Les Surdoués placent le Bach

Alain Koenig | Mardi 31 octobre 2017

Photo : © AC Choasson


Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet ébouriffant, sont, en guise de rappel, conviés à pratiquer l'analepsie à Montrond-les-Bains, ville dont la vigueur thermale n'est plus à démontrer. À l'heure où la Résidence Domitys conclut sa somnolence postprandiale, Jean-Sébastien Bach fera irruption, accompagné d'un SyLF à la musicalité tonique, avec le sublime Concerto en fa mineur... transcrit pour l'accordéon. Gageure à laquelle Philippe Bourlois nous a habitués, ayant déjà gravé au disque les Variations Goldberg du maître de Cöthen. Gould et Argerich n'ont qu'à bien se tenir ! Mathieu Névéol, qui, littéralement, fabrique l'objet de son art, puisqu'il est également luthier, explorera ses propres compositions, des musiques traditionnelles et du Piazzola, seul, en "duo complice", ou en bonne compagnie sylphide, oups du SyLF, pardon.

Chemins de traverse, samedi 18 novembre à 16h, à la Résidence Domitys de Montrond-les-Bains


Chemins de traverses

Par l'Ens. SylF, avec Mathieu Névéol (violon) et Philippe Bourlois (accordéon)
Ville de Montrond-les-bains Commune Montrond-les-Bains
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Après l’annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis. Paroles & Musiques, pas vraiment concerné A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n’est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d’ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait t

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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"Midnight Runner" : La course à l’abîme

ECRANS | De Hannes Baumgartner (Sui., 1h32) avec Max Hubacher, Annina Euling, Sylvie Rohrer…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Champion de course, Jonas s’entraîne avec une ombre au-dessus de la tête : celle de son frère mort, qui jadis le soutenait. Déséquilibré par son absence, il se met à agresser des femmes nuitamment. Le jour, il donne le change : personne ne réalise vraiment la gravité de son état… Froid, clinique, sec… Tel semble Jonas, tel paraît être le film. Voudrait-on appuyer sur des clichés que l’on incriminerait en sus la rugosité du dialecte suisse-allemand, l’ambiance hivernale des entraînements dans les forêts boueuses ou sur le pavé bernois et l’image bleuâtre ! Nul besoin d'ajouter que Baumgartner s’est inspiré d’un fait divers pour charger la barque de ce douloureux long métrage peu bavard, et cependant fascinant dans sa limpidité : le mal-être de Jonas évident, dévorant, obsédant et antérieur à la disparition de son frère — on découvrira qu’ils ont tous deux été placés dans une famille d’accueil — n’est plus apaisé par la pratique hypnotique du fond. Il a trouvé un dérivatif plus puissant dans la transgression d’un interdit ; une décharge d’adrénaline supérieure aux endorphines. Une pulsion contre la raison.

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Duby...fluoré

Classique | C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Duby...fluoré

C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel Sarrazin, ont déjà plus d'une corde à leur art. Acclamés localement sur les scènes de l'Opéra ou de la Cathédrale, ils seront les "guest stars" de la talentueuse phalange ligérienne. La soprano bordelaise vous fera mordre la Big Apple à pleines dents, revisitant les musicals de Broadway, tandis que l'impressionnante basse franco-belge fera frissonner "l'épicentre du design" de son mâle timbre. - Une Soirée à Broadway, avec Aurélie Ligerot (soprano), dimanche 9 février à 17h. Festival Montrond'n dièse, Casino JOA, Montrond-les-Bains - Carte Blanche à Bertrand Duby, airs célèbres pour basse chantante. La Petite Saison du SyLF/Concert Brunch, dimanche 16 février à 11h. Cité du Design, Bâtiment H

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Poulakis singer !

Classique | Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 décembre 2019

Poulakis singer !

Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de la musique vocale, grâce à ce nouveau concept du SyLF. Chanteurs, instrumentistes et public unissent leurs talents pour reconstruire le final de "l'Elixir d'Amour" de Donizetti. De la voix à la scène, le 6 décembre 2019 à 20h, Eglise d'Epercieux-Saint-Paul.

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Pascal Descamps dans l'Oeil du Petit Bulletin #33

Musique classique | Dans l'Oeil du Petit Bulletin, on s'attarde ce coup-ci sur de la musique classique "made in Sainté" avec le compositeur Pascal Descamps qui (...)

Nicolas Bros | Jeudi 10 octobre 2019

Pascal Descamps dans l'Oeil du Petit Bulletin #33

Dans l'Oeil du Petit Bulletin, on s'attarde ce coup-ci sur de la musique classique "made in Sainté" avec le compositeur Pascal Descamps qui vient de sortir un nouveau disque "Poèmes étoilés" où l'on retrouve l'Ensemble SyLF, Aude Extrémo ou encore Amélie Grillon.

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"L’espace cinématographique nous renvoie à nos responsabilités collectives"

Ceux qui travaillent | Antoine Russbach signe avec Ceux qui travaillent (présenté à Avignon et Gérardmer) l’un des premiers films francophones les plus percutants de l’année, où il expose en pleine lumière les coulisses du système capitaliste. À voir pour dessiller les consommateurs !

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Quel est le point de départ de ce film ? Antoine Russbach : Au départ, ce film s’inscrivait dans un projet plus vaste, beaucoup trop compliqué et trop cher pour un premier film : Ceux qui travaillent, ceux qui combattent et ceux qui prient, reprenant l’ordre de la société médiévale — ceux qui travaillent étant le tiers-état, les paysans ; ceux qui combattent, la noblesse et puis ceux qui prient le clergé s’occupant de notre âme. Je l’ai scindé en trois et donc ce film se pose la question de qui, aujourd’hui, nous nourrit. Je suis parti la chaîne de distribution logistique de biens, sur la manière que l’on a de consommer aujourd’hui. La particularité, c’est que ça parle du travail dans sa finalité avec un personnage d’une classe sociale élevée qui, d’une certaine manière représente le modèle de réussite que l’on peut avoir naïvement dans notre société et qui contient quelque chose de défaillant. Toutes les décisions que prend votre personnage semblent répondre à une logique pragmatique — même si elles peuvent paraître absurdes, voire inhumaines. Y a-t-il chez lui que

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"Ceux qui travaillent" : La gueule de l’emploi

KAPITAL | De Antoine Russbach (Sui.-Bel, 1h42) avec Olivier Gourmet, Adèle Bochatay, Delphine Bibet…

Vincent Raymond | Mercredi 25 septembre 2019

Premier arrivé, dernier parti ; costume cravate, droit comme un i… Frank a tout du cadre modèle dans la société de fret maritime où il a gravi tous les échelons. Mais une décision coupable lui vaut d’être licencié. Lui qui se pensait pour toujours dans le camp des vainqueurs va vaciller… Précipité d’économie, de chronique sociale et d’éthique cristallisé en une fiction tragiquement réelle, ce premier long métrage aussi cuisant qu’une gifle fait d’un Olivier Gourmet marmoréen (et magistral, comme à l’accoutumée) le bras armé du capitalisme sans état d’âme — pléonasme. Antoine Russbach ayant de surcroît l’adresse de ne pas tomber dans le piège du manichéisme, le personnage de Frank gagne en épaisseur humaine au fur et à mesure de sa déchéance et de ses rechutes, puisqu’il comprend être aussi la victime du système dont il se croyait seulement bénéficiaire — “profiteur“ serait plus exact. On le hait en le plaignant à la fois, en particulier lorsqu’il constate la fragilité de sa “réussite” reposant sur le fait qu’il est un tiroir-caisse pour toute sa famille. Exception faite de sa plus jeune fille, encore épargnée par la fièvre consumériste.

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"Un jour de pluie à New York" : Grosse Pomme à l’eau

ECRANS | De Woody Allen (E.-U., 1h32) avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Kelly Rohrbach…

Vincent Raymond | Mercredi 18 septembre 2019

Ashleigh a obtenu d’interviewer un réalisateur arty pour le journal de sa fac… à condition d’aller à Manhattan. Bonne nouvelle pour son petit copain Gatsby, qui leur organise un week-end en amoureux dans son New York chéri. Sur place hélas, rien ne se déroulera comme prévu… Cette histoire d'un couple qui se remet en question à l’issue d’une nuit marquée par les tentations sentimentales erratiques de l’un des des deux partenaires dans un New York à la fois mondain et irréel, ça vous a un petit air de Eyes Wide Shut ; donc d’une relecture de la Traumnovelle de Schnitzler dont Kubrick s’était inspirée, accommodée à la sauce Allen. Mais Woody ayant déjà encensé son bien-aimé Manhattan dans toutes les hauteurs ne parvient plus à en offrir un regard qui ne soit à la limite de l’auto-citation, voire de l’auto-parodie. Et si l’on doit admettre de ne frayer ici — une fois encore — qu’avec des démocrates érudits ayant des névroses de couple et résidant autour d’un Central Park réchauffé par les couleurs l’automne, faut-il en plus supporter des dialogues d’une prévisibilité caricaturale et inégalement

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« J’ai dix ans… »

MUSIQUES | Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

« J’ai dix ans… »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la bonne...musique. D’avril à juin 2020, c’est à une grande pyrotechnie musicale que la célèbre phalange ligérienne nous convie. Œuvres emblématiques, solistes prestigieux seront réunis pour fêter la sortie, cet automne, de leur nouveau CD distribué par le label Chanteloup, et consacré aux superbes œuvres du compositeur Pascal Descamps. À suivre donc… Les dix ans du SyLF, d’avril à juin 2020, à travers le département de la Loire.

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Casino Royale

Classique | Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire (...)

Alain Koenig | Mardi 5 mars 2019

Casino Royale

Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire « créer du lien, des liens ». Le James Bond du Casino JOA, luxueux invité du festival Montrond'n Dièse, n'est autre que le magicien de la corde frappée, pardon, effleurée, caressée, transcendée, Pascal Amoyel. Car sa musicalité, résonance symbiotique d'une profonde et sincère spiritualité, empreinte d'un silence intensément vibratoire, crée du lien. Entre les êtres d'abord, entre les âmes surtout, les grandes en particulier, fréquence sur laquelle l'auditoire peut le capter. Au programme de cette soirée exaltante, un tube planétaire, dans lequel l'auditeur retrouvera un SyLF "en frac symbolique" : le célèbre Quintette La Truite de Schubert. Compositeur fétiche de l'orchestre à cordes préféré des Ligériens, cette prestation de haute volée verra les solistes de la talentueuse phalange sur leur 31. Pour l'occasion, les mots d'absence ne seront, toujours pas autorisés. Pascal Amoyel & l'Ensemble SyLF, jeudi 4 avril à 20h au Casino JOA de Montrond-les-Bains

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Tout un plat

Classique | C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Tout un plat

C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand Dictionnaire de Cuisine. Chien, autruche, kangourou, baleine ou dauphin, tout se rôtit ou se mitonne à l’escabèche ou à la Dugléré… Dumas s’y insurge aussi contre la « pratique barbare » du gavage des oies, combat prémonitoire de la "bien-pensance" contemporaine. On rit beaucoup, on salive -ou pas- en lisant la recette du "lapin cuit dans sa peau". Alors qu’on attendait naturellement la toque croustillante d’un Rossini, pour mettre en musique cet ana hors du commun, c’est vers un autre bon-vivant que Philippe Forget dirige le mélomane. Dans la Cuisine d’Offenbach, le spectacle musical étoilé au Guide Michelin, déglace le génial talent du Quatuor Debussy, effile les solistes chanteurs de la Compagnie Orphéon et fait monter au beurre la tension zygomatique : Orphée aux Enfers, Les Brigands, La Vie Parisienne ou La Périchole, bottes secrètes d’un spectacle haut en saveurs du génial marmiton, du Mozart des Champs-Elysées, du délicieux juif errant (ne dirait-on pas

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Bach ? Chiche !

Festival classique | Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Bach ? Chiche !

Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes d'affiches ouvre le bal. Emmanuelle Bertrand partagera l'intériorité céleste des Suites pour violoncelle avec un public tout "ouïe", en tandem avec son complice organiste – compositeur : Thierry Escaich. Le duo vaut le Voyage à Leipzig, pardon, Saint-Genest-Lerpt, et rappellera aux anciens un pèlerinage enchanté. Anne-Catherine Vinay, claveciniste d'élite, contribuera elle aussi au rayonnement de son instrument, avec un ouvrage très intimiste du grand Jean-Sébastien. Carnet de notes, expérimentation harmonique, sonore, mélodique, tout a été dit sur ces Variations Goldberg, mystère des infinis. Lorsque Bach envoie à l'Électeur de Saxe sa Missa en 1733 - Kyrie et Gloria, ancêtres de la Messe en si -, avec le secret espoir de fuir la médiocratie municipale de Leipzig, se doute-t-il qu'il bouleverse l'ordre musical mondial ? Question à jamais sans réponse, pour un chef d'œuvre qui requiert de ses interprètes, une résilience esthétique exceptionnelle, des cordes vocales en titane, et l'humil

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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« Toutes les mamas…

MUSIQUES | ... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

« Toutes les mamas…

... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, s’offre une vraie tête d’affiche : Dominique Magloire ! Soprano exceptionnelle, à la sensualité " caribéenne " unique, signature vocale identifiable entre mille, elle jouera à la " mama " surdouée, entourée de nos têtes chantantes du conservatoire Massenet, d'autres écoles, lycées et choeurs du territoire. Un moment de partage, d’émotion, de transmission. Il flottera, sur la cathédrale, une douce fragrance de vin chaud à la cannelle. Concert Carols-Chants de Noël avec le SyLF, dimanche 16 décembre à 14h30 et à 17h00

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Grimper les 7 Collines

Festival | 24e édition pour le festival pluridisciplinaire stéphanois qui fait la part belle notamment à la discipline circassienne. Focus sur 4 spectacles entre danse, musique et espoirs.

La rédaction | Mardi 5 juin 2018

Grimper les 7 Collines

Équilibres fragiles Avec le cirque, on va très loin ! Dans le cirque ou dans la vie, on reste toujours sur le fil. Ainsi Boulevard Conakry, spectacle chorégraphique et musical, inspiré des scènes de rue de la capitale guinéenne grouillante de vie, de parfums et de couleurs, nous tient en haleine. Notre regard reste rivé au tourbillon des prouesses acrobatiques d'artistes qui, se mettant en danger, questionnent les équilibres fragiles, laissant entrevoir nos vies dans ce qu'elles ont d'incertain, de fragile et de grand à la fois. MB Boulevard Conakry, mardi 26 juin à 20h, à la Comédie de Saint-Étienne Vents d'Est Musicien traditionnel et rock star, Goran Bregovic n’en finit pas de mettre en ébullition la planète musique. Avec son nouvel EP, Three letters from Sarajevo, il tente de rapprocher les trois religions qui font depuis des siècles l’identité multiple de sa ville natale, actuelle capitale de Bosnie-Herzégovine. Pour l’occasion, l’Orchestre des mariages et des ent

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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"Lady Bird" : Au nid soit qui mal y pense

Autobiopic | de Greta Gerwig (E.-U., 1h34) avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts…

Vincent Raymond | Jeudi 22 février 2018

Exigeant d’être appelée Lady Bird par son entourage, Christine ambitionne d’étudier à New York. Pour l’heure lycéenne à Sacramento, elle cache ses origines modestes, tendant à se rapprocher de ses condisciples plus populaires et plus huppées. Quitte à trahir ses amis… ou elle-même. Chronique du tournant du siècle, ce portrait d’une ado aspirant à une vie intellectuellement exaltante, hors d’un ordinaire familial qu’elle toise d’un regard systématiquement dépréciatif, s’inspire du passé de la réalisatrice. Quinze ans après les faits, Greta Gerwig les revisite en effet dans la position de celle qui a franchi les obstacles, figurant aujourd’hui parmi une certaine élite branchée du cinéma. Dans la bande de Noah Baumbach (il partage sa vie) et Wes Anderson (elle partage son producteur), frayant quand ça lui chante avec les studios, la comédienne fait ici ses débuts solo de cinéaste. Qui croirait qu’elle a gravité dans une mouvance alternative, au vu du résultat ? Film indé formaté, avec personnage d’ado de province rebelle, ultra mature mais naïf (ça plaît à NY, LA ou en Europe), enje

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"Sylfilitique" Schubert

Classique | Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de registre, du grave à l'aigu, avec tous ses implacables renversements. Sans mauvais jeu de mots, le SyLF se devait de lui rendre ce magnifique hommage posthume ! AK

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Poupée de cire

Lyrique | Prenant le contre-pied de ses opéras-bouffes, le testament du compositeur de la Belle Hélène exhale ces effluves de lavande dont s'affublent les vieux (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 novembre 2017

Poupée de cire

Prenant le contre-pied de ses opéras-bouffes, le testament du compositeur de la Belle Hélène exhale ces effluves de lavande dont s'affublent les vieux messieurs "portant toujours beau". Pour son chant du cygne, délaissant l'archétype très "Second Empire" du tocard nouveau riche, il fuit sa consubstantielle "marque de fabrique". Les mésaventures sentimentales du poète Hoffmann, guidé vers son malheur par des personnages aux patronymes diaboliques (Coppélius, Docteur Miracle, Dapertutto), évoquent toutes les déclinaisons possibles de la parabole de la mort : Olympia n'est qu'une poupée sans vie, la chanteuse Antonia meurt du son de sa propre voix, et Giulietta, cupide, cherche à lui dérober son reflet dans le miroir. Pour incarner les trois femmes aimées, une seule et même artiste : Fabienne Conrad. Rompue à l'exercice, elle a déjà relevé le défi dans une production de l'Opéra de Rouen, dans laquelle elle fut très remarquée. Elle ne sera pas une inconnue pour le superbe chef David Reiland, avec lequel elle incarna, en juin dernier à Leipzig, Marie de Gonzague, dans la très médiatisée reprise du Cinq-Mars de Gounod. Florian Laconi, bien connu des stéphanois, incar

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Poulakis me

Classique/Lyrique | Ces duos d'amour, sous l'emprise du torride Rémy Poulakis et de la soprano Ainhoa Zuazua Rubira, avec la complicité d'un SyLF en forme olympique, (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Poulakis me

Ces duos d'amour, sous l'emprise du torride Rémy Poulakis et de la soprano Ainhoa Zuazua Rubira, avec la complicité d'un SyLF en forme olympique, devraient accroître le taux d'alcool de votre Martini. Les concerts apéritifs de Montrond'n dièse, vous tendent le flacon, et vous versent l'ivresse... Duos d'opéra - Ainhoa Rubira + Rémy Poulakis, jeudi 21 septembre 19h au JOA Casino de Montrond-les-Bains

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Lettre de Cannes #3

Festival de Cannes 2017 | Ou comment la courtoisie est une valeur qui se perd, un grand cinéaste se suicide à Cannes, et Netflix invente le vidéo-film.

Christophe Chabert | Mardi 23 mai 2017

Lettre de Cannes #3

Cher PB, Au son d’un hélicoptère tournoyant dans le ciel, loin au-dessus de la croisette, je t’écris à nouveau pour te parler de cinéma. Mais avant, j’aimerais te raconter un petit jeu que je pratique avec quelques amis depuis que je me rends au festival. Ce jeu, qui est plutôt une forme de compétition honorifique, s’appelle le Prix de la courtoisie. Rien à voir avec la radio d’extrême droite éponyme — cela me rappelle qu’autrefois, quand moi-même je faisais de la radio, un des animateurs ne cessait de présenter les titres musicaux en parlant d’albums « éponymes », sans trop savoir ce qu’il racontait puisqu’il allait jusqu’à dire de certains qu’ils étaient « parfaitement éponymes », laissant penser que d’autres étaient « un peu éponymes » et d’autres encore « moyennement éponymes »… Le Prix de la courtoisie consiste à saluer chaleureusement TOUS les agents d’accueil que l’on croise avant d’accéder aux projections, de les remercier chaque fois qu’ils font quelque chose pour nous — biper nos badges, nous indiquer nos places… — et, plus globalement, de leur sourire et de ne pas les traiter comme des paillassons. La base, quoi… Sauf au festival de Cannes où les

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Il est fou ce Romain !

Classique | Combien de parents, à l'audition serfouie par la trompette de leur chérubin, ont-ils-été tentés d'appeler Supernanny à la rescousse ? Si tel est votre cas, (...)

Alain Koenig | Mercredi 7 juin 2017

Il est fou ce Romain !

Combien de parents, à l'audition serfouie par la trompette de leur chérubin, ont-ils-été tentés d'appeler Supernanny à la rescousse ? Si tel est votre cas, alors voici la cure. Sachez que les émollientes eaux de Montrond-les-Bains recèlent des vertus musico – thérapeutiques méconnues. Le festival Montrond'n Dièse s'offre en effet, une immense tête d'affiche, l'ambassadeur de la trompette française, le "King victoirisé du piston", le prodigieux Romain Leleu. Velouté des phrasés, un souffle dont la conduite semble infinie, l'homme déjoue tous les clichés, et transcende la matière vibratoire. Un soir d'été 2015, à la vue des étoiles, la voix humaine de sa nostalgique trompette, s'envolait, vers la lune cuivrée. Moment magique, intense à La Bâtie. Le Sylf, en mode soirée de gala, donnera la réplique à ce (très) grand monsieur. Pour accompagner les bulles... de champagne, quelques mises en bouche : un Concerto de Bach, une transcription de Norma de Bellini, des musiques de film ou du Piazzola : Libertango et le fameux Oblivion. Le SylF, pour sa part, laissera l'artiste reprendre haleine avec un concerto de Corelli ou les Danses Roumaines

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Romain Leleu en tête d'affiche

Festival classique | Après Emmanuelle Bertrand pour la première édition en 2016, c'est au tour du trompettiste Romain Leleu de tenir la tête d'affiche du festival #Montrond'n Dièse, co-organisé par la ville de Montrond-les-Bains et le Casino JOA.

Nicolas Bros | Vendredi 19 mai 2017

Romain Leleu en tête d'affiche

Deuxième opus pour le festival de musique classique #Montrond'n Dièse. Avec 3 dates où verront se produire le trompettiste de génie Romain Leleu, le ténor Rémy Poulakis ou encore la sopran' Ainhoa Zuazua Rubira, le festival propose une programmation assurée de main de maître par l'ensemble SyLF (Symphonie Loire Forez). Sans oublier le concert à la criée, où le public est invité à participer en imposant aux musiciens de jouer leurs airs préférés. Festival Montrond'n Dièse 2, les 8 juin, 6 juillet et 21 septembre au Casino Joa de Montrond-les-Bains : - Romain Leleu, Trompette en ballade, jeudi 8 juin à 19h - Concert à la criée avec les musiciens du SyLF, jeudi 6 juillet à 19h - Un soir à l'Opéra avec Ainhoa Zuazua Rubira et Rémy Poulakis, jeudi 21 septembre à 19h

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Bach-élite

Classique | Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs (...)

Alain Koenig | Mardi 31 janvier 2017

Bach-élite

Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs parmi les purs, ils s'apprécient et se connaissent : Mathieu Névéol maîtrise son instrument sur le bout des doigts, pas de doute ! Violoniste-concertiste de talent, il est aussi luthier. Cette double carte de visite a de quoi intriguer dans une époque où le cloisonnement phagocyte l'artisan-musicien, rêveur ardent et passionné. Promoteur inlassable de son instrument, il le met au service des patrimoines architecturaux en détresse, ou des répertoires traditionnels sous-représentés sur la « planète classique ». Philippe Bourlois, quant à lui, donne à l'accordéon, un peu "boudi-boudé" pour ses effluves prolétaires, ses lettres de vraie noblesse. Le SyLF nous enjoint une nouvelle fois, à troquer l'onirisme dominical de notre couette pour celui du grand Jean-Sébastien ! Qu'il en soit remercié. Dans cette transcription, le sublime Concerto en fa mineur se rajoutera à l'inventaire des ébouriffantes prestations de Philippe Bourlois. Autres biscuits apéritifs: du Piazzola, bien sûr, des œuvres et arrangements de Mathieu Névéol

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"Sylfide" Albion...

MUSIQUES | So British lancera la "Petite Saison" 2017 du SyLF. Oublié le Brexit ! Place aux standards britanniques inoxydables. Au menu des célèbres brunches (...)

Alain Koenig | Mardi 3 janvier 2017

So British lancera la "Petite Saison" 2017 du SyLF. Oublié le Brexit ! Place aux standards britanniques inoxydables. Au menu des célèbres brunches musicaux, un florilège de partitions de Purcell, Elgar, Britten et des Beatles. Take your pick ! AK So British, le 15 janvier à 11h, Chapelle de la Charité à Saint-Étienne

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Satire "icône"

MUSIQUES | Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de (...)

Alain Koenig | Mercredi 30 novembre 2016

Satire

Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de cette bourgeoisie triomphante, un tantinet niaise et décomplexée, de cette idéologie fondatrice de nos empires et républiques de carton pâte...contemporains ! Le nouveau-riche sonde désespérément le miroir, dans l'espoir d'y voir un aristocrate éclairé, oubliant simplement qu'il l'a décapité un demi-siècle plus tôt... Car la Vie Parisienne nous éclaire sur les travers de ce Paris du 19e siècle, pétri d'orgueil et ivre de vanité, la mise en scène adaptée par feu Jérôme Savary faisant loupe, telle un microscope sur le microcosme... Les Parisiens ne sont pas rancuniers et savent même parfois faire preuve de second degré, qui plébiscitèrent ce vaudeville, en faisant un des plus grands succès que la "capitale-lumière" ait connu... À l'Opéra de Saint-Etienne, du 31 décembre au 3 janvier, fêtons la nouvelle année en riant de tout, riant de tous, mais surtout en riant de nous-mêmes !

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Le SyLF appuie sur dièse

MUSIQUES | "Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals, la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juillet 2016

Le SyLF appuie sur dièse

"Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals, la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet 2016. Du côté du Casino Joa de Montrond-les-Bains, l'Ensemble SyLF (Symphonique Loire Forez) bousculera les codes établis avec un festival ouvert à tous, qui se déroulera en trois actes, intitulé #Montrond'n Dièse. Première date interactive et vivante le dimanche 10 juillet avec un concert à la criée où le SyLF jouera les pièces choisies par le public présent. Le 14 septembre, c'est avec une très grande soliste, la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand, que l'Ensemble proposera un panel de pièces célèbres de Vivaldi à Britten en passant par Dvorak. Enfin, le 10 octobre, un événement un peu particulier se profile avec un concert/découverte d'un instrument, en l'occurence un violon, qui sera construit sous les yeux du public. Conçu comme un puzzle par le luthier Richard Gonon, ce violon sera le prétexte à un parcours musical allant de Mozart à Piazolla en passant par Brahms ou Bartok. Festival #Montrond'n Dièse, les 10 juillet, 14 septembre et 10 octobre au Casino Joa

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Le SyLF appuie sur dièse

MUSIQUES | "Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals (citons La Chaise-Dieu, BwD12, Les Musicales de Pommiers, le Festival des Monts de la (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juin 2016

Le SyLF appuie sur dièse

"Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals (citons La Chaise-Dieu, BwD12, Les Musicales de Pommiers, le Festival des Monts de la Madeleine, celui des Montagnes du Matin, Baroque en Forez, Nouvelles Renaissances, une partie de la programmation de l'Estival de la Bâtie, ...), la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet 2016. Du côté du Casino Joa de Montrond-les-Bains, l'Ensemble SyLF (Symphonique Loire Forez) bousculera les codes établis avec un festival ouvert à tous, qui se déroulera en trois actes, intitulé #Montrond'n Dièse. Première date interactive et vivante le dimanche 10 juillet avec un concert à la criée où le SyLF jouera les pièces choisies par le public présent. Le 14 septembre, c'est avec une très grande soliste, la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand, que l'Ensemble proposera un panel de pièces célèbres de Vivaldi à Britten en passant par Dvorak. Enfin, le 10 octobre, un événement un peu particulier se profile avec un concert/découverte d'un instrument, en l'occurence un violon, qui sera construit sous les yeux du public. Conçu comme un puzzle par le lut

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Pourquoi redescendre ?

SCENES | Le festival des 7 collines démarre fort avec le superbe spectacle de Mathurin Bolze qui, avec Du goudron et des plumes, avait laissé le public de la Comédie, médusé. Dans Barons Perchés, Bachir, le héros solitaire de Fenêtres et son double, Mathurin Bolze, nous entraînent dans une danse-poursuite aérienne vertigineuse au sein d'un monde en apesanteur.

Monique Bonnefond | Mardi 31 mai 2016

Pourquoi redescendre ?

Inspiré de l'ouvrage d'Italo Calvino, Le Baron perché dont on retrouve un certain état d'esprit, notamment dans le désir d'une vie à la gravité moins pesante, libérée des contraintes du corps et de la terre ferme, le spectacle de Mathurin Bolze nous invite à suivre le deuxième volet de l'histoire commencée avec Fenêtres (repris également pendant le festival) et le personnage incarné par Karim Messaoudi, Bachir, qui en avait « marre de vivre à plat ». « Dans ma cabane en bois, je vivrai en volume » dit-il. Dans cette cabane, baraque renversée, on perd toute notion d'endroit et d'envers, de verticalité et d'horizontalité. Plus rien n'a de sens. Marcher sur les murs, voler, disparaître, tout est possible pour Bachir et Mathurin, ces deux "monte-en-l'air" à la ressemblance troublante, dont l'ombre juvénile de l'un à la poursuite de l'autre, ou de son double, épouse ses gestes, calque ses pas sur les siens, créant une complémentarité magnifique. Mais, au-delà du prétexte narratif, c'est aussi d'équilibre dont il est question, d'affranchissement des pesanteurs. Et là, chapeau les artistes ! Un feu d'artifice d'acrobaties Vrille

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Le Trésor

ECRANS | Touchant à tous les registres sans faire de tapage, Corneliu Porumboiu compose, film après film, une peinture méticuleuse de la société roumaine contemporaine, et s’impose comme le plus important cinéaste actuel de son pays. Nouvelle perle à sa filmographie, “Le Trésor” ne fait que le confirmer.

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Le Trésor

Qu’est-ce qu’un trésor ? À cette question, chacune et chacun possède au moins deux réponses. L’une sentimentale, se référant à un objet matériel ou immatériel dénué de toute valeur marchande ; l’autre, absolue, désignant un bien universellement reconnu comme précieux, source de richesse potentielle pour son détenteur. Il est rare dans notre monde matérialiste que les deux définitions se superposent ou que l’une parvienne à se substituer à l’autre, à moins que l’on ait conservé une âme innocente. C’est le cas de Corneliu Porumboiu, qui malgré sa lucidité d’adulte, sait encore décocher des regards en direction d’un naturel merveilleux. Avoir un tel sens de l’absurdité et faire preuve d’autant de poésie relève du prodige. De l'ironie à la pelle Chaque époque connaît sa quête du Graal, plus ou moins ludique, plus ou moins comique. Ce film en est une, qui renvoie à un temps et à un imaginaire révolus — celui des romans peuplés de pirates dissimulateurs, ou de ces contes que le héros Costi lit le soir à son fils. Seulement, en étant transposée de nos jours à l’échelle d’un jardin, l’aventure se trouve comme vidée de sa substance héroïque, de son éclat, d’une form

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Poulakis cool !

MUSIQUES | Tout a déjà été dit du pâtre grec à la voix ionisée par les Cyclades, l'accordéoniste-jazzman-ténor lyrique spinto, gaga par les hasards de la vie, et qui nous fait (...)

Alain Koenig | Mardi 5 janvier 2016

Poulakis cool !

Tout a déjà été dit du pâtre grec à la voix ionisée par les Cyclades, l'accordéoniste-jazzman-ténor lyrique spinto, gaga par les hasards de la vie, et qui nous fait l'honneur d'un récital (une carte blanche, rien que ça) avec la phalange ligérienne la plus inspirante du moment : le SyLF ! Pour notre plus grand bonheur, l'homme est modeste, musicien jusqu'au bout du nez (grec bien sûr) et passe avec un égal bonheur d'une animation scolaire à l'accordéon, aux grands rôles de ténors pucciniens. Qui n'a entendu Rémy Poulakis chanter Pinkerton dans Madame Butterfly, passe à côté d'un grand moment d'émotion, de bonheur, osons le mot. L'émission est claire, le timbre métallique, chaleureux, le spinto vaillant et héroïque, d'une humanité bouleversante, musical jusque dans ses silences. On a hâte d'entendre les pépites qu'il nous réserve pour nous tirer des bras de Morphée, en ce pâle dimanche matin de janvier : Puccini et Verdi seront, à coup sûr de la fête ! Abonné des projets hors normes, loyal dans son esthétique et ses amitiés, Rémy Poulakis enchante régulièrement quelque Requiem de Mozart en Rhône-Alpes, se produit à Paris (si si ! ) et d'autres g

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Passion protéiforme

SCENES | Après vingt ans de créations, Florence Girardon se lance un incroyable défi en portant à la scène une œuvre peu adaptée dans le domaine de la danse : la "Passion selon Saint-Matthieu" de J.S.Bach, œuvre imposante autour de laquelle elle réunit neuf artistes venus d'horizons divers. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 3 novembre 2015

Passion protéiforme

Les artistes connaissent bien ce processus de création qui fait qu'un beau jour, sans qu'on sache trop pourquoi, émerge une chose qu'on portait en soi depuis longtemps. La Passion selon Saint-Matthieu de Bach « fait partie de ma vie » dit Florence Girardon. « C'est une œuvre monumentale qui provoque toujours beaucoup d'émotions chez moi, une œuvre qui permet aussi beaucoup d'entrées possibles, beaucoup de variations. » C'est ce qui a amené cette chorégraphe au parcours très éclectique à proposer à neuf artistes : cinq chorégraphes, deux metteurs en scène et un cinéaste (Ulises Alvarez, Cécile Laloy, David Mambouch, Maguy Marin, Éric Pellet, Pierre Pontvianne, Ennio Sammarco, Philippe Vincent), tous porteurs d'une écriture singulière, de se lancer avec elle dans cette aventure audacieuse : créer chacun une forme à partir de l'œuvre monumentale de Bach qui devient un espace de réflexion, d'inspiration, avec beaucoup de questions qui ouvrent le regard, ouvrent des portes. Chacun est invité à fabriquer sa propre forme à partir de parties musicales librement choisies et à donner sa propre interprét

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Veneziana ou Quattro stagioni ?

MUSIQUES | On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont (...)

Alain Koenig | Mercredi 2 septembre 2015

Veneziana ou Quattro stagioni ?

On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont les ingrédients d'une manifestation dont le capitaine, le talentueux Jérôme Corréas, peut assumer une fière paternité. Après le génie « à la française » du grand Rameau, c'est auprès du prêtre roux, le maestro de Venise, qu'il convie ses disciples de moyenne montagne, en une époque et un lieu où l'on rêverait de se téléporter. Vivaldi, bien sûr, unique, génial, prolixe, prolifique, contemporain d'un Bach qui admirait sa musique et s'inspira parfois de son style. Après une introduction au personnage de Casanova, illustre et controversé vénitien par Jérôme Corréas, le toujours aussi talentueux ensemble ligérien SylF, viendra battre en brèche quelques préjugés en revisitant le « tube » Les Quatre Saisons. Son homonyme Les Quatre Saisons de Marc-Antoine Charpentier est d'un tout autre tonneau. Composé en 1685 pour des religieuses cisterciennes, ce duo de sopranos mettant en musique le texte du Cantique des Cantiques, instillera une bienfaisante allégresse

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While we’re young

ECRANS | Après Frances Ha, Noah Baumbach continue d’explorer le New York branché et sa bohème artistique, transformant Solness le constructeur d’Ibsen en fable grinçante et néanmoins morale où des Bobos quadras se prennent de passion pour un couple de jeunes hipsters. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 22 juillet 2015

While we’re young

Quarante ans, toujours pas parents ; Josh et Cornelia — couple inattendu mais crédible formé par Ben Stiller et Naomi Watts — sont en pleine crise. Tandis que leurs amis BoBos new-yorkais s’assurent une descendance, eux semblent frappés de stérilité. Celle-ci n’est pas seulement sexuelle, elle est aussi créative, en particulier pour Josh, en galère pour terminer un documentaire fleuve qui, manifestement, n’intéresse que lui. Jusqu’au jour où ils rencontrent Jamie et Darby — Adam Driver et Amanda Seyfried, prototypes de hipsters ayant fait de la bohème une règle de vie. À leur contact, Josh et Cornelia trouvent une seconde jeunesse, revigorés par ce couple qui semble vivre dans un présent perpétuel. Noah Baumbach se livre alors à une comédie de mœurs contemporaine, même s’il s’inspire très librement d’une pièce vieille d’un siècle — Solness le constructeur d’Ibsen. Le ton y est mordant et le monde actuel en prend pour son grade : tandis que Josh se débat avec son portable, ses CD et son appartement design, Jamie ne jure que par les vinyles, les VHS et le mobilier vintage. La jeunesse s’empare des objets ringards de ses aînés et les rends hype et désirables, y c

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Le pré carré d'Hermès

MUSIQUES | Sous-exploité dans l'anthologie chambriste, l'hymen harmonieux de la flûte et de la harpe exhale un doux parfum estival. Hermès, bien avant d'avoir (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juin 2015

Le pré carré d'Hermès

Sous-exploité dans l'anthologie chambriste, l'hymen harmonieux de la flûte et de la harpe exhale un doux parfum estival. Hermès, bien avant d'avoir transmis sa séquence ADN à des sacs à main, fut aussi le messager des dieux de l'Olympe, l'icône des alchimistes et de l'hermétisme. Il prête ici son patronyme terrestre à un duo de charme. Nathalie Cornevin à la harpe et Valérie Perrotin à la flûte traversière insuffleront vie à un répertoire souvent oublié des compositeurs : tout le monde ne s'appelle Mozart dans la genèse du répertoire. Les deux complices n'hésitent donc pas à recourir à la transcription lorsque le compositeur fait défaut. De sa madeleine bretonne, Valérie Perrotin réveillera le souvenir du compositeur le plus océanique du siècle dernier : Jean Cras. Juste retour du Gulf Stream pour ce marin-compositeur dont les œuvres - ici une Suite en concert- pleines de poésie laissent parfois douter du bien-fondé de certaines postérités... Jean-Sébastien sera bien sûr convié à ce dîner aux chandelles avec une transcription de sa Sonate en sol mineur. Saint-Saëns, trop souvent «boudi-boudé» en France, sera l'objet de tous les égards de nos duettistes avec sa

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C'est un jardin extraordinaire...

MUSIQUES | Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords (...)

Alain Koenig | Mercredi 6 mai 2015

C'est un jardin extraordinaire...

Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords chiffrés, les harmonies analysées, les fugues disséquées, le contrepoint idolâtré, que reste-t-il du grand ouvrage cosmique, sinon un vortex géant ? Mozart après avoir découvert les partitions du Cantor, n'a-t-il pas écrit d'une plume toute neuve sa sublime Messe en ut ? Les Sonates pour flûte et clavecin de Bach ne sont pourtant pas la clef de voûte de quelque puissant chef d’œuvre, comme les Concertos pour deux, trois ou quatre claviers, la Messe en si, une cantate jubilante, ou une bouleversante Passion. Ici, Bach, joue sur la corde intime, comme il le fait avec les miraculeuses Sonates pour violoncelle et clavier. Le contrepoint se met au service d'une méditation intérieure, une spiritualité tout à la fois ludique et contemplative. Faut-il croire au hasard si l'on annonce que le talentueux ensemble de musique ancienne Le Jardin des Délices convoque dans son patronyme le mystérieux triptyque de Jérôme Bosch de 1503, tableau oscillant entre la science fiction et

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Éclosion imminente

MUSIQUES | S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Éclosion imminente

S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé de Marc et Navid, les deux garçons. Le quatuor délivre une pop folk douce, qui cajole, parsemée d'incursions blugrass et d'un soupçon de country. Sans artifice superflu, la musique du groupe éclot dans les tympans telle une orchidée sauvage de printemps. Après son premier EP intitulé Cowboy's Secrets en 2013, la formation lyonnaise continue son petit bonhomme de chemin tout en finesse, préparant un second EP prévu d'ici à la fin de l'année. Sur scène, le groupe propose un set à l'image de sa musique : épuré et brut. Passé de l'atmosphère très "indiens/cowboys" à une thématique plus bohème voire gypsy, Nazca va se produire pour la première fois dans la Loire depuis sa formation en 2011. Ils seront en première partie du duo stéphanois pop-folk incontournable, également en pleine éclosion, Ladybug & The Wolf. NB Soirée Folkappy : Nazca + Ladybug & The Wolf, vendredi 10 avril à 20h30, à l'Auditorium des Foréziales, Montrond-les-Bains

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Frances Ha

ECRANS | En noir et blanc et au plus près de sa formidable actrice et co-auteur Greta Gerwig, Noah Baumbach filme l’errance d’adresses en adresses d’une femme ni tout à fait enfant, ni tout à fait adulte, dans un hommage au cinéma français qui est aussi une résurrection du grand cinéma indépendant américain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 1 juillet 2013

Frances Ha

Elle s’appelle Frances et c’est déjà tout un programme pour le nouveau film de Noah Baumbach, son meilleur depuis Les Berkman se séparent. Frances est une New-yorkaise pur jus, mais c’est comme si cette belle création cinématographique, fruit d’un travail en symbiose entre le cinéaste et son actrice Greta Gerwig, était aussi l’héritière d’un certain cinéma français. Dans une des nombreuses chambres où elle va échouer et qu’elle se refuse obstinément à ranger, Frances épingle un poster anglais de L’Argent de poche de François Truffaut ; avec un de ses colocataires, elle regarde un soir à la télé Un conte de Noël de Desplechin ; sur un coup de tête, la voilà partie pour Paris, où elle traîne entre le Café de Flore et la Sorbonne, tentant vainement d’avancer dans sa lecture de Proust ; enfin, séquence mémorable, on la voit danser en toute liberté dans la rue tandis que la caméra l’accompagne en travelling latéral, avec Modern love de David Bowie déchaîné sur la bande-son. Plus qu’un clin d’œil, cette reprise de la scène mythique de Mauvais sang où Carax iconisait son comédien fétiche Denis Lavant tient lieu de double décl

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Bachelorette

ECRANS | De Leslye Headland (ÉU, 1h27) avec Kirsten Dunst, Isla Fisher…

Jerôme Dittmar | Mercredi 17 octobre 2012

Bachelorette

Le féminisme trash et décomplexé est-il l'avenir de l'homme ? À en croire la voie empruntée par Bachelorette, version sale et méchante de Mes meilleures amies, toutes les conditions à son avènement sont prêtes. Adaptation perso de sa propre pièce, le film de Leslye Headland prouve une fois encore que la prétention à l'intelligence par la vulgarité est pire que tout. Folle nuit de trois demoiselles d'honneur invitées au mariage de leur copine de fac obèse (c'est le film qui souligne), ce Very Bad Trip au leitmotiv étourdissant (réparer la robe de la mariée, ruinée après un excès de coke) se voudrait manier esprit punk et cynisme avec l'air de dire que la franchise le mérite bien. L'illusion ne tient pas deux secondes : la complaisance dans un immoralisme crétin comme nouveau gynécée irrévérencieux de la comédie romantique offre des perspectives assez effrayantes au genre. Si la femme s'imagine échapper à son éternel second rôle en jouant les badass soulardes et fières de l'être, on est mal barré.

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La «Sylficulture»: l’art que cache le Forez!

MUSIQUES | Le SyLF, orchestre de chambre professionnel, enregistre son premier CD "Sérénade romantique" dans la petite église de Pommiers en Forez. Ce disque préfigure une saison impressionnante de concerts et de projets dans la région, en France et à l’étranger. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 22 mai 2012

La «Sylficulture»: l’art que cache le Forez!

Sur la porte du petit prieuré de Pommiers, une feuille de papier plie au vent, sur laquelle on peut lire: enregistrement silence ! Quelques marcheurs s’approchent et tendent l’oreille, bâton de pèlerin en main. Sous la voûte de pierre, les archets poussent et tirent, sous l’oreille bienveillante de l’homme au casque, l’ingénieur du son, un ami. Ces hommes et ces femmes qui font résonner les harmonies d’Edward Elgar ou Edvard (autre orthographe) Grieg, sont les musiciens du SyLF (Symphonie Loire-Forez), seul orchestre de chambre professionnel de notre département. Au menu de ce CD, la Suite pour cordes du temps de Holberg, op. 40 de Grieg, la Sérénade pour cordes en mi mineur, op. 20 d’Elgar et la transcription pour cordes d’une oeuvre vocale de Josef Gabriel Rheinberger: Abendlied. Un cocktail résolument romantique d’oeuvres maîtresses du répertoire pour cordes. «Il manquait un véritable orchestre de chambre dans la région», confie Jérôme Bertrand, contrebassiste et membre fondateur du SyLF. «Depuis deux ans, nous avons la volonté d’apporter un travail professionnel, avec la recherche artistique la plus poussée. Désormais, tous nos musicie

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