Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 2 mai 2017

Photo : © DR


Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ?
Héloïse Derly :
C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des choses un petit peu plus subtiles.

On aime bien aller puiser dans les chants africains, les musiques cubaines, les voix slaves.

On retrouve dans votre musique des influences à la fois contemporaines (Rhye, RY-X) et d'autres un peu plus anciennes. Cet alliage de modernité et de vintage, c'est une volonté ?
Complètement, oui. Il y a déjà vingt ans d'écart avec Cédric. Il a pu m'apporter des références différentes. Lui a écouté des choses dans les années 1970-1980, moi je suis née dans les années 1990. Mes parents n'écoutaient que des musiques anglo-saxonnes. En revanche, nos premiers groupes à Cédric et à moi, c'était du metal. Ensuite je suis passée par ma période hippie, j'ai fait du ska au saxophone, j'ai eu plein de trucs. J'ai exploré beaucoup de styles de musique. Je n'ai simplement pas éveillée ma curiosité au rap. Cédric est très ouvert lui aussi. On aime bien aller puiser dans les chants africains, les musiques cubaines, les voix slaves. Tout ce mélange-là fait Pethrol.

Vous avez récemment changé de parolier. Comment se traduit ce changement sur votre album ? Vous quittez l'onirisme pour le réalisme ?
On ne s'y retrouvait plus avec Guillaume (NdlR, leur ancien parolier). On voulait dire autre chose. C'est pour ça qu'on peut parler d'un nouveau Pethrol. Aujourd'hui, nos textes ne sont plus des histoires de fiction. On use encore de la poésie et des métaphores mais on parle surtout de ce qui se passe en ce moment. C'est une traduction de ce qu'on est en train de vivre, de nos états d'esprit, de la notion d'urgence et de ce qui nous traverse en ce moment. On avait vraiment besoin de faire ça. Notre nouveau parolier, Albert Conan, est un ami de longue date. On construit notre musique autour des textes. Le fond influe la forme et pas l'inverse.

Tout au long de l'évolution de Pethrol, on a longtemps qualifié votre musique de dark, un adjectif qui ne vous plaisait pas particulièrement...
Je comprends d'où venait cette étiquette. Avec Cédric, on a beaucoup expérimenté tout au long de Pethrol. Avec ce premier album, on s'est trouvé. C'est la naissance réelle de Pethrol. On est enfin content. Après six mois d'enregistrement, on écoute nos chansons avec plaisir, ce qui n'était pas du tout le cas avec les titres de nos EP. On était dans la recherche du son Pethrol. Notre graphisme suivait les mêmes expérimentations. L'image qui était véhiculée à travers nos clips a poussé les gens à nous coller cette étiquette de musique dark. Mais c'est aussi notre faute. Ce n'est pas grave. Le nouvel album est différent. Les clips sont beaucoup plus lumineux.

Figures, marque une rupture avec le reste de votre œuvre. Pourtant, on sent déjà que le projet va continuer à évoluer. Il y a par exemple un titre en français sur l'album...
C'est un titre que j'avais composé il y a un an lors d'un workshop avec des amis. Cinq mois plus tard, je l'avais envoyé à Cédric. On a retravaillé le texte avec Albert pour parler vraiment de la situation des migrants aujourd'hui. C'est un peu compliqué. Ce n'est pas facile de parler de ça en tant que petits Français qui font de la pop. On voulait partager ça, on en avait besoin. Penser à autre chose qu'à sa gueule, je pense que c'est important. Cette chanson, Le Dernier grand voyage, est peut-être aussi le début d'un autre voyage, peut-être en français, pour Pethrol.

Pethrol [+ Shannon Wright], jeudi 11 mai à 20h30 au Fil


Shannon Wright + Pethrol


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

Danse | L’année 2022 sera l’occasion de réviser ses classiques de la danse contemporaine : Maguy Marin, Jiří Kylián, Ohad Naharin, Pina Bausch… Et entre deux révisions, de découvrir aussi nombre de jeunes talents internationaux.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 12 janvier 2022

Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

L’année chorégraphique commence dans un grand souffle signé Mourad Merzouki. Avec sa nouvelle pièce Zephyr, la figure de proue du hip-hop français lance dix interprètes dans les turbulences d’un vent bien concret sur scène, avec lequel et contre lequel il s’agit de danser, sur une musique signée Armand Amar et au travers d'une scénographie riche en objets divers et étonnants (à la Maison de la Danse du 11 au 21 janvier). Des tourbillons qui se poursuivront avec le Ballet de Genève qui vient à Lyon danser une pièce d’Andonis Fondianakis, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, véritable vertige de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique (du 26 au 30 janvier à la Maison de la Danse). Le hip-hop fera son retour à la Maison de la Danse (du 23 au 26 mars) avec deux compagnies, dont une 100% féminine Femme fatale, et Mazelfreten qui hybride hip-hop et électro. Il y aura encore de l’électricité dans l’air avec la dixième édition du festival Sens Dessus Dessous (à la Maison de la Danse en mars), consacré aux talents émergents de la danse contemporaine, avec par exemple le Flamand Jan Martens et son d

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3 semaines de restrictions, des années de répercussion

ACTUS | 2022, tout va mieux ? Pas si sûr, pour un certain nombre de professionnels de la culture, qui une fois de plus se voient contraints de slalomer entre plusieurs pièces d’un bon casse-tête. Assis, on t’a dit !

Cerise Rochet | Mardi 11 janvier 2022

3 semaines de restrictions, des années de répercussion

En septembre, tous, savaient que l’affaire ne serait pas simple : éloigné des salles durant des mois, le public semblait avoir perdu l’habitude de la sortie, lui préférant vraisemblablement les soirées entre potes, ou les plans canap’-bon petit plat maison-Netflix. Ces nouvelles pratiques s’étaient d’ailleurs traduites dans le mode de « consommation » de la culture, davantage centré sur l’envie de dernière minute. Exit les abonnements et l’anticipation, bonjour les places à l’unité et la spontanéité. Pour contrebalancer ce changement de donne, les professionnels du secteur ont passé 4 mois les manches retroussées, pour aller chercher les spectateurs un à un, et les convaincre de venir s’asseoir dans l’obscurité -ou rester debout !- pour un bon moment de musique, de théâtre, de danse ou de cinéma… A la clé, des résultats, puisque nombre d’entre eux estiment aujourd’hui avoir réussi à remplir assez correctement leurs salles. Et puis, patatra. Depuis la fin décembre, l’épidémie et les mesures de restriction prises par le gouvernement pour tenter de la freiner viennent de nouveau compromettre la dynamique. Jusqu’au 23 janvier, les salles ne pourront plus accueill

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A Lyon, Chan, le paradis des currys

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Adrien Simon | Mardi 4 janvier 2022

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Dans l'une de ces rues que les couvre-feux plongeaient dans la pénombre, on refait la fête. On y mange aussi désormais thaïlandais, grâce à Chan. Nous sommes rue Désirée. Piétonne, mais pourtant embouteillée chaque soir — Google Street View ne s'y est pas encore aventuré — car on y converge quand les bars ferment, pour traîner encore un peu, notamment du côté de l'Ayers Rock. Un bar de nuit, en face duquel vient d'ouvrir une inattendue échoppe thaïlandaise. Dans ce tout petit local, on trouve quelques victuailles : pâte de crevette, jus de tamarin, sauce de poisson, lait de coco et bien entendu des pâtes de curry, rouges, vertes, jaunes. Et surtout un comptoir, équipé pour tenir au chaud les plats préparés par Jiraporn Chosson, arrivée en 2016 en France depuis la province d'Udon Thani, où elle exerçait l'architecture — elle s'est naturellement occupée de la déco de ce Chan : les murs pistaches, l'arrière de bar en faïence, un mur rebouché à la feuille d'or. Elle propose ici des pad thaï (les fameuses nouilles sautées aux crevettes), des légumes au tofu mais en manque de sauce

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Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Guide Urbain | Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

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Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d'art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d'occasion mais, avec le temps, l'espace est venu à manquer. Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d'occasion et aussi à des expositions d'artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d'art brut ou d'art alternatif). Actuellement, c'est Nylso qui présente d

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Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

Arts | Rapprochant art ancien, art moderne et art contemporain, l’exposition À la mort, à la vie ! s’empare du thème de la vanité dans toutes ses dimensions. Et s’avère bien davantage une ode au vivant qu’un constat morose ou morbide sur la vanité de nos existences.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

L'ouverture de l'exposition À la mort, à la vie claque ! On y est accueilli par une famille sculptée du Nigéria, toute d'os de bois composée. Une famille mi-rigolarde mi-inquiétante, où les parents squelettes portent leurs petits squelettes sur les épaules, où l'on danse et grimace, où l'on se fige et regarde vers le néant… Autour de ces sculptures, le peintre Erro compose ses farandoles de squelettes goguenards (années 1950), et des gravures du XVIe au XVIIe siècle représentent le Triomphe de la Mort, l'Allégorie de la Mort, la Mort victorieuse, les danses macabres ! Vertiges de la mort donc, où ça danse parmi les époques, du XVIe siècle à nos jours, des débuts des vanités au Moyen Âge à leurs relectures et à leurs réappropriations tout au long de l'histoire de l'art. De la peste au Covid-19, les savoirs et les regards évoluent, mais pas la finitude humaine ni les questions existentielles. Et c'

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Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Expo | Remarquable, passionnante et très complète exposition que Sur la piste des Sioux proposée par le Musée des Confluences et portée par une sublime collection d'objets. Plongée terrible et magnifique dans la construction de cet Indien imaginaire qui hante nos fantasmes western depuis un siècle et demi.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Pourquoi une exposition sur les Sioux pour évoquer la représentation populaire des Indiens d'Amérique ? Parce que nous dit Steve Friesen, ancien directeur du Buffalo Bill Museum and Grave, ces représentations ont en quelque sorte fait de traits particuliers, ceux du Sioux, une généralité, celle de l'Indien. En grande partie parce que le premier vecteur de cette imagerie, les Wild West Show, ont essentiellement recruté des cavaliers sioux (lakotas pour la plupart). Du fait de leur expérience, les mêmes lakotas seront recrutés par le Hollywood des premiers westerns. Le cavalier des plaines devenant peu à peu et pour longtemps l'archétype de l'Indien. Un archétype qui demeure encore aujourd'hui indélébile. Alors pour décortiquer cette fabrique de l'image, le comité scientifique de l'exposition Sur la piste des Sioux a commencé par faire réaliser par le CREDOC une enquête sur les représentations des Indiens d'Amérique du Nord en France. Dont le résultat trône en ouverture de l'expositi

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Un nouveau style de salles d’arcades a le vent en poupe à Lyon

Article Partenaire | Pour les nostalgiques du retrogaming, les salles d'arcades étaient un peu le temple où l'on pouvait se retrouver. Mais, avec la démocratisation des consoles de jeu vidéo ou tout simplement des jeux sur mobile, les salles ont été peu à peu désertées et ont presque toutes fermé en France. 

La rédaction | Vendredi 24 décembre 2021

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Pourtant, depuis quelques années, une nouvelle technologie remet au goût du jour les salles spécialisées dans le jeu vidéo, même s'il s'agit d'un pan précis de ce domaine. La réalité virtuelle sonne comme le nouvel amusement à la mode. Aussi convivial qu'immersif, il a déjà conquis de nombreuses personnes. Zoom sur un engouement qui risque de s'affoler dans les années à venir. Un nouveau chapitre du jeu vidéo Si aujourd'hui le monde vidéoludique a pris une importance énorme de par le public toujours plus grand, c'est aussi grâce à la bonne santé de l'industrie qui innove toujours un peu plus. Les casques de réalité virtuelle offrent ainsi une toute nouvelle expérience de jeu qui révol

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Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Ailleurs | Lyon est reconnue pour être un haut lieu de la culture. Que vous soyez un local ou de passage, profitez de ce mois de décembre pour faire de nouvelles découvertes sur place.

La rédaction | Lundi 20 décembre 2021

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Mini World Lyon, l’Omescape Live Escape Game, le Centre nautique Tony Bertrand… la ville regorge de lieux à visiter. Pour cet hiver 2021-2022, voici ceux où vous devez absolument vous rendre pour passer du bon temps. Les sorties cinéma à Lyon Vous êtes amateur de cinéma et vous vous demandez quoi faire cet hiver ? La ville de Lyon vous propose des projections pour tous les âges. Jusqu’à la fin du mois de décembre, le Cinéma Comoedia accueille les jeunes enfants. Diverses projections et animations leur feront découvrir l’envers du décor de certains films. Les passionnés auront également l’opportunité de découvrir 2 incroyables rétrospectives. L’Institut Lumière vous propose de regarder l’intégrale des œuvres de Stanley Kubrick en versions restaurées. C’est aussi l’occasion d’admirer le best of de Marcello Mastroianni, le célèbre acteur italien. Ces projections sont accessibles pour tout ce mois de décembre et jusqu’au 19 janvier 2022. Prenez vos dispositions, et surtout, renseignez-vous sur la disponibilité d’un

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1001 Bass : soirée annulée

Soirée | Après les after, la soirée en elle-même. Suite aux décisions gouvernementales du début de semaine, les discothèques ont été contraintes de fermer leurs portes ce (...)

Cerise Rochet | Vendredi 10 décembre 2021

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Après les after, la soirée en elle-même. Suite aux décisions gouvernementales du début de semaine, les discothèques ont été contraintes de fermer leurs portes ce vendredi matin, pour tenter de freiner la propagation du virus. Par ricochets, d’autres lieux bénéficiant d’ordinaire d’une fermeture tardive sont également impactés : bars de nuits, et lieux diffusant de la musique live. A Saint-Etienne, le F2 et Le Clapier ont ainsi dû se résoudre à annuler, entre autres, les deux after organisés dans leurs murs pour la soirée 1001bass, qui devaient se tenir ce samedi soir/dimanche matin. Quant à la soirée en question… Elle vient elle-aussi d’être annulée. Organisée au Fil par différents partenaires, celle-ci était censée se dérouler samedi soir de 23 heures à 4 heures. Dans le contexte actuel, et malgré les semaines d’investissement qui ont été nécessaires à la préparation d’un tel événement, les responsables de la salle estiment que les conditions à ce jour ne sont pas réunies pour assurer son bon déroulement. Le coeur lours, ces derniers ont indiqué qu’ils rembourseront automatiquement toutes les personnes ayant acheté leurs places sur la billetterie en ligne du

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Décollage au Fil

Rock | Manta, c’est un peu l’enfant caché de Tame Impala et Moses Gunn Collective. Une énergie que le groupe lyonnais libère sur scène, un rock psyché envoûtant, avec (...)

Léa Dusson | Mardi 30 novembre 2021

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Manta, c’est un peu l’enfant caché de Tame Impala et Moses Gunn Collective. Une énergie que le groupe lyonnais libère sur scène, un rock psyché envoûtant, avec des montées en puissance qui font fermer les yeux pour profiter à fond de la musique. Le quatuor, composé de Cyril à la batterie, Nicolas à la guitare et Loïc à la basse, emmène ainsi le mélomane en balade... Ou sur des montagnes russes. Un voyage guidé par l’anglais impeccable de Maxence, qui assure seul la composition et l’enregistrement. Déjà passé par le Ninkasi Kao et le Fest’U, Manta débarque cette fois-ci au Fil de Saint-Étienne pour assurer la première partie de Last Train, aux côtés de W!zard. Prêts pour le décollage ? Last Train, W!zard et Manta, samedi 18 décembre 20h30 au Fil de Saint-Etienne

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Le grand soir, pour Terrenoire

MUSIQUES | Les deux stéphanois seront en concert à la maison ce samedi soir.

Cerise Rochet | Lundi 8 novembre 2021

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Le quartier où ils ont vécu pour nom de groupe, les clips qui y ont été tournés, les textes qui y ont été écrits, truffés de références à la Perrotière ou à La Métare… Les deux frangins de Terrenoire ont, depuis quelques années, fait de leur ville leur identité médiatique. A l’oreille, les Stéphanois se reconnaissent, les Parisiens s’intéressent. A l’arrivée, chacun veut une note de plus, et l’affaire est conclue : Raphaël et Théo prennent le large, non pour le Brésil comme Bernard, mais pour la capitale, d’où ils parviennent à donner de l’ampleur à leurs projets. Des visages aux yeux sombres encadrés par des tignasses frisées que l’on retient. Une musique difficilement classable, mêlant pop, electro, slam, reflet d’un mode d’écoute so XXIe siècle : digital, inépuisable, aléatoire, accessible, riche et bigarré. Des textes qui dissertent la noirceur des sentiments d’une jeunesse qui voudrait encore rêver, mais qui doit pour cela s’inventer d’autres desseins -et destins – que ceux des plus âgés. Pour de bon, Terrenoire est lancé. Se paie les Inrocks, Konbini, France Inter et Libé. L’an dernier, le duo a sorti son premier album, Les Forces Contraires

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Road trip en voiture dans le Rhône, aux alentours de Lyon

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Cerise Rochet | Jeudi 4 novembre 2021

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Envie de vous évader le temps de quelques jours sans avoir à prendre l’avion ? Partez pour un road trip dans le Rhône. Cette petite escapade en voiture vous fera vivre une expérience unique. En effet, c’est la meilleure façon de profiter des magnifiques paysages. Découvrez les avantages d’effectuer un tel séjour près de Lyon. Pourquoi choisir le Rhône pour votre voyage ? Lorsque quelqu’un parle du Rhône, la ville de Lyon vient immédiatement à l’esprit. Connue comme la capitale de la gastronomie française, il s’agit de la ville idéale pour un road trip. Elle vous réserve plein de surprises dans ses ruelles charmantes. De plus, Lyon abrite de nombreux lieux touristiques et des monuments historiques. Cependant, le Rhône ne se limite pas à Lyon. En effet, la région a encore beaucoup à offrir en termes de paysage et d’endroits touristiques.

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A la (re)conquête des publics

Dossier : analyse | Au centre des réflexions durant la crise sanitaire, la question de l’accessibilité de la culture pour les publics éloignés se fond aujourd’hui dans un enjeu encore plus large.

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

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C’était dans le courant de l’hiver, il y a bientôt un an. Lucides quant à la situation, sentant que l’été 2021 ne serait pas un été « comme avant », les organisateurs du Foreztival décidaient d’annuler leur événement plutôt que d’en proposer un au rabais… Et de le remplacer par une manifestation culturelle sans précédent, susceptible de fédérer tous types de publics, y compris ceux que l’on appelle parfois les « éloignés ». Cet été, la bande d’acharnés a donc élaboré 64 propositions culturelles, en 49 jours d’affilée, dans plus de 60 communes du territoire de l’agglomération Loire-Forez*… Le tout, en formule gratuite. « La base du projet, c’était de proposer des choses à des gens qui n’ont pas forcément accès facilement et régulièrement à la culture live, souligne Marion Berthet, l’une des organisatrices. A l’arrivée, on a touché plus de 10 000 spectateurs. Ça prouve que quand tu vas à la porte des gens, ils ne demandent qu’à participer. » La culture hors de ses murs Alors que, durant la longue pause qui les a coupés de leur public, de nombreux acteurs culturels ont pu prendre le temps de penser en profondeur la question de la culture pour

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Keep the beat

Animal | Ne pas faire un détour par la Salle du Grand Marais à Riorges le mardi 12 octobre serait une grave erreur. Pourquoi ? Eh bien parce que cela voudrait dire (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

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Ne pas faire un détour par la Salle du Grand Marais à Riorges le mardi 12 octobre serait une grave erreur. Pourquoi ? Eh bien parce que cela voudrait dire faire l’impasse sur Ours Samplus, un duo de beatmaker lillois branché électro/hip-hop instrumental. Grâce aux influences de la soul, du swing, du jazz et même du rap US des années 90, Ours Samples propose une musique « chill » qui donne envie à coup sûr de bouger les épaules de gauche à droite, et de hocher la tête en rythme. La première partie sera assurée par VirDJil, un groupe au style éclectique. Ours Samplus, mardi 12 octobre 20h30 à la Salle du Grand Marais à Riorges.

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Melba son plein

Pop | La jeune Melba donne l’impression d’avoir déjà une belle expérience derrière elle. Après son premier EP au titre la décrivant si bien - Cœur Combattant - en (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 octobre 2021

Melba son plein

La jeune Melba donne l’impression d’avoir déjà une belle expérience derrière elle. Après son premier EP au titre la décrivant si bien - Cœur Combattant - en 2019, la chanteuse poursuit son rêve qui devient petit à petit une belle réalité. Après avoir porté sa pop lumineuse jusqu’à l’émission The Voice 9, elle continue d’écumer les salles de France et de Navarre avec l'énergie communicative qui la caractérise et qui ne laisse jamais insensible. Une artiste à la générosité assumée et au talent assuré. Melba + Danilo, vendredi 8 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents à Montbrison

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AaRON, toujours dans la lumière

Pop/electro | D’organique à synthétique, la distinction est parfois très ténue. La preuve avec le duo AaRON, qui sortait il y a tout juste un an son quatrième album, Anatomy (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 octobre 2021

AaRON, toujours dans la lumière

D’organique à synthétique, la distinction est parfois très ténue. La preuve avec le duo AaRON, qui sortait il y a tout juste un an son quatrième album, Anatomy of Light. Si Simon Buret et Olivier Coursier ont vu en 2006 leur titre U Turn (Lili), BO du film Je vais bien, ne t’en fais pas, les propulser sur le devant de la scène, ils n’ont cependant pas perdu de leur superbe avec le temps. Et si la dose d’électro dans leurs chansons a progressivement monté, ils gardent également de l’émotion et une poésie forte. Ce nouvel opus confirme la teneur du projet et de ses créations, lumineuses et toutes en liberté. Si vous ajoutez à cela une scénographie concoctée par Victorien Cayzeele, qui s’occupe entre autres des habillages scéniques de Vitalic ou Etienne Daho, cela donne un ensemble d’ingrédients prometteurs pour le retour du groupe en terres stéphanoises. AaRON + Bleu Tonnerre, vendredi 15 octobre à 20h30 au Fil

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Onirique Romane

Electro | Romane Santarelli a le don de redonner une fraîcheur et une belle poésie aux longues envolées techno. Ici, on se trouve dans une électro qui rappelle un Rone, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Onirique Romane

Romane Santarelli a le don de redonner une fraîcheur et une belle poésie aux longues envolées techno. Ici, on se trouve dans une électro qui rappelle un Rone, un Jon Hopkins ou le duo Kiasmos. Les créations de la jeune Clermontoise sont imprégnées de mélodies et d’une attraction dansante aussi fascinante qu’enivrante. En une petite année et demie, elle s’est taillé un joli nom sur la scène électro française. Après avoir fait vibrer le Château des Peynots de Saint-Paul-d’Uzore cet été pour le Tour du Forez, elle revient dans la Loire pour la rentrée des très bons Mardis du Grand Marais puis enchaînera en février 2022 au Fil à Saint-Etienne. Romane Santarelli + Illustre, vendredi 29 septembre dans la salle du Grand Marais (Riorges) Romane Santarelli + Thylacine, vendredi 11 février 2022 au Fil (Saint-Etienne)

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AaRON dans la lumière

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Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

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Simon Buret et Olivier Coursier, le duo formant AaRON révélé en 2006 avec le titre U-Turn (Lili), BO du film Je vais bien, ne t’en fais pas, ont attendu cinq ans pour sortir une nouvelle épreuve. Anatomy of Light flirte volontiers dans les méandres de la pop électronique. Davantage encore que We Cut The Night, leur précédent opus déjà bien marqué par un côté hypnotique et dansant. Si vous ajoutez à cela une scénographie conçue par Victorien Cayzeele (Daho, Vitalic), cela donne un cocktail détonnant sur scène. AaRON + Bleu Tonnerre, vendredi 15 octobre au Fil (Saint-Etienne)

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Melba à fleur de peau

Pop | Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

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Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son sillon avec sa pop énergique et lumineuse. Avec son premier EP Coeur Combattant sorti en 2019, en autoproduction, Melba a marqué les esprits et les tympans, tout comme elle l'avait fait lors de The Voice 9, émission pendant laquelle elle avait notamment impressionné avec sa reprise de Toxic de Britney Spears. Choix audacieux s'il en est. Melba, vendredi 8 octobre au Château du Rozier (Feurs) et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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Monte dans la Mustang

Rock | Les Clermontois de Mustang ont commis Memento Mori, un quatrième album qui s’est fait attendre – sept ans tout de même – et un album tout en (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Monte dans la Mustang

Les Clermontois de Mustang ont commis Memento Mori, un quatrième album qui s’est fait attendre – sept ans tout de même – et un album tout en subversion et provocation. Mais surtout une originalité forte, marque de fabrique de cette formation malheureusement bien trop méconnue. Avec ce disque, le trio met le riff là où ça fait mal en pointant avec humour les travers de notre société, mais toujours avec un sens de la rythmique et une harmonie entêtante. Bref, encore un disque qui fait mouche et qui fera mouche sur scène, à n’en pas douter. Mustang, le 3 décembre 2021 au Fil (Saint-Etienne) et le 11 février 2022 au Château du Rozier de Feurs (dans le cadre du festival Poly’Sons)

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Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Juin sur le fil

MUSIQUES | Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Juin sur le fil

Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour autant conter. Plusieurs projets viennent marquer le retour aux affaires. D’abord, un livestream du duo basse/batterie noise-rock stéphanois Milkilo qui vient de sortir son nouvel album Abandon. Ensuite deux afterworks, un concert des Ladaniva pour les 7 Collines, la finale du concours d’éloquence Baratin mais aussi la venue en version rock du chroniqueur engagé de France Inter Guillaume Meurice. Ce dernier se présentera le 18 juin avec son groupe The Disruptives. Une date mêlant humour, politique et musique. Plus d’infos sur le-fil.com

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Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Nouvelle tête | Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 juin 2021

Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé temporairement par un triumvirat composé de Simon Javelle, David Rivaton et Clément Terrade. Cet intérim va bientôt prendre fin avec l'arrivée fin juillet de Ludivine Ducrot à la tête de la structure stéphanoise. Depuis mars 2007, elle est directrice du festival Rock'n Poche (qui se déroule en Haute-Savoie, à Habère-Poche) et depuis septembre 2018 elle officiait à Lyon en dirigeant le réseau des musiques actuelles d'Auvergne-Rhône-Alpes : Grand Bureau. Son profil a séduit le jury parmi une vingtaine de candidatures reçues pour le poste de direction de la salle de musiques stéphanoise.

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

Lieu | En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 avril 2021

Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du secteur musical qui assurent l'intérim après le départ début avril de Thierry Pilat pour la Halle Tony Garnier. David Rivaton (Pont Futur), Simon Javelle (Ckel Prod) et Clément Terrade (Château du Rozier de Feurs) prennent ainsi en main temporairement la destinée de la salle de musiques actuelles stéphanoise. Parallèlement, la date limite de dépôt des candidatures pour le poste de direction est fixée à dimanche soir. Si vous vous sentez l'envie de tenter votre chance, rendez-vous sur cette page.

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Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Indie pop | Mickaël Mottet a sorti son premier album en solo en 2020. Intitulé The Glover's Mistake, cette épreuve de celui que l'on connaît également sous le nom d'Angil est un disque poétique et qui se découvre progressivement, au fil des écoutes. Il nous en parle en vidéo.

Nicolas Bros | Mardi 30 mars 2021

Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Pour découvrir la musique de Mickaël Mottet, rendez-vous sur cette page.

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Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

ACTUS | Alors que tous les regards se tournent aujourd’hui vers une réouverture des salles, les intermittents du spectacle et de l’emploi, rejoints par les élèves de la Comédie de Saint-Etienne, réclament d’abord des mesures de soutien pour sécuriser leurs droits et leurs revenus.

Cerise Rochet | Jeudi 18 mars 2021

Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine, qu’ils occupent le Fil de Saint-Etienne. Une manière pour eux de rejoindre le mouvement de revendications lancé par les intermittents du spectacle au théâtre de l’Odéon parisien, et de tenter de se faire entendre du gouvernement. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire en n’y jetant qu’un œil, les membres du CIP42 (collectif des intermittents.tes et précaires de la Loire) réclament moins la réouverture des salles que des mesures de soutien face à leur précarité, présente ou à venir : « On demande la prolongation de l’année blanche, ainsi que son extension aux intermittents de l’emploi : tous ceux qui travaillent dans le secteur de l’événementiel, de la restauration… En bref, tous ceux qui sont empêchés de travailler à cause des fermetures administratives. Parce que rouvrir sans sécuriser nos emplois et nos revenus reviendrait à exclure de nombreux intermittents, puisque la vie ne reprendra que progressivement, et, de fait, les contrats aussi. Par ailleurs, nous considérons que nous ne sommes pas épidémiologistes. Ce n’est pas à nous, de dire si oui ou non, les salles sont des lieux potentiels de clusters. Ce que nous vo

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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Djemin se met sur le toit du Corbu'

Rap local en live | Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

Djemin se met sur le toit du Corbu'

Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée de Claustinto sur le sommet du Fil, la pop-folk inclassable d'Ulysse Von Ecstasy sur un balcon dominant la ville, c'est au tour du jeune rappeur stéphanois Djemin de se frotter à l'exercice. Ce coup-ci, on sort de Saint-Étienne intra-muros pour se diriger sur le toit d'un immeuble icônique de la région : l’unité d’habitation Le Corbusier à Firminy.

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Pop en apesanteur

Bon son | La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Pop en apesanteur

La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

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Bla bla bla

MUSIQUES | « L'éloquence est la source des richesses » dit le proverbe. Il semblerait que l'équipe du Fil à Saint-Étienne a bien compris cette maxime avec son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 28 octobre 2020

Bla bla bla

« L'éloquence est la source des richesses » dit le proverbe. Il semblerait que l'équipe du Fil à Saint-Étienne a bien compris cette maxime avec son projet Baratin. Ce concours d'éloquence possède un caractère unique notamment grâce à deux caractéristiques saillantes. Tout d'abord son côté intergénérationnel mais aussi interculturel. Réunissant diverses structures (Centre social LOISO, Cré’Actifs, L’Horizon, Centre social La Rivière, Lycée Claude Lebois, Sauvegarde42, Sciences Porateur et bien entendu Le Fil), Baratin propose un travail pour les candidats accompagné par des artistes associés et des intervenants professionnels extérieurs afin de peaufiner l'art oratoire. « Outre la rencontre et la compréhension entre les générations, le projet vise également à favoriser l’accès à la culture que ce soit par l’écrit ou l’oral, précise Le Fil. Il s’agit aussi de valoriser la parole des habitants du territoire qui s’exprimeront autour de thèmes liés à leur quotidien. » La préparation se termine par 3 journées de répétition sur scène dans les conditions du concours qui mènent au concours en lui-même. La deuxième édition a débuté en févrie

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Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Festival | Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet 2020. Pour autant, l'équipe organisatrice ne s'est pas laissée abattre et a décidé de programmer des spectacles cet automne. L'occasion de découvrir plusieurs pièces de cirque entre le 7 novembre et le 10 décembre. On retrouvera la Cie Allégorie avec le spectacle cOLLiSion du côté de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond le 7 novembre, une Nuit du Cirque le 14 novembre à la Maison de l'Université avec les compagnies Puéril Puéril et Kiaï (une soirée en collaboration avec l'école de cirque Les Kipouni's), les Anglais Nikki & JD présenteront Knot le 18 novembre à la salle Jeanne d'Arc puis Sencirk, compagnie sénégalaise, proposera Man Fan Laa le 10 décembre au Fil. [Mise à jour du 20/10/2020] L'ogranisation a mis à jour les horaires de ces spectacles : Le spectacle Collision du samedi 7 novembre à Saint-Chamond à 18 h est maintenu à l'heure prév

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Coup de blues

Blues | En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Coup de blues

En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de l’Académie Charles-Cros), enchaînant les concerts en solo dans tout l’Hexagone. Il lui faudra attendre 2017, enfonçant le clou avec un nouvel opus, pour enfin attirer l’attention de sa Suède natale, avant d’enchaîner deux ans plus tard avec une troisième galette, They Found My Body In A Bag, cette fois-ci en trio. Dans les pas des pionniers du genre, l’artiste joue un blues mélancolique et rageur à la fois, parfois teinté de rock. Mais Bror Gunnar Jansson c’est aussi un physique : avec ses faux airs de Chet Baker (époque jeune et clean), l’homme aurait presque une trop belle gueule pour un bluesman ! Pour autant, l’univers musical de Jansson fait mouche. Le grain de la voix, le son nasillant de la guitare et le son brut de la batterie, tout ici est savamment travaillé pour être cra-cra-comme-il-faut… En première partie de soirée, J.Aubertin, le plus américanophile et sans doute le plus gracile des songwriters auvergnats, livrera les titres si délicats de son deuxième EP, Whispers In The Wind. Bref, voilà de

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Danse avec les loops

Kids | Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 septembre 2020

Danse avec les loops

Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de modélisation et le développement du home-studio ont largement bouleversé les modes de création ou d’enregistrement. En écoutant Lomepal, Jain, Drake, Kungs ou encore Zed Yun Pavarotti, les ados du troisième millénaire baignent dans ce jus digital sans même y penser, consommant et partageant des fichiers tous azimuts sur le world wild web. Spécialement pensée pour eux l’équipe du fil lance le programme Looping, une première formation de septembre à juin pour un groupe d’élèves de onze à quinze ans. Sous la houlette de spécialistes et du coordinateur pédagogique Maxime Lavieville, les jeunes participants se familiariseront notamment avec le séquenceur Ableton Live et ses périphériques pour aborder les techniques de composition, de synthèse sonore, de sampling, de beatmaking, de prise de son et de mixage. En marge de sa programmation de concert et de l’accompagnement de groupes pros, la SMAC stéphanoise intensifie sa mission d’éducation artistique et culturelle, se positionnant ainsi en école des musiques d’aujourd’hui.

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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"Yakari, le film" : Indien vaut mieux que deux tu l’auras

ECRANS | De Xavier Giacometti & Toby Genkel (Fr.-All.-Bel, 1h22)

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Parce qu’il a sauvé le mustang sauvage Petit-Tonnerre au péril de sa vie, le petit Sioux Yakari se voit récompensé par son animal-totem, Grand-Aigle : désormais, il aura la faculté de comprendre la langue des animaux. Un don bien utile, car pour l’heure, il est perdu et loin de chez lui… Une thématique inconsciente galopait-elle cette année au festival du film d’animation d’Annecy ? L’Ouest — le vrai —, consacré à travers le magnifique Calamity (à l’automne sur les écrans), sert également de toile de fond à cette nouvelle adaptation de la BD de Derib + Job précédemment transposée par deux fois en série télévisée : en 1982 (de manière aussi calamiteuse que Les Schtroumpfs à la même époque) puis en 2005 sous l’heureuse supervision de Xavier Giacometti. Ce même réalisateur est encore à la manœuvre pour raconter, en investissant aux mieux le grand écran et en usant d’une animation fluide, la “formation“ de Yakari. Il co-signe donc ici une manière de reboot replaçant chacun des protagonistes dans sa fonction ou son histoire — y compris certains, comme Arc-en-ci

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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Au fil de l'été

MUSIQUES | La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Au fil de l'été

La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme de « kermesse déjantée » ou de « bal des pompiers revisité ». Au programme blindtest de chansons françaises old school, bingo géant et Dj Pierre Mellot aux platines. Ca promet. Parallèlement, la salle annonce aussi la "tournée des toits". Une idée de mise en avant de la scène locale avec des captations de live dans des lieux insolites. « Nous avons volontairement défini des périodes et non des dates précises afin de pouvoir nous adapter aux aléas de la météo, précise Marilou Andrieu, responsable de la communication du Fil. Les captations démarreront cet été pour se poursuivre à la rentrée. La thématique entre les premières dates sera "les toits" aux 3 moments clés du parcours du soleil sur la journée, de façon induite pour éviter les rassemblements de masse et sémiologiquement pour signifier une bouffée d'air et de lumière. » Le premier à s'y être collé est Claustinto. Affaire à suivre donc. Enfin, le Fil lance également en septembre son projet looping, école des musiques d'aujourd'hui au s

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Des agités du local

S'occuper pendant le confinement / Initiatives locales | Pendant le confinement, plusieurs idées émergent afin de s’occuper, de découvrir ou de partager de bons moments. Voici une sélection de 10 initiatives.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Des agités du local

From Sainté to partout Si les concerts d’artistes diffusés sur Internet sont désormais nombreux sur la toile pendant cette période de confinement, voici une initiative unique, made in Sainté ! Six artistes ou collectifs stéphanois vont se relayer pour un concert en live depuis chez eux ce vendredi 3 avril de 17h à 22h. Les Bugnes, Basic, Kaffe Creme, Yaba, Peter Bakh, Dromabear vous accompagneront pour votre apéro du vendredi : chacun chez soi mai définitivement tous ensemble ! Concerts retransmis en livestream via les différentes pages Facebook des artistes, du Fil, de Saint-Étienne City Crunch et du Petit Bulletin Saint-Étienne bien entendu. NB Le challenge #KinoConfiné ! Vous connaissez peut-être déjà le concept des Kino. Non ? Ce mouvement, né au Québec à la fin des années 90, est un laboratoire de création de courts métrages sur une durée déterminée, avec pas ou peu de budget, souve

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#ColoreTonConfinement

CONNAITRE | Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas (...)

Niko Rodamel | Vendredi 27 mars 2020

#ColoreTonConfinement

Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas prendre le soleil à la fenêtre ? Dur-dur le confinement… Tiens, une idée : et si on coloriait ? Quel que soit l’âge, colorier apaise, permet de se recentrer et donc de mieux supporter les tensions familiales que peut engendrer cette situation inédite d’hyper-proximité familiale. Après avoir publié « 90 idées pour tromper l’ennui », nos amis d’Inside Lyon (le webzine pour Lyonnais curieux) s’illustrent par une nouvelle proposition pour le moins originale. Le lien https://www.inside-lyon.com/colore-ton-confinement-coloriage-gratuit/ permet de télécharger gratuitement, dans un volumineux fichier PDF, un recueil de 100 coloriages : 100 dessins originaux à imprimer librement chez vous, tout droit sortis de la plume de 43 créateurs de la région. Dans un véritable élan de tendresse et de solidarité, dessinateurs, illustrateurs, graphistes, street artists et autres créateurs ont répondu à l’appel d’Inside Lyon, se mobilisant

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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Magma, une légende encore bien vivante

Objet Musical Non Identifié | Groupe mythique, légendaire et surtout inclassable, Magma a sorti un nouvel album en 2019, intitulé "Zëss – Le Jour du Néant". L’occasion également d’une tournée pour marquer les 50 ans du groupe. Nous avons échangé avec Christian Vander, son batteur et charismatique leader, à propos de cet album, de Chet Baker mais également de la création contemporaine. Regard aiguisé et histoire passionnée.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Magma, une légende encore bien vivante

Quels albums allez-vous jouer lors de votre venue à Saint-Étienne ? Christian Vander : A priori, nous allons jouer Ëmëhntëhtt-Rê en intégralité et une sorte de réduction de la trilogie Theusz Hamtaahk, Ẁurdah Ïtah et Mekanïk Destruktïw Kommandöh, ce qui représente une cinquantaine de minutes. Et puis, sans doute Troller Tanz. Vous avez sorti l’album Zëss – Le Jour du Néant en 2019. Disque que vous avez enregistré avec l’orchestre philharmonique de Prague. Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec cet ensemble ? Nous cherchions d'abord un orchestre accessible en termes de tarifs. Nous nous sommes aussi dits que les musiciens de ces régions-là sont plus familiarisés avec nos rythmes que les orchestres de France. Les musiciens ont enregistré en une journée et avaient en effet l’habitude de travailler sur du Messiaen, du Debussy ou autres… Par contre, ils sont arrivés dans la partition directement, sans travail préalable. C’est n’est pas pareil qu’une œuvre qui se joue au fil des années. Ici, ils n’avaient pas du tout étudié la

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