Toujours plus positifs

Nicolas Bros | Jeudi 1 mars 2018

Photo : Zaltan vient souffler les bougies du 6e anniversaire de Positive Education au Clapier © DR


Si Saint-Étienne peut s'enorgueillir d'une chose ces dernières années, c'est d'être devenu épisodiquement l'épicentre français de ce qu'il se fait sûrement de mieux en matière de RDV consacrés aux musiques électroniques. Cette édification nouvelle du statut de bastion des musiques électro depuis la techno à l'électro-disco en passant par la trap ou la bass music, on la doit en grande partie à la team de Positive Education qui se démène pour mettre sur pied des soirées atypiques, aux programmations pointues et enviées dans tout l'Hexagone. Après une deuxième édition de son festival éponyme en novembre dernier dans l'ancienne manufacture d'armes (dont le réalisateur Sylvain Raby a témoigné via un reportage inédit), l'association fête ses 6 années d'existence ce week-end avec une belle fête du côté de l'ancienne gare du Clapier. Au programme, la diffusion du reportage cité juste avant mais aussi - bien sûr - deux belles soirées musicales. Dans les deux line-up présentés, il y a la présence de l'habitué Zaltan d'Antinote, de Marcorosso ou encore Constance Chlore aux côtés des Djs de l'asso comme Les Fils de Jacob ou Schemer. Bref, deux soirées où les pieds vont valser, les yeux s'émerveiller et les oreilles divaguer.
À noter que la team Positive va s'exporter les 15 et 16 juin prochains à Paris pour une édition de son festival dans la capitale française avant de revenir pour la 3e édition du Positive Education Festival stéphanois du 8 au 11 novembre 2018.

6e anniversaire de Positive Education, jeudi 1er et vendredi 2 mars au Clapier
Plus d'infos sur cette page


Zaltan + Succhiamo + Constance Chlore + Les Fils de Jacob + Le Chantier + Twin Towers

6e anniversaire de Positive Education
Le Clapier 2, avenue Pierre Mendès-France Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Kemaa + Marcorosso + Gaet303 + Helione & Basic + Schemer & Pont Levis + Penelope Methods

6e anniversaire de Positive Education
Le Clapier 2, avenue Pierre Mendès-France Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un gros Positive Education 2021 en perspective

Sainté, capitale de l'électro | Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 juillet 2021

Un gros Positive Education 2021 en perspective

Ça y est, elle vient de tomber et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du massif. La programmation du prochain Positive Education est très lourde, comme on pouvait s'y attendre. Le festival électro stéphanois propose pléthore de noms autant avant-gardistes que de valeurs sûres. Citons pêle-mêle les explorations sonores des Suédois de Carbon Based Lifeforms, les odyssées tantôt lumineuses tantôt dark de Aho Ssan, l'hypnose de Tamburi Neri en live, le b2b de Low Jack & Brodinski ou encore les incontournables Jennifer Cardini et Ivan Smagghe. Côté habitués, bien entendu la présence de Manu le Malin mais également de Laurent Garnier. Le pap de la techno à la Française viendra présenter son premier film Off the record lors d'une séance-rencontre inédite au Méliès. À noter également la présence pour la première fois d'une journée consacrée aux enfants avec ateliers de Djing et de musique assistée par ordinateur (MAO) ainsi que l'établissement d'un partenariat avec le Groupe d'entraide mutuelle, permettant ainsi aux personnes en situation de handicap de venir profiter de manière sereine de la fête. Comme l'explique l'organisation : « Notre monde d'après, nous l'avons v

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Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

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Nicolas Bros | Lundi 21 juin 2021

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 juillet. Mais sous conditions : une jauge imposée et un accès réservé aux personnes possédant le pass sanitaire. « Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire, précise le ministre aux côtés de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. C'est, je pense, une bonne nouvelle ! L'idée est de permettre aux jeunes et aux moins jeunes de faire la fête en toute sécurité. » Mme Bachelot a tenu à préciser que le pass sanitaire « n'est pas un passeport vaccinal ou une obligation vaccinale ». Elle a expliqué qu'il existe trois manières d'obtenir ce pass sanitaire : être totalement vacciné, avoir un test antigénique négatif ou bien avoir été contaminé par la Covid et avoir « dégagé les réponses immunitaires » afin de se protéger et protéger les autres. Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire

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"Le Discours" de Laurent Tirard : Tu parles ? Tu parles !

ECRANS | C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêche pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipiennes donnant à Benja

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Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

ECRANS | À l’écran, on l’a connu odieux (Le Sens de la fête), irrésistible de drôlerie (Mon inconnue), fuyant (Antoinette dans les Cévennes) mais à chaque fois impeccable. Benjamin Lavernhe — de la Comédie Française — poursuit sur sa lancée en tenant l’affiche (et le crachoir) du Discours, adaptation ô combien cinématographique de Fabcaro par Laurent Tirard.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

Le Discours raconte une histoire des retrouvailles différées. Or le film, d’abord annoncé pour Cannes 2020, avait été repoussé en décembre, avant d’être à nouveau décalé pour le 9 juin. Il y a là comme une mise en abyme un peu ironique et cruelle, non ? Benjamin Lavernhe : Oui, c’est vrai que c’est tragiquement drôle ; après, on peut se dire que notre personnage du « Discours » se plaint beaucoup, se complaît un peu ; qu’il est peut être un peu pénible… Nous, on a eu l’impression que notre plainte, elle était légitime ; on n’a pas envie qu’elle soit vue comme nombriliste et qu'elle finisse par agacer. Comme disait Jean-Michel Ribes sur les réseaux sociaux « la culture n’est pas au dessus du reste, mais elle existe ». Aux yeux du public, votre personnage peut passer pour nombriliste ; en réalité, c’est quelqu’un en attente et en souffrance. Une souffrance qui dévore tout le reste, et que le film ne fait que retranscrire avec justesse…

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Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Pas de Positive Education Festival en 2020

Electro | Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs (...)

Nicolas Bros | Lundi 12 octobre 2020

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Le festival stéphanois de musiques électroniques (mais pas que...), un temps maintenu sur son habituel mois de novembre, jette l'éponge. Les organisateurs ont dû se rendre à l'évidence et la tenue d'un tel événement n'est malheureusement pas possible avec les conditions sanitaires actuelles. « Nous avions fait le choix d'un line-up hexagonal en alternative à la programmation de départ, plus internationale, une affiche en défense de nos scènes foisonnantes, prête à braver la tempête des incertitudes et de l'évolution du contexte. Le moment était également propice à repenser ce rendez-vous important à une autre échelle, plus saine et humaine sans la priver de son âme ni de son sel. Pourtant, à l'heure où tout est prêt, programmé, organisé, il nous faut renoncer », expliquent à regret, les organisateurs sur le compte Facebook du festival tout en tem

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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Le Disorder appelle à l'aide

Covid-19 x Culture locale | Il risque malheureusement de ne pas être le seul dans ce cas... Le Disorder Club, établissement qui a ouvert en lieu et place de l'ex-discothèque (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mai 2020

Le Disorder appelle à l'aide

Il risque malheureusement de ne pas être le seul dans ce cas... Le Disorder Club, établissement qui a ouvert en lieu et place de l'ex-discothèque La Mine à Saint-Étienne, connaît des difficultés liées à la crise que nous traversons. Par un message passé sur les réseaux sociaux, les dirigeants du lieu s'explique : « En premier lieu, notre banque nous refuse absolument toute forme de prêt ou de facilité de caisse. Comme notre structure est dans sa première année d'activité, nous ne pouvons non plus prétendre à une aide de la BPI. La région Auvergne Rhône-Alpes ayant mis en place un fonds de solidarité pour la Culture, nous pensions pouvoir bénéficier de ce renfort financier bien venu, mais, malgré les 146 artistes ayant évolué sur la scène du club, nous avons également dû essuyer un refus, le Disorder étant considéré aux yeux de l'administration comme une discothèque et non comme un lieu culturel à part entière. En résumé, nous ne rentrons dans aucune case et l'avenir semble chaque jour un peu plus sombre. Les frais mensuels, san

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Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Portrait | Figure emblématique des nuits stéphanoises, il est sans doute davantage connu sous le surnom Ness du Bul, barman pendant près de trois décennies dans la plus ancienne boîte de nuit de la ville, aujourd'hui en vente. Désormais retiré des affaires, l'homme a retrouvé le grand air de la Haute-Loire. Rencontre.

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Jean-Claude nous reçoit à 14h dans son petit appartement douillet du centre de Monistrol-sur-Loire, rue de l'Evêché, à quelques mètres de l'église. Mais on le sait bien, l'adresse ne fait le moine ! Le café est prêt, la tarte aux pommes est servie... Avant de devenir barman, Jean-Claude avait d'abord travaillé en usine, à Saint-Étienne. Pendant sept ans il trime chez Calor, entre la mécanique générale et le service contrôle. Lorsque l'unité de production ferme ses portes, un ami lui propose de travailler au bar Le Kiosque, place Jean-Jaurès, où il restera trois ans. « Lorsque le patron a vendu la boutique, j'ai fait un essai à Paris mais le stress de la capitale c'était pas pour moi : quand tu es né sous le cul des vaches, c'est difficile d'en sortir ! » Le jeune homme part alors faire une saison à Sainte-Maxime, assurant le bar, le service et l'animation dans un village de vacances appartenant à la société Kodak. Après une expérience décevante à La Plagne, Ness retrouve la cité stéphanoise, évolue un temps au Nota Bene, puis enchaîne les boulots ici ou là. « J'ai assuré quelques remplacements dans des discothèques, jusqu'à ce que Franck et Gérard, les patr

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Kumbia Boruka de retour à Sainté

Sono mondiale | Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Kumbia Boruka de retour à Sainté

Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus sous le bras, El Remedio. Une prescription musicale remplie de rythmes naviguant entre nu-cumbia et cumbia "old fashioned". Les effets de ce remède musical sont immédiats. Un album où Philippe Teboul - percussionniste de Radio Bemba, formation de Manu Chao - et Victor Vagh - producteur de Flavia Coelho - ont apporté leur pierre à l'édifice, confirmant que Kumbia Boruka fait partie des grandes formations de sono mondiale actuelles. D'autant plus sur scène... Kumbia Boruka, vendredi 24 avril au Clapier Pour acheter vos places, rendez-vous sur cette page

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1001 Bass remet le couvert au Fil

Electro underground | 1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 janvier 2020

1001 Bass remet le couvert au Fil

1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et danseurs. Placée sous le signe d'un côté du hardcore, frenchcore, raggatek & hardtek et de l'autre de la techno et de l'acid, cette soirée accueillera quelques fervents activistes des franges underground des musiques électroniques. Notons la présence de Chris Liberator, l'un des pionniers de la techno et acid techno made in UK et patron de multiples structures comme le label Stay Up Forever, de Darktek et ses sets naviguant entre tribecore et dubstep, ou encore NeuroKore.

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Devil inside

Blues | Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Devil inside

Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs endiablés de guitare, douze mesures pour évoquer des thèmes récurrents (le sexe, la vie, la mort) au fil des rives poisseuses du Mississippi ou des routes poussiéreuses ponctuées de rades désertées… Au sein de cette famille tentaculaire, le chanteur et éminent guitariste Manu Lanvin tire habilement son épingle du jeu, incarnant un certain renouveau du genre avec son rock-blues explosif bien senti. Lanvin n'est pas en chocolat : six albums, des centaines de concerts en Europe comme aux Etats-Unis (l’Olympia, l’Apollo Theater, le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion…), plusieurs participations au gala de la Jazz Foundation of America (à l'invitation de Quincy Jones), une belle collaboration avec Calvin Russel, des premières parties prestigieuses et une nomination aux Globes de Cristal 2017 le distinguant parmi les meilleurs interprètes masculins. Sur son dernier album en date, Grand Casino, le bluesman fait se répondre avec toute l'énergie du live standards revisités et chansons originales, alignant

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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La discothèque le Bul mise en vente

Nuit | C'est une nouvelle page qui s'apprête à être tournée pour le Bul, cette discothèque mythique du centre-ville de Saint-Étienne située rue Francis Garnier. Via une (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 novembre 2019

La discothèque le Bul mise en vente

C'est une nouvelle page qui s'apprête à être tournée pour le Bul, cette discothèque mythique du centre-ville de Saint-Étienne située rue Francis Garnier. Via une annonce mise en ligne sur un fameux site de petites annonces, le pub dansant a été mis en vente le 12 novembre dernier pour un prix de 300 000 € pour les deux salles et deux bars de l'établissement qui couvrent une superficie totale de 250 m². Repris il y a 5 ans par une nouvelle équipe, le Bul est passé d'un chiffre d'affaires de 75 000 à 590 000€ TTC, détaille l'annonce. Avis aux repreneurs !

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Toujours plus Positive

Festival électro | Il est incontournable et attire depuis toutel a France et l'Europe. C'est le Positive Education Festival qui propose pour ses 5 ans d'existence, une édition qui va encore plus loin dans sa programmation avec des grands noms, des découvertes et une implication locale très forte.

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Toujours plus Positive

Qui aurait pensé il y a quelques années de cela encore que Saint-Étienne deviendrait le centre névralgique des musiques électroniques avec la tenue d'un festival tout simplement hors normes ? Oui, des activistes acharnés ont toujours existé dans cette belle ville de Saint-Étienne - à l'insta de 1001 Bass - mais quand on observe l'engouement que génère le Positive Education festival depuis quelques années, on ne peut qu'être admiratif. Avec une programmation toujours aussi pointue, mélangeant des valeurs ultra-sûres (cette année Jeff Mills, Helena Hauff, Dave Clarke, Manu Le Malin aka The Driver ou encore Aux 88) à des jeunes pousses à l'avenir tout tracé (la Tunisienne Deena Abdelwahed, la Hollandais Mad Miran ou encore la bass music des Londoniens d'Overmono), Positive Education creuse chaque année davantage son sillon dans le paysage des festivals de musiques électroniques européennes. Une implication locale pour une affluence européenne Si le festival a attiré plus de 7 000 personnes en 2018, avec "seulement" 20 à 25% de Stéphanois dans l

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Racines

Sono mondiale | Le Cameroun avait jusqu’ici enfanté d’excellents bassistes, il faudra désormais compter sur ce singulier chanteur-guitariste qu’est Blick Bassy. Pas (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Racines

Le Cameroun avait jusqu’ici enfanté d’excellents bassistes, il faudra désormais compter sur ce singulier chanteur-guitariste qu’est Blick Bassy. Pas encore connu du grand public français, l'artiste sortait pourtant en mars dernier son quatrième album, 1958, en hommage au chef indépendantiste Ruben Um Nyobé. Bassy joue un delta blues très personnel et chante en langue bassa des thèmes qui raccrochent son enfance camerounaise à la vie qu’il mène en Europe depuis déjà plus de treize années. Sur scène, le violoncelle, la trompette et le trombone qui l’accompagnent apportent une certaine chaleur au timbre aérien, presque intimiste, du leader. On ressent chez le chanteur une évidente sensibilité. L’homme distille ses chansons avec retenue et pudeur, évoquant le parcours chaotique de son pays natal mais aussi les migrants qui chaque jour se noient dans les eaux cruelles de la Méditerranée, considérant pays et continents comme des espaces de vie où les Terriens tentent de s’en sortir au mieux, quand les frontières les en empêchent. Blick Bassy, samedi 30 novembre à 20h30 au Fil

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Le Clapier poursuit sa belle aventure

Lieu de culture | Après trois saisons bien remplies, la salle de spectacles stéphanoise entame une troisième année du même accabit, avec une équipe remaniée et des intentions nouvelles.

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Le Clapier poursuit sa belle aventure

Du côté de la salle de spectacles du Clapier, le bilan est bon depuis son ouverture en 2016. Avec 70 levers de rideau par an et des concerts qui ont marqué les esprits avec têtes d'affiches (Puppetmastaz, Ludwing Von 88, Didier Super, Les Sheriff, Fatals Picards...) et groupes locaux, la salle du Clapier entame sa quatrième année en forme avec notamment les venues programmées d'Eiffel (17 octobre), de Balik le chanteur de Danakil (22 novembre), de GiéDré (le 13 mars 2020) mais également des coproductions avec le Fil (Le Bal des Enragés le 18 octobre) ou des concerts délocalisés comme à la Forge du Chambon-Feugerolles (No One Is Innocent et Les Sheriff le 29 novembre ainsi que Ludwig Von 88 le 30 novembre). Cette nouvelle saison est également synonyme de changement du côté de l'ancienne gare avec notamment la création de La Loko, une structure associative destinée à mener un « vrai projet culturel » selon Jonathan Cascina coordinateur du projet. « Le Clapier divise ses activités pour mieux organiser sa mission, détaille-t-il. D'un côté, la SARL, propriétaire du bâtiment et responsable légale du lieu et de l'autre La Loko s'occupe du projet artistique et cult

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Épreuve positive

Festival électro | Jeff Mills, Dave Clarke, Helena Hauff, Karenn, DBridge, Bambounou, AZF, live de Aux88... N'en jetez plus ! Le Positive Education, pour sa (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Épreuve positive

Jeff Mills, Dave Clarke, Helena Hauff, Karenn, DBridge, Bambounou, AZF, live de Aux88... N'en jetez plus ! Le Positive Education, pour sa quatrième édition, va une nouvelle fois emmener Saint-Étienne dans la stratosphère des villes qui comptent sur la carte des musiques électroniques. Après avoir attiré plus de 7 000 festivaliers extatiques en 2018, ce rendez-vous propose année après année une programmation des plus alléchantes, qui ont de quoi faire rougir jusqu'à nos voisins lyonnais. Si vous ajoutez à cela le OFF qui prend de l'ampleur, une durée de festival étendue, des lives exclusifs chaque soir en début de soirée (Aux88, African Head Charge, Aisha Devi, Zuli), la mise en place d'une thématique générale (rétro SF) pour la première fois... 2019 s'annonce comme un bon cru côté Positive Education. Positive Education festival, du 7 au 11 novembre à Saint-Étienne (Cité du design + OFF dans divers lieux de la ville)

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Dave claque

Techno | Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Dave claque

Un brin punk, toujours efficace et déterminé, Dave Clarke fait assurément partie du panthéon de la techno. Impossible de passer à côté de ses nombreuses productions sous différents alias et qui ont forgé pas à pas son aura mondiale. Depuis le triptyque Red au mythique et entêtant The Compass, en passant par son album impeccable Devil's Advocate, l'Anglais a toujours su rester droit dans ses bottes. Sa venue à Saint-Étienne, dans la pléthore d'artistes du Positive Education Festival, sera forcément un événement. Dave Clarke, du 7 au 11 novembre dans le cadre du Positive Education Festival

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La Guinguette du Puits Couriot cambriolée à deux reprises

ACTUS | Après le cambriolage de la salle le Clapier fin juillet, c'est au tour de la Guinguette Stéphanoise du Puits Couriot d'avoir été l'objet de deux "visites" successives ce week-end... Mais l'équipe annonce malgré tout son intention de poursuivre la programmation initialement prévue jusqu'au 30 août.

Nicolas Bros | Mardi 20 août 2019

La Guinguette du Puits Couriot cambriolée à deux reprises

La Guinguette Stéphanoise du Puits Couriot fait le bonheur des Stéphanois tout l'été avec concerts, apéros, jeux en famille... Mais l'équipe de cette belle initiative vient de subir deux coups durs d'affilée avec un double cambriolage orchestré pendant le week-end, à l'image de ce qu'a connu la salle de concert du Clapier fin juillet. Samedi 17 août, ce sont des outils ainsi que du matériel de son (amplificateurs, platines vinyles...) qui ont été dérobés dans un container de stockage situé dans le chevalement. Puis, dimanche 18 août, une nouvelle intrusion a engendré la perte de l'ensemble des cinq tablettes numériques servant à la caisse de la Guinguette, le fond de caisse ainsi que du "petit" matériel sonore tels que les microphones... « Ce sont deux coups de massue pour toute l'équipe qui a tout fabriqué de A à Z et qui donne beaucoup pour que ce lieu vive, explique Jérémie Gidon, l'un des cinq associés de la société Cinq Cempotes qui gèrent le lieu. Cela représente un préjudice d'environ 20 000 euros pour notre stru

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Parenthèse

MUSIQUES | Une très prometteuse soirée sous le signe du reggae s'annonce du côté du Clapier. Les Stéphanois de Naksookhaw et les Lyonnais d'Innavibe sont invités à partager (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Parenthèse

Une très prometteuse soirée sous le signe du reggae s'annonce du côté du Clapier. Les Stéphanois de Naksookhaw et les Lyonnais d'Innavibe sont invités à partager la scène avec Balik. Le chanteur du collectif parisien Danakil revient à la source de ses influences musicales et s'offre une digression introspective avec un album perso aux sonorités afro-world et hip-hop, mettant en musique un recueil de poèmes des temps modernes sincère et très personnel puisque longuement mûri par l'artiste. Balik (+ NakSooKhaw + Innavibe), vendredi 22 novembre à 20h30, le Clapier

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Cameroun

MUSIQUES | Fort de son quatrième album, 1958 (en hommage au chef indépendantiste Ruben Um Nyobé), le chanteur-guitariste Blick Bassy joue un delta blues très personnel (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Cameroun

Fort de son quatrième album, 1958 (en hommage au chef indépendantiste Ruben Um Nyobé), le chanteur-guitariste Blick Bassy joue un delta blues très personnel et chante en langue bassa des thèmes qui raccrochent son enfance camerounaise à la vie qu’il mène en Europe depuis déjà plus de 13 années. Le violoncelle, la trompette et le trombone qui l’accompagnent apportent ensemble une belle dimension et une certaine chaleur au timbre aérien du leader qui distille ses chansons avec retenue et pudeur. Blick Bassy (+ Sabaly), samedi 30 novembre à 20h30, le Fil à Saint-Étienne

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Au milieu gazouille la Gazeille

Festival du Monastier | Le festival du Monastier-sur-Gazeille rempile pour la 31e année avec une programmation toujours aussi cuivrée, proposant concerts et stages dans différents horizons musicaux.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Au milieu gazouille la Gazeille

Avec environ mille-huit-cent habitants, le paisible village du Monastier-sur-Gazeille fait partie de ces nombreuses bourgades qui, une fois l'été venu, voit sa population exploser le temps de son festival annuel. Ici, la plupart des festivités ont lieu dans la cour du château abbatial, sauf, bien entendu, les concerts de musique ancienne baroque ou contemporaine qui sont donnés dans les deux églises de la commune. L'an passé, le festival le plus cuivré de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes soufflait fièrement sa 30e bougie. Nulle question de s'endormir sur de si beaux lauriers, la cuvée 2019 s'annonce une fois encore des plus éclectiques. Rappelons que le festival du Monastier n’est pas seulement un moment de diffusion musicale mais qu'il s'efforce d'être également un lieu de pédagogie active, proposant cette année des stages de jazz afro-américain, de fanfare tsigane, de musique ancienne et même de fanfare romantique. Métissages Parmi la foisonnante palette de groupes annoncée, nous en avons repéré trois qui illustrent bien la variété et la qualité de la programmation du festoche... Technobrass est une vraie fanfare techno, composée de sept musicos from

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Salomé & Quentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #22

Truc de Ouf | L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 juin 2019

Salomé & Quentin dans l'Oeil du Petit Bulletin #22

L'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne s'est intéressé à l'association étudiante T2O, organisatrice d'événements à Saint-Étienne et sa région. Explications avec Quentin, son président, et Salomé sur le festival Art & Vibes et sur les autres propositions que leur équipe produit à l'année.

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Positive Education entre dans la 4e dimension

Festival électro | Le festival Positive Education poursuit son ascension avec l'annonce d'une programmation démente pour sa 4e édition qui se déroulera du 7 au 11 novembre. Encore une édition qui risque de renforcer un peu plus la position de Saint-Étienne en tant que ville avant-gardiste sur la scène électro européenne voire mondiale.

Nicolas Bros | Mercredi 22 mai 2019

Positive Education entre dans la 4e dimension

« Nous sommes partis beaucoup plus loin sur les esthétiques pour cette année » annonce d'emblée Charles di Falco, co-directeur du Positive Education Festival. C'est peu dire à la vue des noms annoncés pour cette 4e édition. Après avoir réuni aux alentours de 7 000 danseurs en 2018, le festival espère bien passer encore une étape et attirer plus de 9 000 personnes du 7 au 11 novembre dans le quartier Manufacture de Saint-Étienne (à proximité de la Cité du design). De gros noms qui claquent Pour parvenir à valider ces objectifs, les organisateurs ont mis les bouchées doubles en matière de programmation. Si en 2018, la cité ligérienne avait déjà été gâtée en matière de têtes d'affiche avec la venue de Laurent Garnier, Marcel Dettman, Paula Temple et de Manu Le Malin, en 2019, leur nombre s'étoffe et feront chavirer d'envie les amateurs. Voyez plutôt : sont attendus le pionnier techno Jeff Mills, Dave Clarke, Helena Hauff, Karenn (duo techno composé de Blawan & Pariah), le Grenoblois Amato (The Hacker) & Adriani (pour un live qu'ils donneront dans seulement hu

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À la rescousse

Techno | Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

À la rescousse

Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager les danseurs et auditeurs. Ses sets sont teintés d'une froideur qui peut parfois sembler très dure mais il n'en est rien. Ce puriste apprécie de mêler les styles, confondre les ambiances pour projeter ses sets dans de multiples directions. Très discret - par volonté d'ailleurs - Electric Rescue est un actif sur la scène électronique française depuis plus de 20 ans. Reconnu pour quelques faits d'armes marquants, telle sa résidence Skryptöm au Rex Club à Paris, la direction du label éponyme ou encore pour plusieurs maxis chez Cocoon, Traum ou Trax, Antoine Husson perpétue son savoir-faire techno, comme le prouve sa dernière sortie, First Obverse EP chez Obverse Records. Electric Rescue + Basic + Poto Feu Events, samedi 10 mai au Clapier dès 22h

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"La Cacophonie du Donbass" : Les sales mines du passé

ECRANS | De Igor Minaiev (Uk., avec avert. 1h02)…

Vincent Raymond | Mercredi 27 mars 2019

À l’époque soviétique, la région minière du Donbas fut choisie pour donner naissance au mythe stakhanoviste et devenir la vitrine d’un productivisme effréné… jusqu’à ce que le territoire ne retrouve son pavillon ukrainien. Et la guerre civile. Voyage dans trois quarts de siècle d’images… Contrepoint à la fois tristement ironique et violent à La Symphonie du Donbass (1930), film de propagande de Dziga Vertov, ce montage d’images d’archives révèle comment cette région charnière fut choisie pour valoriser l’idéal prolétarien et servir du mensonge d’État à toutes les sauces. À une époque où l’intoxication par l’image n’est plus réservée aux régimes totalitaires, mais largement véhiculée par les réseaux sociaux et se fait quotidienne, un tel documentaire serait de nature à dessiller les esprits trop malléables… si tant est qu’ils prennent l’initiative de le voir ! Grâce à ses précieux documents audio-visuels portés par un commentaire laconique, Igor Minaiev remet en mémoire d’indispensables bases historiques comme il montre également de quels événements authe

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Rebelles, rebelles…

Panorama ciné mars 2019 | N’en déplaise au regretté Chris Marker, le fond de l’air est plus jaune que rouge, preuve que les idéologies sont bien lessivées Et sur les écrans flotte comme un doux vent de révolte…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Rebelles, rebelles…

Si les arbres cette année n’ont pas attendu le printemps pour reverdir, les rues continuent à jaunir et vrombir depuis la fin de l’automne : la foule qui les arpente a les abeilles — et des gilets de la même couleur. Une révolution ? Non, un magma de lassitudes cristallisées trouvant de singuliers échos dans les films à l’affiche ce mois : que d’écorchés ; que de révoltés ! L’odieux paradoxe, c’est que sans malheur pour motiver la contestation, il n’y a souvent pas de (bonne) histoire… Du vécu Et quel meilleur filon que le réel pour les cinéastes en quête d’un sujet solide ? À elles et à eux de choisir comment en restituer le minerai : de manière brute ou raffinée. Parce qu’elle se revendique en prise directe avec ledit réel — ce qui ne l’empêche pas d’être écrite ni scénarisée —, la veine documentaire est privilégiée pour réfléchir passé comme présent. Comme en écho à Grâce à Dieu, Yolande Zauberman s’attache dans

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Techno explosive

Electro | S'il y a un blase qui résonne au-dessus des autres sur la scène techno ces derniers temps, c'est bien celui d'AZF. Audrey Carcassonne, de son vrai (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Techno explosive

S'il y a un blase qui résonne au-dessus des autres sur la scène techno ces derniers temps, c'est bien celui d'AZF. Audrey Carcassonne, de son vrai nom, incarne mieux que quiconque une techno tout aussi épileptique que technique et efficace. Véritables ouragans sonores, ses sets emportent tout sur leurs passages, dans la lignée de ce que peuvent proposer Manu le Malin aka The Driver ou Jennifer Cardini. AZF suit également depuis plusieurs années l'évolution du crew Positive Education, en ayant participé à de nombreux événements montés par cette équipe d'activistes stéphanois. On peut dire que ces derniers ont eu le nez creux (un peu comme à chaque fois dirions-nous, à la vue de la qualité des line-up qu'ils construisent à chacune de leurs soirées...). Bref, AZF se pose en tête d'affiche incontournable de la soirée des sept ans de Positive au Fil en ce mois de février. Ce rendez-vous réservant également d'autres jolis noms avec notamment l'Anglais DjRum et sa musique breakée à l'envie, qui a déposé un des meilleurs albums électro 2018 avec Portrait With Firewood où UK Bass se mêle avec délectation à l'ambient et au dubstep. Dj AZF + DjRum + Thé

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Philippe Godeau & Omar Sy : " Le film parle d’un voyage, il en est aussi un pour moi"

YAO | En dédiant YAO à leurs pères respectifs, Philippe Godeau et Omar Sy insistent sur l’importance de la question de la transmission et des racines se trouvant au cœur du film. Retour sur ses origines en compagnie du scénariste-réalisateur et du comédien.

Vincent Raymond | Mercredi 23 janvier 2019

Philippe Godeau & Omar Sy :

Vous êtes tous deux coproducteurs. Autrement dit, votre implication est double puisqu’elle va au-delà de l’investissement artistique. Pourquoi spécifiquement sur ce film ? Philippe Godeau : Omar, c’est l’acteur numéro 1. En faisant un film en Afrique, au Sénégal, j’avais l’envie de partager une expérience, le voyage… Je savais en plus qu’il avait une envie de produire et je trouvais que c’était bien de faire ce voyage à deux. Comme je un vieux producteur et jeune metteur en scène ; qu’Omar est un acteur d’aujourd’hui et novice en production (sourire), je lui ai proposé… Omar Sy : Et j’ai accepté ! Le fait qu’il me laisse cette place, cette chance même, j’ai accepté parce que l’envie de partager quand on est producteur est rare. Avoir ce partage était intéressant : le film parle d’un voyage, il en est aussi un pour moi ainsi que l’aventure avec Philippe : c’est la première fois que j’ai participé à des discussions sur la manière dont on fait, on réfléchit un film, comment on le prépare, on le tourne, on le monte. Et le voyage n’e

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"YAO" : Cahier d’un retour au pays des ancêtres

ECRANS | De Philippe Godeau (Fr.-Sen., 1h44) avec Omar Sy, Lionel Louis Basse, Fatoumata Diawara…

Vincent Raymond | Mercredi 23 janvier 2019

Petit Sénégalais de 13 ans, Yao vénère la star européenne Seydou Tall, au point de connaître son livre par cœur. Apprenant que l’idole est de passage à Dakar, Yao fait les 400km séparant son village pour le rencontrer. Touché (et poussé par le destin), Seydou décide de la ramener chez lui. Il s’agit là clairement d’un conte où le voyageur pensant maîtriser son cheminement se trouve “voyagé“, guidé par des forces de plus en plus pressantes à accomplir une mission initiatique à laquelle il n’était pas préparé. Dans ce récit, Yao n’est pas le héros mais le déclencheur inconscient, l’adjuvant à travers lequel le fatum va se manifester pour infléchir la trajectoire de Seydou ; un cicérone malgré lui tirant par ailleurs des leçons profitables de son escapade. Godeau et Sy ont tenté manifestement d’éviter le “folklorisme“ tout en préservant un certain réalisme dans la vision du pays. Toutefois, il ne faut pas non plus s’attendre à une vérité documentaire : la caméra ne reste pas assez longtemps pour cela, c’est l’histoire qui veut cela… e le genre road movie, qui lui aussi effe

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Manu le Malin déjà de retour à Sainté

Electro | Pour celles et ceux qui auraient loupé le set de Manu le Malin au dernier Positive Education Festival, vous allez pouvoir vous rattraper. Seulement (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 décembre 2018

Manu le Malin déjà de retour à Sainté

Pour celles et ceux qui auraient loupé le set de Manu le Malin au dernier Positive Education Festival, vous allez pouvoir vous rattraper. Seulement quelques semaines après la très réussie édition 2018 de leur festival, la team Positive réinvite le Dj en terres stéphanoises. Cette fois-ci, il prendra les platines au Clapier, le vendredi 4 janvier, sous son alias The Driver, avec lequel il régale en format techno. Il sera accompagné pour cette soirée par les éternels Fils de Jacob ainsi que Jules & Prousto, également du crew Positive Education. Manu le Malin aka The Driver [+ les Fils de Jacob + Jules & Prousto], vendredi 4 janvier au Clapier de 23h à 5h

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Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Chanson | Christian Olivier, chanteur emblématique des Têtes Raides, a sorti un second album solo en juin dernier. Intitulé "After/Avant", cet opus reste dans une veine engagée et musicalement intéressant pour son ouverture à des sons différents de ce dont nous a habitué l'intéressé. Rencontre avec Christian Olivier, avant son passage au Clapier ce vendredi 21 décembre.

Nicolas Bros | Lundi 17 décembre 2018

Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Pourquoi avoir fait le choix de vous lancer en solo en 2016 avec On/Off. Était-ce pour faire une pause avec Les Têtes Raides ? Oui, il était temps de faire une petite pause. Il y avait eu plus de 25 ans de route. C'était une manière de "breaker" un peu et de se ressourcer. J'avais le désir de continuer de faire de la musique, de poursuivre mes histoires graphiques, de lectures musicales, de bande originale de films... Concernant On/Off, j'avais envie d'essayer de nouvelles choses, de travailler avec des gens différents... Par exemple, Edith Fambuena à la réalisation et ça a vraiment été un plaisir. Ça m'a permis de me mettre dans une autre situation. Sur After/Avant, avez-vous travaillé avec la même réalisatrice ? Non, je l'ai fait avec un mec rencontré en studio et avec qui je me suis très bien entendu. Il s'appelle Félix Remy. On a enregistré au studio Pigalle à Paris. Il a vraiment cerné mes attentes. En chemin, je me suis mis à travailler avec Peter Combard, un des deux guitaristes avec qui j'avais déjà travaillé sur On/Off et qui est venu m'épauler sur les machines pour ce deuxième album. F

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Sam Morel / Facteur de contrebasses

Portrait | À vingt-cinq ans, Sam Morel est un luthier surdoué. Formé à l’école de lutherie de Mirecourt, "monsieur contrebasse" au sein de la team Patrick Charton à Saint-Étienne, il vient de remporter un prix lors d’un prestigieux concours à Cleveland, pour lequel il présentait une contrebasse made in France qui lui a demandé près de huit mois de travail. Rencontre avec un jeune homme passionné.

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Sam Morel / Facteur de contrebasses

Second d’une fratrie de quatre garçons, Sam Morel est né en décembre 1993 dans le treizième arrondissement de Paris. Pas vraiment de musiciens dans la famille. Partie s’installer à Dinan, la petite famille assiste régulièrement à des concerts de jazz dans un bar où se produit le guitariste Martin Taylor. A peu près à cette époque, Sam tombe sur une vieille collection de disques de jazz. Après des envies de saxophone, l’idée de faire de la contrebasse germe petit à petit, mais le prix d’un tel instrument décourage rapidement le jeune homme qui se rabattra sur une basse électrique. « J’étais en cinquième. Même si je commençais à écouter attentivement les grands jazzmen, ma première motivation était alors de faire du rock dans un garage avec les copains du collège ! » Toujours en Bretagne, les années lycées défilent, Sam prépare un bac L. « La filière littéraire était celle qui comptait le moins d’heures de cours, ce qui me laissait le temps de traîner dans les ateliers de lutherie de la région. » Travailler le bois au service de la musique Le projet professionnel de Sam s’affine, il se verrait finalement bien luthier plutôt qu’architecte. T

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Construire des passerelles

Festival électro | Pour sa 4e édition, le Positive Education Festival poursuit son travail en créant des passerelles musicales avec un plateau artistique extrêmement qualitatif. Début novembre, la capitale de l'électro sera belle et bien Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Construire des passerelles

Laurent Garnier, Marcel Dettmann, Dopplereffekt, Manu le Malin, Simo Cell, Patrick Russell, Voiski, Paula Temple... N'en jetez plus ! En 2018 encore les jolis noms s'affichent au Positive Education Festival. Rendez-vous prisé de l'électro, ce festival "made in Sainté" réussit depuis quatre ans à créer des passerelles entre artistes majeurs et découvertes prometteuses. Cette année, ces dernières se nomment entre autres Stefan Unkovic aka Stevie Whisper (Serbie) ou encore Ninos du Brasil (Italie). Savant mélange concocté par l'équipe d'organisation, les line-up des trois soirées sont des condensés de ce que d'autres festivals européens proposeront dans quelques années. C'est bien là que réside la force de ce festival stéphanois que beaucoup nous envient. Savoir dénicher les futures pépites et faire converger toutes les forces en présence, dans un lieu industriel unique, à taille humaine. De Paris, de Lyon mais aussi d'Europe À l'instar de la venue exclusive en terres stéphanoises du "papa de la techno française", Laurent Garnier, le

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Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

Sono Mondiale | Vivre sa vie à fond, voilà l'adage prôné par l'octuor Kumbia Boruka, chantre d'une "nu-cumbia" enlevée et entraînante, dans son album La Vida Se Vive. Ça vous dit de goûter à cette joie de vivre ?

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

En Colombie et au Mexique, plus particulièrement dans la ville de Monterrey, la cumbia est davantage qu'un simple rythme ou style musical, c'est une raison de vivre. Hernán Cortés connaît parfaitement ce rythme sud-américain calorifère. Il en est devenu un ambassadeur fier et incontournable sur le continent européen. Avec succès, lui et son groupe Kumbia Boruka font chalouper de plaisir les scènes à travers l'Europe. Cette percée ne doit rien au hasard : l'accordéoniste Hernán Cortés a d'abord fait ses armes aux percussions au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de Celso Piña (invité sur le titre El Porro Mangangueleno) qui l'a emmené en tournée autour de la planète. Installé désormais à Lyon, il a embarqué dans l'aventure Kumbia Boruka, le chanteur Bob Sikou pour allier répertoire personnel et quelques reprises de classiques du genre, en y ajoutant certaines influences reggae bien dosées. Une "dream-team" nu-cumbia Mais il ne s'est pas arrêté là. Il a également convié bon nombre de musiciens et techniciens de talent p

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Dj DRK au pied levé

Festival électro | Devant l'annulation de la venue d'Hippocampe Fou ce soir au Fil pour l'ouverture de la 7e édition du 1001 Bass Music Festival, c'est le local Dj (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 octobre 2018

Dj DRK au pied levé

Devant l'annulation de la venue d'Hippocampe Fou ce soir au Fil pour l'ouverture de la 7e édition du 1001 Bass Music Festival, c'est le local Dj DRK qui assurera une présence scénique comme à son habitude : enlevée, énergique et électrique. Les autres artistes programmés dont Alkpote seront quant à eux bien présents.

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Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Festival Electro | Le Festival 1001 Bass va ouvrir les festivités de sa 7e édition dès le 18 octobre pour trois jours sous le signes des musiques électroniques au sens large : de la techno au hip-hop en passant par la psytrance. Un panel d'artistes pointus et une programmation exigeante mais ouverte à tous. Rencontre avec Simon Oudin, organisateur et initiateur de cet événement stéphanois incontournable.

Nicolas Bros | Lundi 15 octobre 2018

Simon Oudin : « Conserver l'audace artistique de nos débuts »

Pourriez-vous nous rappeler la ligne directrice artistique du 1001 Bass Music Festival ? Nous proposons cette année sur trois jours cinq scènes pour cinq thématiques représentées, à l'image de notre envie de défricher mais également de décloisonner les nombreux courants artistiques que représentent les musiques electroniques en 2018. Il y aura une soirée electro & hip hop le jeudi, une soirée techno le vendredi & une soirée psytrance & hard music le samedi. C'est pour nous l'occasion de mettre en lumière les nouveaux talents, des artistes confirmés, des figures incontournable de la musique electronique mais aussi nos coups de coeur ainsi que les artistes avec lesquels nous travaillons régulièrement. Cette année, vous mettez à l'honneur le rap avec notamment cette soirée où Alkpote & Hippocampe Fou se présenteront devant le public stéphanois. Pourquoi avoir fait ce choix artistique ? Nous avons toujours proposé lors des éditions précédentes des artistes électro & hip hop à l'occasion du festival. Je pense à Dub Fx, Chinese Man, Dooz Kawa ou encore Scratch Bandits Crew. Le hip hop est un style à part en

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1001 passerelles musicales

Festival électro | Ouvrant notamment sa programmation à une soirée d'ouverture mêlant habilement hip-hop & électro, le festival 1001 Bass propose une affiche bien équilibrée et alléchante, véritable passerelle entre différents styles (du rap à la psytrance en passant par la hardtek ou le dub), augurant un très beau cru 2018.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

1001 passerelles musicales

L'empereur du rap « J’suis l’seul, l’unique, j’ai pas d’sosie » Alkpote prévient d'emblée dans le titre éponyme de son dernier album Inferno. Parmi les poids lourds de la scène rap française, "l'Empereur de la Crasserie" [un de ses nombreux surnoms, ndlr] va loin, très loin dans ses textes. Avec sa plume volontairement provocatrice, fleurie et trash – qui s'adresse donc à un public (très) averti -, le rappeur originaire de Paris n'hésite pas à faire bouger les lignes et les têtes en live. Avec sa verve légendaire, il viendra démonter la première date du 1001 Bass Music Festival. Attention aux oreilles prudes... Alkpote, jeudi 18 octobre au Fil Descente au terminus Quand on écoute le troisième album d'Hippocampe Fou, Terminus, on se dit que l'artiste a fait le tour du bocal d'une très belle manière. Après Aquatrip (visite du monde aquatique) et Céleste (expérience artistique dans les cieux) , le rappeur emmène l'auditeu

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"Donbass" : Terrifiant territoire

Film à sketches | de Sergei Loznitsa (Ukr., 2h01) avec Boris Kamorzin, Valeriu Andriutã, Tamara Yatsenko…

Vincent Raymond | Lundi 24 septembre 2018

En une dizaine de tableaux mêlant le tragique et l’absurde — les deux s’enchevêtrent souvent au point que l’on ne puisse plus les distinguer —, Sergei Loznitsa dépeint la région du Donbass, frontalière de l’Ukraine et de la Russie, où s’affrontent selon une confusion savamment entretenue (orchestrée, même) sécessionnistes et loyalistes, corrompus et corrupteurs, soldats réguliers et milices, chacun étant naturellement le fasciste de l’autre. Même si certains le sont quand même bien davantage… L’an dernier dans Une femme douce, Loznitsa signalait déjà, à sa façon crue et distanciée, l’arbitraire ordinaire prévalant en Russie contemporaine ; cet état de non-droit glaçant et de danger perpétuel. Judicieusement construit en mosaïque, ce nouvel opus est à l'image du Donbass, territoire émietté balafré de check-points, où les citoyens eux-mêmes sont concassés par les différentes factions les rançonnant ou les incessants pilonnages. Mais une mosaïque circulaire, r

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Retour vers le futur

ARTS | À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Retour vers le futur

À l’issue d’une résidence artistique de six semaines à Saint-Étienne, la plasticienne Camille Beauplan présente un ensemble de toiles à travers lesquelles elle transcrit sans complaisance ses points de vue sur la cité forézienne. Transparait un certain malaise car à l’évidence quelque chose cloche dans ces paysages urbains privés de toute présence humaine, où passé et futur semblent irréconciliables. Des infra-basses et des oiseaux de Camille Beauplan, du 15 septembre au 13 octobre, l’Assaut de la Menuiserie à Saint-Étienne

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Rock historique

MUSIQUES | Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Rock historique

Ce sera sûrement leur dernier tour de piste. Après plus de cinquante années de rock, The Pretty Things s'apprêtent à tirer leur révérence avec une ultime tournée qui passera par Saint-Étienne. La bande de Phil May et Dick Taylor a toujours évolué un peu dans l'ombre des Rolling Stones, surnommée d'ailleurs "Dirty Stones" pour son attitude plus trash. Cela ne l'a pas empêchée de fournir plusieurs pépites musicales dont l'album de rock psyéchédélique S.F. Sorrow en 1968, un des premiers opéra-rock au monde. The Pretty Things, samedi 20 octobre au Clapier à Saint-Étienne

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Lucy in the sky

MUSIQUES | Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Lucy in the sky

Né en Italie, mais résidant à Berlin, Luca Mortellaro alias Lucy, fait partie des Djs incontournables de la scène techno européenne. Proposant des sets intenses et hypnotiques (jetez donc une oreille aux Boiler Room dans lesquelles il se produit), il prendra part au "line-up" du 1001 Bass Music Festival qui accueillera également sur trois soirées Acid Division, Bambounou ou encore le rappeur du 91, Alkapote alias "l'Empereur de la Crasserie". Une sélection éclectique et exigeante pour ce festival qui fête sa septième édition. Lucy, vendredi 19 octobre au Fil à Saint-Étienne pour le 1001 Bass Music Festival

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Papa Garnier

Electro | Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 septembre 2018

Papa Garnier

Impossible de passer sous silence la venue au prochain Positive Education Festival du "papa" de la techno à la française : Laurent Garnier. Asseyant encore davantage la valeur de cet incontournable festival, le passage de Garnier risque bien de se conjuguer avec un set d'anthologie, comme à chaque prestation du monsieur derrière ses platines. Et pourquoi ne pas aller jusqu'à envisager une nouvelle histoire d'amour entre Saint-Étienne et Laurent Garnier, à l'image de ses habitudes prises du côté de Lyon et de Nuits Sonores... Signalons aussi la présence dans ce festival de Marcel Dettmann et le retour de Manu Le Malin. Laurent Garnier, jeudi 8 novembre, Site de la Manufacture dans le cadre du Positive Education Festival

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Le 1001 Bass Music Festival dévoile les premiers noms de sa programmation

Electro | Le 1001 Bass Music Festival vient d'annoncer quelques noms d'artistes qui se produiront lors de sa prochaine édition, du 18 au 21 octobre au Fil. Au (...)

Nicolas Bros | Jeudi 5 juillet 2018

Le 1001 Bass Music Festival dévoile les premiers noms de sa programmation

Le 1001 Bass Music Festival vient d'annoncer quelques noms d'artistes qui se produiront lors de sa prochaine édition, du 18 au 21 octobre au Fil. Au programme, on retrouve "du sale" avec notamment le sulfureux rappeur Alkpote mais également Hippocampe Fou, la psytrance d'AJJA, Acid Division, la techno de Lucy alias Luca Mortellaro, ... 1001 Bass Music Festival #7, du 18 au 21 octobre au FIL Plus d'infos sur la page de l'événement

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Bertrand Chargros, de boulanger à programmateur musical

Rencontre | Avant de devenir programmateur de la salle de concerts stéphanoise Le Clapier, Bertrand Chargros a suivi un parcours un peu atypique. Rencontre avec cet ex-boulanger qui fait vibrer les enceintes de l'ancienne gare de l'Ouest stéphanois.

Nicolas Bros | Vendredi 25 mai 2018

Bertrand Chargros, de boulanger à programmateur musical

Comment en êtes-vous arrivé à devenir le programmateur de la salle du Clapier ? Auparavant, j'étais boulanger. Mais j'organise depuis plusieurs années des concerts via l'association Free-Mômes. Il y a dix ans, j'ai rencontré Yohann Fournier, dirigeant du Clapier, et qui nous fournissait l'ensemble des bières pour nos concerts. Qu'est-ce que Free-Mômes ? C'est une association d'Aurec-sur-Loire, créée en 2004. Nous voulions mettre en place des concerts à but humanitaire en plus de nos activités professionnelles. Avec les anciens membres de Shaman Tribu, qui étaient là-bas, nous avons monté ce magnifique projet. Nous avons fait notre premier concert au Hall C du Parc Expo. La programmation de Free-Mômes est plutôt orientée reggae-dub, chanson française... Nous avons fait un peu de tout. Chanson française, reggae-dub, électro, du metal avec Lofofora... L'association existe encore et continue son parcours. Nous organisons encore des concerts comme récemment avec Les Ogres de Barback à la Forge au Chambon-Feugerolles ou Les Naufragés en mars dernier à la MJC d'Aurec-sur-Loire. Les con

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No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Rock | Groupe engagé par excellence, No One Is Innocent poursuit sa route vingt ans après ses débuts. Toujours aussi énergique, le rock du groupe n'a pas pris une ride et son dernier album Frankenstein démontre que la créature n'a pas fini d'en découdre. Rencontre avec Kemar, le chanteur charismatique des [no one is innocent], avant le passage de la formation au Clapier.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Quelle différence existe-t-il entre Propaganda, votre album sorti en 2015 et Frankenstein qui vient de paraître ? Kemar : Nous avons la sensation qu'il est plus animal, plus organique. On peut ressentir la nervosité du groupe dans les compositions qui sont moins rondes. L'album débute sur le titre À la gloire du marché et on le prend en pleine face ! On se connaît aussi davantage avec notre producteur Fred Duquesne (notamment connu pour son implication dans le groupe Mass Hysteria, NDLR), ce qui donne un son plus acéré que sur notre précédent disque. Justement, en parlant de Fred Duquesne, il est intervenu la première fois pour vous sur Propaganda, alors que c'est un ami de longue date. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de travailler avec lui ? C'est très étrange en fait... Ce sont les mystères de la musique. Fred est un pote de bande, on se croise hyper souvent, on sort boire des coups à Paris... À un moment donné, avant de commencer à travailler sur Propaganda, des amis nous disent : « qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi vous ne demandez pas à Fred de bosser ave

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Grand rassemblement positif et (il)legal

Electro | Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du (...)

Nicolas Bros | Mercredi 11 avril 2018

Grand rassemblement positif et (il)legal

Le dynamique crew stéphanois de Positive Education s'associe à Illegal Imposture afin de proposer un joli "Grand Rassemblement" électronique en ce milieu du mois d'avril dans la salle du Clapier. Au programme, deux soirées aux "line-up" bien pensés où plusieurs belles signatures pointent le bout de leurs sillons musicaux. Vendredi 13, retenons la venue d'Adam X, fondateur de la célèbre écurie berlinoise Sonic Groove et pionnier d'une techno penchant allégrement dans les sons industriels. Du côté du samedi soir, c'est une vision féminine des musiques électroniques à laquelle nous convie les Positive. Avec un plateau exclusivement lyonnais et stéphanois, c'est une sélection de fines gâchettes entre Perrine, la "Bugne" Mowgli ou encore Clarence.

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Crash-test

Chanson | Avec son humour décapant façon Hara-Kiri, Didier Super est un pur sniper. Mais ses saillies politiquement incorrectes ne sont jamais totalement gratuites (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Crash-test

Avec son humour décapant façon Hara-Kiri, Didier Super est un pur sniper. Mais ses saillies politiquement incorrectes ne sont jamais totalement gratuites car derrière sa tête de vainqueur, Didier Super est très loin d'être un con, dénonçant l'indifférence générale face aux criantes aberrations de notre monde déglingué. Mieux vaut en rire que de s'en foutre. Didier Super, mercredi 18 et jeudi 19 avril au Clapier

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Corps étranger : Sans-papiers, sans pantalon

DRAME NU | de Raja Amari (Fr.-Tun., 1h32) avec Hiam Abbass, Sara Hanachi, Salim Kechiouche…

Vincent Raymond | Mercredi 28 février 2018

Corps étranger : Sans-papiers, sans pantalon

Le drame des réfugiés est le sujet du moment ; il irrigue donc à des degré divers, et avec plus ou moins d’inspiration, une part non négligeable des scénarios actuels. Parfois, on a l’impression qu’il sert de prétexte commode à des auteurs pour “faire concernant” ou donne une colonne vertébrale socio-politique à une histoire manquant d’assise. Tel Corps étranger. Bien sûr, il y a à la base l’arrivée clandestine en France de Samia, ayant fui le Maghreb et un frère fondamentaliste. Mais le cœur du film, c’est surtout la relation qu’elle va entretenir avec la femme qui lui donne un toit et du travail, Leila, ainsi qu’un jeune homme de son village, Imed. Ce ménage à trois violent et délétère, fait de trouble sensualité, de jalousies et de dominations à géométrie variable, intéresse en premier chef la réalisatrice, davantage que les misères des sans-papiers. Il ne s’agit pas là d’un jugement moral, seulement un constat. Le fait est que ses réalisations précédentes montraient déjà sa fascination pour l’érotisation des corps et le charme vénéneux qu’ils pouvaien

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