Geoffrey Saint-Joanis : «Avec notre structure, nous voulions mixer nos passions »

Tête(s) de culture | Co-fondateur du studio de création audiovisuel AUUNA avec ses deux amis Alexandre Fournel et Laurent Gibert, Geoffrey Saint-Joanis est un jeune homme – né en 1992 – très présent auprès des artistes, notamment stéphanois, par la réalisation de vidéos, de photos ou de graphismes. Nous sommes revenus sur son parcours déjà bien chargé entre rédaction de presse, reportages en indépendant et création de son entreprise.

Nicolas Bros | Vendredi 9 février 2018

Photo : © Geoffrey Saint-Joanis


Comment en es-tu arrivé à travailler dans la réalisation de clips, de films, etc ?
J'ai d'abord passé un Baccalauréat littéraire puis je suis entré en prépa de journalisme audiovisuel au lycée Saint-Louis à Saint-Étienne. À la fac, j'ai validé une double licence histoire-sciences politiques à Lyon 2. Parallèlement à mes études, j'ai écrit pour un petit magazine qui s'appelait Le Journal International. J'ai fait un peu le forcing pour rentrer dans cette rédaction, car ils n'étaient pas très chauds à l'idée de m'intégrer au début. Je me suis rendu compte qu'il y avait un potentiel énorme avec l'actu internationale traitée par des correspondants étudiants installés dans le monde entier... J'en suis devenu le rédacteur en chef et nous avons développé le réseau de correspondants jusqu'à atteindre le nombre de 200. Ça a pris de l'ampleur et nous nous sommes faits remarqués par L'Express et le Figaro car nos correspondants étaient les premiers lors des révoltes de la place Taksim à Istanbul, ainsi que sur l'attentat du marathon de Boston... Nous avons pu établir un partenariat avec Le Figaro qui publiait un article par semaine d'un de nos correspondants.

Cette activité au Journal International a du avoir un impact sur ton assiduité à l'université ?
Oui, je faisais beaucoup d'heures au journal. Ils m'ont embauché en service civique et nous avons décidé de lancer une version papier du journal en bimestriel. Le premier numéro avait un premier article consacré à la Corée du Nord. Au bout d'un moment, j'en ai eu un peu marre car cela me prenait beaucoup trop de temps et impactait ma vie personnelle. J'ai décidé de faire mes reportages en indépendant. J'ai fait un stage de deux fois 3 mois chez RCF nationale et j'ai pu faire un reportage en Ukraine pour le magazine lyonnais Isjberg en 2013/2014. J'ai ensuite enchaîné les reportages en Islande pour Be yeah !, des sujets sociétaux/culturels/religieux pour Vice France, … De belles expériences mais payées « au lance-pierres » par rapport au temps investi.

Puis l'aventure AUUNA est arrivée...
Je suis rentré à Saint-Étienne après ces quelques années d'expérience. Avec mon ami Alexandre Fournel, nous avons décidé de monter un projet commun qui ressemblait plutôt à une agence de presse au démarrage. Puis Laurent Gibert est arrivé dans l'équipe et nous avons bifurqué sur la réalisation de vidéos. Nous voulions mixer nos passions dans cette aventure : musique, films, documentaires, images... Sans prétention, nous avons créé notre structure : AUUNA. Mais, auparavant, afin de tester nos capacités, nous avions décidé de partir en Suède en voiture depuis Saint-Étienne, pour réaliser un documentaire sur la musique dans ce pays et ses apports dans l'économie sur place. Nous avons eu la chance de suivre cinq artistes indépendants et les captés lors de sessions live avec eux, des interviews... Mais nous n'avons jamais sorti ce documentaire. À notre retour de Suède et après le lancement de la structure, nous avons été très largement aidés par l'équipe du Pax qui nous a ouvert ses portes pour faire les captations vidéo de leurs concerts. Nous avons ainsi pu rencontrer de nombreuses personnes telles que Leïla Huissoud, Kévin Fauchet, David Rivaton de WAB...

Que veut dire AUUNA ?
C'est le résultat d'un mois de réflexion... Nous cherchions un nom qui corresponde à toutes nos compétences et envies. Donc AUUNA veut dire Artistic Unusual and Underground News Agency. Et ça se prononce un peu comme on le souhaite : nous disons plutôt [Ona] mais certains disent [Ouna] ou [Aouna]... En gros, nous nous définissons comme un studio de création audiovisuel qui travaille autant la vidéo que le son, la photo, le web et le graphisme.

Quels sont vos projets ?
Nous allons sortir le prochain clip de DRK qui s'annonce assez étonnant. C'est la première fois que nous travaillons sur une vidéo pour du hip-hop. D'habitude, nous travaillons plutôt sur du rock, du folk ou de la pop... Avec des captations de concert également. Nous travaillons aussi pour des entreprises telles que Cadeau Maestro.

Vous démarchez les artistes ?
Non, ce sont eux qui nous contactent soit directement, soit via leur label. Nous n'avons pas eu le temps de démarcher jusqu'à présent...

Combien de personnes gravitent autour d'AUUNA ?
Nous avons une douzaine de personnes qui interviennent pour nos projets : maquilleuse, directeur photo, spécialiste 3D/effets spéciaux, régisseur, preneur de son... C'est une belle histoire humaine.

Lien vers la page FB d'AUUNA

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Niko Rodamel | Vendredi 26 mars 2021

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Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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Vichy tire les portraits

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Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

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Ce ne sont pas moins de douze expositions à ciel ouvert que propose la 8e édition de Portrait(s), le festival photo de Vichy (03). On y retrouve d'un côté, sur l'Esplanade du lac d'Allier, la série Cimarron de Charles Fréger, qui a traversé 14 pays entre 2014 et 2018 depuis le sud des USA au Brésil. Les clichés qu'il en a tirés présentent des « mascarades afro-descendantes » qui interpellent et marquent l'esprit. Parallèlement, dès le 5 septembre, une autre grande volée de portraits va pendre place dans les galeries du Centre culturel de Vichy avec notamment le travail d'Ed Alcock (qui avait réalisé des photos pour La Comédie il y a quelques saisons), Chris Steele-Perkins ou encore Paolo Verzone. Portrait(s), du 17 juillet au 25 octobre à Vichy (Allier)

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Véronique Vernette : c’est le Wax qu’elle préfère

Portrait | Illustratrice de littérature jeunesse et formatrice tous azimuts, amoureuse éperdue de l’Afrique, Véronique Vernette est une Stéphanoise d’adoption bien dans ses baskets qui dessine et colorie avec un talent continuellement mis au service de l’émotion.

Niko Rodamel | Mardi 9 juin 2020

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Véronique est née à Marseille en 1972, année du doublé historique coupe-championnat réalisé par l’OM. Pour autant, ce n’est pas du tout le monde du sport qui attirera la fillette, laquelle grandira d’ailleurs à Valence. « Nous étions quatre enfants à la maison. Je crois que très tôt j’ai aimé dessiner alors qu’il n’y avait pas vraiment de prédisposition artistique dans la famille. Mais nous avons eu la chance d’avoir des parents qui étaient à l’écoute de nos envies. » Dès l’âge de sept ans, la jeune fille commence à suivre des cours de dessin. Elle se souvient d’une grande complicité avec son grand-père qui l’emmène un jour à Nîmes pour visiter une exposition de Picasso. « Il m’avait même acheté le catalogue de l’expo, que j’ai encore aujourd’hui. Sur le chemin du retour, j’avais l’impression de revenir chez moi avec un trésor dans les mains ! » Attirée par l’Inde ou l’Afrique noire, Véronique rêve aussi de voyages au long cours, lit les grands récits des premiers voyageurs. Après des années collège et lycée sans histoires pendant lesquelles elle poursuit les cours du soir pour dessiner toujours plus, l’adolescente obtient son Bac A1, option arts plastiques.

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Pas besoin de console

Jouer pendant le confinement | Le jeu vidéo ne cesse d’évoluer : il fut un temps où il fallait posséder une console ou même un micro-ordinateur pour les plus anciens afin de jouer. Aujourd’hui, le jeu vidéo n’a jamais été aussi accessible, même sans console.

Gary Ka | Jeudi 2 avril 2020

Pas besoin de console

Nous possédons tous un smartphone, un ordinateur. Si vous nous lisez, c’est forcément le cas. Le mobile est l’une des plateformes privilégiées de la scène indépendante du jeu vidéo, qui ne peut pas investir des millions et produire des blockbusters sur les consoles actuelles. Êtes-vous déjà allé fouiller sur l’App Store ou Google Play ? Avec la multitude de choix, on est très vite perdu, et les jeux mis en avant sont souvent ceux qui plaisent à votre maman ou votre neveu (Candy Crush, Fortnite, Clash of Clans…). Clairement, il faut chiner pour trouver la pépite. On vous dévoile notre coup de cœur, on est plusieurs au Petit Bulletin à y jouer : Stardew Valley. On y un incarne un ou une citadine qui travaille dans des bureaux et qui ne va pas tarder à faire un burn out. Votre personnage aurait pu choisir d’ouvrir un coffee shop dans le 7e, mais c’était sans compter la ferme qu’elle a hérité de son grand-père, dans une petite bourgade très loin de la ville. Jardinage, récoltes, aménagement de la ferme animeront votre nouvelle vie. Vous allez même trouver votre âme sœur parm

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Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Portrait | Figure emblématique des nuits stéphanoises, il est sans doute davantage connu sous le surnom Ness du Bul, barman pendant près de trois décennies dans la plus ancienne boîte de nuit de la ville, aujourd'hui en vente. Désormais retiré des affaires, l'homme a retrouvé le grand air de la Haute-Loire. Rencontre.

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Jean-Claude nous reçoit à 14h dans son petit appartement douillet du centre de Monistrol-sur-Loire, rue de l'Evêché, à quelques mètres de l'église. Mais on le sait bien, l'adresse ne fait le moine ! Le café est prêt, la tarte aux pommes est servie... Avant de devenir barman, Jean-Claude avait d'abord travaillé en usine, à Saint-Étienne. Pendant sept ans il trime chez Calor, entre la mécanique générale et le service contrôle. Lorsque l'unité de production ferme ses portes, un ami lui propose de travailler au bar Le Kiosque, place Jean-Jaurès, où il restera trois ans. « Lorsque le patron a vendu la boutique, j'ai fait un essai à Paris mais le stress de la capitale c'était pas pour moi : quand tu es né sous le cul des vaches, c'est difficile d'en sortir ! » Le jeune homme part alors faire une saison à Sainte-Maxime, assurant le bar, le service et l'animation dans un village de vacances appartenant à la société Kodak. Après une expérience décevante à La Plagne, Ness retrouve la cité stéphanoise, évolue un temps au Nota Bene, puis enchaîne les boulots ici ou là. « J'ai assuré quelques remplacements dans des discothèques, jusqu'à ce que Franck et Gérard, les patr

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L'expo "Design-moi un jeu vidéo" prolongée jusqu'au 22 mars

Expo x Jeu vidéo | Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il (...)

Nicolas Bros | Jeudi 20 février 2020

L'expo

Devant le succès de son exposition consacrée aux jeux vidéos, "Design-moi un jeu vidéo", la Cité du design prolonge cette présentation jusqu'au 22 mars. Il était initialement prévu qu'elle se clôture le 8 mars.

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Farid Bouabdellah, sans complexe

Portrait | Ancien directeur de la MJC Beaulieu, actuel programmateur du festival des Arts Burlesques et meneur de multitudes de projets, Farid Bouabdellah est un engagé sans rage, un cultureux sans costume, un homme sans entrave. Itinéraire de cet enfant de la République qui jamais, ne s’arrête de réfléchir.

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Farid Bouabdellah, sans complexe

Il nous aura fallu 2h30 découpées en deux rendez-vous avec Farid Bouabdellah, pour balayer son parcours. Trouver un créneau dans son agenda bien rempli, puis l’écouter chercher les mots exacts, leur donner le bon sens, digresser, revenir, repartir… Éloquent, l’homme est du genre à se laisser aller à la discussion avec voracité, quittant bien volontiers le terrain de sa propre histoire pour grimper à hauteur d’idées, de mise en perspective et de théories. Né à Firminy en 1972, Farid a trempé dans la culture dès son plus jeune âge, faisant le grand écart entre ce qu’il regardait à la télé et le Concert des potes, l’institutionnalisé et le bouillonnement populaire. Curieux, attentif, il observe le monde, le pense et tente de le comprendre, forme sa conscience grâce à ce qu’il voit et à ce qu’il entend. « J’ai eu la chance d’avoir des grands frères avec lesquels je regardais La Dernière séance, L’Heure de Vérité, ce genre de programmes. Ils m’ont permis de m’éveiller, ils m’ont rendu curieux. Et puis, il y a eu ces premiers concerts de SOS Racisme, avec lesquels la culture pouvait être un vecteur de solidarité et d’égalité. À partir de ce mom

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Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Portrait | Un peu plus de deux ans après après son arrivée à la direction du Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole, Aurélie Voltz a résolument pris ses nouvelles marques, loin de Paris, sa ville-racine. Rencontre avec une femme de conviction qui, riche d'un parcours sans faute de goût, entend bien faire bouger les lignes. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Aurélie Voltz, Madame la commissaire en chef

Alors qu'en 1973 disparaissent de la scène artistique deux illustres Pablo, Neruda et Picasso, naît à Paname la petite Aurélie, au sein d'une famille baignée de culture. Maman est journaliste pour le magazine Connaissance des arts, papa est graphiste. « Dès l'âge de quatre ans mes parents m'ont régulièrement emmenée au Centre Georges-Pompidou qui venait d'ouvrir. Nous allions aussi au marché aux puces, ce qui a sans doute développé chez moi un certain intérêt pour tous types d'arts, jusqu'à l'artisanat. » Aurélie grandit ainsi à Paris dans un appartement peuplé d'objets issus de différentes cultures et de différentes époques. Elle est pourtant davantage portée vers les lettres, le français... Elle entreprend ainsi des études littéraires au cours desquelles elle est très tôt attirée par le XIXᵉ siècle. L'adolescente nourrit notamment une réelle passion pour le mouvement anglais des préraphaélites. C'est peut-être même un tableau en particulier, Ophélia, peint par John Everett Millais en 1851, qui sera un des éléments déclencheurs d'une vocation sous-jacente. « C'est une oeuvre qui m'a vraiment impressionnée et touchée, avant même que je ne com

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Entrez dans le game

Jeux vidéo | 200 documents, 30 jeux à tester, 5 espaces, l’expo "Design-moi un jeu vidéo" à la Cité du design est un événement avec d’un côté un contenu fourni permettant de comprendre les étapes de création du jeu vidéo, mais également pour son côté accessible, ludique et une entrée gratuite pour les moins de 25 ans. Une réussite qui met à l'honneur le 10e art, devenu le divertissement préféré au monde.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Entrez dans le game

Un marché mondial de 120 milliards de dollars en 2018 selon les chiffres avancés par Bpifrance (à titre de comparaison, le box-office mondial a généré 41, 7 milliards de dollars de revenus en 2018), un âge moyen de joueurs passés entre 1999 et 2016, de 21 à 34 ans (selon le S.E.L.L.*), 49% des Français y jouant régulièrement… Pas de doute : le jeu vidéo est incontestablement un divertissement incontournable. Mais, là où les coulisses de "fabrication" du cinéma sont connues depuis bien longtemps, le jeu vidéo reste une zone blanche pour de nombreuses personnes. Cette méconnaissance de la création du jeu vidéo fait perdurer des idées reçues sans fondement sur son compte. En mettant en avant le game design, cette discipline ayant connu un boom énorme au cours des dernières décennies avec la demande croissante de jeu vidéo dans le monde entier, la Cité du design essaie ainsi de casser les stéréotypes qui collent à la peau des gamers et de leur activité favorite. En proposant l’exposition Design-moi un jeu vidéo, l’institution stéphanoise œuvre dans le sens d’une meilleure compréhension d’un phénomène mondial qui ne peut être mis de côté plus longtemps. En confiant le commis

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MC Pampille, nu comme un Vert

Portrait | Il est rappeur, il est vêtu de vert de la tête aux pieds en hommage à son équipe préférée, il est de retour avec un nouvel album, Sur le Banc de touche, qui sortira à la fin du mois. Durant une heure, il y a peu, on a joué son jeu, il nous a fait rire, on l'a fait parler, lors d'une discussion complètement barrée. Portrait d'un personnage stéphanois aussi loufoque qu'attachant.

Cerise Rochet | Mardi 5 novembre 2019

MC Pampille, nu comme un Vert

« Âller ma graainde, vâââs-y, pôôôse-moi tes questiaons ! » C’est au Fil de Saint-Étienne, sur un canap’ un peu mou et à proximité d’un frigo dans lequel quelqu’un a semble-t-il oublié un fromage il y a plusieurs années, qu’MC Pampille nous rejoint pour une interview, un après-midi du mois d’octobre. Un décor aussi relax qu’improvisé, qui colle finalement pile-poil avec le style "décalé-pas-prise-de-chou" du rappeur stéphanois. Cinq ans, qu’on ne l’avait pas vu, ou presque. Cinq ans au cours desquels Pampille a eu besoin de s’éloigner des projecteurs, braqués sur lui depuis la sortie en 2010 (à peu près, il ne se rappelle plus très bien) de sa chanson Une journée de fou, qui l'a propulsé tout en haut des charts ligériens. Alors, pour son grand retour, le Stéphanois a décidé de se faire tout beau, avec une nouvelle tenue dont il n'est pas peu fier. Et franchement, quand on le voit habillé comme ça, ça se comprend. Exit le survet' de l'ASS'. Aujourd'hui, Pampille porte le bob griffé Kangol, et le blouson vert et blanc façon unive

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Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

ACTUS | Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Une nouvelle vue du prochain Parc Expo de Saint-Étienne

Une nouvelle vidéo de présentation du futur Parc Expo de Saint-Étienne vient d'être dévoilée (à découvrir ci-dessous). L'ouverture du nouveau complexe réceptif est prévue en septembre 2020.

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"Portrait de la jeune fille en feu" : Consumée d’amour

Prix du scénario | Sur fond de dissimulation artistique, Céline Sciamma filme le rapprochement intellectuel et intime de deux femmes à l’époque des Lumières. Une œuvre marquée par la présence invisible des hommes, le poids indélébile des amours perdues et le duo Merlant/Haenel.

Vincent Raymond | Mercredi 18 septembre 2019

Fin XVIIIe. Officiellement embauchée comme dame de compagnie auprès d’Héloïse, Marianne a en réalité la mission de peintre la jeune femme qui, tout juste arrachée au couvent pour convoler, refuse de poser car elle refuse ce mariage. Une relation profonde, faite de contemplation et de dialogues, va naître entre elles… Il est courant de dire des romanciers qu’ils n’écrivent jamais qu’un livre, ou des cinéastes qu’ils ne tournent qu’un film. Non que leur inspiration soit irrémédiablement tarie au bout d’un opus, mais l’inconscient de leur créativité fait ressurgir à leur corps défendant des figures communes ; des obsessions ou manies constitutives d’un style, formant in fine les caractéristiques d’une œuvre. Et de leur singularité d’artiste. Ainsi ce duo Héloïse-Marianne, autour duquel gravite une troisième partenaire (la soubrette), rappelle-t-il le noyau matriciel de Naissance des pieuvres (2007) premier long métrage de Céline Sciamma : même contemplation fascinée pour une jeune femme à l’aura envoûtante, déjà incarnée par Adèle Haenel, mêmes souffrances dans l’affirmation d’une identité intime.

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Daniel Damart, lu et approuvé

CONNAITRE | Ingénieur industriel, tenancier de galerie d'art et éditeur indépendant, Daniel Damart a porté bien des casquettes. Il dirige aujourd'hui la maison d'édition Le Réalgar et, avec l'Association des Éditeurs Stéphanois dont il a la présidence, s'attache à promouvoir l'édition locale dans Loire.

Antoine Desvoivre | Vendredi 19 juillet 2019

Daniel Damart, lu et approuvé

« Quand j'étais lycéen, je voulais être libraire et j'ai terminé ingénieur. C'est comme ça, c'est la vie. » Grand lecteur dès son enfance, Daniel dévore Jules Verne à longueur de journée. Cette passion naissante pour la littérature française et les arts, éveille en lui l'envie de travailler dans le monde des lettres. Mais loin de l'odeur des vieux bouquins, c'est dans les usines de l'entreprise Haulotte qu'il commence sa carrière. Un tel revirement dans son parcours professionnel « est surement dû à un peu d’atavisme familial » concède-t-il, son père étant lui même ingénieur. C'est selon lui une caractéristique très française, que de « mettre les gens dans une case, dès vingt ans, au moment où ils terminent leurs études et d'imaginer qu'ils n'en changeront jamais. » Au cours de sa vie, il a découvert que contrairement à chez nous, « dans d'autres pays, c'est tout à fait naturel de passer d'un secteur d'activité à un autre. » Daniel, lui, a pris la troisième option : faire les deux en même temps. Travailler pour soi Après avoir consacré quinze ans de sa vie à l’ingénierie, il en conclut avoir « beaucoup tra

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Lerpt de rien

Festival photo | Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, (...)

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lerpt de rien

Organisé depuis onze ans déjà par l’association Maraudeurs d’images en partenariat avec la ville de Saint-Genest-Lerpt et le club Roche Photographie, Photos dans Lerpt est un festival exigeant et populaire, s’employant à mettre en lumière les regards créatifs des photographes d’aujourd’hui. Ce sont chaque année dix jours d’expositions et de rencontres qui rapprochent amateurs éclairés et professionnels dans leur passion commune pour l’image fixe. Dans la sélection officielle qui regroupe vingt-six photographes issus de toute la France, on retrouve avec plaisir le travail de l’artiste stéphanoise Claire Malen. Photographe résolument militante, Claire poursuit son engagement et sa quête photographique au plus près des femmes en lutte pour leurs droits. Avec Portraits de femmes Tunisiennes (série qui a reçu le soutien de la bourse FIACRE International de la région Rhône-Alpes en 2015), l’artiste restitue des images emplies d’humanité, à la fois poignantes et porteuses d’un vrai espoir. La plupart des expositions sont à découvrir, à l’Espace polyvalent Louis Richard de Saint-Genest-Lerpt, du 11 au 19 mai.

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Sabri Louatah : Romanaissance

Portrait | Gamin, il rêvait de raconter une histoire de famille, tandis qu’il se cachait derrière des montagnes de bouquins. Devenu grand, le Stéphanois Sabri Louatah s’est inspiré de la sienne, pour écrire une saga en quatre tomes aujourd’hui adaptée à l’écran pour une série Canal +. Portrait d’un petit génie de la littérature… Et pas que.

Cerise Rochet | Mardi 2 avril 2019

Sabri Louatah : Romanaissance

Comme pour affirmer d’emblée son petit côté old school, c’est « place Marengo », que nous a donné rendez-vous Sabri Louatah, en ce mercredi après-midi du mois de mars. Entre deux giboulées, deux avions, deux biberons et deux séances de tournage ici à Saint-Etienne, l’écrivain se laisse volontiers aller à la discussion, à propos de lui, de sa vie, de ses bouquins, de sa série. De son bébé, aussi, qui vient d’avoir deux mois et dont la bouille s’affiche en fond d’écran sur son téléphone. « Ça m’a changé, de devenir père. J’ai l’impression que je ne peux plus me permettre d’être aussi inconséquent qu’avant. Depuis sa naissance, je regarde l’humain de manière plus tolérante », souffle-t-il, l’œil brillant, alors qu’il croque inlassablement dans une énorme pomme toute rouge depuis déjà un bon moment. Un peu plus tard dans l’après-midi, Sabri est attendu sur le tournage de la série qu’il a adaptée de son roman Les Sauvages, paru en quatre tomes entre 2012 et 2014. Une fresque familiale à la Balzac, qui raconte l’arrivée au pouvoir d’un président de la République d’origine kabyle dont le destin va progressivement se lier à celui d’une famil

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Il y a de la vie !

Expo itinérante | Cette maladie fait encore horriblement peur. Celles et ceux qui la contractent doivent vivre d'une part avec les difficultés qu'elle provoque mais (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Il y a de la vie !

Cette maladie fait encore horriblement peur. Celles et ceux qui la contractent doivent vivre d'une part avec les difficultés qu'elle provoque mais également souvent avec l'incompréhension voire le rejet de la société. Cette maladie, c'est le sida. La Ville de Saint-Étienne vient d'inaugurer une exposition itinérante qui permet de mettre en lumière 15 photographies et témoignages de personnes séropositives afin de casser les idées reçues et de « donner la parole et un visage aux porteurs du sida. » À travers la mise en place de cette expo proposée par l'association des Élus locaux contre le sida (ELCS), la Ville marque son entrée dans le réseau des villes engagées contre le sida, en devenant la 17e en France. Une manière symbolique et forte de dire la vie de ces femmes et hommes (rappelons qu'il y a environ 150 000 personnes vivant avec cette maladie en France), d'aborder leurs difficultés et de rappeler que de nombreux moyens existent pour se faire dépister, de manière anonyme et gratuite (plus d'infos sur www.saint-etienne.fr) Portraits de vi(H)es

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Arnaud Meunier / Une vie en actes

Portrait | Depuis janvier 2011, Arnaud Meunier dirige La Comédie de Saint-Étienne. Avec pour ligne de mire permanente la création et la transmission, le metteur en scène poursuit son travail mêlant ouverture du théâtre au plus grand nombre, mise en avant d'oeuvres contemporaines et en valeur de la cité stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Arnaud Meunier / Une vie en actes

Arnaud Meunier est un homme qui semble tout avoir pour être heureux. À la tête de La Comédie de Saint-Étienne, une des plus belles institutions théâtrales de France - n'ayons pas peur des mots - , le metteur en scène met tout en œuvre pour faire rayonner la capitale ligérienne à travers cet art noble qu'est le théâtre. Mais diriger un tel vaisseau artistique tout en continuant son travail de scène accapare beaucoup... La preuve, le matin où nous le rencontrons dans son bureau, situé à l'étage de "la nouvelle Comédie" dans ce bâtiment industriel entièrement rénové du quartier créatif, entre le Zénith et le Fil. Le temps presse car il est en pleine répétition de sa dernière pièce J'ai pris mon père sur mes épaules, écrite par Fabrice Melquiot avec Rachida Brakni et Philippe Torreton au plateau. Un succès public et critique annoncé d'avance, confirmé dès la générale. Couverture presse nationale, retours positifs, cette épopée comique et tragique ne fait que confirmer le talent d'Arnaud Meunier pour transcender les acteurs et les œuvres auxquelles il s'attaque. Mais ce matin-là, malgré le travail de scène à accomplir, il prend le temps de nous expliquer son parcours en dé

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Damien et Emeric Chazal, génération Nippon

Portrait / Manga forézien | Les deux créateurs montbrisonnais du manga Head Trick sortiront le onzième tome de la saga, le 11 novembre prochain. Entre enthousiasme, anecdotes, parcours jalonné de surprises et sacré grain de folie, les frères Chazal ne seraient-ils pas eux-mêmes tout aussi aventuriers que les personnages qu’ils façonnent ?

Cerise Rochet | Mardi 2 octobre 2018

Damien et Emeric Chazal, génération Nippon

Montbrison, un soir de semaine. Dans leurs locaux, les frères Chazal sont débordés. Des centaines de cartons, de grosses machines, des étagères, des figurines, des mangas… Et, au milieu de l’apparente pagaille - en réalité très organisée -, un petit bureau où Damien, le plus grand des frères, griffonne quelques notes sur un petit cahier. « Comme toujours, on est bien occupés en ce moment », s’excuse Emeric, son cadet. Depuis sept ans qu’Head Trick existe, les deux créateurs du célèbre manga ‘’made in Le Forez’’ n’ont jamais trouvé le temps de prendre ne serait-ce qu’une semaine de vacances. « Mais ce qu’on fait nous passionne tellement qu’on ne vient jamais ici en traînant les pieds » lancent-ils, l’œil pétillant. Cet œil, c’est celui de deux adultes qui se sont construit un véritable rêve de gosse, au talent et au culot. Avec bonheur et enthousiasme, ils racontent leur histoire complètement dingue, en détails. Comme si, par moment, ils devaient encore se pincer pour réaliser que ce qui leur arrive est bien réel. Imagination débordante Pour Damien et Emeric, la grande aventure démarre il y a 25 ans. Encore gamins, les deux frères

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Jason Chicandier, bon vivant

Portrait | Avec une bonne dose de provoc', un humour (très) gras et des textes ciselés, les Joz' dynamitent quotidiennement le groupe Facebook stéphanois La Jozerie. Un succès symbolisé par un personnage haut en couleurs : Jason Chicandier, l'archétype du "bon vivant", qui foulera avec ses potes Joz' les planches du Point Virgule à Paris en mars 2019.

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Jason Chicandier, bon vivant

Depuis plusieurs années, un groupe de discussion stéphanois prend de plus en plus d'ampleur sur le réseau social Facebook. Intitulé La Jozerie, il compte aujourd'hui près de 28 000 abonnés. Emmené par Guillaume, Maxence,  Mathou Cann,  Lucas, Gauthier, Gabriel, Thomas et l'incontournable Jason Chicandier, cet espace d'expression diffuse allégrement humour gras et poésie de comptoir. Créé en 2011 par une bande de potes, le concept de Joz' s'apparente à un "beauf". L'histoire démarre sans Jason Chicandier, par un site internet qui héberge tout ce que le net peut proposer comme "beauferies". « Cette page web relayait tous les stéréotypes du beauf en vidéos, images, etc, explique Jason Chicandier. Il y avait du tuning, de la nuque longue, du fan de Johnny avec tatouages qui dit à sa femme de la fermer et qui boit de la bière toute la journée... C'était en quelque sorte le meilleur du pire d'internet orienté Confessions Intimes ». Mais au bout d'un moment le contenu tourne court. Quand Chicandier et Mathou Cann débarquent chez les Joz' En 2014, Mathou Cann et Jason Chicandier, deux trublions connus pour leurs

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Cyril Hubert L’âge de bière

Portrait | C’est l’histoire d’une heureuse reconversion. Celle d’un Français, Cyril Hubert, installé en Suisse depuis plus de dix ans et qui, après quinze années passées chez des grands noms du luxe et de la restauration, a décidé de tout plaquer pour devenir biérologue. Une histoire passionnelle de brasseries artisanales, de malt et de houblon, de palais et de partage.

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Cyril Hubert L’âge de bière

Après une enfance et une adolescence sans histoire passées du côté de Romorantin dans le Loir-et-Cher, Cyril se laisse inspirer par ses deux sœurs en choisissant lui aussi de s’orienter vers le monde de l’hôtellerie et de la restauration. Au CFA de Blois, il enchaînera en quatre ans un CAP, puis un BEP et enfin un Brevet Professionnel. « À part le rugby, pas grand-chose ne me passionnait à l’époque, je me suis donc mis au travail assez tôt par la voie de l’apprentissage. » Pendant quinze ans, le jeune homme travaillera comme chef de rang chez des grands noms du luxe et de la restauration : sur la Côte d’Azur pour le Métropole Palace de Beaulieu-Sur-Mer, pour Gérard Rabaey au Pont de Brent en Suisse, dans l’équipe du Tucker’s Point Golf Club aux Bermudes, pour le Domaine des Hauts de Loire à Onzain et enfin au sein de l’Hôtel Casino Barrière à Montreux. « Travailler dans de tels établissements a été une chance mais, la trentaine venue, je crois que j’avais déjà fait le tour du métier. Le prestige des macarons et des étoiles induit une pression particulière, le monde de la haute gastronomie reste un univers difficile, souvent épuisant. Il était temps pour moi de passe

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Pierre Thivillon : pour l'amour des animaux

Portrait | Passionné au grand cœur, Pierre Thivillon a forgé de ses mains un parc unique et à taille humaine au fil des années : l'espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine. À 74 ans, l'homme, à la sensibilité débordante, continue de vivre tous les jours sur place avec sa femme Eliane et ses équipes, au contact de « ses enfants » à qui il a tout donné par amour : gorilles, lions, gibons et autres magots.

Nicolas Bros | Mercredi 4 avril 2018

Pierre Thivillon : pour l'amour des animaux

Passer un moment aux côtés de Pierre Thivillon est un privilège, une expérience inédite et inoubliable. Ce septuagénaire possède un parcours peu commun et a dans sa besace un nombre incalculable d'anecdotes et autres souvenirs d'une vie forgée pour et aux côtés des animaux. Pétri de cette passion communicative, il a lancé en 1972 l'un des parcs zoologiques les plus emblématiques de France : l'Espace Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine, à mi-chemin entre Saint-Étienne et Lyon. Un travail titanesque digne du Facteur Cheval, l'œuvre d'une vie entièrement tournée vers les animaux. « Depuis le début du parc, nous n'avons eu de cesse de nous battre pour nos animaux », explique Pierre Thivillon, des trémolos dans la voix et l’œil humide. Gorilles dans la brume du Jarez Ce lieu, créé de toute pièce par ce passionné et sa femme Eliane, est notamment réputé pour son travail dans le maintien des primates et de leur reproduction. À titre d'exemple, le parc est depuis de nombreuses années devenu une référence mondiale en matière de gorille, puisque pas moins de 12 gorilles écoulent aujourd'hui des jours heureux dans les grands espaces du parc - un nombre inédi

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Gaëlle Thomas : Hyperactive Miss Gawel

Portrait | Gestionnaire des costumes de l’Opéra de Saint-Étienne depuis quatre ans, le parcours et la curiosité naturelle de Gaëlle Thomas en font une femme pétillante, véritable touche-à-tout, active et engagée dans le paysage culturel stéphanois. Texte et photo : Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

Gaëlle Thomas : Hyperactive Miss Gawel

Gaëlle est née à Saint-Étienne au milieu des années soixante-dix, alors que la ville était en pleine ébullition footballistique. La grande époque, comme l’on dit ici, depuis plus de quarante ans. Mais ce sera plutôt la fibre artistique qui fera grandir la petite fille qui passe son enfance sur les hauteurs de Saint-Héand, débutant l’apprentissage du chant et de la flûte traversière dès l’âge de six ans, à l’école de musique du village. L’adolescente poursuivra sa scolarité à l’Institution Saint-Paul, ponctuée par un voyage en Pologne, peu de temps avant la chute du mur de Berlin. « Je suis ensuite entrée à la fac d’Arts Plastiques sans avoir d’idée bien précise de ce que je voulais faire plus tard. J’étais vaguement attirée par la décoration… » L’étudiante découvre alors la danse africaine avec Hélène Closset puis se perfectionne avec l’association Kabanako. BAFA en poche, Gaëlle multiplie les expériences dans le monde de l’animation et s’intéresse de façon grandissante à la photographie. Avec une bande d’amis elle crée l’association Bao’bab, avec laquelle elle fait son premier voyage en Afrique. « Nous sommes partis en Côte d’Ivoire à la rencontre d’artist

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Mathieu Schalk, l'inimitable

Portrait humour | Des hauteurs du Pilat aux studios parisiens, d'ACTIV Radio à Canal+, Mathieu Schalk a déjà fait un sacré bout de chemin. Comédien et imitateur tous azimuts, l'enfant du pays revient sur son parcours à l'occasion de son passage au Festival des Arts Burlesques.

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

Mathieu Schalk, l'inimitable

Il imite aujourd'hui près de cent voix d'artistes, de personnalités politiques ou de sportifs pour la télé, la radio ou le web. Pourtant, le parcours de ce caméléon n'a pas été un long fleuve tranquille... Mathieu a passé son enfance et le début de son adolescence sur les hauteurs du Pilat, à Saint-Genest-Malifaux. Il n'est alors qu'un gamin plutôt réservé, voire timide. Vers l'âge de dix ans, il s'amuse à faire quelques imitations, sans plus. Après l'école primaire et le collège, il descend à Saint-Étienne. « J'ai fait mon lycée à Honoré d'Urfé, j'ai commencé à me décoincer, à me révéler. Quand il s'agissait de faire le con, j'étais là ! » Dans la famille Schalk, aucun artiste. Néanmoins l'ado pressent quelque chose, il ne rate pas un rendez-vous avec les Guignols de l'Info. « En voyant le regard d'enfant dans les yeux de mes parents devant Mister Bean, je me disais qu'il est sans doute possible de rester un enfant même dans le monde des adultes. » Et c'est en observant Laurent Gerra sur scène que l'envie de devenir imitateur apparait au jeune homme comme une évidence. Mais le principe de réalité s'imposant, Mathieu se dirige sagement vers un

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Patrick Jasserand, bien dans son slip

Portrait | Président de la LISA (Ligue d’Improvisation Stéphanoise Amateure) depuis six ans, le fringant quadra fait feu de tout bois sur la scène culturelle associative de sa ville d’adoption.

Houda El Boudrari | Mardi 31 octobre 2017

Patrick Jasserand, bien dans son slip

Roi de l’impro, cofondateur de "Mes couilles dans ton slip" (MCDTS), membre actif des Bugnes, organisateur de soirées Popcorn… à voir le pedigree du bonhomme, on aurait pu s’attendre à un "agité du bocal" ou un fébrile "sniffeur de coke". A minima un style un peu provoc’ ou amateur de blagues salaces. Pas du tout. Hormis une tignasse dépassant (à peine) les longueurs réglementaires, Patrick arbore le look décontract et "posé" du voisin sympa qu’on croise avec plaisir : le gars cool et bien dans ses baskets… euh dans son slip. Mais comment fait-il pour cumuler autant de casquettes en plus de son boulot d’enseignant-animateur en lycée agricole ? « La passion des rencontres », dirait quelqu’un qui se la raconte. Mais lui préfère parler tout simplement d’un concours de hasards et d’une vocation certaine pour l’associatif. Accro à l’impro Sa passion première, c’est l’impro. Il est tombé dedans en 1999. Lointaine époque où les hommes étaient encore astreints au service militaire. Lui sera objecteur de conscience et coulera ses 16 mois obligatoires de service civil chez Forez FM (l’ancêtre d’Activ Radio) où il fait ses premières armes d’

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Les Amis Réunis : Le chœur des hommes

Portrait | Depuis 1879, le flambeau se transmet de père en fils, un trait d’union traversant trois siècles… Déjà. Des mineurs stéphanois du 19e siècle, ils ont conservé cette mâle bravoure, l’humour mutin de ceux qui lovent leur cœur au creux de leur main. Le chœur Les Amis Réunis n’en finit pas de faire vibrer l’âme de la cité, et nous invite au voyage vers un futur… radieux, bien sûr. Texte : Alain Koenig / Photo : Niko Rodamel

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Les Amis Réunis : Le chœur des hommes

Le pas nerveux, une lueur d’anxiété dans la pupille gauche, Frédéric Grolet, chef de chœur, s’avance vers notre photographe. Allons-nous bien transmettre le message, ne pas trahir la mémoire de cette généalogie hors du commun, saisir l’esprit de corps qui préside au partage entre ces hommes aux vies sereines parfois, cabossées souvent, atypiques et authentiques toujours ? En l’attendant, les conversations vont bon train: un ténor (ou était-ce un baryton ?) explique, dans une langue fleurie, à l’un de ses compagnons, la gratitude éternelle des artilleurs pour la légion. Les souvenirs de régiment s’échangent, tandis que le saucisson du Forez, artisanal bien sûr, se laisse trancher d’une main ferme, entre les "cubis" de Saint Joseph. Alcôve d’improbables répétitions et de prometteuses agapes, l’Amicale Laïque de Chapelon, pourrait avoir vu le tournage de The Others. Les lieux ont une âme, assurément. Où que se porte le regard, articles de vieux journaux, photos sépia, "cartons" de musicien d’harmonie, affiches aux dates intemporelles ornent le champ visuel, comme autant d’ex-voto à une Sainte Cécile omniprésente. Portrait de famille Quelques personnag

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Serge Prud’homme alias Deloupy

Portrait BD | Co-fondateur des Editions Jarjille, Serge Prud’homme (aka Deloupy) est un illustrateur heureux. L’album Love story à l’iranienne sorti aux éditions Delcourt en 2016 (d’après une enquête de Jane Deuxard) a reçu plusieurs prix très encourageants, ouvrant au dessinateur de nouveaux horizons à la lumière d’une reconnaissance amplement méritée. Rencontre, dans son atelier du centre-ville de Saint-Étienne, avec un homme curieux de tout et humainement attachant.

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Serge Prud’homme alias Deloupy

Gamin, Serge lit et relit mille fois les BD familiales, les classiques Tintin, Astérix et Gaston… « Je ne dessinais ni plus ni mieux qu’un enfant ordinaire. » En revanche, sa rencontre avec Michel Jacquet (qui deviendra plus tard son complice Alep) a sans doute été décisive. Les deux garçons se sont connus vers l’âge de huit ans, dans le voisinage de la maison de campagne familiale, entourés de toute une bande de gosses. Pendant des années, les deux copains vont partager leurs lectures mais ils commencent aussi à échanger sur la BD. Il faudra attendre quelques années avant que l’adolescent, optant pour un Bac A3, prenne conscience que le dessin pourrait bien prendre une place grandissante dans son champ des possibles. Après une année infructueuse aux Beaux-arts de Saint-Étienne puis une année sabbatique aux Pays-Bas, Serge s’inscrit presque sur un coup de tête aux Beaux-arts d’Angoulême, capitale nationale autoproclamée de la bande-dessinée. « J’ai passé là-bas trois années très riches dans l’atelier BD où j’ai pu beaucoup mieux cerner les finalités du métier, grâce à de nombreuses rencontres avec des pros, des auteurs ou des éditeurs. » Serge Prud’homme débute

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Émergences #8 : Compagnie Sans Lettres

Vidéos Émergences | La Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, vous présente "Émergences", l'émission web qui met en avant les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Le huitième volet est disponible sur la chaîne YouTube du Petit Bulletin et parle de la Compagnie Sans Lettres.

Nicolas Bros | Mercredi 12 juillet 2017

Émergences #8 : Compagnie Sans Lettres

Chaque trimestre, Émergences, l'émission web de la Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, met en avant des acteurs de l'émergence culturelle stéphanoise. Sous le format d'une vidéo courte, des groupes de musique, des compagnies de théâtre ou de danse, des designers... sont présentés de manière originale. La huitième vidéo de la série est consacrée à la compagnie de danse stéphanoise Sans Lettres, emmenée par Maylis et Patrick De Oliveira ainsi que Richard Gratas. Travaillant leur univers artistique dans les moindres détails, la compagnie est conçue comme une plateforme d'expérimentation d'outils artistiques dédiés à la danse.

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Gilles Granouillet, piqué de théâtre

Portrait | 15 ans après l’ouverture du Verso rue de la Richelandière, le dramaturge et metteur en scène nous raconte sa passion d’un théâtre social, ancré dans l’histoire stéphanoise.

Houda El Boudrari | Mercredi 5 avril 2017

Gilles Granouillet, piqué de théâtre

Il est modeste, Gilles Granouillet. Il vous accueille sans prétention dans sa petite salle commune du Verso qui fait office de cuisine-salle à manger-salle de réunion et vous fait partager un café froid en soupirant sa fatigue, l’usure des années et de ce métier qui n’en est pas vraiment un, de métier normal. Pourtant il en avait fait des métiers « plus basiques » avant, il sait qu’ils ne sont pas non plus de tout repos. Arrivé au théâtre et à la littérature par hasard, ce fils de Manuchards (comme on appelait les ouvriers de l’ancien Manufrance) a d’abord été manutentionnaire, puis instit avant de s’autoriser à embrasser une carrière artistique, un peu incongrue pour les gens de son milieu. Il a d’abord commencé par se fourvoyer dans un improbable IUT en gestion d’administration des entreprises, pas vraiment une filière « poétique ». On ne saura jamais si Gilles Granouillet aurait fait un comptable lyrique, puisqu’il n’a pas persisté longtemps dans cette profession du chiffre, trop austère pour un amateur de belles lettres. Magasinier chez un vendeur de motos puis instituteur pendant sept ans, le jeune stéphanois trompe l’ennui en prenant des cours de théâtre

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Ella & Pitr / Inséparables papiers-peintres

Street art | De Saint-Étienne au Chili en passant par le Canada ou la Norvège, depuis déjà dix ans le singulier duo d’artistes vit avec appétit sa passion pour un street art décalé et poétique.

Niko Rodamel | Mercredi 1 mars 2017

Ella & Pitr / Inséparables papiers-peintres

Le soleil d’hiver peine à se faire un chemin dans l’étroitesse de la rue Henri Gonnard. Ella et Pitr me reçoivent sur les flancs de la colline des Pères, entre Tardy et Beaubrun, dans l’atelier que la mairie de Saint-Étienne met à leur disposition dans l'aile gauche de l'ancienne école des Beaux-Arts. Il faut d’ailleurs traverser le local où travaillent les danseurs du crew stéphanois Melting Force pour déboucher dans une pièce blanche, plutôt haute de plafond, dans laquelle sont stockés de grands rouleaux de papier blanc, des pots de peinture noire, toute sorte d’outils dont une douzaine d'extincteurs réformés qui attendent d'être transformés en pulvérisateurs, un escabeau maculé de tâches, quelques CD empilés sur un vieux lecteur et, dans un petit réduit attenant, quelques carcasses de vélos en cours d'assemblage... Nous nous installons au centre d’un atelier étonnamment bien rangé. Le mercredi c'est le jour des enfants, journée OFF pour ce couple de parents atypiques. Début d’une discussion tous azimuts... Ils se sont rencontrés au hasard d’une rue voilà dix ans, collant des affiches chacun de leur côté. Depuis, leur chemin commun n’a cessé de s’enrichir d’expériences artisti

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Raphaël Labouré Dompteur de lumière

Portrait du mois | Rencontre avec un artiste singulier et curieux de tout, un attachant Stéphanois pure souche, projectionniste au Méliès et photographe indépendant.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Raphaël Labouré
Dompteur de lumière

Qui n’a pas déjà croisé sa silhouette dans les milieux associatifs et culturels stéphanois ? Taillé comme une armoire normande, le bonhomme traîne pourtant la réputation d’un mec cool, plutôt discret voire taiseux. Tout le monde l’appelle Rara mais il préfère signer ses photos d’un énigmatique Rä². Raphaël Labouré est né en 1975 à Saint-Étienne, ville à laquelle il reste profondément attaché depuis toujours. Gamin, il est déjà sensible aux images, à ce qu’elles peuvent apporter d’indicible au-delà du premier coup d’œil. « J’ai le souvenir d’un travail que j’avais fait à l’école primaire, autour d’une photo qui représentait un escalier ainsi que des pieds qui suggéraient seulement une présence humaine. C’était à nous de faire parler l’image avec ce que l’on voyait et ce que l’on ne pouvait qu’imaginer. Je crois que cela m’a vraiment marqué. » Rara évoque aussi son père qui, ne lisant pas, attachait une importance particulière aux images des revues qu’il parcourait. « J’ai vite compris que les photos pouvaient raconter autant de choses qu’un texte, cela a sans doute été déterminant quand je vois où j’en suis et ce qui m’anime aujourd’hui. » Mais le chemin vers l’

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Émergences #6 : Cie LalalaChamade

Vidéo Émergence(s) | La Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, vous présente "Émergences", l'émission web qui met en avant les talents locaux qui feront parler d'eux demain. Le sixième volet est disponible sur la chaîne YouTube du Petit Bulletin et traite de la Compagnie de théâtre Lalalachamade.

Nicolas Bros | Mercredi 1 février 2017

Émergences #6 : Cie LalalaChamade

Chaque trimestre, Émergences, l'émission web de la Ville de Saint-Étienne, avec le soutien du Petit Bulletin, met en avant des acteurs de l'émergence culturelle stéphanoise. Sous le format d'une vidéo courte, des groupes de musique, des compagnies de théâtre ou de danse, des designers... sont présentés de manière originale. Après avoir suivi le Collectif X, le groupe Doorsfall, la Compagnie de danse ALS, les designers de l'Atelier Regards et le festival de courts métrages Kinoctambule, c'est au tour de la compagnie théâtrale Lalalachamade de se coller à l'exercice. « Un théâtre fait par les enfants de notre âge » Occupés par la création de Figaro divorce, adaptation du livre du Hongrois Ödön von Horváth en forme de suite du Mariage de Figaro, et par les représentations de leur création jeune public Le Panier, Sylvain Delcourt et Alice Tedde, tous deux à la tête de la compagnie, nous ont accordé quelques mots. Ils reviennent sur leur intention de proposer « un théâtre fait par les enfants de notre âge tout en créant du "vivre ensemble". Tout cela en retranscrivant la complexité du monde à travers un prisme poétique

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Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

4 questions à... | Après avoir campé dans Steve Jobs un créateur d’ordinateur, Michael Fassbender endosse pour l’adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed le double rôle de Cal et d’Aguilar, coiffant en sus la capuche de coproducteur. Il mise gros jeu…

Vincent Raymond | Mercredi 4 janvier 2017

Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

Êtes-vous adepte des jeux vidéo ? Je ne suis pas un gamer, mais je me suis mis à Assassin’s Creed après avoir accepté d’entrer dans ce projet — par respect pour les gens d’Ubisoft d’une part, de l’autre parce que j’avais envie de connaître ce monde qu’ils avaient créé et qu’ils m’avaient tellement bien expliqué. Pour m’inspirer également de la “physicalité” du personnage que je devais interpréter, dans ses mouvements pour les combats, dans sa pratique du parkour… Mais je ne suis pas le seul à m’être totalement immergé dans cet univers : ma partenaire de jeu Ariane Labed a été plutôt hardcore dans sa préparation : elle allait tellement fort dans les combats avec les cascadeurs qu’elle a fini avec la main en sang ! Votre personnage est amené à puiser au fond de sa “mémoire génétique”. Avez-vous déjà éprouvé ce besoin pour un rôle ? Je suis pas sûr que cela soit le cas. En général, j’interprète à l’écran des personnages existant ou ayant existé ; je puise alors des informations sur eux en regardant des vidéos sur Youtube ou en lisant des livres qu’ils ont écrits, pour avoir

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Eska nous invite à bord

Vidéo | Avant la sortie de son nouvel EP prévu début janvier, le rappeur stéphanois Eska a lancé une série de vidéos inédites intitulée Les carnets de bord d'Eska, présentant (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 décembre 2016

Eska nous invite à bord

Avant la sortie de son nouvel EP prévu début janvier, le rappeur stéphanois Eska a lancé une série de vidéos inédites intitulée Les carnets de bord d'Eska, présentant les nouveaux titres qui composeront ce disques. Ces prises nous invitent à découvrir des titres pris en live acoustique, dans lesquels l'artiste partage l'affiche avec d'autres créateurs. Le premier épisode propose un duo de l'auteur-compositeur avec la jeune et talentueuse Leïla Huissoud.

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Anna Alexandre, une vie "danse"

Portrait | Danseuse passionnée et passionnante, Anna Alexandre est incontournable. À la tête de l'association Stéla et du festival DesArts//DesCinés mêlant danse et cinéma, elle possède un parcours unique, entre voyages, ouvertures et partages. Des valeurs fortes qui l'ont guidée jusqu'à Saint-Étienne, ville à laquelle elle demeure très attachée. Rencontre avec une fille au sourire communicatif.

Nicolas Bros | Mardi 3 janvier 2017

Anna Alexandre, une vie

Dans le contexte actuel toujours plus morose, certaines rencontres sont bienveillantes et apportent du baume au coeur. Avec Anna Alexandre, directrice de l'association Stéla, c'est clairement le cas. Son sourire rayonnant fait plaisir à voir. Allant de paire avec sa bonne humeur communicative, elle inspire également le respect du fait de sa modestie. En effet, lorsque nous l'avons jointe pour la rencontrer, sa réaction fut d'abord celle de l'étonnement. Pleine d'humilité, elle ne savait pas vraiment sur quel pied danser, nous demandant si nous étions bien certains de vouloir réaliser son portrait. Oui, c'était bien sur elle que notre choix s'était porté pour débuter l'année 2017 en beauté. Qui mieux qu'une fille aussi dynamique et fermement attachée à Saint-Étienne, sa ville d'adoption. Anna Alexandre, c'est un condensé d'une passion débordante pour la danse mais aussi pour autrui. Une sincérité et une foi en ses différents projets qui se dégagent de son regard, de ses propos - parfois prolixes - mais aussi et surtout de ses actes. À l'initiative du joli festival DesArts//DesCinés, mêlant danse et cinéma, qui fêtera en avril prochain sa septième édition, elle intègre dans cet év

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Scopitone

Clip local | Afin d’accompagner dignement la sortie de leur nouveau six-titres, les Dizzy Sticks annoncent fièrement l’arrivée d’un second clip. Après la (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 octobre 2016

Scopitone

Afin d’accompagner dignement la sortie de leur nouveau six-titres, les Dizzy Sticks annoncent fièrement l’arrivée d’un second clip. Après la chanson Assholes, c’est au tour du titre Sweet Lady de bénéficier d’une mise en image, avec cette fois-ci l’artillerie lourde. Le clip a été tourné en avril au gymnase de Saint-Héand puis en juin au Méliès Saint-François ainsi qu’au PAX. Le film fait appel à plusieurs comédiens ligériens, on retrouve notamment Aurélie Pirrera, Coline Béal, Dominique Dozolme, Carlo Bondi et Quentin Gaillou. Une grosse cinquantaine de figurants a été également réunie pour jouer les spectateurs dans la scène du cinéma. Comme l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, c’est le paternel du guitariste Théo, Fred Giroudon, qui signe la réalisation du court-métrage musical, assisté par les équipes de Cheesecam : deux chefs-opérateurs (David Montcher et Jonathan Grimault), un assistant-opérateur (Maxime Kieken), deux électro (Jérémy Vessigot et Arnaud Millet) et une maquilleuse (Claire Grasland). La diffusion du clip se fera essentiellement le web, notamment sur les réseaux sociaux. Côté budget, une subvention de la mairie de Saint-Étienne est

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Marie Marcon, lire pour les autres

Portrait | Presque dix ans après la reprise de la libraire de quartier rue Pierre Bérard, Marie Marcon a su faire de Lune et L’autre un lieu d’ancrage pour les amoureux des belles lettres et d’ouverture pour les papivores aux goûts éclectiques. Houda El Boudrari

La rédaction | Mercredi 5 octobre 2016

Marie Marcon, lire pour les autres

La tête dans la lune mais bien les pieds sur terre, Marie Marcon vous prévient tout de suite : le métier de libraire ne consiste pas à passer ses journées à dévorer des livres comme le fantasme la plupart des gens. « Entre la gestion des stocks, les rendez-vous avec les représentants des maisons d’édition et la réception des clients en boutique, le temps pour la lecture se prend le soir sur notre vie privée » résume la jeune femme, qui a repris l’ancienne librairie de quartier Blandine Blanc en 2007 avec son acolyte Céline Guilbauld, spécialisée en littérature jeunesse. Le duo s’est formé à la Fnac de Lorient où toutes deux faisaient leurs premières armes d’apprenties libraires. « Quand j’ai su que la librairie de Blandine Blanc, où j’avais effectué un stage, était à vendre, j’ai tout de suite proposé le projet de reprise à Céline, avec laquelle j’avais à la fois une vision commune du métier et une complémentarité dans les champs de compétences ». La ligérienne embarque son amie nantaise dans un train de nuit pour lui faire découvrir la ville à l’aube, et le mystérieux charme stéphanois opère... Paniers culturels Le binôme

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Mickey révolté

MUSIQUES | Pour illustrer le titre Sebolavy issu de son dernier album éponyme, l'artiste montbrisonnais Mickey 3D a choisi un clip qui risque de faire parler. On (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 septembre 2016

Mickey révolté

Pour illustrer le titre Sebolavy issu de son dernier album éponyme, l'artiste montbrisonnais Mickey 3D a choisi un clip qui risque de faire parler. On peut y voir l'horrible parcours suivi par des poussins dans les élevages en batteries... Il est précisé que ces images sont extraites d’un spot réalisé par l’association anglaise Animal Equality qui lutte pour le droit des animaux à être traités avec respect et compassion.

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Shoot It dévoile ses clips

MUSIQUES | Pour la septième fois, Shoot It a sélectionné avec attention les meilleurs clips de l'année des groupes régionaux : 19 artistes dont l'œuvre fut projetée le (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 7 juillet 2016

Shoot It dévoile ses clips

Pour la septième fois, Shoot It a sélectionné avec attention les meilleurs clips de l'année des groupes régionaux : 19 artistes dont l'œuvre fut projetée le mercredi 6 juillet au Transbordeur, avant remise des prix. Le prix du Petit Bulletin a été remis à Anton Oak, dont le clip de So far too close réalisé par Robin Pogorzelski sortira à la rentrée. Le prix Transpalux a lui été décerné à Kalki, pour Varanasi, réalisé par Basile Pierrat. Enfin, le prix du public Un Poil Court a lui été remis à Macadam Valette, dont A Lady est réalisé par Tom Vallette. Voici la sélection complète (sauf celui d'Anton Oak) des clips :

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Dub Inc de retour avec PITR

MUSIQUES | Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc (...)

Nicolas Bros | Mercredi 25 mai 2016

Dub Inc de retour avec PITR

Avant la sortie de leur nouvel album So what prévue pour le 23 septembre prochain et leur passage au Zénith de Saint-Étienne le 17 décembre 2016, Dub Inc vient de sortir un premier clip Triste Époque. Sur cette vidéo tournée à Saint-Étienne, on aperçoit l'intervention du street artist PITR.

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Prendre sa ville pour une lanterne

ARTS | Voici un projet unique et inédit, créé par l'artiste stéphanoise Sara Millot. Adoptée par la cité phocéenne, elle a tout de même conservé un cœur ancré dans la capitale (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Prendre sa ville pour une lanterne

Voici un projet unique et inédit, créé par l'artiste stéphanoise Sara Millot. Adoptée par la cité phocéenne, elle a tout de même conservé un cœur ancré dans la capitale forézienne. Avec sa résidence intitulée Lanterna Magica, qui durera jusqu'à la fin de l'année 2016, la créatrice a apporte son regard neuf sur Saint-Étienne et ses habitants. Par une sélection de séquences vidéos itinérantes projetés sur des murs aveugles, des dents creuses ou des façades vierges du centre-ville (Place Dorian, du Peuple et quartier des Saint-Jacques), la réalisatrice met en avant une vision de la vie stéphanoise. Des portraits, des récits graphiques, des fragments de documentaires (tel que son documentaire Stadium, consacré à la passion des Verts de l'ASSE), des fresques animées, ... caractérisent ce travail qui se veut ouvert aux passants. « L'important est de s'inscrire dans un processus. C'est aussi important que le résultat final » explique Sara Millot. « Cette expérimentation permet de sortir des formes cloisonnées et aborde la question de l'éphémère. » L'ensemble des projections se déroulent la nuit et se déplacent toutes les quatre semai

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Simon Javelle, "Music Instinct"

MUSIQUES | Si vous croisez Simon Javelle, il y a de fortes chances pour qu’il n’ait que peu de temps à vous accorder. Actif et passionné, le programmateur du célèbre (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 mars 2016

Simon Javelle,

Si vous croisez Simon Javelle, il y a de fortes chances pour qu’il n’ait que peu de temps à vous accorder. Actif et passionné, le programmateur du célèbre festival stéphanois de chanson (mais pas que...) Paroles & Musiques est loin de se contenter de cette seule fonction. Avide de découvertes et jamais avare de nouvelles rencontres, il fait partie des figures incontournables du secteur culturel stéphanois et régional. Il se partage entre le milieu économique “classique” avec son entreprise de promotion et programmation C’Kel Prod et son implication dans le milieu associatif au travers de sa fonction de directeur du festival Paroles & Musiques. Une implication double Une double fonction à l’ancrage local fort, pas toujours comprise par certains, mais qui lui a permis de s’épanouir, tant d’un point de vue professionnel que personnel. «Je suis très content d’avoir connu les deux secteurs, le privé et l’associatif», assure-t-il. «À l’époque où je n’étais que dans le milieu associatif, j’avais une image du secteur culturel privé peu reluisante. Quand certains produisaient des artistes que je n’aimais pas, je pensais que c’étai

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Le Fils de Saul

ECRANS | Comment raconter une tragédie intime au sein de l’une des plus immenses et indicibles tragédies de l’histoire humaine ? László Nemes s’y risque dans son premier long métrage. Grand Prix à Cannes.

Vincent Raymond | Mardi 10 novembre 2015

Le Fils de Saul

Représenter la Shoah figure parmi les pires casse-dents pour un artiste, en particulier au cinéma. Trop peu montrer la réalité des camps d’extermination, c’est risquer d’en minorer l’abomination, voire de la nier à force de prendre des précautions : il faut avoir le sens de la symbolique comme Costa-Gavras dans Amen et être capable d’activer un hors-champ suffisamment puissant pour faire comprendre, par l’absence ou à travers les réactions des observateurs directs, ce que la monstruosité provoque. Mais trop montrer, c’est encourir l’obscénité et la spectacularisation de l’horreur — soit, sa banalisation. Pendant près de trois quarts de siècle, les cinéastes ont rivalisé d’acrobaties éthiques pour parvenir à une mise en image digne dans des films à vocation historique. Peut-être parce qu’il appartient à une toute jeune génération, bien à distance des faits (il a 38 ans), László Nemes ose se servir de ce contexte douloureusement sacré pour y installer une fiction — qui n’a rien d’anodine. Membre des Sonderkommandos (ces détenus en sursis chargés de "l’entretien" des fours crématoires d’Auschwitz), Saul reconnaît son fils parmi les corps qu’il doit brûler. Avec o

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Olivier Richard, éclairagiste indépendant : « La lumière c’est de la magie »

SCENES | Autre profession indispensable au milieu artistique, l’éclairagiste donne vie aux spectacles, concerts en créant à l’aide de sa palette de projecteurs, une atmosphère lumineuse totalement adaptée à la représentation. Portrait d’Olivier Richard, éclairagiste indépendant. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Mercredi 19 août 2015

Olivier Richard, éclairagiste indépendant : « La lumière c’est de la magie »

Quel parcours professionnel avez-vous suivi ? Olivier Richard : J’ai 48 ans et j’ai commencé de façon autodidacte. Je fais partie de la dernière génération ayant appris sur le tas... Aujourd’hui, les jeunes sortent quasiment tous d’une école, les normes et les machines étant de plus en plus complexes. J’ai intégré ce métier par hasard en rencontrant, lors de mon service civil chez RCF, Philippe Servant qui s’occupait de la maintenance de la radio. J’ai débuté comme électricien de théâtre ou "monteur". Puis, j’ai travaillé pendant douze ans à la salle Jeanne d’Arc en tant qu’intermittent. Je me suis notamment occupé des concerts de Paroles et Musiques en régie lumière et j’ai été assistant en régie générale. Cette expérience m’a permis d’avoir du recul sur les différentes professions du milieu. Je suivais aussi, en parallèle, des petites compagnies et trois groupes locaux : La Rouille, Les Zourilles et un autre groupe de ragga. Aujourd’hui, je travaille "en indépendant", essentiellement pour le spectacle vivant. Je suis en collaboration avec les compagnies Carnages, Halte, Nosferatu et Les Ballets Contemporains de Saint-Étienne de Mireille Barlet. Ce qui m

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Nicolas Hoste : «Tout doit être organisé en amont »

MUSIQUES | Garant du bon déroulement du concert, tant d’un point de vue technique que de celui de la sécurité, le directeur technique se doit d’anticiper les moindres problèmes. Rencontre avec Nicolas Hoste, directeur technique du Fil. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Mercredi 1 juillet 2015

Nicolas Hoste : «Tout doit être organisé en amont »

Quel parcours professionnel avez-vous suivi ? Nicolas Hoste : Au début, j’étais apprenti pâtissier et parallèlement, je jouais dans un groupe. Finalement, je me suis rendu compte que ce n’était pas ma voie, j’ai donc opté pour le métier de technicien son en 1987. Pour cela, j’ai suivi une formation généraliste son, lumière et régie plateau à Lyon pendant six mois. J’étais un des premiers à bénéficier d’une formation professionnelle qualifiante dans le monde du spectacle. Pendant une vingtaine d’années, j’ai exercé le métier de régisseur son pour des groupes nationaux comme Les Innocents, Thomas Fersen, Les Têtes Raides, mais aussi, pendant quatre ans pour Cesaria Evora, à l'international. En plus de cela, je m’occupais d’enregistrements studio et travaillais avec des compagnies de théâtre stéphanoises. Quand le projet du Fil s’est concrétisé, j’ai postulé au poste de directeur technique. Ce projet me tenait à cœur depuis longtemps car j’ai fait partie des personnes ayant milité pour sa création. Quitter le statut précaire de l’intermittence pour un CDI dans une salle que j’espérais de mes vœux était une bonne opportunité. Il y a tout de même des frustrati

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Nicolas Brun : « Avoir une sensibilité artistique est essentiel dans ce métier»

ARTS | Derrière les expositions du Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne (MAMC), toute une équipe s’affaire afin d'installer et entretenir chaque œuvre présentée au public. Rencontre avec Nicolas Brun, régisseur technique du musée. Propos recueillis par Marlène Thomas

Marlène Thomas | Vendredi 24 juillet 2015

 Nicolas Brun : « Avoir une sensibilité artistique est essentiel dans ce métier»

Quel parcours professionnel avez-vous suivi ? Nicolas Brun : Je suis venu pour la première fois au Musée d’art moderne et contemporain pour mon stage de fin d’études, puisque j’ai passé un master professionnel dans les métiers du patrimoine à Saint-Étienne et un master de recherche en science de l’art à Metz. Depuis 2008-2009, je travaille sur les montages d’expositions. Ma titularisation est intervenue en 2011. Au sein de mon mon service, nous sommes trois techniciens et deux supérieurs hiérarchiques. Il y a aussi un pôle "courant fort, courant faible" comprenant un électricien et un éclairagiste qui s’occupent aussi du bon déroulement des conférences. J’ai toujours été passionné par l’art, j’ai écrit sur l’art et je suis aussi artiste plasticien parallèlement à mes activités professionnelles. Initialement, je voulais continuer la recherche mais sans être enseignant, donc je me suis tourné vers les métiers de la conservation. J’ai fait mon stage ici avec le conservateur de l’époque, mais je me suis vite rendu compte que j’avais besoin de plus d’action. Quatre mois après le début de mon stage, une grande exposition réunissant de nombreux artistes internat

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