Rone : "Faire un album plus solaire"

Electro | Le funambule électronicien Rone est de retour avec "Mirapolis", un quatrième album plus coloré et aux sons mêlant encore davantage électronique et organique. Sublimé par une pochette et un univers dessiné par Michel Gondry, cet opus est une envolée dans les méandres d'une ville magique où Erwan Castex (vrai nom de Rone) nous guide.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

Mirapolis est beaucoup moins sombre que Creatures, votre opus précédent. Pourquoi un tel changement ?
Il y a une part d'inconscient là-dedans. Les compositions sont très liées à des périodes de ma vie. Pour Creatures, je traversais un moment un peu difficile et je pense que cela a déteint sur ma musique. En commençant Mirapolis, je souhaitais faire un album plus solaire car je m'étais rendu compte qu'il existait une certaine noirceur dans Creatures. Mais je ne suis finalement pas totalement maître de cela. Quand je compose, je me laisse porter par la musique. Le résultat peut inclure de la mélancolie.

D'ailleurs, Mirapolis contient tout de même une grande part de mélancolie...
Oui, mais je pense que ce disque est plus contrasté que le précédent. Il possède quelque chose de mélancolique tout en tirant vers le haut, en étant plus joyeux.

Vous vous êtes encore entouré de nombreux artistes dont Saul Williams, Baxter Dury ou John Stanier (Battles)...
Chaque cas est différent. Par exemple pour Gaspar Claus, Bryce Dessner ou Saul Williams, ce sont devenus des amis que je connais depuis plusieurs années. J'avais déjà fait quelques créations avec eux. Gaspar Claus est un « habitué », il joue souvent sur scène avec moi et nous nous connaissons très bien. Pour Saul Williams, nous nous étions rencontrés lorsque j'étais à Berlin, puis un peu perdus de vue. Il m'a recontacté quand j'étais en studio pour Mirapolis. Je l'ai invité à passer au studio, je lui ai fait écouter des titres, cela l'a inspiré et il a improvisé sur deux morceaux... Mais ce n'était pas prévu. Concernant Baxter Dury ou Kazu Makino, ce sont plutôt des petits fantasmes que je réalise. Je les ai contactés et cela s'est fait.

Vous êtes parti au bord de la mer pour initier la composition de ce nouvel album ?
Je suis allé m'installer quelques jours en Baie de Somme puis en Bretagne, à Roscoff et Brest. Je prenais une chambre d'hôtel, j'avais avec moi quelques machines. Il me fallait m'éloigner de ma vie quotidienne, de mon studio. Comme en parle très bien Alain Damasio sur le titre Bora, j'ai besoin de m'isoler pour travailler. Sur cet album, j'avais très envie de voir la mer, d'être près de l'eau. Je ne sais pas vraiment pourquoi. C'est finalement assez paradoxal puisque l'album s'appelle Mirapolis, avec une thématique forte autour de la ville.

J'avais besoin de touches organiques.

Il paraît que vous enregistrez beaucoup de bruits et de sons avec votre téléphone portable ?
Oui, c'est vrai. Ce sont de petites touches qui apparaissent sur les titres. J'ai fait de nombreuses prises de sons. On entend ma fille sur l'album, ainsi que des bruits du quotidien, de la ville... L'idée de ces enregistrements est d'apporter un peu d'air aux compositions. Si je fais de la musique 100% électronique, cela peut vite être étouffant. C'est une musique qui ne sort pas des câbles, des machines... J'avais besoin de touches organiques.

La pochette est dessinée par Michel Gondry. Est-ce vous qui êtes allé le chercher pour ce travail ou lui qui vous a contacté ? Et ce dessin a-t-il influencé votre musique ?
C'est l'assistante de Michel Gondry qui m'a contacté. Je suis un grand fan depuis de nombreuses années. Donc j'étais impressionné. Avant le rendez-vous, je m'étais fixé pour objectif de le convaincre de faire quelque chose ensemble. Lorsque je l'ai rencontré, il a ouvert son laptop et m'a montré des esquisses, des portraits, des maquettes de pochettes... J'étais surpris et très heureux... La pochette de Mirapolis était déjà présente dans ses croquis. C'était la pièce manquante de cet album et ce dessin m'a aidé à terminer très vite les derniers morceaux, en posant un décor pour le disque.

Vous avez appelé ce disque Mirapolis à cause du parc d'attractions du même nom, alors que vous n'y êtes jamais entré ?
En effet, je ne suis jamais allé dans ce parc, donc ce n'est même pas un hommage... C'est un souvenir d'enfance, car je passais devant régulièrement en voiture et je voyais des bouts de manèges et surtout Gargantua, l'attraction symbole de ce parc. Ce souvenir a également rejailli devant la pochette de Gondry, j'ai pensé à Métropolis, à tout ce qui est coloré... Je me suis laissé embarqué par toutes ces idées et cela m'a mené à appeler l'album ainsi.

Quel est la teneur du nouveau live ?
C'est mon quatrième album et plus j'avance plus j'ai de la matière à jouer. Je peux faire une sélection parmi de nombreux morceaux, ce qui est vraiment bien. Je rejoue les morceaux que je sens que les gens attendent, en plus des nouveaux titres de l'album. Mais je suis aussi allé déterrer de vieux morceaux que je ne jouais quasiment jamais. J'ai pris du plaisir à les moderniser. Le live n'est pas figé et évoluera sans cesse. Sur l'aspect scénographique, j'ai travaillé avec Samuel Chatain et le chef déco de Michel Gondry. L'idée était de retrouver la pochette du disque en relief sur scène. J'avais envie d'aller à contre-courant de ce qui se fait beaucoup dans la musique électronique en ce moment, cette espèce de course aux nouvelles technologies. Du coup, j'ai un décor théâtral, dans un style très "Gondry" justement.

Vous êtes toujours un grand timide mais arrivez-vous davantage à gérer le trac au fil des ans ?
Oui, je maîtrise mieux mon trac. Je l'ai encore mais je connais mon fonctionnement. C'est un peu moins violent et physique qu'auparavant. J'ai gagné un peu en sérénité et le plaisir a pris le dessus sur la trouille. C'est vraiment agréable.

Rone [+ Leska + Poto Feu Events], le 9 décembre à 20h30 au FIL


Rone + Leska + Poto Feu event


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

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Le F2 lance sa Web Radio & TV en grandes pompes

Clubbing | Le bar/club stéphanois le F2 donne de ses nouvelles ! Alors que l'établissement est condamné à rester portes closes comme tous les autres établissements de (...)

Nicolas Bros | Vendredi 18 décembre 2020

Le F2 lance sa Web Radio & TV en grandes pompes

Le bar/club stéphanois le F2 donne de ses nouvelles ! Alors que l'établissement est condamné à rester portes closes comme tous les autres établissements de nuits, l'équipe a décidé de réagir en montant un projet pour maintenir un lien avec les Stéphanois et Ligériens. « Nous avons réfléchi à de multiples projets pour garder un lien avec vous, explique l'établissement sur sa page Facebook. Après des mois de travail, nous avons imaginé un moyen de maintenir cette connexion à travers la création d’une Web Radio & TV. Aujourd’hui nous sommes fiers de vous présenter F2 Radio ! » Disponible sur tous les supports numériques, ce nouveau lieu de diffusion virtuel mettra en avant notamment la scène électronique locale. « Le contenu sera orienté sur la diffusion de DJ Set, Live … mais pas que !, explique également le lieu nocturne. On veut aussi vous parler et échanger sur l’actualité et la richesse de notre ville. On laissera naturellement la parole aux associations, lieux de diffusions et aux différents acteurs culturels. Comme vous l’avez compris, F2 Radio sera amené à évoluer et grandir de manière pérenne. » Le concept d

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

Pas de Positive Education Festival en 2020

Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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"Pinocchio" : Billot-pic d’une tête de bois

Enter the VOD | Cela se voyait comme le nez au milieu la figure : le Pinocchio de Matteo Garrone allait être le grand film d’art et d’essai familial des vacances de Pâques au cinéma. Les événements auront fait mentir cette prédiction : il sera celui de la rentrée de mai. Dans votre salon…

Vincent Raymond | Mercredi 6 mai 2020

Italie, dans un XIXe siècle parallèle. Geppetto, brave et pauvre menuisier, sculpte dans une bûche magique un pantinturbulent qu’il baptise Pinocchio. Celui-ci va s’animer, accumulant les bêtises, avant de s’enfuir, incapable de céder à ses envies naïves. Mais sa bonne fée veille… Transposer Pinocchio pour un cinéaste italien revient de notre côté des Alpes à porter à l’écran Les Misérables : au prestige du roman dans la culture nationale et internationale s’ajoute le poids des devanciers ayant voulu donner leurs vision et images d’un texte aussi emblématique. Difficile, donc, de se ménager une place. Sauf si l’on a les arguments et la légitimité. Il n’échappera à personne que Matteo Garrone dispose des arguments artistiques et techniques, autant que de légitimité pour entreprendre un conte dont le protagoniste est, une fois encore après Dogman ou Reality, un candide. Un être simple à la croisée de deux mondes ; celui des rêves dans lesquels il se figure être et celui de la réalité où il évolue — l’enje

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Voyou, ce gentil garnement

Pop | Après des expériences au sein d'Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s'est envolé en solo avec le projet Voyou. Coloré mais aussi profond, l'univers de ce jeune auteur, compositeur et interprète est intéressant. Rencontre avec un artiste qui en a sous le pied.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Voyou, ce gentil garnement

Thibaud, l'environnement et la musique que tu proposes sont finalement un peu en contradiction avec ton nom de scène et tes paroles qui traitent d'une vie citadine parfois cruelle, sans jamais pourtant sombrer dans le cynisme ? Je pense qu’il y a de tout dans la musique comme dans les paroles. Parfois des paroles tristes sur fond de musique plutôt joyeuse, parfois l’inverse, je n’ai pas trop de règle la-dessus tant que les deux se repondent le mieux possible. Tu avais déclaré à nos confrères de France Info : « J'ai beaucoup de mal à laisser des gens toucher au moindre arrangement, j'ai une idée très précise de la musique que je veux faire ». Du coup, as-tu tout contrôlé dans le détail pour ton album "Les Bruits de la ville" ? Oui beaucoup. Après, j’ai quand même coréalisé le disque avec Antoine Gaillet et Diogo Strauss, mais je suis arrivé en studio avec des morceaux deja très arrangés et très proches de leur version finale. Cela nous a laissé le temps de travailler le son, les textures, et d’aller chercher encore un peu plus loin dans les arrangements pour que chaque morceau transmette le plus justement p

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Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Culture scientifique | Axel Kahn, médecin, ancien chercheur en génétique et président d'université, essayiste humaniste est devenu président de la Ligue contre le cancer en juin 2019. Il sera de passage à Saint-Étienne jeudi 26 septembre pour une conférence à propos d'un de ses sujets de prédilection : l'éthique. Rencontre avant sa venue en terres foréziennes.

Nicolas Bros | Mercredi 18 septembre 2019

Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Vous êtes président de la Ligue contre le cancer depuis fin juin 2019. Comment cette nouvelle mission se passe ? Axel Kahn : Cela se passe de manière intense. C'est un combat magnifique et incontestable. Je le dis assez souvent, il est rare que l'on mène une action, un combat qui ne peuvent être contestés. Ici, on lutte contre les cancers et personne ne peut être pour les cancers. On lutte en faveur des personnes malades et personne ne peut être contre ces personnes malades. Cela étant dit, l'éventail de ce qu'il y a à faire contre le cancer, qui est un véritable fléau de société, frappant toutes les familles, est tel que, même lorsqu'on a fait tout ce qu'il était possible de faire compte tenu des heures ouvrées, de la nécessité de dormir un tout petit peu, on n'a malgré tout jamais assez fait. Cela associé à la structure compliquée de la Ligue fait que c'est une tâche extrêmement prenante. Néanmoins, c'est une grande satisfaction. Lutter de toutes nos forces pour éviter que les jeunes tombent dans les trois grandes causes de cancer que sont le tabac, l'alcool et la malbouffe/obésité.

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Dave claque

Techno | Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Dave claque

Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses productions sous différents alias et qui ont forgé pas à pas son aura mondiale. Depuis le triptyque Red au mythique et entêtant The Compass, en passant par son album impeccable Devil's Advocate, l'Anglais a toujours su rester droit dans ses bottes. Sa venue à Saint-Étienne, dans la pléthore d'artistes du Positive Education Festival, sera forcément un événement. Dave Clarke, du 7 au 11 novembre dans le cadre du Positive Education Festival

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MUSIQUES | Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

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Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font face et explorent deux univers très différents, tendu et sombre pour "De L’Ombre À La Lumière", doux et tranquille pour "Lâchons prise". Le groupe sera en tournée en Espagne en juillet et passera aux Francofolies de La Rochelle (12/07) et aux Nuits de Fourvière (24/07).

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Salomé & Quentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #22

Truc de Ouf | L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 juin 2019

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L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec Quentin, son président, et Salomé sur le festival Art & Vibes et sur les autres propositions que leur équipe produit à l'année.

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À la rescousse

Techno | Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

À la rescousse

Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager les danseurs et auditeurs. Ses sets sont teintés d'une froideur qui peut parfois sembler très dure mais il n'en est rien. Ce puriste apprécie de mêler les styles, confondre les ambiances pour projeter ses sets dans de multiples directions. Très discret - par volonté d'ailleurs - Electric Rescue est un actif sur la scène électronique française depuis plus de 20 ans. Reconnu pour quelques faits d'armes marquants, telle sa résidence Skryptöm au Rex Club à Paris, la direction du label éponyme ou encore pour plusieurs maxis chez Cocoon, Traum ou Trax, Antoine Husson perpétue son savoir-faire techno, comme le prouve sa dernière sortie, First Obverse EP chez Obverse Records. Electric Rescue + Basic + Poto Feu Events, samedi 10 mai au Clapier dès 22h

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Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Lieu de culture | Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques (...)

Nicolas Bros | Mercredi 17 avril 2019

Julien Haro & Thibault Llopis dans l'Oeil du Petit Bulletin #18

Julien Haro & Thibault Llopis ont repris la discothèque La Mine pour la transformer en Disorder Club. Lieu entièrement dédiées aux cultures et musiques indépendantes, ce club accueillera concerts, Djs sets et soirées à partir du 25 avril. De nombreux styles musicaux seront représentés allant de l'électro au jazz, en passant par le funk ou la sono mondiale, tout en mélangeant têtes d'affiches et artistes locaux. Ca commence le 25 avirl avec notamment le groupe stéphanois de The Devil Joe & The Backdoormen et ça enchaînera notamment avec une grosse soirée le 2 mai estampillée Positive Education x Nuits Sonores où l'Américain Dj Stingray reviendra faire vibrer la cité stéphanoise. Ça promet ! Disorder Club, 2 cours Jovin Bouchard à Saint-Étienne, ouverture le 25 avril

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Le soleil se lève sur Terrenoire

Electro poétique | En seulement quelques mois, le duo électro-poétique Terrenoire est devenu incontournable sur la scène française. Couverture media nationale, une tournée aux quatre coins de la France, les frères Herrerias voient de plus en plus grand mais prennent le temps de revenir chez eux régulièrement. Comme lors de ce mois de mars au Fil.

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Le soleil se lève sur Terrenoire

Si le "Black Paradiso" est leur eden, leur paradis perdu, le duo Terrenoire apporte beaucoup de lumière sur la chanson poétique française. Les deux frangins Herrerias possèdent ce petit plus, cet élan et cette fraîcheur dans leur vision créative qui redonne sa bouffée de plaisir à chaque réécoute. Avec finesse, une plume enlevée et une esthétique ultra-léchée, la fratrie fait désormais figure de proue de la production locale. Ils naviguent entre jour et nuit, entre Terrenoire et Black Paradiso. « Le Black Paradiso, c'est en quelque sorte le pendant de Terrenoire, explique Raphaël Herrerias. L'idée est de se dire comment fait-on pour inventer une destination qui a quelque chose de l'ordre de l'enfance. À quel point sommes-nous capables de faire émerger ces lieux, cette destination, d'invoquer les choses, de les faire apparaître ? Le Black Paradiso était simplement une idée apparue lors d'une improvisation. On l'a gardé et enregistré sur ordinateur. Plus on avançait plus on se disait que cette expression racontait quelque chose.

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Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Electro-pop | Le duo stéphanois Ecloh, formé de Chloé Royon et Olivier Pradel, vient de sortir son premier EP "Seed" proposant un « trip-hop griffé de post-rock » qui fait mouche. Rencontre avec le groupe avant leur release party de jeudi 7 février au Méliès Jean Jaurès.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Quel est votre parcours musical avant d'arriver jusqu'à Ecloh ? Chloé : Nous avons une formation au conservatoire tous les deux. Olivier était en formation jazz en guitare, bien que sa culture musicale soit plutôt rock en ayant joué dans des groupes post-rock tels Mirabo et ALEC. Pour ma part, j'ai fait trois années en musiques actuelles. C'est dans le cadre de cette formation qu'on a démarré le projet Ecloh mais nous nous connaissions avant même le conservatoire. Olivier : L'idée était de faire rencontrer nos deux univers qui pouvaient paraître assez différents, mais qui au final se marient bien. Vous avez démarré ce projet en l'orientant d'emblée vers des sons électro et pop ? Olivier : Le projet est né sous la forme guitare/voix. Nous avons voulu y intégrer le sampling. Tout ceci en restant deux sur scène et en n'utilisant aucune boucle pré-produite. Nous avons donc apporté d'abord des percussions, puis des claviers, synthé, basses et enfin des synthèses sonores. La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la concepti

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Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Chanson | Christian Olivier, chanteur emblématique des Têtes Raides, a sorti un second album solo en juin dernier. Intitulé "After/Avant", cet opus reste dans une veine engagée et musicalement intéressant pour son ouverture à des sons différents de ce dont nous a habitué l'intéressé. Rencontre avec Christian Olivier, avant son passage au Clapier ce vendredi 21 décembre.

Nicolas Bros | Lundi 17 décembre 2018

Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Pourquoi avoir fait le choix de vous lancer en solo en 2016 avec On/Off. Était-ce pour faire une pause avec Les Têtes Raides ? Oui, il était temps de faire une petite pause. Il y avait eu plus de 25 ans de route. C'était une manière de "breaker" un peu et de se ressourcer. J'avais le désir de continuer de faire de la musique, de poursuivre mes histoires graphiques, de lectures musicales, de bande originale de films... Concernant On/Off, j'avais envie d'essayer de nouvelles choses, de travailler avec des gens différents... Par exemple, Edith Fambuena à la réalisation et ça a vraiment été un plaisir. Ça m'a permis de me mettre dans une autre situation. Sur After/Avant, avez-vous travaillé avec la même réalisatrice ? Non, je l'ai fait avec un mec rencontré en studio et avec qui je me suis très bien entendu. Il s'appelle Félix Remy. On a enregistré au studio Pigalle à Paris. Il a vraiment cerné mes attentes. En chemin, je me suis mis à travailler avec Peter Combard, un des deux guitaristes avec qui j'avais déjà travaillé sur On/Off et qui est venu m'épauler sur les machines pour ce deuxième album. F

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Terrenoire, le Château de la Perrotière et l'électro poétique

Clip | Les frangins Herrerias forment le groupe Terrenoire et on vous en parle depuis pas mal de temps maintenant. Les trublions viennent de sortir (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 décembre 2018

Terrenoire, le Château de la Perrotière et l'électro poétique

Les frangins Herrerias forment le groupe Terrenoire et on vous en parle depuis pas mal de temps maintenant. Les trublions viennent de sortir un nouveau clip pour leur titre Le cœur​ en latex, extrait de leur premier EP éponyme. Ils y mettent en scène un "road-live" vers un haut-lieu de leur quartier de Terrenoire, à savoir le Château de la Perrotière et son parc arboré. Ils sont conduits par leur véritable grand-père dans sa voiture. Une scène du quotidien, parallèlement banale et attachante, dans laquelle l'électro chantante, douce et poétique, marque de fabrique du groupe, semble faire partie des passagers. À découvrir en vidéo ci-dessous.

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Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Pop | Phénomène générationnel du moment chez les millennials multipliant les concerts sold-out, les Français de Therapie Taxi font mouche aux commandes d'une pop frondeuse et tubesque dont les textes explicites et cathartiques cachent une forme de romantisme décadent. Explication de textes avec la chanteuse du groupe, Adé, à l'occasion de la réédition augmentée de leur album "Hit Sale" et d'un concert (sold-out, forcément) au Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Therapie Taxi c'est d'abord le contraste entre une forme très tubesque et un fond assez noir et violent. Mais surtout des textes très crus et un sujet récurrent, le sexe, abordé très frontalement. Comment avez-vous défini cette approche, assez nouvelle hors du rap ? Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé : On ne l'a pas vraiment définie. C'est un peu arrivé comme ça. Le premier parti pris a été de chanter en français. C'est un choix qu'on a fait très tôt, avant même de s'appeler Therapie Taxi. On avait commencé à chanter en anglais, comme tout le monde, mais on a vite vu que c'était assez pourri (rires). Et puis, ça nous a amené une certaine liberté par rapport aux textes, davantage dans l'intimité de ce qu'on raconte. Il y a d'abord eu Salop(e) que Raph [le chanteur du groupe – NDLR] ava

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Construire des passerelles

Festival électro | Pour sa 4e édition, le Positive Education Festival poursuit son travail en créant des passerelles musicales avec un plateau artistique extrêmement qualitatif. Début novembre, la capitale de l'électro sera belle et bien Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Construire des passerelles

Laurent Garnier, Marcel Dettmann, Dopplereffekt, Manu le Malin, Simo Cell, Patrick Russell, Voiski, Paula Temple... N'en jetez plus ! En 2018 encore les jolis noms s'affichent au Positive Education Festival. Rendez-vous prisé de l'électro, ce festival "made in Sainté" réussit depuis quatre ans à créer des passerelles entre artistes majeurs et découvertes prometteuses. Cette année, ces dernières se nomment entre autres Stefan Unkovic aka Stevie Whisper (Serbie) ou encore Ninos du Brasil (Italie). Savant mélange concocté par l'équipe d'organisation, les line-up des trois soirées sont des condensés de ce que d'autres festivals européens proposeront dans quelques années. C'est bien là que réside la force de ce festival stéphanois que beaucoup nous envient. Savoir dénicher les futures pépites et faire converger toutes les forces en présence, dans un lieu industriel unique, à taille humaine. De Paris, de Lyon mais aussi d'Europe À l'instar de la venue exclusive en terres stéphanoises du "papa de la techno française", Laurent Garnier, le

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Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Humour | Alors que le cinéma français lui fait les yeux doux depuis une petite dizaine d’années, Manu Payet remonte sur scène pour un deuxième one-man où il se livre… quasi entièrement. Rencontre.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Pourquoi un deuxième spectacle 10 ans après le premier ? La scène vous manquait ? Je crois que j’ai juste été pas mal occupé… Lorsqu’on a arrêté de tourner avec le 1er spectacle, je suis parti sur des films, et puis vous savez, je suis un garçon, je ne peux faire qu’une seule chose à la fois ! Et puis le public a semblé être demandeur d’un nouveau spectacle. Je me suis finalement laissé amadouer par les petits mots trop charmants des gens. Pas trop difficile, de se retrouver tout seul, après de nombreuses aventures collectives ? En fait, je suis vraiment très heureux de retrouver la scène. Ça aurait été con de ne pas y aller. J’avais oublié cette sensation, la scène, c’est un saut en parachute, un vertige que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner tout le monde, et se raconter et gêner tout le monde. Dans ce spectacle, vous vous racontez, beaucoup… Ce n’est pas un peu impudique, de parler de soi comme ça ? Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner t

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Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Festival Electro | Le Festival 1001 Bass va ouvrir les festivités de sa 7e édition dès le 18 octobre pour trois jours sous le signes des musiques électroniques au sens large : de la techno au hip-hop en passant par la psytrance. Un panel d'artistes pointus et une programmation exigeante mais ouverte à tous. Rencontre avec Simon Oudin, organisateur et initiateur de cet événement stéphanois incontournable.

Nicolas Bros | Lundi 15 octobre 2018

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Pourriez-vous nous rappeler la ligne directrice artistique du 1001 Bass Music Festival ? Nous proposons cette année sur trois jours cinq scènes pour cinq thématiques représentées, à l'image de notre envie de défricher mais également de décloisonner les nombreux courants artistiques que représentent les musiques electroniques en 2018. Il y aura une soirée electro & hip hop le jeudi, une soirée techno le vendredi & une soirée psytrance & hard music le samedi. C'est pour nous l'occasion de mettre en lumière les nouveaux talents, des artistes confirmés, des figures incontournable de la musique electronique mais aussi nos coups de coeur ainsi que les artistes avec lesquels nous travaillons régulièrement. Cette année, vous mettez à l'honneur le rap avec notamment cette soirée où Alkpote & Hippocampe Fou se présenteront devant le public stéphanois. Pourquoi avoir fait ce choix artistique ? Nous avons toujours proposé lors des éditions précédentes des artistes électro & hip hop à l'occasion du festival. Je pense à Dub Fx, Chinese Man, Dooz Kawa ou encore Scratch Bandits Crew. Le hip hop est un style à part en

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Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Chanson & électro poétiques | Le duo stéphanois Terrenoire formé par les deux frères Raphaël et Théo Herrerias, sort son premier disque. Un EP éponyme regroupant six de leurs créations poétiques et enjôleuses. L'occasion de discuter de l'univers du groupe avec Raphaël, l'aîné.

Nicolas Bros | Mercredi 10 octobre 2018

Terrenoire : « Le Black Paradiso ? Un jeu d'enfant, un imaginaire qui prend vie »

Quel a été le déclencheur de cette nouvelle aventure musicale pour votre frère Théo et vous-même ? Vous n'aviez pas eu de projet artistique aussi abouti ensemble jusqu'à Terrenoire ? Raphaël Herrerias : Non, c'est vrai. Nous avions fait des essais sur quelques chansons. Il y a vraiment quelque chose qui s'est aligné à un moment donné. C'était un moment où Théo avait bien avancé sur son projet solo 1000 Chevaux-Vapeur. La genèse de Terrenoire a été un concert à Lyon, en janvier 2016 dans la salle À Thou Bout d'Chant, où Théo a monté avec moi une partie de mon répertoire. Je devais me produire en guitare/voix et au final il est venu ajouter ses machines. C'était alors évident ! On s'est dit qu'on tenait quelque chose. J'ai besoin, dans la visualisation d'un projet, de le penser comme un récit. Cela m'aide à créer et peut donner de la cohérence à tous éléments constituant un projet musical aujourd'hui : la musique, les textes mais aussi les images, les vidéos... La création de cet univers mêlant Terrenoire, le Black Paradiso... était une idée que vous aviez depuis longtemps ou c'est venu progressivemen

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Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

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1001 passerelles musicales

Festival électro | Ouvrant notamment sa programmation à une soirée d'ouverture mêlant habilement hip-hop & électro, le festival 1001 Bass propose une affiche bien équilibrée et alléchante, véritable passerelle entre différents styles (du rap à la psytrance en passant par la hardtek ou le dub), augurant un très beau cru 2018.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

1001 passerelles musicales

L'empereur du rap « J’suis l’seul, l’unique, j’ai pas d’sosie » Alkpote prévient d'emblée dans le titre éponyme de son dernier album Inferno. Parmi les poids lourds de la scène rap française, "l'Empereur de la Crasserie" [un de ses nombreux surnoms, ndlr] va loin, très loin dans ses textes. Avec sa plume volontairement provocatrice, fleurie et trash – qui s'adresse donc à un public (très) averti -, le rappeur originaire de Paris n'hésite pas à faire bouger les lignes et les têtes en live. Avec sa verve légendaire, il viendra démonter la première date du 1001 Bass Music Festival. Attention aux oreilles prudes... Alkpote, jeudi 18 octobre au Fil Descente au terminus Quand on écoute le troisième album d'Hippocampe Fou, Terminus, on se dit que l'artiste a fait le tour du bocal d'une très belle manière. Après Aquatrip (visite du monde aquatique) et Céleste (expérience artistique dans les cieux) , le rappeur emmène l'auditeu

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Terrenoire en résidence sur France Inter

Radio | Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été (...)

Nicolas Bros | Lundi 24 septembre 2018

Terrenoire en résidence sur France Inter

Le duo stéphanois de chanson-électro poétique Terrenoire se prépare à sortir son premier EP le 12 Octobre. En attendant cette date fatidique, le groupe a été invité à être "résident" de l'émission Foule sentimentale du journaliste Didier Varrod sur les ondes de France Inter. L'occasion pour ces Stéphanois de faire parler d'eux et de leur musique tout en se produisant à chaque émission. Diffusion de l'émission tous les vendredis de 21h à 23h et en rediffusion ici.

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Ne pas [ou]Blier

MUSIQUES | Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Ne pas [ou]Blier

Avec le dernier projet de Cabadzi, Cabadzi X Blier, on nage dans des eaux mitoyennes de celles du collectif Fauve. En partant de répliques tirées des films de Bertrand Blier, le groupe electro-hip-hop-chanson, resserré en duo, propose une bande-son unique et chevaleresque. Sur scène, Lulu et Victo s'éclatent et le public partage cette énergie avec envie. Augmenté par une scénographie éclairée de Cyrille Dupont, le spectacle en met plein les yeux et les oreilles. Une date chaude du début de l'année 2019. Cabadzi X Blier, jeudi 24 janvier 2019 à 20h30, au Théâtre des Pénitents dans le cadre des Poly'Sons 2019

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Battements du cœur

MUSIQUES | Oui, il a eu un César pour la musique du film 120 Battements par minute... Mais il serait dommage de réduire Arnaud Rebotini à ce simple fait d'armes. (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Battements du cœur

Oui, il a eu un César pour la musique du film 120 Battements par minute... Mais il serait dommage de réduire Arnaud Rebotini à ce simple fait d'armes. D'abord disquaire chez Rough Trade à Paris, cet artiste moustachu fut d'abord reconnu avec Black Strobe, aux côtés d'Ivan Smagghe. Il commit alors plusieurs tubes entre rock et électro, qui ont marqué les années 2000, à l'instar d'Italian Fireflies (2003) ou I'm a Man (2007). Fervent défenseur de l'analogique, il déteste travailler avec un ordinateur et privilégie en studio et sur scène claviers analogiques et boîtes à rythmes. Donnant ainsi une texture beaucoup plus chaleureuse à ses créations et ses prestations. Arnaud Rebotini, samedi 22 septembre au Fil pour le Mi-Nuit Festival et mardi 30 octobre à Riorges pour Les Mardi(s) du Grand Marais Arnaud Rebotini : « J'ai fait le choix de l'analogique pour le son des machines mais aussi pour le plaisir d’exécution » Qu'est-ce que le César, reçu pour la bande originale du film 120 Battements par Minute de Robin Campillo, a changé pour vous ? Cela m'a apporté une n

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Lucy in the sky

MUSIQUES | Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Lucy in the sky

Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets intenses et hypnotiques (jetez donc une oreille aux Boiler Room dans lesquelles il se produit), il prendra part au "line-up" du 1001 Bass Music Festival qui accueillera également sur trois soirées Acid Division, Bambounou ou encore le rappeur du 91, Alkapote alias "l'Empereur de la Crasserie". Une sélection éclectique et exigeante pour ce festival qui fête sa septième édition. Lucy, vendredi 19 octobre au Fil à Saint-Étienne pour le 1001 Bass Music Festival

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Positive Education encore plus fort

Festival musiques électroniques | Le festival de musiques électroniques stéphanois Positive Education revient pour sa quatrième édition du 8 au 10 novembre avec une programmation qui démontre l'ampleur de l'événement.

Nicolas Bros | Mardi 17 juillet 2018

Positive Education encore plus fort

Saint-Étienne est officiellement une ville qui compte sur la carte européenne des musiques électroniques. Avec de nombreuses soirées et plusieurs festivals, la cité ligérienne est devenue un fief aussi couru que sa consœur du Rhône. Parmi les événements incontournables, on retrouve la team de Positive Education et son festival éponyme qui regroupe tout ce qu'il se fait de mieux en la matière au début du mois de novembre, le tout dans le magnifique cadre des bâtiments situés derrière la Cité du design. Laurent Garnier (enfin...) et Marcel Dettmann à Saint-Étienne Après une excroissance parisienne en juin dernier du côté de La Station - Gare des Mines, la structure stéphanoise rentre sur ses terres et annonce du lourd. Cette année, les têtes d'affiche se succèdent. Parmi les plus impressionnantes, forcément l'indétrônable Laurent Garnier, le retour de l'impétueux Manu le Malin, l'Allemand Marcel Dettman (qui a secoué de nombreuses années les clubs berlinois d'Ostgut puis Berghain avec sa techno brute et minimaliste) ou les fidèles de Positive Education : Ron Morelli, Vladimir Ivkovic

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Matteo Garrone : « Dogman est un film darwinien »

Dogman | Un brave toiletteur pour chiens et une brute qui le traite pis qu’un chien sont au centre de Dogman, le nouveau conte moral de Matteo Garrone. Une histoire italienne d’aujourd’hui récompensée par le Prix d’interprétation masculine à Cannes pour Marcello Fonte.

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Matteo Garrone : « Dogman est un film darwinien »

Dogman est inspiré d’un fait divers ? MG : Oui, il s’est déroulé à la fin des années 1980, et il est très célèbre en Italie parce qu’il a été particulièrement violent. Mais je tiens à dire qu’on s’en est très librement inspiré : on l’a retravaillé avec notre imagination. Il n’a jamais été question de reconstruire dans le détail ce qui s’était passé. On a également changé la fin, puisque Marcello est un personnage doux, incapable de violence. Dans le film, il agit par légitime défense, non par préméditation. Je suis particulièrement content que le film soit présenté dans un pays où ce fait divers n’est absolument pas connu : le spectateur idéal, c’est celui qui verra ce film sans avoir cette histoire en tête et sans comparaison avec la réalité. En Italie, le film a un peu souffert de ce fait divers — en tout cas au début. Certains spectateurs se disaient « ça va être extrêmement violent, donc je n’irai pas le voir ». Ensuite, le bouche-à-oreille l’a aidé. En fait, la violence

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"Dogman" : Un chien de sa chienne

Drame | de Matteo Garrone (It., int. -12 ans, 1h42) avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari Calabria… Sortie le 11 juillet

Vincent Raymond | Mercredi 4 juillet 2018

Toiletteur pour chiens dans une cité délabrée, Marcello la bonne pâte devient le larbin d’une brute toxicomane terrorisant le quartier, Simoncino, lequel ne manque pas une occasion d’abuser de sa gentillesse. Mais après une trahison humiliante de trop, le frêle Marcello réclame son dû… « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » Blaise Pascal pressentait-il le décor de Dogman en rédigeant ses Pensées ? Vaste étendue ouverte sur une non moins interminable mer, cette scène rappelle l’agora de Reality, ce microcosme dans lequel une kyrielle de drames peut éclore et se jouer aux yeux de tous ; chacun étant libre d’ouvrir ou de fermer les yeux sur ce qui se déroule sous ses fenêtres. Et de se claquemurer dans une passivité complice, surtout, quand un fou-furieux a fait du secteur son espace de jeu. Mettre au ban une de ses victimes, la plus inoffensive (en l’occurence le serviable Marcello) tient de la pensée magique ou de l’exorcisme : en se rangeant implicitement du côté du bourreau, on espère

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Oh le beau plateau !

Festival | Entre Ardèche et Haute-Loire, à Saint-Agrève et ses environs, un nouveau festival pointe le bout de sa programmation pour la deuxième année. Dénommé Oh Plateau (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juin 2018

Oh le beau plateau !

Entre Ardèche et Haute-Loire, à Saint-Agrève et ses environs, un nouveau festival pointe le bout de sa programmation pour la deuxième année. Dénommé Oh Plateau !, cet événement propose de découvrir quelques pépites de la musique indépendante. Parmi ces jolis noms, on retrouve les locaux de Terrenoire (également sur la scène de Paroles & Musiques le 1er juillet), les singuliers Kcidy, l'électro-pop planante de Pendentif ou encore la nouvelle égérie de l'électro lyonnaise Tryphème. Festival Oh Plateau !, du 5 au 8 juillet, Grange de Clavière à Saint-Agrève (Ardèche) Plus d'infos sur cette page

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Grand rassemblement positif et (il)legal

Electro | Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du (...)

Nicolas Bros | Mercredi 11 avril 2018

Grand rassemblement positif et (il)legal

Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du mois d'avril dans la salle du Clapier. Au programme, deux soirées aux "line-up" bien pensés où plusieurs belles signatures pointent le bout de leurs sillons musicaux. Vendredi 13, retenons la venue d'Adam X, fondateur de la célèbre écurie berlinoise Sonic Groove et pionnier d'une techno penchant allégrement dans les sons industriels. Du côté du samedi soir, c'est une vision féminine des musiques électroniques à laquelle nous convie les Positive. Avec un plateau exclusivement lyonnais et stéphanois, c'est une sélection de fines gâchettes entre Perrine, la "Bugne" Mowgli ou encore Clarence.

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Terrenoire au Printemps de Bourges

Festival | Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 mars 2018

Terrenoire au Printemps de Bourges

Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël et Théo Herrerias (aka "1 000 Chevaux-Vapeur") forment le duo Terrenoire et proposent une chanson electro-pop nébuleuse et ambitieuse. Ce groupe figure parmi les belles révélations stéphanoise de ces derniers mois. Leurs créations ont fait mouche au-delà des frontières de la métropole puisqu'ils viennent donc d'être sélectionnée pour participer au prochain Printemps de Bourges en tant que représentants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre des "Inouïs du Printemps de Bourges". Les deux frères seront donc présents dans la ville de Jacque Cœur, le 27 avril sur la scène du 22 d'Auron. Parallèlement, les Ligériens auront également le loisir de les découvrir sur scène tout d'abord au Château du Rozier, à Feurs, le 21 avril prochain et sur la grande scène du festival Paroles & Musiques 2018 à Saint-Étienne le 1er juillet aux cô

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Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Humour | Incontournable sur YouTube où il a successivement "cassé la télé", organisé une "tournée des barbeuks" et mis en ligne des sketchs et spectacles inédits, le jeune humoriste Haroun est désormais en tournée. Il passera au Centre des Congrès pour le festival des Arts Burlesques avec un seul mot d'ordre : #OnRigoleBienSaintEtienne !

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Vous avez débuté par l'impro et la danse hip-hop. Comment en êtes-vous arrivé à l'humour ? Haroun : J'ai toujours voulu faire de l'humour. L'idée a germé assez tôt dans ma tête. Un jour, un ami m'a inscrit en secret à un festival de café-théâtre étudiant. J'ai eu un mois pour écrire un sketch, je l'ai fait et cela a très bien marché. J'ai eu envie de poursuivre sur le format "seul-sur-scène", en stand-up. Le stand-up correspond à la contrainte de devoir jouer dans différentes scènes ouvertes, avec seulement un micro. Cette simplicité m'a plu et j'ai commencé à me produire dans ces salles presque tous les soirs au cours de l'année 2015. Vous êtes passé par le Jamel Comedy Club et d'autres scènes. Qu'est-ce que cela apporte ? Le Jamel Comedy Club correspond à un moment où j'avais déjà une expérience scénique avancée. C'est en faisant des scènes ouverte, avec très peu de spectateurs, que l'expérience se forge. Il faut essayer de capter un public qui ne vous attend pas forcément, en quelques minutes, au milieu d'une liste d'humoristes qui se succèdent. C'est là que l'on apprend à jouer avec les silences, avec son rythme, a

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De la croissance et du bonheur

Culture scientifique | Laurie Bréban, maître de conférences en sciences économiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste de "l'économie du bonheur" est invitée aux côtés d'Axelle Bonhomme, psychologue à Sorbiers, pour un café science & philo assez inédit autour du lien entre "Bonheur & Science". L'occasion de voir en quoi consiste exactement l'économie du bonheur.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

De la croissance et du bonheur

Est-ce que vous pourriez nous rappeler votre parcours universitaire et de recherche qui vous a mené à vous intéresser à "l'économie du bonheur" ? Pour être plus précise, je suis économiste spécialisée de l'histoire des pensées économiques. J'ai fait des études d'économie assez "standards". Arrivée à ma quatrième année d'études, je trouvais que l'économie, telle que l'on nous l'enseignait, était une discipline un peu froide... Il manquait une dimension humaine qui m'avait poussée à m'intéresser à l'économie au lycée. Mais j'ai eu la chance d'assister à un cours à l'université Paris I, qui portait sur l'histoire de la pensée économique et notamment sur Adam Smith. Ce dernier est considéré aujourd'hui comme celui qui a fondé l'économie, alors qu'il était avant tout un philosophe. Je me suis aperçue que l'économie était une discipline où les actions humaines jouent un rôle prépondérant via les échanges mais également les interactions sociales, morales, etc. J'ai donc décidé de faire une thèse en histoire de la pensée économique et plus particulièrement sur Adam Smith. Ce qui m'intéressait au départ, ce n'était pas le bonheur en particulier, mais un ouvrage où

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Human after all

Electro | Le duo de musique électronique stéphanois Losless fait feu de tout bois. Avec son nouveau live "about:blank" aux sonorités plus "humaines", le groupe sera omniprésent sur les scènes ligériennes dans les semaines à venir.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

Human after all

« Notre démarche s'inscrit dans la création d'une musique électronique dans laquelle se glissent volontairement des erreurs, des dissonances, des glitchs... afin de la rendre plus humaine et organique » expliquent de concert les Stéphanois Benjamin Charrière et Étienne Laurent, duo formant Losless depuis 2012. Cependant, même en glissant ces « erreurs », le mélange entre expérimentale et techno minimale de Losless fonctionne bien. En passant progressivement d'un travail de composition basé uniquement sur l'outil informatique à un assemblage studio entre ordinateur et instruments "hardware" (synthétiseurs analogiques, saxophone...), le groupe donne davantage de corps aux titres qu'il propose. « Nous nous sommes rendu compte d'un problème récurrent en musique électronique, détaille Benjamin. On peut vite retomber dans une musique trop parfaite, lisse et linéaire. Avec un ordinateur, il n'y a pas de limite. Nous voulions sortir de ce schéma. Pour cela, nous avons intégré de l'analogique dans nos outils de compositions, afin de conserver également une certaine spontanéité dans notre travail. » Le résultat de ce choix se ressent dans la musique s'i

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De nombreuses notes à son ARK

Electro | ARK, ou Guillaume Berroyer - oui, le fils de Jackie -, est un véritable "doux-dingue" qui sait mieux que quiconque slalomer entre les modes de l'électro et rester maître de ses créations. En dj set ou en live, il propose un véritable show et le démontrera au F2 en décembre.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

De nombreuses notes à son ARK

Vous connaissez toutes et tous Jackie Berroyer et son humour décalé. Prenez le modèle réduit et vous aurez ARK ou Guillaume Berroyer au civil, artiste électronicien de génie. Traversant les années avec discrétion, le Parisien est avant tout un sacré producteur dont les sorties s'accumulent en étant toutes difficiles à classer. Depuis 1996 et le duo qu'il formait avec Julien Auger (Pépé Bradock), ARK continue son petit bonhomme de chemin. Il jalonne ce dernier d'une multiplication de jeux de mots et calembourgs (noms d'albums : AlleluyARK en 2003, Arkpocalypse Now en 2010, duo Copacabannark formé avec Cabanne en 2001...). Une forme d'hommage à son père. Un punk vraiment daft Mais ce qui différencie ARK des autres de sa génération, c'est son côté "underground" qu'il a conservé quelque peu malgré lui. Là où ses homologues Daft Punk, Garnier ou autres Etienne de Crécy perçait dans les années French Touch, lui restait tapis dans l'ombre, fourmillant de sons et de titres anticonformistes mais toujours précis. Véritable punk de l'électro, ARK continue d'avancer et de jouer avec les mots et les sons, comme le démontre ces derniers EP Cinemark, B

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Planète jazz

MUSIQUES | C’est une première à Saint-Étienne : le deuxième Forum JAZZ européen se tiendra chez nous du 22 au 26 novembre avec notamment une cinquantaine de concerts. Outre la venue du pianiste Laurent de Wilde, parrain de l’événement, c’est près de cent soixante artistes qui débarquent à Sainté pour cinq jours de jazz tous azimuts : ça va barder !

Niko Rodamel | Jeudi 2 novembre 2017

Planète jazz

Désormais incontestable "métropole de Jazz" qui n’a pas grand chose à envier à sa voisine lyonnaise, la ville de Saint-Étienne a donc été choisie par JAZZ(s)RA, plateforme des Acteurs du Jazz en Rhône-Alpes-Auvergne, pour célébrer la seconde édition biennale itinérante du Forum Jazz Européen. Pendant une semaine le jazz titillera tous les publics, mélomanes, étudiants, enfants (avec les cinq concerts du programme Jazz for Kids) et bien sûr professionnels qui se rencontreront autour de conférences, masterclass, ateliers et autres speed-meetings. Le panorama musical se veut fourni et ouvert, allant des musiques improvisées au blues en passant par l’électro, entre autres courants flirtant avec le jazz. En marge des rencontres et des concerts sont également annoncés un focus sur les facteurs d’instruments, deux projections de films documentaires, une bourse aux disques ou encore une exposition. C’est un peu toute la ville qui sera en ébullition avec la contribution de nombreux lieux de concerts (Le Fil, le Pax, le Verso, le Mixeur, la Cité du Design, le Théâtre Libre…), l’Université Jean Monnet et le Conservatoire à Rayonnement Régional Massenet, le Rhino Jazz(s) et bien sûr l’assoc

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CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Interview | Avec "Lafayette", son vingtième album studio enregistré en Louisiane, CharlÉlie Couture, artiste touche-à-tout (peinture, photo, littérature et bien entendu musique) a sorti un album fort qui marque le retour "haute-couture musicale" pour le plus Américain des Nancéens. Explications de texte avant son passage en novembre à la Forge pour les Oreilles en Pointe et en janvier au Théâtre des Pénitents à Montbrison.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Quelle a été la motivation vous ayant poussé à aller enregistrer cet album en Louisiane ? Il y a eu plusieurs motivations à ce choix. La première était que, installé aux États-Unis, à New-York, depuis une quinzaine d'années, je porte en moi cette double appartenance à la culture française et américaine. Par ailleurs, avec le nom de CharlÉlie qui est le mien, les gens me demandaient d'où je venais, imaginant qu'avec un tel nom je pouvais être cajun ou autre... Enfin, la "pulse" que j'ai dans la main gauche est davantage du Sud que de la Côte Est des USA. Toutes ces choses ont fait que j'avais envie d'aller voir en Louisiane à quoi cela ressemblait. Cet album est une sorte de concentré de toute votre carrière, avec un côté très personnel ajouté à une belle ouverture ? Je crois qu'il y a ce que l'on est et ce que l'on représente. Je me suis efforcé tout au long de ma carrière d'expérimenter des choses très diverses, aussi bien quand j'ai fait la musique de Tchao Pantin que lorsque je travaillais des musiques

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Étoiles électroniques à la Manu

Festival électro | 2e édition chargée de très jolis noms pour le Positive Education Festival, rendez-vous désormais incontournable de la fine fleur de la scène électro de novembre au coeur de l'Hexagone. Vétérans, jeunes pousses, artistes confirmés... plus de 80 artistes ont rendez-vous dans les bâtiments de l'ancienne Manufacture d'armes de Saint-Étienne. (Très) petite sélection parmi ce choix pléthorique.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Étoiles électroniques à la Manu

Tel le phénix Éternel phénix de la "Cold Wave française", le duo TRISOMIE 21, après avoir annoncé son dernier concert en novembre 2009, est encore revenu aux affaires. Sortant le magnifique et bien-nommé album Elegance Never Dies, Hervé et Philippe Lomprez ont démontré qu'ils avaient encore des sentiments et des atmosphères uniques à exprimer sur "galette". À l'instar des mythiques The Last Song ou La Fête Triste, les deux frères nous servent sur ce nouvel opus des fragments sonores d'une rare puissance. Il suffit de tendre l'oreille sur les titres Alice ou Rebirth pour se rendre compte que T21 est loin d'être amorphe. NB Le 09/11, dans le bât. 242 Les potions sonores de Tolouse Low Trax Detlef Weinrich est un musicien habile et occupé. Résident du Salon des Amateurs à Düsseldorf aux côté de son compère Vladimir Ivkovic, membre du quatuor Kreidler, Detlef Weinrich est aussi accaparé par son projet solo : Tolouse Low Trax. House rêche mélangeant rythmes club abstraits et nappes f

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Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Rencontre | Avec Un Loup pour l'homme, nominé pour les prix Goncourt et Fémina, Brigitte Giraud livre le roman qui l'habitait depuis toujours et l'histoire dont elle est issue. Celle d'Antoine, un appelé d'Algérie qui découvre en soignant les autres les horreurs de cette guerre dont tout le monde tait le nom. Et de sa femme venue donner la vie sur ce théâtre de mort.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Un Loup pour l'homme romance l'expérience de votre père durant la guerre d'Algérie et de votre mère qui l'a rejoint pour vous mettre au monde. Comment ce qui était au départ un sujet familial est devenu un sujet littéraire ? Brigitte Giraud : De plus en plus, je pense être devenue écrivain pour écrire ce livre. Sur ma carte d'identité, il est écrit « née à Sidi-Bel-Abbès, Algérie » et ce mot, Sidi-Bel-Abbès, est devenu quelque chose de très intime. J'avais ça dans un coin pas tellement reculé de ma tête mais cela m'effrayait d'ouvrir la boîte noire contenant ce qui s'était passé pour mon père pendant la guerre d'Algérie. Il fallait que je prenne le temps de parler avec lui. Ce n'était pas impossible ou tabou mais parfois il faut des années pour s'embarquer sur une voie aussi forte. Il fallait aussi que je me sente un peu plus armée en tant qu'écrivain pour construire un objet littéraire à partir de cela. Et d'un autre côté, ce qui m'a fait ouvrir cette boîte, c'est que je voulais le faire pendant qu'il était temps. Vous n'en aviez jamais parlé avec votre père ? Mon père disait simplement qu'il n'avait ja

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1001 et une raisons d'ouvrir les oreilles

Festival électro | Le 1001 Bass Music Festival présente ce mois-ci une sixième édition haute en couleurs avec de (très) jolis noms entre références internationales et talents locaux de la scène électro. Techno, drum'n'bass, house, trance, psy goa, hardcore... Il y en a pour tous les goûts. Petite sélection de nos préférés qui viendront vous affûter les tympans.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

1001 et une raisons d'ouvrir les oreilles

Molécule, électro de pleine mer Naviguant dans les eaux d'une techno entremêlée d'ambient, Molécule est un explorateur sonore hors pair. Avec son 60°43' Nord Live, l'artiste électronicien a posé les bases d'une nouvelle grille de lecture musicale. Embarquant avec plusieurs kilos de matériels en 2015, dans le port breton de Saint-Malo, sur le chalutier Joseph Roty II, l'artiste parisien est revenu avec plus de treize heures d'enregistrements sonores. S'inspirant de sources sonores naturelles, le résultat est saisissant autant sur scène que sur l'album éponyme, accompagné de photos et de recueils. Le 21/10 au Fil Dj Aphrodite, pour la beauté du son L'Anglais Dj Aphrodite (de son véritable nom Gavin King) est un des piliers de la maison hébergeant drum'n'bass et jungle. Infatigable pourvoyeur de hits durant les années 90 et 2000 et roi du break funky et du sample soyeux, il risque fort de réveiller quelques ardeurs chez les adeptes de la syncope posée sur basse massive. Il est programmé aux côtés de Møme et Rebeka Warrior (moitié de Sexy Sushi) pour une soirée qui s'annonce puissante et rythmée. Conseil d'a

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Un line-up digne des plus grands

Electro / Positive Education Festival | Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand (...)

Nicolas Bros | Lundi 18 septembre 2017

Un line-up digne des plus grands

Du 9 au 12 Novembre 2017, se tiendra dans les bâtiments H de la Cité du design de Saint-Étienne, la deuxième édition du Positive Education festival. Grand messe électro stéphanoise, à l'instar du 1001 Bass Music Festival, cet événement vient de dévoiler son line-up complet et autant le dire d'emblée : la liste des "performers" présents est très intéressante. Parmi la ribambelle d'artistes de la scène électro actuelle (81 sont attendus), se trouvent quelques belles pépites. Citons dans le désordre l'emblématique Manu le Malin, PEEV, Front 242 (Dj set), le duo Fixmer/McCarthy, Pépé Del Noche, Ancient Methods, Vatican Shadow, Zaltan, Mick Willis, Maoupa Mazzocchetti... « Tout se déroule dans la Cité du design, de 21h à 5h du matin, explique Charles Di Falco, de Positive Education. Nous avons 4 scènes différentes dont un espace ambient. Nous avons voulu faire ce festival pour les Stéphanois, en suivant les influences majeures de la ville. Nous avons voulu mélanger les influences musicales stéphanoises avec la rave des années 80, 90 et d'aujourd'hui. Le tout dans un lieu historique de Saint-Étienne, plein de symboles. Saint-Étienne ressemble à notre musique avec

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5 concerts à ne pas manquer

Panorama Musiques actuelles 17/18 | Electro-pop turbulente Comme à l'accoutumée, il y aura du beau monde sur la scène du festival Bois Noirs, niché dans la commune de (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 septembre 2017

5 concerts à ne pas manquer

Electro-pop turbulente Comme à l'accoutumée, il y aura du beau monde sur la scène du festival Bois Noirs, niché dans la commune de Saint-Jean-La-Vêtre à quelques encablures de Noirétable. Aux côtés de Rebeka Warrior (moitié de Sexy Sushi) se trouve Las Aves, un des duos pop au son parmi les plus intéressants du moment. Formé à Toulouse, le quatuor a imposé en 2016 un très bon album au nom improbable : Die in Shangaï. Proposant une flopée d'envolées électro-hip-hop ravageuses, ce premier opus concentre toute l'essence de ce groupe à la croisée entre M.I.A. et Crystal Castles. À découvrir absolument sur scène. Las Aves, vendredi 8 septembre à Saint-Jean-la-Vêtre (dans le cadre du festival Bois Noirs) À l'extrêmité des peurs contemporaines C'est un OVNI musical dans le paysage musical français. Formé en 2008 par l'écrivain Arnaud Cathrine et le chanteur Florent Marchet, Frère Animal avait envoyé un premier pavé dans la mare à l'époque. Narrant la souffrance de Thibault, un emp

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Arnaud Meunier : « Rendre vivant le théâtre populaire »

SCENES | Directeur de La Comédie de Saint-Étienne depuis 2011, Arnaud Meunier a fait de l’ouverture à la diversité et de la programmation d’auteurs vivants sa marque de fabrique. Il nous explique comment La Nouvelle Comédie lui donne les moyens de plus grandes ambitions.

Houda El Boudrari | Mardi 12 septembre 2017

Arnaud Meunier : « Rendre vivant le théâtre populaire »

Que symbolise cette nouvelle Comédie pour la ville, sa politique culturelle et son rayonnement national, voire international ? Cette nouvelle Comédie s’inscrit pleinement dans le renouveau de l’image de Saint-Etienne à travers trois grands marqueurs que sont le design, le sport et la culture, avec sur ce dernier volet une importance singulière pour le théâtre. Car il ne faut pas oublier que la ville a été pionnière dans la politique de décentralisation menée après-guerre avec la création par Jean Dasté de La Comédie de Saint-Etienne en 1947, juste après le CDN de Colmart. La visibilité du théâtre stéphanois se mesure au nombre de représentations des spectacles produits par La Comédie de Saint-Étienne et au prestige des lieux qui les accueillent. Truckstop 1, a été programmé l’année dernière au In du festival d’Avignon pour la première fois depuis 45 ans. Grâce aux moyens techniques de notre nouveau bâtiment, nous pourrons désormais produire des spectacles de plus grande envergure, qui représenteront dignement le théâtre stéphanois. Ma

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Rive-de-Gier veut redorer son blason

Rive Music Festival | La Ville de Rive-de-Gier souhaite changer son image. Pour cela, plusieurs actions ont été lancées la semaine dernière. Outre le programme Rive-de-Gier 2028 (...)

Nicolas Bros | Mardi 11 juillet 2017

Rive-de-Gier veut redorer son blason

La Ville de Rive-de-Gier souhaite changer son image. Pour cela, plusieurs actions ont été lancées la semaine dernière. Outre le programme Rive-de-Gier 2028 qui prévoit un programme complet de renouvellement urbain afin d'insuffler à son centre-ville une nouvelle dynamique. Le corolaire de cette annonce est la mise en place d'un nouveau rendez-vous musical populaire et festif sur la place del aLibération ce 13 juillet : le Rive Music Festival. En partenariat avec la station NRJ, la ville accueillera Joachim Garraud (ex-producteur de David Guetta), Sound of Legend et Oddyssey pour un "live" gratuit. « L'idée est de reconquérir le centre-ville en faisant plus qu'un simple animation "classique" tout en permettant un changement d'image pour notre centre-ville, assure Serge Chmielarz de la Direction des animations, de la culture et des sports. Nous avons souhaité remonter une soirée électro-pop populaire et "mainstream" pour attirer le maximum de personnes. Notre objectif se situe entre 5 000 et 8 000 personnes. » Ce nouvel événement rappelle les soirées que la ville organisati il y a quelques années avec la station Radio Scoop et pour lesquelles jusqu'à 20 000 spect

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Tous au stade

La Tawa (Loire) | Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juillet 2017

Tous au stade

Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les plus chauds de l’année. Et pour sa septième édition, le festival n’a que faire de l’âge de raison ! Après le trail à saute mouton organisé le 1er juillet par l’asso PIF (Plans et Idées Foireux), se succéderont pendant deux jours, sur l’herbe et sur scène, une bonne douzaine de groupes entre musique et arts du cirque. À découvrir notamment les Toulousains de l’Anakronic Electro Orkestra et son electro klezmer hip-hop, les Bourguignons de l’Impérial Kikiristan ou encore la bien nommée chorale féminine et féministe, le Vulvet Underground (il fallait oser, bravo les filles !)… Dans la famille "dreadlocks", une des belles découvertes de la Tawa sera sans doute The Sunvizors qui décline un bon vieux reggae roots sous des influences soul et trip hop toujours bien senties. L’originalité et la force du groupe doit beaucoup à la présence de la chanteuse dont la voix profonde présente un timbre très particulier. Comme souvent dans le reggae, les lyrics balaient les thèmes de l’amour, de l’unité ou encore du respect dans la diver

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