Putain 30 ans !

Festival du Monastier (Haute-Loire) | Incontournable rendez-vous des étés altiligériens, le singulier festival du Monastier demeure "ze place to cuivre" depuis déjà trente ans, avec cette année encore une programmation qui rapproche les genres et les publics.

Niko Rodamel | Mardi 3 juillet 2018

Photo : Identité © DR


Trente bougies, ce n'est pas rien. Sur le Chemin de Stevenson, le festival a su garder le cap et peut fièrement se retourner sur une route jalonnée de rencontres musicales mettant à l'honneur, de mille et belles façons, les cuivres de tous les continents. Pour preuve, les concerts ne semblent souffrir cette année encore d'aucunes barrières, même les stages proposés jouent la diversité, de la musique ancienne à la fanfare tzigane. Parmi les formations à découvrir en live lors de cette édition anniversaire, citons notamment Bal'Kanard dont la musique festive, entre Balkans et Carpates, invite le public à la danse sous les coups de boutoir de six musiciens habités. Dans un style plus chaloupé, l'étonnant Eyo'nlé Brass Band cuisine les cuivres à la sauce africaine, mêlant chaleureusement rythmes, danses et chants du Bénin. Le groupe, qui a collaboré à plusieurs reprises avec Les Ogres de Barback, fait vivre la tradition des cuivres issue du pourtour du Golfe de Guinée, où se rencontrent l'afrobeat yoruba, le high life ghanéen et les musiques vaudous béninoises. La nueva cumbia du groupe mexicano-lyonnais Kumbia Boruka associe quant à elle reggae et cumbia colombienne des années soixante, avec l'heureux mariage de l'accordéon, des percussions et du chant.

Maloya

Le festival du Monastier accueillera également, pour la toute première fois, une des formations d'origine réunionnaise les plus intéressantes du moment. Alors qu'en métropole l'afrobeat connait un phénoménal revival qui remet aux goûts du jour les hits de Fela Kuti, le groupe Identité mélange jazz et musique maloya, précieux héritage des pratiques musicales amenées dans l'île par les esclaves. Autour du saxophoniste et compositeur Gaël Horellou, Identité joue ainsi un jazz coloré dans lequel les harmonies du jazz américain dansent sur des rythmiques de l'Océan Indien, mariant avec réussite deux musiques noires qui ne se rencontrent que rarement. À la tête d'un sextet plutôt musclé (le sax, la guitare et l'orgue s'appuient sur trois percussionnistes-chanteurs), Horellou rebooste le jazz réunionnais qui avait tendance à somnoler dans un groove jazz-fusion tropical plutôt bavard car trop démonstratif. Avec cette volonté de revenir à une certaine traditionnalité et donc à l'essentiel, le groupe joue un jazz sans fioritures sur une solide base rythmique maloya. L'an passé, l'album éponyme Identité était nommé Disque de l'année TSF jazz !

Festival du Monastier, du 4 au 10 août au Monastier sur Gazeille (Haute-Loire)


Bal Kanard + Eyo'Nle Brass Band


Ville du Monastier-sur-Gazeille Centre-Ville Le Monastier-sur-Gazeille
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


IdENTITE+ KUMBIA BORUKA


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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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Kumbia Boruka de retour à Sainté

Sono mondiale | Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Kumbia Boruka de retour à Sainté

Après avoir fait chavirer Le Clapier en novembre 2018, c'est le retour de Kumbia Boruka dans cette même salle le 24 avril prochain avec un nouvel opus sous le bras, El Remedio. Une prescription musicale remplie de rythmes naviguant entre nu-cumbia et cumbia "old fashioned". Les effets de ce remède musical sont immédiats. Un album où Philippe Teboul - percussionniste de Radio Bemba, formation de Manu Chao - et Victor Vagh - producteur de Flavia Coelho - ont apporté leur pierre à l'édifice, confirmant que Kumbia Boruka fait partie des grandes formations de sono mondiale actuelles. D'autant plus sur scène... Kumbia Boruka, vendredi 24 avril au Clapier Pour acheter vos places, rendez-vous sur cette page

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Au milieu gazouille la Gazeille

Festival du Monastier | Le festival du Monastier-sur-Gazeille rempile pour la 31e année avec une programmation toujours aussi cuivrée, proposant concerts et stages dans différents horizons musicaux.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Au milieu gazouille la Gazeille

Avec environ mille-huit-cent habitants, le paisible village du Monastier-sur-Gazeille fait partie de ces nombreuses bourgades qui, une fois l'été venu, voit sa population exploser le temps de son festival annuel. Ici, la plupart des festivités ont lieu dans la cour du château abbatial, sauf, bien entendu, les concerts de musique ancienne baroque ou contemporaine qui sont donnés dans les deux églises de la commune. L'an passé, le festival le plus cuivré de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes soufflait fièrement sa 30e bougie. Nulle question de s'endormir sur de si beaux lauriers, la cuvée 2019 s'annonce une fois encore des plus éclectiques. Rappelons que le festival du Monastier n’est pas seulement un moment de diffusion musicale mais qu'il s'efforce d'être également un lieu de pédagogie active, proposant cette année des stages de jazz afro-américain, de fanfare tsigane, de musique ancienne et même de fanfare romantique. Métissages Parmi la foisonnante palette de groupes annoncée, nous en avons repéré trois qui illustrent bien la variété et la qualité de la programmation du festoche... Technobrass est une vraie fanfare techno, composée de sept musicos from

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Globe-trotters

Festival voyages | Pour son quarantième anniversaire, le festival Curieux Voyageurs met les bouchées doubles avec un généreux cocktail de films, d’expositions et de rencontres, concentré sur trois jours de partage autour du thème rassembleur du voyage tous azimuts.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Globe-trotters

Lorsque que vous l’avez dans la peau, le virus de la bougeotte sans frontière n’a que faire de votre âge, de la nature de votre quête ou de votre moyen de locomotion. C’est comme ça, un périple qui s’achève appelle bien souvent le suivant, avec les semelles de vents qui chatouillent les orteils, le doigt qui se balade sur le planisphère, enjambant sans effort méridiens et parallèles… Fidèle à ce qui fait son identité depuis sa création, le festival place la découverte d’autres horizons et les rencontres au cœur de son rendez-vous annuel. Aux vingt-deux films et six expositions, aux moult conférences, débats, animations et ateliers viendra se joindre au village des Globe-Rêveurs une soixantaine d’exposants. L’équipe du festival invite tous les curieux, backpackers chevronnés ou touristes occasionnels, à venir vibrer à l’unisson de notre petite planète bleue. Anniversaire oblige, une nuit de courts-métrages sera proposée pour la première fois au Planétarium tandis qu’un concert clôturera le festival avec la chanteuse franco-angolaise Lucia de Carvalho. Sursis Curieux Voyageurs est avant tout un festival de films sur le thème du voyage, dont le jury décernera

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Le bonheur à "Bicicleta"

Concept store | La Bicicleta est un nouveau shop du centre-ville de Saint-Étienne. Lancé par Noelia Araya, ce concept store propose une belle sélection de produits uniques et faits main.

Nicolas Bros | Mardi 27 novembre 2018

Le bonheur à

Costa Rica, Mexique, Nicaragua, Guatemala, Thaïlande, Laos, Vietnam, France... Voilà d'où viennent les créations uniques proposées par le nouveau concept store stéphanois La Bicicleta, ouvert depuis le 15 novembre rue Aristide Briand et de la Paix, à quelques mètres de la place de l'Hôtel de Ville. Avec son grand sourire, Noelia Araya accueille les clients pour leur présenter la sélection de produits faits main qu'elle a tout spécialement retenus pour leur qualité de fabrication et leur originalité. « À travers les voyages que j'ai pu effectuer en Amérique latine et en Asie, j'ai eu l'occasion de tisser un réseau de créateurs artisanaux, explique la gérante. Lorsque je me suis installée en France, j'ai voulu promouvoir leur travail, surtout que la gamme de leurs productions était très variée. » D'abord par le biais d'un site internet, l'installation physique commence dans différentes villes par le biais de magasins éphémères en ville ou lors d'événements particuliers. « Nous avons proposé nos produits à la Foire de Paris et dans des boutiques éphémères à Aix-en-Provence, Avignon et Bourg en Bresse, détaille

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Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

Sono Mondiale | Vivre sa vie à fond, voilà l'adage prôné par l'octuor Kumbia Boruka, chantre d'une "nu-cumbia" enlevée et entraînante, dans son album La Vida Se Vive. Ça vous dit de goûter à cette joie de vivre ?

Nicolas Bros | Mercredi 31 octobre 2018

Le rythme endiablé de Kumbia Boruka

En Colombie et au Mexique, plus particulièrement dans la ville de Monterrey, la cumbia est davantage qu'un simple rythme ou style musical, c'est une raison de vivre. Hernán Cortés connaît parfaitement ce rythme sud-américain calorifère. Il en est devenu un ambassadeur fier et incontournable sur le continent européen. Avec succès, lui et son groupe Kumbia Boruka font chalouper de plaisir les scènes à travers l'Europe. Cette percée ne doit rien au hasard : l'accordéoniste Hernán Cortés a d'abord fait ses armes aux percussions au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de Celso Piña (invité sur le titre El Porro Mangangueleno) qui l'a emmené en tournée autour de la planète. Installé désormais à Lyon, il a embarqué dans l'aventure Kumbia Boruka, le chanteur Bob Sikou pour allier répertoire personnel et quelques reprises de classiques du genre, en y ajoutant certaines influences reggae bien dosées. Une "dream-team" nu-cumbia Mais il ne s'est pas arrêté là. Il a également convié bon nombre de musiciens et techniciens de talent p

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Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Sono mondiale | Avec son nouvel album en poche, La Vida Se Vive, le groupe Kumbia Boruka a repris la route et sévit sur toutes les scènes qu'il foule.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 mars 2017

Kumbia Boruka fait chalouper le monde

Si notre région a pris un tram' de retard dans la vague nu-cumbia qui déferle depuis quelques années dans les clubs et festivals (Dengue Dengue Dengue, le génial label de Buenos Aires ZZK, El Hijo de la Cumbia, Bomba Estereo...), avec le Mexicain Hernán Cortés ce rythme sud-américain calorifère a fini par se trouver ici un ambassadeur prêt à relever le défi. Avec un certain succès avec notamment un album La Vida Se Vive qui suit un mini-album sorti à l'été 2016n entérine l'idée que cette musique aussi chaloupée qu'elle peut être psyché prend place dans le paysage local. Illustration ce samedi avec une date de leur tournée au Cristal de Roche-la-Molière. Cette percée ne doit rien au hasard : déjà, par la personnalité et le parcours du leader de la bande, l'accordéoniste Hernán Cortés, venu de Monterrey où la scène cumbia est vivace. Là-bas, aux percussions, il a fait ses armes au sein d'orchestres reconnus, à commencer par celui de

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Mémoire vive

ARTS | Cameroun 2009, la photographe Sandrine Melierre opère un retour en pays natal après une absence de douze ans. « Douze années en creux, dit-elle, avec des (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 juin 2014

Mémoire vive

Cameroun 2009, la photographe Sandrine Melierre opère un retour en pays natal après une absence de douze ans. « Douze années en creux, dit-elle, avec des liens gardés par-dessus les mers et par-delà le temps égrené. Emotions plurielles qui se télescopent à l’arrivée. Larmes sur le tarmac… » De ce séjour de plus de deux mois en immersion sur la terre de ses aïeux, Sandrine rapportera une riche série photographique. « Je suis revenue avec l’envie de montrer ce qui est là-bas, de sortir des images toutes faites encrées de part et d’autre des continents, de confronter et resituer par moi-même cet entre-deux culturel et contextuel. Le moment est venu d’exposer les photos ! » De villes en villages l’artiste prendra le temps d’aspirer les images mais aussi les sons, les odeurs et les émotions pour mieux « mettre en exergue les personnes côtoyées, les paysages parcourus, les mots dits, compris, devinés... » Une quarantaine de tirages sera donc accrochée aux cimaises de la galerie Rêves d’Afrique. Des scènes de rue, de marchés, mais également quelques « Totems masken » : des bidons coupés et recouverts de matériaux rapportés du Cameroun (sucre, coton, cacao, graines…) puis photographiés.

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Réchauffons-nous les oreilles en attendant l’été…

MUSIQUES | Encore quelques belles soirées jazz à se mettre sous la dent en attendant les festivals estivaux : Gaël Horellou Quartet au Café Jules, Jochen Rueckert et Mark Turner au FIL et Vincent Perier Quartet à Saint-Victor-sur-Loire. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 23 avril 2013

Réchauffons-nous les oreilles en attendant l’été…

L’été des festivals de jazz approche à grands pas malgré la météo scandinave qui nous endort depuis de longs mois déjà, la programmation viennoise s’annonce une fois encore des plus alléchantes, mais nul n’est besoin d’attendre juillet pour se faire plaisir avec encore quelques beaux concerts à Saint-Étienne et alentours. Le Café Jules proposera le 16 mai un concert du saxophoniste alto Gaël Horellou : des compositions personnelles mais aussi quelques standards revisités avec le soutien d’Etienne Déconfin au piano, Antoine Paganotti à la batterie et Nicolas Moreaux à la contrebasse. Dix jours plus tard, les jazz-au-FIL ne manqueront pas le rendez-vous du dimanche 26 mai : Jochen Rueckert invite Mark Turner (sax ténor) à rejoindre sa formation sur la scène du Club. Né en Allemagne mais résidant à New-York, Rueckert fait partie de ces batteurs incontournables de la scène américaine actuelle. Avec Turner à ses côtés (mais aussi le guitariste Lage Lund et le bassiste Matt Penman), il faut s’attendre à un show de haute volée ! Un Périer sinon rien ! Une fois n’est pas coutume, un

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