Lonepsi : « L'élocution est importante pour moi »

Rap | Lonepsi fait partie de la nouvelle génération de rappeurs de langue française au talent immense. Ciselés, ses textes sont imprégnés d'introspection, de références littéraires et de poésie. Avant de délivrer un premier concert en terres stéphanoises, au Fil ce vendredi 16 novembre, il nous livre quelques clés de lecture de son travail et de sa personnalité.

Nicolas Bros | Mercredi 14 novembre 2018

Tu as été découvert grâce à Internet. Qu'est-ce-que cela évoque pour toi ? Sans ce média, penses-tu que tu aurais pu arriver au point où tu en es aujourd'hui ?
Lonepsi :
Je suis sûr et certain que non. Sans Internet, j'aurais peut-être fait exactement la même musique mais je serais resté dans ma chambre. De plus, j'ai tellement peu d'audace que je n'aurais pas toqué aux portes des maisons de disques ou encore moins fait de l'affichage dans la rue... Ma musique serait restée pour mes proches mes amis ou mes voisins.

On te met souvent dans la catégorie "rap" mais il t'arrive par exemple de faire des chansons en piano/voix. Tu es à la croisée des styles. Est-ce que cela te gêne d'être catégorisé en rap ?
Comme mon univers musical est né par le rap, ça ne me dérange absolument pas. La case rap est en train de s'élargir énormément et de piocher dans les codes de la variété, du r'n'b pour en faire quelque chose de tout nouveau. Du coup, cela me dérange encore moins. Si l'on observe mes concerts et mes réseaux sociaux, on peut s'apercevoir que je suis capable d'interpréter un texte seulement avec un piano ou une guitare. Et dire que cela n'est pas de la variété française serait mentir quelque part... Alors, oui, j'emprunte à tous les styles musicaux qui m'inspirent afin de proposer un univers qui j'espère me correspond le plus.

Lors d'une interview avec Mrik donnée dans un parc parisien, ce dernier avait expliqué que tu étais un rappeur avec une élocution très audible ce qui n'est pas le cas de tous les rappeurs. Est-ce une volonté de ta part d'être compris très facilement ?
Même moi, j'y ai réfléchi à cette question après cette interview. L'élocution est importante pour moi. Si on s'arrête non seulement à ma musique mais également à ma manière de parler au quotidien, c'est vrai que j'ai tendance à toujours bien articuler mes phrases, mes mots et à faire résonner chaque consonne et voyelle afin que celle ou celui qui est en face de moi me comprenne bien. Je ne sais pas vraiment d'où me vient ce besoin de me faire comprendre. Peut-être que c'est parce que mes deux parents ont un accent très fort. Quand j'étais plus petit, pour comprendre ce qu'ils me disaient, surtout mon père, je devais retourner la phrase trois fois dans ma tête. Non pas qu'ils s'exprimaient mal mais que chaque mot que mon père employait était dit avec un accent terrible. Peut-être que je voulais ne pas faire subir ça à ceux qui m'écoutent.

D'où sont originaires tes parents ?
Ils sont originaires tous les deux d'Argentine. J'ai toujours un lien très fort avec ce pays. En France, je n'ai que mes parents et mon frère. Le reste de ma famille vit là-bas et j'y suis allé de nombreuses fois.

Grâce à Internet, est-ce que ta musique a résonné jusqu'en Argentine ?
Non, pas encore. Mis à part mes proches et la centaine de vues qui proviennent d'Argentine, il n'y a pas eu de résonance particulière. Mais j'adorerais que cela arrive et pouvoir faire des concerts là-bas.

Ton pseudo Lonepsi provient de la lettre grecque Epsilon. Pourquoi avoir fait ce choix ?
C'est un choix assez naturel, sans réelle réflexion. Avec deux amis, nous avions trouvé que ce qui nous correspondait le mieux était un triangle équilatéral. Nous avions choisi comme nom de groupe Delta. Puis lorsque nous avions voulu affirmer notre identité propre au sein du groupe, nous avons encore piocher dans l'alphabet grec et j'ai choisi Epsilon. J'ai découvert par la suite quelques significations que l'on peut rapprocher à mon univers, mais j'aimais bien le chiffre cinq et Epsilon est la cinquième lettre de l'alphabet. En la renversant, je voulais rendre ce pseudo plus authentique.

La mythologie grecque t'a fortement influencé également ?
Oui, tout à fait. Pas forcément dans mon projet mais chaque symbole de la myhtologie grecque, la lecture d'Homère... m'ont renversé. En mai dernier, j'ai sorti le projet Kaïros, faisant référence au dieu grec du temps qualitatif, pas la succession d'intervalles réguliers mais davantage aux moments à saisir. Quand je suis en panne d'inspiration, je me plonge dans la mythologie grecque.

Tu as également un lien fort avec la littérature, avec Baudelaire notamment dans l'intro de ton album. Qu'est-ce que tu apprécies dans cet art ?
J'ai mes périodes. En ce moment, les poèmes de Baudelaire, Eluard, Aragon, Appolinaire... m'accompagnent. Bien qu'ils soient vieux, ils restent intemporels et me parlent énormément. Ils sont très actuels sur la forme et leur rythmes mais également sur le fond avec des thèmes universels et intemporels. Mais je suis entré dans la littérature par un roman qui s'appelle Siddhartha écrit par Herman Hesse et qui n'avait rien à voir avec les poèmes mais dont l'histoire du protagoniste m'a beaucoup parlé à l'époque. Je me suis rendu compte que les livres n'étaient pas seulement des devoirs scolaires mais pouvaient nous apporter d'autres points de vues et même une manière de nous éduquer.

Les thématiques que l'on retrouve dans ton album Sans dire adieu correspondent à l'absence et au manque. Pourquoi une telle orientation ?
Flaubert dit que l'on ne choisit pas ses sujets, on les subit. Il n'y a aucune volonté a priori lorsque j'écris, de parler de telle ou de telle chose. Je suis devant ma feuille et le sujet me vient puis je le développe au maximum. Cela dit, je me suis rendu compte, au bout du troisième titre, que je parlais sans cesse de choses et de personnes que j'avais perdus. Au départ, je pensais appeler ce projet seulement Adieu. En avançant dans le processus d'écriture, j'ai du me mettre au plus près de ces amis, amours et choses que j'ai perdus. Et ces derniers ne m'ont en fait jamais quittés réellement. J'ai donc modifié le titre pour changer le sens.


Lonepsi + an'Om


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Les Clermontois de Mustang ont commis Memento Mori, un quatrième album qui s’est fait attendre – sept ans tout de même – et un album tout en subversion et provocation. Mais surtout une originalité forte, marque de fabrique de cette formation malheureusement bien trop méconnue. Avec ce disque, le trio met le riff là où ça fait mal en pointant avec humour les travers de notre société, mais toujours avec un sens de la rythmique et une harmonie entêtante. Bref, encore un disque qui fait mouche et qui fera mouche sur scène, à n’en pas douter. Mustang, le 3 décembre 2021 au Fil (Saint-Etienne) et le 11 février 2022 au Château du Rozier de Feurs (dans le cadre du festival Poly’Sons)

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Cette soirée devait se dérouler lors du festival Paroles & Musiques pour marquer les 30 ans de l'événement. Elle n'a pu se tenir. Mais début octobre, la Nuit des Stéphanois aura bien lieu (si le virus ne fait pas trop des siennes). Concert unique mettant en lumière de jeunes talents locaux (les rappeurs Radikale Junkypop et An’Om x Vayn ainsi que la pop électro de Felower) et voir la reformation de quatre groupes ayant marqué l’histoire musicale récente de notre ville : Redbong, Arpad Flynn, Doorsfall et B R OAD WAY. Une soirée à ne pas manquer. La Nuit des Stéphanois, samedi 2 octobre dès 19h au Fil (Saint-Etienne)

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Ludivine Ducrot : « Faire du Fil un véritable lieu de vie et pas seulement un lieu de diffusion »

Grand entretien | Elle a pris ses nouvelles fonctions le 1er septembre. Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne, après le départ de Thierry Pilat pour Lyon et la Halle Tony Garnier. Née en Haute-Savoie, cette acharnée de travail connaît déjà bien le Fil et ses équipes. Elle aura la difficile tâche de faire revenir le public dans la salle stéphanoise tout en essayant d'attirer encore plus de curieux.

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Quel est votre parcours professionnel ? Je suis originaire du village d’Habère-Poche en Haute-Savoie et j’ai 41 ans. J’ai fait mes études supérieures en sociologie à Chambéry et info-com Lyon. Pendant mes études à Lyon, j’ai fait un stage de 6 mois à la Nacre, l’agence régionale du spectacle vivant puis au Toboggan à Décines-Charpieu dans le Rhône. J’ai ensuite enchaîné les expériences dans des structures de production dans la coordination puis j’ai travaillé au Centre de musique traditionnelle à Saint-Fons, à la Biennale du Fort de Bron, etc. En 2010, je suis revenue à la Nacre en tant que conseillère juridique pendant huit ans. Enfin, en 2018, j’ai pris la direction de Grand Bureau, le réseau régional des musiques actuelles. Le défi était relevé car il fallait structurer ce dernier. Puis avec l’arrivée du Covid, il a fallu être proche des différents acteurs du secteur et des pouvoirs publics. Parallèlement, depuis que j’ai 14 ans, j’interviens pour le festival Rock’n’Poche dans mon village. Bénévole jusqu’en 2005, j’ai travaillé ensuite à mi-temps pour cet événement, à la coordination puis la direction. Avec votre arrivée au Fil, al

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Contre vents et marrées, le festival Jazz au Sommet remet le couvert pour la quinzième année. Un rendez-vous qui se caractérise par la variété des lieux de concert, comme par ses randos-jazz bucoliques et familiales sur les hauteurs du Pilat (le 12 septembre en journée, le 18 en nocturne). L’équipe du festival reste fidèle à ses principes fondateurs : proposer une programmation éclectique et actuelle, faisant la part belle aux talents rhônalpins comme aux influences les plus lointaines, tout en défendant un caractère festif et convivial qui perpétue l’originelle dimension populaire du jazz. Parmi nos coups de cœur, Sékou Trio, à découvrir le jeudi 16 septembre à Marlhes. Originaire de Guinée-Conakry et maître de la kora, Sékou Kouyaté s’exprime depuis son plus jeune âge à travers cet instrument traditionnel mandingue qu’il a électrifié, lui arrachant riffs rapides et distorsions inspirées. Transfuges du groupe Supergombo, le bassiste Etienne Kermarc et le batteur Wendlavim Zabsonré forment avec Sékou Kouyaté un trio spontané, aussi vibrant que récréatif. A noter également la venue de la saxophoniste Sophie Alour, le 17 septembre à La Ricamarie, qui jouera tout s

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De haut en bas, que la colline est belle

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Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Juin sur le fil

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Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour autant conter. Plusieurs projets viennent marquer le retour aux affaires. D’abord, un livestream du duo basse/batterie noise-rock stéphanois Milkilo qui vient de sortir son nouvel album Abandon. Ensuite deux afterworks, un concert des Ladaniva pour les 7 Collines, la finale du concours d’éloquence Baratin mais aussi la venue en version rock du chroniqueur engagé de France Inter Guillaume Meurice. Ce dernier se présentera le 18 juin avec son groupe The Disruptives. Une date mêlant humour, politique et musique. Plus d’infos sur le-fil.com

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Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé temporairement par un triumvirat composé de Simon Javelle, David Rivaton et Clément Terrade. Cet intérim va bientôt prendre fin avec l'arrivée fin juillet de Ludivine Ducrot à la tête de la structure stéphanoise. Depuis mars 2007, elle est directrice du festival Rock'n Poche (qui se déroule en Haute-Savoie, à Habère-Poche) et depuis septembre 2018 elle officiait à Lyon en dirigeant le réseau des musiques actuelles d'Auvergne-Rhône-Alpes : Grand Bureau. Son profil a séduit le jury parmi une vingtaine de candidatures reçues pour le poste de direction de la salle de musiques stéphanoise.

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L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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ZED Yun Pavarotti est stéphanois et toujours fier de l'être. A l'instar de Dub inc qui sort régulièrement des vidéos tournées sur leurs terres ligériennes, le rappeur vient de sortir lui aussi un clip tourné à Sainté, celui de son titre Merveille. On y découvre Bergson ou encore le stade Geoffroy-Guichard.

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Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

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Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

ACTUS | Alors que tous les regards se tournent aujourd’hui vers une réouverture des salles, les intermittents du spectacle et de l’emploi, rejoints par les élèves de la Comédie de Saint-Etienne, réclament d’abord des mesures de soutien pour sécuriser leurs droits et leurs revenus.

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Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine, qu’ils occupent le Fil de Saint-Etienne. Une manière pour eux de rejoindre le mouvement de revendications lancé par les intermittents du spectacle au théâtre de l’Odéon parisien, et de tenter de se faire entendre du gouvernement. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire en n’y jetant qu’un œil, les membres du CIP42 (collectif des intermittents.tes et précaires de la Loire) réclament moins la réouverture des salles que des mesures de soutien face à leur précarité, présente ou à venir : « On demande la prolongation de l’année blanche, ainsi que son extension aux intermittents de l’emploi : tous ceux qui travaillent dans le secteur de l’événementiel, de la restauration… En bref, tous ceux qui sont empêchés de travailler à cause des fermetures administratives. Parce que rouvrir sans sécuriser nos emplois et nos revenus reviendrait à exclure de nombreux intermittents, puisque la vie ne reprendra que progressivement, et, de fait, les contrats aussi. Par ailleurs, nous considérons que nous ne sommes pas épidémiologistes. Ce n’est pas à nous, de dire si oui ou non, les salles sont des lieux potentiels de clusters. Ce que nous vo

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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Djemin se met sur le toit du Corbu'

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Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

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Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée de Claustinto sur le sommet du Fil, la pop-folk inclassable d'Ulysse Von Ecstasy sur un balcon dominant la ville, c'est au tour du jeune rappeur stéphanois Djemin de se frotter à l'exercice. Ce coup-ci, on sort de Saint-Étienne intra-muros pour se diriger sur le toit d'un immeuble icônique de la région : l’unité d’habitation Le Corbusier à Firminy.

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Rapetassage

Belles feuilles | Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages (...)

Niko Rodamel | Lundi 14 décembre 2020

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Prolongeant son exposition éponyme, le photographe Claude Benoît à la Guillaume présente le livre Rapetassage. L’ouvrage de 80 pages regroupe une cinquantaine d’images qui, dans un superbe un noir et blanc, mettent en raisonnance de vieux textiles usés par le temps et les imperfections épidermiques de quelques modèles qui se sont prêtés au jeu d’un singulier mannequinat. Sortie officielle du livre, séance de dédicaces et finissage de l’exposition dimanche 20 décembre, de 10h à 18h à l’atelier-musée La Maison du Passementier, 20 rue Victor Hugo à Saint-Jean-Bonnefonds.​ Claude Benoît à la Guillaume, Rapetassage, chez Nouveautés Éditeurs

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Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Festival | Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet 2020. Pour autant, l'équipe organisatrice ne s'est pas laissée abattre et a décidé de programmer des spectacles cet automne. L'occasion de découvrir plusieurs pièces de cirque entre le 7 novembre et le 10 décembre. On retrouvera la Cie Allégorie avec le spectacle cOLLiSion du côté de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond le 7 novembre, une Nuit du Cirque le 14 novembre à la Maison de l'Université avec les compagnies Puéril Puéril et Kiaï (une soirée en collaboration avec l'école de cirque Les Kipouni's), les Anglais Nikki & JD présenteront Knot le 18 novembre à la salle Jeanne d'Arc puis Sencirk, compagnie sénégalaise, proposera Man Fan Laa le 10 décembre au Fil. [Mise à jour du 20/10/2020] L'ogranisation a mis à jour les horaires de ces spectacles : Le spectacle Collision du samedi 7 novembre à Saint-Chamond à 18 h est maintenu à l'heure prév

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Coup de blues

Blues | En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Coup de blues

En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de l’Académie Charles-Cros), enchaînant les concerts en solo dans tout l’Hexagone. Il lui faudra attendre 2017, enfonçant le clou avec un nouvel opus, pour enfin attirer l’attention de sa Suède natale, avant d’enchaîner deux ans plus tard avec une troisième galette, They Found My Body In A Bag, cette fois-ci en trio. Dans les pas des pionniers du genre, l’artiste joue un blues mélancolique et rageur à la fois, parfois teinté de rock. Mais Bror Gunnar Jansson c’est aussi un physique : avec ses faux airs de Chet Baker (époque jeune et clean), l’homme aurait presque une trop belle gueule pour un bluesman ! Pour autant, l’univers musical de Jansson fait mouche. Le grain de la voix, le son nasillant de la guitare et le son brut de la batterie, tout ici est savamment travaillé pour être cra-cra-comme-il-faut… En première partie de soirée, J.Aubertin, le plus américanophile et sans doute le plus gracile des songwriters auvergnats, livrera les titres si délicats de son deuxième EP, Whispers In The Wind. Bref, voilà de

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Danse avec les loops

Kids | Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 septembre 2020

Danse avec les loops

Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de modélisation et le développement du home-studio ont largement bouleversé les modes de création ou d’enregistrement. En écoutant Lomepal, Jain, Drake, Kungs ou encore Zed Yun Pavarotti, les ados du troisième millénaire baignent dans ce jus digital sans même y penser, consommant et partageant des fichiers tous azimuts sur le world wild web. Spécialement pensée pour eux l’équipe du fil lance le programme Looping, une première formation de septembre à juin pour un groupe d’élèves de onze à quinze ans. Sous la houlette de spécialistes et du coordinateur pédagogique Maxime Lavieville, les jeunes participants se familiariseront notamment avec le séquenceur Ableton Live et ses périphériques pour aborder les techniques de composition, de synthèse sonore, de sampling, de beatmaking, de prise de son et de mixage. En marge de sa programmation de concert et de l’accompagnement de groupes pros, la SMAC stéphanoise intensifie sa mission d’éducation artistique et culturelle, se positionnant ainsi en école des musiques d’aujourd’hui.

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Moteur !

Événement | A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Moteur !

A la toute fin du siècle passé (oui, le vingtième !), un collectif de jeunes cinéastes montréalais lançait le Kino : « mouvement cinématographique international consistant à réaliser des films sans budget dans un esprit d’entraide, non-compétitif, de liberté et de bienveillance. » Dans le sillon de son grand frère, la seconde édition stéphanoise du Kino 3000 se tiendra du 5 au 12 septembre dans les locaux d'Ursa Minor, au cœur du site Mosser. Après une fastidieuse préparation menée en amont, Julia Angelou et Mat Santa Cruz pourront compter sur l’équipe bénévole de ce lieu associatif, alernatif et protéiforme qui accueille la manifestation. Acteurs, réalisateurs, scénaristes, techniciens et monteurs, la quarantaine de participants est majoritairement composée de Stéphanois, que rejoignent toutefois quelques Altiligériens, Lyonnais et Parisiens. Chacun apporte son matériel, pour son utilisation personnelle ou pour une mise en commun dans un esprit système D de partage autogéré. Après l’annonce du thème imposé qu’auront préalablement choisi la réalisatrice Raphaëlle Bruyas et Sylvain Pichon (cinémas Le Méliès), les équipes se constitueront spontanément pour planch

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Usure

Galerie | L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Usure

L’exposition du photographe Claude Benoît à la Guillaume à Saint-Jean-Bonnefonds avait été écourtée au printemps dernier par l’irruption du confinement. Qu’à cela ne tienne, L’Atelier-Musée La Maison du Passementier reprend et prolonge cette proposition pour le moins original jusqu’à la mi-décembre. Pour son premier accrochage dans le bassin stéphanois, l’artiste propose un ping-pong esthétique entre les corps naturels de ses modèles et un stock de textiles (vêtements, draps, nappes, torchons, voiles…) découvert dans une vieille bâtisse des monts du Forez. Sans maquillage ni Photoshop, la peau apparaît ici comme un matériau redessiné par le temps dont les marques, plis, vergetures, et cicatrices répondent habilement aux tissus réparés, recousus, reprisés… rapetassés ! Rapetassage de Claude Benoît à la Guillaume, du 15 septembre au 20 décembre, Atelier-Musée La Maison du Passementier à Saint-Jean-Bonnefonds

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Portrait | Après avoir parcouru et photographié un nombre presque incalculable de pays, le photographe Hervé Nègre pose ses valises à Saint-Étienne. Fraîchement installée aux pieds du Crêt de Roch, la Galerie A témoigne du riche parcours artistique mais aussi humain d’un homme passionnément curieux. Texte et photo Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mercredi 8 juillet 2020

Hervé Nègre, photographe aux semelles de vent

Depuis sa naissance à Lyon en 1948, on peut dire qu’Hervé Nègre a continuellement suivi l’appel du large, glissant de parallèles en méridiens avec son appareil photo à portée de mains et les yeux grands ouverts sur le monde. Dès l’enfance, les déménagements seront nombreux, la famille vivant au rythme de la carrière militaire du paternel. « J’ai déménagé 34 fois déjà, en France comme à l’étranger, depuis tout petit j’ai vu défiler pas mal de paysages. » Étonnement, personne dans la famille ne pratiquait sérieusement la photographie. « Je me souviens pourtant de quelques images en noir et blanc que mon père avait faites en Indochine. Sur l’une d’entre elles on voyait un pêcheur et son reflet à la surface d’un lac, avec un monument en arrière-plan. Cette image a sans doute allumé quelque chose en moi. » Avec le temps le garçon verra donc grandir cette attirance pour la photo, un élan intérieur qui l’encouragera au détour de l’adolescence à enchaîner quelques petits boulots. « Mon premier salaire est passé dans un Solex neuf et un appareil photo d’occasion ! C’était un Foca Universel, copie française de Leica. J’ai fait mes premières photographies au lycée, le

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"Yakari, le film" : Indien vaut mieux que deux tu l’auras

ECRANS | De Xavier Giacometti & Toby Genkel (Fr.-All.-Bel, 1h22)

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Parce qu’il a sauvé le mustang sauvage Petit-Tonnerre au péril de sa vie, le petit Sioux Yakari se voit récompensé par son animal-totem, Grand-Aigle : désormais, il aura la faculté de comprendre la langue des animaux. Un don bien utile, car pour l’heure, il est perdu et loin de chez lui… Une thématique inconsciente galopait-elle cette année au festival du film d’animation d’Annecy ? L’Ouest — le vrai —, consacré à travers le magnifique Calamity (à l’automne sur les écrans), sert également de toile de fond à cette nouvelle adaptation de la BD de Derib + Job précédemment transposée par deux fois en série télévisée : en 1982 (de manière aussi calamiteuse que Les Schtroumpfs à la même époque) puis en 2005 sous l’heureuse supervision de Xavier Giacometti. Ce même réalisateur est encore à la manœuvre pour raconter, en investissant aux mieux le grand écran et en usant d’une animation fluide, la “formation“ de Yakari. Il co-signe donc ici une manière de reboot replaçant chacun des protagonistes dans sa fonction ou son histoire — y compris certains, comme Arc-en-ci

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Le monde fantasmé de Salgado

Expo photo | 250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du (...)

Sarah Fouassier | Mercredi 8 juillet 2020

Le monde fantasmé de Salgado

250 images du photographe Sebastião Salgado s’invitent à La Sucrière pour un voyage intercontinental époustouflant où le fantasme prend le pas sur la réalité du monde. Genesis déploie un mythe, non pas celui du récit de la création du monde, mais celui d’une planète vierge, que la main de l’humain n’a pas encore altéré. Pour ce faire, le photographe est allé à la rencontre de populations aux cultures ancestrales, en Sibérie, en Amazonie, en Papouasie. Genesis de Sebastião Salgado, jusqu'au dimanche 26 juillet à La Sucrière (Lyon)

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Au fil de l'été

MUSIQUES | La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Au fil de l'été

La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme de « kermesse déjantée » ou de « bal des pompiers revisité ». Au programme blindtest de chansons françaises old school, bingo géant et Dj Pierre Mellot aux platines. Ca promet. Parallèlement, la salle annonce aussi la "tournée des toits". Une idée de mise en avant de la scène locale avec des captations de live dans des lieux insolites. « Nous avons volontairement défini des périodes et non des dates précises afin de pouvoir nous adapter aux aléas de la météo, précise Marilou Andrieu, responsable de la communication du Fil. Les captations démarreront cet été pour se poursuivre à la rentrée. La thématique entre les premières dates sera "les toits" aux 3 moments clés du parcours du soleil sur la journée, de façon induite pour éviter les rassemblements de masse et sémiologiquement pour signifier une bouffée d'air et de lumière. » Le premier à s'y être collé est Claustinto. Affaire à suivre donc. Enfin, le Fil lance également en septembre son projet looping, école des musiques d'aujourd'hui au s

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Des agités du local

S'occuper pendant le confinement / Initiatives locales | Pendant le confinement, plusieurs idées émergent afin de s’occuper, de découvrir ou de partager de bons moments. Voici une sélection de 10 initiatives.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Des agités du local

From Sainté to partout Si les concerts d’artistes diffusés sur Internet sont désormais nombreux sur la toile pendant cette période de confinement, voici une initiative unique, made in Sainté ! Six artistes ou collectifs stéphanois vont se relayer pour un concert en live depuis chez eux ce vendredi 3 avril de 17h à 22h. Les Bugnes, Basic, Kaffe Creme, Yaba, Peter Bakh, Dromabear vous accompagneront pour votre apéro du vendredi : chacun chez soi mai définitivement tous ensemble ! Concerts retransmis en livestream via les différentes pages Facebook des artistes, du Fil, de Saint-Étienne City Crunch et du Petit Bulletin Saint-Étienne bien entendu. NB Le challenge #KinoConfiné ! Vous connaissez peut-être déjà le concept des Kino. Non ? Ce mouvement, né au Québec à la fin des années 90, est un laboratoire de création de courts métrages sur une durée déterminée, avec pas ou peu de budget, souve

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Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Rap | Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à (...)

Nicolas Bros | Lundi 23 mars 2020

Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à une situation plus calme, le dernier concert de la saison des 20 ans des Mardi(s) du Grand Marais sera assuré par le rappeur parisien. Cette tête d'affiche avait été tenue secrète jusqu'à aujourd'hui par l'organisation. Une belle surprise pour clôturer une saison haute en couleur. Retrouvez notre entretien avec Ox' juste ici. Oxmo Puccino + DJ Alek6 , mardi 26 mai aux Mardi(s) du Grand Marais

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Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

Radioactive | On ne peut s’empêcher de voir des similitudes entre la figure de Marie Curie et celle de Marjane Satrapi. La cinéaste bouscule l’image d’Épinal en signant un portrait non pas de la seule scientifique, mais également du rayonnement de ses découvertes. Entretien exclusif.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Marjane Satrapi : « L’art est une recherche de la vérité à travers le prisme de la beauté »

À l’instar de Flaubert parlant de Madame Bovary, pouvez vous dire que cette Madame Curie, c’est un peu vous ? Marjane Satrapi : C’est un génie auquel je ne peux me comparer, mais que je comprends très bien. On est arrivées à Paris au même âge pour pouvoir réaliser ce que l’on ne pouvait pas faire chez nous, je comprends donc sa difficulté d’être une immigrée parlant français avant de venir en France. Comme elle, aussi je ne cherche pas à plaire à tout le monde — je m’en fous, en fait. J’apprécie tout particulièrement ça chez elle, et le fait qu’elle ne soit pas quelqu’un de parfait. Je n’ai pas voulu en faire une héroïne, c’est-à-dire l’image parfaite de la femme merveilleuse, parce qu’elle n’était pas toujours commode. C’était un être humain avec ses imperfections ! Au-delà de l’album de Lauren Redniss, comment avez-vous déterminé ses contours ? Il y avait évidemment les biographies, les historiens, mais chacun donne son interprétation de l’histoire. Pour moi, on a la perception la plus corre

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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Magma, une légende encore bien vivante

Objet Musical Non Identifié | Groupe mythique, légendaire et surtout inclassable, Magma a sorti un nouvel album en 2019, intitulé "Zëss – Le Jour du Néant". L’occasion également d’une tournée pour marquer les 50 ans du groupe. Nous avons échangé avec Christian Vander, son batteur et charismatique leader, à propos de cet album, de Chet Baker mais également de la création contemporaine. Regard aiguisé et histoire passionnée.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Magma, une légende encore bien vivante

Quels albums allez-vous jouer lors de votre venue à Saint-Étienne ? Christian Vander : A priori, nous allons jouer Ëmëhntëhtt-Rê en intégralité et une sorte de réduction de la trilogie Theusz Hamtaahk, Ẁurdah Ïtah et Mekanïk Destruktïw Kommandöh, ce qui représente une cinquantaine de minutes. Et puis, sans doute Troller Tanz. Vous avez sorti l’album Zëss – Le Jour du Néant en 2019. Disque que vous avez enregistré avec l’orchestre philharmonique de Prague. Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec cet ensemble ? Nous cherchions d'abord un orchestre accessible en termes de tarifs. Nous nous sommes aussi dits que les musiciens de ces régions-là sont plus familiarisés avec nos rythmes que les orchestres de France. Les musiciens ont enregistré en une journée et avaient en effet l’habitude de travailler sur du Messiaen, du Debussy ou autres… Par contre, ils sont arrivés dans la partition directement, sans travail préalable. C’est n’est pas pareil qu’une œuvre qui se joue au fil des années. Ici, ils n’avaient pas du tout étudié la

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"Radioactive" : Brillante fusion

ECRANS | Evocation indirecte des lois de l’attraction et du magnétisme, "Radioactive" dépeint simultanément les atomes crochus entre Pierre et Marie Curie ainsi que les propriétés de ceux qu’ils mirent en évidence. De la science, des frictions et le regard de Marjane Satrapi.

Vincent Raymond | Mercredi 4 mars 2020

Paris, aube du XXe siècle. Jeunes scientifiques assoiffés de savoir, Marie Skłodowska et Pierre Curie s’allient au labo comme à la ville pour percer le mystère de la radioactivité. De cette union naîtront, outre deux enfants, d’inestimables découvertes, des Prix Nobel, ainsi qu’une certaine jalousie teintée de haine xénophobe et machiste, Marie étant polonaise… Aux premières images de Radioactive montrant Madame Curie au soir de sa vie s’effondrant et se remémorer son existence par flash-back façon Les Choses de la vie, on s’inquiète un peu. Marjane Satrapi aurait-elle succombé à cette facilité du biopic hagiographique, ces chromos animés surglorifiant des célébrités ? Heureusement, non : la Madame Curie dont elle tire ici le portrait en s’inspirant du roman graphique de Lauren Redniss va se révéler bien différente des images déjà connues : moins fofolle que celle vue par Jean-Noël Fenwick (Les Palmes de M. Schutz), plus nuancée que la Femme honorable de François Giroud ; bref, complexe et vivante, loin de la statufication. Têtue e

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Supplément d'Âme

Festival électro | Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Supplément d'Âme

Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les Popof, Djedjetronic et Trikk, la tête d'afiche cette année est assurément Âme. L'impact de ce duo sur la musique électronique s'est fait progressivement, notamment à travers leur travail pour la mise en lumière d'autres artistes avec leur label Innervisions. Mais le duo allemand possède aussi une implacable puissance de live, proposant des sets où la techno s'enveloppe de mélodies addictives. On ne s'appelle pas Âme pour rien. Âme + Djedjetronic + Popof + Trikk +..., vendredi 13 et samedi 14 mars dans divers lieux à Saint-Étienne pour le Mi-Nuit Festival

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Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Talents locaux | Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée Verte. Cet événement a pour but de mettre en avant plusieurs artistes de la "nouvelle scène musicale" stéphanoise à travers deux concerts. Le premier se déroule le mercredi 1er avril à La Maroquinerie à Paris. Un concert destiné aux professionnels et médias parisiens, afin qu'ils puissent découvrir la puissance créative stéphanoise. Le match retour est prévu au Fil, le 17 avril, pour une soirée ouverte à tous et gratuite. La programmation du concert de La Maroquinerie regroupe Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, Terrenoire,

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Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Sonic, le film | Revendiquant son appartenance à la Génération 1990 comme sa culture gaming, Malik Bentalah ne s’est pas fait prier pour prêter sa voix au hérisson bleu de Sega. Un rôle qui lui a permis de dévoiler un registre plus sensible, que l’humoriste aimerait davantage explorer…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Quel joueur de console étiez-vous ? MB. : C’est bien simple : à l’époque, il y avait la team Super Mario et la team SuperSonic, avec la MegaDrive, j’ai passé des après-midis entières à jouer… quand il n’y avait pas école, bien évidemment. Je joue moins, mais je suis toujours influencé par la culture gaming : j’ai grandi avec le Club Dorothée et les manga. Chez moi, il y a une pièce remplie de figurines, avec de petits tableaux DragonBall Z, Sonic… Quand j’y entre, j’ai l’impression de revenir en enfance, c’est mon bureau de travail, c’est un côté Pixar. Donc quand on m'a appelé pour faire la voix, j'ai dit oui tout de suite, alors que d’habitude je me fais désirer. Comment avez-vous vécu la polémique portant sur la première physionomie du personnage de Sonic ? Attention, je commence à être rodé au niveau des polémiques : Taxi 5, CopyComic… Là, je me suis dit que c’était bon signe, dans le sens où il y a eu un

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"Sonic le film" : Hérisson carré contre Carrey hérissant

ECRANS | De Jeff Fowler (É.-U., 1h40) avec James Marsden, Jim Carrey, Tika Sumpter…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Exilé sur la planète Terre, le hérisson bleu Sonic vit heureux caché dans une petit ville, jusqu’au jour où il déclenche accidentellement une gigantesque décharge énergétique. Le gouvernement dépêche un savant fou, le Dr Robotnik, pour tirer les choses au clair… La nostalgie n’ayant pas d’âge, chacun·e éprouve une douce mélancolie à la remembrance des décors de sa jeunes. Quand les septuagénaires susurrent Âmes fifties, les quinqua beuglent L’Île aux enfants et les trentenaires s’emparent de leur console pour se taper des parties de Sonic. Point commun à tous ces comportements innocents : la recherche d’un plaisir régressif et irénique ; le retour à ce fameux paradis perdu à l’âge adulte, auquel ils accèdent par saccades lors de ces plongées dans le bleu des souvenirs… ou du logo Sega, en l’occurrence. Sonic le film illustre bien cette quête sans fin (n’est-ce d’ailleurs pas le propre d’un jeu-vidéo d’être construit en quête ?) en révélant le désir un brin réactionnaire des fans de tout retrouver intact — la polémique sur l’évolution morphologie de leur personnage fétiche née de la première bande-annonce en témoigne

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1001 Bass remet le couvert au Fil

Electro underground | 1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 janvier 2020

1001 Bass remet le couvert au Fil

1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et danseurs. Placée sous le signe d'un côté du hardcore, frenchcore, raggatek & hardtek et de l'autre de la techno et de l'acid, cette soirée accueillera quelques fervents activistes des franges underground des musiques électroniques. Notons la présence de Chris Liberator, l'un des pionniers de la techno et acid techno made in UK et patron de multiples structures comme le label Stay Up Forever, de Darktek et ses sets naviguant entre tribecore et dubstep, ou encore NeuroKore.

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Izia s'affirme

Pop | Le Fil accueille la trentenaire le 13 février. L'occasion de découvrir les morceaux de son quatrième album et ses nouvelles sources d'inspiration.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 février 2020

Izia s'affirme

Le terme a beau être devenu une private joke pour tout fan de musique, il est toujours un(e) artiste pour débarquer avec sous le bras un "album de la maturité" qu'on a toutes les peines à qualifier autrement. Jusqu'ici, en trois albums, Izia avait ratissé les clichés d'un certain rock 70's trop généreux de ses influences jopliniennes (porteur néanmoins d'impressionnantes dispositions vocales), puis opéré avec La Vague un virage en français trop à la remorque d'une pop hexagonale en proie au formatage. Avec Citadelle, quasi trentenaire, elle semble s'être davantage écoutée, repliée sur elle-même et sur l'essentiel à la suite du décès du paternel Higelin, ainsi que de la naissance de son fils. Chose faite à Calvi, citadelle de solitude à laquelle elle consacre une chanson. Le résultat est toujours assez peu lisible musicalement mais c'est peut-être ce qui constitue sa richesse et un moyen pour Izia de signifier qu'elle ne se laissera pas dicter ses choix, entre ballade électro-baroque (Sunset, Cosmos), dark disco à la Hollysiz (Chevaucher, avec Jeanne Added), envolée panafricaine sur

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Toujours l'été

Chanson | Groupe phare des années 90 grâce notamment aux titres de l'album Mlah, sorti en 1988, Les Négresses Vertes ont repris la route 30 ans après pour fêter ce disque. Un passage stéphanois est prévu le 21 février pour réécouter Voilà l'été ou encore Zobi la Mouche.

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Toujours l'été

Les années 90 sont désormais bien loin... Et les come-back s'accumulent sur scène. Certains joyeux, d'autres un peu poussifs. Celui des mythiques Négresses Vertes fait assurément partie de la première catégorie. Séparés pendant 17 ans, les membres du groupe, qui avait perdu leur meneur Helno en 1993, avaient finalement tous envie de reprendre la route ensemble. « L'anniversaire de la sortie de l'album Mlah était finalement un prétexte tout trouvé pour se réunir, explique Stéfane Mellino, chanteur et guitariste. Il fallait cependant un producteur acharné pour transformer cette envie en réalité. C'est grâce à Pierre-Alexandre Vertadier que ce projet a pu voir le jour. » En 2018, l'affaire est dans le sac, les instruments dans le van et le groupe repart pour une tournée, intitulée sobrement Mlah Tour, devant compter initialement 40 dates. « Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 170 dates, lance heureux Stéfane Mellino. C'était inimaginable pour nous. On ne pouvait espérer autant de retours positifs. » « Laisser l'album d

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"Le Photographe" : À ton image

ECRANS | De Ritesh Batra (Ind.-All.-É.-U., 1h49) avec Nawazuddin Siddiqui, Sanya Malhotra, Farrukh Jaffar…

Vincent Raymond | Mardi 21 janvier 2020

Modeste photographe des rues de Bombay, Raphi tombe sous le charme de Miloni, appartenant à une classe supérieure. Pourtant, la jeune étudiante accepte de jouer le rôle de sa fiancée dans le but de persuader la grand-mère de Raphi de continuer à prendre ses médicaments… Ritesh Batra a une cote pas possible depuis le succès de The Lunchbox (2013). Tant mieux pour lui : cette aura lui a déverrouillé les portes trop hermétiques du cinéma occidental, et permis de tourner avec des pointures (Redford, Fonda, Dern, Rampling, Broadbent etc.), pour des résultats hélas mitigés — en témoigne À l’heure des souvenirs (2018). De retour au bercail avec une comédie oscillant entre portrait social et conte romantique, Batra semble fort soucieux de respecter le cahier des charges d’un film “concernant“ portant sur la survivance d’un système violemment hiérarchisé en Inde, où chacun a intégré dès la naissance l’étanchéité des castes et l’impossibilité de lutter contre ce déterminisme. Au

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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Bachi-bouzouk corporation

OVNI | Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Bachi-bouzouk corporation

Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste champenois méchamment surdoué, saupoudrez de ce qui vous tombe sous la main avec une belle rasade de Tabasco et quelques copeaux de chocolat au gingembre, mixez quelques minutes : voilà, c’est prêt, c’est Bumcello ! Cyril Atef (Bum) et Vincent Ségal (Cello) ont fondé leur duo en 1999 et depuis, tout en s’investissant dans de nombreux projets personnels, les deux compères ont enregistré une grosse poignée d’albums tous aussi (d)étonnants, remportant en 2006 une Victoire de la musique dans la catégorie Dance / Electro. S’appuyant sur deux personnalités pourtant si différentes sur le papier, l’improbable duo est un feu d’artifice intergalactique, que dis-je, un OVNI musical à tête nucléaire. L’air sérieux presque introspectif de Ségal se marie pour le meilleur aux fanfaronnades circassiennes d’Atef. Les deux musiciens parviennent à se réinventer sans cesse, se surprenant sans doute l’un et l’autre. Mariant sans aucun complexe et avec une folle inventivité pop, rock, funk, boléro, ragga, électro, métal, world et rap, les deux

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Voyou, ce gentil garnement

Pop | Après des expériences au sein d'Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s'est envolé en solo avec le projet Voyou. Coloré mais aussi profond, l'univers de ce jeune auteur, compositeur et interprète est intéressant. Rencontre avec un artiste qui en a sous le pied.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Voyou, ce gentil garnement

Thibaud, l'environnement et la musique que tu proposes sont finalement un peu en contradiction avec ton nom de scène et tes paroles qui traitent d'une vie citadine parfois cruelle, sans jamais pourtant sombrer dans le cynisme ? Je pense qu’il y a de tout dans la musique comme dans les paroles. Parfois des paroles tristes sur fond de musique plutôt joyeuse, parfois l’inverse, je n’ai pas trop de règle la-dessus tant que les deux se repondent le mieux possible. Tu avais déclaré à nos confrères de France Info : « J'ai beaucoup de mal à laisser des gens toucher au moindre arrangement, j'ai une idée très précise de la musique que je veux faire ». Du coup, as-tu tout contrôlé dans le détail pour ton album "Les Bruits de la ville" ? Oui beaucoup. Après, j’ai quand même coréalisé le disque avec Antoine Gaillet et Diogo Strauss, mais je suis arrivé en studio avec des morceaux deja très arrangés et très proches de leur version finale. Cela nous a laissé le temps de travailler le son, les textures, et d’aller chercher encore un peu plus loin dans les arrangements pour que chaque morceau transmette le plus justement p

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