Girls In Hawaii : « Nous sommes des enfants des années 80 »

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Nocturne est plus électronique que vos précédents albums, était-ce une volonté de départ ?
Lionel Vancauwenberghe de Girls In Hawaii
: Oui, nous souhaitions ajouter de l'électronique dans l'habillage de nos titres. Nous avions déjà touché à cela auparavant avec Luuk Cox, notre producteur. Nous sommes des enfants des années 80. Pendant toute notre jeunesse, nous avons entendu les Depeche Mode, Jacno, Kraftwerk... C'est une période à laquelle nous nous référons beaucoup dans notre sonorité et donc, ce côté plus électronique en est issu. Dans les années 90, nous étions en totale rupture avec cette décennie 80, nous étions très guitare, grunge... Nous en sommes revenus. C'est assez drôle que Nocturne soit, en quelque sorte, notre pacte de paix avec cette époque.

Dans une interview, vous expliquiez que « plus vous aviez abordé cet album de manière froide, plus l'émotion revenait de manière différente »...
Avec le décès de notre batteur en 2010 et les années qui ont suivi, nous avons décidé de "débrancher" pour ce nouvel album. Nous l'avons abordé sans émotion alors qu'elle fait d'habitude partie intégrante de notre travail. C'est aussi une des raisons de l'utilisation de l'électronique et de synthétiseurs, pour avoir un côté immédiat, froid, sans but. Nous nous sommes rendus compte qu'en plaquant nos voix sur ces compositions, cela les mettait davantage en avant. Étant donné que la structure musicale gagne en précision avec ce type d'instruments, la fragilité de nos voix ressort de manière plus perceptible. Du coup, nous avons mixé les voix très fort, beaucoup plus que sur les derniers disques. Il y a vraiment ce contraste dans cet album.

Avec Antoine Wielemans, l'autre compositeur du groupe, il paraît que vous vous êtes fixés comme contrainte de ne pas travailler les maquettes plus de 48 heures...
Oui, tout à fait. C'était même parfois 24 heures ! Je travaillais en Islande pendant la composition et Antoine, lui, était resté à Bruxelles. Du coup, nous échangions par Skype et nous nous lancions des défis de création en une journée. Nous avons entassé les compositions "brouillonnes" puis nous nous sommes retrouvés en studio d'une manière "très vierge". Au final, cela était beaucoup plus marrant.

Vous avez également pratiqué l'hypnose pour stimuler votre travail de composition ?
Oui, tout à fait. Comme je le disais, nous voulions avancer dans le disque sans vraiment réfléchir. L'hypnose fut un chouette hasard, un truc très personnel. Antoine et moi, sans nous consulter, nous avons pratiqué l'hypnose chacun de notre côté. Symboliquement, nous aimons dire que cela nous a permis d'ouvrir "notre grande boîte" et de la vider. Cela a servi de thèmes à plusieurs titres de l'album. Nous avons également appelé le disque Nocturne en référence à cela, car il évoque le rêve et tout ce qu'il fait ressortir. Mais cela reste un peu anecdotique car nous n'avons pas continué très longtemps.

Dans cet album, il y a des titres où vous abordez des sujets plus sociétaux qu'auparavant. Pour quelles raisons ?
Depuis le début du groupe, nous étions un peu auto-centrés, avec un côté "carnet d'ados". Nous en avions un peu marre. Nous souhaitions parler de ce qui se passe autour de nous, de parler en "tu", en "ils" et de sortir du "je". Petit à petit, tu te rends compte que tu observes davantage. De plus, les dernières années ont été assez dramatiques. Nous voulions évoquer ce côté apocalyptique, les migrants, ces grands flux, ce grand nombre de morts... Mais cela reste un peu complexe de travailler ces thèmes avec notre style pop. Cela donne des chansons telles que Blue Shape. Elle évoque l'émotion suscitée par l'histoire d'Aylan, ce petit Syrien de 3 ans, retrouvé mort sur une plage turque... Mais la crise est tellement énorme que nous sommes incapables de faire plus que cela.

Le fait d'aller en Islande 3 mois tous les 2 ans a changé quelque chose dans votre travail ?
Oui, clairement. Cela m'influence pour le côté "retraite". C'est un pays très calme, qui flatte le côté contemplatif de mon travail. On a moins les pieds sur terre dans ce genre d'environnement.

Il sort de très nombreux artistes de rap ces derniers temps de Belgique tels que Damso, Caballero & JeanJass, Romeo Elvis... Est-il encore aisé de faire du rock en Belgique ?
Il n'est malheureusement pas facile de faire du rock nulle part tout simplement... (rires) En 2017, les gens écoutent majoritairement du hip hop, style que j'adore aussi. Il suffit de regarder les tops dans les magazines tels que les Inrocks ou Pitchfork pour s'en rendre compte. En Belgique, il y a encore beaucoup de groupes pop-rock très intéressants. On peut citer The Brains ou Robbing Millions... Mais il y a simplement moins de focus médiatiques sur eux.

Girls in Hawaii [+ Voyou], vendredi 9 mars à 20h30 au FIL à Saint-Étienne


Girls in Hawaii + Voyou


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

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Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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Porté par des mélodies habitées et une production somptueuse qui fleure bon l'americana, le trio folk-rock grenoblois Holy Bones mené par François Magnol a livré un premier album en 2019, Silent Scream, qui n'est pas passé inaperçu. Sans doute H-Burns est-il le chef de file (si tant est qu'elle existe en tant que telle) d'une école musicale qui abriterait également, chacun dans leur genre, Quintana, Jose & the Wastemen et Picky Banshees. Mais il conviendra d'ajouter Holy Bones qui, depuis huit ans, fait ses griffes folk-rock, s'affirmant comme l'un des plus solides éléments de cette esthétique qui n'a d'yeux que pour le rêve américain, ses mythes, ses clichés, sa culture. Holy Bones, vendredi 16 octobre au Château de Saint-Victor-sur-Loire

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

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Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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"Rocks" : Ado, sac au dos

ECRANS | ★★★☆☆ De Sarah Gavron (G.-B., 1h33) avec Bukky Bakray, Kosar Ali, D'angelou Osei Kissiedu…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Londres, de nos jours. Sa mère instable ayant disparu sans crier gare, Rocks doit à 15 ans et en secret palier son absence et s’occuper de son petit frère. Les finances puis le toit venant à manquer, la sage Rocks va en plus se marginaliser au contact d’une nouvelle élève, Roshé… Errance et déshérence sont dans un bateau, ou plutôt dans une même galère. Ce nouveau chapitre dans le cinéma social britannique (qu’on s’abstiendra de numéroter tant le sujet semble, hélas, inépuisable) se distingue par les accents d’authenticité de ses jeunes protagonistes, doublement dépositaires de l’intrigue : ceux-ci l’investissent en la jouant avec d’autant plus de force et de conviction que le scénario repose sur un travail collectif initié par Sarah Gavron. C’est grâce à cela que Rocks nous permet, en entrant dans les foyers de chacune et chacun, d’avoir un regard sur ce système britannique communautaire cloisonné que la cinéaste avait déjà dépeinte avec adresse dans Rendez-vous à Brick Lane. Avoir 15 ans n’est pas une mince affaire dans un pays qui n’aide pas ses enfants…

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Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Culture scientifique | Laurent Asselin, médiateur scientifique du Planétarium de Saint-Étienne, nous emmène plus haut que les nuages, découvrir ce que recèle le ciel d'été. Levez la tête et les yeux, vous risquez d'être surpris.

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Solstice d’été : à la découverte du ciel nocturne 

Après une agréable journée de juin, alors que le Soleil se couche de plus en plus tardivement et qu'aucun nuage ne l'accompagne pour débuter sa courte nuit, quoi de mieux qu'une nuit sous les étoiles. Fuir pour quelques heures la ville, ses bruits et ses lampadaires et s'installer paisiblement au détour d'un chemin de campagne. Seuls quelques grillons stridulent aux portes de la nuit. Si le coucher du Soleil nous réserve parfois de belles teintes chaudes, dues aux particules présentent dans l'atmosphère de notre planète, c'est à l'opposé du soleil qu'il peut être intéressant d'aller jeter un œil. Un phénomène tout aussi fréquent qu'inconnu du grand public s'y déroule régulièrement. On notera que le ciel, au ras de l'horizon Est-Sud-Est, prendra une teinte bleue soutenue surmontée d'une bande rosée se fondant vers le haut avec le bleu du ciel. Ce phénomène est appelé poétiquement la ceinture de Vénus (et beaucoup plus techniquement l'arche anti crépusculaire !). La partie bleu sombre correspond à l'ombre de notre planète qui se projette sur les basses couches de l'atmosphère. La zone rose, encore éclairée par le Soleil, diffuse sa lumière. Puis, en quelques minutes, toutes ses te

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

Quand Sainté monte à Paris | C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

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C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le projet L'éPOPée Verte.

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"Judy" : A Star is Torn

ECRANS | De Rupert Goold (G.-B., 1h58) avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock…

Vincent Raymond | Mercredi 26 février 2020

1968. Elle a été, mais n’est plus grand chose à Hollywood, qui refuse désormais de l’assurer et l’engager. Alors, pour gagner de quoi vivre avec ses enfants, Judy Garland accepte une série de récitals à Londres. Le triomphe est au rendez-vous, mais ses vieux démons également… Reviendra le jour où des comédien·nes ne seront plus automatiquement primé·es pour avoir campé un personnage ayant existé et/ou surmontant des déboires physiques ou psychiques. En attendant, les biopics narrant parfois avec une empathie douteuse mais une certaine gourmandise voyeuriste la déchéance d’anciennes gloires creusant le fond après l’avoir touché, continueront à faire recette. Si Hollywood n’a pas son pareil pour produire des films dénonçant les agissements passés de ses propres studios, c’est qu’il y gagne : cette sorte de mise en pratique du circuit court et de la valorisation de ses déchets moraux lui permet de troquer sa mauvaise conscience en absolution oscarisée. En témoignant d’un minimum de contrition. Judy est le l’énième variation sur ce thème. Où l’on voit la décatie Judy Garland, vieillarde de 47 ans (comme Edith Piaf), brave maman gay-friendly finir

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

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Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

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Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

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Les 1ers noms de Musilac 2020

Festival régional | Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac (...)

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Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac d'Aix-les-Bains qui se déroulera du 11 au 14 juillet 2020.

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De Staat (qui signifie L'État en hollandais) est un groupe rock majeur chez les Bataves. Emmené par Torre Florim, la formation est difficile à "caser" mais très efficace en live. Ils le démontreront pour un passage inédit en terres stéphanoises mi-décembre. De Staat, samedi 14 décembre au Clapier

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Pop/Electro | Située quelque part entre Christine and The Queens et Stromae, Suzane a connu une fulgurante ascension. Avec des clips qui ont ravagé la Toile, l'Avignonnaise construit son univers petit à petit et sort un très attendu 1er album, Toï Toï, en janvier. Un mois avant, elle passe à Saint-Étienne. Rencontre.

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Tu fais le choix de chanter en français... C’était plutôt évident pour moi. Mes premières influences restent la musique française comme celle de Brel, Piaf ou Barbara. J’ai toujours été davantage touchée par les textes en français, même dans le rap avec Diam’s, Orelsan, Mc Solaar… C’est également une façon d’être connectée avec ce que je raconte, de parler dans ma langue maternelle. C’est là où je me sens le plus à l’aise et c’est beaucoup plus stimulant également. Il est certain que j’écrirai toute ma vie en français ! Je prends ma plume pour constater plutôt que pour dénoncer Tu abordes des thématiques fortes, très ancrées dans l’actualité. Était-ce un choix de dénoncer les déviances de la société ? Je pense que certaines choses, en tant que citoyenne, me heurtent au quotidien comme le harcèlement que je traite dans SLT ou le réchauffement climatique que j’aborde dans Il est où le SAV ? Ce sont des choses contre

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Pour lancer sa quatrième édition dignement, l'équipe du N.N.Y Fest. a fomenté une soirée folle avec la venue des fougueux Pneu et 2 Boules Vanille. Du rock bien noisy en veux-tu en voilà, avec deux formations qui ne peuvent laisser indifférentes en live tellement elles se donnent sur scène. Une belle entrée en matière avant le N.N.Y. Fest. 2019, grand raout du rock Do It Yourself stéphanois, qui se déroulera du 5 au 8 décembre à Bellevue (à Ursa Minor, au Gran Lux et à La Gueule Noire). Pneu + 2 Boules Vanille + Dj Francky Vin Blanc, samedi 30 novembre à 20h30 à Ursa Minor

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T'as la frite ?

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Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française : Frite Alors ! « La friterie belge à l’accent québécois » propose forcément des poutines (plat national de la Belle Province) mais également des burgers et d'autres plats à déguster sur le pouce. Après avoir débarqué dans l'Hexagone d'abord du côté de Lyon avec deux établissements (un dans le 1er et un dans le 3e), la marque ouvre aujourd'hui à Saint-Étienne, au coin de la rue de la résistance et de la rue d'Arcole (en lieu et place du PMU Le Vincennes), donnant sur la place Jean Jaurès. L'occasion de se délecter des frites associées au fromage en grains et nappées de sauce brune, la fameuse poutine classique ou bien de découvrir d'autres recettes*. À vous de voir !

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Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020. L'organisation a fait un point concernant la billetterie : « Pour les personnes souhaitant se faire rembourser leurs places elles peuvent le faire dès à présent dans les points de vente dans lesquels ils ont été achetés. Pour les personnes souhaitant participer au concert du 16 Mai, elles doivent se faire échanger leur billet. En effet, les billets du 21 novembre ne seront pas valables pour le concert du 16 Mai. Nous vous remercions de votre compréhension et souhaitons vous retrouver le 16 Mai ! » Roni Alter, samedi 16 mai 2020 au Fil à Saint-Étienne

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Pascal Obispo dans l'Oeil du Petit Bulletin #30

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Pour le numéro 30 de l'Oeil du Petit Bulletin, nous avons rencontré Pascal Obispo avant son passage dimanche 15 décembre au Scarabée Roanne-Riorges. L'occasion de lui demander s'il est plutôt 🍷 ou 🥛... Pascal Obispo, dimanche 15 décembre à 18h au Scarabée de Roanne-Riorges Plus d'infos et billetterie ici

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Le groupe Jesuslesfilles est un concentré de tout ce qui fait la fraîcheur de la scène indé montréalaise. Un cocktail foisonnant de garage rock psyché et progressif efficace. On y retrouve beaucoup de Malajube avec le côté déjanté des Trois Accords et d'Avec pas d'casque. Ca décoiffe, c'est sens dessus-dessous mais c'est surtout incroyablement libérateur. La scène underground montréalaise a de beaux jours devant elle, en voici une preuve vivante ! Jesuslesfilles, vendredi 20 septembre au Disorder Club

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La Maison brûle d'envie

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Les Tellier ont retrouvé les clefs de leur chambre d'ados ! Ils ont rebranché les amplis et les guitares pour regoûter à une belle nostalgie rock des années 90. Bye bye folk et amaricana... Le résultat s'appelle Primitifs Modernes, un sixième album enregistré dans des conditions "live". Un condensé d'énergie et de maîtrise qui confirme tout le bien que l'on pense de cette formation qui suit son bout de chemin, avec courage et passion. La Maison Tellier est assurément accueillante et viendra se poser dans le centre-ville de Montbrison. La Maison Tellier, vendredi 24 janvier 2020 au Théâtre des Pénitents, dans le cadre des Poly'Sons

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Flashy

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Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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On a demandé aux Raqoons d'imiter le cri du raton-laveur 🦝("racoon" en anglais) avant leur passage à Saint-Genest-Lerpt demain pour la Fête de la Musique, à l'ARDÈCHE ALUNA FESTIVAL et au Château du Rozier début juillet. Ont-ils réussi ? La réponse est dans cette vidéo ;-)

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C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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MUSIQUES | Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Terrenoire de l'ombre à la lumière

Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font face et explorent deux univers très différents, tendu et sombre pour "De L’Ombre À La Lumière", doux et tranquille pour "Lâchons prise". Le groupe sera en tournée en Espagne en juillet et passera aux Francofolies de La Rochelle (12/07) et aux Nuits de Fourvière (24/07).

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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Auto-Tune pour Elton John : "Rocketman"

ECRANS | Après "Bohemian Rhapsody", le réalisateur britannique Dexter Fletcher s’attaque à la carrière d’Elton John en se servant d’une cure de désintoxication comme base narrative. Et met face à face l’enfance de prodige introverti du musicien et son succès fulgurant comme icône de la pop culture. Démesuré et excessif.

Élise Lemelle | Mercredi 29 mai 2019

Auto-Tune pour Elton John :

Réaliser un film sur une rock star aussi fantasque qu’Elton John? Voilà le défi auquel s’est collé Dexter Fletcher en ne cherchant pas à raconter avec exactitude les événements passés mais en revendiquant « une course-poursuite imaginaire résolument loufoque et transgressive». Et en privilégiant les moments-clés de la vie de l’artiste – sa rencontre avec son parolier Bernie Taupin, ses amours tumultueuses avec John Reid, son mariage blanc… Résultat ? Un film dans lequel la musique prend, bien évidemment, toute la place. Rocketman est ainsi nourri en séquences oniriques où la star et ses fans entrent en osmose grâce à une mise en scène dont les procédés (ralentis, envolés…) exacerbent l’émotion. Une émotion bien relayée par l’acteurTaron Egertonqui réinterprète toutes les chansons et s'enflamme dans des costumes outranciers. En découle un drama pailleté flamboyant, à la fois biopic et comédie musicale. Et un film prévisible. À la

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La France, un pays rock ?

Livre / Musique | L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 avril 2019

La France, un pays rock ?

L'auteur stéphanois Pascal Pacaly, déjà auteur de nombreux ouvrages à propos de musique et notamment sur le rock, vient de sortir un nouvel opus intitulé La France est (vraiment) rock !! aux éditions du Joyeux Pendu. Ce livre fait suite à La France est rock !, sorti en 2016. Au programme, des entretiens avec différents groupes et artistes qui font le rock, le punk, la chanson, le ska ou encore le metal de l'Hexagone : Matmatah, Les Sheriff, Burning Heads, Têtes Raides, les Wampas et autres Ludwig Von 88... 51 noms que le Stéphanois a questionné sur leur travail, productions, tournées, anecdotes... La France est vraiment rock !! de Pascal Pacaly, aux Éditions du Joyeux Pendu

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Flèche Love, dans le mille

Pop indé | Amina Cadelli, alias Flèche Love, est une artiste attachante pour plusieurs raisons : ses intentions, sa qualité artistique et sa bienveillante volonté. L'ex-chanteuse du groupe Kadebostany a livré un très premier album solo, Naga Part.1. Elle sera sur la scène du Fil en ce début de mois pour le défendre.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Flèche Love, dans le mille

Dans une période où le repli sur soi s'avère souvent très tentant, il est singulièrement bénéfique de faire des rencontres telles que celle de l'artiste Flèche Love. Amina Cadelli, de son nom civil, s'est révélée en solo grâce à une collaboration avec Rone, sur le magnifique titre Umusuna. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les deux se sont trouvés pour faire émerger un titre aussi prenant. Deux belles âmes ne peuvent que faire des miracles. Après avoir quitté le groupe Kadebostany en 2015, Amina qui savait « depuis toujours » qu'elle ferait de la musique en solo, a attendu trois ans avant de pouvoir faire émerger son premier disque, Naga Part.1, sous son pseudo de Flèche Love. Un album complet et riche mêlant spiritualité, engagement mais également des références culturelles diverses (Camille Claudel, la déesse indienne Kali, Kurt Gödel...). Tout ceci, en faisant bien attention à ne pas tomber dans le « patchwork » insipide. « Il n'y a aucune préméditation dans ma musique, assure-t-elle. Un patchwork c'est une succession de pièces rapportées. Ma musique correspond davantage au bouillonnement que j'ai en moi. On pourrait dir

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Rock & Hip hop | Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mars 2019

The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date unique en France au sein de leur European Tour 2019. Groupe de rock culte, oscillant entre noise, hard et experimental, la formation de Buzz Osborne et de Dale Corner délivre des concerts d'une énergie dingue. De l'autre côté, un autre groupe mythique, mais du côté hip hop ce coup-ci : Delinquent Habits. La formation californienne se produira le samedi 25 mai sur la scène du Fil avec leur rap latino qui fait forcément penser à Cypress Hill. - Delinquent Habits + Dj Fly, samedi 25 mai au Fil - The Melvins + Knuckle Head, dimanche 7 juillet au Fil

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Electro-pop | Le duo stéphanois Ecloh, formé de Chloé Royon et Olivier Pradel, vient de sortir son premier EP "Seed" proposant un « trip-hop griffé de post-rock » qui fait mouche. Rencontre avec le groupe avant leur release party de jeudi 7 février au Méliès Jean Jaurès.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Quel est votre parcours musical avant d'arriver jusqu'à Ecloh ? Chloé : Nous avons une formation au conservatoire tous les deux. Olivier était en formation jazz en guitare, bien que sa culture musicale soit plutôt rock en ayant joué dans des groupes post-rock tels Mirabo et ALEC. Pour ma part, j'ai fait trois années en musiques actuelles. C'est dans le cadre de cette formation qu'on a démarré le projet Ecloh mais nous nous connaissions avant même le conservatoire. Olivier : L'idée était de faire rencontrer nos deux univers qui pouvaient paraître assez différents, mais qui au final se marient bien. Vous avez démarré ce projet en l'orientant d'emblée vers des sons électro et pop ? Olivier : Le projet est né sous la forme guitare/voix. Nous avons voulu y intégrer le sampling. Tout ceci en restant deux sur scène et en n'utilisant aucune boucle pré-produite. Nous avons donc apporté d'abord des percussions, puis des claviers, synthé, basses et enfin des synthèses sonores. La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la concepti

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Chanson | À l'occasion de ses cinquante ans, Dominique Ané dit A n'a pas fait les choses à moitié avec deux albums explorant deux versants de sa palette esthétique et un livre qui retrace sa vie et son parcours en chansons. L'occasion, au moment de sa venue à Montbrison le 15 février puis à Saint-Chamond le 22 mars, de faire le point sur une riche carrière.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 février 2019

Dominique A : « Les chansons phagocytent ma vie »

Vous avez fêté vos 50 ans cette année. Une année particulièrement riche pour vous avec deux albums, Toute Latitude au printemps et La Fragilité cet automne, deux tournées et un livre, Ma vie en morceaux. Y-avait-il de votre part une manière de la marquer cette année d'une pierre blanche, de dresser une sorte de bilan ? Dominique A : De marquer le coup oui, de faire en sorte d'en finir avec un cycle, certaines façons de faire, un certain rythme : un disque tous les trois ans, une tournée dans la foulée. Mais un bilan non ! Ça, on me le sort à chaque album et j'en ai un peu marre (rires). De toute façon, un disque marque toujours quelque chose de l'ordre du check-up créatif. Moi, ce sont les retours des gens qui me renseignent sur mon degré d

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Des anges passent

Sono mondiale | Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 janvier 2019

Des anges passent

Les compositions du groupe TheAngelcy, formé par Rotem Bar Or et quelques amis en 2011, recèle une belle idée de la beauté. Une musique douce et entraînante à la fois, une envolée céleste à chaque nouveau titre tout en traitant de sujets délicats et propres aux questionnements de la jeunesse du monde entier : échec/réussite, amour/solitude... Après un très réussi premier album Exit Inside en 2014, les revoilà en ce début 2019 avec leur nouvelle aventure sonore : nodyssey. TheAngelcy [+ Logar], jeudi 24 janvier à 20h30 au Fil Rotem Bar Or : « J'essaie de parler de toutes les choses qui me touchent ou me dérangent » Quelle est l'origine du groupe ? Rotem Bar Or : Je voyageais énormément avec ma guitare et j'ai écrit de nombreuses chansons. Je souhaitais créer un groupe. J'ai fait la rencontre de Dov (le premier batteur du groupe) et il a commencé à amener de nouvelles personnes autour. Puis d'autres sont arrivés jusqu'à que nous formions un vrai groupe. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour sortir un nouvel album ? Nous n'

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"Le Retour de Mary Poppins" : Mary à tout prix (et pareille à elle-même)

ECRANS | De Rob Marshall (É.-U., 2h10) avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw…

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Trente ans se sont écoulés depuis le départ de Mary Poppins. La voici de retour, quasi identique pour s’occuper des enfants de Michael Banks, alors que leur père, jeune veuf, s’emploie à sauver leur maison d’une saisie. Heureusement, sa magie sera le sucre qui aidera la médecine à passer… Disons-le tout net, cette suite est une délicieuse mine de paradoxes. Tout d’abord parce qu’il s'applique davantage à répliquer l’opus initial qu’à le prolonger, histoire de montrer l’immutabilité de la nounou — laquelle pourtant à changé de physionomie en changeant d’interprète. Ainsi le ramoneur est-il ici remplacé par un allumeur de réverbères (même genre de monte-en-l’air, en plus propre sur lui), l’oncle Albert s'envolant au plafond troqué par une cousine Topsy vivant tête-bêche, la séquence champêtre en animation par… une séquence champêtre en animation (avec une touche de cabaret en sus). Bénéficiant des évolutions techniques contemporaines, cette Mary Poppins est donc plus une 2.0 qu’une n°2. Mais si la trame se conforme à l’original, cet épisode se distingue sur un point : son

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Therapie Taxi : génération X

Pop | On a ausculté le phénomène pop français avant son passage vendredi 7 décembre sur la scène du Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : génération X

On ne sait s'il durera plus longtemps qu'un feu de Bengale (pour le feu de paille, il est déjà trop tard) mais force est de constater que le trio Therapie Taxi (Adé, Raph, Renaud), apparu pour la première fois sur les radars il y a deux ans avec un titre perforant, Salop(e), jalonné de lyrics très "explicit" comme on dit dans l'industrie du disque en guise d'avertisseur, est en train de gagner ses galons de

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"Utøya, 22 Juillet" : La chasse

Drame | Reconstitution en temps réel de l’attaque d’Utøya vue de l’intérieur et en plan-séquence, cette terrible et néanmoins superbe claque est portée par l’impressionnante Andrea Berntzen, qu’on suivra au-delà de ce film. Brut, mais surtout sans bavure.

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

22 juillet 2011, sur l’île norvégienne d’Utøya où se tient un camp réunissant de jeunes travaillistes, la nouvelle de l’attentat venant de toucher le quartier des ministères à Oslo est à peine digérée que des tirs retentissent : une attaque terroriste est en cours ! Katja tente de se mettre à l’abri… C’est peu dire que l’on redoutait ce film. Car l’événement dont il s’inspire a traumatisé la société scandinave, laquelle a eu encore plus de mal à se remettre du procès du mégalomane extrémiste responsable des faits — ce dernier en profitait comme d’un piédestal pour vanter ses idées nauséeuses, avec force provocations narquoises. Comment, alors, évoquer cette journée funeste sans héroïser survivant·e·s et martyres, sans donner du meurtrier une image qui le remplirait d’orgueil, ni coudre de fil blanc les pages du drame ? Trop de cinéastes omettent de se poser des questions basiques d’éthique, que les bons sentiments pas plus qu’une musique empathique ne résolvent. Faut-il mettre au crédit de la “rigueur protestante“ et pragmatique les choix opérés par Erik Poppe dans U

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Tendres oreilles

Festival chanson | L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. La preuve avec une sélection d'artistes qui vont faire des Oreilles en Pointe 2018 une prairie radieuse avec une bonne place pour les découvertes.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Tendres oreilles

« Quel est ce parfum que le vent dépêche ? / On dirait que la chair brûle / Viens, suis-moi / / Je connais l'endroit / Où l'herbe est encore fraîche » nous entraîne Feu ! Chatterton sur le titre Ginger. Ce lieu où le parfum est doux se trouve assurément du côté de l'Ondaine en ce mois de novembre. Plus précisément avec les dates proposées par le festival Les Oreilles en Pointe et sa - déjà - 28e édition. Si nous introduisons notre papier par cet extrait de Feu ! Chatterton, c'est bien parce que le groupe sera l'une des têtes d'affiche et assurément notre coup de cœur. Lumineux, enlevé et diablement bien écrit, leur dernier opus L'Ivresse nous berce et laisse traîner une douce mélancolie enjouée dans les tympans. Les "dandys" bien "frenchies" sont également de redoutables bêtes de scène et avoir la chance d'assister à l'une de leurs prestations est un moment unique. De vertes prairies parées de jeunes pousses Si le festival accueille des "confirmés" tels Feu ! Chatterton et les Négresses Vertes, c'est aussi un évén

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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La beigne et la caresse

Blues | Nom de dieu, Popa Chubby est de passage à Sainté ! À bientôt soixante balais, le chanteur et guitariste américain fait encore grave le show. Ça va barder !

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

La beigne et la caresse

Quelque part entre Chupa Chups et Papa Schultz, Popa Chubby est un artiste inclassable, rond comme une sucette espagnole et décalé du bocal comme une série humoristique sur un camp nazi de prisonniers de guerre. S’appeler Theodore Joseph Horowitz n’était au départ pas forcément facilitateur pour faire du gros blues-rock qui tache, c’est vrai. Theo a donc préféré s’auto-affubler d’une expression argotique un peu lourdasse, "pop a chubby", signifiant avoir une érection. Le musicos n’est donc pas une demi-molle dans le monde de la musique, bien au contraire on est là sur du high level, du qui-décoiffe-sa-mère ! Certes, son embonpoint ne lui permet plus de jouer debout, mais qu’à cela ne tienne, le New-Yorkais livre chaque concert comme des coqs leur combat, sans jamais rien lâcher. Il lui arrive même encore de passer derrière la batterie en live ! Shiftant du blues au rock ou du funk à la pop, Popa fait de chacun de ses albums un concept qui diffère des précédents, parmi lesquels quelques grosses références, comme le très bluesy Back Door Man, l’album-hommage à Jimi Hendrix Electric Chubbyland, sans oublier l’excellent Live at FIP

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La puissance poétique de Feu ! Chatterton

MUSIQUES | Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

La puissance poétique de Feu ! Chatterton

Voilà des poètes pop avec des compositions parmi les plus intéressantes du rock et de la chanson français depuis des années. Puissante et délicate, la musique de Feu ! Chatterton est une invitation à une ivresse de sons et des mots. Comme une succession d'heureux accidents, les titres de leur second album L'Oiseleur a confirmé tout le bien que l'on pensait de ce groupe qui maintient allumée la flamme de la poésie musicale française. De passage aux Oreilles en Pointe, leur concert fait partie des incontournables de cette fin d'année. Feu ! Chatterton, vendredi 16 novembre au Firmament à Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Rock historique

MUSIQUES | Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Rock historique

Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée qui passera par Saint-Étienne. La bande de Phil May et Dick Taylor a toujours évolué un peu dans l'ombre des Rolling Stones, surnommée d'ailleurs "Dirty Stones" pour son attitude plus trash. Cela ne l'a pas empêchée de fournir plusieurs pépites musicales dont l'album de rock psyéchédélique S.F. Sorrow en 1968, un des premiers opéra-rock au monde. The Pretty Things, samedi 20 octobre au Clapier à Saint-Étienne

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Plus de concert au Thunderbird...

ACTUS | Triste nouvelle... Le célèbre bar-concert rock de la rue Denis Escoffier, le Thunderbird Lounge de James Martin, a annoncé son obligation de fermer (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 août 2018

Plus de concert au Thunderbird...

Triste nouvelle... Le célèbre bar-concert rock de la rue Denis Escoffier, le Thunderbird Lounge de James Martin, a annoncé son obligation de fermer sa salle de concert. « Après 14 ans de concerts, il est actuellement impossible pour nous de répondre à leurs normes de sécurité. » L'équipe termine son annonce par une invitation : « Si vous aimez la musique, soutenez les endroits indépendants qui restent ouverts... » Signalons également que le bar du Thunderbird reste ouvert. Thunderbird Lounge, 8 rue Denis Escoffier à Saint-Étienne

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African Queer

MUSIQUES | Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

African Queer

Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au talent fou et à la voix sensationnelle, combinant mystique et culture queer, respect des anciens et émancipation à tout crin. La preuve avec You will not die, album soul pop vibrante qui doit autant à la liturgie des chants d'église de son enfance qu'à l'électro des clubs gays. Nakhane [+ Moon Gogo], samedi 13 octobre au Fil

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