DRK ou le rap US "made in Sainté"

Rap | DRK est un Dj unique en son genre. Dj officiel de Kény Arkana et Guizmo, le Stéphanois produit des sons très typés "rap US" et sort un premier album ce mois pour lequel il fera une "release party" en grandes pompes au FIL, avec notamment la présence du rappeur américain The Absouljah. Rencontre avec le plus américain des Djs français.

Nicolas Bros | Mercredi 3 janvier 2018

Quel a été votre parcours ?
Je suis arrivé en France, à Saint-Étienne, à l'âge de 5 ans. Aux alentours de mes 12 ans, en 1996/1997, j'ai commencé à écouter des titres rap sur les ondes. J'ai baigné dans L'École du Micro d'Argent d'IAM, Si Dieu veut... de la Fonky Family, les productions d'Arsenik, du Wu-Tang Clan... Je me suis mis à aimer la musique rap par l'écoute. À 16 ans, j'ai arrêté les cours. Lors de ma dernière année d'études, j'avais fait un stage dans une entreprise de sonorisation qui travaillait tant sur le plan technique avec la diffusion, les branchements que sur le plan de l'animation de soirées avec les mixes en soirée... En plus, j'avais des amis Djs, qui scratchaient et étaient dans ce délire. À force de me parler de ça, de les cotoyer, j'ai fini par m'acheter des platines Mk2 de Technics. Avec mes premières paies, je me suis mis à acheter des vinyles et ainsi de suite. Mais au début, ce n'était qu'un délire entre potes, je n'imaginais absolument pas gagner ma vie avec la musique un jour.

Quelles ont été les premières expériences de groupes et de scène ?
Dès que j'ai eu mon matos, à l'âge de 16/17 ans, je me suis enfermé dans ma chambre pour m'entraîner. À 17/18 ans, j'ai intégré un groupe de rap originaire de La Ricamarie, Prise 2 Conscience, qui était également une association avec des cours d'écriture, de danse et des ateliers deejaying. Ils m'ont demandé de m'occuper de cette dernière partie. Nous avons également fait beaucoup de scènes. C'était une belle époque. Nous avons enregistré notre premier album à Paris, etc. Ce passage m'a permis de mettre un premier pied dans le métier. À coté de Prise 2 Conscience, j'ai monté de nombreuses soirées dans les bars et clubs du coin où je mixais. J'ai toujours aimé ça. En 2006/2007, j'ai sorti à 1 000 exemplaires une mixtape spéciale Dj Premier que je distribuais gratuitement. Cette étape m'a installée auprès de toutes les orga' de la région et on m'a appelé pour faire les premières parties des rappeurs US qui se produisaient à Sainté ou à Lyon. J'ai fait les premières parties de Busta Rhymes, de Dj Premier, de B-Real. J'ai aussi été booké par Red Bull et cela m'a donné du crédit.

J'ai beaucoup progressé au contact de Kény Arkana. Elle est très exigeante dans le travail.

Comment vous êtes-vous retrouvé Dj de Kény Arkana et de Guizmo ?
En 2010/2011, je vendais le merch de Dub Inc pendant leur tournée. C'est à cette occasion que j'ai rencontré une première fois Kény Arkana. À cette époque, elle a demandé à Mathieu, le manager de la Dub inc, de la manager également. Elle cherchait également un studio où enregistrer. Je lui ai recommandé de venir au studio Monstre Gentil à Sainté. Elle a accepté et nous avons beaucoup échangé. Le feeling est vraiment passé. Petit à petit, nous avons collaboré et je suis devenu son Dj en août 2012. J'ai beaucoup progressé au contact de Kény. Elle est très exigeante dans le travail. Depuis, je continue à ses côtés. Concernant Guizmo, j'ai été approché à la fin 2014 par son tourneur qui cherchait une date à Sainté. J'ai assuré cette date puis celle de Lyon. Ils m'ont ensuite rappelé pour continuer avec eux.

Concernant votre album The Connection, pourquoi avoir fait le choix de produire un disque très orienté rap US ?
C'était naturel pour moi. J'ai commencé ce disque à la fin de l'année 2010. Il est terminé depuis longtemps mais il dormait dans mon ordi car je n'avais pas d'équipe pour le sortir. J'ai collectionné, au fil des passages d'artistes US dans la région, des featurings avec eux. Ils venaient en studio à Sainté poser leurs flows sur mes sons très organiques, très influencés par le "boom-bap" avec des samples de soul et des voix accélérées. Tous les beats de l'album ont été créés à la MPC, à la machine, pas avec un PC. De plus, jusqu'à présent, hormis pour un titre, j'ai toujours souhaité rencontrer les artistes pour enregistrer et ne pas échanger seulement par mail.

DRK [+ The Absouljah + RLM + Paco Skinny Gonzales + Youss'Poussif], vendredi 19 janvier à 20h30 au FIL
Drk - The Connection (sortie de l'album le 17/01)


DRK + The Absouljah + RLM + Paco Skinny Gonzales + Youss'Poussif


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Damso – Terrenoire – Kusturica : premier tiercé gagnant du Foreztival 2022

Festival | Après La Rue des Artistes à Saint-Chamond, c’est au tour du Foreztival de Trelins, d’annoncer les premiers noms de la programmation de sa prochaine édition. Chaud devant !

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Deux grandes scènes séparées par un champs de patates sans les patates, un camping, de la musique quasi non-stop pendant 3 jours, du soleil, de la chaleur, de la transpi mais c’est pas grave, des rencontres, du kiff au milieu de milliers d’autres personnes qui kiffent en même temps, du partage, des grosses marades, une expérience estivale de malade : 2022 signe le très attendu retour du Foreztival sur la piste des festivals d’été. Si cette nouvelle suffit à faire frémir les aficionados, - Foréziens dans le sang ou dans le cœur -, les autres devraient eux-aussi se mettre à frétiller en découvrant une partie du line-up de cette édition. Premier nom, premier joli coup pour la bande de copains chargée de l’organisation de l’événement, premier grand moment en perspective pour les foreztivaliers version 2022 : Damso, artiste caressant les sommets du rap francophone actuel avec Qalf Infinity (album le plus écouté sur Spotify en 2021), devrait sans trop de doute mettre le feu à la soirée du samedi. Biga Ranx, Skip The Use et Pongo Pour patienter, le public secouera la tête, tantôt d’avant en arrière un peu à la cool, tantôt dans tous le

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Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

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On serait tenté de croire, voire, de dire, qu’on connait l’histoire par cœur… Et pourtant, on pourrait bien en apprendre encore un peu. NTM, c’est l’histoire d’une bande de potes qui s’empare du mouvement hip-hop tout juste arrivé en France, pour en faire son moyen d’expression. Avec Suprêmes, Audrey Estrougo met en scène les débuts fracassants du rap français, incarnés par le mythique duo formé par Joey Starr et Kool Shen. Sorti en décembre, le film débarque sur les écrans du Méliès lors de deux séances, dont l’une, à Saint-François, sera suivie d’un open mic avec DJ FAB du collectif Les Bugnes. Alors, si tu penses avoir un bon flow… Go ! Suprêmes + scène ouverte de rap (open mic), mercredi 19 janvier à 17h30 au Méliès Saint-François à Saint-Etienne, projection seule le mardi 25 janvier à 21 heures au Méliès Jean-Jaurès.

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Tony Bakk : une belle partie de console

En coulisses | Tête connue de tous les musiciens stéphanois (et d’ailleurs), mec sociable et sympa, tatoué aux doigts de fée, Tony Bakk est de ceux qui, dans l’ombre, contribuent à la lumière des autres. Portrait d’un magicien du son.

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

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Difficile, de savoir à quel moment l’histoire a commencé pour Tony. La musique, les notes, les instruments, les mélodies… Tout ça a finalement toujours fait partie de sa vie. Tombé dans la marmite quand il était petit ? Plus petit que petit même, puisqu’enceinte de lui, sa mère a dû épouser son père, musicien et sur scène tous les week-ends… Un jeudi. Ce que Tony raconte avec davantage de précision en revanche, c’est ce moment où il a décidé d’arrêter l’école. Ras-le-bol, de rester assis toute la journée à tenter d’apprendre des trucs qui ne l’intéressent pas franchement. A l’époque, le jeune homme a 16 ans et, à défaut d’aimer les maths ou la géo, il va suivre son père au Monstre Gentil, le studio d’enregistrement que ce dernier a fondé à Saint-Etienne quelques années plus tôt. Au début, Tony se charge de préparer et d’apporter les cafés. Et puis, assez vite, on le met face à une console. Et ça, contrairement aux maths ou à la géo… C’est vraiment fait pour lui. Car, sans s’en rendre compte, Tony a passé toute son enfance à former son ouïe à reconnaitre les belles notes, et les harmonies qui fonctionnent. Un peu à l’instinct, il fait ainsi ses premières armes

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En une poignée d’années le duo lyonnais Black Lilys a pris une belle épaisseur. Quelque part entre dark pop, rock éthéré et folk sophistiquée, la fratrie Robin et Camille Faure sont un peu nos Angus & Julia Stone français. On pense parfois à l’album Felt Mountain de Goldfrapp, à Agnes Obel, CocoRosie, The Do ou encore Björk. Au cœur d’un univers organique bercé de poésie aigre-douce, Black Lilys vous prend par la main sur des chemins bordés de lichens, de névés, de vieilles pierres et d’embruns, quelque part entre Écosse et Islande. Un nouvel album, New Era, est en préparation pour 2022, dont les singles très prometteurs Yaläkta et Gymnopédie annoncent déjà la couleur sur les internets. Black Lilys, le 16 janvier à 17h30 au Château du Rozier à Feurs

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Un label. Voici le résultat de plusieurs mois de confinement et de dur labeur. L’année 2020 aura été une année blanche pour Poto Feu, mais elle aura tout de même porté ses fruits. Ils sont 5 artistes à s’être lancés dans l’aventure : Dromabear, LCDJ, Anspect, VLB & Curtis. Déjà affiliée au collectif ligérien, cette fine équipe a décidé d’étendre le projet vers celui d’un label ouvert aux couleurs techno, house, l’électro, trap et autre world music. Poto Feu est clair sur ses intentions : chaque sensibilité artistique pourra y trouver sa place. « On va essayer d’en faire notre force, même si c’est pas évident » affirme Florian Noir, le co-fondateur du label. « Surtout dans la musique électro, les labels sont un peu mono-genres (…) il n’y a jamais beaucoup de surprises ». En mars, le label sortira ainsi une compilation de ces artistes. Et, en attendant cette petite pépite, le collectif a trouvé une bonne manière de consoler les impatients, en sortant il y a quelques semaines l’EP digital, 00A, sur lequel VLB propose un remix efficace et entrainant de l’artiste turc Yasar Akpence. Pour l’accompagner, LCDJ présente lui aussi un rem

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La 17ème édition de Face à Face, festival stéphanois du film LGBTI+, promet cette année encore trois jours intenses avec du ciné, de la danse, de la musique et par-dessus tout de la bonne humeur ! Côté cinoche, le programme est plutôt alléchant avec 12 longs métrages (dont 5 avant-premières) et 17 courts métrages présentés lors de la 9ème nuit du court. La soirée d’ouverture donnera le ton avec la projection du cultissime Kinky Boots de Julian Jarrold, sorti en 2005 puis adapté en comédie musicale en 2013. Parmi les nombreux invités citons Pier & Flo, auteurs-compositeurs-interprètes du groupe Cassandre, la danseuse queer Lasseindra Ninja qui animera une Master Class de voguing, ou encore une partie de l’équipe de la série Les Engagés : seront présents le scénariste et co-réalisateur Sullivan Le Postec, ainsi que les acteurs Claudius Pan et Adrian De La Vega. Les spectateurs pourront en effet découvrir en avant-premiè

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Décembre au cinéma | Riche de ses cinq mercredis (et donc d’un nombre de sorties lui conférant un profil d’oie farcie du réveillon), le mois de décembre tient du super calendrier de l’avent, qui distribuerait encore ses surprises après Noël. Dont certaines, excellentes…

Vincent Raymond | Mardi 30 novembre 2021

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Il n’aime pas qu’on le caractérise ainsi. Pourtant, Benjamin Epps est bien une des révélations de la scène rap française cette année. Avec son côté très old school, à la new-yorkaise, le rappeur originaire de Libreville (Gabon) apporte un souffle d’authenticité dans un style qui semblait en manquer. Provocant, balançant des punchlines décisives, du haut de ses 24 ans, Benjamin Epps fait beaucoup parler de lui. « Booba a sorti l'dernier album, ça y est maintenant, je peux prendre le trône » Voilà qui résume bien ses intentions qu’il viendra défendre pour une soirée où l’on retrouvera aussi les locaux The Architect et Befour. Benjamin Epps + The Architect & Befour, vendredi 3 décembre au Château du Rozier (Feurs)

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L est libre

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Venir écouter Raphaële Lannadère en concert, c'est se prendre une claque auditive. « L » (son nom à la scène, NDLR) possède un timbre de voix qui ne peut laisser indifférent. Une élégance dans la voix qui se ressent également dans les arrangements de ses morceaux. Avec Paysages, son quatrième disque sorti début 2021, l'artiste met toute sa sensibilité et parle d'émancipation et de liberté pour les femmes. Une liberté que « L » a retrouvée en sortant de sa maison de disques et en quittant Paris pour la Bretagne. « L », jeudi 20 janvier 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la Nuit des Stéphanois aura bien lieu (si le virus ne fait pas trop des siennes). Concert unique mettant en lumière de jeunes talents locaux (les rappeurs Radikale Junkypop et An’Om x Vayn ainsi que la pop électro de Felower) et voir la reformation de quatre groupes ayant marqué l’histoire musicale récente de notre ville : Redbong, Arpad Flynn, Doorsfall et B R OAD WAY. Une soirée à ne pas manquer. La Nuit des Stéphanois, samedi 2 octobre dès 19h au Fil (Saint-Etienne)

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Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

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Contre vents et marrées, le festival Jazz au Sommet remet le couvert pour la quinzième année. Un rendez-vous qui se caractérise par la variété des lieux de concert, comme par ses randos-jazz bucoliques et familiales sur les hauteurs du Pilat (le 12 septembre en journée, le 18 en nocturne). L’équipe du festival reste fidèle à ses principes fondateurs : proposer une programmation éclectique et actuelle, faisant la part belle aux talents rhônalpins comme aux influences les plus lointaines, tout en défendant un caractère festif et convivial qui perpétue l’originelle dimension populaire du jazz. Parmi nos coups de cœur, Sékou Trio, à découvrir le jeudi 16 septembre à Marlhes. Originaire de Guinée-Conakry et maître de la kora, Sékou Kouyaté s’exprime depuis son plus jeune âge à travers cet instrument traditionnel mandingue qu’il a électrifié, lui arrachant riffs rapides et distorsions inspirées. Transfuges du groupe Supergombo, le bassiste Etienne Kermarc et le batteur Wendlavim Zabsonré forment avec Sékou Kouyaté un trio spontané, aussi vibrant que récréatif. A noter également la venue de la saxophoniste Sophie Alour, le 17 septembre à La Ricamarie, qui jouera tout s

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Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Littérature ado | C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son (...)

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C'est un peu comme si les ados avaient désormais leur propre Fête du livre. La Ville de Saint-Étienne a en effet d'annoncer la tenue de son premier festival entièrement dédié à la littérature ado. Vendredi 2 et samedi 3 juillet, Livreurs d'histoires réunira dix auteurs dont les œuvres s'adressent aux 12/18 ans. Parmi ceux-là, Clémentine Beauvais (marraine de cette première), Élise Fontenaille, Myriam Gallot, Jean-Claude Mourlevat - dont nous avons tiré le portrait ce mois -, Zac Deloupy ou encore Jhon Rachid & Léni Malki. À noter que ces deux jours seront également ponctués de plusieurs animations telles que des ateliers Tik Tok (avis aux non-initiés...), coaching vocal et d'écriture mais aussi un concert avec le rappeur Djemin et une adaptation dansée par le Ballet 21 de l'ouvrage Décomposée de Clémentine Beauvais. Festi

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Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le rappeur vient de sortir lui aussi un clip tourné à Sainté, celui de son titre Merveille. On y découvre Bergson ou encore le stade Geoffroy-Guichard.

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Nicolas Bros | Vendredi 18 décembre 2020

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Le bar/club stéphanois le F2 donne de ses nouvelles ! Alors que l'établissement est condamné à rester portes closes comme tous les autres établissements de nuits, l'équipe a décidé de réagir en montant un projet pour maintenir un lien avec les Stéphanois et Ligériens. « Nous avons réfléchi à de multiples projets pour garder un lien avec vous, explique l'établissement sur sa page Facebook. Après des mois de travail, nous avons imaginé un moyen de maintenir cette connexion à travers la création d’une Web Radio & TV. Aujourd’hui nous sommes fiers de vous présenter F2 Radio ! » Disponible sur tous les supports numériques, ce nouveau lieu de diffusion virtuel mettra en avant notamment la scène électronique locale. « Le contenu sera orienté sur la diffusion de DJ Set, Live … mais pas que !, explique également le lieu nocturne. On veut aussi vous parler et échanger sur l’actualité et la richesse de notre ville. On laissera naturellement la parole aux associations, lieux de diffusions et aux différents acteurs culturels. Comme vous l’avez compris, F2 Radio sera amené à évoluer et grandir de manière pérenne. » Le concept d

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Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

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Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée de Claustinto sur le sommet du Fil, la pop-folk inclassable d'Ulysse Von Ecstasy sur un balcon dominant la ville, c'est au tour du jeune rappeur stéphanois Djemin de se frotter à l'exercice. Ce coup-ci, on sort de Saint-Étienne intra-muros pour se diriger sur le toit d'un immeuble icônique de la région : l’unité d’habitation Le Corbusier à Firminy.

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Rapetassage

Belles feuilles | Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

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Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages regroupe une cinquantaine d’images qui, dans un superbe un noir et blanc, mettent en raisonnance de vieux textiles usés par le temps et les imperfections épidermiques de quelques modèles qui se sont prêtés au jeu d’un singulier mannequinat. Sortie officielle du livre, séance de dédicaces et finissage de l’exposition dimanche 20 décembre, de 10h à 18h à l’atelier-musée La Maison du Passementier, 20 rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds.​ Claude Benoît à la Guillaume, Rapetassage, chez Nouveautés Éditeurs

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MUSIQUES | Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

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Avis aux amateurs de musique et de bonne table ! Le Lycée hôtelier saint-chamonais Les Petites Bruyères s’associe au collectionneur et animateur radio-télé Ludovic Seguin, aka Dj Bold, pour proposer une passerelle musicale et culinaire dans les salons de réception du Château Prodon. Tandis qu’aux platines Dj Bold fera tourner une setlist axée sur un jazz-pop-rock inspiré, les jeunes lycéens donneront à déguster un menu créé pour l’occasion, s’inspirant de ces courants musicaux. A table ! Réservations au 04 77 29 29 90. Dj Bold, mardi 13 octobre à 19h00, Lycée hôtelier Les Petites Bruyères à Saint-Chamond

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Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

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A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement cinématographique international consistant à réaliser des films sans budget dans un esprit d’entraide, non-compétitif, de liberté et de bienveillance. » Dans le sillon de son grand frère, la seconde édition stéphanoise du Kino 3000 se tiendra du 5 au 12 septembre dans les locaux d'Ursa Minor, au cœur du site Mosser. Après une fastidieuse préparation menée en amont, Julia Angelou et Mat Santa Cruz pourront compter sur l’équipe bénévole de ce lieu associatif, alernatif et protéiforme qui accueille la manifestation. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens et monteurs, la quarantaine de participants est majoritairement composée de Stéphanois, que rejoignent toutefois quelques Altiligériens, Lyonnais et Parisiens. Chacun apporte son matériel, pour son utilisation personnelle ou pour une mise en commun dans un esprit système D de partage autogéré. Après l’annonce du thème imposé qu’auront préalablement choisi la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et Sylvain Pichon (cinémas Le Méliès), les équipes se constitueront spontanément pour planch

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Usure

Galerie | L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Usure

L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du confinement. Qu’à cela ne tienne, L’Atelier-Musée La Maison du Passementier reprend et prolonge cette proposition pour le moins original jusqu’à la mi-décembre. Pour son premier accrochage dans le bassin stéphanois, l’artiste propose un ping-pong esthétique entre les corps naturels de ses modèles et un stock de textiles (vêtements, draps, nappes, torchons, voiles…) découvert dans une vieille bâtisse des monts du Forez. Sans maquillage ni Photoshop, la peau apparaît ici comme un matériau redessiné par le temps dont les marques, plis, vergetures, et cicatrices répondent habilement aux tissus réparés, recousus, reprisés… rapetassés ! Rapetassage de Claude Benoît à la Guillaume, du 15 septembre au 20 décembre, Atelier-Musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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"Abou Leila" : Du sang à la dune

ECRANS | De Amin Sidi-Boumedine (Alg.-Fr., int.-12 ans, 2h15) avec Slimane Benouari, Lyes Salem, Meriem Medjkane…

Vincent Raymond | Jeudi 23 juillet 2020

Algérie, années 1990. Depuis qu’il a été témoin d’un attentat, un policier dont la raison défaille est persuadé que le responsable de tout est le terroriste Abou Leila. Son ami et collègue Lofti l’accompagne dans sa traque loin de la capitale, vers le sud du pays. Vers la sang et la folie… Il ne faut pas craindre l’épreuve de la durée ni l’errance dans toutes ses dimensions face à Abou Leila, objet cinématographique transfigurant un épisode de l’histoire politique récente de l’Algérie à travers les yeux d’un policier rendu fou par la guerre civile. Road movie aussi mental que géographique, ce premier long métrage se distingue en naviguant également dans le temps, hors des balises normative d’une trop stricte linéarité, épousant autant que possible les cauchemars hallucinatoires du flic obsédé par sa cible. Bad trip au sens propre, le voyage se double d’une évocation des Algéries — pluriel signifiant, puisqu’entre la métropolitaine Alger au nord et les saharienne dunes désertiques au sud, on a bien affaire à un pays double, ou partagé. De cette

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"The Great Green Wall" : Et le désert avance…

Documentaire | Documentaire de Jared P. Scott (G.-B., 1h30) avec Inna Modja…

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Pour contrer leur désertification, les États du Sahel et du Sahara ont lancé le projet de “Grande muraille verte“ destiné à doter l’Afrique d’une ceinture forestière d’ouest en est. Du Sénégal à l’Ethiopie, la chanteuse Inna Modja s'en fait l’ambassadrice auprès des populations locales… Voici un bien drôle de fourre-tout, dans lequel il convient de faire le tri : les informations géopolitiques ou écologiques sur la conception, l’inspiration sankarienne, la mise en œuvre et l’intérêt de cette barrière végétale sont recouvertes de diverses couches plus ou moins pertinentes. Passons sur l’enveloppe à la BBC/National Geographic — offrant une vision stéréotypée et impersonnelle d’une nature transcendante grâce à une kyrielle de plans par drones —, mettons de côté la fraction du film aux allures de making off-bonus de l’album en gestation. Ne nous appesantissons pas non plus sur les séquences où Inna Modja interviewe les paysans sur le mode « alors, c’est dur la terre ? » ou une responsable de l’ONU, ni celles où elle est filmée dans les médias locaux faisant la promo de la Grande Barrière Verte ; ni celles où e

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The Architect : « M'exprimer à nouveau sur différents sujets »

Talent local | The Architect revient à la construction personnelle. Après avoir bourlingué dans le monde entier, produit pour de nombreux artistes, le "digger" stéphanois propose un nouvel album ce 12 juin intitulé "Une plage sur la lune". On y retrouve la patte de l'artiste entre abstract hip-hop, sono mondiale et jazz.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

The Architect : « M'exprimer à nouveau sur différents sujets »

Pourquoi avoir attendu aussi longtemps entre Foundations sorti en 2013 et ce nouvel album Une plage sur la lune ? Pendant cette période, j'ai beaucoup produit pour d'autres et j'ai eu deux enfants. J'étais en mode "moins de productions" qu'auparavant. Les enfants ont grandi et j'avais envie de m'exprimer à nouveau sur différents sujets. J'avais besoin de ressentir cet album. Je pense que d'autres albums suivront, pas au même rythme qu'avant. Pour cet album, j'ai sélectionné parmi au moins cinquante titres créés au cours de ces dernières années. As-tu toujours la même manière de travailler ? Es-tu toujours un digger – quelqu'un qui fouille les bacs à disques pour trouver des perles – qui va chercher des samples, les remanier pour produire ? Oui, je ne me suis jamais arrêté de "digger" des disques. Justement car je produis pour d'autres et que j'ai la passion du disque vinyle. Pour cet album, j'ai sélectionné parmi au moins cinquante titres créés au cours de ces dernières années. Je n'ai gardé que des morceaux qui résumaient mon ressen

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Rap | Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à (...)

Nicolas Bros | Lundi 23 mars 2020

Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à une situation plus calme, le dernier concert de la saison des 20 ans des Mardi(s) du Grand Marais sera assuré par le rappeur parisien. Cette tête d'affiche avait été tenue secrète jusqu'à aujourd'hui par l'organisation. Une belle surprise pour clôturer une saison haute en couleur. Retrouvez notre entretien avec Ox' juste ici. Oxmo Puccino + DJ Alek6 , mardi 26 mai aux Mardi(s) du Grand Marais

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Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

Radioactive | On ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la figure de Marie Curie et celle de Marjane Satrapi. La cinéaste bouscule l’image d’Épinal en signant un portrait non pas de la seule scientifique, mais également du rayonnement de ses découvertes. Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

À l’instar de Flaubert parlant de Madame Bovary, pouvez vous dire que cette Madame Curie, c’est un peu vous ? Marjane Satrapi : C’est un génie auquel je ne peux me comparer, mais que je comprends très bien. On est arrivées à Paris au même âge pour pouvoir réaliser ce que l’on ne pouvait pas faire chez nous, je comprends donc sa difficulté d’être une immigrée parlant français avant de venir en France. Comme elle, aussi je ne cherche pas à plaire à tout le monde — je m’en fous, en fait. J’apprécie tout particulièrement ça chez elle, et le fait qu’elle ne soit pas quelqu’un de parfait. Je n’ai pas voulu en faire une héroïne, c’est-à-dire l’image parfaite de la femme merveilleuse, parce qu’elle n’était pas toujours commode. C’était un être humain avec ses imperfections ! Au-delà de l’album de Lauren Redniss, comment avez-vous déterminé ses contours ? Il y avait évidemment les biographies, les historiens, mais chacun donne son interprétation de l’histoire. Pour moi, on a la perception la plus corre

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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"Radioactive" : Brillante fusion

ECRANS | Evocation indirecte des lois de l’attraction et du magnétisme, "Radioactive" dépeint simultanément les atomes crochus entre Pierre et Marie Curie ainsi que les propriétés de ceux qu’ils mirent en évidence. De la science, des frictions et le regard de Marjane Satrapi.

Vincent Raymond | Mercredi 4 mars 2020

Paris, aube du XXe siècle. Jeunes scientifiques assoiffés de savoir, Marie Skłodowska et Pierre Curie s’allient au labo comme à la ville pour percer le mystère de la radioactivité. De cette union naîtront, outre deux enfants, d’inestimables découvertes, des Prix Nobel, ainsi qu’une certaine jalousie teintée de haine xénophobe et machiste, Marie étant polonaise… Aux premières images de Radioactive montrant Madame Curie au soir de sa vie s’effondrant et se remémorer son existence par flash-back façon Les Choses de la vie, on s’inquiète un peu. Marjane Satrapi aurait-elle succombé à cette facilité du biopic hagiographique, ces chromos animés surglorifiant des célébrités ? Heureusement, non : la Madame Curie dont elle tire ici le portrait en s’inspirant du roman graphique de Lauren Redniss va se révéler bien différente des images déjà connues : moins fofolle que celle vue par Jean-Noël Fenwick (Les Palmes de M. Schutz), plus nuancée que la Femme honorable de François Giroud ; bref, complexe et vivante, loin de la statufication. Têtue e

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Le roi Mouawad et les oiseaux

Théâtre | Avec "Tous des oiseaux", le metteur en scène et auteur Wajdi Mouawad retrouve la verve épique qui lui avait valu un succès dingue au cours des années 2000. Et livre une pièce forte qui n’a pas peur d’aborder la question brûlante du conflit israélo-palestinien.

Aurélien Martinez | Mercredi 4 mars 2020

Le roi Mouawad et les oiseaux

C’était il y a une vingtaine d’années. Les spectateurs français découvraient le théâtre d’un auteur et metteur en scène libano-canadien nommé Wajdi Mouawad. Et se prirent alors de passion pour ses récits amples, sorte de réactualisation contemporaine des grands mythes antiques. La décennie 2000 verra ainsi le sacre du roi Mouawad, avec trois hits en particulier : Littoral, Incendies et Forêts. Des pièces fleuves construites autour de la notion de partage générationnel et du devoir de comprendre ses origines. Et des pièces qui, loin du théâtre qui place le public dans une situation d’inconfort pour mieux l’amener à réagir, assument leur côté grand spectacle capable de fédérer le plus largement possible, et surtout celles et ceux pour qui le théâtre est un art lointain et intimidant. Retour de hype Ça c’était pour les années 2000. Puis vint la décennie suivante où, pour faire court, l’on perdit un peu Wajdi Mouawad. Jusqu’à son arrivée en 2016 à la tête du théâtre de la Colline à Paris, temple dédié aux écritures contemporaines. C’est là qu’il a créé en 2017 Tous des oiseaux, spectacle d

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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Ladj Ly : « Ma banlieue est joyeuse, mais ça peut partir en vrille »

Les Misérables | Il y a quelques années, Ladj Ly tournait Les Misérables, court métrage matriciel dont l’accueil a permis (dans la douleur) la réalisation de son premier long en solo. Primé à Cannes, il est à présent en lice pour représenter la France dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger.

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Ladj Ly : « Ma banlieue est joyeuse, mais ça peut partir en vrille »

Comment vous êtes-vous remis dans l’énergie du court métrage ? Ladj Ly : J’avais toujours eu cette idée de faire un long métrage : plein de séquences étaient écrites. Mais comme vous savez, c’est le parcours du combattant de tourner un long. J’ai voulu faire le court pour rassurer et montrer que j’étais capable de faire de la fiction et des trucs cool. Ça aurait pu tomber à l’eau, mais j’étais convaincu par cette stratégie. Et puis, je savais ce que je voulais : mon énergie était déjà là. Ce court a bien marché dans les festivals, puisqu’on a gagné un quarantaine de prix. Et malgré ça, on a quand même eu du mal à financer le long… Malgré votre parcours et À voix haute, vous aviez encore besoin de prouver des choses ? Clairement. Ça fait 20 ans qu’on fait des films avec Kourtajmé ; notre parcours est assez riche, avec des clips, du long du documentaire… Mais malgré tout ça, c’est compliqué de faire financer un projet. J’ai galère à financer le film alors que la même année j’avais eu mon court et mon documentaire sélectionnés aux César. C’est un problème ! A quoi l’attrib

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"Terminal Sud" : Kakfa à la Méditerranée

ECRANS | De Rabah Ameur-Zaïmeche (Fr.-Alg., avec avert. 1h36) avec Ramzy Bedia, Amel Brahim-Djelloul, Slimane Dazi…

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Un pays méditerranéen indéfini de nos jours, en proie à un conflit civil et religieux. Non aligné, un médecin tente d’exercer son métier malgré les tracasseries ordinaires et les incitations de ses proches à migrer en sûreté. Un jour, sa situation s’envenime malgré lui… Porté un Ramzy Bedia inspiré (comme il l’est souvent lorsqu’on lui confie un rôle dramatique), Rabah Ameur-Zaïmeche signe sans doute son film le plus abouti. Celui dont le récit s’avère le plus linéaire, mais surtout celui dont l’histoire est la plus universelle. Le contexte méditerranéen, l’évocation d’une guerre de décolonisation, la Nation déchirée et la question de la trahison… Autant de thèmes qui font écho à l’œuvre de Camus dont le cinéaste offre ici une forme de continuation contemporaine. Jusqu’à l’absurdité d’une séquence de torture qui, elle, renvoie moins à la pensée camusienne qu’à l’absurdité tchèque des procès de Prague (voir L’Aveu), quand des trésors de raffinements staliniens étaient mis en œuvre pour que des innocents s’accusent de forfaits dont ils ne connaissaient même pas l’existence.

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"Les Misérables" : La Cité a craqué

ECRANS | 24 heures de feu dans la vie d’une banlieue dans les pas d’un équipage de la BAC, quand tout dérape. Prix du Jury amplement mérité (et joliment partagé avec "Bacurau") à Cannes 2019 pour ce premier long par bien des aspects plus prémonitoire que constatatif.

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Arrivant de sa province cherbourgeoise, Stéphane débarque dans une unité de BAC d’une cité de banlieue, Montfermeil, pour faire équipe avec Chris et Gwada. Si les méthodes du premier le heurtent, une série d’événements dramatiques vont le contraindre à faire corps. Malgré lui. Voyez l’affiche des Misérables : une foule en liesse, tricolore — multicolore, même —, défilant sur les Champs-Élysées en direction de l’Arc de Triomphe. Tournées à l’occasion de la victoire de la France lors de Coupe du monde de football 2018, ces images ouvrant le film (rappelant au passage le goût pour le documentaire de Ladj Ly), forment un bien singulier prologue. Prises sur le vif, elles sont certes les plus indiscutablement “authentiques“ de cette fiction, mais rétrospectivement, elles paraissent tellement déconnectées de la réalité ! La communion et la concorde populaires qu’elles reflètent ne cesseront en effet d’être démenties par la suite. Jusqu’ici tout va mal Comme pour l’injustement mésestimé Mauvaises Herbes de Kheiron, la référence à Victor Hugo est explicite dans cette chronique d

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Tiken Jah Fakoly : « Aujourd'hui, il y a urgence »

Reggae | ​À la fois Indigné et généreux dans chacune de ses chansons, le reggae man Tiken Jah Fakoly mène depuis vingt-cinq ans le même combat pour l'unité de l'Afrique et son droit à se défaire des politiques qui la maintiennent dans la misère. Pour son dixième album, Le monde a chaud, enregistré à Abidjan dans un studio flambant neuf, Tiken s'attaque à la brûlante actualité du réchauffement climatique. Rencontre.

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Tiken Jah Fakoly : « Aujourd'hui, il y a urgence »

Pourquoi es-tu retourné en Côte d'Ivoire enregistrer ton nouvel album ? C'était avant tout un retour aux sources car c'est là-bas que ma carrière a commencé. Les albums de mes débuts qui m'ont permis d'être connu et reconnu en France ont tous été enregistrés en Afrique, mais à force de travailler avec des gens du monde entier, mon audience est devenue plus internationale et ma musique s'est considérablement ouverte. Mon objectif était clairement d'atteindre un public large qui n'est pas forcément fan de reggae, afin que mon message soit diffusé au plus grand nombre. Pour mon nouvel album j'ai choisi de retrouver le son du reggae africain joué par des jeunes Africains. J'ai créé un nouveau studio à Abidjan, le studio Radio Libre. Comme la Côte d'Ivoire est une terre de reggae, il y a beaucoup de groupes. Nous avons organisé des auditions lors desquelles chaque groupe a joué trois morceaux et nous avons finalement retenu deux formations qui se partagent les titres de l'album. Est-ce que cela veut dire que tes prochains albums seront enregistrés dans ce nouveau studio ? Tout dépend de l'inspiration car chaque album a s

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Ça tourne !

Reggae | La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur (...)

Niko Rodamel | Mardi 15 octobre 2019

Ça tourne !

La société stéphanoise GRINTA Films tourne actuellement un clip pour le reggae man Balik, dans divers quartiers de Saint-Étienne. Profitant de la douceur de ce début d'automne, le leader du groupe Danakil a en effet choisi une entreprise ligérienne pour mettre en image son single Ce qu'on achète pas. Une équipe restreinte et mobile est à pied d'œuvre pour trois jours de tournage en lumière naturelle, dans les quartiers de Bergson et de la Cotonne, ainsi qu'à la Cité du design. À l'écran, Balik est accompagné d'une comédienne-danseuse, la sublime Elodie Sénigallia. En recherche de nouveaux réalisateurs pour accompagner le projet solo de Balik, le label Baco Records a donc contacté le Stéphanois Kamir Meridja, à qui l'on doit notamment le documentaire Rude Boy Story que tous les fans de Dub Inc connaissent bien. GRINTA Films a précédemment signé des clips plutôt bien léchés pour un grand nombre de groupes parmi lesquels Nosfell, Barrio Populo, Röyksopp, Apple Jelly, Keny Arkana ou encore John Tejada. Rappelons que Balik sera sur la scène du Clapier le 22 novembre.

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Country roads

The Green Escape | Le quasi-mythique festival altiligérien remet le couvert pour la 32e année : "the Green Escape is coming back" avec, comme d’hab', le meilleur de la musique country, rock, folk et blues.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Country roads

C’est sans doute grâce à des festivals comme celui-ci que les musiques de cow-boys sont parvenues, en France, à se décrotter des nombreux préjugés, qui voudraient nous faire croire que les amateurs de country sont exclusivement des beaufs à chapeaux qui se prennent pour des Texans. Depuis sa création en 1988, le festival Country Rendez-Vous de Craponne-sur-Arzon n'a cessé de progresser et de se professionnaliser au fil d'un succès populaire grandissant, jusqu'à changer de nom et d'identité visuelle (l'an dernier) au bout de trente années riches de découvertes musicales. The Green Escape met aujourd'hui l’accent sur les grands espaces et un sincère esprit de convivialité. Pour autant, le festoche conserve les fondamentaux autour desquels il a grandit : la country music reste le cœur d'une programmation qui s'ouvre aussi au rock, au folk et au blues. Acte deux de la nouvelle ère, l'édition 2019 promet donc une nouvelle fois un plateau musical éclectique (serait-ce la recette gagnante?), drainant à coup sûr un public aussi nombreux que divers. Jack Bauer Parmi les têtes d’affiche, Elliott Murphy fait évidemment figure de doyen du haut de ses soixante-dix balai

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Des étoiles et un lapin

Les Kiosques à Musique | Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Des étoiles et un lapin

Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation balayant de nombreux styles, du rock à la chanson en passant par la sono mondiale des quatre coins du globe. Voici nos trois coups de cœur... La pop indonésienne de Stars and Rabbit est à découvrir absolument ! Leur univers à la fois solaire et psychédélique, doux et chaotique, ne peut laisser indifférent : on adore ou on passe son tour. Ce duo connaît un succès exponentiel en Indonésie où il multiplie les passages très remarqués sur les plus grands festivals (vendredi 26 juillet à 22h)... Nous retrouverons également avec plaisir l'afrobeat contagieux du combo parisien des Frères Smith. Leur dernier album en date, Free to go, est le fruit d'un travail collectif comportant de nombreux featurings avec notamment la présence de la chanteuse malienne Mamani Keita ou du chanteur-guirariste-koriste guinéen Djeli Moussa Condé (vendredi 9 août à 22h)... Enfin, forts d'un tout nouvel album, les sept musiciens lyonnais de The Fat Bastard Gang Band seront dans la place avec leur musique kaléidoscopique et leur présence scénique

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"Vif-Argent" : Corps et âme

ECRANS | de Stéphane Batut (Fr., 1h44) avec Thimotée Robart, Judith Chemla, Djolof Mbengue…

Vincent Raymond | Mercredi 4 septembre 2019

Juste n’est plus vraiment de ce monde : invisible aux vivants, il a négocié avec las “autorités” de l’au-delà pour accompagner les défunts de l’autre côté, en leur faisant raconter un souvenir. Il croise un jour Agathe, bien vivante, qui le voit et le reconnaît. La mécanique serait-elle enrayée ? De tous les films ayant fréquentés la Croisette cette année et qu’il nous ait été donné l’occasion de voir pour l’instant, celui-ci qui figurait dans la sélection de l’ACID est sans doute celui déployant la plus grande ambition poétique… tout en demeurant d’une exquise et discrète sensibilité. Déjà auréolé du Prix Jean-Vigo, Vif-Argent mérite qu’on lui consacre de l’attention. Juste apparaît (comme le titre le laisse entendre) pareil au messager des dieux mercurial, et doit rendre des compte à la redoutable Dr Kramartz — autrement dit, “la doctoresse de la substance“). Ni vivant ni trépassé, il se trouve de fait prisonnier d’une zone intermédiaire qui n’est pas sans évoquer celle jadis conçue par Cocteau pour sa transposition du mythe d’Orphée, dont ce film cons

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"Noureev" : Paris vaut bien une danse

ECRANS | De Ralph Fiennes (G.-B., 2h07) avec Oleg Ivenko, Adèle Exarchopoulos, Raphaël Personnaz…

Vincent Raymond | Mercredi 19 juin 2019

1961. Danseur au Kirov, Rudolf Noureev se distingue par son talent hors normes autant que par son caractère entier. En tournée à Paris avec le ballet russe, il se laisse griser par la vie à l’Ouest, suscitant l’ire du KGB. Au moment du départ, son destin va se jouer en quelques instants… La sympathie immense que l’on éprouve pour le comédien Ralph Fiennes ne doit pas tempérer le jugement que l’on porte sur le travail de Fiennes Ralph, réalisateur amateur de grandes destinées — Coriolan, Dickens et maintenant Noureev. Car si la fresque qu’il nous livre ici possède bien des vertus mimétiques (choix d’un clone de “Rudy” pour le rôle-titre, soin méticuleux dans la reproduction d’un Paris de cartes postales ou de pub de parfum, jolies couleurs satinées d’époque etc.), elle évoque surtout ces cupcakes au glaçage impeccable mais dépourvus de saveur originale. Diluée dans ses deux heures bien tapées d’allers-retours temporels (un non-sens, quand on y pense, puisqu’il s’agit quand même de l’histoire d’un transfuge, donc d’un passage irrévocable d’un état/État à un autre), l’évocation touristique du Paris by Night souffre de

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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Mother funkers

Funk | Avis à la populace : si la pause estivale vous semble encore trop lointaine et que l'envie vous démange de faire la fiesta avec de la très bonne (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Mother funkers

Avis à la populace : si la pause estivale vous semble encore trop lointaine et que l'envie vous démange de faire la fiesta avec de la très bonne musique, sachez que s'annonce une very-big-dance-floor-party du côté du Fil en plein milieu du mois de juin. En guise d’apéro, l’énigmatique sextet SGE G2440 ouvrira les festivités autour des compositions de son leader-batteur Arnaud Azoulay. Puis ce sera buffet à volonté avec l’explosif combo des Semelles Funky : sous la direction artistique du bassiste David Mohamed, la joyeuse bande viendra dynamiter la SMAC avec quelques compos bien senties et possiblement des reprises de Stevie Wonder, James Brown, The Temptations ou encore Jackson Five. Rappelons que le collectif aligne pas moins de dix-huit super musicos, tous issus de la scène jazz ligérienne : quatre voix, cinq cuivres, trois violons, deux guitares, un clavier, deux percus et un bassiste, soit une puissance de feu qui tabasse sa maman ! Enfin, pour faire durer un peu plus le plaisir, DJ Nono prolongera la night avec son set funky old school... Bref, le genre de soirée où le dress code prend des allures de Saint-Sylvestre, chapeaux et lunettes funkadéliques, chemises à fleurs

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Swingmen

Jazz | Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Swingmen

Entre swing US des années 30, guinguette frenchy des années 40 et sonorités tziganes de l'Europe de l'Est, le quartet ligérien Rue Des Deux Amis fait honneur à l'esprit du grand Django Reinhardt autant qu'au répertoire du jazz américain. Des musiciens-équilibristes qui servent brillamment une musique de haute volée. Rue Des Deux Amis, mercredi 19 juin à 20h30, Hall Blues Club de Pélussin

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Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Rap | Le jeune rappeur stéphanois Zed Yun Pavarotti ne cesse de grimper et de gagner en notoriété avec son flow éthéré et ses titres entêtants aux lyrics à l'abstraction orfévrée. Désormais installé à Paris pour travailler, il revient sur sa terre natale pour un concert qu'il attend avec une pointe d'appréhension mais également une envie débordante. Rencontre avec ce petit génie de la scène rap française.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Comment en es-tu arrivé à la musique ? Tout cela a commencé par un effet de groupe, d'entraînement où on rappait un peu avec des amis. On freestylait. À un moment, j'ai essayé de faire un morceau en solo, en regroupant les idées que j'avais et en les structurant avec un refrain, des couplets. Je me suis rendu compte que le résultat était correct, ça m'a plu et je n'ai jamais arrêté... Pourquoi Zed Yun Pavarotti ? À un moment donné, j'ai dû choisir quel nom porté, et je ne voulais absolument pas quelque chose de périmé... Zed, c'est en lien avec mon nom de famille. J'avais acheté un vinyle de Pavarotti à Sainté et à force de le voir et de l'écouter, je me suis intéressé à son histoire, à lui. C'est un clin d'œil pour ce personnage dont je suis très fan. Tu ne produis pas toi-même de musique. Tu as commencé d'ailleurs avec des instrumentales que tu recevais par le web ? À l'époque j'en recevais un peu mais pas tant que ça. Je connaissais aussi des producteurs à Saint

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