Sunny weather

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Photo : Youn Sun Nah © Sung Yull Nah


Artiste charismatique et chanteuse virtuose, Youn Sun Nah ouvrira la trente-neuvième édition du Rhino Jazz(s) festival au Grand Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne, écrin à la mesure de son talent. Sud-coréenne de naissance mais parisienne d'adoption depuis plus de vingt ans, la diva publie presque chaque année un nouvel album depuis 2001. Sorti en 2010, Same Girl (sur lequel figure le remarquable guitariste Ulf Wakenius avec qui la mezzo-soprano se produira plus tard en duo) fut sans doute celui qui installa la belle Asiatique au rang de référence incontournable du jazz actuel. Avec son tout nouvel opus, She moves on, la chanteuse apporte sa touche jazzy et si singulièrement groovy à des titres pop-folk américains empruntés aux song-writers Joni Mitchell, Paul Simon ou Lou Reed, que viennent embrasser de nouvelles compositions emplies d'une poésie délicatement intimiste. Youn Sun Nah sera accompagnée par un quarté gagnant de pointures new-yorkaises : Jamie Saft aux claviers, Brad Jones à la contrebasse, Clifton Hyde aux guitares et Ben Perowsky à la batterie. Un nouveau répertoire pour lequel la chanteuse semble une fois de plus se réinventer. Que du bonheur.

Youn Sun Nah Quintet, jeudi 5 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s) festival


Youn Sun Nah


Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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​Le sacre du tympan

Boucan | Barouf : nom masculin, familier, issu de l'italien baruffa, désigne le bruit, le vacarme, le tapage. Synonymes : boucan, raffut, tintamarre. "Cette année, le Rhino Jazz(s) va faire un barouf du tonnerre à Saint-Étienne." Vous voilà prévenus !

Niko Rodamel | Mardi 5 octobre 2021

​Le sacre du tympan

Le jazz reste l’un des courants musicaux les plus inventifs à l’image d’un fleuve impétueux qui a traversé les époques et les paysages, s’enrichissant et se métissant de mille influences, sublimant ses interprètes et accouchant de multiples rejetons répondant aux doux prénoms de Rock, Soul, Funk et autre Rap. Le jazz, c’est la liberté incarnée, une libération, un ensemble de codes que tous les jazzmen ne cessent de réinventer, cherchant, détournant et improvisant pour mieux retomber sur leurs pattes. Une liberté revendiquée, viscérale, intrinsèque, mais toujours exigeante. C’est sans doute de cet esprit de liberté dont souhaite se nourrir la 43ème édition du Rhino Jazz(s) Festival en proposant son Grand Barouf : une liberté créative retrouvée à partager de nouveau. Car c’est bien en live, en concert, en chair et en notes, que le jazz prend tout son sens, celui du partage. Jazz à tous les étages En complément au modèle historique du festival (60 concerts dans 26 villes partenaires), le Rhino propose cette année un parcours musical et iconographique sur le site de la Grande Usine Créative à Saint-Étienne. Comme ce fut le cas lors des deux dernière

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La Loi du Silence...

Piano | « Je me demande parfois si le musicien n'est pas là pour célébrer le mystère qui se trouve derrière la musique, le silence duquel elle émerge, plutôt que la (...)

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

La Loi du Silence...

« Je me demande parfois si le musicien n'est pas là pour célébrer le mystère qui se trouve derrière la musique, le silence duquel elle émerge, plutôt que la musique elle-même. Le musicien n'existe que pour révéler ce que l'on sait déjà », nous déclarait Pascal Amoyel au cours d'un récent entretien. Redonner vie à l'inclassable héros - Ludwig van Beethoven- relevait pour le plus subtil de nos pianistes français de la gageure, l'extraire du monde du silence dans lequel il s'enfonça toute sa vie. Bustes et commémorations pérennisent un portrait souvent biaisé du compositeur. Pascal Amoyel, en inlassable quête d'absolu et de vérité, rouvrira, mesure après mesure, les portes d'une mémoire injustement sélective. Personnage complexe, Beethoven reviendra habiter son corps grâce aux « cinquante doigts » du célèbre interprète. Des stigmates de l'enfance, des souffrances du jeune homme éconduit, des pathologies souffreteuses de l'adulte naquirent les chefs-d’œuvre, universels, éblouissants. Transcendant l'hôte de leur gestation, le génie recouvrera ses cinq sens, le temps d'un spectacle musical hors normes. Qui d'autre que le pianiste-lumière pouvait-il « look fo

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I love America... 

MUSIQUES | Drame de l’attente amoureuse et du sacrifice, « Madame Butterfly » brille au firmament puccinien. La violence du non-dit déchire le papier japonais, soulignée dans cette nouvelle production, par la sobre mise en scène d’Emmanuelle Bastet.

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

I love America... 

Avec Madame Butterfly, Puccini frappe un direct du gauche, laissant l’auditeur au tapis. Inégalé et bouleversant, érudit et populaire, dandy mais indomptable, intellectuel et brutal, génial mélodiste... Que serait l’opéra sans Puccini? La peinture sans Michel-Ange ! Lorsqu’il achève l’ouvrage en 1904, le maestro est porté par ses succès : Manon Lescaut, La Bohème, Tosca... La mode “orientaliste“ alimente l’Europe en fantasmes de sulfureux et exotiques comptoirs. L’argument : Cio-Cio San, geisha de Nagasaki s’éprend du lieutenant américain Benjamin Pinkerton. Le mariage à la japonaise, sans aucune valeur juridique, permet aux marins de l’époque d’apaiser leur conscience extra-conjugale. Pour Cio-Cio San, hélas, l’engagement est total ; elle renie famille et traditions, rêve d’Amérique, de se débrider les yeux... Pinkerton lève l’ancre, promettant de revenir. Elle donne naissance à “leur“ enfant, attend son retour, encore, toujours. Déjouant tous les oracles, il revient, mais accompagné d’une autre Mme Pinkerton, authentiquement américaine. Cio-Cio San renoue avec le code d’honneur nippon : elle se donne la mort par le sabre de son

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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​Platines

MUSIQUES | Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

​Platines

Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur et animateur radio-télé Ludovic Seguin, aka Dj Bold, pour proposer une passerelle musicale et culinaire dans les salons de réception du Château Prodon. Tandis qu’aux platines Dj Bold fera tourner une setlist axée sur un jazz-pop-rock inspiré, les jeunes lycéens donneront à déguster un menu créé pour l’occasion, s’inspirant de ces courants musicaux. A table ! Réservations au 04 77 29 29 90. Dj Bold, mardi 13 octobre à 19h00, Lycée hôtelier Les Petites Bruyères à Saint-Chamond

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Songwriter

MUSIQUES | Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Songwriter

Au fil des albums, tous aussi subtils les uns que les autres, Piers Faccini n’en finit pas de nous caresser les tympans. Tel un artisan aux mains d’or, il tisse une pop-folk salée-sucrée, aérienne et délicate. Il y a chez cet homme du Léonard Cohen, c’est certain, mais ici la poésie l’emporte sur la noirceur. Aussi à l’aise à la guitare et à l’harmonica qu’au chant, Faccini sera accompagné par Simone Prattico (batterie, xylophone), Malik Ziad (guembri, mandole), Juliette Serrad (violoncelle) et Séverine Morfin (violon alto). Piers Faccini Quintet, samedi 10 octobre à 20h30, théâtre de Couzon à Rive-de-Gier

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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Festival jazz | Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes (...)

Nicolas Bros | Lundi 28 septembre 2020

Le Rhino reporte une partie de sa prog'

Devant les difficultés liées à l'accueil de jauges réduites à 1 000 personnes et que « la quasi-totalité de l'équipe du festival, à l'exception de deux personnes testées négatives, est en quarantaine soit pour positivité ou cas contact en cours de test », le festival Rhino Jazz a décidé de reporter une partie des concerts prévus du 2 au 20 octobre. Voici donc la liste des concerts maintenus : - A POLYLOGUE FROM SILA – Château du Rozier – Feurs – 2 octobre – 0477286609 - PAUL LAY TRIO – Maison de la Culture – Firminy – 7 octobre – 0477100777 - STOCHELO ROSENBERG TRIO – La Passerelle – Saint Just Saint Rambert – 8 octobre – 0477556551 - LUCAS SANTTANA SOLO – Le Quarto – Unieux – 10 octobre – 0477403080 - UMLAUT BIG BAND – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 13 octobre – 0472397491 - GRIO – Théâtre de la Renaissance – Oullins – 14 octobre – 0472397491 - GAËL HORELLOU SEPTET – Salle Jeanne d'Arc – Saint-Étienne – 14 octobre – administration@gagajazz.com Concerts reportés : - Le Grand Barouf Du Rhino à la Grande Usine Créative – Cité du Design – Saint-Étienne / Re

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Jazz | Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Ibrahim Maalouf de retour à Sainté

Après avoir mis le feu au Rhino Jazz festival en 2015, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'apprête à remettre le couvert le 9 octobre 2020 à 20h au Zénith de Saint-Étienne. Ce sera encore une fois dans le cadre de ce même festival et il présentera son dernier album S3NS. Ibrahim Maalouf, vendredi 9 Octobre à 20h au Zénith de Saint-Étienne

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

Festival | L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 mars 2019

Les premiers noms du Rhino Jazz 2019

L'équipe du Rhino Jazz(s) festival vient de dévoiler les quatre premiers noms de sa programmation 2019. Le gros morceau se déroulera en ouverture du festival, pour la première fois au Zénith, avec la venue de Al Mc Kay's et Earth Wind & Fire le vendredi 27 septembre. Le jeudi 3 octobre ce sera au tour de la chanteuse Noa (si si, vous vous souvenez de son titre I don't know sorti en 1994), qui proposera son projet Letters to Bach à l'Opéra. Thomas de Pourquery sera quant à lui sur la scène du Fil le samedi 5 octobre et le crooner franco-britannique Hugh Coltman revient au festival le vendredi 18 octobre à Saint-Chamond. Rhino Jazz(s) du 27 septembre au 20 octobre 2019

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Rhoda Scott absente du Rhino

Jazz | Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Rhoda Scott absente du Rhino

Mauvaise nouvelle pour Rhoda Scott et le Rhino Jazz Festival pour lequel l'organiste devait se produire ce soir dans la salle Aristide Briand de Saint-Chamond... Par communiqué, l'organisation explique que l'artiste a subi une mauvaise chute et doit donc annuler son concert : « Nous prenons connaissance que dans cette nuit du 25 au 26 Octobre 2018, Rhoda Scott a été victime d'une chute dans l'escalier de son hôtel. Hospitalisée d'urgence, il est à craindre une grave fracture qui, bien évidemment, rend impossible pour elle d'être sur scène pour quelque temps. Il y aura ce soir un concert de substitution (en cours d'organisation) à la suite du concert de Shahin Novrasli. »

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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Tout Bowie

Exposition unique | L'exploration de la sphère Bowie se poursuit pour la deuxième année au Rhino Jazz(s) Festival. Outre deux créations mondiales au Fil et à l'Opéra, une exposition de plus de 600 pièces inédites autour du chanteur anglais est proposée dans les bâtiments H, derrière la Cité du design.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Tout Bowie

Affiches, disques, pochettes, photos et tirages exclusifs... la liste des objets à l'effigie de David Bowie est longue, très longue dans l'exposition Bowie Odyssée. Encadrée par le journaliste Éric Tandy, cette présentation est une plongée extraordinaire dans l'univers du chanteur britannique par le biais de pièces rares, encore jamais montrées au public. Permise grâce aux prêts des collectionneurs Jean-Claude Gautier et Yves Gardes, cette exploration imaginée par les organisateurs du Rhino Jazz(s) pour illustrer la deuxième partie de leur Bowie's Project laisse rêveur. Retranscrire l'humanité du personnage Sur près de 2 500 m² s'étaleront 25 caissons avec plus de 600 pièces retraçant de manière chronologique l'évolution de la carrière du Thin White Duke, mais également 42 tirages originaux du photographe Mick Rock (en vente sur place), un juke-box et 120 pochettes inédites proposées par Radio France... « Le but de l'exposition est de retranscrire l'humanité du personnage et de recréer les atmosphères de ses albums, explique Éric Tandy. Nous avions assez de matière pour faire vivre chaque album de Bowie entre les arti

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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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David Reiland en Lorraine

MUSIQUES | Alors qu'il entame sa troisième saison en tant que Premier Chef invité à l'Opéra de Saint-Etienne, le Belge David Reiland succédera à Jacques Mercier à la (...)

Nicolas Bros | Lundi 2 octobre 2017

David Reiland en Lorraine

Alors qu'il entame sa troisième saison en tant que Premier Chef invité à l'Opéra de Saint-Etienne, le Belge David Reiland succédera à Jacques Mercier à la rentrée 2018 pour diriger l'ONL (Orchestre national de Lorraine). Après avoir dirigé l’Orchestre de chambre du Luxembourg de 2013 à 2017, être le chef associé de l’Orchestra of the Age of Enlightenment à Londres, cette nouvelle aventure est le prolongement de ses collaborations avec l'orchestre du nord-est de la France puisqu'il avait déjà été invité à diriger l’Orchestre national de Lorraine cn 2013, 2015 et 2017.

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Calme, luxe et volupté

Jazz | L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Calme, luxe et volupté

L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal et la nouvelle perle du jazz français, la trompettiste Airelle Besson. L’économie de notes du premier et le jeu aérien de la seconde promettent un concert d’exception.

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Messe du couronnement

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Messe du couronnement

Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse personne indifférent, embrasant tous les superlatifs. La postérité de l'oeuvre, écrite en mémoire de son grand ami Manzoni, a porté au Parnasse ce chef d’œuvre absolu de la musique. D'un lyrisme épique, à couper le souffle, il s'agit assurément là du plus bel opéra, oups, pardon, ouvrage sacré, du maestro. Qu'importe ! Requiem de Verdi, du 8 au 12 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Festival jazz | Le Rhino Jazz(s) fête ses 39 ans cette année. Un premier nom, Youn Sun Nah et une série de concerts en hommage à Bowie ont été annoncés.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mai 2017

Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Comme chaque année, le Rhino Jazz(s) propose environ une cinquantaine de concerts, se répartissant de Saint-Étienne à Lyon, en passant par Vienne, Roanne ou encore Saint-Chamond... Pour sa 39e édition, Le Rhino Jazz(s) a d'ores et déjà lâché quelques noms dans sa programmation. Le premier n'est autre que la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah, qui revient au festival 14 ans après son premier passage dans l'église de Pavezin. À l'époque, elle n'était encore qu'une jeune artiste émergente, une découverte pour qui le festival avait eu un coup de coeur et le nez creux. Aujourd'hui, c'est en star que la chanteuse reviendra faire vibrer ses cordes vocales à l'Opéra de Saint-Étienne le 5 octobre. Les "héros" du festival Un autre événement viendra rythmer le Rhino Jazz(s) cette année : la série de concerts We could be heroes consacrée à la musique du regretté David Bowie. Sous la houlette de Daniel Yvinec (ex-Orchestre national de jazz - ONJ) à la direction artistique, plusieurs événements ponctueront le mois d'octob

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Emmanuelle, toujours plus belle

Classique | Direction artistique de plusieurs festivals, sortie d'un nouveau CD, l'ambassadrice du violoncelle français, grande dévoreuse de kilomètres, mérite bien une pause sur la terre de son enfance, pas plus de 24 heures...

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Emmanuelle, toujours plus belle

Entre deux TGV, elle apparaît, lumineuse comme toujours, sourire radieux qui abat les montagnes et soulève les âmes, humble et vrai. L'occasion pour nous de retrouver la trépidante musicienne, qui ne s'égare jamais dans la flagornerie endémique et pailletée de la "planète classique". De son CD consacré à Saint-Saëns chez Harmonia Mundi, elle livrera au public de l'Opéra de Saint-Étienne le célèbre Premier Concerto. Toujours très impressionnant par sa redoutable virtuosité, il est aussi l'occasion pour les interprètes d'apposer leur sceau sur des enregistrements de légende. Interrogée sur ce "silence habité" précédent l'exécution d'une page aussi célèbre, elle confie : « La plupart des concertos débutent par une introduction de l'orchestre seul, un temps d'introspection pour le soliste, entrant peu à peu dans l'œuvre. Le Premier Concerto de Saint-Saëns, à l'inverse, commence à vif, sans aucune préparation. Il propulse interprète et auditeur dans le tumulte de l'œuvre, un concerto d'un seul tenant, sans interruption entre les mouvements. Un peu comme le déroulement d'une vie, comportant passion, errance ou émerveillement ! » La

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Découvertes métissées

Jazz/Blues | Le Rhino Jazz(s) festival est sans conteste un monument incontournable dans le paysage culturel régional. Une de ses spécificités les plus intéressantes demeure son goût pour la découverte mais aussi les métissages. Dans la foisonnante programmation de cette trente-huitième édition, nous avons repéré quatre formations qui, par leur singularité, gagnent absolument à être connues de tous.

Niko Rodamel | Mardi 4 octobre 2016

Découvertes métissées

Du blues, du blues, du blues La nuit du blues donnera l'occasion de découvrir un duo assez étonnant, en ouverture de soirée, avant de retrouver les Mountain Men (cette fois-ci en quartet) et le chanteur-guitariste américain Zac Harmon Harmon. The Two est un duo plutôt atypique qui développe une musique métissée et envoûtante, un blues sincère et poignant, une sorte d’appel au voyage vers des destinations qui sentent bon la terre et le soleil quelque part entre les racines du Delta blues et, plus méconnu, le blues créole. Yannick Nannette, guitare acoustique et dreadlocks, martèle le tempo et donne de la voix ou du kazoo. Thierry Jaccard fait résonner le son métallique et plaintif de sa guitare dobro. Le premier est mauricien et l’autre suisse, mais la belle complicité musicale des deux musiciens gomme toutes les frontières du genre, rendant au blues sa simplicité authentique et son caractère intemporel. De l’Ile Maurice à la Suisse, il n’y a qu’un pont. The Two / la nuit du blues, le 8 octobre à 20h, salle Aristide Briand à Saint-Chamond En terre inconnue Bey.Ler.Bey c’est tout d’abord la r

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Les 3 premiers noms du Rhino Jazz 2016

MUSIQUES | Dee Dee Bridgewater, le Ray Anderson Pocket Brass Band et A.J. Croce sont les trois premiers noms qui viennent d'être dévoilés par l'équipe de programmation (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Les 3 premiers noms du Rhino Jazz 2016

Dee Dee Bridgewater, le Ray Anderson Pocket Brass Band et A.J. Croce sont les trois premiers noms qui viennent d'être dévoilés par l'équipe de programmation du Rhino Jazz(s) Festival. La diva franco-américaine, native de Memphis, revient avec un projet en hommage à la Nouvelle-Orléans, Dee Dee's Feathers. Le second, tromboniste de grand talent natif de Chicago, se présentera accompagné de son Brass Band de poche. Une belle occasion de (re)découvrir ce talent brut. Enfin, A.J. Croce, né quant à lui en Pennsylvanie, c'est une voix, celle du swing qui fait revivre les 70's. NB Dee Dee Bridgewater, le 7 octobre à la salle Aristide Briand de Saint-Chamond Ray Anderson Pocket Brass Band, le 12 octobre à L'Opsis de Roche-la-Molière A.J. Croce, le 4 octobre au Majestic de Firminy

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Anagramme folklore et renouveau

SCENES | La Palestine évoque un pays ravagé par la guerre. On est donc un peu surpris de voir de larges sourires sur les visages rayonnants des dix jeunes danseurs (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 avril 2016

Anagramme folklore et renouveau

La Palestine évoque un pays ravagé par la guerre. On est donc un peu surpris de voir de larges sourires sur les visages rayonnants des dix jeunes danseurs palestiniens autodidactes bondissant avec une vitalité débordante, emportés dans une danse jubilatoire et fédérative à la croisée de différents arts : danse contemporaine, hip-hop, cirque, capoeira, musique live, théâtre, arts visuels qui viennent métisser la dabke, danse folklorique pratiquée lors des mariages et autres festivités. Le titre du spectacle Badke est l'anagramme de dabke (coup de pied). Une inversion pour renverser la vision qu'on porte sur la Palestine. Les danseurs tendent tous les mains devant eux, geste invitant au partage et à la joie de danser ensemble malgré la guerre. Réponse par la danse à la dureté du monde actuel auquel Badke donne un coup de pied et offre une image différente de la Palestine dans un spectacle qui a un impact émotionnel très fort. Monique Bonnefond Badke, vendredi 15 et samedi 16 avril à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Bel est Sébastien...

MUSIQUES | Menant sa carrière avec passion, patience et sagacité, Sébastien Guèze, ayant conquis le monde, revient à Saint-Étienne, en « ténor frémissant », comme il lui plaît de se définir. Propos recueillis par Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 1 mars 2016

Bel est Sébastien...

En consultant le calendrier très chargé de votre carrière "exponentielle", un rôle semble vous coller à la peau : Rodolfo... Pour vous avoir entendu dans la production de Bordeaux avec Nathalie Manfrino, ainsi qu'à Saint-Étienne, on dirait que Puccini l'a écrit pour vous sur mesure... Mais est-ce le ressenti de l'interprète ? N'y-t-il pas un risque à être identifié à un rôle ? J'ai chanté Rodolfo dans une quinzaine de productions à ce jour, et avec le recul, je suis moi-même surpris de ce nombre. Sur dix ans de carrière avec les autres rôles au milieu, cela me semble intense. Mais c'est une grande histoire d'amour depuis le début. Je me souviens précisément de la première fois où on me l'a proposé ; je n'y croyais pas. Pour moi, ce rôle était le grand rôle du répertoire de ténor, à chanter un jour, le "tube" incontournable. Et cela m'arrivait: c'était incroyable ! Je sortais du conservatoire, je venais d'être primé au concours Opéralia Placido Domingo, je marchais dans les rues de Paris, il était 18h, j'allais voir un spectacle à Bastille, et soudain un coup de téléphone. Mon agent me dit : « veux tu chanter Rodolfo à l'Opéra d'Athènes dans u

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Pierre Cartonnet : le physique du contre-emploi

SCENES | Il y a dix ans, Pierre Cartonnet enfreignait les lois du cirque avec Aurélien Bory. Cette semaine, il donne la réplique à Béatrice Dalle dans l'éclaboussant "Lucrèce Borgia" de David Bobée à l'Opéra de de Saint-Étienne. Portrait d'un comédien qui a tant de cordes à son arc qu'il pourrait en jouer comme d'une harpe. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 19 janvier 2016

Pierre Cartonnet : le physique du contre-emploi

Mâchoire carrée (limite cubique), musculature de modèle anatomique, pupilles qui paraissent insoumises aux facteurs de dilatation : Pierre Cartonnet dégage la même sévérité juvénile que les vicieuses petites frappes de Dog Pound. Reste qu'il ne survivrait sans doute pas plus de quelques jours dans un établissement pénitentiaire tel que celui dépeint par le film de Kim Chapiron. Car sous les signes extérieurs de virilité bat le cœur d'un grand sensible. Un cliché ? Certes, mais un cliché flou, le gaillard se mouvant à toute vitesse et dans nombre de directions à la fois. Délit de belle gueule Il fallait le voir, au sortir du tremplin 2014 du festival de l'Espace Gerson à Lyon, admiratif du talent de concurrents qu'il venait pourtant de mettre à l'amende – avec une variation joliment lunaire sur le sketch de l'humoriste foireux – et accueillant les compliments comme on reçoit des remontrances. Sans doute un vieux réflexe : «J'ai eu une adolescence difficile. J'étais en échec scolaire dès la fin du collège et je cherchais une échappatoire. Je pratiquais déjà le cirque en loisir. J'ai appris qu'il existait des formations profession

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Des flingues et des choux-fleurs

MUSIQUES | Parmi la programmation foisonnante de plus de cinquante concerts du Rhino cuvée 2015, Hugh Coltman et Thomas Schoeffler sont les deux coups de cœur forcément subjectifs de la rédaction. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 29 septembre 2015

Des flingues et des choux-fleurs

Après une jeunesse anglaise bercée de théâtre et de musique durant laquelle Hugh Coltman écoute aussi bien Stevie Wonder et Otis Redding que Bob Dylan, le pistolero fera ses armes au sein de deux groupes qui lui permettront d’affiner sa voix et ses talents d’auteur-compositeur. Mais après moult aventures avec The Hoax en Angleterre puis avec Heez Bus à Paris (où il s’est installé il y a une quinzaine d’années), l’artiste préfère dès 2004 prendre son envol en solitaire. De ses meilleures collaborations retenons celles aux côtés de la chanteuse Babet et du pianiste belge Eric Legnini. Ses compositions personnelles naviguent entre soul, blues, jazz et folk avec parfois une pointe de bossa nova ou quelques accents pop-rock. Ses deux premiers LP (Stories from a Safe House puis Zero Killed en 2012) dévoilent un univers très subtil avec un son assez proche de l’acoustique. Hugh Coltman rend aujourd’hui hommage à l’immense chanteur de jazz Nat King Cole, sur le tout dernier album (Shadows) et bien sûr sur scène, avec la même délicatesse. Luxe, calme et volupté.

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Rhino féroce et frappadingue

MUSIQUES | A l’image du nouveau visuel imaginé par le graphiste stéphanois Alex Mikaël (clin d’œil au célèbre test des tâches de Rorschach), le Rhino Jazz(s) cuvée 2012 s’affiche comme l’année de toutes les folies avec une programmation tous azimuts. NR

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Rhino féroce et frappadingue

La palette annoncée est en effet follement riche : de l’Europe aux Amériques avec des escales au Maroc, au Mali et au Moyen Orient, jazz, blues, world, funk, soul, swing, New Orleans, fusion et nu jazz, il y en aura assurément pour tous les goûts ! Au programme notamment, une longue nuit du blues le 6 octobre à St Chamond et quatre soli d’exception avec l’accordéoniste Nano, le guitariste Ulf Wakenius, l’étonnant «one man band» Philippe Ménard et le très méditerranéen contrebassiste Renaud Garcia Fons. Sont bien sûr attendues quelques somptueuses têtes d’affiche comme le bluesman Otis Taylor, la malienne Rokia Traoré ou le légendaire « bass master » Marcus Miller, qui électrisera la Bourse du Travail à Lyon le 26 octobre. Mais 2012 sera aussi, incontestablement, l’année des « tributes »… Mes hommages, madame… Et pour commencer, le monumental Ray Charles sera à l’honneur le 2 octobre à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne, avec le pianiste-vocaliste Davell Crawford et son fabulous band. Le show s’annonce des plus explosifs tant « le petit prince de la nouvelle Orléans » est dores et déjà reconnu pour être un performer capable d’enflammer une salle à lui tout seul (c

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Retour aux sources

MUSIQUES | La songwriter malienne Rokia Traore sera une des plus belles tetes d’affiches du Rhino Jazz(s) avec un tout nouveau projet, « Roots », veritable hommage a l'Afrique plurielle. NR

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Retour aux sources

Après une Victoire de la Musique remportée en 2009 pour son quatrième album « Tchamantché » dans la rubrique musiques du monde, Rokia Traoré s’est offert une parenthèse théâtrale en collaborant avec la romancière Toni Morrison (prix Nobel de littérature) et le metteur en scène américain Peter Sellars, dans la pièce Desdemona pour laquelle elle a composé la musique et en a été l’interprète. L’occasion pour la chanteuse de s’entourer de choristes et d’instrumentistes sélectionnés par la fondation « Passerelle » qu’elle a fondée à Bamako en 2008 pour former des techniciens du son et de la lumière et venir en aide aux jeunes musiciens. C’est avec cette même formation qu’est né le nouveau spectacle de Rokia Traoré, « Roots », véritable ré-création empruntant à Fela, Miriam Makeba, Bob Marley et même Jacques Brel avec une reprise inattendue de « Ces gens-là ». Sur scène, la belle Rokia (chant et guitare) est donc accompagnée de trois choristes (Naba Aminata Traoré, Fatim Kouyaté et Bintou Soumbounou), d’un joueur de ngoni (Mamah Diabaté), d’un joueur de kora (Mamadyba Camara) et d’un joueur de bolon (Habib Sangaré). En rendant cet hommage à l’Afrique plurielle, Traoré renoue avec ses

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Un Rhino en pleine(s) forme(s)

MUSIQUES | Après son depart de Rive de Gier en 2009, le festival semblait avoir quelque peu reduit la voilure, contraint de dégraisser le rhino pour mieux digérer la pilule. Mais en à peine trois ans, l’animal est bel et bien sur ses quatre pattes et semble avoir repris son poids de forme avec une programmation digne des plus belles annees. Rencontre avec Ludovic Paulet-Chazalon, programmateur du festival. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Un Rhino en pleine(s) forme(s)

Comment construit-on une programmation comme celle du Rhino Jazz(s) ?Pendant six ou sept mois de l’année, je me déplace beaucoup sur Paris mais aussi en régions pour aller écouter toutes les tendances actuelles du jazz. En quinze ans d’expérience dans le domaine de la programmation, je bénéficie désormais d’un solide réseau de lieux, d'agents, de tourneurs et bien sur de musiciens. Le S rajouté entre parenthèses à la fin du mot jazz annonçait-il un virage pour le festival ?Lorsque l'on a quitté Rive de Gier il a presque fallu réinventer notre projet. On s'est dit que c'était l'occasion d'ouvrir encore davantage notre programmation aux musiques cousines du jazz, en se tournant notamment vers l’Afrique ou même vers des musiques plus rock. Depuis, on a pu vérifier que le public est en effet assez réceptif aux sonorités africaines. Il y a vingt ans, lorsque Jean-Paul Chazalon programmait Cheb Khaled lors de sa première venue en France, ça paraissait franchement borderline pour un festival de jazz ! Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui avec tous les métissages que l’on connaît. Il m’arrive également d’avoir des envies, je vais que

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