Le chant du monde

Niko Rodamel | Mardi 3 juillet 2018

Photo : Abou Diarra © Victor Delfim


Comme chaque année depuis des lustres (1987), les Kiosques à musique de la Voulte-sur-Rhône promettent un été ardéchois délicieusement musical, avec des concerts gratuits et en plein air à la tombée de la nuit, chaque mercredi et chaque vendredi durant les mois de juillet et d'août. Deux d'entre eux ont plus particulièrement retenu notre attention… Mercredi 25 juillet, le trio Bazenco viendra dérouler ses chansons nourries de voyages et de rencontres, mêlant reggae et jazz à des polyphonies vocales qui évoquent autant l'Afrique que les Antilles. Frais et léger… Vendredi 3 août, le magnifique bluesman malien Abou Diarra, songwriter, chanteur et joueur de n'goni (instrument cousin de la kora), donnera un concert à ne rater sous aucun prétexte. Réalisé par Nicolas Repac, le dernier album en date d'Abou Diarra, Koya (2016), dévoile un parcours poétique qui remonte aux racines du blues, de l'Afrique à l'Amérique, depuis le Mali jusqu'au Bayou. Repac (à qui l'on doit déjà de belles collaborations avec Mamani Keita ou Arthur H) apporte ici avec ses samples une touche urbaine au son délicieusement roots de Diarra.

Les Kiosques à musique, tout l'été, place Camille Debard à la Voulte-sur-Rhône

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Des étoiles et un lapin

Les Kiosques à Musique | Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Des étoiles et un lapin

Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation balayant de nombreux styles, du rock à la chanson en passant par la sono mondiale des quatre coins du globe. Voici nos trois coups de cœur... La pop indonésienne de Stars and Rabbit est à découvrir absolument ! Leur univers à la fois solaire et psychédélique, doux et chaotique, ne peut laisser indifférent : on adore ou on passe son tour. Ce duo connaît un succès exponentiel en Indonésie où il multiplie les passages très remarqués sur les plus grands festivals (vendredi 26 juillet à 22h)... Nous retrouverons également avec plaisir l'afrobeat contagieux du combo parisien des Frères Smith. Leur dernier album en date, Free to go, est le fruit d'un travail collectif comportant de nombreux featurings avec notamment la présence de la chanteuse malienne Mamani Keita ou du chanteur-guirariste-koriste guinéen Djeli Moussa Condé (vendredi 9 août à 22h)... Enfin, forts d'un tout nouvel album, les sept musiciens lyonnais de The Fat Bastard Gang Band seront dans la place avec leur musique kaléidoscopique et leur présence scénique

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La belle ébène

Sono mondiale | Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

La belle ébène

Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne bénéficie peut-être pas tout à fait de la même visibilité médiatique que ses consœurs Rokia Traoré ou Fatoumata Diawara, elle fut pourtant en 2010 la première artiste ivoirienne à remporter un Grammy Awards et continue de se produire dans le monde entier. Soyons clairs : la puissance scénique de Dobet est bluffante et son africanité imparablement hypnotique. Originaire de l'Ouest de la Côte d'Ivoire, fille aînée du maître percussionniste Boni Gnahoré, elle s’est initiée dès l’âge de douze ans aux arts de la scène, se formant au théâtre, à la danse, à la musique et au chant au sein de diverses compagnies, avant de former le duo Ano Neko avec le guitariste français Colin Laroche de Féline et de composer avec lui un premier album éponyme qui sortira en 2004. Suivront trois autres LP de 2007 à 2014, jusqu’à un cinquième album, Misiki, réalisé l’an passé par Nicolas Repac, guitariste-compositeur-arrangeur-producteur, homme de l’ombre et maître du sample à qui l’on doit déjà d’avoir fait si joliment chanter Mamani Keïta.

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