Bowie revient

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Photo : Eric Legnini © Philipp DucapAla.Ni © Niko Rodamel



Bowie Symphonic

Création mondiale avec l'Orchestre Symphonique Ose !, Ala.Ni, Eric Legnini, Erik Truffaz, Nosfell & Krystle Warren; dir. musical : Daniel Yvinec
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Bowie Acoustic

Création mondiale avec Sandra Nkaké, Jî Drû, Babx & Guillaume Latil
Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Hors saison

Photo | Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Hors saison

Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie esthétique. Réalisées aux abords de la Manche, les photographies panoramiques se lisent comme une divagation contemplative, au gré d’horizons baignés d’une lumière hivernale mélancolique et picturale. Les deux complices croisent ainsi leur regard sensible sur les plages normandes, des lieux chargés d’histoire, restitués ici dans leur plus simple appareil, entre ciel, terre et mer. Une vague divagation, Maxime Pronchery et Bernard Toselli, jusqu’au 1er octobre à la galerie TAG à Saint-Étienne

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"Les Fantasmes" : Six couples en quête d’ardeur

ECRANS | Faut-il mettre du piment ou du sel sur sa vie de couple ? Et comment faire son conjoint ne partage pas les mêmes goûts ? Les frères Foenkinos s’attaquent à la drôle de cuisine des fantasmes amoureux dans un film à sketches où les uns mitonnent, les autres mythonnent…

Vincent Raymond | Lundi 16 août 2021

Six histoires où les relations amoureuses répondent à des impératifs différents de la “norme“ car l’un des partenaires (ou les deux) vit sa passion en assouvissant un jeu de rôle sexuel. Six sketches autour de fantasmes, de ce qu’ils provoquent au sein d’un ménage, mais aussi à l’extérieur… Rêve ou pulsion, le fantasme tient à la fois de l’idéal, de l’interdit ou de la transgression possible dont on ne sait jamais s’il faut, si l’on doit, la conserver comme une ligne d’horizon infranchissable ou bien l’assouvir. Parfait Janus, sa capiteuse ambiguïté le rattache autant à la séduction érotique mutuelle qu’à des formes de perversions inquiétantes qu’on n’aimerait pas croiser le soir dans une rue déserte. Bref, il est doté d’un spectre large et affriolant lui permettant d’être attaqué par la face nord du drame et de la perversion sinistre comme celle, plus légère, de la comédie ludique. Si telle est l’option retenue par les frères Foenkinos, ceux-ci ne se privent cependant jamais de recourir à l’humour noir-grinçant. L’on croise ainsi des personnages tendres et maladroits comme dans La Délicatesse

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

ECRANS | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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"Je m’appelle humain" : Apaisée Joséphine

VOD | Grande plume de la poésie innue, Joséphine Bacon fait l’objet d’un portrait documentaire encapsulant une part de l’âme de sa culture. À découvrir en exclusivité en VOD, pour le moment.

Vincent Raymond | Vendredi 2 avril 2021

Québec, de nos jours. Poétesse reconnue et célébrée pour son écriture bilingue (en français et en innu-aimun, la langue des Premiers peuples du Canada), Joséphine Bacon évoque devant la caméra de Kim O’Bomsawin son parcours, de son passage au pensionnat à sa jeunesse semi beatnik à Montréal. Et comment, en maintenant vivace le souvenir de sa culture ancestrale faite d’oralité et de coutumes, elle a su en perpétuer l’essence à travers ses écrits… Paysages inspirants, lumière magique, palette harmonieuse… L’image de ce premier film est souvent flatteuse. Kim O’Bomsawin, pour son premier long métrage, soigne son double sujet : le peuple Innu, survivant malgré l’entreprise d’acculturation destructrice menée par le gouvernement canadien depuis des décennies, et surtout Joséphine Bacon. D’ailleurs, si la réalisatrice ne convoque que si peu d’archives pour illustrer les souvenirs de sa charismatique interlocutrice, c’est sans doute par manque de matériau d’époque, témoignant du peu de cas accordé aux “Américains natifs”. Parqués dans des réserves ou arrachés à leur famille, ils sont spoliés de leur identité quand ce n’est

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Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Après l’annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis. Paroles & Musiques, pas vraiment concerné A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n’est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d’ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait t

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Source rafraîchissante

Pop-rock | Joseph Chedid a trouvé son chemin. Une voie où se mêlent sa personnalité, sa sincérité et son affranchissement familial. "Source", sorti en 2019, est un opus riche arborant puissance et vulnérabilité assumée. Joseph Chedid se fait un nom et une belle place au soleil. Prenons des couleurs avec lui.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Source rafraîchissante

Joseph Chedid assume pleinement ! Avec Source, son premier album sorti en 2019 sous son nom de Joseph Chedid, le troisième enfant de Louis a trouvé sa place. Même si Maison Rock en 2015, édité sous son deuxième prénom de Selim était déjà une forme de prémisse de belles choses, ce nouveau disque semble emprunt d’une sincérité et d’un affranchissement total de la "pression" familiale. Alors, bien sûr, on retrouve un timbre de voix qui rappelle forcément le clan Chedid mais Joseph semble bien avoir trouvé sa propre voie. Entre rock, pop, force et fragilité, il propose un album solide et riche. Alternant phases plus introspectives et lentes à des envolées dansantes ou psychédéliques, Joseph s’affirme comme un savant et inspiré funambule. S’aimer soi-même pour aimer les autres Si Joseph pouvait se sentir dans l’ombre de sa fratrie menée tambour battant par – M –, il a pourtant plusieurs cordes à son arc. Multi-instrumentiste de talent (privilégiant la batterie, il sait manier également la guitare), il a su apprivoiser l’exercice du chant. Une pratique qu’il avait l’habitude de laisser à sa sœur Anna (Nach), avouant avoir eu un petit complexe vo

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Let’s dance

De la Loire à Paris | Présentée pour la première fois en 2018 à l’occasion du Rhino Jazz(s), l’exposition-hommage Bowie Odyssée avait reçu plus de 3 000 visiteurs. C’est (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Let’s dance

Présentée pour la première fois en 2018 à l’occasion du Rhino Jazz(s), l’exposition-hommage Bowie Odyssée avait reçu plus de 3 000 visiteurs. C’est maintenant au tour du public parisien de découvrir cet accrochage qui célèbre cinquante riches années de fan mania. Ludovic Chazalon (programmateur du festival à deux cornes) a notamment réuni les collections privées de deux fans absolus de David Bowie, Jean-Charles Gauthier et Yves Garde. Plus de 1 000 objets rares sont présentés : affiches, photos, pochettes de disques, documents et raretés, produits de merchandising, PLV… Autant d’éléments qui permettent de décrypter les univers visuels et musicaux de l’artiste iconique disparu en 2016. Bowie Odyssée, du 29 octobre 2020 au 10 janvier 2021, Le Palace à Paris

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"Rocks" : Ado, sac au dos

ECRANS | ★★★☆☆ De Sarah Gavron (G.-B., 1h33) avec Bukky Bakray, Kosar Ali, D'angelou Osei Kissiedu…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Londres, de nos jours. Sa mère instable ayant disparu sans crier gare, Rocks doit à 15 ans et en secret palier son absence et s’occuper de son petit frère. Les finances puis le toit venant à manquer, la sage Rocks va en plus se marginaliser au contact d’une nouvelle élève, Roshé… Errance et déshérence sont dans un bateau, ou plutôt dans une même galère. Ce nouveau chapitre dans le cinéma social britannique (qu’on s’abstiendra de numéroter tant le sujet semble, hélas, inépuisable) se distingue par les accents d’authenticité de ses jeunes protagonistes, doublement dépositaires de l’intrigue : ceux-ci l’investissent en la jouant avec d’autant plus de force et de conviction que le scénario repose sur un travail collectif initié par Sarah Gavron. C’est grâce à cela que Rocks nous permet, en entrant dans les foyers de chacune et chacun, d’avoir un regard sur ce système britannique communautaire cloisonné que la cinéaste avait déjà dépeinte avec adresse dans Rendez-vous à Brick Lane. Avoir 15 ans n’est pas une mince affaire dans un pays qui n’aide pas ses enfants…

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"Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait" : Pas sages à l’acte

ECRANS | ★★★★☆ De Emmanuel Mouret (Fr., 2h02) avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne… Sortie le 16 septembre 2020

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

C’est l’histoire de plusieurs histoires d’amour. Celles que Maxime raconte à Daphné, la compagne de son cousin François ; celles que Daphné raconte à Maxime. Et qu’advient-il lorsqu’on ouvre son cœur sur ses peines et ses joies sentimentales ? On finit par se rapprocher… Emboîtant et mélangeant les récits-souvenirs de ses protagonistes (à l’image de son délicat Un baiser s’il vous plaît), abritant un sacrifice amoureux absolu (comme le très beau Une autre vie) ; accordant aux jeux de langues et à la morale un pouvoir suprême (dans la droite ligne de Mademoiselle de Joncquières), ce nouveau badinage mélancolique d’Emmanuel Mouret semble une synthèse ou la quintessence de son cinéma. Jadis vu comme un héritier de Rohmer, le cinéaste trouve ici en sus dans la gravité sentimentale des échos truffaldiens ; son heureux usage de l’accompagnement musical (ah, Les Gymnopédies !) lui conférant une tonalité allenienne. Malgré le poids de ces références, ce que l’on apprécie à l’écran est bel et bien du Mouret et l’on en redemande.

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Mamacita : La mamatriarche

ECRANS | Documentaire de Jose Pablo Estrada Torrescano (Mex., 1h15)

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Mamacita : La mamatriarche

Bientôt centenaire, la Mexicaine Mamacita n’a rien d’une grand-mère gâteau. Partie de rien, cette femme à poigne ayant réussi à monter une chaîne de salons de beauté, avait fait promettre à son petit-fils parti étudier le cinéma en Allemagne, qu’il lui consacrerait un film. Le voici… Impressionnante, irritante et attachante à la fois… Au fil de ses images, Jose Pablo Estrada Torrescano révèle sans filtre une maîtresse-femme assumant fièrement sa coquetterie et son autorité (voire, son autoritarisme) mâtinée d’une redoutable mauvaise foi chronique. Mais cet aplomb d’acier, conjugué à son tempérament baroque, apparaissent comme les piliers de sa résilience, Mamacita ayant eu à dépasser les revers de fortune de ses parents. Bien que volontiers rudoyé par son aïeule, Jose Pablo Estrada Torrescano va parvenir à force de présence et de bienveillance à lui arracher des confidences très intimes sur son rapport à ses “fantômes“ et lui faire fendre l’armure pour la première fois de sa tumultueuse vie. Mamacita aurait-elle livré toutes ces vérités sans l’interface artéfactuelle de la caméra, et donc la certitude d’une part de postérité ? Rien n’est moins sûr. Ce qu’elle

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Six pour Un

Danse | Le Groupe Grenade de la chorégraphe Josette Baïz, ex-danseuse de Jean-Claude Gallotta, est une compagnie de danse atypique puisque composée de jeunes issus (...)

La rédaction | Mercredi 5 février 2020

Six pour Un

Le Groupe Grenade de la chorégraphe Josette Baïz, ex-danseuse de Jean-Claude Gallotta, est une compagnie de danse atypique puisque composée de jeunes issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Mais des interprètes au talent certain et à l’exigence professionnelle (comme on a souvent pu s’en rendre compte) qui interprèteront des extraits de pièces de six grands chorégraphes internationaux – le Belge Wim Vandekeybus, l’Anglo-Bengali Akram Khan, l’Australienne Lucy Guerin, la Sud-Coréenne Eun-Me Ahn, l'Israélien Barak Marshall et la Canadienne Crystal Pite. « Jamais, me semble-t-il, nous ne sommes allés aussi loin dans notre recherche chorégraphique, tant au niveau du corps qu’au niveau de l’esprit » assure la chorégraphe. Grand moment en perspective. D'Est en Ouest, vendredi 14 février à l'Opéra de Saint-Étienne

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"J'aimerais qu'il reste quelque chose" : Le temps du souvenir

ECRANS | Documentaire De Ludovic Cantais (Fr, 1h19)…

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Lieu de souvenir et de conservation, le Mémorial de la Shoah a aussi pour vocation d’accueillir témoins et victimes de la barbarie nazie (ou leurs descendants) afin de collecter leur souvenirs matériels (documents, vêtements etc…), mais aussi et surtout immatériels : leur vécu personnel. Certains n’ayant jamais évoqué le traumatisme concentrationnaire, même à leurs plus proches, leur parole tardive s’avère précieuse aux oreilles de l’Histoire. Ce documentaire — ou plutôt document car il pourrait très bien être diffusé tel quel dans l’enceinte du Mémorial pour en expliquer les missions — hésite entre deux dispositifs. L’un, en caméra fixe et frontale, présente une succession de bénévoles interviewant les déportés et leurs familles devant un décor sobre et noir, très lanzmanien. Tout est fait pour valoriser le récit, à peine entrecoupé par quelques inserts de photographies — tant mieux, car il y a des histoire fortes. L’autre, où l’on suit les équipes du musée dans leur quotidien : course contre la montre pour réunir de nouveaux témoignages (et déplacements en province à cet effet), process d’archivage des documents glanés, organisation de céré

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"Ma folle semaine avec Tess" : Conte d’été

ECRANS | De Steven Wouterlood (P.-B., 1h23) avec Sonny Coops van Utteren, Josephine Arendsen, Hans Dagelet…

Vincent Raymond | Mercredi 23 octobre 2019

En vacances familiales sur une petite île néerlandaise, Sam se lie d’amitié avec une fillette de son âge, Tess, aussi délurée qu’il est enclin à la solitude. Si Tess va l’aider à s’ouvrir au monde, Sam va lui permettre en retour de faire la connaissance d’une personne comptant beaucoup pour elle… Si vous vous souvenez du Grand Chemin (1988) de Jean-Loup Hubert et de ses deux jeunes protagonistes faisant les 400 coups dans les champs, Sam et Tess vous évoqueront sans doute leurs dignes successeurs : ici aussi, un gamin timoré transplanté à la campagne se fait dessaler par une fillette fantasque, vêtue comme l’as de pique — les costumiers n’ont pas lésiné : on croirait une Punky Brewster batave — et à la vie familiale compliquée. Récit initiatique dans lequel les enfants imitent avec leur maladroite innocence les rites des adultes pour se convaincre qu’ils appartiennent à leur monde, ce film aux couleurs chaudes et marquées est parsemé d’éclats sombres — les petites bouffées d’angoisse in

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​Gémeaux

Jazz | Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

​Gémeaux

Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto). Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin’s Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival

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Le bonheur est dans le pré

La Tawa | Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Le bonheur est dans le pré

Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons repéré pour vous deux formations qui, à elles seules, valent le détour... Bad Fat est un brass band qui dépote, puisant son énergie du côté des marching bands de la Nouvelle-Orléans, mais dont les influences sont multiples puisqu'il passe au shaker jazz, hip hop, rap, reggae et rock. Jay Ree et Napoleon Maddox se livrent sans relâche une joute verbale que la puissance des cuivres et des percus décuple brillamment... Avec Zackarose (qui n'est pas en zucre, bien au contraire), on décolle pour une toute autre planète. Avec sa guitare et ses machines infernales, le musicien lyonnais ne cesse de faire évoluer son univers musical fait de blues, d’électro, de dub et de trip-hop. Les synthétiseurs lâchent des sons aux textures très inspirées et des beats plutôt addictifs. Repéré en 2017 par le Sziget Festival, Zackarose a depuis sorti quelques pétites dont l'excellent EP The fall. La Tawa, vendredi 5 et samedi 6 juillet, stade de Planfoy

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Trelins s'envole

Foreztival | Trelins, petit village du Forez, accueille chaque été l'un des plus grands festivals régionaux de l'été. Son nom ? Le Foreztival. Pour sa (déjà) 15e édition, le rassemblement enchaîne les noms alléchants dans tout ce qui se fait de mieux actuellement en rap, rock, reggae, sono mondiale... Courte et cornélienne sélection. Nicolas Bros et Niko Rodamel

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Trelins s'envole

Tropique au compteur Au fil de ses pérégrinations (dont une longue pause de huit années à Cali), le trompettiste-producteur Etienne Sevet enchaîne les carnets de voyages sonores, pour lesquels il s'entoure à chaque fois de précieux musiciens et chanteurs. Les deux derniers albums du groupe (Satingarona pt. 1 et Satingarona pt. 2) tissent un suave mix afro-caribéen, baladant l'auditeur des déserts ouest-africains à la mangrove colombienne, en passant par les Antilles, Soweto, Port-au-Prince ou encore Douala. NR The Bongo Hop, vendredi 2 août à 20h35 Urgence climatique France-Afrique, pillage des richesses, oppression et corruption, les textes de Tiken Jah Fakoly n'épargnent personne. Prônant l'unité du peuple noir et défendant notamment l'idée d'Etats-Unis d'Afrique, il est devenu en vingt ans et une dizaine d'albums l'une des voix les plus influentes de son continent. Le reggae engagé de Tiken tente d'éveiller les consciences et son tout nouvel album, Le monde est chaud

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BerliOse !

Classique | C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

BerliOse !

C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel. Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz » Le chef d’orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l’univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l’Orchestre national d’Islande, le London Sinfonietta, l’Orchestre national de France, l’Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l’Orchestre national Russe et l’Orchestre national de Séoul. Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rappor

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Créolité

MUSIQUES | En réorchestrant les mots et les mélodies du poète réunionnais Alain Péters, Wati Watia Zorey Band rend un vibrant hommage à un monument de la culture créole maloya sans jamais le dénaturer.

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Créolité

Né de la rencontre de Rosemary Standley (figure de proue du vaisseau Moriarty) et de la chanteuse Marjolaine Karlin, Wati Watia Zorey Band est assurément un très beau projet artistique. Le pari n’était pour autant pas gagné d’avance et aurait même pu sembler utopique tant les artistes, Réunionaises ni l’une ni l’autre, ne pouvaient prétendre à une quelconque caution culturelle pour se lancer dans une telle aventure. Les deux musiciennes s’étaient rencontrées dès 2008 lors d’un concert maloya du festival Africolor et, au-delà de l’univers folk de la première ou des préoccupations plus rock de la seconde, c’est bien leur passion commune pour la langue créole et sa musicalité qui a réuni Rosemary et Marjolaine. Après quelques séances de travail, le ravissement l’a rapidement emporté sur les craintes et les quatre musiciens qui les accompagnent furent à leur tour très vite embarqués par l’univers du poète maudit Alain Péters, dont il est ici question. Odyssée mystique Au fil des onze titres de l’album Zanz in Lanfer (la descente

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"Mon inconnue" : Je t’aime, je t’aime

ECRANS | De Hugo Gélin (Fr.-Bel, 1h58) avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Dix ans après leur coup de foudre, Raphaël et Olivia vivent ensemble. Lui est devenu auteur à succès, elle a remisé ses rêves de concertiste. Un matin, Raphaël s’éveille dans un monde alternatif où ils n’ont jamais fait connaissance. Il doit la séduire pour espérer reprendre sa vie d’avant… Plutôt enclin aux comédies de potes et d’enfants malades ruisselant de bons sentiments, Hugo Gélin aurait-il atteint avec ce troisième long métrage le fatidique “film de la maturité“ ? Il s’inscrit ici en tout cas dans le sillage plutôt recommandable de Richard Curtis (et son charmant About time, 2013), voire d'Harold Ramis (pour l’indispensable Un jour sans fin, 1993), maître de cette spécialité anglo-saxonne qu’est la comédie fantastico-sentimentale se lovant dans les replis du temps — n’assumant qu’à moitié le fantastique et le côté “décalque“ de Coppola, Camille redouble (2012) de Noémie Lvovsky n’en fait évidemment pas partie. À la fois léger comme l’exige la romance et dense du point de vue narratif (saluons au

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"Les Oiseaux de passage" : Chanvre amérindien

Polar | Comment une peuplade amérindienne fut à l’origine des cartels de la drogue colombiens. Ciro Guerra & Cristina Gallego déconstruisent le thriller sur fond de tragédie antique et ethnographique pour livrer un polar singulier fascinant de poésie et de couleurs.

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Colombie, années 1970. Vivant au rythme de leurs traditions, dans le respect des codes, plusieurs familles appartenant à l’ethnie Wayuu se lancent dans le lucratif trafic de drogue vers les États-Unis. Mais peu à peu, des dissensions naissent entre associés et une guerre sans merci éclate… Pour la première fois, Ciro Guerra est ici crédité comme coréalisateur. Il partage son fauteuil avec Cristina Gallego, partenaire artistique de toujours dont l’influence et le rôle n’ont cessé de s’accroître au fil du temps : elle était notamment monteuse-productrice de leur précédente collaboration, l’hypnotique L’Étreinte du serpent, étonnant mariage entre conte philosophico-éthnographique et récit d’aventures célébré sous l’égide d’un esthétique noir et blanc. Wayuu, voyous Les Oiseaux de passage s’engage sous les mêmes auspices, même si son ouverture à contenu narratif ultra-minimaliste peut dérouter, évoquant davantage un documentaire sur des Amérindiens qu’une fiction. Car il s’agit en effet d’une

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"Qui m'aime me suive !" : Éloge du sur-place en marche arrière

ECRANS | De José Alcala (Fr., 1h30) avec Daniel Auteuil, Catherine Frot, Bernard Le Coq…

Vincent Raymond | Jeudi 21 mars 2019

Parce que son grincheux de mari Gilbert s’obstine à conserver son garage, qu’il est fâché avec leur fille depuis qu’elle a convolé, qu’ils sont fauchés, que son voisin et amant a déménagé, Simone quitte le foyer. Pile le jour où le petit-fils débarque. Gilbert, affolé, part à ses trousses. Courses-poursuites poussives, septuagénaires s’escrimant à paraître dix ans de moins, surjeu outré généralisé, accumulation d’enjeux dramatiques éventés évoquant un tout-à-l’égout de pitchs scénaristiques… Est-il bien raisonnable, à l’heure où les plateformes de vidéo en ligne prennent d’assaut le secteur cinématographique, que les salles soient les récipiendaires de médiocrités aussi ineptes ? Même le petit écran, qui jadis leur permettait de trouver une incarnation dans le format téléfilm, semble avoir jeté l’éponge. À raison : un tel objet aurait raison de la meilleure indulgence — pardon, audience. ll y a quelque chose de pathétique à observer des acteurs estimables se livrer à un concours de cabotinage pour tenter de donner quelque intérêt à une comédie. Surtout lorsque leur carrière peut

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Le Foreztival continue d'égrener les noms de son édition 2019

Festival | Et hop, l'équipe du Foreztival continue d'égréner les noms de sa prochaine édition qui se déroulera du 2 au 4 août 2019 du côté de Trelins, dans le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Le Foreztival continue d'égrener les noms de son édition 2019

Et hop, l'équipe du Foreztival continue d'égréner les noms de sa prochaine édition qui se déroulera du 2 au 4 août 2019 du côté de Trelins, dans le Forez : après Calypso Rose, Taiwan MC ou encore Zoufris Maracas, Winston McAnuff et Fixi, c'est au tour de Tiken Jah Fakolyn, Demi Portion, Raggasonic, La fine Equipe en live, Nickodemus et Kumbia Boruka de rejoindre la liste. En résumé, le festival propose pour l'instant une belle ribambelle d'artistes : Vendredi 2 août : Vald + Raggasonic + L'Entourloop + La fine Equipe live + Al'Tarba x Senbeï + La P'tite fumée Samedi 3 août : Goran Bregovic + Tiken Jah Fakoly + Demi Portion + Thérapie Taxi + Taiwan MC + Zoufris Maracas Dimanche 4 août : Calypso Rose + Guts + Ska-P + Nickodemus + Winston McAnuff & Fixi + Kumbia Boruka Plus d'infos sur ce site.

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"À cause des filles… ?" : Les femmes… et leurs amants marris

Sketches hors mariage | À la fois désuète et très contemporaine, cette imbrication de sketches parlant de l’éternel jeu de chat et chien que se jouent femmes et hommes signe le retour de Pascal Thomas dans son genre de prédilection : la comédie de mœurs chorale. Sous le satin, le papier de verre…

Vincent Raymond | Mercredi 6 février 2019

Sortant de l’église où elle vient de convoler, une mariée voit avec stupeur son époux s’enfuir avec une autre femme. Lors de la noce qui s’ensuit, invités et témoins de ce coup de théâtre rivalisent d’anecdotes illustrant l’insondable versatilité de la vie conjugale… Les plus vénérables se souviendront de La Vie à deux (1958) un florilège d’histoires de couples glanées dans les œuvres de Guitry, dessinant une mosaïque du tandem conjugal à l’époque du vieux maître. Pascal Thomas nous offre une réactualisation de ce portrait de ce plus en plus abstrait, de sa touche alerte et fantaisiste. Défauts inclus : on ne le reprendra plus sur ses post-synchro hasardeuses qui, avec le temps, confinent à la marque de fabrique autant que ses distributions d’habitués (Christian Morin, Bernad Ménez, Victoria Lafaury) ou ses aphorismes. Celles qui nous ont bien eus Parmi cette collection de sketches, certains semblent adaptés de ces histoires insolites (et pourtant authentiques) jadis racontées par Pierre Bellemare — telle celle d

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"Lola et ses frères" : Affaires de famille

ECRANS | de et avec Jean-Paul Rouve (Fr., 1h45) avec également Ludivine Sagnier, José Garcia…

Vincent Raymond | Mardi 11 décembre 2018

Depuis la mort de leurs parents, Lola joue un peu le rôle de grande sœur pour ses deux frères aînés que rien ne rapproche : Benoît est aisé et aime avoir tout contrôler ; Pierre, en difficulté, très soupe-au-lait. Ils en oublieraient presque que leur benjamine à, elle aussi, à une vie à elle… Voici l’histoire de famille que l’on aurait aimé voir réalisée par Michel Blanc il y a quelques semaines, et que son excellent interprète du pathétique Voyez comme on danse signe avec la sensibilité qu’on lui connaît. Oh certes, il n’est ne retrouve pas la grâce de Quand je serai petit (2012) mais s’obstine (à raison) dans cette trajectoire qui lui fera accomplir un jour une indiscutable réussite ; ce film sur les relations entre frères et sœurs, parents et enfants autour duquel beaucoup tournent sans aller nulle part, mais que lui pressent. Dans les familles cinématographiques de Rouve — et donc dans celle de Lola — il n’y a pas que des cadres sup’ urbains, ni de coucheries entre notaires blancs, ni de magot en héritage : c’est la

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Alchimie

Symphonie poétique | Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Alchimie

Depuis la création de sa compagnie Nomade in France, Abdel Sefsaf ne cesse de donner naissance à des spectacles alliant brillamment musiques métissées, formes théâtrales et profonde réflexion sur un monde où les peuples s’échinent à trouver leur place par-delà les frontières ou les murs qui se dressent entre eux. En attendant sa prochaine création à l'automne 2019, la compagnie fait tourner des pièces qui ont déjà connu un vrai succès auprès de publics nombreux, comme Si loin si proche ou Médina Mérika. Pour Symbiose, Abdel s’est associé à l’Orchestre Symphonique Ose ! que dirige Daniel Kawka depuis 2013. Ce spectacle poético-symphonique pour voix et orchestres mêle la parole de grands poètes de la Méditerranée aux musiques plurielles de compositeurs des deux rives, avec pas moins de cinquante musiciens sur scène et la participation du oudiste Grégory Dargent. Symbiose nous embarque dans un périple entre Orient et Occident, véritable plongée dans cette mer intérieure où sont nées nos identités culturelles. La poésie crée ici le lien entre les différentes pièces qui constituent ensemble un univers global. Symbiose, v

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Clap de fin pour "Bowie Odyssée"

Expo Bowie | Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) (...)

Niko Rodamel | Lundi 15 octobre 2018

Clap de fin pour

Samedi 13 octobre, à quelques heures de son baisser de rideau, l'exposition Bowie Odyssée présentée à la Cité du Design par le festival Rhino Jazz(s) accueillait son 3000e visiteur. Une fréquentation qui dépasse toutes les espérances des instigateurs de l'opération, lesquels avaient ouvert au public les portes du bâtiment 234 neuf jours plus tôt, seulement. Les riches collections de Jean-Charles Gautier et Yves Gardes, les photographies de Mick Rock, un apport de la Discothèque et Documentation de Radio France ainsi que les rencontres et conférences pilotées par Eric Tandy (commissaire de l'exposition) ont remporté un vrai succès sous la houlette de l'équipe du Rhino, Ludovic Chazalon en tête, épaulé par Astrid Bailo de la société 17a7.

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"L'Amour flou" : Auto-psy d’un couple

Ex tape | de et avec Romane Bohringer & Philippe Rebbot (Fr., 1h37) avec également Rose et Raoul Rebbot-Bohringer…

Vincent Raymond | Jeudi 11 octobre 2018

Il se sont aimés, ont eu beaucoup enfants (enfin…deux), et puis le quotidien a passé l’amour à la machine. Alors, avant de se détester trop, Romane et Philippe envisagent une séparation de corps mais pas de logis : un appartement chacun, réuni par la chambre des enfants. Une utopie ? L’histoire quasi vraie d’une famille attachante, racontée presque en direct par les intéressés, dans leur ton brouillon d’adulescents artistes, inventant un modèle “désamoureux“ hors normes. Ce qui pourrait ressembler à une soirée diapos prend tout de suite un peu de relief quand les protagonistes sont connus, et que la majorité de leurs parents et amis le sont aussi. Alors, si L’Amour flou tient de la succession de sketches plutôt gentils et tendres, sans auto-complaisance ; parfois indiscret, mais pas impudique. Fidèle, sans doute, à ce que dégagent ces deux parents bobos (bourgeois-bohème) et foufous (fouillis-foutraque). Toutefois, on relève (en la regrettant) une faute de goût dans ce film somme toute sympathique : la participation dans son propre rôle Clémentine Autain

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Retour aux sources

MUSIQUES | Nous l’avions découverte aux côtés du pianiste Eric Legnini sur le magnifique album The Vox, dont la moitié des titres étaient habités de sa chaude et lumineuse (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Retour aux sources

Nous l’avions découverte aux côtés du pianiste Eric Legnini sur le magnifique album The Vox, dont la moitié des titres étaient habités de sa chaude et lumineuse voix de contralto. Krystle Warren donne autant dans le jazz, le folk ou le R&B que dans le rock classique ou la Brit pop. Après plusieurs albums solo qui sont autant de bijoux, le dernier en date (Three the Hard Way) est franchement plus gospel : la chanteuse y explore ses racines musicales avec une touchante sincérité. Krystle Warren, dimanche 14 octobre à 17h30, église de Génilac

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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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"Manifesto" : Sous les cheveux de Cate Blanchett

Snobby arty | de Julian Rosefeldt (All., 1h38) avec Cate Blanchett, Ruby Bustamante, Ralf Tempel…

Vincent Raymond | Jeudi 31 mai 2018

Art véhiculaire par excellence, le cinéma reflète et diffuse bien fraternellement les œuvres créées dans d’autres disciplines. Mais toutes les propositions conceptuelles ne supportent pas de manière égale l’inscription dans le cadre cinématographique : la plupart nécessitent un minimum de transposition, d’adaptation au langage audiovisuel. Certaines demeurent cependant hermétiques ou absconses au grand public, pouvant même susciter un violent rejet de sa part lorsqu’elles dissimulent leur véritable propos derrière un paravent commercial — souvenons-nous du déconcertant Zidane, un portrait du XXIe siècle (2006) de Gordon et Parreno, qui avait plus à voir avec l’entomologie abstraite qu’avec l’hagiographie sportive. Manifesto se présente partiellement masqué, avançant un double concept : une mise en images libre de quelques grands écrits théoriques ayant structuré la pensée politique ou artistique humaine ET l’interprétation/déclamation desdits textes par la même comédienne incarnant treize personnages (disons, stéréotyp

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"Los Adioses" : Femme de lettres au bord de la crise de nerfs

Biopic | de Natalia Beristain Egurrola (Mex., 1h26) avec Karina Gidi, Daniel Giménez Cacho, Ari Albarrán…

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

Quelques fragments du parcours de Rosario Castellanos (1925-1974) : ses premiers pas d’étudiante, sa reconnaissance comme poétesse, autrice, intellectuelle féministe et universitaire ; les tumultes de son couple avec Ricardo Guerra, partenaire frustré par le talent de sa compagne… C’est à une figure majeure des lettres mexicaine et de l’affirmation de droits des femmes que Natalia Beristain rend ici hommage à travers ce film-patchwork, brassant les époques, au risque de chahuter la stricte chronologie. Icône célébrée pour ses prises de parole et ses écrits, Castellanos eut à lutter au quotidien contre la jalousie dévorante de celui qui eût dû être son principal allié — c’est un peu comme si Sartre, furieux de voir Simone de Beauvoir taper plus vite que lui à la machine et rafler le Goncourt avait tenté de la boucler dans la cuisine, exigeant qu’elle se consacre exclusivement à la confiture de mandarines. Désir d’indépendance, machisme sournois… Ce match tristement connu et peu équilibré est ici arbitré par de nombreuses étreintes apportant un glamour pas forcément nécessaire —

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"Otages à Entebbe" : Vol suspendu

Reconstitution | de José Padilha (G.-B., 1h47) avec Daniel Brühl, Rosamund Pike, Eddie Marsan…

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

1976. Convergence des luttes terroristes : des membres du Front populaire de libération de la Palestine reçoivent le soutien de gauchistes allemands des Cellules révolutionnaires afin de détourner un vol Athènes-Tel Aviv vers l’Ouganda et de protester contre la politique israélienne… À certains égards, José Padhila signe ici une double reconstitution historique. Il fabrique un “film d’époque” assez convaincant, avec ses coupes de vêtements ajustées et ses cheveux gras seventies. Dans le même temps, il renoue avec ces euro-puddings qui faisaient jadis florès sur les écrans : des coproductions internationales causant dans une langue véhiculaire (donc l’anglais), farcies de stars représentant chacun des pays contributeurs. Douce aberration, qui nous donne ici à entendre Rabin et Peres échanger dans l’idiome de Churchill — l’un des deux interprètes étant britannique. Pas rédhibitoire, mais légèrement contrariant. Cela étant dit, Otages à Entebbe a le mérite d’ouvrir une brèche en abordant un événement peu relaté, et dévoile quelques rouages de la m

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"Action ou vérité" : Parie ici ta sortie

Cap ou pas cap ? | de Jeff Wadlow (É.-U., 1h40) avec Lucy Hale, Tyler Posey, Violett Beane…

Vincent Raymond | Jeudi 31 mai 2018

Springbreak pour Olivia et ses potes, qui vont se soûler au Mexique. Sur place, ils suivent un étudiant dans une église abandonnée et se défient à “Action ou vérité”. Au retour, ils découvrent avec effroi qu’une malédiction les condamne à prolonger le jeu sans fin sous peine de mort… Issue de la très prolifique maison Blumhouse Productions (Get Out, Happy Birthdeath), cette bien sympathique série B s’inscrit sans trembler dans les rails d’un cinéma de genre que les ongles des victimes de Destination finale (1, 2, 3, 4, 5) ou Urban Legend (1, 2) ont déjà largement labouré — sans parler des griffes de Freddy Krueger. Le principe ne varie pas d’un iota : les membres d’une troupe d’écervelé·e·s ayant commis individuellement et/ou collectivement une forme de sacrilège doivent subir une vengeance plus ou moins paranormale avant de périr à tour de rôle selon des protocoles rivalisant en raffinement. Le procédé étant relativement mécanique, et malgré les coups de théâtre cout

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Une création mondiale à l'Opéra

Lyrique | En ce début du mois de mai, l'Opéra de Saint-Étienne accueille une création mondiale contemporaine : Fando & Lis, opéra en 3 actes du compositeur Benoît Menut sur un livret de Kristian Frédric, à partir de l'oeuvre de l'Espagnol Fernando Arrabal, initiateur du mouvement "Panique". Un pari pour l'institution stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Une création mondiale à l'Opéra

Proposer une création est toujours un risque pour une maison d'opéra. À Saint-Étienne, Éric Blanc de la Naulte, directeur du théâtre situé sur la colline de Villeboeuf, tente le coup, en cette fin de saison, avec Fando & Lis, un ouvrage issu de la pièce de théâtre de l'Espagnol Fernando Arrabal. Initiateur du mouvement artistique Panique, aux côtés d'Alejandro Jodorowsky et Roland Tapor, Arrabal garnit du refus de toute règle préétablie ses oeuvres, à l'image du dadaïsme, du surréalisme ou du postisme. Fando & Lis s'inscrit totalement dans cette ligne artistique, mettant en scène un couple - Fando & Lis - parti à la recherche d'un monde fantasmé, la cité de Tar. De cette pièce, un opéra en trois actes a été composé par le Brestois Benoît Menut, récipiendaire du Grand Prix Sacem 2016 de la musique symphonique (jeune compositeur), sur un livret de Kristian Frédric. La direction musicale sera assurée à Saint-Étienne par le chef ligérien Daniel Kawka (connu par le biais de l'EOC Ensemble Orchestral Contemporain). Une fable cruelle et "buñueliste" En tant que pièce de théâtre, Fando & Lis n'était donc pas desti

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"Madame Hyde" : Bozon maudit

Pas fantastique | de Serge Bozon (Fr., 1h35) avec Isabelle Huppert, Romain Duris, José Garcia…

Vincent Raymond | Mardi 27 mars 2018

Prof de physique dans un lycée de banlieue, Madame Géquil est chahutée par ses élèves et méprisée par ses collègues. Un jour, un choc électrique la métamorphose en une version d’elle-même plus conquérante, capable parfois de s’embraser, voire de consumer les autres… Auteur de manifestes puissamment anti-cinématographiques (La France, Tip-Top) et jouissant d’un prestige parisien aussi enviable qu’inexplicable au-delà du périphérique, le redoutable Serge Bozon confirme tout ce qu’il était permis de craindre d’une transposition du roman de Stevenson revêtue de sa signature. Substance fantastique siphonnée (forcément, ce serait convenu), interprétation plate (la stakhanoviste du mois Isabelle Huppert poursuit ici le rôle qu’elle endosse depuis environ dix ans), vision de la banlieue telle qu’elle était fantasmée au début des années 1990, on peine d’ailleurs à comprendre le “pourquoi” de ce film. Son “comment” demeure également mystérieux, avec ses séquences coupées trop tôt, son pseudo humour décalé sinistre, la réalisation de “moments“ musicaux plus statiqu

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L'Ordre des choses : Dura lex, sed Frontex

Politique | de Andrea Segre (It.-Fr.-Tun., 1h55) avec Paolo Pierobon, Giuseppe Battiston, Olivier Rabourdin…

Vincent Raymond | Mercredi 7 mars 2018

L'Ordre des choses : Dura lex, sed Frontex

Jadis bretteur de compétition, Rinaldi est désormais un superflic chargé par le gouvernement italien de garantir l’étanchéité de la frontière européenne avec la Libye. En visite dans un camp de réfugiés dirigé par ses interlocuteurs africains, il est abordé par une jeune femme. Va-t-il l’aider ? Toute l’ambiguïté de la politique européenne en matière et d’accueil et d’aide humanitaire aux réfugiés (qu’ils soient politiques, climatiques ou économiques) se trouve résumée dans ce film, illustrant à sa manière le concept du mort/kilomètre. Tant que ce haut fonctionnaire gère des flux abstraits, étudie des dossiers et peut rapporter de ses déplacements à l’étranger des bijoux typiques pour son épouse ou enrichir sa propre collection d’échantillons de sable, le cours confortable de son existence ne connaît pas de perturbation. La conscience en veilleuse, bien abritée derrière la raison d’État (ou plutôt des États de l’UE), Rinaldi — impeccable Paolo Pierobon — mène une vie identique à celle de n’importe quel homme d’affaires. Sauf que son business d’import/

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Bravo Virtuose : Le roi du pipeau

Pruneaux d'Arménie | de Levon Minasian (Arm.-Fr.-Bel., 1h30) avec Samuel Tadevosian, Maria Akhmetzyanova…

Vincent Raymond | Jeudi 15 février 2018

Bravo Virtuose : Le roi du pipeau

À la suite d’un quiproquo, Alik, un jeune clarinettiste récupère le portable, les contrats et l’argent d’un tueur à gages. La manne tombe à pic, car il cherche à financer l’orchestre de son grand-père lâché par son mécène. Seul hic : Alik doit exécuter les cibles désignées par le commanditaire… À quoi reconnaît-on un polar arménien ? Aux plans sur le mont Ararat, équivalant à ceux sur la Tour Eiffel dans une production française ? Au fait que l’un des méchants — en l’occurrence un bureaucrate corrompu — vante la qualité des loukoums stambouliotes dont il se gave à longueur de journée ? Plutôt à l’évocation des anciens combattants du Haut-Karabagh, où sont morts les parents du héros, et dont certains sont devenus des mafieux. Hors cela, ce premier long métrage promenant une élégante indécision entre comédie sentimentale, burlesque et thriller, s’aventure aussi dans le semi-expérimental, en matérialisant les images mentales et oniriques d’Alik, caverne d’Ali-Baba fantasmatique où circule la silhouette de la séduisante Lara. Levon Minasian donne l’impression d’abattre toutes ses car

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"Le Vent dans les roseaux" : Chouette, des films !

Animation | de Arnaud Demuynck, Nicolas Liguori, Rémi Durin, Anaïs Sorrentino & Madina Iskhakova (Fr.-Bel., 1h02) animation…

Vincent Raymond | Jeudi 12 octobre 2017

Emblème des Films du Nord d’Arnaud Demuynck, la Chouette du Cinéma accueille à nouveau les petits spectateurs dès 6 ans sous son aile (et sa branche) autour d’une sélection de courts métrages d’animation ayant en partage la thématique de la liberté. Cinq historiettes pour vanter l’indépendance d’esprit et l’insoumission aux dogmes réducteurs (tel le fameux postulat sexiste : “les filles sont faites pour être des princesses à protéger et les garçons pour occire des monstres“), pour la plupart situées dans l’univers médiéval. Dans ce joli florilège, on retiendra le très poétique La Licorne de Rémi Durin, adapté de Martine Bourre, conjuguant élégance du trait et délicatesse de la morale (on n’asservit pas qui l’on aime), agrémenté en outre par la voix de Jean-Luc Couchard. De la belle ouvrage.

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Calme, luxe et volupté

Jazz | L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Calme, luxe et volupté

L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal et la nouvelle perle du jazz français, la trompettiste Airelle Besson. L’économie de notes du premier et le jeu aérien de la seconde promettent un concert d’exception.

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Beau oui comme Bowie

Panorama Jazz 17/18 | Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Beau oui comme Bowie

Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David Bowie, à travers une série de concerts prouvant que la force gravitationnelle du rockeur atteint tout aussi bien les musiciens de jazz. Le volet 2017 du projet met en œuvre deux groupes français, l’Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, ainsi que, le samedi 21 octobre au Fil, The Band From David Bowie’s Blackstar : la dream team de l’album-testament de la star. Rien que du lourd ! Hommage à David Bowie, plusieurs dates pendant le Rhino Jazz(s) Festival

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Embrasse-moi ! : Du genre raté

ECRANS | de Océanerosemarie & Cyprien Vial (Fr., 1h26) avec Océanerosemarie, Alice Pol, Grégory Montel… (5 juillet)

Vincent Raymond | Mercredi 5 juillet 2017

Embrasse-moi ! : Du genre raté

Enchaînant les petites amies, Océanerosemarie est installée… dans l’instabilité. Mais lorsqu’elle rencontre Cécile, une sculpturale photographe célibataire, elle promet de changer. Chiche ? Connue pour fustiger à la scène comme à la ville les pratiques discriminatoires envers la communauté LGBT (notamment le refus d’accorder le mariage pour tous), l’autrice/actrice fait ici un grand pas en faveur de l’égalité : elle prouve qu’on peut signer en France une bluette lesbienne tout aussi calamiteuse que les navrantes comédies romantiques hétéro faisant florès. Pour autant, commettre une profession de foi qui nivelle artistiquement par le sous-sol, est-ce si productif ? Pense-t-elle RÉELLEMENT qu’il faille recourir à une esthétique de salle de bains et de sitcom réunies, un étalage de poncifs sur le “L World” et Michèle Laroque en second rôle pour faire évoluer les mentalités ? Embrasse-moi trahit une forme de candeur ; comme si Océanerosemarie avait sous-estimé la complexité du genre dont elle tente ici de s’emparer. Ne s’improvise pas Billy Wilder, Richard Curtis, ni Nora Ephron qui veut.

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Juin : on bouge ou on reste ?

Panorama ciné | Les ponts de mai vous ont donné des envies de vacances ? Dommage, il vous faut encore patienter. Profitez donc du mois de juin, qui s’achève par la Fête du Cinéma, pour faire escale dans les salles obscure (et climatisées) ; vous irez ensuite cuire au soleil.

Vincent Raymond | Mardi 6 juin 2017

 Juin : on bouge ou on reste ?

“Should I Stay or Should I Go“ ? Qu’il s’agisse de rester groupés ou de prendre son indépendance, d’hésiter entre rester sur place ou aller de l’avant ; de prendre son élan avant d’accomplir un acte décisif, nombreux sont les films semblant illustrer ce mois-ci le lancinant refrain des Clash ! Mais n’en déplaise aux survivants de la formation punk-rock, leur hymne convient particulièrement à des films marqués par la violence et la guerre. À commencer par l’adaptation du roman de Laurent Binet, HHhH (7 juin). Signée Cédric Jimenez, cette biographie du nazi Reinhard Heydrich (le concepteur de la Solution finale) s’attache aussi aux martyrs ayant organisé son exécution à Prague — l’Opération Anthropoid. Malgré quelques efforts d’originalité dans sa construction, l’ensemble peine à conjurer la malédiction de l’euro-pudding. Tiré du Terroriste noir de Tierno Monénembo, lequel s’inspirait de l’histoire authentique d’un résistant noir, Nos Patriotes de Gabriel Le Bomin (14 juin) se déroule à la même époque. Et n’est pas exempt de critiques, tant il accumule de facilités et de conventions :

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Fais-moi un cygne

Lyrique | Sous l'énigmatique blancheur du cygne, Lohengrin aime, sur terre, la belle et courageuse Elsa. Il doit taire son nom, comme le fit Calaf avec la (...)

Alain Koenig | Mercredi 7 juin 2017

Fais-moi un cygne

Sous l'énigmatique blancheur du cygne, Lohengrin aime, sur terre, la belle et courageuse Elsa. Il doit taire son nom, comme le fit Calaf avec la cruelle, mais "convertible" Turandot. Le faix d'Elsa, lesté par l'intrigante et perverse Ortrud, ne fond que dans la symbiose entre le masculin et le féminin, bien sûr "complémentaires". Daniel Kawka, qui nous téléportera musicalement à Bayreuth, précise aussi : « Toute la phraséologie d'Elsa est une carrure par quatre avec une cohérence dans la ligne, dans le registre, vers les climax. Celle d'Ortrud est en carrures irrégulières, qui font qu'à la fois il y a une confiance, mais aussi une hystérie. Ce qui, chez Elsa, conduit toujours vers les climax de l'amour, Ortrud ne les atteint jamais ». "Théâtre total", ouvrage hypnotique et personnel, Lohengrin fascine autant musicalement que symboliquement. Louis Désiré en fait une lecture scénographique dépoussiérée mais fidèle. Cécile Perrin, vocalement transfigurée, incarne avec sa ténébreuse contrepartie, Catherine Hunold, un idéal duo clair-obscur, tandis que le rôle de Lohengrin exige un Heldentenor en titane. Le choeur partira en quête de son propre Graal dans u

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Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Festival jazz | Le Rhino Jazz(s) fête ses 39 ans cette année. Un premier nom, Youn Sun Nah et une série de concerts en hommage à Bowie ont été annoncés.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mai 2017

Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Comme chaque année, le Rhino Jazz(s) propose environ une cinquantaine de concerts, se répartissant de Saint-Étienne à Lyon, en passant par Vienne, Roanne ou encore Saint-Chamond... Pour sa 39e édition, Le Rhino Jazz(s) a d'ores et déjà lâché quelques noms dans sa programmation. Le premier n'est autre que la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah, qui revient au festival 14 ans après son premier passage dans l'église de Pavezin. À l'époque, elle n'était encore qu'une jeune artiste émergente, une découverte pour qui le festival avait eu un coup de coeur et le nez creux. Aujourd'hui, c'est en star que la chanteuse reviendra faire vibrer ses cordes vocales à l'Opéra de Saint-Étienne le 5 octobre. Les "héros" du festival Un autre événement viendra rythmer le Rhino Jazz(s) cette année : la série de concerts We could be heroes consacrée à la musique du regretté David Bowie. Sous la houlette de Daniel Yvinec (ex-Orchestre national de jazz - ONJ) à la direction artistique, plusieurs événements ponctueront le mois d'octob

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Au train où vont les choses

Expo photo | Si le festival DesArts//DesCinés a pour habitude (et raison d’être) de marier danse et cinéma, il propose également cette année une touchante exposition sur le site de la gare de Châteaucreux, avec des images signées Bernard Toselli et Anthony Faye.

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Au train où vont les choses

Avec DesArts//DesCinés, Anna Alexandre et l’équipe de Stéla ont en quelques années installé dans le paysage culturel stéphanois des rendez-vous riches de contenus, ouverts à tous, intégrant artistes et spectateurs porteurs de handicap. Move in Station est au départ un projet chorégraphique mené en avril 2016 du côté de la gare de Bellevue et un peu partout dans la ville. En collaboration avec l’Institut pour jeunes sourds Plein Vent, l’association Trisomie Loire et Les Héroïnes (collectif stéphanois de production de films), le projet a mobilisé quatorze jeunes autour d’une performance dansée coordonnée par la chorégraphe Adeline Lefièvre. Les photographes stéphanois Anthony Faye et Bernard Toselli ont suivi cette aventure qui fit aussi l’objet d’un court-métrage, réalisé par Nicolas Habas (par ailleurs directeur artistique du studio lyonnais Un Poil Court). Une expo sur de bons rails La gare de Châteaucreux offre ainsi jusqu’au 20 mai un espace inattendu pour découvrir les clichés des deux photographes, sur les côtés extérieurs et intérieurs des vitres du hall principal, le long du premier quai (voie B), dans la salle d’attente et enfin dans le pas

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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