Nos talents sur scène version 2019

Nicolas Bros | Vendredi 23 novembre 2018

Photo : Le groupe AN'OM lors de la finale Nos Talents sur Scène 2018 au Fil © Ville de Saint-Étienne


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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Juin sur le fil

MUSIQUES | Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Juin sur le fil

Du côté du Fil de Saint-Etienne, en attendant l'arrivée d'une nouvelle direction et d'une nouvelle saison dès septembre, on ne s'en laisse pas pour autant conter. Plusieurs projets viennent marquer le retour aux affaires. D’abord, un livestream du duo basse/batterie noise-rock stéphanois Milkilo qui vient de sortir son nouvel album Abandon. Ensuite deux afterworks, un concert des Ladaniva pour les 7 Collines, la finale du concours d’éloquence Baratin mais aussi la venue en version rock du chroniqueur engagé de France Inter Guillaume Meurice. Ce dernier se présentera le 18 juin avec son groupe The Disruptives. Une date mêlant humour, politique et musique. Plus d’infos sur le-fil.com

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Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Nouvelle tête | Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 juin 2021

Ludivine Ducrot est la nouvelle directrice du Fil

Après le départ de Thierry Pilat pour prendre la direction de la Halle Tony Garnier, la salle de musiques actuelles de Saint-Etienne était dirigé temporairement par un triumvirat composé de Simon Javelle, David Rivaton et Clément Terrade. Cet intérim va bientôt prendre fin avec l'arrivée fin juillet de Ludivine Ducrot à la tête de la structure stéphanoise. Depuis mars 2007, elle est directrice du festival Rock'n Poche (qui se déroule en Haute-Savoie, à Habère-Poche) et depuis septembre 2018 elle officiait à Lyon en dirigeant le réseau des musiques actuelles d'Auvergne-Rhône-Alpes : Grand Bureau. Son profil a séduit le jury parmi une vingtaine de candidatures reçues pour le poste de direction de la salle de musiques stéphanoise.

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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Le réveil de la nuit

Soirée spéciale | 6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « (...)

Nicolas Bros | Mardi 13 avril 2021

Le réveil de la nuit

6 lieux, 11 artistes et 8 heures de lives & dj sets : voilà ce que nous promet la soirée Ultranuit de vendredi 16 avril. Initiative lancée par le Fil « en soutien aux dj's, lieux et organisateurs qui font les nuits stéphanoises », cet événement spécial vient "compenser" le manque de soirées en cette période de crise. Côté programmation, on retrouvera plusieurs artistes* du cru, proposés par les collectifs 1001 Bass, Poto Feu Events, T2O, Face B, Les Bugnes et Syndrome Odyssée. Les captations se font en livestream depuis Le Clapier, l'atelier de T2O, le Château du Rozier (à Feurs), le Disorder Club, le F2 et bien entendu Le Fil. Vous pourrez suivre gratuitement les sets sur cette page, vendredi 16 avril dès 18h. *Liste des artistes présents pour Ultranuit : T2O avec MLHF, SHK + 1001 Bass avec DJ Chuimix, Unspent + FACE B avec Jesza + Les Bugnes avec Unouzbeck + Syndrome Odyssée avec le S.O. CREW Peter Bakh, Pr. Young +

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Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

Lieu | En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 avril 2021

Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du secteur musical qui assurent l'intérim après le départ début avril de Thierry Pilat pour la Halle Tony Garnier. David Rivaton (Pont Futur), Simon Javelle (Ckel Prod) et Clément Terrade (Château du Rozier de Feurs) prennent ainsi en main temporairement la destinée de la salle de musiques actuelles stéphanoise. Parallèlement, la date limite de dépôt des candidatures pour le poste de direction est fixée à dimanche soir. Si vous vous sentez l'envie de tenter votre chance, rendez-vous sur cette page.

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Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

ACTUS | Alors que tous les regards se tournent aujourd’hui vers une réouverture des salles, les intermittents du spectacle et de l’emploi, rejoints par les élèves de la Comédie de Saint-Etienne, réclament d’abord des mesures de soutien pour sécuriser leurs droits et leurs revenus.

Cerise Rochet | Jeudi 18 mars 2021

Occupation du Fil : intermittents, précaires et élèves en lutte pour leurs droits

Cela fait maintenant un peu plus d’une semaine, qu’ils occupent le Fil de Saint-Etienne. Une manière pour eux de rejoindre le mouvement de revendications lancé par les intermittents du spectacle au théâtre de l’Odéon parisien, et de tenter de se faire entendre du gouvernement. Et, contrairement à ce que l’on pourrait croire en n’y jetant qu’un œil, les membres du CIP42 (collectif des intermittents.tes et précaires de la Loire) réclament moins la réouverture des salles que des mesures de soutien face à leur précarité, présente ou à venir : « On demande la prolongation de l’année blanche, ainsi que son extension aux intermittents de l’emploi : tous ceux qui travaillent dans le secteur de l’événementiel, de la restauration… En bref, tous ceux qui sont empêchés de travailler à cause des fermetures administratives. Parce que rouvrir sans sécuriser nos emplois et nos revenus reviendrait à exclure de nombreux intermittents, puisque la vie ne reprendra que progressivement, et, de fait, les contrats aussi. Par ailleurs, nous considérons que nous ne sommes pas épidémiologistes. Ce n’est pas à nous, de dire si oui ou non, les salles sont des lieux potentiels de clusters. Ce que nous vo

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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Djemin se met sur le toit du Corbu'

Rap local en live | Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée (...)

Nicolas Bros | Vendredi 4 décembre 2020

Djemin se met sur le toit du Corbu'

Le Fil a lancé en août dernier une initiative plutôt intéressante : se faire produire des artistes sur différents toits de Saint-Etienne. Après l'électro chantée de Claustinto sur le sommet du Fil, la pop-folk inclassable d'Ulysse Von Ecstasy sur un balcon dominant la ville, c'est au tour du jeune rappeur stéphanois Djemin de se frotter à l'exercice. Ce coup-ci, on sort de Saint-Étienne intra-muros pour se diriger sur le toit d'un immeuble icônique de la région : l’unité d’habitation Le Corbusier à Firminy.

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Bla bla bla

MUSIQUES | « L'éloquence est la source des richesses » dit le proverbe. Il semblerait que l'équipe du Fil à Saint-Étienne a bien compris cette maxime avec son (...)

Nicolas Bros | Mercredi 28 octobre 2020

Bla bla bla

« L'éloquence est la source des richesses » dit le proverbe. Il semblerait que l'équipe du Fil à Saint-Étienne a bien compris cette maxime avec son projet Baratin. Ce concours d'éloquence possède un caractère unique notamment grâce à deux caractéristiques saillantes. Tout d'abord son côté intergénérationnel mais aussi interculturel. Réunissant diverses structures (Centre social LOISO, Cré’Actifs, L’Horizon, Centre social La Rivière, Lycée Claude Lebois, Sauvegarde42, Sciences Porateur et bien entendu Le Fil), Baratin propose un travail pour les candidats accompagné par des artistes associés et des intervenants professionnels extérieurs afin de peaufiner l'art oratoire. « Outre la rencontre et la compréhension entre les générations, le projet vise également à favoriser l’accès à la culture que ce soit par l’écrit ou l’oral, précise Le Fil. Il s’agit aussi de valoriser la parole des habitants du territoire qui s’exprimeront autour de thèmes liés à leur quotidien. » La préparation se termine par 3 journées de répétition sur scène dans les conditions du concours qui mènent au concours en lui-même. La deuxième édition a débuté en févrie

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CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

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Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

MUSIQUES | Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 octobre 2020

La finale du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamond annulée

Atout Monde vient de l'annoncer par communiqué. La finale de la seconde édtion du Tremplin musiques actuelles de Saint-Chamons qui devait se dérouler ce week-end ne pourra être maintenue. « Malgré tous les efforts déployés pour maintenir la finale de la 2ème édition du Tremplin Musiques Actuelles en respectant les dernières mesures sanitaires et arrêtés préfectoraux, la Ville de Saint-Chamond et Atout Monde sont contraints d'annuler cette soirée prévue le 9 octobre prochain. Les différents scénarios imaginés pour organiser cette finale n'ayant pu aboutir en une forme satisfaisante aussi bien pour nous organisateurs que pour vous public, nous restons cependant engagés aux côtés des groupes sélectionnés. » Pour toute demande concernant les billets achetés, se rapprocher de la Direction de l'Animation et de la Culture : 04 77 31 04 41 & culture@saint-chamond.fr

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Zed Yun et les autres

Disques locaux | Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Zed Yun et les autres

Le rappeur Zed Yun Pavarotti n'a pas oublié ses racines. La preuve avec le titre de son premier album, Beauseigne. Un titre qui colle bien à son univers rap qui surfe sur les désillusions d'une jeunesse un peu perdue. Puissance, maîtrise et divagation font de chaque composition de cet artiste, toujours accompagné de son fidèle producteur Osha, un nouveau titre destiné à tourner en boucle dans toute bonne playlist. Zed Yun Pavarotti n'est pas l'avenir du hip-hop français, il est le rap français actuel. Signalons aussi tout d'abord les deux EP d'un autre artiste stéphanois qui fait frémir le public parisien et francophone : Fils Cara. Avec Volume et Fictions, il impose une chanson hybride gonflée à la sub pop et au rap. Ensuite, c'est encore un artiste stéphanois, Lucas Ottin, alias Claustinto, qui a délivré le 18 septembre un premier album à l'engagement

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Source rafraîchissante

Pop-rock | Joseph Chedid a trouvé son chemin. Une voie où se mêlent sa personnalité, sa sincérité et son affranchissement familial. "Source", sorti en 2019, est un opus riche arborant puissance et vulnérabilité assumée. Joseph Chedid se fait un nom et une belle place au soleil. Prenons des couleurs avec lui.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Source rafraîchissante

Joseph Chedid assume pleinement ! Avec Source, son premier album sorti en 2019 sous son nom de Joseph Chedid, le troisième enfant de Louis a trouvé sa place. Même si Maison Rock en 2015, édité sous son deuxième prénom de Selim était déjà une forme de prémisse de belles choses, ce nouveau disque semble emprunt d’une sincérité et d’un affranchissement total de la "pression" familiale. Alors, bien sûr, on retrouve un timbre de voix qui rappelle forcément le clan Chedid mais Joseph semble bien avoir trouvé sa propre voie. Entre rock, pop, force et fragilité, il propose un album solide et riche. Alternant phases plus introspectives et lentes à des envolées dansantes ou psychédéliques, Joseph s’affirme comme un savant et inspiré funambule. S’aimer soi-même pour aimer les autres Si Joseph pouvait se sentir dans l’ombre de sa fratrie menée tambour battant par – M –, il a pourtant plusieurs cordes à son arc. Multi-instrumentiste de talent (privilégiant la batterie, il sait manier également la guitare), il a su apprivoiser l’exercice du chant. Une pratique qu’il avait l’habitude de laisser à sa sœur Anna (Nach), avouant avoir eu un petit complexe vo

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Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Festival | Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet 2020. Pour autant, l'équipe organisatrice ne s'est pas laissée abattre et a décidé de programmer des spectacles cet automne. L'occasion de découvrir plusieurs pièces de cirque entre le 7 novembre et le 10 décembre. On retrouvera la Cie Allégorie avec le spectacle cOLLiSion du côté de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond le 7 novembre, une Nuit du Cirque le 14 novembre à la Maison de l'Université avec les compagnies Puéril Puéril et Kiaï (une soirée en collaboration avec l'école de cirque Les Kipouni's), les Anglais Nikki & JD présenteront Knot le 18 novembre à la salle Jeanne d'Arc puis Sencirk, compagnie sénégalaise, proposera Man Fan Laa le 10 décembre au Fil. [Mise à jour du 20/10/2020] L'ogranisation a mis à jour les horaires de ces spectacles : Le spectacle Collision du samedi 7 novembre à Saint-Chamond à 18 h est maintenu à l'heure prév

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Coup de blues

Blues | En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Coup de blues

En 2014, le chanteur et musicien scandinave Bror Gunnar Jansson sortait en France un premier album plutôt prometteur (auréolé d’un "coup de cœur blues" de l’Académie Charles-Cros), enchaînant les concerts en solo dans tout l’Hexagone. Il lui faudra attendre 2017, enfonçant le clou avec un nouvel opus, pour enfin attirer l’attention de sa Suède natale, avant d’enchaîner deux ans plus tard avec une troisième galette, They Found My Body In A Bag, cette fois-ci en trio. Dans les pas des pionniers du genre, l’artiste joue un blues mélancolique et rageur à la fois, parfois teinté de rock. Mais Bror Gunnar Jansson c’est aussi un physique : avec ses faux airs de Chet Baker (époque jeune et clean), l’homme aurait presque une trop belle gueule pour un bluesman ! Pour autant, l’univers musical de Jansson fait mouche. Le grain de la voix, le son nasillant de la guitare et le son brut de la batterie, tout ici est savamment travaillé pour être cra-cra-comme-il-faut… En première partie de soirée, J.Aubertin, le plus américanophile et sans doute le plus gracile des songwriters auvergnats, livrera les titres si délicats de son deuxième EP, Whispers In The Wind. Bref, voilà de

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Danse avec les loops

Kids | Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 septembre 2020

Danse avec les loops

Avec la révolution numérique, le monde de la musique a vu ses cartes complètement redistribuées en quelques décennies. L’apparition d’instruments de modélisation et le développement du home-studio ont largement bouleversé les modes de création ou d’enregistrement. En écoutant Lomepal, Jain, Drake, Kungs ou encore Zed Yun Pavarotti, les ados du troisième millénaire baignent dans ce jus digital sans même y penser, consommant et partageant des fichiers tous azimuts sur le world wild web. Spécialement pensée pour eux l’équipe du fil lance le programme Looping, une première formation de septembre à juin pour un groupe d’élèves de onze à quinze ans. Sous la houlette de spécialistes et du coordinateur pédagogique Maxime Lavieville, les jeunes participants se familiariseront notamment avec le séquenceur Ableton Live et ses périphériques pour aborder les techniques de composition, de synthèse sonore, de sampling, de beatmaking, de prise de son et de mixage. En marge de sa programmation de concert et de l’accompagnement de groupes pros, la SMAC stéphanoise intensifie sa mission d’éducation artistique et culturelle, se positionnant ainsi en école des musiques d’aujourd’hui.

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Sophie Deraspe : « Dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

Antigone | D’une intrigue tragique vieille comme le monde, Sophie Deraspe fait une relecture terriblement contemporaine et réalisée avec adresse. Il se passe toujours beaucoup de choses du côté du cinéma québécois, plus divers qu’on voudrait nous laisser croire.

Vincent Raymond | Vendredi 4 septembre 2020

Sophie Deraspe : « Dès lors qu’on parle de héros, on est dans les limites du réalisme »

L’Affaire Fredy Villanueva a été la source principale de votre écriture. Mais la transposition d’Antigone, de par sa lecture géopolitique contemporaine, s’est-elle imposée à vous comme un corollaire à votre documentaire Le Profil Amina ? Ici aussi en effet, les crises du Moyen Orient ou du Printemps arabe forment un substrat nécessaire à l’accomplissement de l’intrigue… Sophie Deraspe : Les liens ne sont pas directs avec Le Profil Amina. Peut-être que je me sentais à l’aise d’aller vers le Moyen Orient ; ici, la famille est algérienne et avant le tournage, je n’étais pas allée en Algérie… Mais j’ai plutôt l’impression que les liens les plus directs avec Le Profil Amina se passent avec la vie en ligne — une vie virtuelle. Par exemple, ce qui concenrne l’affaire Villanueva, je l’ai appris dans les médias traditionnels : les émeutes, les manifestations, les militants… Mais ensuite, c’est en ligne que j’ai eu accès à la parole des ge

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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"Yakari, le film" : Indien vaut mieux que deux tu l’auras

ECRANS | De Xavier Giacometti & Toby Genkel (Fr.-All.-Bel, 1h22)

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Parce qu’il a sauvé le mustang sauvage Petit-Tonnerre au péril de sa vie, le petit Sioux Yakari se voit récompensé par son animal-totem, Grand-Aigle : désormais, il aura la faculté de comprendre la langue des animaux. Un don bien utile, car pour l’heure, il est perdu et loin de chez lui… Une thématique inconsciente galopait-elle cette année au festival du film d’animation d’Annecy ? L’Ouest — le vrai —, consacré à travers le magnifique Calamity (à l’automne sur les écrans), sert également de toile de fond à cette nouvelle adaptation de la BD de Derib + Job précédemment transposée par deux fois en série télévisée : en 1982 (de manière aussi calamiteuse que Les Schtroumpfs à la même époque) puis en 2005 sous l’heureuse supervision de Xavier Giacometti. Ce même réalisateur est encore à la manœuvre pour raconter, en investissant aux mieux le grand écran et en usant d’une animation fluide, la “formation“ de Yakari. Il co-signe donc ici une manière de reboot replaçant chacun des protagonistes dans sa fonction ou son histoire — y compris certains, comme Arc-en-ci

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Au fil de l'été

MUSIQUES | La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Au fil de l'été

La salle stéphanoise de musiques actuelles, le Fil, reprend elle aussi ses activités. On retrouve les afterworks dont une jolie fête le 15 juillet en forme de « kermesse déjantée » ou de « bal des pompiers revisité ». Au programme blindtest de chansons françaises old school, bingo géant et Dj Pierre Mellot aux platines. Ca promet. Parallèlement, la salle annonce aussi la "tournée des toits". Une idée de mise en avant de la scène locale avec des captations de live dans des lieux insolites. « Nous avons volontairement défini des périodes et non des dates précises afin de pouvoir nous adapter aux aléas de la météo, précise Marilou Andrieu, responsable de la communication du Fil. Les captations démarreront cet été pour se poursuivre à la rentrée. La thématique entre les premières dates sera "les toits" aux 3 moments clés du parcours du soleil sur la journée, de façon induite pour éviter les rassemblements de masse et sémiologiquement pour signifier une bouffée d'air et de lumière. » Le premier à s'y être collé est Claustinto. Affaire à suivre donc. Enfin, le Fil lance également en septembre son projet looping, école des musiques d'aujourd'hui au s

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"Canción sin nombre / Nuestras Madre" : L’une sort en salle, l’autre pas

ECRANS | "Canción sin nombre" de Melina León (Pér.-Esp.-É.-U., 1h37) avec Pamela Mendoza, Tommy Párraga, Lucio A. Rojas… (en salles) "Nuestras Madres" de César Diaz (Gua.-Bel.-Fr., 1h17) avec Armando Espitia, Emma Dib, Aurelia Caal… (en SVOD)

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Tous deux figuraient à Cannes l’an dernier : le premier à la Quinzaine des réalisateurs, le second à la Semaine de la Critique où il a ravi la Caméra d’Or. Dévolue au meilleur premier film de la compétition toutes sections confondues, cette prestigieuse distinction ne l’exonère pourtant pas d’une sortie directe en SVOD tandis que l’autre, à peine une semaine sur les écrans avant le confinement, renoue avec les salles. Aussi dissemblables par leur destinée que leur facture ou leur approche esthétique, Canción sin nombre / Nuestras Madres ont beaucoup en commun, à commencer par leur inscription spatiale (l’Amérique latine) et donc, historique (les années 1980). Car même si Nuestras Madres se situe de nos jours, il se déroule réellement dans le passé puisque le protagoniste y est un anthropologue de médecine légale identifiant les dépouilles de victimes de la guerre civile guatémaltèque, lui-même orphelin de père et d’une mère torturée par le pouvoir d’alors. Un régime dont on sait qu’il pratiquait l’enlèvement d’enfants —

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Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

MUSIQUES | L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2020

Paradis annulée, Maalouf et Hoshi reportés

L'une ne viendra pas. Les deux autres en seront bien mais pas tout de suite. Vanessa Paradis devait se produire au Fil le jeudi 25 juin. Elle ne viendra finalement pas en terres stéphanoises, le concert n'étant pas reporté. Les spectateurs en possession d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente jusqu'au 30 septembre 2020. Ibrahim Maalouf et Hoshi viendront bien quant à eux à Saint-Étienne. Le premier devait se produire dans le cadre du prochain festival Rhino Jazz, au Zénith, le 9 octobre 2020. Finalement, ce sera le jeudi 20 mai 2021 toujours au Zénith. Hoshi aussi devait se produire le 19 décembre 2020. Son concert est reporté au vendredi 21 mai 2021 à 20h, également au Zénith de Saint-Étienne. Les billets achetés pour les dates initiales de ces deux concerts restent valables pour les dates de report. Si vous ne pouvez pas vous rendre à cette nouvelle date, les billets sont remboursables jusqu'au 30 août (pour Ibrahim Maalouf) et jusqu'au 30 septembre 2020 (pour Hoshi).

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Cinq sons stéphanois à se mettre dans le cornet

Déconfinement : fêtons ça ! | On vous a sélectionné cinq titres frais émoulus de groupes stéphanois à soumettre à vos tympans pour finir votre semaine en beauté et pour fêter les bonnes nouvelles de la seconde phase de déconfinement.

Nicolas Bros | Vendredi 29 mai 2020

Cinq sons stéphanois à se mettre dans le cornet

On commence avec un titre du combo La Belle Vie enregistré en live au Fil. Le morceau proposé par les Stéphanois est une reprise d'Autotune de Damso. Lui apportant une touche de sensibilité tout autant qu'un groove certain, le groupe revisite cet incontournable du rappeur belge. La Belle Vie n'est sûrement pas « là que pour faire du sale » mais bien des sons propres et fignolés. « Col roulé, chaîne en or et poésie ». Fils Cara, air de jeune dandy au talent brut, impose sa chanson avec sensibilité et puissance à la fois. Portant fièrement l'étendard stéphanois hors des frontières du département, il prépare un album et égrène progressivement ses nouveaux titres. À l'instar de Derniers dans le monde, qui vient d'être publié et qui est « une fiction reconstruite avec des fragments de réalités, comme si on étaient les derniers dans le

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"Vivarium" : Restez chez vous…

Enter the VOD | Un jeune couple pris au piège dans une maison-témoin diabolique doit élever jusqu’à l’âge adulte un bébé tyrannique comme tombé du ciel. Une fable de circonstances, entre Le Prisonnier, La Malédiction et le mythe de Sisyphe.

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

En quête d’une maison, Gemma et Tom suivent un étrange agent immobilier dans un non moins bizarre lotissement, Yonder, fait de résidences identiques et désert. Prisonniers de ce cadre cauchemardesque, ils seront délivrés (leur promet-on) s’ils élèvent un bébé reçu dans un carton… Voici un le parfait film à regarder sur un divan… et à déconseiller aux tourtereaux en âge de convoler ou de concevoir des projets de descendance ! Riche de ses lectures métaphoriques et psychanalytiques évidentes, ce conte fantastique — qu’on aurait bien vu signé par Ben Weathley —, raconte dans un décor empruntant autant à Magritte qu’à Hopper comment l’enfant prend sa place dans un foyer, excluant l’un des parents (bonjour l’Œdipe !), puis finit par remplacer les deux dans la société en les “tuant“, reproduisant ainsi un cycle immuable… La fable est cruelle, l’illustration aussi brillante que plastiquement réussie dans ce qu’elle donne à voir du monde “suburbien“ idéalisée empli de petites maisons identiques — les “Sam Suffit“ ayant fait florès avec les Trente Glorieuses. Un monde de la standardisation aux couleurs pastel écœurantes à fo

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Étienne Delesse : « Tant qu’on aura le cœur qui bat, on continuera »

Point de vue | Étienne Delesse est technicien et chargé de production pour la salle de spectacles stéphanoise Le Pax, située rue Élisée Reclus mais également responsable du label stéphanois Carotte Productions. Il représente de ce fait assez bien les “petites” structures culturelles du territoire, forcément impactées par le confinement.

Nicolas Bros | Jeudi 2 avril 2020

Étienne Delesse : « Tant qu’on aura le cœur qui bat, on continuera »

Comment est gérée la salle du Pax ? C’est une association qui gère le lieu, Deltamax, avec un bureau, c’est classique. Nous n’avons pas de directeur ni de salarié en CDI, ce ne sont que des intermittents qui interviennent. Nous essayons d’aller vers un emploi fixe mais nous n’avons pas encore suffisamment de moyens pour le moment. Combien de personnes travaillent régulièrement au Pax ? On peut parler de 5 à 6 personnes qui représentent le noyau dur. Ce sont des techniciens et des attachés de production. Nous avons également des personnes en stage ou en service civique. Au total, cela fait une dizaine de personne qui naviguent sur toutes nos activités. Le Pax est encore une structure fragile, c’est donc évidemment compliqué. Comment le confinement a impacté le Pax ? Nous avons une saison qui se divise en deux parties, de début octobre à mi-décembre puis de février à fin avril. Evidemment, avec la fermeture depuis le 14 mars, ça a mis en l’air la dizaine de dates qu’il nous restait à assurer, sans compter la deuxième édition du fes

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Des agités du local

S'occuper pendant le confinement / Initiatives locales | Pendant le confinement, plusieurs idées émergent afin de s’occuper, de découvrir ou de partager de bons moments. Voici une sélection de 10 initiatives.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Des agités du local

From Sainté to partout Si les concerts d’artistes diffusés sur Internet sont désormais nombreux sur la toile pendant cette période de confinement, voici une initiative unique, made in Sainté ! Six artistes ou collectifs stéphanois vont se relayer pour un concert en live depuis chez eux ce vendredi 3 avril de 17h à 22h. Les Bugnes, Basic, Kaffe Creme, Yaba, Peter Bakh, Dromabear vous accompagneront pour votre apéro du vendredi : chacun chez soi mai définitivement tous ensemble ! Concerts retransmis en livestream via les différentes pages Facebook des artistes, du Fil, de Saint-Étienne City Crunch et du Petit Bulletin Saint-Étienne bien entendu. NB Le challenge #KinoConfiné ! Vous connaissez peut-être déjà le concept des Kino. Non ? Ce mouvement, né au Québec à la fin des années 90, est un laboratoire de création de courts métrages sur une durée déterminée, avec pas ou peu de budget, souve

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"Filles de joie" : Les mamans et les putains

Drame | De Frédéric Fonteyne & Anne Paulicevich (Fr.-Bel., int.-12 ans avec avert., 1h21) avec Sara Forestier, Noémie Lvovsky, Annabelle Lengronne…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Axelle, Dominique et Conso, trois voisines du Nord de la France, franchissent la frontière belge chaque jour pour proposer leurs faveurs en maison close afin d’améliorer un ordinaire misérable. Les rêves en berne, l’usure morale le dispute à la déchéance physique et au mépris des proches… Comme chez Brassens, « c’est pas tous les jours qu'elles rigolent/Parole, parole », les trois “filles“ du titre. La joie reste sous cloche dans ce film à la construction aussi subtile que décalée, rendant bien compte de la situation bancale de chacune au sein du groupe, autant que de leur individualité. Nous ne sommes pas ici dans l’habituel configuration des filières de l’Est ou du Sud et des portraits de filles réduites en esclavage par des réseaux mafieux, puisque ces travailleuses du sexe n’ont pas de souteneur. En apparence, seulement : l’argent qu’elles gagnent si péniblement ne leur profite pas, servant à nourrir la mère azimutée et les gosses de l’une, financer les extras des enfants ingrats de l’autre, alimenter les rêves chimériques d’extraction sociale de la troisième… La pro

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Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

Quand Sainté monte à Paris | C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Thierry Pilat dans l’Oeil du Petit Bulletin #45

C'est le retour des interviews vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin" avec Thierry Pilat, le directeur du Fil, qui nous explique le projet L'éPOPée Verte.

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Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Rap | Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2020

Oxmo Puccino : « Il faut avancer, continuer à trouver des solutions »

Oxmo Puccino, c’est la puissance et la sérénité entremêlées. Du haut de ses 45 printemps qu’il assume pleinement, le rappeur et poète continue à creuser le sillon d’une musique pleine et globale, mêlant textes forts et sons efficaces. Un artiste bien dans ses baskets qui inspire le respect tout en surprenant toujours son monde. La preuve avec par exemple des collaborations fournies sur sa dernière galette sortie en 2019, La Nuit du Réveil, où l’on croise avec gourmandise Orelsan aussi bien que le trompettiste Erik Truffaz, Lonepsi tout comme Caballero & JeanJass. Oxmo Puccino démontre encore une fois qu’il est le patron, respecté et respectueux. Rencontre avec un artiste qui incarne la classe, en toute simplicité. Tu as expliqué que La Nuit du Réveil constitue une rencontre avec toi-même. Est-ce également un retour aux sources du coup ? Je ne pense pas que l’on peut parler de retour aux sources. L’important est de ne jamais quitter ses sources. Ce que je dirais, c’est que j’ai fêté les 20 ans de mon premier album, celui-là est mon huitième disque, donc forcément il y a des questions qui se posent. Ce sont des moments très

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Magma, une légende encore bien vivante

Objet Musical Non Identifié | Groupe mythique, légendaire et surtout inclassable, Magma a sorti un nouvel album en 2019, intitulé "Zëss – Le Jour du Néant". L’occasion également d’une tournée pour marquer les 50 ans du groupe. Nous avons échangé avec Christian Vander, son batteur et charismatique leader, à propos de cet album, de Chet Baker mais également de la création contemporaine. Regard aiguisé et histoire passionnée.

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Magma, une légende encore bien vivante

Quels albums allez-vous jouer lors de votre venue à Saint-Étienne ? Christian Vander : A priori, nous allons jouer Ëmëhntëhtt-Rê en intégralité et une sorte de réduction de la trilogie Theusz Hamtaahk, Ẁurdah Ïtah et Mekanïk Destruktïw Kommandöh, ce qui représente une cinquantaine de minutes. Et puis, sans doute Troller Tanz. Vous avez sorti l’album Zëss – Le Jour du Néant en 2019. Disque que vous avez enregistré avec l’orchestre philharmonique de Prague. Comment en êtes-vous arrivé à travailler avec cet ensemble ? Nous cherchions d'abord un orchestre accessible en termes de tarifs. Nous nous sommes aussi dits que les musiciens de ces régions-là sont plus familiarisés avec nos rythmes que les orchestres de France. Les musiciens ont enregistré en une journée et avaient en effet l’habitude de travailler sur du Messiaen, du Debussy ou autres… Par contre, ils sont arrivés dans la partition directement, sans travail préalable. C’est n’est pas pareil qu’une œuvre qui se joue au fil des années. Ici, ils n’avaient pas du tout étudié la

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Défions-nous des apparences…

Panorama ciné mars | Mois de la bascule entre les saisons, du changement d’heure — bref, de toutes les métamorphoses — mars incite à aller au-delà de la surface des choses. Et donc de l’écran…

Vincent Raymond | Mercredi 4 mars 2020

Défions-nous des apparences…

Puisque l’on célèbre en mars la Journée internationale des droits des femmes (le 8) et que 2020 doit censément voir aboutir dans l’industrie l’objectif paritaire 50/50, posons crânement la question : où sont les femmes ce mois-ci au cinéma ? Derrière les fourneaux, en train de faire le repassage ou de se pomponner pour leur mari dans La Bonne Épouse (11 mars). Situé dans une école ménagère en déclin à la veille de mai-68, cette comédie de Martin Provost joue sur un second degré évident entre la fin de l’époque patriarcale et l’espoir de l’avénement d’une autre, en bénéficiant d’un trio féminin de choc : Juliette Binoche en directrice d’école prenant la vague, Yolande Moreau en vieille fille éberluée par les changements et surtout Noémie Lvosky en bonne sœur façon Don Camillo en cornette — une distribution compensant des inégalités de forme et de rythme. Pour Mathias Malzieu, la femme est coupée en deux et dans la baignoire — mais c’est pour son bien puisqu’il s’agit d’Une Sirène à Paris (même date). Dans ce nouveau conte burtonien,

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Supplément d'Âme

Festival électro | Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Supplément d'Âme

Déjà une 3e édition pour le Mi-Nuit Festival. Et comme à l'accoutumé, c'est à une programmation sans accroc à laquelle nous convient les organisateurs. Outre les Popof, Djedjetronic et Trikk, la tête d'afiche cette année est assurément Âme. L'impact de ce duo sur la musique électronique s'est fait progressivement, notamment à travers leur travail pour la mise en lumière d'autres artistes avec leur label Innervisions. Mais le duo allemand possède aussi une implacable puissance de live, proposant des sets où la techno s'enveloppe de mélodies addictives. On ne s'appelle pas Âme pour rien. Âme + Djedjetronic + Popof + Trikk +..., vendredi 13 et samedi 14 mars dans divers lieux à Saint-Étienne pour le Mi-Nuit Festival

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Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Talents locaux | Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 mars 2020

Une éPOPée Verte jusqu'à Paris

Vous doutez encore du fait que Saint-Étienne est une terre de talents ? Alors lorgnez un peu sur le nouveau projet lancé par le Fil. Ça s'appelle L'éPOPée Verte. Cet événement a pour but de mettre en avant plusieurs artistes de la "nouvelle scène musicale" stéphanoise à travers deux concerts. Le premier se déroule le mercredi 1er avril à La Maroquinerie à Paris. Un concert destiné aux professionnels et médias parisiens, afin qu'ils puissent découvrir la puissance créative stéphanoise. Le match retour est prévu au Fil, le 17 avril, pour une soirée ouverte à tous et gratuite. La programmation du concert de La Maroquinerie regroupe Zed Yun Pavarotti, Fils Cara, Terrenoire,

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Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Sonic, le film | Revendiquant son appartenance à la Génération 1990 comme sa culture gaming, Malik Bentalah ne s’est pas fait prier pour prêter sa voix au hérisson bleu de Sega. Un rôle qui lui a permis de dévoiler un registre plus sensible, que l’humoriste aimerait davantage explorer…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Malik Bentalah : « On cherche tous notre Tchao Pantin ! »

Quel joueur de console étiez-vous ? MB. : C’est bien simple : à l’époque, il y avait la team Super Mario et la team SuperSonic, avec la MegaDrive, j’ai passé des après-midis entières à jouer… quand il n’y avait pas école, bien évidemment. Je joue moins, mais je suis toujours influencé par la culture gaming : j’ai grandi avec le Club Dorothée et les manga. Chez moi, il y a une pièce remplie de figurines, avec de petits tableaux DragonBall Z, Sonic… Quand j’y entre, j’ai l’impression de revenir en enfance, c’est mon bureau de travail, c’est un côté Pixar. Donc quand on m'a appelé pour faire la voix, j'ai dit oui tout de suite, alors que d’habitude je me fais désirer. Comment avez-vous vécu la polémique portant sur la première physionomie du personnage de Sonic ? Attention, je commence à être rodé au niveau des polémiques : Taxi 5, CopyComic… Là, je me suis dit que c’était bon signe, dans le sens où il y a eu un

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Stéphane Demoustier : « Les CSP+ ne sont pas exempts de faits divers »

ECRANS | Pour son troisième long métrage, Stéphane Demoustier signe un “film de prétoire“ inspiré d’un fait divers argentin en forme d’énigme absolu. Un film où la question de la culpabilité apparaît au second plan, derrière une étude fine de l’adolescence contemporaine…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Stéphane Demoustier : « Les CSP+ ne sont pas exempts de faits divers »

La Fille au bracelet Pourquoi avoir voulu questionner l’adolescence à travers la justice ? Stéphane Demoustier : Parce que je trouve ça captivant ! On m’a parlé de ce fait divers argentin et, à la faveur de cette affaire, c’était un super moyen d’aborder l’adolescence comme de faire le portrait de cette jeune fille. Il y avait aussi la volonté de faire un film sur une question qui me hantait et que j’avais envie de partager : “connaît-on oui ou non ses enfants ?“. Un procès est un moment idéal pour cela : le père découvre sa fille sous un jour nouveau. Cette affaire m’a convaincu de raconter l’histoire du point de vue de cette jeune fille et de faire en creux le portrait de son altérité. Cette idée d’altérité est exacerbée au moment de l’adolescence, sûrement pour l’adolescent qui se cherche encore. C’est ce qui est captivant chez eux : ils sont encore en devenir. Acusada de Gonzalo Tobal a-t-il été un obstacle entre ce fait divers et votre film ?

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Mamacita : La mamatriarche

ECRANS | Documentaire de Jose Pablo Estrada Torrescano (Mex., 1h15)

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Mamacita : La mamatriarche

Bientôt centenaire, la Mexicaine Mamacita n’a rien d’une grand-mère gâteau. Partie de rien, cette femme à poigne ayant réussi à monter une chaîne de salons de beauté, avait fait promettre à son petit-fils parti étudier le cinéma en Allemagne, qu’il lui consacrerait un film. Le voici… Impressionnante, irritante et attachante à la fois… Au fil de ses images, Jose Pablo Estrada Torrescano révèle sans filtre une maîtresse-femme assumant fièrement sa coquetterie et son autorité (voire, son autoritarisme) mâtinée d’une redoutable mauvaise foi chronique. Mais cet aplomb d’acier, conjugué à son tempérament baroque, apparaissent comme les piliers de sa résilience, Mamacita ayant eu à dépasser les revers de fortune de ses parents. Bien que volontiers rudoyé par son aïeule, Jose Pablo Estrada Torrescano va parvenir à force de présence et de bienveillance à lui arracher des confidences très intimes sur son rapport à ses “fantômes“ et lui faire fendre l’armure pour la première fois de sa tumultueuse vie. Mamacita aurait-elle livré toutes ces vérités sans l’interface artéfactuelle de la caméra, et donc la certitude d’une part de postérité ? Rien n’est moins sûr. Ce qu’elle

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"La Fille au bracelet" : Maillons à partir avec la justice

ECRANS | De Stéphane Demoustier (Fr., 1h36) avec Melissa Guers, Chiara Mastroianni, Roschdy Zem…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Sur une plage estivale, la police interpelle Lise, 16 ans. Deux ans plus tard, la cheville ceinte d’un bracelet électronique, la jeune femme s’apprête à comparaître pour l’assassinat de sa meilleure amie. Le procès va révéler un visage insoupçonné de Lise. En particulier pour ses parents… Deux plans d’une brillante maîtrise encadrent La Fille au bracelet : l’interpellation de Lise, vue à distance sans autre son que le bruit océanique des vacanciers alentours ; et puis Lise, une fois le jugement prononcé, accomplissant un geste si particulier qu’il ne permet pas de statuer sur son innocence ni sa culpabilité. Deux plans qu’on aurait pu voir chez Ozon ou Haneke, exposant sans imposer, donnant en somme la “règle du jeu“ au public : « voici les faits objectifs, à vous de vous prononcer en votre âme et conscience ». Certes, si l’on en sait un peu plus que des jurés lambda en “s’invitant“ dans le foyer familial de la jeune fille un peu avant et pendant le procès, ce film de prétoire suit scrupuleusement la procédure, dans son crescendo dramatique ponctué de révélations, coups et rebondissements, sans jamais désopacifier l’affaire

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"Sonic le film" : Hérisson carré contre Carrey hérissant

ECRANS | De Jeff Fowler (É.-U., 1h40) avec James Marsden, Jim Carrey, Tika Sumpter…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Exilé sur la planète Terre, le hérisson bleu Sonic vit heureux caché dans une petit ville, jusqu’au jour où il déclenche accidentellement une gigantesque décharge énergétique. Le gouvernement dépêche un savant fou, le Dr Robotnik, pour tirer les choses au clair… La nostalgie n’ayant pas d’âge, chacun·e éprouve une douce mélancolie à la remembrance des décors de sa jeunes. Quand les septuagénaires susurrent Âmes fifties, les quinqua beuglent L’Île aux enfants et les trentenaires s’emparent de leur console pour se taper des parties de Sonic. Point commun à tous ces comportements innocents : la recherche d’un plaisir régressif et irénique ; le retour à ce fameux paradis perdu à l’âge adulte, auquel ils accèdent par saccades lors de ces plongées dans le bleu des souvenirs… ou du logo Sega, en l’occurrence. Sonic le film illustre bien cette quête sans fin (n’est-ce d’ailleurs pas le propre d’un jeu-vidéo d’être construit en quête ?) en révélant le désir un brin réactionnaire des fans de tout retrouver intact — la polémique sur l’évolution morphologie de leur personnage fétiche née de la première bande-annonce en témoigne

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Regards et destinées

Panorama ciné février | Inné, acquis, conditionnement familial, formatage par le groupe, mimétisme environnemental… C’est à se demander si l’individu jouit réellement de son libre arbitre pour exprimer son caractère profond. Être soi n’est pas toujours une sinécure…

Vincent Raymond | Mercredi 5 février 2020

Regards et destinées

Inutile d’apprendre à un public de cinéma la puissance d’un faisceau de regards braqués sur une même cible : remplacez l’écran par une personne et celle-ci éprouve aussitôt un indicible poids psychologique proportionnel à la proximité affective la liant à ses scrutateurs. Prenez la Mamacita de Jose Pablo Estrada Torrescano (12 février). Cette maîtresse-femme mexicaine centenaire ne s’en est jamais laissé compter et pourtant, devant la caméra de son petit-fils, voilà que cette fière (et baroque) patronne d’une chaîne de salon de beauté va fendre l’armure, pour la première fois de sa tumultueuse vie. On en oublierait presque sa mauvaise foi chronique ! À noter qu’il s’agit du premier film distribué par les Grenoblois de Plátano films. Pour l’amère et aigrie Lara Jenkins, héroïne-titre du nouveau Jan-Ole Gerster (26 février), la crainte de ne pas être une concertiste exceptionnelle l’a conduite à pousser son fils Viktor à devenir pianiste… avec une rigueur à la mesure de son perfectionnisme. Résultat ? Le jour de ses 60 ans, Lara est une retraitée solitaire, au bord du suicide, quand Viktor s’apprête à créer sa

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1001 Bass remet le couvert au Fil

Electro underground | 1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 31 janvier 2020

1001 Bass remet le couvert au Fil

1001 Bass, c'est une crémerie électro où les soirées sont toujours enlevées. Ce samedi 1er février, c'est au Fil que l'asso donne rendez-vous aux danseuses et danseurs. Placée sous le signe d'un côté du hardcore, frenchcore, raggatek & hardtek et de l'autre de la techno et de l'acid, cette soirée accueillera quelques fervents activistes des franges underground des musiques électroniques. Notons la présence de Chris Liberator, l'un des pionniers de la techno et acid techno made in UK et patron de multiples structures comme le label Stay Up Forever, de Darktek et ses sets naviguant entre tribecore et dubstep, ou encore NeuroKore.

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Izia s'affirme

Pop | Le Fil accueille la trentenaire le 13 février. L'occasion de découvrir les morceaux de son quatrième album et ses nouvelles sources d'inspiration.

Stéphane Duchêne | Mercredi 5 février 2020

Izia s'affirme

Le terme a beau être devenu une private joke pour tout fan de musique, il est toujours un(e) artiste pour débarquer avec sous le bras un "album de la maturité" qu'on a toutes les peines à qualifier autrement. Jusqu'ici, en trois albums, Izia avait ratissé les clichés d'un certain rock 70's trop généreux de ses influences jopliniennes (porteur néanmoins d'impressionnantes dispositions vocales), puis opéré avec La Vague un virage en français trop à la remorque d'une pop hexagonale en proie au formatage. Avec Citadelle, quasi trentenaire, elle semble s'être davantage écoutée, repliée sur elle-même et sur l'essentiel à la suite du décès du paternel Higelin, ainsi que de la naissance de son fils. Chose faite à Calvi, citadelle de solitude à laquelle elle consacre une chanson. Le résultat est toujours assez peu lisible musicalement mais c'est peut-être ce qui constitue sa richesse et un moyen pour Izia de signifier qu'elle ne se laissera pas dicter ses choix, entre ballade électro-baroque (Sunset, Cosmos), dark disco à la Hollysiz (Chevaucher, avec Jeanne Added), envolée panafricaine sur

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Toujours l'été

Chanson | Groupe phare des années 90 grâce notamment aux titres de l'album Mlah, sorti en 1988, Les Négresses Vertes ont repris la route 30 ans après pour fêter ce disque. Un passage stéphanois est prévu le 21 février pour réécouter Voilà l'été ou encore Zobi la Mouche.

Nicolas Bros | Mercredi 5 février 2020

Toujours l'été

Les années 90 sont désormais bien loin... Et les come-back s'accumulent sur scène. Certains joyeux, d'autres un peu poussifs. Celui des mythiques Négresses Vertes fait assurément partie de la première catégorie. Séparés pendant 17 ans, les membres du groupe, qui avait perdu leur meneur Helno en 1993, avaient finalement tous envie de reprendre la route ensemble. « L'anniversaire de la sortie de l'album Mlah était finalement un prétexte tout trouvé pour se réunir, explique Stéfane Mellino, chanteur et guitariste. Il fallait cependant un producteur acharné pour transformer cette envie en réalité. C'est grâce à Pierre-Alexandre Vertadier que ce projet a pu voir le jour. » En 2018, l'affaire est dans le sac, les instruments dans le van et le groupe repart pour une tournée, intitulée sobrement Mlah Tour, devant compter initialement 40 dates. « Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 170 dates, lance heureux Stéfane Mellino. C'était inimaginable pour nous. On ne pouvait espérer autant de retours positifs. » « Laisser l'album d

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Flavia Coelho dans l'Oeil du Petit Bulletin #41

Sono mondiale | FLAVIA COELHO est venue mettre un peu de dans l'Oeil de Le Petit Bulletin Saint-Étienne avant son concert au FIl le 29 (...)

Nicolas Bros | Lundi 20 janvier 2020

Flavia Coelho dans l'Oeil du Petit Bulletin #41

FLAVIA COELHO est venue mettre un peu de dans l'Oeil de Le Petit Bulletin Saint-Étienne avant son concert au FIl le 29 novembre. On en a profité pour parler avec elle de son parcours musical, de son dernier album "DNA" mais aussi de

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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"Le Lac aux oies sauvages" : Pêche à l’homme

ECRANS | De Diao Yinan (Chi., avec avert. 1h50) avec Hu Ge, Gwei Lun Mei, Liao Fan…

Vincent Raymond | Mercredi 18 décembre 2019

Une guerre des gangs de voleurs de motos laisse Zhou Zenong blessé et en cavale dans la région du Lac aux oies sauvages, traqué par les hommes du capitaine Liu. Alors qu’il s’attend à retrouver son épouse Yang Shujun, c’est une mystérieuse prostituée, Liu Aiai qui est au rendez-vous… Aux dires des festivaliers, Diao Yinan était le plus sérieux compétiteur de Bong Joon-ho sur la Croisette cette année. Précédé de l’aura de sa précédente réalisation et Ours d’Or 2014, Black Coal, Le Lac aux oies sauvages pouvait bénéficier d’un a priori favorable. Mais, suivant l’adage vaticanesque appliqué à Cannes, un palmé putatif durant la Quinzaine se retrouve souvent fort dépourvu au palmarès ; Diao est donc reparti bredouille. La sortie de son film en salles devrait lui permettre de se rattraper. Car il s’agit d’un thriller haut en couleurs. Pas uniquement du fait de sa somptueuse photographie magnifiant les séquences nocturnes illuminées aux néons, dans de subtils jeux d’alliances chromatiques. Mais également par sa construction à la linéarité non strictement euclidienne, où le présent subit d’entrée les contrecoups d’

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La musique actuelle sur un tremplin

Tremplin musical | C'est devenu une habitude en fin d'année, le tremplin stéphanois Nos talents sur scène revient avec l'ambition d'« accélérer les parcours des jeunes groupes (...)

Nicolas Bros | Jeudi 5 décembre 2019

La musique actuelle sur un tremplin

C'est devenu une habitude en fin d'année, le tremplin stéphanois Nos talents sur scène revient avec l'ambition d'« accélérer les parcours des jeunes groupes amateurs. » Avec des dotations très larges, allant d'une interview et concert acoustique chez nos confrères de Radio Dio à un parcours d'accompagnement offert par la Ville de Saint-Étienne, ce concours est ouvert à tous les musiciens amateurs en solo ou en groupe, dont au moins un des membres est âgé de 15 à 25 ans et réside (ou est scolarisé) dans la Loire. La date limite d'inscription est fixée au 12 janvier 2020 à 17h et l'envoi des dossiers se fait obligatoirement via cette page web.

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"Une vie cachée" : Celui qui croyait au Ciel et à la terre

Biopic à la Malick | L’inéluctable destin d’un paysan autrichien objecteur de conscience pendant la Seconde Guerre Mondiale, résistant passif au nazisme. Ode à la terre, à l’amour, à l’élévation spirituelle, ce biopic conjugue l’idéalisme éthéré avec la sensualité de la nature. Un absolu de Malick, en compétition à Cannes 2019.

Vincent Raymond | Mercredi 4 décembre 2019

Sankt Radegund, Autriche, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Fermier de son état, Franz Jägerstätter refuse par conviction d’aller au combat pour tuer des gens et surtout de prêter serment à Hitler. Soutenu par son épouse, honni par son village, il sera arrêté et torturé… Il convient d’emblée de dissiper tout malentendu. Cette “vie cachée“ à laquelle le titre se réfère n’évoque pas une hypothétique clandestinité du protagoniste, fuyant la conscription en se dissimulant dans ses montagnes de Haute-Autriche pour demeurer en paix avec sa conscience. Elle renvoie en fait à la citation de la romancière George Eliot que Terrence Malick a placée en conclusion de son film : « Car le bien croissant du monde dépend en partie d’actes non historiques ; et le fait que les choses n’aillent pas aussi mal pour vous et moi qu’il eût été possible est à moitié dû à ceux qui vécurent fidèlement une vie cachée et reposent dans des tombes que l'on ne visite plus. ». Un esprit saint Créé bienheureux par l’Église en 2007, Jägerstätter est de ces forces tranquilles dont Malick ne pouvait que raffoler : un mixte entre la haute élévation spirituelle d’un homme

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Bachi-bouzouk corporation

OVNI | Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 décembre 2019

Bachi-bouzouk corporation

Versez dans un blender un percussionniste génialement touche-à-tout né à Berlin d'une mère française et d'un père iranien, rajoutez un violoncelliste-bassiste champenois méchamment surdoué, saupoudrez de ce qui vous tombe sous la main avec une belle rasade de Tabasco et quelques copeaux de chocolat au gingembre, mixez quelques minutes : voilà, c’est prêt, c’est Bumcello ! Cyril Atef (Bum) et Vincent Ségal (Cello) ont fondé leur duo en 1999 et depuis, tout en s’investissant dans de nombreux projets personnels, les deux compères ont enregistré une grosse poignée d’albums tous aussi (d)étonnants, remportant en 2006 une Victoire de la musique dans la catégorie Dance / Electro. S’appuyant sur deux personnalités pourtant si différentes sur le papier, l’improbable duo est un feu d’artifice intergalactique, que dis-je, un OVNI musical à tête nucléaire. L’air sérieux presque introspectif de Ségal se marie pour le meilleur aux fanfaronnades circassiennes d’Atef. Les deux musiciens parviennent à se réinventer sans cesse, se surprenant sans doute l’un et l’autre. Mariant sans aucun complexe et avec une folle inventivité pop, rock, funk, boléro, ragga, électro, métal, world et rap, les deux

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