La pop planante d'ANGL

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Photo : ANGL © DR


Les groupes se font et se défont, c'est ainsi, mais la musique survit et c'est bien là le principal. Ainsi se retrouvent Paloma Andrade (ex-Ladybug and the Wolf) et Alexis Liu (ex-Doorsfall) autour d'ANGL, un tout nouveau projet pop électro pour le duo installé désormais dans la Drôme. Le premier EP du binôme vient d'être mis en boîte dans leur studio personnel et déjà un premier clip, celui du single Bleu, pose le décor. Une belle caisse, à bord de laquelle un couple, les cheveux au vent (forcément), poursuit un lent roadtrip dans le soleil déclinant. Un chewing-gum, un hamburger, un beau roulage de patin sur la banquette arrière et tout bascule. Passage d'un monde à un autre, de la vie à la mort, toute une vie en accéléré. De belles images (tournée sur les flans arides du Mont Ventoux) pour une musique agréablement planante, un univers classieux et sensuel (on pense notamment à Lana Del Rey), bien loin des précédents groupes de Paloma et Alexis. ANGL, une nouvelle aventure, un nouveau groupe à suivre de près.

ANGL, le 27 janvier au FIL et le 02 février au Château du Rozier


Oxia + Zimmer + Danger + inuït + Petit Fantôme + Piano Club + Cannibale + Losless + ANGL + Izwalito

10 groupes pour les 10 ans du FIL
Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


ANGL + La Cogneuse


Château du Rozier 1, rue d'Assier Feurs
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Chansons en duo & beaux textes | La Maison Tellier, c'est un groupe de cinq. Mais aussi, un duo à son origine, formé par Helmut & Raoul Tellier. Avec leur spectacle "1.8.8.1, Une Duographie de la Maison Tellier", Yannick et Sébastien - de leurs vrais prénoms - revisitent certains titres phares de la formation et intègrent des lectures de textes d'auteurs de la fin du XIXe. Un spectacle unique, littéraire et musical à la fois. Helmut nous en dit davantage avant leur passage à Feurs ce samedi.

Nicolas Bros | Jeudi 15 juillet 2021

Helmut Tellier : « Revenir à l’origine du groupe : un duo de folk avec Raoul »

Cette « duographie », mélange de duo et de biographie, est-ce un projet que vous aviez depuis longtemps en tête ? Helmut Tellier : Nous avons commencé à écrire ce projet au début du confinement. Nous avons essayé de nous glisser dans des périodes de résidence d’écriture avec notre metteuse en scène, Julie-Anne Roth, quand nous avions le droit de le faire. Ensuite, nous devions débuter la tournée avec ce spectacle en mars dernier et cela a été légèrement retardé. En gros, ce projet a mis un an à prendre forme. Mais cela me traînait dans la tête depuis quelque temps. Partant d’un constat simple : la formule à cinq possède une chronologie très régulière, presque routinière, puisque l’on sort un album, on fait une tournée qui va durer un an, un an et demi puis on se retrouve avec une phase en forme de creux. Et je n’aime pas cette période d’inactivité forcée. En regardant la discographie que l’on a, certaines chansons qu’on ne joue plus car on n’a plus le temps lors des concerts des tournées, tout ceci m'a amené à cette idée de revenir à l’origine du groupe, c’est-à-dire un duo de folk avec Raoul. Il y a une grande sélection d’auteurs et

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Indie pop | Mickaël Mottet a sorti son premier album en solo en 2020. Intitulé The Glover's Mistake, cette épreuve de celui que l'on connaît également sous le nom d'Angil est un disque poétique et qui se découvre progressivement, au fil des écoutes. Il nous en parle en vidéo.

Nicolas Bros | Mardi 30 mars 2021

Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Pour découvrir la musique de Mickaël Mottet, rendez-vous sur cette page.

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Pop en apesanteur

Bon son | La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Pop en apesanteur

La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

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Gainsbarre

Jazz | Près de 30 ans après la disparition de l’artiste, le répertoire de Serge Gainsbourg n’en finit pas d’inspirer les générations de musiciens qui lui succèdent. (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Gainsbarre

Près de 30 ans après la disparition de l’artiste, le répertoire de Serge Gainsbourg n’en finit pas d’inspirer les générations de musiciens qui lui succèdent. Avec Comme un boomerang, le duo Sheebam revisite quelques-uns des hits de l’homme à la gitane sous la forme d’un habile storytelling musical, un jeu de « je t’aime moi non plus » qui se trame dans l’intimité d’un appartement des années 60. La chanteuse Vanessa Dumont et le sax baryton Damien Gomez incarnent de façon très juste les textes de Gainsbarre, mettant finalement d’accord leurs personnages : « la vie ne vaut d’être vécue sans amour ». Sheebam - Comme un boomerang, samedi 19 décembre à 19h30, le Château du Rozier à Feurs

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Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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Monde absurde, drôle de monde

Décapant | L’humoriste Thomas VDB, griffé service public, présente actuellement un nouveau spectacle, dans lequel il chronique son angoisse du monde qui l’entoure.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Monde absurde, drôle de monde

31 août, sur les ondes de France Inter. De « retour au travail », Thomas VDB profite de sa première chronique acide de la rentrée pour rire de sa situation un poil cocasse : « En cette rentrée, moi je lance mon nouveau spectacle. Parce que c’est une idée que j’ai eu l’an dernier, je me suis dit " septembre 2020, ça va être top pour lancer un nouveau spectacle, c’est la meilleure période" … Et je me dis aujourd’hui que, si j’étais quelqu’un d’autre et que je me regardais, j’aurais de la peine pour moi ! » Un mois plus tard, son sens aigu de l’autodérision semble être récompensé : après avoir joué deux fois à Poitiers, l’humoriste avoue être soulagé : « L’an dernier, on vivait encore à long terme, et c’est vrai que depuis, tout a changé. Mais retrouver la scène a finalement été un immense bonheur. J’étais un peu anxieux à l’idée de jouer devant un public masqué, parce qu’on ne voit pas les rires, et qu’on les entend moins. Mais je me

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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Kuti family

Sono mondiale | Rejeton échevelé de l’afrobeat, l’afro funk n’en finit pas d’animer un petit groupe d’irréductibles gaulois qui mijote sa potion magique depuis déjà quelques (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Kuti family

Rejeton échevelé de l’afrobeat, l’afro funk n’en finit pas d’animer un petit groupe d’irréductibles gaulois qui mijote sa potion magique depuis déjà quelques années au cœur des traboules lyonnaises. Dans les pas du multi-instrumentiste nigérian et gourou incontestable Fela Kuti, Supergombo fait de chacun de ses concerts une exploration musicale rétro futuriste de paysages luxuriants, où l’analogique et l’électronique se marient pour le meilleur au service de mélodies imparables et d’un groove diablement irradiant. Le line-up réunit un réjouissant fanfarium de musiciens : Aurélien Joly (trompette), Jérome Bartolomé (saxophone), Francis Larue (guitare), Romain Nassini (claviers), Etienne Kermarc (basse), Wendlavim Zabsonré (batterie) et David Doris (percussions). Nourri de mbalax sénégalais, de soukous congolais, de funk US et de jazz mondial, la discographie du combo témoigne des contrées explorées, apprivoisées et au final conquises par le frénétique septet. Ouvrant sa saison sous les meilleurs auspices, le Château du Rozier invite Supergombo pour un concert inaugural gratuit. Supergombo, vendredi 18 septembre à 20h30, le Château du Rozier à Feurs

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Rozier en Feurs

Musique | À Feurs, si les chevaux courent encore à huis clos, on peut se rattraper au Rozier. Jusqu'au 7 août, la salle de spectacles forézienne accueille (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Rozier en Feurs

À Feurs, si les chevaux courent encore à huis clos, on peut se rattraper au Rozier. Jusqu'au 7 août, la salle de spectacles forézienne accueille pas mal de musique avec notamment une kyrielle de dj sets, un karaoké, un bal de fin de saison... Et ce sont pour la grande majorité des spectacles gratuits. De quoi s'en mettre sous la dent. On notera notamment le concert de Logar (10/07) et sa folk douce, le flamenco enflammé de Julianna Ymira (24/07) et les divagations électro de Franck Berthoux et son projet ElectroKit (25/07). Château du Rozier à Feurs Plus d'infos sur www.chateaudurozier.fr

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Thomas VDB à Feurs en octobre

Humour | Journaliste, chroniqueur radio sur France Inter, comédien... Thomas VDB est énergique. Après le succès de son seul-en-scène Bon Chienchien, mis (...)

Nicolas Bros | Mardi 16 juin 2020

Thomas VDB à Feurs en octobre

Journaliste, chroniqueur radio sur France Inter, comédien... Thomas VDB est énergique. Après le succès de son seul-en-scène Bon Chienchien, mis en scène par Kader Aoun, il revient avec un nouveau projet qu'il présentera en avant-première du côté du Forez et plus particulièrement au Château du Rozier de Feurs le 9 et le 10 octobre 2020. Le tout avec sa fougue habituelle. Thomas VDB, nouveau spectacle en avant-première, vendredi 9 et samedi 10 octobre au Château du Rozier à Feurs Plus d'infos sur cette page

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

Quand Sainté monte à Paris | C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le projet L'éPOPée Verte.

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Le jour du trèfle

Sono mondiale | À l'image d'un 14 juillet sans drapeaux ni Marseillaise, il est impossible de célébrer la Saint-Patrick sans quelques pintes ni musique irlandaise... (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Le jour du trèfle

À l'image d'un 14 juillet sans drapeaux ni Marseillaise, il est impossible de célébrer la Saint-Patrick sans quelques pintes ni musique irlandaise... Rendez-vous est donc pris dans la pleine du Forez avec un groupe qui nous vient de... Saint-Étienne ! Les musiciens de Kitchen Irish n'ont pour autant absolument rien à envier à leurs homologues gaéliques. Au sein ce cette formation à géométrie variable, résonnent les standards du genre au son du bou­zouki, de la guitare, du violon, du whistle et du bodhran. Avec un évident sens du partage, les balades, jigs, reels, polkas et autres hornpipes ne sont ici que prétexte pour fêter entre amis la musique, la bibine et le retour du printemps ! Immuable Saint Patron d'Irlande, jadis missionnaire et évangélisateur, ce cher Saint-Patrick contribue aujourd'hui essentiellement à convertir l'occident, au moins une fois l'an, à la musique celte à la Stout, cette bière à la robe ébène, à la mousse abondante et aux saveurs chaleureuses de caramel ou de café. Le concert est annoncé assis, nous avons tout de même un peu de mal à y croire... Kitchen Irish, mardi 17 mars à 20h30, Château du Rozier à Feurs

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

Oh... La Belle Vie !

Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

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Les 1ers noms de Musilac 2020

Festival régional | Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 décembre 2019

Les 1ers noms de Musilac 2020

Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac d'Aix-les-Bains qui se déroulera du 11 au 14 juillet 2020.

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"Made In Bangladesh" : In Fabric

ECRANS | De Rubaiyat Hossain (Ben.-Fr.-Dan.-Port.) avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Parvin Paru…

Vincent Raymond | Mercredi 4 décembre 2019

Ouvrière dans une usine textile de Dacca, au Bangladesh, Shimu travaille comme une forcenée dans des conditions déplorables pour un patron esclavagiste. Lorsqu’elle se résout à monter une section syndicale avec quelques collègues, ses chefs et son mari lui rendent la vie impossible… Hasard ou coïncidence ? La veille d’une grève générale en France motivée par des revendications sociales — le rejet du projet de réforme des retraites — sort sur nos écrans un film rappelant à quel point les droits se conquièrent toujours de haute lutte. Certes, le contexte bangladais n’est (heureusement) pas comparable à celui en vigueur dans l’Hexagone, mais la propension à niveler par le bas les filets de protection sociaux des classes laborieuses semble une aspiration commune à tous les gouvernement d’inspiration libérale, d’où qu’ils soient. Déjà autrice d’un film se déroulant à Dacca — l’excellent Les Lauriers-roses rouges (2017), son deuxième long métrage —, Rubaiyat Hossain complète sa gale

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Suzane, cette combattante

Pop/Electro | Située quelque part entre Christine and The Queens et Stromae, Suzane a connu une fulgurante ascension. Avec des clips qui ont ravagé la Toile, l'Avignonnaise construit son univers petit à petit et sort un très attendu 1er album, Toï Toï, en janvier. Un mois avant, elle passe à Saint-Étienne. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Suzane, cette combattante

Tu fais le choix de chanter en français... C’était plutôt évident pour moi. Mes premières influences restent la musique française comme celle de Brel, Piaf ou Barbara. J’ai toujours été davantage touchée par les textes en français, même dans le rap avec Diam’s, Orelsan, Mc Solaar… C’est également une façon d’être connectée avec ce que je raconte, de parler dans ma langue maternelle. C’est là où je me sens le plus à l’aise et c’est beaucoup plus stimulant également. Il est certain que j’écrirai toute ma vie en français ! Je prends ma plume pour constater plutôt que pour dénoncer Tu abordes des thématiques fortes, très ancrées dans l’actualité. Était-ce un choix de dénoncer les déviances de la société ? Je pense que certaines choses, en tant que citoyenne, me heurtent au quotidien comme le harcèlement que je traite dans SLT ou le réchauffement climatique que j’aborde dans Il est où le SAV ? Ce sont des choses contre

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Le concert de Roni Alter reporté

MUSIQUES | Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020. L'organisation a fait un point (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Le concert de Roni Alter reporté

Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020. L'organisation a fait un point concernant la billetterie : « Pour les personnes souhaitant se faire rembourser leurs places elles peuvent le faire dès à présent dans les points de vente dans lesquels ils ont été achetés. Pour les personnes souhaitant participer au concert du 16 Mai, elles doivent se faire échanger leur billet. En effet, les billets du 21 novembre ne seront pas valables pour le concert du 16 Mai. Nous vous remercions de votre compréhension et souhaitons vous retrouver le 16 Mai ! » Roni Alter, samedi 16 mai 2020 au Fil à Saint-Étienne

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"L'Angle Mort" : Au revoir mon amour

ECRANS | De Patrick-Mario Bernard & Pierre Trividic (Fr., 1h44) avec Jean-Christophe Folly, Isabelle Carré, Golshifteh Farahani…

Vincent Raymond | Mercredi 16 octobre 2019

Dominick possède depuis l’enfance l’étrange pouvoir de se rendre invisible. Une faculté dont il fait un usage modéré — chaque “passage“ lui coûtant cher en énergie vitale — car elle suscite aussi, surtout, moult quiproquos gênants avec ses proches. Est-ce un don ou une malédiction ? Les histoires de couples perturbés par des interférences créées par des mondes parallèles — ésotériques ou psychiques — forment “l’ordinaire fantasmatique“ du cinéma de Bernard & Trividic, collectionneurs de discordances en tous genres. Dancing (2003) et L’Autre (2009) traquaient déjà en effet des irruptions singulières dans ce que l’on nomme la normalité, en adoptant des constructions cinématographiques volontiers elliptiques, mentales ou peu linéaires. Est-ce ici l’influence d’Emmanuel Carrère, qui leur a soufflé l’argument de L’Angle Mort ? Sans déroger à leur propension au fantastique, ce film manifeste un changement de forme radical, adoptant une narration plus posée et une structure de conte contemporain à morale philosophique — comme si Rohmer s’étai

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Combats, amours et songes…

Panorama ciné octobre 2019 | Traditionnellement chargé en volume et en titres de qualité, octobre est un rude champ de bataille. Comme la vie, souvent à l’inspiration des films à l’affiche ce mois…

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Combats, amours et songes…

Voici l’habituel contrecoup de la rentrée et des festivals réunis ; ce moment béni où l’on ne se demande pas si l’on va aller au cinéma, mais ce que l’on va aller voir en premier. Pour commencer en douceur, faisons un rêve avec des films se nourrissant d’ésotérisme, d’onirisme ou d’utopie réalisée. Prenons l’optimiste Tout est possible (The biggest little farm) de John Chester (9 octobre), stimulant documentaire racontant comment un jeune couple américain a réussi en quelques années opiniâtres sur une terre morte à rebâtir une ferme biologique vertueuse, en raisonnant sa production et en apprenant de ses (nombreuses) erreurs. Seul bémol : le film “omet“ de préciser le coup pharaonique de l’investissement, pas à la portée du premier apprenti paysan venu, hélas. Question changement de vie, Un monde plus grand de Fabienne Berthaud (30 octobre) se pose là. Ce biopic de la preneuse de son Corine Sombrun raconte la découverte de son don de chamane au fin fond de la Mongolie ainsi que sa longue initiation permettant aujourd’hui à des scientifiques d’étudier le phénomène de transe chamanique. Que l'on croie o

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Carnet de voyage

Sono mondiale | Le trompettiste Etienne Sevet poursuit ses pérégrinations afro-caribéennes avec une toute nouvelle galette, Satingarona pt. 2, second volet discographique (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Carnet de voyage

Le trompettiste Etienne Sevet poursuit ses pérégrinations afro-caribéennes avec une toute nouvelle galette, Satingarona pt. 2, second volet discographique du projet The Bongo Hop. Le nom du quintet est un clin d’oeil à la BD de Jano dans laquelle Keubla est un jeune marin qui arpente inlassablement les mers et les ports de la planète. Pour autant, la bande à Etienne se concentre quant à elle plus précisément sur les pays qui, de part et d'autre de l'Océan Atlantique, se laissent doucement traverser par l’Equateur. Tour à tour journaliste, urbaniste, enseignant, dj puis instrumentiste, Bordelais de naissance mais Lyonnais d'adoption, Etienne Sevet tire sa passion pour les musiques traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et d’Amérique du Sud d’un long séjour en Colombie, huit années passées à travailler pour l’Alliance Française de Cali. Entre afro-beat, calypso, hip-hop, rap, reggae et jazz, The Bongo Hop fait transpirer une luxuriante jungle musicale où les voix viennent danser sur un torrent de rythmes exaltés et dans une envoûtante explosion mélodique. The Bongo Hop, samedi 12 octobre à 20h30, le Château du Rozier à Feurs

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Hugo a franchi la ligne jaune

Folk | Il est Stéphanois mais a été découvert dans les couloirs du métro parisien. L'histoire d'Hugo Barriol est atypique. Si son apparence laisse croire à un énième (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Hugo a franchi la ligne jaune

Il est Stéphanois mais a été découvert dans les couloirs du métro parisien. L'histoire d'Hugo Barriol est atypique. Si son apparence laisse croire à un énième "folkeux à barbe", sa musique offre un univers bien plus riche que les simples apparences. Avec son premier album Yellow, Hugo Barriol a passé un cap et fait espérer le meilleur pour la suite. Après un passage au dernier festival Saint-Étienne Live, il revient dans le Forez pour enchanter le Château du Rozier de Feurs. Hugo Barriol, samedi 14 décembre à 20h30 au Château du Rozier

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Sentence irrévocable

SCENES | Ils se rêvaient aventuriers, ils vont être servis ! Ils sont quatre, ils n'ont pas inventé l'eau chaude, ils participent à un jeu télévisé... Et la vraie vie (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Sentence irrévocable

Ils se rêvaient aventuriers, ils vont être servis ! Ils sont quatre, ils n'ont pas inventé l'eau chaude, ils participent à un jeu télévisé... Et la vraie vie va bien vite les rattraper. Satire de la célèbre émission Koh-Lanta, Moustiques et Noix de coco nous envoie en mode survie, assister à des épreuves qui se succèdent jusqu'à la pire, lorsque les équipes de tournage se barrent en abandonnant les quatre guignols à leur sort... Moustiques et noix de coco, samedi 19 octobre à 20h30 et dimanche 20 octobre à 17h au Château du Rozier à Feurs

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Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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« Le Château du Rozier est davantage un projet militant qu'entrepreneurial »

Lieu | La salle de spectacle du Château du Rozier (CdR) a ouvert ses portes et ses 270 places au public en 2015. La SAS (société par action simplifiée) s'est bien développée en quatre années. Son président, Clément Terrade, souhaite désormais changer de paradigme. En devenant une SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif), le CdR fait le choix d'une appropriation et une gestion éthique de ce projet culturel. Un projet, porté en grande partie par ses fidèles spectateurs via un financement participatif. Explications.

Antoine Desvoivre | Jeudi 27 juin 2019

« Le Château du Rozier est davantage un projet militant qu'entrepreneurial »

Comment est venue l'idée de ce changement de statut ? Jusqu'à maintenant, la salle fonctionnait sur un statut de SAS qui ne correspondait plus vraiment à nos convictions et à la réalité économique du lieu. Au fil du temps, on s'est rendu compte que le Château du Rozier était davantage un projet militant qu'entrepreneurial. On a eu quelques signaux comme, par exemple, un intérêt grandissant des collectivités pour ce lieu. On remplissait tous les critères pour espérer être soutenu par les collectivités, mais notre statut ne le permettait pas. Le Château du Rozier devient un vrai projet collectif. Ce n'est plus une entreprise qui est toute seule dans son coin, mais le point central d'un collectif. Qu'est-ce-que le statut de SCIC apporte au Château du Rozier ? La première chose c'est que le Château du Rozier devient un vrai projet collectif. Ce n'est plus une entreprise toute seule dans son coin, mais le point central d'un collectif. La forme de gestion vers laquelle le CdR se dirige est assez inédite. On a, d'un côté la coopérative, qui est une société privée et de l'autre, des a

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Les Raqoons dans l'Oeil du Petit Bulletin #25

Pop | On a demandé aux Raqoons d'imiter le cri du raton-laveur 🦝("racoon" en anglais) avant leur passage à Saint-Genest-Lerpt demain pour la Fête de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

Les Raqoons dans l'Oeil du Petit Bulletin #25

On a demandé aux Raqoons d'imiter le cri du raton-laveur 🦝("racoon" en anglais) avant leur passage à Saint-Genest-Lerpt demain pour la Fête de la Musique, à l'ARDÈCHE ALUNA FESTIVAL et au Château du Rozier début juillet. Ont-ils réussi ? La réponse est dans cette vidéo ;-)

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Terrenoire de l'ombre à la lumière

MUSIQUES | Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Terrenoire de l'ombre à la lumière

Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font face et explorent deux univers très différents, tendu et sombre pour "De L’Ombre À La Lumière", doux et tranquille pour "Lâchons prise". Le groupe sera en tournée en Espagne en juillet et passera aux Francofolies de La Rochelle (12/07) et aux Nuits de Fourvière (24/07).

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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À rouler par terre

Soul | Auteure, compositrice et interprète, Jeanette Berger chante une neo soul bien sentie, teintée de blues et de pop. Avec une étonnante et sincère présence au (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

À rouler par terre

Auteure, compositrice et interprète, Jeanette Berger chante une neo soul bien sentie, teintée de blues et de pop. Avec une étonnante et sincère présence au piano comme au micro, elle déploie un registre vocal assez classieux, soutenue par un groupe plutôt efficace. Une belle découverte. Jeanette Berger, vendredi 5 avril à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Flèche Love, dans le mille

Pop indé | Amina Cadelli, alias Flèche Love, est une artiste attachante pour plusieurs raisons : ses intentions, sa qualité artistique et sa bienveillante volonté. L'ex-chanteuse du groupe Kadebostany a livré un très premier album solo, Naga Part.1. Elle sera sur la scène du Fil en ce début de mois pour le défendre.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Flèche Love, dans le mille

Dans une période où le repli sur soi s'avère souvent très tentant, il est singulièrement bénéfique de faire des rencontres telles que celle de l'artiste Flèche Love. Amina Cadelli, de son nom civil, s'est révélée en solo grâce à une collaboration avec Rone, sur le magnifique titre Umusuna. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les deux se sont trouvés pour faire émerger un titre aussi prenant. Deux belles âmes ne peuvent que faire des miracles. Après avoir quitté le groupe Kadebostany en 2015, Amina qui savait « depuis toujours » qu'elle ferait de la musique en solo, a attendu trois ans avant de pouvoir faire émerger son premier disque, Naga Part.1, sous son pseudo de Flèche Love. Un album complet et riche mêlant spiritualité, engagement mais également des références culturelles diverses (Camille Claudel, la déesse indienne Kali, Kurt Gödel...). Tout ceci, en faisant bien attention à ne pas tomber dans le « patchwork » insipide. « Il n'y a aucune préméditation dans ma musique, assure-t-elle. Un patchwork c'est une succession de pièces rapportées. Ma musique correspond davantage au bouillonnement que j'ai en moi. On pourrait dir

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Miaou

Rap poétique | CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Miaou

CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de titres aux textes uniques en leur genre. Un brin désabusé, le félin cha(n)tonne un rap légèrement auto-tuné sur des rythmes délicatement "dubbés", entêtants et addictifs. Récidevera-t-il avec Brune Platine, son second opus ? On espère regoûter à cette anesthésie sonore si douce. CHATON, vendredi 26 avril à 20h30 - soirée warm-up du Foreztival 2019

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Electro-pop | Le duo stéphanois Ecloh, formé de Chloé Royon et Olivier Pradel, vient de sortir son premier EP "Seed" proposant un « trip-hop griffé de post-rock » qui fait mouche. Rencontre avec le groupe avant leur release party de jeudi 7 février au Méliès Jean Jaurès.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Quel est votre parcours musical avant d'arriver jusqu'à Ecloh ? Chloé : Nous avons une formation au conservatoire tous les deux. Olivier était en formation jazz en guitare, bien que sa culture musicale soit plutôt rock en ayant joué dans des groupes post-rock tels Mirabo et ALEC. Pour ma part, j'ai fait trois années en musiques actuelles. C'est dans le cadre de cette formation qu'on a démarré le projet Ecloh mais nous nous connaissions avant même le conservatoire. Olivier : L'idée était de faire rencontrer nos deux univers qui pouvaient paraître assez différents, mais qui au final se marient bien. Vous avez démarré ce projet en l'orientant d'emblée vers des sons électro et pop ? Olivier : Le projet est né sous la forme guitare/voix. Nous avons voulu y intégrer le sampling. Tout ceci en restant deux sur scène et en n'utilisant aucune boucle pré-produite. Nous avons donc apporté d'abord des percussions, puis des claviers, synthé, basses et enfin des synthèses sonores. La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la concepti

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Le riffs du Neal

Blues | Le blues sera prochainement célébré d'une bien belle manière au Château du Rozier, avec un double programme qui combine cinéma documentaire et musique live sous les riffs de l'Américain Neil Black.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Le riffs du Neal

Depuis l'invention des Frères Lumières, cinéma et musique ont tissé un lien étroit, l'image et le son se mariant le plus souvent pour le meilleur. Des bandes originales aux documentaires musicaux et autres biopics, en passant par les scopitones puis les clips, le septième art a visiblement toujours su se nourrir de la puissance évocatrice du cinéma. De la même manière, les musiciens ont à leur tour rapidement compris et utilisé la puissance de l'image pour packager leurs compositions dans les médias audiovisuels, quels qu'ils soient. Et lorsque des cinéastes se penchent plus précisément sur l'histoire d'un courant musical, la chose prend alors une tournure encore plus particulière. En matière de blues, on pense bien sûr l'excellente série de sept films produite par Martin Scorsese en 2003, The blues, faisant appel à quelques grands réalisateurs comme Wim Wenders ou Clint Eastwood. Faut-il le rappeler, remonter aux sources du blues c'est aussi retracer le cours de l'Histoire, depuis l'Afrique jusqu'aux USA, celle d'un peuple noir déporté puis exploité, trouvant refuge dans les accords plaintifs d'une musique qui enfantera sans péridurale le jazz et le rock. Black is ba

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La corde sensible

Chanson | Quand je pense à Fernande, je pense aussi à Pauline Dupuy : l’un des plus beaux hommages que la scène française ait pu rendre à Georges Brassens depuis le (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

La corde sensible

Quand je pense à Fernande, je pense aussi à Pauline Dupuy : l’un des plus beaux hommages que la scène française ait pu rendre à Georges Brassens depuis le jour où celui-ci cassa sa pipe. Quelques-uns s’y sont collés, avec plus ou moins de réussite. Loin de l’humour hyper décalé du groupe The Brassens (rebaptisé La Pompe Moderne suite à une plainte d’Universal), Pauline se réapproprie de façon très personnelle le répertoire du moustachu sétois, réussissant le double challenge de mettre en avant le sens de la mélodie du guitariste et la richesse des textes du poète. Dans un profond respect de l’œuvre originale, la chanteuse et contrebassiste y apporte toute sa fraîcheur. Que ceux qui ont déjà croisé la route de Contrebrassens ne se détournent pas de cette nouvelle date, Pauline Dupuy se produira cette fois-ci en quartet, donnant une nouvelle dimension à son tour de chant avec le multi-instrumentiste Michael Wookey et le duo de cuivres Art Deko, déjà sollicité par Thomas Fersen. Contrebrassens, samedi 16 février à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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"Le Retour de Mary Poppins" : Mary à tout prix (et pareille à elle-même)

ECRANS | De Rob Marshall (É.-U., 2h10) avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw…

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Trente ans se sont écoulés depuis le départ de Mary Poppins. La voici de retour, quasi identique pour s’occuper des enfants de Michael Banks, alors que leur père, jeune veuf, s’emploie à sauver leur maison d’une saisie. Heureusement, sa magie sera le sucre qui aidera la médecine à passer… Disons-le tout net, cette suite est une délicieuse mine de paradoxes. Tout d’abord parce qu’il s'applique davantage à répliquer l’opus initial qu’à le prolonger, histoire de montrer l’immutabilité de la nounou — laquelle pourtant à changé de physionomie en changeant d’interprète. Ainsi le ramoneur est-il ici remplacé par un allumeur de réverbères (même genre de monte-en-l’air, en plus propre sur lui), l’oncle Albert s'envolant au plafond troqué par une cousine Topsy vivant tête-bêche, la séquence champêtre en animation par… une séquence champêtre en animation (avec une touche de cabaret en sus). Bénéficiant des évolutions techniques contemporaines, cette Mary Poppins est donc plus une 2.0 qu’une n°2. Mais si la trame se conforme à l’original, cet épisode se distingue sur un point : son

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Tchin

Humour | Surnommé le Woody Allen Lyonnais, il s’amuse de sa vie et de son parcours, de ses déboires surtout, professionnels, sentimentaux, artistiques. Looser, (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 décembre 2018

Tchin

Surnommé le Woody Allen Lyonnais, il s’amuse de sa vie et de son parcours, de ses déboires surtout, professionnels, sentimentaux, artistiques. Looser, Julien Saintini l’est au moins autant qu’il est attachant, en cherchant à faire de sa douleur quelque chose d’universel, et d’assurément drôle. Auto-dérision, maladresse, nonchalance mais aussi classe et élégance… Une belle manière de réveillonner. Julien Santini s’amuse, le 31 décembre à 18 heures, 20h15 et 22h30 au Château du Rozier

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Therapie Taxi : génération X

Pop | On a ausculté le phénomène pop français avant son passage vendredi 7 décembre sur la scène du Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : génération X

On ne sait s'il durera plus longtemps qu'un feu de Bengale (pour le feu de paille, il est déjà trop tard) mais force est de constater que le trio Therapie Taxi (Adé, Raph, Renaud), apparu pour la première fois sur les radars il y a deux ans avec un titre perforant, Salop(e), jalonné de lyrics très "explicit" comme on dit dans l'industrie du disque en guise d'avertisseur, est en train de gagner ses galons de

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"Utøya, 22 Juillet" : La chasse

Drame | Reconstitution en temps réel de l’attaque d’Utøya vue de l’intérieur et en plan-séquence, cette terrible et néanmoins superbe claque est portée par l’impressionnante Andrea Berntzen, qu’on suivra au-delà de ce film. Brut, mais surtout sans bavure.

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

22 juillet 2011, sur l’île norvégienne d’Utøya où se tient un camp réunissant de jeunes travaillistes, la nouvelle de l’attentat venant de toucher le quartier des ministères à Oslo est à peine digérée que des tirs retentissent : une attaque terroriste est en cours ! Katja tente de se mettre à l’abri… C’est peu dire que l’on redoutait ce film. Car l’événement dont il s’inspire a traumatisé la société scandinave, laquelle a eu encore plus de mal à se remettre du procès du mégalomane extrémiste responsable des faits — ce dernier en profitait comme d’un piédestal pour vanter ses idées nauséeuses, avec force provocations narquoises. Comment, alors, évoquer cette journée funeste sans héroïser survivant·e·s et martyres, sans donner du meurtrier une image qui le remplirait d’orgueil, ni coudre de fil blanc les pages du drame ? Trop de cinéastes omettent de se poser des questions basiques d’éthique, que les bons sentiments pas plus qu’une musique empathique ne résolvent. Faut-il mettre au crédit de la “rigueur protestante“ et pragmatique les choix opérés par Erik Poppe dans U

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Austin power

Blues | Austin Walkin' Cane : ce nom de scène raconte à lui seul un pan de l’histoire du jeune guitariste-chanteur Austin Charanthat qui, à l'âge de 26 ans, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Austin power

Austin Walkin' Cane : ce nom de scène raconte à lui seul un pan de l’histoire du jeune guitariste-chanteur Austin Charanthat qui, à l'âge de 26 ans, dut être amputé d’une jambe. Bien qu’une prothèse ait remplacé la canne, le nom est resté. Originaire de Cleveland dans l’Ohio, le jeune homme utilisera les temps de convalescence entre sa maladie et les interventions chirurgicales pour jouer de façon obsédante jusqu’à dix heures par jour, se forgeant une étonnante technique instrumentale doublée d’une riche culture musicale mariant rock et blues. Après avoir traversé les USA de La Nouvelle Orléans à l’Alaska avec son seul instrument, Austin parcourt désormais le monde en compagnie de musiciens qui avec lui font sonner le delta blues comme personne, réveillant les fantômes de l’autoroute 61, la mythique Blues Highway reliant du nord au sud le Minnesota à la Louisiane. Auteur et compositeur, Austin alterne sur scène compos originales (co-écrites avec son ami de longue date le guitariste Chris Allen) et reprises du répertoire blues américain. Son dernier album en date, One Heart Walkin, s’est vu nominé aux Blues Music Awards. Une juste reconnaissance. Austin

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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La beigne et la caresse

Blues | Nom de dieu, Popa Chubby est de passage à Sainté ! À bientôt soixante balais, le chanteur et guitariste américain fait encore grave le show. Ça va barder !

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

La beigne et la caresse

Quelque part entre Chupa Chups et Papa Schultz, Popa Chubby est un artiste inclassable, rond comme une sucette espagnole et décalé du bocal comme une série humoristique sur un camp nazi de prisonniers de guerre. S’appeler Theodore Joseph Horowitz n’était au départ pas forcément facilitateur pour faire du gros blues-rock qui tache, c’est vrai. Theo a donc préféré s’auto-affubler d’une expression argotique un peu lourdasse, "pop a chubby", signifiant avoir une érection. Le musicos n’est donc pas une demi-molle dans le monde de la musique, bien au contraire on est là sur du high level, du qui-décoiffe-sa-mère ! Certes, son embonpoint ne lui permet plus de jouer debout, mais qu’à cela ne tienne, le New-Yorkais livre chaque concert comme des coqs leur combat, sans jamais rien lâcher. Il lui arrive même encore de passer derrière la batterie en live ! Shiftant du blues au rock ou du funk à la pop, Popa fait de chacun de ses albums un concept qui diffère des précédents, parmi lesquels quelques grosses références, comme le très bluesy Back Door Man, l’album-hommage à Jimi Hendrix Electric Chubbyland, sans oublier l’excellent Live at FIP

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Gros mytho

Théâtre | Les tubes des Beatles ? C’est lui. Ceux des Sex Pistols ? C’est lui. La grandeur de Churchill ? C’est lui, aussi. Mais pourquoi donc ne (...)

Cerise Rochet | Mardi 2 octobre 2018

Gros mytho

Les tubes des Beatles ? C’est lui. Ceux des Sex Pistols ? C’est lui. La grandeur de Churchill ? C’est lui, aussi. Mais pourquoi donc ne se souvient-on pas de lui ? Aidé par son fidèle pianiste, ce bonimenteur s’avère malgré tout être un excellent chanteur de salle de bain. Life is a bathroom and I am a boat, le 27 octobre à 20h30 au château du Rozier à Feurs

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African Queer

MUSIQUES | Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

African Queer

Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au talent fou et à la voix sensationnelle, combinant mystique et culture queer, respect des anciens et émancipation à tout crin. La preuve avec You will not die, album soul pop vibrante qui doit autant à la liturgie des chants d'église de son enfance qu'à l'électro des clubs gays. Nakhane [+ Moon Gogo], samedi 13 octobre au Fil

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Le jeu de Ma Pauvre Lucette

MUSIQUES | Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez les Isérois de Ma Pauvre Lucette mais parfois quelque chose de grave, véhiculant quelque chose d'une politesse du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

Le jeu de Ma Pauvre Lucette

Il n'y a pas grand-chose de sérieux chez les Isérois de Ma Pauvre Lucette mais parfois quelque chose de grave, véhiculant quelque chose d'une politesse du désespoir à travers des morceaux pince-sans-rire. Nous sommes ici à la croisée des chemins entre variété française, chanson réaliste (Lulu) et pop : arpèges pan-africains à la Frànçois & The Atlas Mountains, spoken word à la Fauve et même Stromaïsme, le tout rien que sur Elle disait, qui ouvre l'album. Ma Pauvre Lucette, samedi 13 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

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