Logar : « Ma musique prend son temps »

MUSIQUES | Avec A year in a Life, Clément Faure a sorti un premier album folk sous le nom de Logar. Un disque fin, qui se laisse déguster avec plaisir. Une des très belles surprises de cette année qui se produira au Pax mais également dans les médiathèques de Montbrison et Saint-Just-Saint-Rambert en novembre. Rencontre avec cet auteur-compositeur-interprète originaire de la Loire.

Nicolas Bros | Mercredi 7 novembre 2018

Quel est votre parcours jusqu'à Logar ?
J'ai commencé en autodidacte. C'est mon père qui m'a d'abord montré comment on fait un mi mineur. Il y a à peu près vingt cinq ans... Ensuite j'ai essayé de repiquer toute la musique que j'entendais passer à la maison, en déchiffrant les notes et les sons. Puis, comme je suis de Montbrison, je suis arrivé au GAMM, une école de musique, dans laquelle j'ai rencontré Geoffroy Barthélémy. Il m'a proposé de l'accompagner pour son projet. J'avais alors seize ou dix-sept ans. J'ai également accompagné pour Pierrick Vivarès avec qui je joue toujours. Enfin, j'ai intégré l'ENM de Villeurbanne et le CRA.P où j'ai pu approfondir mes connaissances des musiques actuelles.

Pourquoi avoir monté ce projet-là ?
J'ai joué pour beaucoup de monde et j'avais des histoires à raconter. J'avais envie d'écrire mes chansons. C'était en 2012. En 2014, il y a eu un premier EP sorti de manière assez confidentielle. Il s'intitule Seasons et constitue la colonne vertébrale de l'album A year in a life sorti en 2018. Avec cette envie de tourner autour de ce thème hyper cyclique des saisons qui rythment nos vies.

C'est un album "concept" avec la présence de douze titres pour les douze mois de l'année...
52 minutes correspondant aux 52 semaines... Sur l'EP, on retrouve Spring, Summer, Fall et Winter, les quatre saisons juste en guitare/voix. Il y a des chansons qui sont venues s'ajouter et le classement s'est fait tout simplement, très logiquement. Je n'ai pas eu à réfléchir longtemps à l'ordre que j'allais donner à cet album. Le concept des saisons est en lien avec le nom du projet, Logar, qui correspond à un village islandais.

Donc ce nom n'a rien à voir avec la province d'Afghanistan, Logâr ?
Non, mais et cela a correspondu à cette province. C'est très drôle car cela me permet de discuter avec de nombreux Afghans (rires). Mais le lien avec ce village d'Islande correspond au premier grand voyage que j'ai eu la chance d'effectuer. J'ai été confronté à un rapport entièrement différent aux saisons. Tu te retrouves au grand jour à deux heures du matin, tu marches sur un glacier en plein mois de juillet... Tous les éléments s'entrechoquent là-bas, comme si les saisons n'avaient pas tout à fait trouvé leur ordre. J'emmène ainsi plein de souvenirs et des paysages sur scène avec moi. Pour écrire les chansons je pense à des sons et des images de voyage qui m'aident beaucoup. Les voyages m'ont inspiré . L'album est arrivé après deux ans et demi d'enregistrement.

Anthony Gatta est le seul musicien qui t'accompagne sur scène. À quel moment est-il arrivé dans le projet ?
Il est arrivé très tôt dans le projet. C'est une des premières personnes à qui j'ai fait écouter mes maquettes. Il m'a aidé à structurer mes chansons, à me poser les bonnes questions pour la scène. Du coup, lorsque l'on a commencé à répéter, cela fonctionnait très bien ensemble et du coup, on a tout enregistré ensemble, dans le studio, non pas séparément comme beaucoup de musiciens ont tendance à faire. Cela a créé quelque chose de très intense, de plus vivant à mon goût, plutôt qu'un enregistrement partie par partie. Sur l'album, il y a la présence de deux musiciens supplémentaires, Eddy Vachaud et David Marduel. Leur présence donne un côté plus folk-rock.

Si on devait définir la musique de Logar, que pourrait-on dire ?
Je crois que ma musique prend son temps, elle n'a pas peur d'aller doucement. On m'a dit que cette musique avait quelque chose de très cinématographique. Ce disque est un bon compagnon de voyage qui permet de se poser, de rêver et de se souvenir.

Y-a-t-il eu d'autres voyages qui vous ont marqués ?
Il y a eu La Réunion et la rencontre avec le maloya qui m'a beaucoup interpelé. Je suis également allé à Tahiti, La Martinique... Je suis en train de me découvrir un syndrome des îles. Il y a quelque chose qui m'attire sur les îles, avec cette impression d'être loin de tout et des gens qui prennent le temps de regarder ce qui se passe autour d'eux. J'aime rencontrer ces habitants.

Vous allez présenter des concerts au Pax mais également dans deux médiathèques à Montbrison et Saint-Just-Saint-Rambert. Ce seront des concerts identiques ?
La musique est la même mais toujours en respectant le lieu dans lequel on se produit. En tant que spectateur, je crains le fait de présenter la même chose dans des salles différentes. Quand je vais dans une petite salle, je n'ai pas envie que l'on me parle comme si nous étions dans un stade. Ce sera donc certes la même musique, mais avec des intentions autres. En solo ou en duo, le son n'est pas le même. Je prends sûrement davantage mon temps lorsque je suis seul sur scène. Je peux inclure aussi d'autres chansons. Je parle d'endroits que le public peut connaître car j'ai grandi dans la Loire. Donc je m'adresse ici à des personnes avec des lieux qui nous sont communs. On ne s'adresse pas de la même manière à des gens issus de sa propre région.

Logar
mercredi 14 novembre à 15h à la médiathèque de Saint-Just-Saint-Rambert
dimanche 25 novembre à 17h au Pax
samedi 01 décembre 2018 de 15h à la médiathèque de Montbrison


Logar

Folk
Le Pax 27 rue Elisée Reclus Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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