L'essence de l'underground

Festival | Pour sa deuxième édition, le NNY Fest. (pour No Name Yet Festival) continue à creuser le sillon de l'underground bien léchée avec la venue de groupes mythiques et le soutien de formations locales. Petite sélection avec beaucoup de "Belgitude" dedans.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

Photo : Le groupe Cocaine Piss © DR


Rares et libres

Telle une légende, les Angevins de Hint se font rares. Seuls quelques apparitions scéniques jalonnent les années qui filent en laissant intact le pouvoir sonore de ce groupe noise-rock assez unique en son genre. En creusant un peu dans notre mémoire vive, on peut se souvenir d'un concert intense, sous la yourte du festival Avataria déployée sur le parvis du Musée de la mine en 2003. Pour l'histoire plus récente, on gardera la prestation à Paroles & Musiques 2009 aux côtés d'Ez3kiel, après une résidence au FIL. Hormis ces dates-là, le groupe n'est pas revenu en terres stéphanoises. C'est dire l'importance de son retour en décembre. À ne pas louper sous peine de le regretter longtemps... Le 7/12 à Ursa Minor.

Live de la Jungle

Jim et Reggie ne font pas dans la dentelle. Les deux habitants de Mons en Belgique forment le groupe La Jungle. Et ce sobriquet leur va à merveille. Leur musique est un condensé sauvage de rock énervé, où les lianes sonores qu'ils vous tendent sont saturées de guitare et teintées d'une frénésie de battements provenant de leur batterie déglinguée. Obsédante et intense, la catharsis musicale provoquée par le duo est à effet immédiat. Repoussant sans cesse les limites audibles, La Jungle joue avec les sensations et les pulsions pour créer un exutoire qui se fait salvateur pour qui se laisse emporter. Le 08/12 à Ursa Minor.

Toujours plus forts

Avec Cocaine Piss, voilà encore un groupe à classer dans la catégorie "Belges énervés". Oui, encore un... mais les Belges ont cette fâcheuse et douce tendance à entrer mieux que quiconque dans le toujours plus fou, plus "rentre-dedans", d'une manière excellente. C'est le cas de ce quatuor qui a notamment travaillé avec le prolifique Steve Albini. Chantres de lives courts, purs et sans concession, Cocaine Piss va retourner Ursa Minor, en deux coups de cuillères à pot et ne laissera personne indemne. Préparez-vous à découvrir du vrai punk belge. Le 09/12 à Ursa Minor.


Hint + Ubikar + Burn_in-Ou_Man

Noise-rock-indus, rock électro, expé
URSA MINOR 11 rue de l’Égalerie (Site Mosser) Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


La Jungle + Binaire + Conger ! Conger ! + Milkilo + Deletär

Math-kraut-transe, hardcore-punk-wave, indie-rock, math-noise, punk-D-beat
URSA MINOR 11 rue de l’Égalerie (Site Mosser) Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Cocaine Piss + OvO + La CHasse + Carne + Zero Gain

Noise-rock, punk-noise, sludge
URSA MINOR 11 rue de l’Égalerie (Site Mosser) Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Sacre du Tympan

Expérience | En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX (...)

Niko Rodamel | Jeudi 24 juin 2021

Le Sacre du Tympan

En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX propose une étonnante expérience sonore à vivre sans tarder. Constellé de 50 enceintes et de capteurs de présence, l’espace Studio reste a priori muet dans l’attente du visiteur (ou de la moindre petite mouche) qui réveille ainsi la machine-logiciel Game Player, laquelle se met aussitôt à jouer avec l’intrus, le hasard et bien sûr sa bibliothèque sonore. Installé dans une ancienne friche industrielle du XIXème siècle jadis occupée par la brasserie Mosser, le GRAN LUX est un espace à géométrie variable géré depuis 2004 par l’association Coxa Plana. SAND HOUSE / Le Son des Choses, du 25 juin au 4 juillet au GRAN LUX, site Mosser, 11 bis rue de l’Égalerie à Saint-Étienne

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Moteur !

Événement | A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Moteur !

A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement cinématographique international consistant à réaliser des films sans budget dans un esprit d’entraide, non-compétitif, de liberté et de bienveillance. » Dans le sillon de son grand frère, la seconde édition stéphanoise du Kino 3000 se tiendra du 5 au 12 septembre dans les locaux d'Ursa Minor, au cœur du site Mosser. Après une fastidieuse préparation menée en amont, Julia Angelou et Mat Santa Cruz pourront compter sur l’équipe bénévole de ce lieu associatif, alernatif et protéiforme qui accueille la manifestation. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens et monteurs, la quarantaine de participants est majoritairement composée de Stéphanois, que rejoignent toutefois quelques Altiligériens, Lyonnais et Parisiens. Chacun apporte son matériel, pour son utilisation personnelle ou pour une mise en commun dans un esprit système D de partage autogéré. Après l’annonce du thème imposé qu’auront préalablement choisi la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et Sylvain Pichon (cinémas Le Méliès), les équipes se constitueront spontanément pour planch

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On the rocks

Festival rock | Le plus rock des festivals stéphanois, le N.N.Y. fest., propose une quatrième édition certe plus condensée mais toujours parsemée de concerts mêlant groupes locaux et formations venues d'ailleurs. Petit tour d'horizon.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

On the rocks

« Nous sommes passés de six jours de festival à quatre, explique d'emblée FX, l'un des organisateurs du N.N.Y. Fest. Mais c'est tout simplement pour condenser les énergies afin de proposer toujours plus de qualité dans notre programmation. » Et de la qualité, il y en aura du côté de Bellevue en ce début de mois de décembre. Si vous aimez le rock dans toute sa variété, depuis le drone au hardcore en passant par le punk, le N.N.Y. est taillé pour vos esgourdes. Toujours dans un esprit DIY (Do It Yourself), l'accueil convivial en prime, les organisateurs proposent un panel de formations qui raviront aficionados comme néophytes. On notera tout d'abord la présence des Belges de It It Anita. Groupe de noise liégeois, la musique du quatuor fleure bon les années 90. De nombreuses belles crémeries du style Dour, Pukkelpop ou Bourges ne s'y sont pas trompées en les programmant. Les voilà à Saint-Étienne pour un concert qui devrait faire vibrer votre 8 décembre aux côtés du math-rock de Young Harts et des locaux de Facel Vega. Autre gros nom du festival, les Suisses de Coilguns. Sans concession, la musique des Helvètes s'avère rude et ultime. Du punk noise dans toute sa s

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Pas de nom mais du bon son

Festival rock | Le N.N.Y. Fest. n'a toujours pas de nom (N.N.Y. signifie No Name Yet) mais propose une affiche indé de haut vol avec notamment Zëro, Mars Red Sky ou encore Phoenician Drive.

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Pas de nom mais du bon son

Avec la même volonté de fer, le N.N.Y. Fest. remet le couvert en ce début de mois de décembre. Avec toujours un large panel de ce que propose la scène rock indé (du stoner au black metal en passant par le noise ou le folk-expérimental), ce festival entièrement auto-financé tient par l'engagement d'une équipe de passionnés mais également par l'investissement des artistes présentés. « Les artistes comprennent que l'on fait de notre mieux et ils jouent le jeu » explique FX Lemaître, un des initiateurs de l'événement. Mais qui dit concessions sur les conditions d'organisation, ne signifie pas programmation ou concerts au rabais en matière de qualité. L'esprit Do It Yourself revendiqué par ce festival est, au contraire, un gage de tenue et garantit la venue de groupes qui ont l'intention de tout donner dans les salles atypiques que sont le Gran Lux, la Gueule Noire et Ursa Minor. Et cette année, la liste est belle mêlant du local à l'international. Cultes Zëro Parmi les noms qui font la programmation du N.N.Y. Fest #3, le premier qui saute aux yeux, c'est Zëro. Groupe lyonnais aussi culte que rare, le désormais trio a sorti un très efficace nouvel albu

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Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Rencontre | Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 septembre 2018

Jean-Pierre Mocky à Saint-Étienne

Le réalisateur - mais aussi metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur - Jean-Pierre Mocky sera à Saint-Étienne ce week-end. Celui à qui nous devons des œuvres telles que Solo (1969), À mort l'arbitre (1984), Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) ou encore Bonsoir (1992), viendra au Gran Lux (site Mosser - quartier Bellevue) samedi 22 et dimanche 23 afin de présenter deux de ses films, L'Albatros (samedi 22 septembre à 22h00) et Votez pour moi (dimanche 23 septembre à 20h30), mais également La Loi de l'Albatros de Charles Schnaebele & Virgile Tyrode (samedi 22 septembre à 20h30) et L'ïle Nue de Kaneto Shindo( dimanche 23 septembre à 17h00). Il est également prévu une "conversation avec Jean-Pierre Mocky" samedi 22 septembre à 17h00. Un week-end avec Jean-Pierre Mocky, samedi 22 et dimanche 23 septembre au Gran Lux (site Mosser - Bellevue) Programmation complète disponible sur cette page

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Une soirée de soutien pour le NNY Fest.

MUSIQUES | En novembre 2017, le NNY Fest. avait mijoté une belle seconde édition avec de l'underground de premier choix. On en avait parlé ici. Mais aujourd'hui, ce (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 juin 2018

Une soirée de soutien pour le NNY Fest.

En novembre 2017, le NNY Fest. avait mijoté une belle seconde édition avec de l'underground de premier choix. On en avait parlé ici. Mais aujourd'hui, ce festival "artisanal" a besoin d'aide. C'est pourquoi une soirée a été programmée à Ursa Minor ce samedi 9 juin. Au programme, les Stéphanois de Zero Gain, les Lyonnais de Boucan et Païcan mais également Ingrina et l'incontournable Dj Harry Cover. Une soirée à l'image du festival, entre générosité et musique un poil "noisy". Zero Gain + Païcan + Ingrina + Boucan + Dj Harry Cover, samedi 9 juin dès 20h à Ursa Minor

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La Do, son Olympia c’est la rue

Portrait | Elle donne de la voix en toutes saisons dans les rues de Saint-Étienne. Rencontre avec un personnage aussi atypique qu’attachant.

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

La Do, son Olympia c’est la rue

Qui n’a pas déjà croisé cette chanteuse dont le sourire malicieux habite les rues du centre-ville stéphanois, entre les arcades de l’Hôtel de Ville et la place du Peuple ? Qui ne s’est pas déjà demandé qui est cette femme que même une mauvaise météo ne semble pouvoir décourager de pousser la chansonnette ? Née Dominique, Domi a finalement opté pour La Do. Un pseudo en deux syllabes efficaces et suffisantes, deux notes de musique à qui l'on a retiré le Si, car avec des "Si on mettrait Paris en bouteille". Paris... Paname... Une ville où la chanteuse a traîné ses guêtres, en d’autres temps. Mais les rues de la capitale ne font pas de cadeau aux artistes du macadam. Macad'âme... Alors voilà huit ans, La Do a posé ses valises et ses partitions à Saint-Étienne. Il faut dire que la chanteuse a déjà eu plusieurs vies, autant de fleuves intranquilles qui ont coulé sous les ponts d’une existence riche de rencontres et surtout de musiques. La Do chante comme elle respire, amoureuse éperdue de la poésie des mots et des mélodies qui les portent. Poètesse jusqu’au bout des ongles, elle écrit en vers ou en prose mais elle préfère le plus souvent faire siens les textes des autres, ceux des gra

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Zoom sur... Letherette

MUSIQUES | Ces deux artistes électro originaires d'Angleterre et plus précisément de Wolverhampton, sont les nouvelles coqueluches du légendaire label anglais Ninja (...)

Nicolas Bros | Jeudi 21 novembre 2013

Zoom sur... Letherette

Ces deux artistes électro originaires d'Angleterre et plus précisément de Wolverhampton, sont les nouvelles coqueluches du légendaire label anglais Ninja Tune. Et pour cause, ils ont sorti début 2013, un album éponyme très prometteur avec une house enlevée et scintillante de mille feux. Situé à la croisée des chemins empruntés par Lapalux, Floating Points, SebastiAn ou autres Disclosure, le son de Letherette est une somme de multiples sensations sonores avec une construction très propre. Là où l'on pourrait craindre de se perdre au milieu d'un bain sonore de samples, il n'en est finalement rien car la cohérence du projet demeure. L'auditeur est plongé tantôt dans une électropop lascive, tantôt dans des rythmes house joyeusement filtrés et discoïdes ou dans un bain sonore généreusement. La musique de Letherette estun bonbon qui se déguste sans fin sur la piste de danse. Et vous savez quoi ? Ils passent à Saint-Etienne en décembre. Positive Education présente : Letherette + Mush + Izwalito + Mam's + Shore Keeper, samedi 7 décembre de 21h à 3h30, Ursa Minor

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Fiat Lux

ECRANS | Le Gran Lux s’offre une intense «session de visionnage» en septembre et s’invite au Méliès pour fêter les 30 ans du cinéma avec quatre films «mystère» qui célèbrent la résistance des fous de pelloche face à l’invasion numérique. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 30 août 2013

Fiat Lux

Quand le CD est apparu, quelques voix s’élevèrent pour affirmer que la musique ne pouvait s’écouter que sur des galettes vinyles. On les traita d’abord de dingues, mais au fur et à mesure où la digitalisation compressait et dégradait le son, ces résistants de la platine se firent plus nombreux. Le cinéma connaîtra-t-il un mouvement du même ordre ? Alors que les salles se sont équipées massivement en projecteurs numériques, envoyant à la casse leurs anciens projos 35 mm, certains tirent déjà la sonnette d’alarme, qui concernant la conservation des DCP et leur durée de vie, qui pour montrer la froideur d’une image certes «parfaite» mais ne retrouvant pas la vibration particulière des belles copies argentiques. Le Gran Lux fait partie de ses militants de la pellicule, et leur session de visionnage relève autant de la célébration du support que d’une politique de programmation basée sur ce qui y est inscrit. Ainsi, cette orgie cinématographique au long cours passe sans transition de la série Z (Anthropophagous de Joe D’Amato, ou «l’homme qui se mange lui-même» selon les affiches de l’époque) au classique absolu (Les Chasses du comte Zaroff, Nai

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