Christian Olivier : « Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse »

Chanson | Christian Olivier, chanteur emblématique des Têtes Raides, a sorti un second album solo en juin dernier. Intitulé "After/Avant", cet opus reste dans une veine engagée et musicalement intéressant pour son ouverture à des sons différents de ce dont nous a habitué l'intéressé. Rencontre avec Christian Olivier, avant son passage au Clapier ce vendredi 21 décembre.

Nicolas Bros | Lundi 17 décembre 2018

Photo : © Richard Dumas


Pourquoi avoir fait le choix de vous lancer en solo en 2016 avec On/Off. Était-ce pour faire une pause avec Les Têtes Raides ?
Oui, il était temps de faire une petite pause. Il y avait eu plus de 25 ans de route. C'était une manière de "breaker" un peu et de se ressourcer. J'avais le désir de continuer de faire de la musique, de poursuivre mes histoires graphiques, de lectures musicales, de bande originale de films... Concernant On/Off, j'avais envie d'essayer de nouvelles choses, de travailler avec des gens différents... Par exemple, Edith Fambuena à la réalisation et ça a vraiment été un plaisir. Ça m'a permis de me mettre dans une autre situation.

Sur After/Avant, avez-vous travaillé avec la même réalisatrice ?
Non, je l'ai fait avec un mec rencontré en studio et avec qui je me suis très bien entendu. Il s'appelle Félix Remy. On a enregistré au studio Pigalle à Paris. Il a vraiment cerné mes attentes. En chemin, je me suis mis à travailler avec Peter Combard, un des deux guitaristes avec qui j'avais déjà travaillé sur On/Off et qui est venu m'épauler sur les machines pour ce deuxième album. Finalement, on a un peu co-réalisé cet album tous les deux.

On ressent la présence des machines et des sonorités électroniques dans After/Avant. Pourquoi avoir fait ce choix ?
J'avais envie d'aller vers ces sonorités-là, ces ambiances... C'était l'un des aspects que je voulais faire ressortir de cet album. Parallèlement, il y a un quatuor à cordes qui intervient. C'est ce mélange d'univers qui me plaît.

Sur scène, comment vous présentez-vous ?
On retrouve cette ambiance sur scène. Il y a des synthés, des boîtes à rythmes... mais tout ceci avec la présence des gars à la guitare, la basse et la batterie. On retrouve une bonne partie de la prod qu'il y a sur l'album.

L'Europe devrait être beaucoup plus ouverte qu'elle ne l'est aujourd'hui

Sur les textes, un point ressort, c'est le lien à l'Europe avec notamment le titre Non et la reprise du Putain, Putain d'Arno. Qu'est-ce qui vous a motivé à mettre en avant ce point ?
On est en plein dedans, tout simplement, quand on regarde l'actualité. On voit en Europe, de nombreux pays retomber dans le repli, dans des extrêmes, des fermetures de frontières... Nous ne sommes pas dans une période d'ouverture. Je voulais lancer un petit cri d'alarme. Et quand j'étais en période d'écriture, il m'est revenu cette chanson d'Arno, qui est d'ailleurs de l'époque de TC Matic. Je trouvais ça chouette de remettre en avant ce morceau pour montrer que c'est trop con cette histoire et que l'Europe devrait être beaucoup plus ouverte qu'elle ne l'est aujourd'hui.

Justement, quand on parle d'actualité, les Gilets Jaunes, cette "colère" exprimée... qu'est-ce que cela vous évoque ? La société va-t-elle moins bien qu'avant ? Est-ce toujours pareil ?
Cela ne date pas d'aujourd'hui. Aujourd'hui, nous arrivons seulement à saturation de tout un tas de choses. Tout ceci me fait repenser à la tournée que nous avons faite avec Têtes Raides, et d'autres artistes et associations dans le mouvement Chaos Social. C'était il y a presque une quinzaine d'années. On est malheureusement dans la continuité de ce qu'on avait soulevé à ce moment-là. C'est en train de ressurgir aujourd'hui, mais c'est latent. On voit venir, monter cette crise. Il y a une crise d'identité par rapport au politique. La spécificité des gilets jaunes, c'est que c'est un mouvement complètement autonome. Le résultat est là : une méfiance et un lien inexistant en le politique et les gens.

Quels sont vos projets ?
Je suis assez ouvert à tout. Il y a simplement un album de Têtes Raides qui sortira pour fêter les 30 ans de Ginette, forcément ! Sinon, la tournée d'After/Avant va me mener jusqu'à l'automne 2019 en parallèle avec le spectacle de Prévert. Je travaille également sur la musique d'une pièce de théâtre sur une auteure russe, Marina Tsvetaieva. Je continue aussi mon activité de graphiste avec Les Chats Pelés. J'avance en permanence sur la musique mais pas seulement. Tout ce qui peut faire remuer les choses m'intéresse.

Quand vous travaillez pour une BO ou une musique destinée à une pièce de théâtre, est-ce très différent de la composition d'un album ?
Oui, c'est assez différent et cela ouvre d'autres pistes musicales. Tu es dans un format, avec une intervention beaucoup moindre du texte. Tu es dans la musique pure et tu pars dans des ambiances, des durées, dans l'appui de certaines parties d'une œuvre. De n'avoir à travailler que la musique, c'est passionnant.

Christian Olivier [+ 5 marionnettes sur ton théâtre], vendredi 21 décembre à 20h au Clapier


Christian Olivier (Têtes Raides) + 5 marionnettes sur ton théâtre


Le Clapier 2, avenue Pierre Mendès-France Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Biennale design | Le président de la Cité du design, vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge du design et adjoint à la culture de la Ville de Saint-Etienne, Marc Chassaubéné, revient pour nous sur la décision de reporter la Biennale internationale design de Saint-Etienne d'une année.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mars 2021

Marc Chassaubéné : « Nous avons tout fait pour éviter d'engager des frais à perte »

Décaler de quelques mois la tenue de la Biennale n'était pas envisageable ? Cela faisait partie des options qui étaient sur la table, mais il y a plusieurs difficultés. C'est le calendrier des expositions qui s'enchaînent à la rentrée dans les divers lieux de la Biennale, avec des questions de prêts d'œuvres, et des confrontations d'ordre technique. Le report d'un an offre une certaine sérénité par rapport aux conditions sanitaires, même si nous ne sommes plus sûrs de rien malheureusement... La Biennale internationale design de Saint-Etienne devait se dérouler sur 4 mois d'avril à août avec un investissement de 4 M€ et des retombées estimées à hauteur de 8, 5 M€ ? Nous avons donné ce chiffre-là car c'est celui qui était ressorti de l'étude menée à notre arrivée en 2014, avec plus des retombées se situant à plus de deux fois le budget investi dans l'événement. Ensuite, l'ambition de faire se tenir la Biennale sur toute la période estivale correspond à la volonté de donner une dynamique à tout le territoire dans une période de l'année où nous ne sommes pas identifiés jusqu'à aujourd'hui. Le fait d'aller jusqu'à la fin de l'

Continuer à lire

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Entretien | Début novembre, Jacques Weber propose de redécouvrir Victor Hugo, à Saint-Just Saint-Rambert. Rencontre avec l’un des plus grands hommes de théâtre de son temps… Et peut-être même plus.

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Jacques Weber : « C’est la culture qui fait de nous des Hommes »

Avec ce spectacle, vous mêlez un peu toutes les facettes de Victor Hugo, en proposant des lectures de ses textes, lettres, discours, poèmes, romans… Qu’est ce qui vous en a donné envie ? Tout a démarré en 2017, pendant la campagne présidentielle. J’ai constaté que de nombreux candidats citaient Hugo, et j’ai essayé de comprendre pourquoi. Le style épique d’Hugo, son lyrisme, ont ceci d’extraordinaire qu’ils parviennent à faire passer toutes ses idées, et condamnent de fait celui qui écoute à la réflexion. Et puis… J’avais aussi envie de dépiédestaliser cet homme, de le mettre à la portée de n’importe quelle oreille. Donc, je l’ai emmené dans ces endroits pleins d’humanité que sont les bistrots. Des endroits où l’on commente, où l’on s’amuse, où l’on discute. Emmener Hugo au bistrot, c’est aussi permettre à des tas de gens qui ne vont pas au théâtre de le redécouvrir… Il ne faut pas avoir de prétention là-dessus, en se disant qu’on va voir des foules se déplacer. Je crois qu’en France, 1% de la population seulement va au théâtre… Mais oui, d’une certaine manière, on peut malgré tout continuer à espérer que cette prop

Continuer à lire

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

Continuer à lire

Devil inside

Blues | Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 8 janvier 2020

Devil inside

Ils sont nombreux les frenchies de la planète blues, mine de rien, à savamment cultiver tous les attributs du genre : voix rocailleuse et/ou éraillée, riffs endiablés de guitare, douze mesures pour évoquer des thèmes récurrents (le sexe, la vie, la mort) au fil des rives poisseuses du Mississippi ou des routes poussiéreuses ponctuées de rades désertées… Au sein de cette famille tentaculaire, le chanteur et éminent guitariste Manu Lanvin tire habilement son épingle du jeu, incarnant un certain renouveau du genre avec son rock-blues explosif bien senti. Lanvin n'est pas en chocolat : six albums, des centaines de concerts en Europe comme aux Etats-Unis (l’Olympia, l’Apollo Theater, le Montreux Jazz Festival, Solidays, Cognac Blues Passion…), plusieurs participations au gala de la Jazz Foundation of America (à l'invitation de Quincy Jones), une belle collaboration avec Calvin Russel, des premières parties prestigieuses et une nomination aux Globes de Cristal 2017 le distinguant parmi les meilleurs interprètes masculins. Sur son dernier album en date, Grand Casino, le bluesman fait se répondre avec toute l'énergie du live standards revisités et chansons originales, alignant

Continuer à lire

Voyou, ce gentil garnement

Pop | Après des expériences au sein d'Elephanz, Pegase et Rhum for Pauline, Thibaud Vanhooland s'est envolé en solo avec le projet Voyou. Coloré mais aussi profond, l'univers de ce jeune auteur, compositeur et interprète est intéressant. Rencontre avec un artiste qui en a sous le pied.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Voyou, ce gentil garnement

Thibaud, l'environnement et la musique que tu proposes sont finalement un peu en contradiction avec ton nom de scène et tes paroles qui traitent d'une vie citadine parfois cruelle, sans jamais pourtant sombrer dans le cynisme ? Je pense qu’il y a de tout dans la musique comme dans les paroles. Parfois des paroles tristes sur fond de musique plutôt joyeuse, parfois l’inverse, je n’ai pas trop de règle la-dessus tant que les deux se repondent le mieux possible. Tu avais déclaré à nos confrères de France Info : « J'ai beaucoup de mal à laisser des gens toucher au moindre arrangement, j'ai une idée très précise de la musique que je veux faire ». Du coup, as-tu tout contrôlé dans le détail pour ton album "Les Bruits de la ville" ? Oui beaucoup. Après, j’ai quand même coréalisé le disque avec Antoine Gaillet et Diogo Strauss, mais je suis arrivé en studio avec des morceaux deja très arrangés et très proches de leur version finale. Cela nous a laissé le temps de travailler le son, les textures, et d’aller chercher encore un peu plus loin dans les arrangements pour que chaque morceau transmette le plus justement p

Continuer à lire

Le Clapier poursuit sa belle aventure

Lieu de culture | Après trois saisons bien remplies, la salle de spectacles stéphanoise entame une troisième année du même accabit, avec une équipe remaniée et des intentions nouvelles.

Nicolas Bros | Mardi 1 octobre 2019

Le Clapier poursuit sa belle aventure

Du côté de la salle de spectacles du Clapier, le bilan est bon depuis son ouverture en 2016. Avec 70 levers de rideau par an et des concerts qui ont marqué les esprits avec têtes d'affiches (Puppetmastaz, Ludwing Von 88, Didier Super, Les Sheriff, Fatals Picards...) et groupes locaux, la salle du Clapier entame sa quatrième année en forme avec notamment les venues programmées d'Eiffel (17 octobre), de Balik le chanteur de Danakil (22 novembre), de GiéDré (le 13 mars 2020) mais également des coproductions avec le Fil (Le Bal des Enragés le 18 octobre) ou des concerts délocalisés comme à la Forge du Chambon-Feugerolles (No One Is Innocent et Les Sheriff le 29 novembre ainsi que Ludwig Von 88 le 30 novembre). Cette nouvelle saison est également synonyme de changement du côté de l'ancienne gare avec notamment la création de La Loko, une structure associative destinée à mener un « vrai projet culturel » selon Jonathan Cascina coordinateur du projet. « Le Clapier divise ses activités pour mieux organiser sa mission, détaille-t-il. D'un côté, la SARL, propriétaire du bâtiment et responsable légale du lieu et de l'autre La Loko s'occupe du projet artistique et cult

Continuer à lire

Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Culture scientifique | Axel Kahn, médecin, ancien chercheur en génétique et président d'université, essayiste humaniste est devenu président de la Ligue contre le cancer en juin 2019. Il sera de passage à Saint-Étienne jeudi 26 septembre pour une conférence à propos d'un de ses sujets de prédilection : l'éthique. Rencontre avant sa venue en terres foréziennes.

Nicolas Bros | Mercredi 18 septembre 2019

Axel Kahn : « Un combat magnifique et incontestable »

Vous êtes président de la Ligue contre le cancer depuis fin juin 2019. Comment cette nouvelle mission se passe ? Axel Kahn : Cela se passe de manière intense. C'est un combat magnifique et incontestable. Je le dis assez souvent, il est rare que l'on mène une action, un combat qui ne peuvent être contestés. Ici, on lutte contre les cancers et personne ne peut être pour les cancers. On lutte en faveur des personnes malades et personne ne peut être contre ces personnes malades. Cela étant dit, l'éventail de ce qu'il y a à faire contre le cancer, qui est un véritable fléau de société, frappant toutes les familles, est tel que, même lorsqu'on a fait tout ce qu'il était possible de faire compte tenu des heures ouvrées, de la nécessité de dormir un tout petit peu, on n'a malgré tout jamais assez fait. Cela associé à la structure compliquée de la Ligue fait que c'est une tâche extrêmement prenante. Néanmoins, c'est une grande satisfaction. Lutter de toutes nos forces pour éviter que les jeunes tombent dans les trois grandes causes de cancer que sont le tabac, l'alcool et la malbouffe/obésité.

Continuer à lire

Parenthèse

MUSIQUES | Une très prometteuse soirée sous le signe du reggae s'annonce du côté du Clapier. Les Stéphanois de Naksookhaw et les Lyonnais d'Innavibe sont invités à partager (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Parenthèse

Une très prometteuse soirée sous le signe du reggae s'annonce du côté du Clapier. Les Stéphanois de Naksookhaw et les Lyonnais d'Innavibe sont invités à partager la scène avec Balik. Le chanteur du collectif parisien Danakil revient à la source de ses influences musicales et s'offre une digression introspective avec un album perso aux sonorités afro-world et hip-hop, mettant en musique un recueil de poèmes des temps modernes sincère et très personnel puisque longuement mûri par l'artiste. Balik (+ NakSooKhaw + Innavibe), vendredi 22 novembre à 20h30, le Clapier

Continuer à lire

À la rescousse

Techno | Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

À la rescousse

Les années filent et Electric Rescue navigue toujours dans le paysage techno français. Antoine Husson fait partie de ces artistes qui font voyager les danseurs et auditeurs. Ses sets sont teintés d'une froideur qui peut parfois sembler très dure mais il n'en est rien. Ce puriste apprécie de mêler les styles, confondre les ambiances pour projeter ses sets dans de multiples directions. Très discret - par volonté d'ailleurs - Electric Rescue est un actif sur la scène électronique française depuis plus de 20 ans. Reconnu pour quelques faits d'armes marquants, telle sa résidence Skryptöm au Rex Club à Paris, la direction du label éponyme ou encore pour plusieurs maxis chez Cocoon, Traum ou Trax, Antoine Husson perpétue son savoir-faire techno, comme le prouve sa dernière sortie, First Obverse EP chez Obverse Records. Electric Rescue + Basic + Poto Feu Events, samedi 10 mai au Clapier dès 22h

Continuer à lire

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Pop | Phénomène générationnel du moment chez les millennials multipliant les concerts sold-out, les Français de Therapie Taxi font mouche aux commandes d'une pop frondeuse et tubesque dont les textes explicites et cathartiques cachent une forme de romantisme décadent. Explication de textes avec la chanteuse du groupe, Adé, à l'occasion de la réédition augmentée de leur album "Hit Sale" et d'un concert (sold-out, forcément) au Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Therapie Taxi c'est d'abord le contraste entre une forme très tubesque et un fond assez noir et violent. Mais surtout des textes très crus et un sujet récurrent, le sexe, abordé très frontalement. Comment avez-vous défini cette approche, assez nouvelle hors du rap ? Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé : On ne l'a pas vraiment définie. C'est un peu arrivé comme ça. Le premier parti pris a été de chanter en français. C'est un choix qu'on a fait très tôt, avant même de s'appeler Therapie Taxi. On avait commencé à chanter en anglais, comme tout le monde, mais on a vite vu que c'était assez pourri (rires). Et puis, ça nous a amené une certaine liberté par rapport aux textes, davantage dans l'intimité de ce qu'on raconte. Il y a d'abord eu Salop(e) que Raph [le chanteur du groupe – NDLR] ava

Continuer à lire

Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

Continuer à lire

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Humour | Alors que le cinéma français lui fait les yeux doux depuis une petite dizaine d’années, Manu Payet remonte sur scène pour un deuxième one-man où il se livre… quasi entièrement. Rencontre.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Jeanne d’Arc sort le costard à Payet

Pourquoi un deuxième spectacle 10 ans après le premier ? La scène vous manquait ? Je crois que j’ai juste été pas mal occupé… Lorsqu’on a arrêté de tourner avec le 1er spectacle, je suis parti sur des films, et puis vous savez, je suis un garçon, je ne peux faire qu’une seule chose à la fois ! Et puis le public a semblé être demandeur d’un nouveau spectacle. Je me suis finalement laissé amadouer par les petits mots trop charmants des gens. Pas trop difficile, de se retrouver tout seul, après de nombreuses aventures collectives ? En fait, je suis vraiment très heureux de retrouver la scène. Ça aurait été con de ne pas y aller. J’avais oublié cette sensation, la scène, c’est un saut en parachute, un vertige que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner tout le monde, et se raconter et gêner tout le monde. Dans ce spectacle, vous vous racontez, beaucoup… Ce n’est pas un peu impudique, de parler de soi comme ça ? Je trouve qu’il y a une limite très ténue entre se raconter et concerner t

Continuer à lire

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Fête du livre | Le Normand Michel Bussi, professeur de géographie à l'université de Rouen, est également un écrivain à succès. Parrain de la 33e édition de la Fête du livre, il présentera Sang Famille, son dernier ouvrage et sera omniprésent entre dédicaces, Mots en scène et débats. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 2 octobre 2018

Michel Bussi : « Très fier d'être le parrain cette année »

Que représente pour vous le fait d'être parrain de la Fête du livre de Saint-Étienne ? Michel Bussi : Je suis venu déjà à trois reprises à la Fête du livre et j'ai beaucoup aimé l'ambiance très particulière qui règne dans ce salon, son originalité... Je suis très fier d'en être le parrain cette année. C'est un événement regroupant le livre, le théâtre, la musique... Il y a énormément de choses qui se passent dans ce salon. Ce n'est pas seulement venir signer des livres, c'est une véritable fête. Rendre le livre le plus accessible possible, le mélanger à plein d'autres émotions, c'est ça qui m'a plu. Qu'est-ce que vous aimez particulièrement à Saint-Étienne ? C'est objectivement un des plus gros salons en France, tout en restant à taille humaine. On ne ressent pas cette oppression qui peut se faire ressentir dans certaines grosses manifestations littéraires gigantesques, qui peuvent perdre leur âme. À Saint-Étienne, ça reste très populaire, organisé avec de nombreux événements. Ça me fait un peu penser à Quais du polar dans cette volonté d'être original tout en restant proche des lecteurs. La Fête du livre est au cœur de l

Continuer à lire

No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Rock | Groupe engagé par excellence, No One Is Innocent poursuit sa route vingt ans après ses débuts. Toujours aussi énergique, le rock du groupe n'a pas pris une ride et son dernier album Frankenstein démontre que la créature n'a pas fini d'en découdre. Rencontre avec Kemar, le chanteur charismatique des [no one is innocent], avant le passage de la formation au Clapier.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

No One Is Innocent : « Tous les ingrédients pour prendre du plaisir sur scène »

Quelle différence existe-t-il entre Propaganda, votre album sorti en 2015 et Frankenstein qui vient de paraître ? Kemar : Nous avons la sensation qu'il est plus animal, plus organique. On peut ressentir la nervosité du groupe dans les compositions qui sont moins rondes. L'album débute sur le titre À la gloire du marché et on le prend en pleine face ! On se connaît aussi davantage avec notre producteur Fred Duquesne (notamment connu pour son implication dans le groupe Mass Hysteria, NDLR), ce qui donne un son plus acéré que sur notre précédent disque. Justement, en parlant de Fred Duquesne, il est intervenu la première fois pour vous sur Propaganda, alors que c'est un ami de longue date. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de travailler avec lui ? C'est très étrange en fait... Ce sont les mystères de la musique. Fred est un pote de bande, on se croise hyper souvent, on sort boire des coups à Paris... À un moment donné, avant de commencer à travailler sur Propaganda, des amis nous disent : « qu'est-ce que vous faites ? Pourquoi vous ne demandez pas à Fred de bosser ave

Continuer à lire

Crash-test

Chanson | Avec son humour décapant façon Hara-Kiri, Didier Super est un pur sniper. Mais ses saillies politiquement incorrectes ne sont jamais totalement gratuites (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Crash-test

Avec son humour décapant façon Hara-Kiri, Didier Super est un pur sniper. Mais ses saillies politiquement incorrectes ne sont jamais totalement gratuites car derrière sa tête de vainqueur, Didier Super est très loin d'être un con, dénonçant l'indifférence générale face aux criantes aberrations de notre monde déglingué. Mieux vaut en rire que de s'en foutre. Didier Super, mercredi 18 et jeudi 19 avril au Clapier

Continuer à lire

Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Humour | Incontournable sur YouTube où il a successivement "cassé la télé", organisé une "tournée des barbeuks" et mis en ligne des sketchs et spectacles inédits, le jeune humoriste Haroun est désormais en tournée. Il passera au Centre des Congrès pour le festival des Arts Burlesques avec un seul mot d'ordre : #OnRigoleBienSaintEtienne !

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Vous avez débuté par l'impro et la danse hip-hop. Comment en êtes-vous arrivé à l'humour ? Haroun : J'ai toujours voulu faire de l'humour. L'idée a germé assez tôt dans ma tête. Un jour, un ami m'a inscrit en secret à un festival de café-théâtre étudiant. J'ai eu un mois pour écrire un sketch, je l'ai fait et cela a très bien marché. J'ai eu envie de poursuivre sur le format "seul-sur-scène", en stand-up. Le stand-up correspond à la contrainte de devoir jouer dans différentes scènes ouvertes, avec seulement un micro. Cette simplicité m'a plu et j'ai commencé à me produire dans ces salles presque tous les soirs au cours de l'année 2015. Vous êtes passé par le Jamel Comedy Club et d'autres scènes. Qu'est-ce que cela apporte ? Le Jamel Comedy Club correspond à un moment où j'avais déjà une expérience scénique avancée. C'est en faisant des scènes ouverte, avec très peu de spectateurs, que l'expérience se forge. Il faut essayer de capter un public qui ne vous attend pas forcément, en quelques minutes, au milieu d'une liste d'humoristes qui se succèdent. C'est là que l'on apprend à jouer avec les silences, avec son rythme, a

Continuer à lire

Rone : "Faire un album plus solaire"

Electro | Le funambule électronicien Rone est de retour avec "Mirapolis", un quatrième album plus coloré et aux sons mêlant encore davantage électronique et organique. Sublimé par une pochette et un univers dessiné par Michel Gondry, cet opus est une envolée dans les méandres d'une ville magique où Erwan Castex (vrai nom de Rone) nous guide.

Nicolas Bros | Mardi 28 novembre 2017

Rone :

Mirapolis est beaucoup moins sombre que Creatures, votre opus précédent. Pourquoi un tel changement ? Il y a une part d'inconscient là-dedans. Les compositions sont très liées à des périodes de ma vie. Pour Creatures, je traversais un moment un peu difficile et je pense que cela a déteint sur ma musique. En commençant Mirapolis, je souhaitais faire un album plus solaire car je m'étais rendu compte qu'il existait une certaine noirceur dans Creatures. Mais je ne suis finalement pas totalement maître de cela. Quand je compose, je me laisse porter par la musique. Le résultat peut inclure de la mélancolie. D'ailleurs, Mirapolis contient tout de même une grande part de mélancolie... Oui, mais je pense que ce disque est plus contrasté que le précédent. Il possède quelque chose de mélancolique tout en tirant vers le haut, en étant plus joyeux. Vous vous êtes encore entouré de nombreux artistes dont Saul Williams, Baxter Dury ou John Stanier (B

Continuer à lire

Tonton se laisse aller

Soirée spéciale | L'association La Laverie a retrouvé des archives inédites chez Luc, l'oncle d'une de ses membres. Ce dernier, menuisier en Haute-Loire, est décédé (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 novembre 2017

Tonton se laisse aller

L'association La Laverie a retrouvé des archives inédites chez Luc, l'oncle d'une de ses membres. Ce dernier, menuisier en Haute-Loire, est décédé cette année. Mais outre la passion du travail du bois, il était également un fin collectionneur. Mais pas de n'importe quels objets. « Il ne faisait pas de bruit autour de cela mais il était très attaché aux plaisirs de la chair, explique Jérémie Guignand, membre de l'association. Nous avons retrouvé une grande collection chez lui, qu'il gardait précieusement. » Une fois avoir découvert cette ribambelle d'objets, l'équipe s'est décidée à rendre un hommage appuyé à ce personnage un peu unique en son genre. « Nous avons réfléchi à une soirée qui soit décalée autour de ce personnage, sans être dans la provocation, poursuit Jérémie. Cet "Hommage à Tonton Cul", nom rappelant Tonton Luc, n'est ni une soirée échangiste, ni une soirée libertine mais belle et bien un spectacle pour un public averti, avec la présence de nombreux artistes proposant des créations autour de la question du sexe. » L'idée d'une telle soirée est également de faire parler, de partager, d'évoquer des questions politiques et publique

Continuer à lire

Pour tout bagage, ils ont 20 ans

Chanson | Les Hurlements d'Léo fêtent leur 20 ans. Pour marquer le coup, les huit Bordelais, proches des Ogres de Barback, sortent un (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

Pour tout bagage, ils ont 20 ans

Les Hurlements d'Léo fêtent leur 20 ans. Pour marquer le coup, les huit Bordelais, proches des Ogres de Barback, sortent un nouvel album au début de l'année 2018, Luna de Papel. Mais avant cela, ils empruntent les routes de France pour rejouer quelques morceaux ayant charpenté leur histoire, mais également quelques nouveaux titres. 20 concerts de prévus dont un au Clapier à Saint-Étienne. Le 10 novembre.

Continuer à lire

CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Interview | Avec "Lafayette", son vingtième album studio enregistré en Louisiane, CharlÉlie Couture, artiste touche-à-tout (peinture, photo, littérature et bien entendu musique) a sorti un album fort qui marque le retour "haute-couture musicale" pour le plus Américain des Nancéens. Explications de texte avant son passage en novembre à la Forge pour les Oreilles en Pointe et en janvier au Théâtre des Pénitents à Montbrison.

Nicolas Bros | Mardi 31 octobre 2017

CharlÉlie Couture : « J'ai souvent comparé mon activité à celle d'un triathlète »

Quelle a été la motivation vous ayant poussé à aller enregistrer cet album en Louisiane ? Il y a eu plusieurs motivations à ce choix. La première était que, installé aux États-Unis, à New-York, depuis une quinzaine d'années, je porte en moi cette double appartenance à la culture française et américaine. Par ailleurs, avec le nom de CharlÉlie qui est le mien, les gens me demandaient d'où je venais, imaginant qu'avec un tel nom je pouvais être cajun ou autre... Enfin, la "pulse" que j'ai dans la main gauche est davantage du Sud que de la Côte Est des USA. Toutes ces choses ont fait que j'avais envie d'aller voir en Louisiane à quoi cela ressemblait. Cet album est une sorte de concentré de toute votre carrière, avec un côté très personnel ajouté à une belle ouverture ? Je crois qu'il y a ce que l'on est et ce que l'on représente. Je me suis efforcé tout au long de ma carrière d'expérimenter des choses très diverses, aussi bien quand j'ai fait la musique de Tchao Pantin que lorsque je travaillais des musiques

Continuer à lire

LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

Rap | Le duo lyonnais LUTĒCE fait partie des groupes les plus prometteurs du rap français. Flow nonchalant, thèmes introspectifs, Ian et Marty font partie des nouvelles signatures régionales à suivre de près, comme le prouve leur très réussi EP Lapse, sorti il y a tout juste un an. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

LUTĒCE : « Rester sincères dans notre démarche »

D'où venez-vous ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? Marty : Nous sommes de Lyon, même si pour ma part je suis né à Saint-Étienne. Nous avons commencé l'aventure de LUTĒCE il y a maintenant 3 ans. Pourquoi avoir choisi LUTĒCE comme nom de groupe ? Lutèce évoque forcément Paris et pour quelle raison avoir mis un macron sur le premier "e" ? Ian : Nous nous sommes rencontrés en faculté de l'histoire de l'art à Lyon. Même si nous ne travaillons pas aujourd'hui dans un secteur lié à cette formation, ces études représentent une étape très importante dans notre parcours. LUTĒCE évoque un peu cette époque avec un équilibre entre la Renaissance et l'ancien temps. C'est également lié à ce que nous voulons faire, à la vision équilibrée de notre musique. Le côté esthétique du mot nous a plu aussi. Marty : Concernant l'utilisation du macron, il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, c'est une manière d'obtenir une certaine singularité. Ensuite, c'est l'accent du cancre, celui que l'on met quand on ne sait pas lequel choisir. Cela correspond également bien au fait que parfois, on n'a du

Continuer à lire

Express to Bogota

Sono mondiale | Non, ce n’est pas un nouveau produit stupéfiant, que nenni, Express to Bogota est simplement l’intitulé d’une nuit qui s’annonce des plus chaudes, samedi (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Express to Bogota

Non, ce n’est pas un nouveau produit stupéfiant, que nenni, Express to Bogota est simplement l’intitulé d’une nuit qui s’annonce des plus chaudes, samedi 28 octobre au Clapier. Avec Dj Ritmo Salvaje, l’electro latino sera à l’honneur de 23h à 5h30 du matin, entre cumbia, rumba ou salsa, sur des boucles rythmiques imparables, celles qui mouillent la chemise et facilitent le lâcher prise. Ritmo Salvaje est justement un expert des nouvelles sonorités d'Amérique latine, nu cumbia et tropical bass se frottant sans pudeur au dub, hip hop, reggae ou même rock. On avait déjà découvert ce Dj à la Bodega, en juin dernier, avec la Noche Sainté Ritmo Loco. Il semble pourtant avoir plutôt ses habitudes dans la capitale des Gaules (aux Bons Sauvages et à La Fourmilière), se faisant aussi remarquer du côté de Grenoble, notamment à l’Ampérage. C’est sans doute la chanteuse argentine La Yegros qui, en deux albums trois mouvements a fait exploser la nu cumbia sur le devant de la scène et sur les ondes internationales, s’illustrant brillamment avec ses couleurs flashy dans ce style fougueusement dansant que l’on retrouve dorénavant dans toutes les bonnes soirées latino. Vamos a bailar ?

Continuer à lire

Brain is in the kitchen

Sono mondiale | Brain Damage invite Harrison Stafford à bousculer les codes du dub et du reggae roots sur un album commun, avec à la clé, une série de concerts très attendus. Ça barde !

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Brain is in the kitchen

Après les belles réussites que furent ses rencontres successives avec High Tone (album High Damage en 2012) puis Vibronics (Empire Soldiers en 2013), Martin Nathan alias Brain Damage entame une nouvelle collaboration avec Harrison Stafford, fondateur du groupe Groundation. Pour ce nouveau projet, notre serial dubber stéphanois et le charismatique "Professor" ont gravé l’album Liberation Time, alignant dix titres empreints de messages philosophiques et bienveillants. Riche de nombreuses collaborations à travers le monde et avec au compteur une douzaine d’albums plutôt généreux en featurings, Brain Damage ne cesse de défricher de nouvelles pistes musicales. Ici les deux complices rapprochent leurs univers respectifs, le gros son du Français portant solidement la voix si particulière du plus jamaïcain des Californiens. Comme à son habitude, Nathan sort de derrière les fagots des mélodies imparables truffés d’effets dub inspirés. Harrison délivre quant à lui un message fédérateur centré autour de l’auto-émancipation par la musique, exposant encore et encore sa vision universaliste de la foi rastafarienne. La Jamaïque c’est fantastique

Continuer à lire

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Rencontre | Avec Un Loup pour l'homme, nominé pour les prix Goncourt et Fémina, Brigitte Giraud livre le roman qui l'habitait depuis toujours et l'histoire dont elle est issue. Celle d'Antoine, un appelé d'Algérie qui découvre en soignant les autres les horreurs de cette guerre dont tout le monde tait le nom. Et de sa femme venue donner la vie sur ce théâtre de mort.

Stéphane Duchêne | Mardi 3 octobre 2017

Brigitte Giraud : « Je suis devenue écrivain pour écrire ce livre »

Un Loup pour l'homme romance l'expérience de votre père durant la guerre d'Algérie et de votre mère qui l'a rejoint pour vous mettre au monde. Comment ce qui était au départ un sujet familial est devenu un sujet littéraire ? Brigitte Giraud : De plus en plus, je pense être devenue écrivain pour écrire ce livre. Sur ma carte d'identité, il est écrit « née à Sidi-Bel-Abbès, Algérie » et ce mot, Sidi-Bel-Abbès, est devenu quelque chose de très intime. J'avais ça dans un coin pas tellement reculé de ma tête mais cela m'effrayait d'ouvrir la boîte noire contenant ce qui s'était passé pour mon père pendant la guerre d'Algérie. Il fallait que je prenne le temps de parler avec lui. Ce n'était pas impossible ou tabou mais parfois il faut des années pour s'embarquer sur une voie aussi forte. Il fallait aussi que je me sente un peu plus armée en tant qu'écrivain pour construire un objet littéraire à partir de cela. Et d'un autre côté, ce qui m'a fait ouvrir cette boîte, c'est que je voulais le faire pendant qu'il était temps. Vous n'en aviez jamais parlé avec votre père ? Mon père disait simplement qu'il n'avait ja

Continuer à lire

Rencontre

Panorama Sono Mondiale 17/18 | Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Rencontre

Décidément assoiffé d’expérimentations musicales inédites, Martin Nathan entame une nouvelle collaboration dans l’esprit de celles vécues précédemment avec High Tone et Vibronics. Pour le tout nouveau projet de Brain Damage, l’artiste stéphanois invite Harrison Stafford (charismatique "Professor" de Groundation) sur un album commun, Liberation Time. Les deux musiciens y bousculent ensemble et avec intelligence les codes du dub et du reggae roots. Brain Damage meets Harrison Stafford, samedi 21 octobre à 20h30 au Clapier

Continuer à lire

Arnaud Meunier : « Rendre vivant le théâtre populaire »

SCENES | Directeur de La Comédie de Saint-Étienne depuis 2011, Arnaud Meunier a fait de l’ouverture à la diversité et de la programmation d’auteurs vivants sa marque de fabrique. Il nous explique comment La Nouvelle Comédie lui donne les moyens de plus grandes ambitions.

Houda El Boudrari | Mardi 12 septembre 2017

Arnaud Meunier : « Rendre vivant le théâtre populaire »

Que symbolise cette nouvelle Comédie pour la ville, sa politique culturelle et son rayonnement national, voire international ? Cette nouvelle Comédie s’inscrit pleinement dans le renouveau de l’image de Saint-Etienne à travers trois grands marqueurs que sont le design, le sport et la culture, avec sur ce dernier volet une importance singulière pour le théâtre. Car il ne faut pas oublier que la ville a été pionnière dans la politique de décentralisation menée après-guerre avec la création par Jean Dasté de La Comédie de Saint-Etienne en 1947, juste après le CDN de Colmart. La visibilité du théâtre stéphanois se mesure au nombre de représentations des spectacles produits par La Comédie de Saint-Étienne et au prestige des lieux qui les accueillent. Truckstop 1, a été programmé l’année dernière au In du festival d’Avignon pour la première fois depuis 45 ans. Grâce aux moyens techniques de notre nouveau bâtiment, nous pourrons désormais produire des spectacles de plus grande envergure, qui représenteront dignement le théâtre stéphanois. Ma

Continuer à lire

Mathieu Boogaerts : « La chanson, je l’ai au bout de la langue »

MUSIQUES | Vous avez déclaré pouvoir « passer plus de 25 heures à parler de vos chansons », est-ce vrai ? Tout à fait, j’en parle bien dans le sens où je maîtrise le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 juin 2017

Mathieu Boogaerts : « La chanson, je l’ai au bout de la langue »

Vous avez déclaré pouvoir « passer plus de 25 heures à parler de vos chansons », est-ce vrai ? Tout à fait, j’en parle bien dans le sens où je maîtrise le sujet, je suis très loquace et j’aime bien expliquer ce que je fais. Par contre, il demeure une zone de mystère, à savoir pourquoi j’ai envie de faire ça, pourquoi ce que je fais ressemble à ça et pas à autre chose. Je n'ai pas d’explication sur le fait que la musique que je fais est ce qu’elle est et pourquoi je ne fais pas du hard-rock ou encore de la boucherie ou de la peinture de bâtiment. Je n’en ai aucune idée. À propos de votre dernier album Promeneur, j'ai lu que vous avez mis plus d'une année à l'enregistrer. Est-ce votre manière habituelle de fonctionner ? C’est faux, je n’ai pas mis plus d’un an. Pour moi, un disque correspond à deux choses. Tout d’abord écrire un répertoire de chansons. La deuxième étape, c’est de fixer ce répertoire, de l’enregistrer, de le photographier... En ce qui concerne l’écriture des chansons, cela m’a pris le même temps que d’habitude, c’est difficile à quantifier car quand je commence à écrire, je ne pars pas de r

Continuer à lire

20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Interview électro/hip-hop | Après Hocus Pocus et C2C, le Dj et beatmaker nantais 20Syl s'est lancé dans un nouveau projet electro/hip-hop au nom très spirituel : AllttA. Aux côtés de Mr J. Medeiros (du groupe The Procutions), ils ont dévoilé The Upper Hand, un opus de belle facture qui secoue les têtes et fait vibrer les mollets. Rencontre.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

20 Syl : « Le nom AllttA a été un déclic visuel »

Est-ce que vous pouvez nous expliquer la rencontre avec Mr J. Medeiros ? C'était en 2004 ou 2005, lorsqu'on était en studio avec Hocus Pocus en train d’enregistrer l’album 73 Touches. On a vu The Procussions, le groupe de Jason en concert et nous avons eu un vrai coup de cœur. Nous les avons invités le temps d’une journée "off" sur leur tournée à nous rejoindre en studio et dans notre émission de radio. La connexion s’est faite comme ça et depuis nous sommes restés en contact jusqu'à monter AllttA ensemble. Est-ce plutôt vous ou lui qui êtes à l’initiative du projet AllttA ? C'est "J" qui m’a proposé ce nom AllttA et ça a été le déclic visuel pour moi. J’ai réussi à me projeter, à imaginer les choses qu’on allait pouvoir décliner à partir de là. J’ai besoin de ce côté visuel pour me lancer dans un projet musical. À partir de là, nous avons commencé à réunir toute la matière que nous avions déjà échangée dans le but de sortir un EP ou un album. Lorsque l'on écoute votre album The Upper Hand, on sent un côté sonore très organique et hip-hop malgré le fait qu'il y ait beaucoup d’électro. C

Continuer à lire

Valérie Lemercier : « Patrick Timsit, c’est l’homme idéal »

Interview | Cinquième long-métrage de Valérie Lemercier, "Marie-Francine" est sans doute le plus réussi. Et n’est pas (uniquement) une comédie. Rencontre avec la coscénariste/réalisatrice/interprète.

Vincent Raymond | Mardi 30 mai 2017

Valérie Lemercier : « Patrick Timsit, c’est l’homme idéal »

Est-il facile de signer une comédie romantique ? Valérie Lemercier : C’est ma première histoire d’amour au cinéma, et elle est venue malgré moi. À l’écriture avec Sabine Haudepin, je redoutais que ce soit "uc-uc". Le sujet était la résurrection de Marie-Francine, je ne voulais pas qu’elle soit trop victime : les victimes, on a envie de leur en remettre un coup, c’est humain. Alors j’ai beaucoup raccourci au montage. Il y a une évidence entre Patrick Timsit et vous à l’écran. Comment est né ce couple ? Cette évidence était évidente pour moi ! Elle ne l’était probablement pas sur le papier, mais je savais que le choix de Patrick serait bon, car il me plaisait dans la vie – ce n’est pas plus compliqué que cela. Il a du charme, c’est l’homme idéal, il a l’âge du rôle, il pouvait faire portugais… Et je voulais qu’on voie ce que moi j’avais vu – même si je ne l’avais jamais vu sur scène avant de lui proposer le rôle. Je voyais bien qu’il pouvait être Miguel et que ce ser

Continuer à lire

Flavia Coelho : « Toujours garder du positif »

Sono mondiale / Festival | La chanteuse brésilienne Flavia Coelho possède cet optimiste ultra-communicatif, au quotidien mais aussi et surtout sur scène. Avec son troisième album Sonho Real, elle continue son petit bout de chemin pour proposer une lecture musicale unique, avec un son rythmé et mélangé tout en possédant un caractère engagé. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Flavia Coelho : « Toujours garder du positif »

Il paraîtrait que Sonho Real, votre dernier album sorti en 2016, n'était pas réellement prévu et que votre maison de disques vous a poussé à le faire. Comment la composition de cet album s'est-elle déroulée ? Flavia Coelho : La composition s'est faite comme d'habitude avec Victor Vagh, mon producteur depuis le début de mes aventures musicales. En fait, ce qui s'est passé avec cet album, c'est que la maison de disques était très contente du deuxième album et m'a dit: « c'est très bien Flavia, on n'a pas besoin d'album, rentre à la maison, fais ta vie ! » Avec Victor, nous nous sommes retrouvés dans notre studio et nous avons commencé à composer de nouveaux titres, mais sans pression, puisque nous ne devions pas sortir de nouvel album... Quelques mois sont passés et la maison de disques est revenue à la charge en nous disant qu'elle aimerait finalement un nouveau disque mais pas un EP, un album complet. Nous avions déjà une dizaine de titres composés. C'est vrai que nos chansons se sont créees au fil de la tournée car nous n'arrêtons jamais. Nous allons d'ailleurs fêter no

Continuer à lire

"Les Fantômes d’Ismaël" : critique et entretien avec Arnaud Desplechin

Le film de la semaine | Arnaud Desplechin entraîne ses personnages dans un enchâssement de récits, les menant de l’ombre à la lumière, de l’égoïsme à la générosité dans un thriller romanesque scandé de burlesque, entre John Le Carré, Bergman, Allen et Hitchcock. Vertigineusement délicieux.

Vincent Raymond | Mercredi 17 mai 2017

Revoici Desplechin en sa pépinière cannoise, là où il a éclos et grandi. Qu’il figure en compétition ou pas importe peu, désormais : les jurys l'ont, avec une constance confinant au gag, toujours ignoré. De par sa distribution glamour internationale, Les Fantômes d’Ismaël convient à merveille pour assouvir l’avidité multimédiatique d’une ouverture de festival. Il allie en sus les vertus quintessentielles d’un film d’auteur — d’un grand auteur et d’un grand film. Ismaël en est le héros paradoxal : inventeur d’histoires, ce cinéaste se trouve incapable de tourner après que Carlotta, son épouse disparue depuis vingt ans, a refait surface dans sa vie. Plus fort que ses fictions, ce soudain coup de théâtre a en outre provoqué le départ de sa compagne Sylvia… Du grand spectral Si Desplechin exprime ici un désir frénétique de romanesque, il montre que l’imprévisibilité de l’existence surpasse par son imagination la plus féconde des machines à créer… dans le temps qu’il démultiplie les déploiements

Continuer à lire

Alors on transe

Sono mondiale | La Tawa propose une grosse soirée festive dans l’ancienne gare du Clapier, devenue en quelques mois le nouveau lieu incontournable de la scène stéphanoise. (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Alors on transe

La Tawa propose une grosse soirée festive dans l’ancienne gare du Clapier, devenue en quelques mois le nouveau lieu incontournable de la scène stéphanoise. En plus de deux groupes qui valent aussi le détour (Ceux qui marchent debout + Yeah Men Selekta), Radio Tutti et ses Barilla Sisters mèneront la danse dans une ambiance sans frontières qui promet d’être survoltée. Radio Tutti est un collectif de musiciens issus de diverses formations régionales, lesquels se retrouvent ici pour jouer une musique fraternelle et métissée qui s’inspire des bals du sud de l’Italie, embarquant le spectateur dans une transe franchement compulsive. On retrouve une magnifique doublette de chanteuses-instrumentistes, Pauline Rivière (chant, tambourin, ukulélé) et Judith Chomel (chant, accordéon), qu’accompagnent des musicos de haute volée qui tous jouent aussi des percussions : Pierre-Alexis Lavergne (claviers, guitares, mandoline), Xavier Savin (basse), Franck Boyron (trombone) et Baptiste Sarat (trompette)… Eh bien : dansez maintenant ! Radio Tutti feat. Barilla Siste

Continuer à lire

Jeudi, j’ai reggae

Reggae | Chanteur érudit et leader du groupe californien Groundation, le "professor", Harrison Stafford, ramène le reggae à ses origines, poursuivant son éternelle (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Jeudi, j’ai reggae

Chanteur érudit et leader du groupe californien Groundation, le "professor", Harrison Stafford, ramène le reggae à ses origines, poursuivant son éternelle lutte (musicale) pour l'égalité des droits et la justice. Fans du genre, procurez-vous absolument le DVD Holding On To Jah - the genesis of a revolution, que Harrison Stafford himself a coréalisé avec Roger Landon Hall après quinze années de recherches : une très complète histoire de la Jamaïque et bien sûr du Reggae, retraçant tout le mouvement Rasta avec de superbes images, entre archives inédites et vibrants témoignages d'artistes ou activistes jamaïcains. Quand musique et Histoire ne font plus qu'un... Le groupe ligérien Hope Ration ouvrira la soirée et livrera sa ration d'espoir en guise d'apéro. Lucas (guitare-chanteur), Alexandre (claviers-chœurs), Rémi (batterie-chœurs), Valérian (basse) et Tanguy (guitare) développent un Reggae Roots bien à eux, assaisonnant leurs compositions de jazz, de rock ou de funk avec une pointe dub, pour opposer des valeurs d'humilité et d'optimisme aux inégalités qui gangrènent notre petite planète. Le groupe qui s'était distingué en 2014 lors tremplin "musiques actuelles" organisé

Continuer à lire

Le Peuple toujours sur le qui-vive

Hip-hop/electro/rock | Avec un huitième album "Stay Tuned", Le Peuple de l'Herbe fête vingt ans d'existence de la plus belle des manières. Le groupe passera par le Clapier avec son nouveau live bourré d'énergie, comme à l'accoutumée avec les Lyonnais.

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

Le Peuple toujours sur le qui-vive

La majorité n'aura pas fait prendre une ride au Peuple de l'Herbe. Bien au contraire ! Continuant d'explorer toutes les formes musicales qui les bottent, le groupe lyonnais a pondu un huitième album en forme de résumé d'une carrière de 20 ans pleine de surprises. Désormais à nouveau sept depuis l'arrivée d'Oddateee, rappeur américain installé à Lyon, les membres du Peuple proposent des titres engagés et décomplexés sur Stay Tuned. Avec persévérance, le groupe poursuit sa route musicale, dans les méandres du hip-hop, de l'électronique et du rock. Mais la puissance de ce nouvel opus réside dans sa singulière unité, dans sa production, mais également son esthétique autant festive qu'incitant à la réflexion. Et c'est bien là l'objet principal de cet album : rester branché en toute conscience. Un groupe mythique Continuant à naviguer loin des "grosses maisons", le Peuple de l'Herbe a su se forger une notoriété forte, au-delà des frontières de la région Rhône-Alpes. Allant jusqu'à être appelé à participer à la B.O. du sulfureux Baise-moi de Virginie Despentes (composée, arrangée et réalisée par Varou Jan qui est désormais le guitariste du groupe

Continuer à lire

Spagg (Le Peuple de l'Herbe) : « C'est joli de pouvoir durer »

Interview | Huitième album et 20 ans de carrière, Le Peuple de l'Herbe arrive à se renouveler et à continuer d'exister malgré les années qui passent... Spagg : Oui, on (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

Spagg (Le Peuple de l'Herbe) : « C'est joli de pouvoir durer »

Huitième album et 20 ans de carrière, Le Peuple de l'Herbe arrive à se renouveler et à continuer d'exister malgré les années qui passent... Spagg : Oui, on peut dire que c'est pas mal. C'est assez joli de pouvoir durer comme ça. Nous essayons de nous renouveler. C'était déjà le cas sur l'album précédent en 2014, où il y avait un nouveau guitariste et un côté rock un peu plus présent. Sur ce huitième disque, Varou, le guitariste, s'est réellement adapté et est complètement intégré. Et le grand changement sur ce nouvel album, c'est l'arrivée d'Oddateee au chant. C'est une évolution significative pour nous, car la venue d'un nouveau chanteur c'est important. Il s'est intégré au groupe assez facilement. Il est originaire du Bronx à New-York mais il vit à Lyon depuis longtemps. Il est là pour toutes les répétitions. Oddateee a été lié pendant un temps au groupe High Tone, qui est assez proche de vous. Est-ce la raison de sa venue dans le groupe ? Pour le septième album, nous n'avions plus que JC 001 au chant. Auparavant, Sir Jean était notre deuxième chanteur depuis longtemps. Nous avions l'habitude d'avoir de

Continuer à lire

Rover : « Enregistrer sur un chant céleste »

Pop-rock | Après l'impressionnant Aqualast, le vagabond Rover, revenu de tout et surtout de partout, a passé avec succès l'épreuve de la confirmation avec Let it Glow. Réussissant le tour de force, aux commandes de cette étrangeté apatride qui fait sa singularité, de faire plus avec moins et de sonner cosmique avec des méthodes d'enregistrement terre à terre. Rencontre du troisième type et du second album. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 mars 2017

Rover : « Enregistrer sur un chant céleste »

Avec votre premier album Aqualast, vous êtes passé en quelques mois d'une vie à reconstruire après votre expulsion du Liban, au succès, à la médiatisation, aux récompenses, à des centaines de dates. Comment avez-vous encaissé ça ? Rover : Il y a une forme de violence dans ce passage de l'intimité de l'écriture à une exposition plus large, mais elle est assez positive, d'autant que ça n'a pas été un succès radical basé sur un seul titre. J'avais déjà connu l'exposition médiatique, même si elle était moindre, avec mon groupe au Liban : ça a été moins brutal que si j'avais eu 20 ans et aucune expérience. C'est beaucoup de joie qu'un label vous accorde la possibilité de faire un disque, de pouvoir s'y exprimer sans contrainte. On est pris dans une espèce de tourbillon, il y a une ampleur médiatique qui nourrit le projet. Une forme de reconnaissance aussi : les Victoires de la Musique, la télévision. On s'installe un peu dans le paysage et c'est une situation très confortable pour envisager un deuxième disque. Justement, après la réclusion de l'écriture d'Aqualast, dans quelles conditions et quel état d'espr

Continuer à lire

Olivier Peyricot : « Le design est un acteur de poids dans la société »

3 questions à... | Directeur Scientifique de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2017, Olivier Peyricot est également directeur du pôle Recherche de la Cité du design. Il revient pour nous sur la thématique et les orientations de cette 10ème édition entre mutation du design objet vers un design d'usage et la volonté de mettre en lumière l'expérimentation.

Nicolas Bros | Jeudi 9 mars 2017

Olivier Peyricot : « Le design est un acteur de poids dans la société »

Pourquoi avoir choisi la thématique des mutations du travail ? La question du travail est un sujet en tension dans la société. Il est affleurant un peu partout. Avoir un travail pour avoir une présence sociale, cela compte beaucoup dans notre mode de vie. Il y a également de nombreuses tensions économiques et politiques autour du travail. L'actualité est très forte autour de ce sujet. Il suffit de se tourner vers la loi El Khomri et d'observer tout ce que ce changement cristallise. Il y a aussi une différence à entrevoir entre "travail" et "emploi". Ce n'est pas forcément fait dans les médias ou par les politiques. L'emploi, tel qu'on l'a connu, disparaît. Ce qui n'est pas le cas pour le travail. Ce dernier est en train de muter avec l'arrivée du numérique ou de nouvelles organisations sociales et innovantes... Les choses changent et c'est ce que nous allons essayer de pointer durant la Biennale. Sachant que le design change également. « Le design est sous influence des usages.» Nous passons d'un design d'objet à un design d'usage ? Le design est sous influence des usages. Il y a eu

Continuer à lire

The Skatalites : l'orchestre national de la Jamaïque

Ska | Les mythiques Skatalites, qui ont façonné un son typiquement jamaïcain, nourri du rythme ska et d'emprunts au bebop, sont de passage au Clapier.

Sébastien Broquet | Mercredi 1 mars 2017

The Skatalites : l'orchestre national de la Jamaïque

Nous sommes en 1963, à Kingston, du côté de Brentford Road. Là, une bande de Jamaïcains se retrouvent tous les jours, jammant ensemble, enregistrant, composant, prenant leur temps. Ce n'est pas encore un groupe, mais il s'agit déjà d'une invention majeure : Clement Coxsone Dodd avait à ce moment-là décidé de monter son propre studio et de sortir en 45t les titres que les musiciens le squattant lui donnaient, a contrario d'une méthode alors en vogue : adapter les succès de la soul américaine. En laissant ouvert ce studio à un groupe maison, les laissant imaginer et inventer, il créa un précédent notoire. Car ce groupe devint The Skatalites et lança totalement le ska, qui restait alors discret même si les radios l'adoptèrent rapidement, friandes de ce rythme rapide, qui plus est, produit localement. Ceux qui formaient ce groupe, de Jackie Mitoo le génial organiste à Don Drummond le légendaire tromboniste, en passant par le trompettiste Ba Ba Brooks, le bassiste Lloyd Brevett (qui fut l'un des premiers à troquer sa contrebasse pour la basse électrique, révolutionnant là encore la musique locale en ralentissant son jeu et amenant par là-même le rocksteady), les chanteurs L

Continuer à lire

The Skatalites à Saint-Étienne en mars

Ska | Le groupe légendaire de ska jamaïcain, pionnier du genre, The Skatalites, viendra fouler la scène du Clapier le 21 mars à 20h. Chose insolite, la date a été (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 février 2017

The Skatalites à Saint-Étienne en mars

Le groupe légendaire de ska jamaïcain, pionnier du genre, The Skatalites, viendra fouler la scène du Clapier le 21 mars à 20h. Chose insolite, la date a été annoncée sur le site officiel du groupe avec le nom du lieu écrit en anglais : The Hutch.

Continuer à lire

5 ans d'attitude positive

Anniversaire Positive Education | Parmi les événements du week-end, citons l'anniversaire de l'association Positive Education qui fête ses 5 ans avec deux soirées au Clapier. De la techno (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 février 2017

5 ans d'attitude positive

Parmi les événements du week-end, citons l'anniversaire de l'association Positive Education qui fête ses 5 ans avec deux soirées au Clapier. De la techno sombre, de l'électro planante, le line-up proposé sera de haute volée (malgré la défection de dernière minute d'Alienata). On remarquera notamment la présence de Phuong Dan, qui a récemment retourné le festival d'Amsterdam Dekmantel avec un set épique. 5ème anniversaire de Positive Education au Clapier à Saint-Étienne Vendredi 17 février, dès 23h : Umwelt + Les Fils de Jacob + Schemer & Jacques Satre + Reacted & Olaf + VG & Ed Ward + Josh & Miläz Samedi 18 février, dès 23h : Phuong Dan + Boulevard DJ's + Helione B2B Basic + Leo live + 50Gipsy B2B Mowgli

Continuer à lire

Aristide Tarnagda : « L’universel passe par l’intime »

Rencontre | Avec Et si je les tuais tous madame ?, l’auteur et metteur en scène burkinabé nous offre un spectacle poético-politique, mêlant la violence d’un texte incisif au rythme de la musique hip hop du groupe Faso Kombat. Propos recueillis par Houda El Boudrari.

Houda El Boudrari | Mercredi 1 février 2017

Aristide Tarnagda : « L’universel passe par l’intime »

Quelque part dans le monde, un homme sur le trottoir d’une ville interpelle une conductrice qui attend que le feu passe au vert. Dans ce moment de suspension, Lamine dévide son histoire, celle de sa famille, et les tourments de son exil. Comment raconter toute une vie le temps d’un feu rouge ? Aristide Tarnagda : Au départ, j’avais écrit ce texte pour l’acteur qui le joue, Lamine Diarra, en réponse à une première pièce Les larmes du ciel d’août qui donnait la voix à la femme restée seule au pays à attendre le père de son enfant. Mais pendant la mise en scène, j’ai ressenti la nécessité d’introduire de la musique pour donner corps à ce texte, et incarner cette parole portée par plusieurs voix : Lamine, l’ami d’enfance Robert mort de n’avoir pas pu soigner son paludisme, le père, la mère. Pour la scénographie, j’ai décidé de faire confiance à la magie des mots et l’intelligence du spectateur. Le feu n’est donc pas représenté, pas de signe de voiture, rien qu’un plateau nu : que des mots, le corps, la voix, et l’énergie de l’acteur devraient participer à créer l’illusion de la rue. On a l’impression que le "ciel d’

Continuer à lire

Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

4 questions à... | Après avoir campé dans Steve Jobs un créateur d’ordinateur, Michael Fassbender endosse pour l’adaptation du jeu vidéo Assassin’s Creed le double rôle de Cal et d’Aguilar, coiffant en sus la capuche de coproducteur. Il mise gros jeu…

Vincent Raymond | Mercredi 4 janvier 2017

Michael Fassbender : « Je ne suis pas un gamer »

Êtes-vous adepte des jeux vidéo ? Je ne suis pas un gamer, mais je me suis mis à Assassin’s Creed après avoir accepté d’entrer dans ce projet — par respect pour les gens d’Ubisoft d’une part, de l’autre parce que j’avais envie de connaître ce monde qu’ils avaient créé et qu’ils m’avaient tellement bien expliqué. Pour m’inspirer également de la “physicalité” du personnage que je devais interpréter, dans ses mouvements pour les combats, dans sa pratique du parkour… Mais je ne suis pas le seul à m’être totalement immergé dans cet univers : ma partenaire de jeu Ariane Labed a été plutôt hardcore dans sa préparation : elle allait tellement fort dans les combats avec les cascadeurs qu’elle a fini avec la main en sang ! Votre personnage est amené à puiser au fond de sa “mémoire génétique”. Avez-vous déjà éprouvé ce besoin pour un rôle ? Je suis pas sûr que cela soit le cas. En général, j’interprète à l’écran des personnages existant ou ayant existé ; je puise alors des informations sur eux en regardant des vidéos sur Youtube ou en lisant des livres qu’ils ont écrits, pour avoir

Continuer à lire

Édouard Baer : “Je rêvais de constituer une troupe de cinéma”

Rencontre | On se l’imagine souriant, légèrement décoiffé, la main fouillant la poche droite de sa veste à la recherche d’un hypothétique briquet ou d’un trousseau de clefs fantôme. Et c’est ainsi qu’il apparaît, affable, érudit et charmeur. Tel qu’en lui-même, et en Luigi, son lui-autre…

Vincent Raymond | Mardi 3 janvier 2017

Édouard Baer : “Je rêvais de constituer une troupe de cinéma”

Quelle est la distance entre votre personnage, Luigi, et vous-même ? Elle est totale parce que j’ai vraiment écrit un personnage de fiction à partir de choses que je connais ou que j’ai vécues ; à partir de gens que j’ai croisés, comme Jean-François Bizot [NDLR le créateur d’Actuel et de Nova] que j’admirais ou certains producteurs de cinéma. J’ai mélangé des sentiments, des peurs et des envies… Luigi, c’est moi, très exagéré, en bien et en mal : il est beaucoup plus enthousiasmant, plus courageux et, j’espère, plus sombre, plus menteur et manipulateur. Si on se croit suffisant pour être un personnage de cinéma, il faut aller voir un psy ! Même les grands maîtres de l’ego-cinéma comme Woody Allen — qui, dans la vraie vie, fait de la boxe — s’inventent un personnage de fiction. Que vous a apporté Benoît Graffin, votre co-scénariste, dans l’écriture d’un film en apparence aussi personnel ? Il a été une sorte d’accoucheur pour ce road movie que je ne voulait pas linéaire, ni plat. J’avais lu ses scénarios pour Pierre Salvadori (Hors de Prix, De vrais mensonges…) ou Anne Fontaine (La Fi

Continuer à lire

1000 Chevaux Vapeur : « De l'amour pour la musique »

MUSIQUES | Il a la fougue de la jeunesse et propose une musique sans pression. Théo Herrerias, petit-frère de Raphaël, propose, avec son projet 1 000 Chevaux Vapeur, un univers musical baignant dans une electronica très actuelle, où sa voix côtoie les sons synthétiques doux et colorés. Une découverte stéphanoise qui devrait faire parler d'elle, notamment en étant le seul artiste stéphanois retenu dans la sélection Rhône-Alpes pour le Printemps de Bourges 2017. Rencontre avec le jeune homme de 20 ans qui vient de sortir son premier EP Animals.

Nicolas Bros | Jeudi 1 décembre 2016

1000 Chevaux Vapeur : « De l'amour pour la musique »

Comment en êtes-vous arrivé jusqu'au projet 1000 Chevaux Vapeur ? J'ai aujourd'hui 20 ans mais j'ai commencé à faire de la réalisation, des productions depuis que j'ai 14 ans. Tout cela avant de monter le groupe ARTFKT, dans lequel je chante et je joue du saxophone. Du coup, j'avais un profil sur soundcloud qui était mon labo d'expérimentation sur lequel je partageais mes créations perso. Cela m'a permis d'obtenir des avis sur ce que je faisais mais également d'être repéré par David Rivaton de l'agence WAB. L'idée ensuite était d'ancrer un projet musical avec un nom, une orientation. D'où l'aventure 1000 Chevaux Vapeur. Dans 1000 Chevaux Vapeur, vous continuez à jouer du saxo ? Oui, même si c'est moins présent que lorsque je joue avec ARTFKT par exemple. Je trouve intéressant le fait que quelqu'un qui soit derrière les machines puisse aussi jouer d'un instrument organique sur scène. C'est important. Comment êtes-vous arrivé au saxophone ? La véritable raison est une BD de Martine... Je me souviens d'une illustration d'un saxophone dans une page de Martine à la fête foraine

Continuer à lire

Décade métallisée

MUSIQUES | Ils portent fièrement la bannière du metal "made in Saint-Étienne". Depuis 2006, le quintet stéphanois Holy Cross, souvent catalogué sous l'étiquette "heavy (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 novembre 2016

Décade métallisée

Ils portent fièrement la bannière du metal "made in Saint-Étienne". Depuis 2006, le quintet stéphanois Holy Cross, souvent catalogué sous l'étiquette "heavy metal", navigue à vue et n'hésite pas à varier les plaisirs. « Nous ne sommes pas du genre à rester sur un même créneau, assure Adrien, guitariste du groupe. Nous avons changé de planète trois ou quatre fois en dix ans... » Pendant cette décade, le groupe aura emmené du monde à bord de leur vaisseau musical. Allant jusqu'à séduire en 2009 un label allemand, Pure Steel Records, spécialisé justement en heavy metal, style bien plus populaire outre-Rhin que dans l'Hexagone. « Il y a quelques années, notre créneau était assez pauvre en France, ce n'était pas en vogue. Nous avons trouvé ce label qui nous a ouvert des portes et donné accès à une diffusion plus large. » Porté par cet opus, le groupe se produira un peu de partout en France et sortira un deuxième album en 2013, toujours dans la même maison, intitulé Place Your Bets. Un album qui ancrera le combo sur la carte du metal tricolore. Toujours animé par un élan de liberté, le groupe fêtera ses dix ans au Clapier, entouré par deux groupes a

Continuer à lire

Dub Inc, le grand périple

MUSIQUES | Après la sortie de son sixième album So What en septembre dernier, Dub Inc repart sur les routes d'Europe et du monde pour une nouvelle tournée avec quatorze nouveaux titres toujours aussi punchy. Avant le très attendu concert au Zénith de Saint-Etienne le 17 décembre, nous avons rencontré deux membres incontournables du collectif, tout d'abord, Komlan, chanteur.

Niko Rodamel | Mercredi 30 novembre 2016

Dub Inc, le grand périple

Avec son reggae ravageur métissé de dancehall, de musique kabyle et diverses autres influences world, Dub Inc s'est imposé comme la formation la plus emblématique du genre, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de l'Hexagone. La production discographique régulière du groupe permet de relancer de façon quasi-ininterrompue de longues séries de concerts, lesquelles font à leur tour la preuve d'un succès qui ne cesse de grandir et de s'exporter sur les cinq continents. Komlan tente d'expliquer les raisons d'une telle longévité. « Dub Inc est né il y a dix-huit ans et je pense que l'on a su garder un certain équilibre entre nous. On reste un groupe de potes qui aiment faire de la musique ensemble, comme une seconde famille au sein de laquelle tout le monde est au même niveau, sans aucune hiérarchie. Le fait que notre travail porte ses fruits facilite pas mal les choses, l'aventure continue dans une émulation toujours positive. Et puis, avec le temps, on a su s'entourer de gens qui ont une énergie plutôt cool, avec qui on est humainement en phase. C'est très important. » Le tout nouvel album semble apporter un vent de fraîcheur au collectif, avec des sonorités inéd

Continuer à lire

Stéphane Buriez : « Le metal, c'est ma vie »

Loudblast | Loudblast, c'est plus de trente ans d'existence et six albums aussi furieux les uns que les autres. Un groupe de trash et de death metal, pionnier du genre en France, qui continue de représenter fièrement la scène française dans le monde et qui n'est - bizarrement - jamais passé à Saint-Étienne. L'occasion était belle de parler de ce genre souvent mis de côté à tort par les médias. Rencontre avec Stéphane Buriez, fondateur, chanteur et guitariste du groupe, qui présente également la seule émission metal du PAF : Une Dose 2 Metal.

Nicolas Bros | Mardi 1 novembre 2016

Stéphane Buriez : « Le metal, c'est ma vie »

Comment la scène metal a-t-elle évolué depuis 30 ans en France ? Stéphane Buriez : Je t'avouerais qu'il y a 30 ans, on n'appelait même pas ce style du "metal" mais du "hard rock". Quand on a débuté avec Loudblast, en 85, nous étions un groupe de lycéens, de potes. Nous avons commencé à faire ça en tant que fans de musique, nous avons appris à jouer de nos instruments et de fil en aiguille nous sommes devenus professionnels. Aujourd'hui, le metal est un style musical parmi les plus prolifiques. On a tendance à dire que le metal reste le même genre de musique, avec les clichés qui s'y rapportent : des mecs aux cheveux longs qui jouent sur des grattes saturées et qui font du bruit... Mais c'est surtout un grand sous-ensemble du rock'n'roll, tout simplement. Quand tu es ado, tu es attiré par le côté le plus extrême de cette musique et tu évolues en grandissant. C'est d'ailleurs ce qui est génial avec ce style. Si tu creuses un peu, les grands-parents du metal étaient Elvis, Deep Purple ou encore Black Sabbath. J'ai eu la chance d'avoir un oncle qui m'a donné toute sa collection de disques et des amis de mon grand-frère qui écoutaient AC/DC, P

Continuer à lire

Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

MUSIQUES | Le duo (devenu trio sur scène) stéphanois Ladybug and The Wolf, sort enfin son premier album Mammatus et en profite pour investir Le Clapier avec une ribambelle de "groupes amis" ce samedi. L'occasion de revenir avec Paloma et Kevin sur cette aventure musicale qui continue et qui évolue au fil du temps.

Nicolas Bros | Vendredi 21 octobre 2016

Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

Est-ce que Mammatus, premier album qui s'est fait longtemps attendre, est un aboutissement ou simplement une étape dans votre cheminement artistique ? Kevin : Nous avions réellement hâte de le voir de manière "physique" cet album. Nous travaillons dessus depuis plus de deux ans maintenant. Pour moi, la sortie de l'album est une étape importante. Il y a le fait de le vendre, de le défendre sur scène, etc... mais il y a aussi le fait d'avoir l'objet entre les mains. Paloma : Je vois cet album comme le commencement de nouvelles choses. Ce n'est pas un aboutissement mais le début de quelque chose. Nous essayons de faire quelque chose de concrètement plus travaillé, d'aller plus loin dans notre démarche artistique. J'essaie de faire en sorte que ce soit finalement le début de notre histoire, de me mettre dans l'idée que cet album nous propulse. Est-ce que vous avez une appréhension avant de sortir enfin ce premier album ? Kevin : Non, nous sommes excités et contents. Nous avons tellement travaillé et évolué au cours des deux années de travail s

Continuer à lire

Deux soirées du 1001 Bass déplacées

MUSIQUES | La cinquième édition du festival de musiques électroniques 1001 Bass, qui se déroulera du 27 au 29 octobre avec de belles têtes d'affiches (Filastine, Scratch (...)

Nicolas Bros | Vendredi 30 septembre 2016

Deux soirées du 1001 Bass déplacées

La cinquième édition du festival de musiques électroniques 1001 Bass, qui se déroulera du 27 au 29 octobre avec de belles têtes d'affiches (Filastine, Scratch Bandits Crew, UMWELT, The Supermen Lovers, ...), devait voir ses soirées n°2 et 3, se dérouler au Parc des Expositions. Finalement, ces deux événements se dérouleront au Fil avec une fermeture à 6h. L'organisation explique ce changement de lieu pour des « problèmes indépendants de [la] volonté de l'association ». Le line-up reste inchangé. Si toutefois, les possesseurs de billets veulent se faire rembourser, ils le peuvent par le biais de l'application YurPlan ou en envoyant un mail à chloe.1001bass@gmail.com. 1001 Bass Music Festival #5 avec Scratch Bandits Crew, Vandal, Filastine, The Supermen Lovers, UMWELT, ..., du 27 octobre au 30 octobre, au Clapier et au Fil à Saint-Étienne

Continuer à lire

Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

MUSIQUES | Après trente-deux albums studio, Arno est revenu en humain, tout simplement. Recentré sur la voix, la guitare, la basse et la batterie, Human Incognito est un album qui laisse apparaître une certaine nostalgie mais qui conserve l'énergie qui a fait le succès du plus grand rocker belge. Rencontre épique avec le très direct Arno, avant sa venue aux Oreilles en Pointe 2016.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Arno : « Il n'y a plus de rock'n'roll »

Vous dites que vous êtes un voyeur de l'être humain et que vous absorbez tout ce qui se passe autour de vous. C'est tout ceci qui vous aide à écrire ? L'être humain est mon inspiration pour faire de la musique et pour écrire des textes. Comme je l'ai toujours dit, je suis influencé par tout ce qu'il fait de bien mais aussi de mal. Tout le bazar qu'il peut faire. On vit peut-être pour le moment comme dans les années 30. Je n'ai pas vécu cette décennie mais de ce que je sais de l'histoire, on se retrouve dans le même bazar... Le conservatisme est en érection comme la Tour Eiffel. Mais ce n'est pas seulement en Europe. Quand tu regardes ce qu'il se passe en Amérique, avec une figure comme Donald Trump pouvant devenir président des États-Unis... il y a cinq ans c'était impossible. « Quand je m'ennuie, je suis dans les bars et c'est très mauvais pour mon foie. » Est-ce que les attentats ont provoqué une réaction des artistes du côté de la Belgique ? Il n'y a rien eu du tout. Nous ne sommes pas dans les années 60... Aujourd'hui, il n'y a plus de rock'n'roll. Il n'y a plus de révolution d

Continuer à lire