Phénomène

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Photo : Sarah McCoy © Christophe Urbain


Entre blues rugissant, gospel habité et soul détonante, Sarah McCoy est assurément un OVNI dans le monde du jazz. Avec son improbable look punk-gothique-déjanté, voici une chanteuse hors normes et une show woman allumée qui ne se refuse aucune acrobatie scénique. Nous retrouverons en première partie et avec grand plaisir le trio ligérien Honey Jungle de Camille Mouton (piano), Jérémy Magand (contrebasse) et Francis Decroix (batterie).

Sarah McCoy + Honey Jungle Trio, vendredi 12 octobre à 20h30, la Passerelle à Saint-Just-Saint-Rambert


Sarah McCoy + Honey Jungle


La Passerelle Rue du 11 Novembre Saint-Just-Saint-Rambert
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No Game Over

Théâtre | Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

No Game Over

Le jour, on oublie, on enfouit ses souvenirs et ses pensées, simplement pour continuer à vivre. Mais la nuit… Les mémoires ont des choses à dire. Quatre femmes, encore adolescentes à l’époque de la dictature de Pinochet, tentent de discerner le cauchemar de la réalité, en reconstituant l’histoire d’Estrella, leur ancienne camarade de classe, fille d’un gradé responsable du meurtre de trois militants communistes, elle-même victime d’un féminicide. Parce que l’Histoire n’est jamais linéaire, et que l’on bâtit l’avenir en rendant justice au passé. Space Invaders, le 12 octobre à la Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert

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Une passerelle qui porte bien son nom

Lieu | Fière d’avoir pu maintenir de la vie dans un lieu fermé au public durant 6 mois, l’équipe de La Passerelle à Saint-Just-Saint-Rambert a su se rendre indispensable -essentielle ! – aux yeux des artistes accueillis… Et des enfants qui ont malgré tout eu droit à quelques moments de rêverie.

Cerise Rochet | Lundi 7 juin 2021

Une passerelle qui porte bien son nom

De nombreuses réflexions. D’innombrables discussions. Des actions de fond. À la Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert, la période de fermeture n’aura pas été vaine. Pas essentielle, la culture ? Ici, toutes les initiatives menées ces 6 derniers mois auront suffi à prouver le contraire, et à convaincre l’équipe que son travail avait une immense valeur. Dans ce lieu flambant neuf, si la privation du public a bien sûr été vécue comme un crève-cœur, la vie ne s’est jamais éteinte. Des résidences à foison, un accueil des scolaires… Et puis, des interventions dans les classes, que Marion Simonet, responsable de la saison culturelle, décrit aujourd’hui comme de véritables bouffées d’air : « Je crois que les enfants, tout comme leurs instits, ont pris ces interventions comme de vrais cadeaux. Il fallait voir les yeux des gosses briller… Le travail que l’on a fait avec eux a pris la forme d’une vraie soupape, pour eux, pour les profs, pour nous, pour les artistes… ça avait du sens. Ça voulait dire que l’on est essentiel. » Quelques instants de joie indispensables En deux mois, 1000 petits écoliers, venus de toutes les écoles de la ville, ont ains

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Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

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Percussif

Sono mondiale | Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Percussif

Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous promet une chaude soirée ! Constitué exclusivement de femmes, l'orchestre afro-brésilien envoie la sauce auriverde à grand renfort de tambours, caisses claires et autres cloches agogôs, mêlés à la danse et au chant : chauds les tympans et attention les yeux. Première Batucada féminine d'Europe, Zalindê est née d’une belle amitié franco-brésilienne entre les artistes Chloé Deyme et Roberta Paim, en 2002 à Paris. Le collectif féminin-pluriel est aujourd'hui composé de musiciennes d'origines très diverses : Brésil, Bénin, France, Antilles, Maroc, Colombie, Japon et Vietnam. À l'image du métissage musical brésilien dont il s'imprègne, le groupe assimile et cuisine à son goût le groove bahianais, la syncope du Pernambuco et le sambodrome carioca, n'hésitant pas à mixer samba, reggae, merengue, ijexà, maracatu, hip-hop, raï, sabar et rythmes africains. Pour le projet Caleidoscópio, les percussions traditionnelles dialoguent avec les vibraphones et les marimbas de cinq musiciens des Percussions Claviers de Lyon : un mariage de déraison q

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Molière, son pair et père

SCENES | Avec Molière par Francis Huster, La Passerelle de Saint-Just Saint-Rambert accueille début décembre deux ballons d’Or de la scène, que de nombreuses années séparent pourtant…

Cerise Rochet | Mardi 5 novembre 2019

Molière, son pair et père

Molière, par Francis Huster. Mazette. Quel chic, quel choc, quelle bonne idée. Deux géants sur une même scène. L’un, mort il y a 346 ans, jamais oublié. L’autre, bien vivant mais déjà légendaire, et plus que jamais en forme lorsqu’il s’agit de défendre le premier. La classe à la française, la liberté incarnée. Car, c’est bien de cela, dont on parle ici. De liberté, d’indépendance, d’esprit… De politique. Outré par la manière dont Molière est trop systématiquement décrit par les livres ou enseigné par l’école de la République, Huster s’interpose. Costume de gentleman sur le dos, et aidé dans son affaire par Yves Le Moign’, il n’incarne pas Molière, il nous le raconte. Sa vie, son œuvre, son courage. Molière, ou « l’auteur de la plus grande pièce du répertoire français. De la pièce la plus jouée à la Comédie Française depuis 1680. De la pièce française la plus jouée dans le monde* ». Rien que ça. Molière ou le dramaturge qui a osé, en son temps, défier des pouvoirs que l’on ne défiait pas. Moquer une caste que l’on ne moquait pas. Et puis raconter les autres. Les p’tites gens. Ceux qui ne méritaient nul regard, nulle attention, nul intérêt. Ceux qui déjà pensaie

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Organic Trio

Jazz ligérien | Ludovic Murat (saxophones), Camille Mouton (orgue) et Francis Decroix (batterie) proposent des compositions personnelles bien senties, se réappropriant (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Organic Trio

Ludovic Murat (saxophones), Camille Mouton (orgue) et Francis Decroix (batterie) proposent des compositions personnelles bien senties, se réappropriant également quelques standards piochés dans le répertoire de Jimmy Smith ou de Jimmy Mc Griff. Développant une relation poétique avec le rythme, l'orgue Hammond B3 apporte une couleur toute particulière à ce trio ligérien de belle facture : ça sent bon le funk et le boogaloo, ce subtil mélange de soul, de rhythm and blues et de rythmes afro-cubains. Mardi 15 octobre à 20h30, Auberge Laffont à Dargoire

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Méditatif

Jazz | Que ceux qui trouvent le festival de Marciac trop éloigné ou celui de Vienne trop cher se rassurent : voici LA séance de rattrapage pour apprécier en (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Méditatif

Que ceux qui trouvent le festival de Marciac trop éloigné ou celui de Vienne trop cher se rassurent : voici LA séance de rattrapage pour apprécier en live la magnifique Macha Gharibian. Pianiste au toucher ultra délicat, chanteuse au timbre aérien, Macha écrit, compose et interprète des titres qui marient habilement jazz oriental, néo-classique, folk et pop. Avec Chris Jennings à la contrebasse et Dré Pallemaerts à la batterie, rendez-vous est pris avec un trio littéralement atmosphérique ! Macha Gharibian Trio, jeudi 10 octobre à 20h30, la Passerelle à Saint-Just-Saint-Rambert, dans le cadre duRhino Jazz(s) festival

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L'ex-Family Cinéma devient une salle de spectacle

Nouvelle salle de spectacle | La mairie de Saint-Just-Saint-Rambert a confirmé la réhabilitation des anciens locaux du Family Cinéma en une salle de spectacle qui ouvrira ses portes dès septembre 2018.

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

L'ex-Family Cinéma devient une salle de spectacle

Finis les spectacles au Prieuré de Saint-Just-Saint-Rambert, salle ne répondant plus aux normes d’accessibilité PMR (Personne à Mobilité Réduite). La commune ligérienne va désormais pouvoir s'appuyer sur La Passerelle, nom donné au projet de réhabilitation du bâtiment où se situait l'ancien Family Cinéma jusqu'à son déménagement boulevard Jean-Jaurès. Cette nouvelle infrastructure sera destinée à accueillir les spectacles et artistes de passage. Composée d'une salle pouvant accueillir 240 places assises, d'une salle de répétition possédant un plateau de taille équivalente à celui de la grande salle, ainsi que de plusieurs espaces dédiés aux réunions et conférences, La Passerelle accueillera également la maison des associations de la commune. Avec une terminologie qui suit la thématique déjà empruntée par les services municipaux pour d'autres bâtiments (L'Embarcadère ou Les P'tits Mariniers), ce nouvel équipement vient combler un manque en termes de capacité d'accueil culturel pour la commune pontrambertoise. Selon le site Le Petit Furania, l'inauguration officielle devrait se dérouler les 13 et 14 septembre prochains avec une tête d'affiche en attente de confirmation.

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Travelling

Jazz | Il y a comme ça des musiciens locaux dont on aime suivre le parcours au fil des années et des formations dans lesquelles ils font leurs armes, pour voir (...)

Niko Rodamel | Mardi 28 novembre 2017

Travelling

Il y a comme ça des musiciens locaux dont on aime suivre le parcours au fil des années et des formations dans lesquelles ils font leurs armes, pour voir éclore leur style propre et s’affirmer leur sensibilité musicale. Le pianiste Camille Mouton est de ceux-là. Nous l’avions découvert au sein du quintet No Logic, apprécié dans le Honey Jungle Trio et aperçu parmi la horde tonitruante du Big Band de Saint-Étienne. Avec le ASAP Quartet, Camille s’est entouré de brillants sidemen régionaux pour donner corps à ses compositions personnelles dans lesquelles se dévoilent des paysages changeants, au gré d’un long travelling empli d’émotions sincères. On retrouve ici Vincent Périer au saxophone, Thomas Belin à la contrebasse et Francis Decroix à la batterie. Mouton s’inscrit dans les pas des pianistes actuels qui ouvrent le jazz sur une bienfaitrice modernité, tels que Aaron Parks, Brad Melhdau ou Yaron Herman. ASAP Quartet sera pour la première fois sur la scène du Hall Blues Club, le 22 décembre à Pélussin.

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Superbus à Saint-Just-Saint-Rambert en juillet

Festival | Pour la 3e année consécutive, la ville de Saint-Just-Saint-Rambert proposera des mercredis festifs du côté des bords de Loire. Trois soirées de juillet seront (...)

Nicolas Bros | Vendredi 12 mai 2017

Superbus à Saint-Just-Saint-Rambert en juillet

Pour la 3e année consécutive, la ville de Saint-Just-Saint-Rambert proposera des mercredis festifs du côté des bords de Loire. Trois soirées de juillet seront occupées par des animations mais aussi (et surtout des concerts. Parmi la programmation, notons la venue le 5 juillet du groupe de pop-rock Superbus emmené par son énergique chanteuse Jennifer Ayache. La formation viendra présenter son dernier album Sixtape. Le 19 juillet sera quant à lui consacré à deux groupes locaux : Jahken Rose (chanson) et Pan of July (rock). Les mercredis en fête à Saint-Just-Saint-Rambert (bords de Loire - côté Saint-Just) les 5, 19 et 26 juillet 2017 (entrée gratuite)

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La plus noble conquête de l’homme

ARTS | L’exposition Et lui devant ! Cheval et sociétés à travers le monde au musée des Civilisations de Saint-Just-Saint-Rambert invite à s’interroger sur nos liens au cheval, animal qui a joué un rôle primordial dans l’organisation de nombreuses sociétés en Orient comme en Occident. A voir absolument. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 3 mai 2016

La plus noble conquête de l’homme

« La plus noble conquête que l’homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal », cette phrase du Comte de Buffon, naturaliste du XVIIIe siècle, ouvre la nouvelle exposition temporaire du musée des Civilisations de Saint-Just-Saint-Rambert, et souligne son idée phare : aucun autre animal n’a eu d'impact aussi important sur la vie des hommes et la structuration de leurs sociétés. À l’heure contemporaine, notre rapport au cheval s’est transformé. L’équidé est devenu un compagnon, un vecteur de sport et loisirs, mais il y a peu, son rôle était primordial au sein de différentes cultures. L’exposition s’arrête au Forez et va jusqu’en Asie (Inde, Chine…) et Afrique. Au fil de son histoire auprès des hommes, cet animal a été un outil de communication, s’est révélé indispensable lors des guerres, et a inlassablement travaillé pour nourrir, enrichir, le genre humain. Le cheval a eu et a encore une symbolique forte dans bon nombre de sociétés, évoquant tantôt la puissance, tantôt la fertilité et même l’au-delà. Désolé, j'avais équitation Près de soixante-dix œuvres et objets (dont de magnifiques sculptures du XXe mais aussi de l’époque Han 206

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Exploitation cinématographique à Saint-Étienne : où en est-on ?

ECRANS | Un an après notre dernier focus sur l’état des lieux du cinéma à Saint-Étienne, la situation a sensiblement évolué, hélas pas en faveur des opérateurs. Entre le désamour conjoncturel du public et un marché en reconfiguration perpétuelle, la fin du feuilleton n’est pas encore écrite… Vincent Raymond

Vincent Raymond | Mardi 3 novembre 2015

Exploitation cinématographique à Saint-Étienne : où en est-on ?

Avec une fréquentation en baisse de 14% (1) par rapport à 2014 début octobre, c’est un peu la Bérézina pour l’exploitation cinématographique stéphanoise. Certes, le contexte est morose pour tout le monde, notamment du fait de l’absence de film porteur depuis la rentrée, et les salles attendent avec gourmandise les sorties phares que sont 007 Spectre ou Star Wars pour se refaire sinon le moral, du moins de la trésorerie avant la fin de l’année civile. Mais cette évolution négative est la plus importante parmi les trente premières agglomérations hexagonales — et, symboliquement, la seule à deux chiffres. Cela, malgré des écrans supplémentaires, puisque le volume du parc intra muros a augmenté grâce à l’ouverture du Camion rouge. Pin-pon ! Sylvie Duparc, à la tête de ce multiplexe flambant neuf de 10 salles, (mais aussi de l’Alhambra, ex-Gaumont, tous deux programmés par Pathé, ainsi que de salles dijonnaises), reconnaît qu’elle « n’est pas dans [ses] objectifs ». « 2015 n’est pas une vraie année : on a été un peu pénalisés pendant les 8 premiers mois, explique-t-elle. Notamment par de

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