Soirée coquine avec Erotic Market

R&B suave | Erotic Market est de retour avec "Queendoms", album voguant vers le r&b, diablement sexy et drivé par Rosemary Martins, chanteuse désormais solitaire.

Sébastien Broquet | Mercredi 31 octobre 2018

Photo : © Marion Brunel


Seule. Solo aux commandes, Rosemary Martins (de son vrai nom Marine Pellegrini) a laissé son binôme Lucas Garnier s'échapper vers d'autres cieux pour piloter à sa guise le vaisseau Erotic Market qui, forcément, prend la tangente. Oh ! il y a toujours ces beats électroniques qui structurent l'édifice, mais ils ont pris un sacré coup de groove. Ce qui disparaît nettement, balayé, c'est l'influence rock : bonjour le r&b sauvage et sexy, ambiance Missy Elliott voire Kaytranada, porté par un timbre se rapprochant souvent de Santigold. Les textes de ce nouvel opus baptisé Queendoms sont à l'avenant, questionnant la femme et sa place aujourd'hui ou encore une société pervertie par l'ego, soutenus par un flow capable de muter, alternant scansions rappées ou parties chantées, plus mélodiques et plus coquines, aussi. Erotic Market nouvelle mouture ? Plus sexy, finalement, moins frontalement cul.

Mais pas si solo, en fait. Plus collectif, même : Rosemary Martins s'est entourée de deux beatmakers pour l'épauler, pour partager, utilisant les recettes du hip-hop, fuyant l'aspect "groupe" du rock'n'roll. Une DJ et productrice venue du breakbeat et orfèvre de la bass music, déjà : Flore, qui sévit avec l'efficace Bow Down, le morceau d'ouverture. Et Bonetrips, autre membre de cette grande famille lyonnaise, ancien des Gourmets et également membre de Mutant Ninja (le label sur lequel sort Queendoms), que l'on déniche derrière d'autres artistes du label comme Liqid, a aussi répondu présent. Enfin, Nicolas Taite, par ailleurs batteur du groupe, en est l'arrangeur. Rosemary gardant la main ferme sur l'ensemble, qui se révèle calorifère : à tester in vivo.

Erotic Market, samedi 10 novembre au Pax


Ecloh + Erotic Market


Le Pax 27 rue Elisée Reclus Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Bigger Than Us | Produit par Marion Cotillard, réalisé par Flore Vasseur, Bigger Than Us empile les témoignages de jeunes adultes porteurs d’initiatives citoyennes et/ou environnementales partout sur le globe. Un documentaire un peu trop lisse qui cependant donne l’occasion de s’emparer d’un sujet hélas brûlant : l’urgence d’agir. Rencontre.

Vincent Raymond | Lundi 20 septembre 2021

Marion Cotillard - Flore Vasseur : « On arrive à un point où on engage le processus vital. »

Le titre de votre documentaire est porteur d’une intéressante ambivalence : Bigger than us évoque à la fois la dimension tétanisante d’une entreprise dont l’immensité peut (ou doit) justement dynamiser, galvaniser le spectateur… Flore Vasseur : C’est relativement assumé. D’habitude, j’ai toujours du mal à trouver les titres, et plutôt à la fin. Là, il nous est tombé dessus avant même le début. Je tournais autour des concepts de bigger than life — ces personnages, souvent américains comme Martin Luther King, qui font des choses plus grandes que la vie. J’avais envie de parler du nous, pas d’être dans une dimension individualiste. C’était important aujourd’hui de montrer qu’on est “un seul”. Le titre est sorti, et je suis arrivé assez timidement devant Marion et Denis Carot [le coproducteur du film] et on a tout de suite cliqué en assumant le fait que ça voulait dire plein de choses différentes. C’est la magie d’un bon, d’un vrai titre, pour moi. Et vous avez raison, le premier entendement, est que l’on est dans un constat d’impu

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Melba à fleur de peau

Pop | Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Melba à fleur de peau

Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son sillon avec sa pop énergique et lumineuse. Avec son premier EP Coeur Combattant sorti en 2019, en autoproduction, Melba a marqué les esprits et les tympans, tout comme elle l'avait fait lors de The Voice 9, émission pendant laquelle elle avait notamment impressionné avec sa reprise de Toxic de Britney Spears. Choix audacieux s'il en est. Melba, vendredi 8 octobre au Château du Rozier (Feurs) et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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Tonton Flingueur

Ciné | Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Tonton Flingueur

Il avait 16 ans, lorsque, visionnant Touchez pas au Grisby, Eric Ravel a découvert tout le génie et le charisme du grand Lino Ventura. Dès lors, l’homme, devenu depuis cordonnier à Saint-Chamond, s’est intéressé de près à l’acteur. Lisant les magazines dont les Unes lui étaient consacrées, dévorant tous les films dans lesquels il a joué. Il a ainsi accumulé, accumulé, tel un véritable passionné… Au point de constituer une véritable collection autour de cette figure marquante et populaire du cinéma français. Collection qu’il présentera en ce mois de septembre à Sorbiers, et notamment à l’occasion des Journées du Patrimoine. Samedi 18 septembre de 9h à 12h à Sorbiers Culture, 2 avenue Charles de Gaulle.

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Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

ESCAPADES | C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 juillet 2021

Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le Corbusier de Firminy n'a finalement pas passé le 1er tour. C'est la Rotonde ferroviaire de Chambéry qui représentera AuRA lors de l'émission qui sera diffusée lors des Journées européennes du patrimoine en septembre prochain.

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"Présidents" : Vieilles choses publiques

ECRANS | Enchaînant films et sujets opposés, Anne Fontaine s’attaque après Police à l’étage supérieur : le pouvoir suprême et ceux qui l’ont exercé… lorsqu’ils en sont dépossédés. Entre fable et farce, une relecture des institutions et de l’actualité politique bien plus intéressant que ce que les teasers-sketches laissaient supposer…

Vincent Raymond | Jeudi 1 juillet 2021

Reconverti en homme d’intérieur dépressif, l’ex président Nicolas S. prend pour prétexte la popularité grandissante de la candidate d’extrême-droite pour partir en Corrèze afin de convaincre son ancien adversaire et successeur François H. de monter un nouveau parti avec lui. La cohabitation sera d’autant plus rude qu’ils sont opposés en tout, et que leurs compagnes s’invitent dans la campagne… Une évidence en préambule : sur les arcanes de la Ve République — et ses bruits de cabinet, diront les mauvaises langues — il sera difficile de parvenir un jour à se montrer plus complet que t le magistral L’Exercice de l’État de Pierre Schoeller. Rien n’empêche toutefois d’attaquer le sujet par la bande, en se focalisant sur des espèces s’ébattant dans cet écosystème. Tels les Présidents du film homonyme d’Anne Fontaine construit comme une fable dont les protagonistes ne seraient pas de grands fauves, mais deux ex éconduits par leur bien-aimée, trompant ensemble leur déni dans l’illusoire espoir d’une reconquête. Sauf que la belle, de plus en plus versatile et capricieuse, ne veut plus d’e

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Sous un arbre

Festival lectures | Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Sous un arbre

Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront cette année leurs 30 ans, sur le plateau du Vivarais-Lignon. Au programme de cette édition : une mise à l’honneur de l’Italie, des éditions La Fosse aux Ours et du travail du photographe Hans Sylvester, mais aussi différents ateliers. Attention, nombre de places limité, il est conseillé de s’inscrire en amont de l’événement. Festival Lectures sous l'Arbre, du 15 au 21 août, au Chambon-sur-Lignon et alentours Plus d'infos sur www.lectures-sous-larbre.com

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"La Nuée" : Du genre à sang à sillons

ECRANS | Une éleveuse de sauterelles en difficulté découvre que nourrir ses bêtes en sang fait bondir le rendement… Aux lisières du fantastique et du drame social, le premier long de Just Philippot interroge les genres autant que notre rapport au vivant et à sa production. La nouvelle veine du genre français pulse bien.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Agricultrice isolée, mère célibataire, Virginie ne s’en sort plus : est au bord de la faillite, et son élevage de sauterelles vivote. À la suite d’un accident, elle remarque que les insectes ayant goûté son sang se développent mieux, et plus rapidement. L’apparente aubaine la conduit à augmenter la capacité de son exploitation et à s’investir corps et âmes pour des sauterelles hématophages de plus en plus gourmandes… La Nuée peut se définir comme un “film de genre français d’horreur rurale“. L’allitération tord la langue, mais chacun des termes de cette appellation baroque est signifiant. Récapitulons. D’abord, “film de genre français d’horreur“ parce qu’issu du (plutôt fécond) programme monté par SoFilm visant à détecter des auteurs et des réalisateurs, puis à produire un style de cinéma codifié où la France recommence doucement à glisser l’orteil (Grave). L’argument économique n’est plus un frein à l’expression de la qualité : le numérique étant désormais à la portée de tous les cauchemars. Ensuite, “rural“, qui ajoute une dimension socio-économi

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Ceysson ouvre aussi à Lyon

Galerie | La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Ceysson ouvre aussi à Lyon

La galerie d’art contemporain stéphanoise Ceysson & Bénétière, créée en 2006, poursuit son expansion. Alors que les travaux de son nouvel espace d’exposition (1 000 m² de surface dont 700 m² dédiés aux expositions) avancent en face de La Comédie de Saint-Etienne, François Ceysson et Loïc Bénétière ouvrent un nouvel espace le 18 juin du côté de Lyon. 300 m² situés 21, rue Longue, sur la Presqu’île, pensés par l'agence d'architecture William Wilmotte. Après Paris, Luxembourg, Genève et New York, les Stéphanois ouvrent donc leur sixième galerie. Pour débuter le cycle d’expositions, c’est un habitué de la maison, Claude Viallat, qui propose Bâches militaires. Ceysson & Bénétière, 21 rue Longue à Lyon

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Chapeau !

ARTS | ​Dernier témoin de l'activité chapelière de Chazelles-sur-Lyon, l'Atelier-Musée accueille la 13ème édition des Rencontres Internationales des Arts du Chapeau, poursuivant ainsi sa démarche de préservation et de valorisation des savoir-faire liés à la mode et au couvre-chef.

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

Chapeau !

Le concours porté par l’établissement chazellois récompense cette année 11 créations parmi les 73 chapeaux reçus du monde entier. Sur le thème de la dualité, les œuvres candidates ont été minutieusement scrutées par un jury constitué du grand couturier Franck Sorbier et de trois modistes reconnus. Le palmarès met à l’honneur les Japonaises Svetlana Hattori et Mayumi Takeguchi, la Suissesse Eliane Schneider, les Allemands Felix Weber et Gudrun Sigloch et la Russe Inna Abramkina. Les artistes françaises ne sont pas en reste avec les propositions très remarquées de Béatrice De Beauvoir, Nelly Bichet, Nathalie Ecotière, Shoko Nakamoto et enfin Marion Clément, chapelière modiste stéphanoise qui reçoit le prix de l’innovation pour sa coiffe perruque avec masque intégré en fleurs découpées, réalisé en plastique transparent. Le 5 juin, les défilés chorégraphiés qui précédaient la remise des prix affichaient complets, mais les visiteurs pourront venir admirer les créations jusqu’à l’automne. Un même ticket donne accès à la fois à l'exposition temporaire et à la visite guidée du musée. Magnifiquement restauré dans l'esprit de l'usine, la chapellerie propose de découvrir les étapes de fabr

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Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Concours | Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une (...)

Nicolas Bros | Mardi 25 mai 2021

Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une possibilité puisqu'il fait partie des trois lieux emblématiques régionaux encore en lice cette année. Aux côtés du Château de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) et de la Rotonde ferroviaire de Chambéry, le site Le Corbusier a toutes ses chances de remporter la mise et ainsi être mis en avant par Stéphane Bern sur France 3 à l’occasion des 38e journées européennes du Patrimoine. Encore faut-il que les internautes votent pour lui. Vous pouvez d'ores et déjà aller donner votre voix pour Firminy sur cette page.

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Quatre labels ligériens font du bruit pour la culture locale

Soirée spéciale | La première soirée de soutien aux acteurs musicaux de la Loire s'est déroulée vendredi soir du côté du Fil à Saint-Etienne. L'occasion de voir et d'entendre Cissy Street, Dors Centaure, Tachka et BUL sur la grande scène de la salle stéphanoise. Replay.

Nicolas Bros | Lundi 1 mars 2021

Quatre labels ligériens font du bruit pour la culture locale

On vous en parlait en décembre dernier, à l'époque où le collectif Tu m'écoutes voyait le jour. Initiative lancée par une quarantaine d'acteurs du secteur musical ligériens, depuis les salles aux labels en passant par les producteurs ou les festivals, Tu m'écoutes essaie de sensibiliser le public à la création locale. Un beau mouvement que nous soutenons également et qui a vu une première soirée organisée au Fil vendredi dernier avec une carte blanche proposée à quatre labels ligériens (Le Cri du Charbon, Pont Futur, Z production et GreenPiste Records) qui ont pu mettre en avant quatre de leurs artistes :

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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"Le Mystère de Noël" : ♪ Lost Christmas ♫

ECRANS | ★★☆☆ De Andrea Eckerbom (Nor., 1h10) avec Trond Espen Seim, Anders Baasmo Christiansen… Sortie le 23 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Dans le village de la petite Elisa, on oublie tout, jusqu’à l’existence de la fête de Noël ! La découverte dans un grenier par la fillette d’une étrange boîte à tiroirs ornés de nombres (en fait, un calendrier de l’avent) provoquera d’heureux changements et même la venue du Père Noël… On aimerait tous avoir les disponibilités d’agenda du vieux bonhomme barbu, capable d’ajouter un apéro au village d’à côté, pile la nuit où il doit livrer (sans signature) chaque foyer du monde ! Moins glauque que Le Grinch, cette fantaisie enfantine venue des neiges norvégiennes tient davantage de l’anecdote que du film épique, mais comme elle est de saison et d’une durée mesurée, on la déguste tel un chocolat chaud : en oubliant l’excès de sucre. Et les incohérences scénaristiques.

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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"Miss" : Pas celle que vous croyez

ECRANS | ★★☆☆☆ De Ruben Alves (Fr., 1h47) avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty…

Vincent Raymond | Mercredi 21 octobre 2020

Passer de l’exception à l’acceptation : telle est la situation d’Alex dans Miss, où un jeune homme à demi-marginalisé recherche un épanouissement libérateur en mentant sur son identité et en participant au concours Miss France… Signée Ruben Alves, cette comédie grand public aux accents de feel good movie devrait contribuer à dégetthoïser la situation des personnes transgenres — d’autant qu’elle est tournée avec la transparente complicité du Comité Miss France (qui s’achète ici une image de modernité, alors même que ses statuts poussiéreux prouvent régulièrement leur inadéquation avec la société contemporaine) et de comédiens hyper-populaires, comme Isabelle Nanty ou Thibaut de Montalembert en trav’…ailleuse du sexe au Bois. Mais ce film, qui tient beaucoup du conte d’Andersen, ne tiendrait pas sans la personne ni la personnalité d’Alexandre Wetter, qui fait exister le personnage à travers son parcours initiati

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"Drunk" : Qui abuse, boira…

Film du mois d'octobre 2020 | Thomas Vinterberg s’empare d’une théorie tordue pour s’attaquer à un nouveau “pilier culturel“ scandinave : la surconsommation d’alcool. Une fausse comédie et une vraie étude de mœurs à voir cul sec.

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Ils sont quatre potes, au bas mot quadragénaires et profs dans le même lycée. Quatre à ressentir une lassitude personnelle et/ou professionnelle. Quatre à se lancer, « au nom de la science » dans une étude secrète : tester la validité de la théorie d’un chercheur norvégien postulant qu’un humain doit atteindre une alcoolémie de 0, 5 g/l pour être dans son état normal : désinhibé et créatif. Commence alors une longue descente — et pas qu’aux enfers… Drunk se décapsule sur une séquence qu’on croirait documentaire, montrant ce qui ressemble à une soirée d’intégration entre étudiants (en réalité, il s’agit d’élèves de terminale), en train de se livrer à une sorte de compétition sportive. Sauf qu’ici, l’enjeu pour les participants n’est point tant de courir vite, mais pour chacun d’engloutir le contenu d’une caisse de bière, de le vomir, avant d’aller semer sa “bonne humeur“ éthylique dans les rues de la ville et ses transports en commun. Ce ne sont pas tant les débordements (somme toute minimes et potaches) causés par ces lycéens bien peignés qui choquent ; pl

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Éric Barbier - Gaël Faye : « Le film est une autre façon d’écrire l’histoire »

Petit Pays | L’auteur du roman "Petit Pays" (Prix Goncourt des lycéens 2016) et le cinéaste qui l’a porté à l’écran conversent autour de l’adaptation et du ressenti d’une œuvre résonant avec l’Histoire… En sélection au festival d’Angoulême.

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Éric Barbier - Gaël Faye : « Le film est une autre façon d’écrire l’histoire »

Avez-vous eu peur quand vous avez appris qu’on allait adapter votre roman ? Gaël Faye : Non, parce que c’est arrivé graduellement. La première fois où l’on m’a dit : « tiens, il y a producteur ou un réalisateur qui veut te rencontrer », je me suis dit « ah bon, tiens, mon roman plaît ». Ma plus grande crainte était de ne pas trouver la bonne personne. Ce que j’ai bien aimé, chez Éric [Barbier], c’est son côté beautiful looser : je lui ai demandé ce que je pouvais regarder après La Promesse de l’aube que j’avais vu en montage, et il m’a dit : « Non, ne regarde rien : je n’ai jamais réussi à faire vraiment ce que je voulais. » J’ai trouvé ça très honnête, intéressant, et donc du coup j’ai tout regardé. Il était la bonne personne, parce qu’il y avait déjà la claque que m’avait mis La Promesse : j’avais trouvé le jeu de Charlotte Gainsbourg époustouflant — il l’avait emmenée dans un registre que je n’attendais pas du tout. Et puis il y avait lien avec l’e

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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"Mon ninja et moi" : Doudou et dur à la fois

Animation | De Anders Matthesen & Thorbjørn Christoffersen (Dan., 1h21)…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Depuis que sa mère s’est remise en ménage, Alex a hérité d’un “demi-frère“ de son âge qui le tyrannise à la maison et au collège. Quand son oncle excentrique lui offre une poupée de ninja magique ramenée de Thaïlande, Alex pense tenir sa revanche. Mais la contrepartie sera rude… La toute neuve société de distribution Alba Films tient sa première authentique pépite avec ce long métrage danois méritant d’être le succès d’animation de l’été 2020. Mon ninja et moi marque en effet une réjouissante révolution dans l’univers plutôt corseté et policé des productions destinées au “jeune public” — vocable flou qui rassemble bambins jusqu’aux ados. À présent que tous les studios d’animation ont globalement atteint une excellence technique comparable à celui développé par Blue Sky, Dreamworks ou Pixar et uniformisé leur style graphique, le récit (et son traitement) est devenu l’ultime refuge de la singularité. Un retour aux fondamentaux pour spectateurs blasés des prouesses visuelles asymptotiques. Auteur et coréalisateur de Mon ninja et moi,

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Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

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La Vinifacture : le premier chai urbain stéphanois

GUIDE URBAIN | Après New York, Hong Kong, Bordeaux, Marseille et la Winerie Parisienne, Saint-Étienne verra naître à l’automne prochain son premier chai urbain. Avec l’ouverture de La Vinifacture sur le secteur Technopole, l’équipe de Cuiz’in Sur Cours reprend à son compte ce concept très tendance en développant une offre plutôt originale. Rencontre avec Piermic Fatet.

Niko Rodamel | Mardi 30 juin 2020

La Vinifacture : le premier chai urbain stéphanois

Piermic Fatet est aux manettes de deux restaurants stéphanois réputés, Un chien dans un jeu de quilles et Un éléphant dans un jeu de quilles, installés respectivement rue Praire et rue Léon Nautin. Quant à Cuiz’in Sur Cours, créé rue Pointe Cadet en 2009 puis installé place Grenette depuis sept ans avec une équipe qu’ont rejoint Franck Delbreil et Alexis Robin, l’atelier-boutique propose à la fois des cours de cuisine, de pâtisserie ou d'œnologie (sur place comme à domicile) et bien sûr la vente de vins et spiritueux. Si les parties événementielle et animation ont marqué un temps d’arrêt dès le 17 mars dernier, le magasin semble avoir plutôt bien traversé la période du confinement, s’adaptant à la situation en développant un service de drive. Pour autant, le jeune entrepreneur souhaite aller encore plus loin dans son idée de concept global autour du vin. Face à la montée en puissance de la production brassicole artisanale (voir

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"The Demon Inside" : Satanique son père

ECRANS | De Pearry Reginald Teo (É.-U., 1h27) avec Robert Kazinsky, Peter Jason, Florence Faivre…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Affecté par la mort de son épouse et traité pour troubles schizophréniques, Joel élève son fils Mason aidé par une baby-sitter mais sous surveillance d’une psy. Lorsque d’étranges phénomènes conduisent un exorciste à s’intéresser à Mason, son foyer chancelant bascule pour de bon… Qu’on aimerait ne pas avoir à renvoyer cette triste série B' à Friedkin, étant donné qu’elle semble insister davantage sur le ressenti douloureux du malade psychique sur le tintouin grand-guignolesque de la liturgie de dépossession. Sauf que… Trop occupé, sans doute, à peaufiner son décor bleu éteint et à triturer l’esthétique de ses images subjectives, joliment irisées façon kaléidoscope, Pearry Regnald Teo n’a pas jugé utile de proposer quelque nouveauté dans la représentation de l’exorcisme d’un gamin : voix rauque borborygmant du latin, pustules diverses, reflux œsophagien sur curés… Pas l’once d’une nouveauté audacieuse au tableau. Mais le pompon, en ce XXIe siècle censément spirituel, c’est lorsque le prêtre convainc le père aux abois que sa pratique magique est légale, garantie par « le premier amendement ». Aussi

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Vise un peu ça

Art urbain | L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 mai 2020

Vise un peu ça

L'artiste stéphanois ViZa, qui expose à la Galerie Pasqui, rue des Creuses, vient de réaliser sur les murs de cette galerie l'œuvre Aux armes, que vous pouvez découvrir en illustration de cet article. L'artiste précise que « cette fresque n'est pas forcément un hommage aux soignants comme j'ai pu le voir sur différents post mais plutôt un marqueur de la période que nous sommes en train de traverser et qui a bouleversé nos vies. Après chacun est libre de se l'approprier comme il le souhaite...

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#ColoreTonConfinement

CONNAITRE | Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas (...)

Niko Rodamel | Vendredi 27 mars 2020

#ColoreTonConfinement

Vous en avez marre d’avaler des kilomètres de séries à la télé ? Vos jeunes enfants tournent en rond dans votre appartement et vos ados n’entendent même pas prendre le soleil à la fenêtre ? Dur-dur le confinement… Tiens, une idée : et si on coloriait ? Quel que soit l’âge, colorier apaise, permet de se recentrer et donc de mieux supporter les tensions familiales que peut engendrer cette situation inédite d’hyper-proximité familiale. Après avoir publié « 90 idées pour tromper l’ennui », nos amis d’Inside Lyon (le webzine pour Lyonnais curieux) s’illustrent par une nouvelle proposition pour le moins originale. Le lien https://www.inside-lyon.com/colore-ton-confinement-coloriage-gratuit/ permet de télécharger gratuitement, dans un volumineux fichier PDF, un recueil de 100 coloriages : 100 dessins originaux à imprimer librement chez vous, tout droit sortis de la plume de 43 créateurs de la région. Dans un véritable élan de tendresse et de solidarité, dessinateurs, illustrateurs, graphistes, street artists et autres créateurs ont répondu à l’appel d’Inside Lyon, se mobilisant

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"L'Ombre de Staline" : Le premier qui dit la vérité

ECRANS | Comment la famine du Holodomor provoquée par le régime soviétique fut révélée par un journaliste au monde qui ne le crut pas… Agnieszka Holland réhabilite la mémoire de Gareth Jones, aventurier de la vérité, dans un biopic épique et à la Lean, point à la ligne.

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Londres, 1933. Ex- conseiller de l’ancien Premier ministre Lloyd George, le journaliste Gareth Jones décide d’aller à Moscou pour interviewer Staline sur les prodiges accomplis par l’économie soviétique, vantés par la presse. Sur place, il contourne la propagande et découvre la réalité… « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait jadis Guy Béart sur un air presque guilleret adoucissant le propos de sa cruelle morale. Tragique est la destinée des lanceurs d’alertes ! Soit ils sont moqués ou ostracisés ; soit on leur réserve un sort plus funeste en tentant de les museler voire de les éliminer. La condition actuelle de Chelsea Manning, de Julien Assange, de Edward Snowden ; la fin cruelle du docteur Li Wenliang prouvent que les choses n’ont guère changé depuis les temps archaïques. Ni depuis Gareth Jones (1905-1935). L’œil de Moscou Agnieszka Holland poursuit avec ce dernier son voyage à travers l’histoire politique si mouvementée du XXe siècle, déjà documenté dans Le Complot,

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Inside outside

Sculptures | Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Inside outside

Depuis sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, Marine Zonca a connu, entre France et Japon, un parcours riche de collaborations créatives. Lors de sa précédente exposition en duo, Depuis l’île de Pâques, elle installait ses œuvres en correspondance avec celles de la plasticienne Fauve Tintigner entre les murs de Kommet, nouvel espace de recherche et de promotion pour la jeune création contemporaine à Lyon. Au cœur de sa nouvelle exposition à Saint-Étienne, Coeur Fictif, les objets-images de l'artiste témoignent de l'empathie qu'elle porte sur le sentiment poétique de l’enfermement. Evoquant l'idée d'une invasion du dehors dans le dedans, l'installation entre ainsi en écho avec les paradoxes de la Serre où sont exposées les sculptures : être à l’intérieur tout en se sentant à l’extérieur. La figure quasi omniprésente du gisant traduit le rapport étroit qui lie l'être et l'habitacle, interrogeant la relation du vivant à l’inerte, de l’homme à son outil et au final, de l’artiste à son objet. Insufflant une tonalité à la fois poétique et onirique à son accrochage, Marine rend ici hommage à l'auteur belge Maurice Maeterlinck (auteur du r

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Dérapages incontrôlés

Hard folk | Le label stéphanois Le Cri du Charbon (Tom Bird, Louis Mezzasoma, Cyld, Karine Daviet...) poursuit son aventure avec le duo énergique Bottle Next. Ce (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 janvier 2020

Dérapages incontrôlés

Le label stéphanois Le Cri du Charbon (Tom Bird, Louis Mezzasoma, Cyld, Karine Daviet...) poursuit son aventure avec le duo énergique Bottle Next. Ce dernier revient avec un nouvel opus, trois ans après un premier album Bad Horses déjà puissant. Intitulé Drift, ce neuf titres propose un rock enlevé, où l'on entend un très joli travail de production avec un résultat sonore intense. Efficacité et cavalcades sont au rendez-vous pour ce deuxième disque qui a de l'allure. On appréciera également le clip du titre d'ouverture de l'album, o.c.d., tourné en haut de la Tour observatoire située juste en aplomb de la Cité du design. À Visionner ci-dessous. Bootle Next - Drift [Le Cri du Charbon] En concert vendredi 24 avril au Château du Rozier à Feurs

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Monumental

Photo | Après un premier volet dans la nef de l’église Saint-Pierre, le cycle d’expositions Regard sur l’architecture poursuit le calendrier annoncé avec (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

Monumental

Après un premier volet dans la nef de l’église Saint-Pierre, le cycle d’expositions Regard sur l’architecture poursuit le calendrier annoncé avec sa seconde partie, cette fois-ci dans la partie basse du bâtiment iconique de Le Corbusier, autour du patrimoine sacré. Au fil d'une soixantaine de tirages, Pascal Lemaître s'attache à montrer toute la diversité du patrimoine religieux hexagonal des XXe et XXIe siècles. Inscrivant sa démarche dans la pluralité des cultes, le photographe a parcouru toute la France pour dresser un riche panorama des édifices religieux contemporains, attentif aux gestes architecturaux qui selon lui sont autant de laboratoires de nouvelles idées. Parmi les trois mille bâtiments à vocation religieuse édifiés dans tout le pays depuis le début du siècle dernier, le photographe a ainsi pris le parti de mettre en évidence l'inventivité de leurs bâtisseurs inspirés. Des matériaux modernes et de la lumière qui les traverse, Lemaître extrait des photographies tirées au cordeau, traduisant le plus fidèlement l'histoire qu'a souhaité raconter chaque architecte. Des visites guidées de l’exposition (et bien sûr de l’église) sont proposées chaque dimanche jusq

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"1917" : La guerre, et ce qui s’ensuivit

Le film du mois | En un plan-séquence (ou presque) Sam Mendes plonge dans les entrailles de la 1ère Guerre mondiale pour restituer un concentré d’abominations. Éloge d’une démarche sensée fixant barbarie et mort en face, à l’heure où le virtuel tend à minorer les impacts des guerres…

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

1917, dans les tranchées de France. Deux caporaux britanniques sont dépêchés par un général pour transmettre au-delà des lignes ennemies un ordre d’annulation d’assaut afin d’éviter un piège tendu par les Allemands. Une mission suicide dont l’enjeu est la vie de 1600 hommes… Depuis que le monde est monde, l’Humanité semble avoir pour ambition principale de se faire la guerre — Kubrick ne marque-t-il pas l’éveil de notre espèce à “l’intelligence“ par l’usage d’une arme dans 2001 : l’Odyssée de l’espace ? Et quand elle ne se la fait pas, elle se raconte des histoires de guerre. Ainsi, les premiers grands textes (re)connus comme tels sont-ils des récits épiques tels que L’Iliade et L’Odyssée ayant pour toile de fond le conflit troyen. À la guerre comme à la guerre Si la pulsion belliciste n’a pas quitté les tréfonds des âmes, comme un rapide examen géopolitique mondial permet de le vérifier, la narration littéraire occidentale a quant à elle suivi une inflexion consécutive aux traumatismes hérités des deux conflits mondiaux. Art plus jeune et régi par d’autres impératifs — celui de servir d’instrument de co

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Percussif

Sono mondiale | Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Percussif

Avis de tsunami musical : quand les Percussions Claviers de Lyon rencontrent les triples championnes du monde de Batudaca du groupe Zalindê, ça nous promet une chaude soirée ! Constitué exclusivement de femmes, l'orchestre afro-brésilien envoie la sauce auriverde à grand renfort de tambours, caisses claires et autres cloches agogôs, mêlés à la danse et au chant : chauds les tympans et attention les yeux. Première Batucada féminine d'Europe, Zalindê est née d’une belle amitié franco-brésilienne entre les artistes Chloé Deyme et Roberta Paim, en 2002 à Paris. Le collectif féminin-pluriel est aujourd'hui composé de musiciennes d'origines très diverses : Brésil, Bénin, France, Antilles, Maroc, Colombie, Japon et Vietnam. À l'image du métissage musical brésilien dont il s'imprègne, le groupe assimile et cuisine à son goût le groove bahianais, la syncope du Pernambuco et le sambodrome carioca, n'hésitant pas à mixer samba, reggae, merengue, ijexà, maracatu, hip-hop, raï, sabar et rythmes africains. Pour le projet Caleidoscópio, les percussions traditionnelles dialoguent avec les vibraphones et les marimbas de cinq musiciens des Percussions Claviers de Lyon : un mariage de déraison q

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Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Cirque | Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au (...)

Nadja Pobel | Mercredi 11 décembre 2019

Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente Kooza, un show avec des circassiens et acrobates hors pairs comme dans toutes les productions de la compagnie montréalaise. Mais certainement aussi avec déferlement de couleurs et éclats de lumière dans tous les sens. On ira vérifier s'il reste un brin d'âme. Tarifs : de 36€ à 239€

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Tout un fromage

SCENES | Parce que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, et parce que, sans doute, les flatteurs n’ont jamais aussi bien vécu qu’à l’époque des pouces (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

Tout un fromage

Parce que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, et parce que, sans doute, les flatteurs n’ont jamais aussi bien vécu qu’à l’époque des pouces bleus en l’air, des like et des poke… La compagnie Comme tes Pieds invite Le Corbeau et le Renard à venir croiser le fer dans une pièce chorégraphique inspirée de notre quotidien et de sa gestuelle. Détournant nos petites habitudes corporelles avec humour et poésie, les deux interprètes mêlent ici jeu théâtral, mime, danse, sur fond sonore musical. Au beau milieu d’une cuisine, elles ouvrent les portes de notre imaginaire, pour redonner de l’équilibre à la fable de La Fontaine. Ici, ni bourreau, ni victime, mais deux personnages qui alternent les rôles dans un jeu de retournement, de renversement, d’inversement. Un questionnement sur nos petits travers, si habituels qu’ils en deviennent invisibles malgré leurs potentielles conséquences, pour nous comme pour les autres. Kitchen Bazar, jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 décembre au théâtre du Verso à Saint-Étienne

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"L'Orphelinat" : Kids of Kabul

ECRANS | De Shahrbanoo Sadat (Afg.-All.-Dan.-Fr.-Lux, 1h30) avec Qodratollah Qadiri, Sediqa Rasuli, Anwar Hashimi

Vincent Raymond | Mercredi 27 novembre 2019

Kaboul, fin des années 1980. Errant dans les rues, Qoadrat vit d’expédients et n’a qu’une passion : les films de Bollywood. Serré par la police, il est expédié dans un orphelinat d’État où, entre rêve et réalité, il assiste aux prémices de la révolution islamique qui va renverser le régime… Après Wolf and Sheep (1996) — premier opus d’une série qui devrait compter cinq épisodes —, Shahrbanoo Sadat poursuit à hauteur d’adolescent sa relecture de l’histoire afghane contemporaine en changeant à la fois de décor et de style : fini, l’ambiance rurale et aride du conte pastoral, place à un décor urbain plus complexe puisque qu’il encapsule l’univers mental de Qoadrat habité par les “films qu’il se fait”, transpositions des productions bollywoodiennes dont il se gave et devient le héros. En l’intégrant dans des séquences reprenant les codes des comédies musicales héroïsantes indiennes, la réalisatrice signe davantage que d’habiles parodies ou contrefaçons : elle le dote d’un territoire et d’un imaginaire personnels

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"Mon chien Stupide" : Chienne de vie !

ECRANS | De et avec Yvan Attal (Fr., 1h45) avec également Charlotte Gainsbourg, Pascale Arbillot, Éric Ruf…

Vincent Raymond | Mercredi 23 octobre 2019

Jadis écrivain prometteur, Henri n’a rien produit de potable depuis des années. La faute en incombe, selon lui, à sa femme et ses enfants qu’il accuse de tous ses maux. Lorsqu’un énorme molosse puant et priapique débarque ex nihilo dans sa vie, il y voit un signe bénéfique du destin. Les personnages perdant toute inhibition pour cracher une misanthropie sans filtre au monde entier emportent facilement la sympathie du public, qui aimerait bien souvent se comporter comme eux. Incorrect au plus haut degré, l’égotique Henri est de cette race d’anars domestiques en ayant soupé des convenances et du masque social ; peu lui chaut de dire ses quatre vérités son épouse ou à sa progéniture. En cela, il évoque beaucoup le narrateur de American Beauty (1999) — dont on se demande par ricochet s’il n’a pas été inspiré par le roman posthume de John Fante que Yvan Attal adapte ici. Mais aussi cet autre écrivain obsessionnel et râleur héros de Kennedy et moi (1999), campé par Jean-Pierre Bacri. D’ailleurs, cela peut-être l’enseignement principal de Mon chien stupide, Yvan A

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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La RDA révélée

Littérature | En deux ouvrages parus cette année, l'historien Nicolas Offenstadt dresse un passionnant état de ce que fut la RDA, le "pays disparu" qu'il a retrouvé en véritable explorateur urbain.

Nadja Pobel | Mardi 1 octobre 2019

La RDA révélée

Il y a les images d’Épinal qu'a parfois véhiculées l’Allemagne elle-même comme cette mère réveillée du coma à qui le fils tente de cacher la chute du Mur alors que sous ses yeux une pub Coca Cola déploie sur l'immeuble d'en face – c'était la jolie comédie de Wolfgang Becker, Good bye Lenin -, mais il y a aussi le travail méticuleux, ludique aussi de Nicolas Offenstadt qui, ces dernières années, a poussé les portes, est entré par les fenêtres de plus de 230 lieux en ex-Allemagne de l'Est. Il y a trouvé des registres d'usines, des diplômes, des vieux interphones... autant de traces qui disent que la réunification a plutôt été affaire d’absorption et que co-existent toujours, en partie, deux Allemagne : « il y a toujours des différences de salaires importantes – ils sont plus faibles à l'Est – des traitements parfois jugés discriminatoires des pensions et retraites héritées de la RDA » nous confiait-il en début d'année, et puis « le paysage de l'Est est aussi très marqué par les fermetures de nombreuses entreprises et institutions de l'Allemagne socialiste ». C'est en effet ce qui apparaît très clairement dans les multiples photos qui illustrent son derni

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Terminus

Diplômés | Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Terminus

Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, validant un cursus de cinq ans d’études. Nous retrouvons parmi ceux-ci Tom Ouitre (section design) et Célia Descours (section art). Tom propose une réflexion qui s'inspire de son histoire personnelle de footballeur amateur, cherchant notamment à retranscrire plastiquement les émotions générées par un sport populaire lui-même mû par des rituels bien précis. La compétition sportive fait ici du stade le centre d’un monde déconnecté du temps de production et du travail, dont les rouages s’apparentent à la société du spectacle. Quant à Célia, elle met en œuvre des sensations antagonistes, entre attirance et répulsion, au coeur de son travail de sculpture. La plasticienne s’est notamment questionnée à propos de l’ergonomie des objets qu’elle façonne, leur fonctionnalité, voire leur détournement. Elle s’autorise au passage un clin d'oeil à la pratique du tuning (avec l’appropriation d’objets industriels intimisés) ou encore à l’univers du sadomasochisme ! Placée sous le commissariat de Denis Coueign

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"Un jour de pluie à New York" : Grosse Pomme à l’eau

ECRANS | De Woody Allen (E.-U., 1h32) avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Kelly Rohrbach…

Vincent Raymond | Mercredi 18 septembre 2019

Ashleigh a obtenu d’interviewer un réalisateur arty pour le journal de sa fac… à condition d’aller à Manhattan. Bonne nouvelle pour son petit copain Gatsby, qui leur organise un week-end en amoureux dans son New York chéri. Sur place hélas, rien ne se déroulera comme prévu… Cette histoire d'un couple qui se remet en question à l’issue d’une nuit marquée par les tentations sentimentales erratiques de l’un des des deux partenaires dans un New York à la fois mondain et irréel, ça vous a un petit air de Eyes Wide Shut ; donc d’une relecture de la Traumnovelle de Schnitzler dont Kubrick s’était inspirée, accommodée à la sauce Allen. Mais Woody ayant déjà encensé son bien-aimé Manhattan dans toutes les hauteurs ne parvient plus à en offrir un regard qui ne soit à la limite de l’auto-citation, voire de l’auto-parodie. Et si l’on doit admettre de ne frayer ici — une fois encore — qu’avec des démocrates érudits ayant des névroses de couple et résidant autour d’un Central Park réchauffé par les couleurs l’automne, faut-il en plus supporter des dialogues d’une prévisibilité caricaturale et inégalement

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L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Art urbain / Lieu | Une fois n'est pas coutume c'est d'un lieu, non pas d'une personne, dont nous dressons ce mois-ci le portrait. Septembre oblige, c'est la rentrée, à la fois celle des classes et celle de la culture. Nous sommes donc allés visiter une école stéphanoise plutôt atypique, l'École-Musée Chappe. Nous y avons rencontré le jeune directeur de "la maternelle", Jérémy Rousset, pilote d'un projet aussi original qu'audacieux.

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

L'École-Musée Chappe, l'enfance de l'art

Nous sommes bien ici dans une école publique. Les frères Chappe qui donnent leur nom à l'école n'étaient pas des religieux, mais une fratrie de cinq frangins à l'origine du télégraphe. Dont acte. C'est dans la salle des profs commune, entre le photocopieur et la cafetière, que Jérémy Rousset nous reçoit, tout sourire, à quelques jours de la rentrée. Enseignant depuis 2007, Jérémy a presque toujours travaillé en réseau d'éducation prioritaire (REP), avec une petite parenthèse australienne. Il est arrivé dans cette école en 2013 où il assure la direction de l'école maternelle tout en ayant lui-même la charge d'une classe à mi-temps. « L'école maternelle compte sept classes et l'école élémentaire 17 classes, pour un total d'environ 500 élèves. Nous avons une vraie mixité sociale, à l'image du centre-ville de Saint-Étienne et plus précisément du Crêt de Roch, avec à la fois des familles parfois en grande précarité et d'autres plus middle class, voire favorisées. » Une mixité dont on fait ici une richesse, grâce à un projet novateur qui permet de rassembler tout le monde autour d'une culture commune. L'élément déclencheur fut sans doute la venue à l'école du couple de stree

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Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Techno | Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

Cercle invite Adam Beyer à Lyon

Cercle, vous connaissez ? Les amateurs de musique électronique en sont friands pour la plupart. L'idée, c'est un peu Boiler Room revisité en mieux. On installe la crème des Djs internationaux dans des lieux insolites, d'exception ou patrimoniaux importants. Cela donne par exemple Solomun au Théâtre antique d'Orange, Adriatique au Signal 2018 de l'Alpe d'Huez, Nina Kraviz sur la Tour Eiffel, Rodriguez Jr. sur la falaise d'Étretat, Maceo Plex sur l'Hudson River ou encore Carl Cox au Château de Chambord. Ces événements se déroulent les lundis, soient à huis clos, soient ouverts au public au moyen de billets qui partent comme des petits pains. Bonne nouvelle pour les régionaux, le Cercle revient pour la seconde fois à Lyon en invitant Adam Be

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"Bacurau" : Qui s’y frotte…

ECRANS | Après Aquarius, Kleber Mendonça Filho s’associe à Juliano Dornelles pour livrer une fable picaresque futuriste, entre "Les Chasses du Comte Zaroff" et "Les Aventures d’Astérix" version brésilienne. Corrosif, sanglant et… visionnaire ? Prix du Jury à Cannes 2019.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Nordeste brésilien, dans un futur proche. De retour à Bacurau pour enterrer sa grand-mère, Teresa remarque que le village est de plus en plus enclavé, comme coupé du monde. Les choses vont s’aggraver en présence de bien curieux étrangers. Mais Bacurau n’a pas dit son dernier mot ! Il y a trois ans, Kleber Mendonça Filho nous assénait une claque cuisante qui, à bien des égards prophétisait métaphoriquement les prémices du populisme bolsonarien : on assistait en effet dans Aquarius à la déliquescence d’une société où le bon droit valait tripette face au poids des intérêts privés (et à leur omnipotence acquise par la corruption) ; où la maison Brésil semblait dévorée de l’intérieur, ses fondations menaçant de rompre à tout moment. Comme s’il souhaitait mettre entre parenthèses le temps présent, le cinéaste — en duo ici avec Juliano Dornelles — en propose avec Bacurau une manière d’extrapolation, histoire d’en mesurer les conséquences. Et de se montrer encore plus critique avec le pouvoir en place, sans (trop) avoir l’air d’y toucher. Légitime défonce À la fois chronique et saga, Bacurau

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Atmosphère

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Atmosphère

Avec l'exposition Chaque jour est un arbre qui tombe, l'artiste lyonnais Laurent Da sylva poursuit son travail autour du temps, plus précisément celui de la nature, au rythme de la lumière solaire qui rituellement apparaît et disparaît. L'artiste a progressivement élaboré un protocole de travail conciliant méthode scientifique et expérimentation plastique, où le caractère programmatique des phénomènes spatiaux et atmosphériques n'est au fond que prétexte à une expérience romantico-contemplative du temps. Chaque jour est un arbre qui tombe de Laurent Da sylva, du 20 septembre au 26 octobre à la Serre

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Forez moire

Festival classique | Désormais marqué de l’imprimatur de Florent Mayet, le célèbre festival Baroque en Forez continue de frayer son sillon sur les balcons de la plaine éponyme. (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

Forez moire

Désormais marqué de l’imprimatur de Florent Mayet, le célèbre festival Baroque en Forez continue de frayer son sillon sur les balcons de la plaine éponyme. Jouant la carte décomplexée du talent local et des synergies rhodano-ligériennes, le thème de cette édition est la voix : des Motets de Jean-Sébastien Bach, des Grands Motets de Cassanéa de Mondonville, ou des œuvres de la Renaissance espagnole seront exécutés par le Petit Choeur de Musicologie de Saint-Étienne, la Maîtrise de la Loire ou encore l’Ensemble Les Reflets de Lyon. Festival Baroque en Forez, du 5 au 13 octobre.

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Connaissez-vous l'EPASE ?

Vie urbaine | Les nombreux projets portés par l'EPA de Saint-Étienne (Établissement Public d'Aménagement) font partie du paysage urbain. Commerces et quartiers d'affaires ou ancien, où que l'on passe, ils ont laissé leur trace. Mais alors que l'on observe tous les jours son impact sur notre cité, son existence et son rôle restent souvent bien obscurs. Pour faire la lumière sur l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne, son directeur général, Jack Arthaud, répond à nos questions.

Antoine Desvoivre | Mardi 1 octobre 2019

Connaissez-vous l'EPASE ?

L'EPASE, qu'est-ce-que c'est ? L’Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne a été créé en 2007 d'une volonté conjointe entre l'État et les collectivités. Parmi ces dernières, on retrouve bien sûr la Ville de Saint-Étienne, Saint-Étienne Métropole, le Département de la Loire et la Région. Ils sont tous partenaires de l'EPASE, avec une double vocation, qui est, d'une part, de conforter l'attractivité économique et résidentielle du centre de Saint-Étienne avec ses quartiers anciens, mais aussi de tous les secteurs Nord-Est. L'objectif est de faire en sorte de maintenir Saint-Étienne en tant que métropole d'équilibre par rapport à Lyon, tout en formant un grand ensemble de quasiment deux millions d'habitants. Cela correspond à la vocation essentielle, ce qui fonde le travail de l'établissement sur ce territoire et donc l'intervention très importante de l'État, puisque aujourd’hui ce dernier finance 50 % des projets que nous portons (20 % viennent de la Ville, 10 % de la Métropole, 10 % du Département & 10 % de la Région, NDLR) Pouvez-vous nous en dire davantage sur la structure de l'EPASE ? L'EPASE

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A l’ombre d’un chêne

Lectures sous l'arbre | Cette année pour leur 28e édition, Les Lectures sous l’Arbre invitent la Corée à être lue sous toutes ses coutures. Poésie, spectacles, rencontres, balades, (...)

Cerise Rochet | Mardi 2 juillet 2019

A l’ombre d’un chêne

Cette année pour leur 28e édition, Les Lectures sous l’Arbre invitent la Corée à être lue sous toutes ses coutures. Poésie, spectacles, rencontres, balades, stages, expositions et soirées d’exception seront également au programme de cet événement annuel prisé des amateurs de littératures. Lectures sous l’arbre, du 19 au 14 août en Vivarais-Lignon, entre Haute-Loire et Ardèche

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"Consequences" : Tel épris…

ECRANS | De Darko Štante (Slo.-Aut., avec avert. 1h33) avec Matej Zemljic, Timon Sturbej, Gasper Markun…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

À force de flirter avec la délinquance et de se moquer des rappels à la loi, Andrej a gagné : il est placé dans un centre de détention pour jeunes où très vite, il trouve sa place parmi ceux qui trafiquent et font le coup de poing. Jusqu’à ce que ses pulsions le trahissent… Dès les premières minutes, où on le voit savater une fille parce qu’il n’arrive pas à passer à l’acte avec elle (alors qu’il l’a ostensiblement emmenée dans une chambre), on sait que le nœud du problème ne sera pas tant la question de la délinquance, mais bien le rapport conflictuel qu’Andrej entretient avec ses désirs intimes. Et avec cette homosexualité qu’il n’arrive pas à assumer car elle ne cadre pas avec l’image qu’il doit renvoyer de “dur à cuire“ musclé et tatoué. Une méprise sentimentale avec le chef de la bande, trop lâche pour assumer la même inclination, signera sa “mort sociale“. L’argument, assez classique, ressemble à des trames de films de motards hollywoodiens des années 1950. Mais Darko Štante ne s’en contente pas : non seulement il dirige de stupéfiants jeunes comédiens — qui, s’ils franchissent la frontière slovène, ont de sol

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L'excellence chapeautée

Musée | L'Atelier-Musée du chapeau de Chazelles-sur-Lyon propose une exposition inédite présentant des couvre-chefs d'excellence puisque réalisés par huit modistes tous lauréats du concours des Meilleurs Ouvriers de France.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

L'excellence chapeautée

C'est un cercle fermé de 53 artistes-orfèvres du feutre, du tissu, de la paille, du cuir... 53 modistes à avoir obtenu le précieux titre de Meilleur Ouvrier de France depuis la création de la catégorie en 1928. C'est dire l'excellence de leur savoir-faire. L'Atelier-musée du chapeau l'a bien compris et vient d'inaugurer sa première exposition consacrée à des œuvres proposées au célèbre concours par huit modistes : Chapeaux d'excellence. « Monter une exposition proposant des travaux de lauréats primés lors d'un tel concours, cela correspond aux valeurs de notre musée, explique Yvan Perreton conservateur. Nous avons souhaité volontairement une approche contemporaine avec la présentation de 34 chapeaux depuis 1976 à 2018. » En reprenant l'ambiance d'un atelier de modiste, la muséographie pensée par l'habituelle Marion Lyonnet, amène le visiteur à déambuler autour de tables plutôt simples d'aspect, avec des tréteaux et des plateaux aux couleurs naturelles, sur lesquels sont disposées les créations proposées au concours de MOF. Ainsi, on découvre le travail acharné des huit artistes (sept femmes et un homme). Un florilège de techniques

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