Avec notre structure, nous voulions mixer nos passions »

Comment en es-tu arrivé à travailler dans la réalisation de clips, de films, etc ? J'ai d'abord passé un Baccalauréat littéraire puis je suis entré en prépa de journalisme audiovisuel au lycée Saint-Louis à Saint-Étienne. À la fac, j'ai validé une double licence histoire-sciences politiques à Lyon 2. Parallèlement à mes études, j'ai écrit pour un petit magazine qui s'appelait Le Journal International. J'ai fait un peu le forcing pour rentrer dans cette rédaction, car ils n'étaient pas très chauds à l'idée de m'intégrer au début. Je me suis rendu compte qu'il y avait un potentiel énorme avec l'actu internationale traitée par des correspondants étudiants installés dans le monde entier... J'en suis devenu le rédacteur en chef et nous avons développé le réseau de correspondants jusqu'à atteindre le nombre de 200. Ça a pris de l'ampleur et nous nous sommes faits remarqués par L'Express et le Figaro car nos correspondants étaient les premiers lors des révoltes de la place Taksim à Istanbul, ainsi que sur l'attentat du marathon de Boston... Nous avons pu établir un partenariat avec Le Figaro qui publiait un article par semaine d'un de nos correspondants.

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De nombreuses notes à son ARK

Electro | ARK, ou Guillaume Berroyer - oui, le fils de Jackie -, est un véritable "doux-dingue" qui sait mieux que quiconque slalomer entre les modes de l'électro et rester maître de ses créations. En dj set ou en live, il propose un véritable show et le démontrera au F2 en décembre.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

De nombreuses notes à son ARK

Vous connaissez toutes et tous Jackie Berroyer et son humour décalé. Prenez le modèle réduit et vous aurez ARK ou Guillaume Berroyer au civil, artiste électronicien de génie. Traversant les années avec discrétion, le Parisien est avant tout un sacré producteur dont les sorties s'accumulent en étant toutes difficiles à classer. Depuis 1996 et le duo qu'il formait avec Julien Auger (Pépé Bradock), ARK continue son petit bonhomme de chemin. Il jalonne ce dernier d'une multiplication de jeux de mots et calembourgs (noms d'albums : AlleluyARK en 2003, Arkpocalypse Now en 2010, duo Copacabannark formé avec Cabanne en 2001...). Une forme d'hommage à son père. Un punk vraiment daft Mais ce qui différencie ARK des autres de sa génération, c'est son côté "underground" qu'il a conservé quelque peu malgré lui. Là où ses homologues Daft Punk, Garnier ou autres Etienne de Crécy perçait dans les années French Touch, lui restait tapis dans l'ombre, fourmillant de sons et de titres anticonformistes mais toujours précis. Véritable punk de l'électro, ARK continue d'avancer et de jouer avec les mots et les sons, comme le démontre ces derniers EP Cinemark, B

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La date de Vitalic ODC Live au 1001 Bass Music Festival reportée en 2018

Musiques électroniques | Le festival de musiques électroniques 1001 Bass, qui se déroulera du 19 au 22 octobre au Fil et au Clapier à Saint-Etienne avec notamment Møme, (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 octobre 2017

La date de Vitalic ODC Live au 1001 Bass Music Festival reportée en 2018

Le festival de musiques électroniques 1001 Bass, qui se déroulera du 19 au 22 octobre au Fil et au Clapier à Saint-Etienne avec notamment Møme, Molecule, Aphrodite, Raggatek Live Band ou encore 1200 Micrograms, devait également accueillir Vitalic et son ODC Live. Mais l'équipe du festival a annoncé par communiqué le report de la venue du Dijonnais. Voilà le communiqué : « Faute de préventes suffisantes le concert de Vitalic est reporté sur début 2018 tous les autres concerts sont maintenus au Fil Smac de St-Etienne de 23h30 à 6h30 sur le format double salle habituel et au tarif de 25€ par soirée. Pour ceux qui souhaitent un remboursement merci d'envoyer vos noms et prénoms + nom du vendeur (Yurplan, Digitick...) sur la boîte morgan.1001bass@gmail.com (NB : les préventes à 31€ double salle seront automatiquement remboursés) »

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Émergences #8 : Compagnie Sans Lettres

Vidéos Émergences | La Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, vous présente "Émergences", l'émission web qui met en avant les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Le huitième volet est disponible sur la chaîne YouTube du Petit Bulletin et parle de la Compagnie Sans Lettres.

Nicolas Bros | Mercredi 12 juillet 2017

Émergences #8 : Compagnie Sans Lettres

Chaque trimestre, Émergences, l'émission web de la Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, met en avant des acteurs de l'émergence culturelle stéphanoise. Sous le format d'une vidéo courte, des groupes de musique, des compagnies de théâtre ou de danse, des designers... sont présentés de manière originale. La huitième vidéo de la série est consacrée à la compagnie de danse stéphanoise Sans Lettres, emmenée par Maylis et Patrick De Oliveira ainsi que Richard Gratas. Travaillant leur univers artistique dans les moindres détails, la compagnie est conçue comme une plateforme d'expérimentation d'outils artistiques dédiés à la danse.

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Delort, de l'amour et Eska

Hip-hop | Le rappeur stéphanois Eska continue de surprendre. APrès des duos avec Ladybug and The Wolf ou Leïla Huissoud, c'est avec le chanteur lyonnais Louis Delort (...)

Nicolas Bros | Lundi 10 avril 2017

Delort, de l'amour et Eska

Le rappeur stéphanois Eska continue de surprendre. APrès des duos avec Ladybug and The Wolf ou Leïla Huissoud, c'est avec le chanteur lyonnais Louis Delort (The Voice, 1789 : Les Amants de la Bastille) qu'il propose Amour, nouveau morceau du "puzzle" musical composant son prochain EP.

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Leïla Huissoud : « Pour moi, la musique est au service des textes »

Chanson | Telle une funambule, Leïla Huissoud slalome entre ses textes tantôt doux tantôt piquants, mais toujours justes. Sortie indemne de The Voice en 2014, elle a su utiliser cette exposition médiatique comme un tremplin et non comme un gouffre artistique. La preuve avec un premier album L'Ombre, enregistré en live, qui démontre tout le talent de la jeune artiste.

Nicolas Bros | Jeudi 9 mars 2017

Leïla Huissoud : « Pour moi, la musique est au service des textes »

Pourquoi avoir décidé de sortir un premier album « live » plutôt qu'un album « studio » ? C'est vrai que cela ne se fait plus trop en tant que premier album. La raison est que je suis habituée à la scène. Le studio, cela s'apprend et j'estimais être meilleure en live qu'en studio. Pour certains artistes, c'est l'inverse. J'avais envie de faire un album mais je n'étais pas prête pour le studio. Entre temps, j'ai rencontré des personnes qui m'ont fait comprendre que c'était autre chose que de chanter dans une boîte... Mais, pour ma part, c'était inconcevable de faire autrement pour ce premier disque. Il y a un mélange dans cet album d'anciens titres et de nouvelles compositions ? Il y a un ensemble de chansons que j'ai écrites entre mes 16 ans et mes 20 ans. Vous vous êtes entourée de Kevin, chanteur et musicien de Ladybug and The Wolf également connu pour son projet solo Tom Bird. Pourquoi ce choix ? Nous nous sommes rencontrés par des copains en commun. Nous étions à une soirée et il s'est mis à m'accompagner à la guitare alors que l'on ne se connaissait pas et que personne n'osait jouer

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Émergences #6 : Cie LalalaChamade

Vidéo Émergence(s) | La Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, vous présente "Émergences", l'émission web qui met en avant les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Le sixième volet est disponible sur la chaîne YouTube du Petit Bulletin et traite de la Compagnie de théâtre Lalalachamade.

Nicolas Bros | Mercredi 1 février 2017

Émergences #6 : Cie LalalaChamade

Chaque trimestre, Émergences, l'émission web de la Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, met en avant des acteurs de l'émergence culturelle stéphanoise. Sous le format d'une vidéo courte, des groupes de musique, des compagnies de théâtre ou de danse, des designers... sont présentés de manière originale. Après avoir suivi le Collectif X, le groupe Doorsfall, la Compagnie de danse ALS, les designers de l'Atelier Regards et le festival de courts métrages Kinoctambule, c'est au tour de la compagnie théâtrale Lalalachamade de se coller à l'exercice. « Un théâtre fait par les enfants de notre âge » Occupés par la création de Figaro divorce, adaptation du livre du Hongrois Ödön von Horváth en forme de suite du Mariage de Figaro, et par les représentations de leur création jeune public Le Panier, Sylvain Delcourt et Alice Tedde, tous deux à la tête de la compagnie, nous ont accordé quelques mots. Ils reviennent sur leur intention de proposer « un théâtre fait par les enfants de notre âge tout en créant du "vivre ensemble". Tout cela en retranscrivant la complexité du monde à travers un prisme poétique

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Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

4 questions à... | Après avoir campé dans Steve Jobs un créateur d’ordinateur, Michael Fassbender endosse pour l’adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed le double rôle de Cal et d’Aguilar, coiffant en sus la capuche de coproducteur. Il mise gros jeu…

Vincent Raymond | Mercredi 4 janvier 2017

Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

Êtes-vous adepte des jeux vidéo ? Je ne suis pas un gamer, mais je me suis mis à Assassin’s Creed après avoir accepté d’entrer dans ce projet — par respect pour les gens d’Ubisoft d’une part, de l’autre parce que j’avais envie de connaître ce monde qu’ils avaient créé et qu’ils m’avaient tellement bien expliqué. Pour m’inspirer également de la “physicalité” du personnage que je devais interpréter, dans ses mouvements pour les combats, dans sa pratique du parkour… Mais je ne suis pas le seul à m’être totalement immergé dans cet univers : ma partenaire de jeu Ariane Labed a été plutôt hardcore dans sa préparation : elle allait tellement fort dans les combats avec les cascadeurs qu’elle a fini avec la main en sang ! Votre personnage est amené à puiser au fond de sa “mémoire génétique”. Avez-vous déjà éprouvé ce besoin pour un rôle ? Je suis pas sûr que cela soit le cas. En général, j’interprète à l’écran des personnages existant ou ayant existé ; je puise alors des informations sur eux en regardant des vidéos sur Youtube ou en lisant des livres qu’ils ont écrits, pour avoir

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L'amoureuse des mots

Chanson | Leïla Huissoud est un petit bout de jeune femme. Telle une funambule elle slalome entre ses textes tantôt doux tantôt piquants, mais toujours justes. Si ses (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 novembre 2016

L'amoureuse des mots

Leïla Huissoud est un petit bout de jeune femme. Telle une funambule elle slalome entre ses textes tantôt doux tantôt piquants, mais toujours justes. Si ses mélodies penchent toujours vers une simplicité presque nue, elles s'accordent à merveille avec sa plume fine et virevoltante. Sortie indemne d'une énième édition de l'émission "radio-crochet" The Voice en 2014, elle a su se renouveler en utilisant cette exposition médiatique comme un tremplin et non comme un gouffre artistique. Prenant son temps, elle travaille sur un premier album qui devrait sortir au début de l'année 2017. Accompagnée par Kevin Fauchet (moitié du duo Ladybug and The Wolf), elle propose également des sets enjoués et sautillants, qui glissent tout seul et donnent un goût d'en avoir toujours un peu plus. Elle sera à l'affiche en novembre de la première édition du festival Femme(s) de la salle du Pax, qui accueillera également l'excellente Mesparrow ou le trio folk de Ceti Cantat dans le cadre de ce nouveau rendez-vous musical destinée aux artistes féminines. Leïla Huissoud [+ Ceti Cantat], vendredi 11 novembre à 17h, au Pax, dans le cadre du festival Femme(s)

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Gaspard Ulliel : « La parole sert de fuite, tout est dans le non-dit »

Juste la fin du monde | Acteur discret et intérieur, Gaspard Ulliel incarne Louis, le pivot de Juste la fin du monde. Xavier Dolan et lui reviennent sur la genèse de ce film, ainsi que leur rapport à l’écriture de l’auteur, Jean-Luc Lagarce…

Vincent Raymond | Lundi 19 septembre 2016

Gaspard Ulliel : « La parole sert de fuite, tout est dans le non-dit »

Ce film marque-t-il, selon vous, un moment crucial dans votre carrière ? Xavier Dolan : Oui. Ce n’est pas un “entre-film” ; je ne l’ai pas fait envers ou en en attendant un autre. Les choses se prolongeaient sur la préparation de The Death and Live of John F. Donovan et moi, j’avais besoin de tourner, de raconter une histoire. Si on m’avait appelé pour me dire « on peut faire Donovan tout suite », j’aurais dit « trop tard, c’est celui-ci que je fais. » Quels rapports aviez-vous avec cette pièce de Lagarce et de manière plus générale, avec son théâtre ? X. D. : Un rapport un peu ignare. Je n’ai pas lu toute son œuvre et je n’ai jamais vu ses pièces jouées sur scène. Anne Dorval un jour m’a parlé d’une pièce que je devais absolument lire, qui lui avait été donnée de jouer, absolument inoubliable, « faite sur mesure pour moi » selon ses mots. J’ai ramené chez moi son grand cahier — son texte de théâtre, en fait — avec ses annotations en marge, les déplacements... J’ai commencé à lire la pièce et je n’ai pas été co

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Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

MUSIQUES | Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 18 mai 2016

Pedro Soler & Gaspar Claus pour le prochain PB Live

Dialogue empreint de finesse entre un père et son garçon, noué autour du flamenco, la rencontre musicale entre le guitariste Pedro Soler et son fils le violoncelliste Gaspar Claus tisse avec subtilité et virtuosité des liens entre l’Andalousie et les musiques improvisées : un voyage onirique, pur moment de joie nomade que l'on pourra savourer en PB Live la saison prochaine. Ce sera le mercredi 9 novembre, dans un cadre soigné : le Temple Lanterne, dans le 1er arrondissement de Lyon. Les deux protégés du label Infiné (Bachar Mal-Khalifé, Rone, Clara Moto...) trouveront là un écrin à leur juste mesure pour dévoiler les merveilles de leur dernier album récemment paru, Al Viento, poursuivant ces échanges de cordes familiaux entamés dès 2011 avec Barlande, à l'initiative du fils, alors enregistré à New York.

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Prendre sa ville pour une lanterne

ARTS | Voici un projet unique et inédit, créé par l'artiste stéphanoise Sara Millot. Adoptée par la cité phocéenne, elle a tout de même conservé un cœur ancré dans la capitale (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Prendre sa ville pour une lanterne

Voici un projet unique et inédit, créé par l'artiste stéphanoise Sara Millot. Adoptée par la cité phocéenne, elle a tout de même conservé un cœur ancré dans la capitale forézienne. Avec sa résidence intitulée Lanterna Magica, qui durera jusqu'à la fin de l'année 2016, la créatrice a apporte son regard neuf sur Saint-Étienne et ses habitants. Par une sélection de séquences vidéos itinérantes projetés sur des murs aveugles, des dents creuses ou des façades vierges du centre-ville (Place Dorian, du Peuple et quartier des Saint-Jacques), la réalisatrice met en avant une vision de la vie stéphanoise. Des portraits, des récits graphiques, des fragments de documentaires (tel que son documentaire Stadium, consacré à la passion des Verts de l'ASSE), des fresques animées, ... caractérisent ce travail qui se veut ouvert aux passants. « L'important est de s'inscrire dans un processus. C'est aussi important que le résultat final » explique Sara Millot. « Cette expérimentation permet de sortir des formes cloisonnées et aborde la question de l'éphémère. » L'ensemble des projections se déroulent la nuit et se déplacent toutes les quatre semai

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Le Fils de Saul

ECRANS | Comment raconter une tragédie intime au sein de l’une des plus immenses et indicibles tragédies de l’histoire humaine ? László Nemes s’y risque dans son premier long métrage. Grand Prix à Cannes.

Vincent Raymond | Mardi 10 novembre 2015

Le Fils de Saul

Représenter la Shoah figure parmi les pires casse-dents pour un artiste, en particulier au cinéma. Trop peu montrer la réalité des camps d’extermination, c’est risquer d’en minorer l’abomination, voire de la nier à force de prendre des précautions : il faut avoir le sens de la symbolique comme Costa-Gavras dans Amen et être capable d’activer un hors-champ suffisamment puissant pour faire comprendre, par l’absence ou à travers les réactions des observateurs directs, ce que la monstruosité provoque. Mais trop montrer, c’est encourir l’obscénité et la spectacularisation de l’horreur — soit, sa banalisation. Pendant près de trois quarts de siècle, les cinéastes ont rivalisé d’acrobaties éthiques pour parvenir à une mise en image digne dans des films à vocation historique. Peut-être parce qu’il appartient à une toute jeune génération, bien à distance des faits (il a 38 ans), László Nemes ose se servir de ce contexte douloureusement sacré pour y installer une fiction — qui n’a rien d’anodine. Membre des Sonderkommandos (ces détenus en sursis chargés de "l’entretien" des fours crématoires d’Auschwitz), Saul reconnaît son fils parmi les corps qu’il doit brûler. Avec o

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Un Moi(s) de cinéma #6

ECRANS | Chaque mois, Le Petit Bulletin vous propose ses coups de cœur cinéma des semaines à venir en vidéo.

Christophe Chabert | Mercredi 3 juin 2015

Un Moi(s) de cinéma #6

Au sommaire de ce sixième numéro : • Cannes 2015 : bilan rapide • Loin de la foule déchaînée de Thomas Vinterberg • Vice Versa de Pete Docter • Une seconde mère d'Anna Muylaert

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Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

MUSIQUES | Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 1 juin 2015

Prochain PB Live : Philip Glass par Bruce Brubaker

Pianiste virtuose considéré comme l'un des maîtres actuels de la musique répétitive, c'est Bruce Brubaker qui ouvrira en grand la saison des Petit Bulletin Live pour un concert exceptionnel au Sucre le 21 octobre. Au menu, l'une de ses spécialités : la (ré)interprétation de l'oeuvre pour piano solo de Philip Glass. Mieux : dans l'esprit du Philip Glass Ensemble primordial qui squattait lofts et galeries, Brubaker évoluera devant un public qui aura tout loisir de choisir sa position d'écoute (debout, assis, couché) dans un rooftop laissé à nu et prêt à accueillir l'hypnose minimaliste. Ouverture de la billetterie ce mercredi 3 juin.

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Marion Stalens à DesArts//DesCinés #5

SCENES | Le festival stéphanois dédié à la danse et au cinéma DesArts//DesCinés fête cette année sa cinquième année d'existence. Avec une programmation éclectique et destinée à tous (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 avril 2015

Marion Stalens à DesArts//DesCinés #5

Le festival stéphanois dédié à la danse et au cinéma DesArts//DesCinés fête cette année sa cinquième année d'existence. Avec une programmation éclectique et destinée à tous les types de publics allant de spectacles de danse funky et groovy de la Compagnie Engrenage à des ateliers dirigés par le chorégraphe Éric Oberdorff (qui proposera aussi spectacle et projections de films) en passant par un flashmob géant en hommage aux Blues Brothers place Jean Jaurès ou encore de la danse hip hop avec la Compagnie Stylistik... Bref, un festival complet et ouvert qui innove encore cette année avec la mise en place d'un concours international de vidéodanses sur le thème de la "mémoire". Afin de présider le jury de professionnels (composé entre autres par les réalisateurs stéphanois Raphaëlle Bruyas et Anthony Faye) pour ce concours, l'équipe du festival a fait appel à la réalisatrice documentariste Marion Staelens (en photo ci-dessus) qui possède à son actif des films tels que L’Afrique danse ! en 2012/2013 ou un documentaire intimiste sur sa soeur : Juliette Binoche, dans les yeux en 2009. Elle sera la marr

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Jamais de la vie

ECRANS | De Pierre Jolivet (Fr, 1h35) avec Olivier Gourmet, Valérie Bonneton…

Christophe Chabert | Mardi 7 avril 2015

Jamais de la vie

Courant manifestement après sa veine de polar social dont le sommet — et un de ses plus gros succès — reste Fred avec Vincent Lindon, Pierre Jolivet est allé débaucher Olivier Gourmet pour incarner ce gardien de nuit, ex-taulard et ex-syndicaliste revenu de tout, observant avec fatalisme la crise lui dérober ses dernières illusions et découvrant qu’un casse se prépare dans l’hyper qu’il doit surveiller. Gourmet est formidable, évidemment, mais le film, pour ainsi dire, ne le mérite pas. On aura rarement vu scénario aussi pépère et mise en scène aussi manifestement sous Lexomil ; c’est bien simple, n’importe quel épisode de série télé française a aujourd’hui plus conscience de la nécessité d’insuffler rythme et tension à son récit. Mais Jolivet préfère engourdir l’ensemble, histoire de bien faire passer ses messages politico-sociaux ; sauf que, lorsqu’il s’agit de peindre la banlieue et son quotidien, il ne se rend même pas compte qu’il conforte les clichés au lieu de les renverser — ici, les jeunes des quartiers, même gentils et serviables, restent des petits délinquants. Mais on n’a même pas envie de lui chercher des noises sur ce terrain-là ; on a

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Tueurs en scierie

ECRANS | Le cycle Retour(s) vers le futur du Méliès fait ce mois-ci dans la rareté et le cinéma culte, mettant en lumière quelques joyaux oubliés ou restaurés du patrimoine cinématographique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 5 novembre 2014

Tueurs en scierie

Désormais, le cinéma de patrimoine a pignon sur rue à Saint-Étienne : avec la programmation de Retour(s) vers le futur au(x) Méliès, les classiques défilent joyeusement sur les écrans, avec une belle diversité de programmation. En témoigne le menu de novembre, à commencer par l’exceptionnelle restauration de Massacre à la tronçonneuse pour les quarante ans de la sortie du film, qui a su conserver l’image cracra et les vrilles sonores de cette œuvre séminale du cinéma d’horreur. Préférant la carte du choc suggéré plutôt que celle du gore effréné, Tobe Hooper plonge le spectateur dans une atmosphère glauque et putride dont on ne ressort pas indemne, notamment grâce à l’éprouvante et grand-guignolesque scène du repas de famille. Dans le même genre culte, Videodrome de David Cronenberg avait, en 1982, fait découvrir aux spectateurs français la légende des snuff movies, ces bandes montrant d’authentiques scènes de torture non simulées. Ce n’est cependant qu’un prétexte pour le cinéaste : Videodrome cherche avant tout à réfléchir à la mutation des images et à la manière dont l’homme fait corps avec elles, à la fois r

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How I live now

ECRANS | L’éducation sentimentale d’une jeune Américaine névrosée chez ses cousins anglais en pleine troisième guerre mondiale : Kevin MacDonald mixe SF réaliste et romantisme sans jamais dégager de point de vue cinématographique sur ce qu’il raconte. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 13 mai 2014

How I live now

Quand l’Américaine Daisy débarque chez ses cousins anglais, c’est d’abord le choc des cultures : d’un côté, une post-ado grunge névrosée — elle entend des voix et souffre d’anorexie — de l’autre, une famille rurale dont la mère, inexplicablement, s’affaire à des questions de politique internationale. Il faut dire que la troisième guerre mondiale menace et que le péril nucléaire plane au-dessus de Londres — Paris, on l’apprend dans un flash télé, a déjà été réduit en cendres. Alors que Daisy s’amourache du solide Eddy et qu’ils folâtrent entre cousins au bord d’une rivière bucolique, le souffle d’une explosion et une pluie de cendres signalent que le conflit a commencé, et que l’heure n’est plus à la rigolade. Ça s’appelle une rupture de ton, et c’est tout le pari d’How I live now : passer presque sans transition du récit d’apprentissage à la SF réaliste, de la romance teen au survival post-apocalyptique. Comment Kevin MacDonald, documentariste brillant — voir son récent Marley — mais cinéaste de fiction balourd — Le Dernier roi d’Écosse, bio filmée façon Alan Parker, Jeux de pouvoir, médiocre transposition de la série

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Only lovers left alive

ECRANS | Retour en grande forme de Jim Jarmusch avec ce film à la force tranquille qui imagine des vampires dandy, rock’n’roll, amoureux et dépressifs, gardiens d’une culture mise en péril par la révolution numérique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 4 février 2014

Only lovers left alive

Adam et Eve ne sont ni le premier homme, ni la première femme de la création, mais les derniers amants-vampires sur terre ; c’est le premier scoop du nouveau film de Jim Jarmusch, joliment ironique. Eve s’est retiré à Tanger, où elle fréquente rien moins que Christopher Marlowe — qui, en plus d’avoir écrit les pièces de Shakespeare, est lui aussi une créature de la nuit, éternelle quoique mal en point ; Adam vit à Détroit au milieu de sa collection de guitares et de son studio analogique, reclus et phobique face aux «zombies» qui l’entourent — on ne saura pas si le terme qualifie péjorativement le commun des mortels ou si effectivement l’humanité est désormais divisée en deux catégories de morts-vivants. Les liens qui les unissent relèvent autant d’un héritage romantique que d’une réalité qui passe par les moyens de communication contemporains : Eve et son IPhone en Facetime, Adam avec un bricolage mêlant câbles, télé et caméra. C’est en fait surtout la mise en scène de Jarmusch qui les réunit, comme lors de ses travellings en spirale enchaînés et fondus avec le mouvement d’un antique 33 tours. Son scénario aussi va les obliger à se retrouver : alors qu’Adam, tr

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Panorama Ciné 2014

ECRANS | Après une année 2013 orgiaque, 2014 s’annonce à son tour riche en grands auteurs, du maître Miyazaki à une nouvelle aventure excitante de Wes Anderson en passant par les vampires hipsters croqués par Jarmusch et les flics tarés de Quentin Dupieux… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 3 janvier 2014

Panorama Ciné 2014

Le Vent se lève, il faut tenter de vivre… disait le titre intégral du dernier film d’Hayao Miyazaki qui, après 25 ans au service de l’animation japonaise, a décidé de tirer sa révérence avec cette œuvre effectivement testamentaire, dont on vous parle juste à côté. Il sera le premier en cette rentrée à illuminer les écrans, mais 2014 ne sera pas en rade de grands auteurs, au contraire. On ronge bien sûr notre frein en attendant de découvrir la deuxième partie du Nymphomaniac de Lars von Trier (29 janvier), dont le Volume 1 nous a conquis par son insolente liberté de forme et de ton ; le même jour, par un hasard de calendrier, Riad Sattouf, formidable auteur de BD et réalisateur d’une des meilleures comédies françaises de ces dernières années (Les Beaux Gosses), mettra lui aussi Charlotte Gainsbourg à l’honneur dans sa fable caustique Jacky au royaume des filles. Belles et bêtes Au petit jeu des comédiens qui vont truster l’affiche en 2014, on trouve,

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Eska : «Il me faut prouver à nouveau»

MUSIQUES | Eska est de retour. Celui qui fut un des rappeurs stéphanois les plus emblématiques en tant que leader du groupe Eska Crew avec plusieurs maxis marquants. Après sa mixtape "Varia" en 2012, l'artiste a entamé un triptyque avec un premier EP intitulé "Inspiration". Rencontre avec un "lyriciste" à la sauce stéphanoise. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Lundi 21 octobre 2013

Eska : «Il me faut prouver à nouveau»

Pourriez-vous revenir sur votre parcours musical ?Je vais le résumer à travers des dates marquantes. L'histoire commence en 1992, avec ma découverte de la musique hip-hop. Je deviens vite accro et me mets à écrire sans cesse. Ensuite, 1999 avec la création du groupe Eska Crew. Nous avons sorti deux maxis vinyles : On a ce qu'il faut qui avait été repéré par Joey Starr et On rêve tous où la Dub Inc avait travaillé avec nous. Grâce à ce dernier morceau, nous avons intégré une maison de disques avec ce que cela engendre de bon et de mauvais. Mais ce fut une expérience intéressante. Eska Crew s'arrête en 2008. Je pars ensuite en tant que backer de Tunisiano pendant deux ans et demi, d'où une véritable expérience du live. Vous avez été absent pendant plusieurs années de la scène musicale. Pourquoi ce choix ?

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Diana

ECRANS | D’Oliver Hirschbiegel (Ang-Fr-Belg, 1h47) avec Naomi Watts, Naveen Andrews…

Christophe Chabert | Mardi 1 octobre 2013

Diana

Il y a une belle idée au début de cette bio filmée de Lady Di, prise entre la fin de son mariage avec le Prince Charles et l’accident au Pont de l’Alma : faire du personnage une femme blessée dans son orgueil, tentant vainement d’endosser un rôle auquel elle ne croit plus. Ce qui trouble ici, c’est que Naomi Watts semble s’engager dans une relecture du personnage qui l’a révélé, la Becky / Diane de Mulholland drive. Le sourire publicitaire qui se transforme en rictus amer et la princesse répétant son show devant son miroir, la dépression et le playback : Diana est, dans son introduction, comme une remise à l’endroit du film de Lynch. Mais ce n’était qu’un leurre : le film s’enfonce ensuite dans un médiocre soap opera romançant l’histoire d’amour impossible entre Diana et le chirurgien Hasnath Kahn. Le dialogue baigne dans la pire eau de rose, la mise en scène ne possède aucun relief et la figuration est d’un rare amateurisme — tout le film a ainsi un côté cheap et télévisuel. Surtout, Hirschbiegel, qui passe sans transition de la chute d’Hitler à la love story de Lady Di, n’a rien à dire sur le personnage ; son film pourrait être un mé

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Une sixième saison de tissage musical

MUSIQUES | Le 27 septembre, le FIL lancera sa sixième saison d'activités musicales. Pour l'occasion, la salle recevra entre autres le célèbre Dj roi de la basse, Uzul, et vernira l’exposition "Fabrique à musique(s)" se déroulant dans les Archives municipales de Saint-Etienne.

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Une sixième saison de tissage musical

Déjà six années que le FIL a pris place sur la carte des salles de spectacles stéphanoises. Pour le lancement de cette nouvelle saison 2013/2014, la Limace (groupement d'associations gérant le lieu) a prévu un double événement. Tout d'abord la présence de trois djs et artistes parmi lesquels se trouve l'un des créateurs du célèbre groupe d'electro-dub lyonnais Kaly Live Dub, Uzul. Adepte de grosses basses bien grasses, Stéphane Bernard, de son vrai nom, a décidé il y a quelques années de se lancer avec son propre projet d'une drum'n'bass plus lente et dark, s'apparentant sans le savoir au dubstep. Et le succès ne s'est pas fait attendre. Avec des maxis et des titres tels que Revolt, Rumble Inna Station ou Ruffneg, le "machiniste" de Kaly Live Dub a réussi à percer en solo. Désormais il chauffe à blanc et retourne les dancefloors à travers la monde avec un son digne des plus grandes productions anglaises. Et s'il fallait encore démontré sa légitimité sur la scène dubstep internationale (où les Français sont peu présents), il suffit de regarder de plus près les noms de Djs qui ont remixé certains de ses titres. Sur la liste apparaît notamment un certain

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