Design-moi un demi-ton !

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Photo : © Michel Dieudonné


Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très "conceptuelle" et bien chauffée Cité du design, ce dont vos membres inférieurs, assurément, vous sauront gré. Troquant l'autel de la consumation pour celui de la consommation, ce nouvel écrin conserve pourtant en lieu sûr, l'éclat de la gemme. Le brunch se met, lui aussi, au "goût" du jour. Il gagne en appétence conceptuelle ce qu'il perd en "agapes uderziennes ". Dans ses quartiers d'hiver, le concert intitulé Les grands designers de la musique établira les parallèles entre design et musique classique, où les précurseurs établissent un standard dans lequel s'engouffre l'armée des "suiveurs", créant ainsi modes et styles… La démonstration s'appuiera sur les célèbres trend setters incarnés en leur temps par Mozart, Haydn, Vivaldi ou Schubert. Dans leur sillon, les spin off d'antan furent légion, et leur musique, sans toujours atteindre le pinacle, mérite une ré-écoute attentive, dans sa forme comme son esthétique. Vous prendrez bien une petite coupe de Corelli ou de Salieri avant le brunch ?

Concert-brunch Les grands designers de la musique par les solistes du SyLF, dimanche 10 février à 11h à la Cité du design


Concert-Brunch

Concert pré-biennale, "les grands designers de la musique"par les solistes du SyLF
Cité du design 3 rue Javelin Pagnon Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Libre Échange

Opéra bouffe | Dix ans à peine que Cosi Fan Tutte a quitté l'affiche de l'opéra de Saint-Étienne. Sempiternel questionnement de la fidélité amoureuse, qui de Plaute à Molière, (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Libre Échange

Dix ans à peine que Cosi Fan Tutte a quitté l'affiche de l'opéra de Saint-Étienne. Sempiternel questionnement de la fidélité amoureuse, qui de Plaute à Molière, Shakespeare à Marivaux ou de Dauvergne à Da Ponte secoue l'humanité, mis en musique par le plus "théophile" des compositeurs. Musicalement, le sextuor de l'acte 2 reste un sommet de l'art du magicien de Salzbourg. Une distribution jeune et fraîche, une mise en scène pétulante et colorée devraient séduire l'initié comme le profane. Cosi Fan Tutte, du 1 au 5 février à l'Opéra de Saint-Étienne

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Là-bas, là-bas, dans la montagne...

Festival classique | Les Musicales de Sainte-Croix-en-Jarez n'en finissent pas de ravir le chartreux, ses ermitages, ses visiteurs, tutoyant les étoiles, élevant l'âme, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

Là-bas, là-bas, dans la montagne...

Les Musicales de Sainte-Croix-en-Jarez n'en finissent pas de ravir le chartreux, ses ermitages, ses visiteurs, tutoyant les étoiles, élevant l'âme, toujours. L'édition 2018 entend semondre un triumvirat de rêve : Schumann, Schubert et l'indispensable Wolfgang. Le programme invite paradoxalement au péché, un comble en ces lieux ; de gourmandise, naturellement. C'est avec le génial trublion que s'ouvrira l'ascension vers les cimes : la mort du "commandeur" Leopold, son père, coach fusionnel et tyrannique, point entre les lignes de la partition. On ne présente plus la deuxième partie du concert : le célébrissime Quintette pour clarinette K581, une des plus belles pages du maître "maçon" de Vienne. Puis vient le Quintette à deux violoncelles D.956 de Schubert. Ce dernier se sait condamné par le mal silencieux, et compose ces pages, un peu lunatiques parfois, mais toujours magnifiques. Enfin c'est à Schumann qu'incombe de clore l'escalade spirituelle. Le rayonnant Quatuor en la mineur Op.41 invite à un apaisement bienvenu, tandis que le Quintette avec piano en mi bémol majeur Op.44, créé avec sa musicienne d'épouse Clara au piano, nous invite au vo

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Tête de Turc

MUSIQUES | Donné en mars 2009, Saint-Étienne remet ce tube de Mozart à l'affiche. Deux couples d'amants " troquent " leurs conjoints respectifs pour des masques (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

Tête de Turc

Donné en mars 2009, Saint-Étienne remet ce tube de Mozart à l'affiche. Deux couples d'amants " troquent " leurs conjoints respectifs pour des masques exotiques. La Turquerie fait fureur au XVIIIe siècle, et donne à Mozart, comme d'autres avant lui, l'occasion d'évaluer la " constance " du serment amoureux, encadrée de sages personnages plébéiens. Venu du fond des âges, de Plaute à Molière, de Beaumarchais à Marivaux, on ne se lasse pas du chef-d’œuvre du génial trublion Wolfgang-qui-aime-Dieu. Ce dernier le lui rend bien. Così Fan Tutte de Mozart, du 1er au 5 février à l'Opéra de Saint-Étienne

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Cordes à gogo

Cordes en ballade (Ardèche) | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 3 juillet 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock psychédélique le plus dingue aux mélodies de Gainsbourg les plus suaves. Les mélodies irlandais

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Le "latte art" de Yamamoto à Saint-Étienne

Insolite / Baristas & œuvres sur mousse de lait | On aurait pu intituler cet article : "Scalpe la mousse, bois, repose le verre sur le zinc", en hommage au titre Nouveau Western de MC Solaar (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 mai 2018

Le

On aurait pu intituler cet article : "Scalpe la mousse, bois, repose le verre sur le zinc", en hommage au titre Nouveau Western de MC Solaar sorti en 1993. Mais il n'est nullement question de scalper la mousse ici mais bien de la sculpter. Le 10 juin prochain, au restaurant Concept, situé dans la Cité du design, se déroulera un événement pour le moins insolite grâce à la présence de deux baristas tokyoïtes, spécialisés dans la sculpture sur mousse de lait, le "latte art". Kazuki "George 10g" Yamamoto et son assistant Mattsun sont deux orfèvres en la matière, reconnus au Japon mais également sur la toile (jetez donc un oeil au compte Twitter de george 10g). Exerçant au coffee-shop REISSUE, situé dans le quartier de Harajuku de la capitale nippone, les deux artistes viendront à la rencontre des Stéphanois afin de créer des mini tableaux en 2D ou des personnages en 3D, directement dans leurs tasses de café. Chacune et chacun pourront ainsi apporter une photo ou un croquis de l'oeuvre qu'il souhaite voir réalisée. Cette opérat

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Si j'avais des marteaux

Récitals piano | Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Si j'avais des marteaux

Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" perdure. Du 29 janvier au 2 février, c'est à cinq récitals, placés sous le signe de "moments" ou "ambiances" qu'il nous convie. Vincent Larderet, enfant du pays, ouvre le bal, avec sa doublette gagnante : Debussy (dont on célèbre le centième anniversaire de la mort) et Ravel. Point d'orgue de ces "moments", Jos van Immersel fera son "voyage d'hiver" à Saint-Étienne, jouant un pianoforte d'époque, de sa collection personnelle (assureurs, à vos polices !). Pour cette grande "Schubertiade", il sera prudent de réserver très tôt. La superbe pianiste d'origine basque, Judith Jàuregui, viendra, par la magie de ses phrasés, rappeler que Mompou et Granados, bien que catalans, étaient aussi espagnols. Le très "bankable" Ismaël Margain, s'attaquera pour sa part, à la Sonate fleuve du jeune Brahms de 20 ans : la 3e Sonate en fa mineur Op.5, tout un programme à elle seule. Enfin, Vanessa Wagner accompagnera le très médiatisé Choeur Spirito de Nicole Corti, dans un programme dédié aux Lieder pour choeur de Schumann. Vive l'hiver

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Sacha, c'est show

Classique | Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Sacha, c'est show

Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses phrasés, sa musicalité, ce vieux pianiste de 14 ans déjà, imprime sa très sûre griffe, à l'éternelle jeunesse de Haydn et de Debussy. Sacha Morin, jeudi 12 octobre à 18 h 30, à l’Hôtel du Département Réservations obligatoires www.loire.fr/culture

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Le brunch design aussi l'été

GUIDE URBAIN | Après avoir lancé les Brunch Design à Saint-Étienne, Adela Coman-Trambouze a ouvert un "laboratoire" sous les arcades de l'Hôtel-de-Ville. Acueillant régulièrement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 juillet 2017

Le brunch design aussi l'été

Après avoir lancé les Brunch Design à Saint-Étienne, Adela Coman-Trambouze a ouvert un "laboratoire" sous les arcades de l'Hôtel-de-Ville. Acueillant régulièrement de nouvelles expositions de designers et performances d'artistes, le lieu se transforme en pop-up store pendant l'été avec des présentations de créations de tissus peints à la main par Makondo accessoires, les chapeaux de Marion Clément ou encore les illustrations de Rugiada Petrelli. Plus d'infos juste ici. Laboratoire Brunch Design, 20 rue du président Wilson à Saint-Étienne Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h (le week-end sur RDV)

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Finir la Biennale en beauté

Brunch design | 9 avril, il sera temps de clore le chapitre 2017 de l'histoire de la Biennale international design de Saint-Étienne. L'occasion d'aller bruncher design avec une édition spéciale.

Nicolas Bros | Vendredi 7 avril 2017

Finir la Biennale en beauté

Vous avez écumé toutes les expos de la Biennale. Le In, le Off... Et vous êtes passé dans la Rue de la République du design. Dimanche, c'est exactement là-bas qu'il faudra vous rendre pour fêter comme il se doit la fin de l'événement phare de Saint-Étienne. Plus exactement dans le square Joseph Haubtmann où un Brunch Design un peu particulier est organisé. Le Brunch de la République du Design déroulera un programme comme à son habitude composé de musique, d'objets design et de bonne bouffe. Également au programme, le lancement de la mystérieuse Banque Amicale du Temps (à 11h30). Brunch de la République du Design, dimanche 9 avril de 10h à 18h, square Joseph Haubtmann, rue de la République à Saint-Étienne

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La Voix du Mort

Opéra | Le Requiem de Mozart reprendra vie du côté de l'Opéra de Saint-Étienne en ce début de mois de janvier avec un très beau casting vocal sous la direction de David Reiland. Une occasion bénie de revenir sur les clichés véhiculés autour de cette oeuvre mais aussi et surtout de la réécouter.

Alain Koenig | Mercredi 4 janvier 2017

La Voix du Mort

Reprise d'une pièce du grand Pouchkine par Peter Schaffer, Amadeus de Milosz Forman, perpétue un aguichant scénario policier, aussi mince historiquement qu'une augmentation de salaire de la fonction publique. Grand buzz de la musique classique, ce "Petits Meurtres entre compositeurs" véhicule tous les clichés des mythes héroïques. D'éminents musicologues (dont la stéphanoise Florence Badol-Bertrand) y apportent un catégorique démenti : Mozart est mort dans la misère totale. Faux ! "Panier percé" assurément, mais compositeur admiré et reconnu, il venait de créer La Clémence de Titus pour le couronnement de Leopold II et La Flûte Enchantée. Salieri était un compositeur frustré, besogneux, jaloux compulsif de Mozart. Archi-faux ! Nommé compositeur de la cour en 1774, il connut des succès retentissants, comme Les Danaïdes. Il se vit même confier l'éducation musicale du fils de Mozart par sa veuve. Une mère confierait-elle son fils à l'assassin, même présumé, de son époux ? Reste pourtant un très beau film... La mort aux trousses 1791, course désespérée de Mozart contre l'inévitable ! Catalyseur inachevé de la musique européen

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Le premier Brunch Design change de lieu

GUIDE URBAIN | Prévu initialement dans le Musée d'art et d'industrie, le Brunch Design #1 aura bien lieu ce dimanche mais du côté de la salle des cimaises située dans (...)

Nicolas Bros | Mercredi 19 octobre 2016

Le premier Brunch Design change de lieu

Prévu initialement dans le Musée d'art et d'industrie, le Brunch Design #1 aura bien lieu ce dimanche mais du côté de la salle des cimaises située dans l'ancienne école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, rue Henri Gonnard. Brunch design #1, dimanche 23 octobre de 10h à 18h, ancienne école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, salle des Cimaises au 15 ter rue Henri Gonnard

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Design & bouffe

GUIDE URBAIN | Avec la ferme idée de promouvoir le design local en dehors de la grand messe qu'est la Biennale, Adela Coman-Trambouze s'est lancée dans un projet inédit : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Design & bouffe

Avec la ferme idée de promouvoir le design local en dehors de la grand messe qu'est la Biennale, Adela Coman-Trambouze s'est lancée dans un projet inédit : un brunch design dominical. Réunissant pour la première édition dans l'ancienne école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, treize designers locaux (dont l'Atelier Regards ou Anja Clerc), le dj Gipsy50 issu du Bugnes Crew et des cordons bleus pour sustenter la foule (food trucks, producteur de saucissons, boulanger, cave à vins...), la jeune femme souhaite proposer un nouveau brunch tous les mois. « Le concept est basé sur la volonté de rendre le design plus accessible et abordable, explique l'organisatrice. J'ai envie de faire bouger le centre-ville le dimanche, tout en proposant des objets design locaux, utilisables quotidiennement. » Le lieu du brunch design changera chaque mois pour investir différents espaces emblématiques du territoire stéphanois. Brunch design #1, dimanche 23 octobre dès 10h, ancienne école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, salle des Cimaises au 15 ter rue Henri Gonnard

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La Chartreuse de Charme

MUSIQUES | Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du (...)

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

La Chartreuse de Charme

Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du thème "L'esprit du chant", les Musicales de Sainte-Croix se déploient cette année sur trois dimanches, durant lesquels la fine fleur du chant rhônealpin viendra baguenauder autour des ermitages. L'Ensemble Tarentule, tout d'abord, vaut à lui seul l’ascension du Pilat, d'autant plus qu'il s'adonnera à son répertoire de prédilection: la musique a cappella de la Renaissance et ses trésors. L'Octuor de l'Orchestre National de Lyon et ses quatre solistes proposeront leur vision du très sombre Octuor à vent en ut mineur KV.388 de Mozart. L'oeuvre témoigne de l'engouement de l'époque pour une formation dont le répertoire comporte, certes, des œuvres originales, comme les sérénades de Mozart, mais qui, depuis la création de l'Harmonie Impériale par Joseph II, permettaient, bien avant l'invention du MP3 de rejouer des transcriptions d'airs que fredonnait le passant viennois, comme les opéras ou les symphonies. De talentueux chanteurs lyonnais, dont l'excellent Paul-Henry

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Veneziana ou Quattro stagioni ?

MUSIQUES | On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont (...)

Alain Koenig | Mercredi 2 septembre 2015

Veneziana ou Quattro stagioni ?

On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont les ingrédients d'une manifestation dont le capitaine, le talentueux Jérôme Corréas, peut assumer une fière paternité. Après le génie « à la française » du grand Rameau, c'est auprès du prêtre roux, le maestro de Venise, qu'il convie ses disciples de moyenne montagne, en une époque et un lieu où l'on rêverait de se téléporter. Vivaldi, bien sûr, unique, génial, prolixe, prolifique, contemporain d'un Bach qui admirait sa musique et s'inspira parfois de son style. Après une introduction au personnage de Casanova, illustre et controversé vénitien par Jérôme Corréas, le toujours aussi talentueux ensemble ligérien SylF, viendra battre en brèche quelques préjugés en revisitant le « tube » Les Quatre Saisons. Son homonyme Les Quatre Saisons de Marc-Antoine Charpentier est d'un tout autre tonneau. Composé en 1685 pour des religieuses cisterciennes, ce duo de sopranos mettant en musique le texte du Cantique des Cantiques, instillera une bienfaisante allégresse

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«Éviter d'estropier la musique»

MUSIQUES | Directeur Général de l'Opéra de Lausanne, mais aussi metteur en scène, Eric Vigié est un amoureux de voix. A la magnifique mise en scène de "La Flûte Enchantée", initialement créée par son mentor Pet Halmen, il ajoute une pointe de mouvement et de fluidité, dans l'absolu respect des chanteurs, de la musique, et du chef d'oeuvre de Mozart. Propos recueillis par Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 31 mars 2015

«Éviter d'estropier la musique»

Je crois savoir que vous avez repris une mise en scène de Pet Halmen. En quoi la version revisitée par Eric Vigié diffère-t-elle de celle de Pet Halmen ? Tout d'abord, il faut situer cette reprise dans une démarche plus globale de ma part. Je fus le premier assistant de Pet Halmen en 1986 lorsqu'il débuta sa carrière de metteur en scène, à la suite du décès de Jean-Pierre Ponnelle, dont il était le décorateur et costumier durant bien des années. Je dois dire qu'il fut mon maître pour la scénographie et les costumes (plus de 50 productions réalisées). J'ai fait un nombre important de productions avec lui entre 1986 et 1994. Lorsque je suis devenu administrateur artistique, puis directeur, je l'ai toujours invité dans les théâtres que je dirigeais. Jusqu'à cette Flûte faite à Lausanne en 2008, et qui a été la dernière production de son vivant, car il devait décéder six mois plus tard. J'ai décidé de la reprendre à Vichy, puis à Saint-Étienne, dans un souci de respect pour Pet, mais aussi pour y gommer ou extrapoler certaines de ses idées car je les connaissais bien. Je fus son assistant sur sa première Flûte en 1991 à Pretoria, et nous av

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Mozart : un maître de lumière

MUSIQUES | En composant «Die Zauberflöte» au printemps 1791, Wolfgang, dont la longévité n'excèdera pas six mois, semble plus préoccupé par la santé de Constance, son épouse enceinte, partie prendre «les eaux» à Baden. Et pourtant, décrire «La Flûte Enchantée» comme le pinacle de son œuvre serait un lieu commun ou une dérisoire litote ! Genèse d'un chef d'œuvre. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 31 mars 2015

Mozart : un maître de lumière

Génial trublion de la musique, agitateur d'harmonie, créateur transcendant et intemporel, que dire de cet homme qui, avec Bach, ne se laisse pas incarcérer dans nos geôles lexicales ? La biographie de ces deux génies fondateurs laisse toujours perplexe, tant l'absence de corrélation entre leurs vies terrestres et l'infini de leur héritage paraît troublante. Peut-être faut-il retourner quelque pierre, pour accéder à un tracé biographique de Mozart plus satisfaisant pour l'esprit, en cette fin de siècle traumatisé par la Révolution Française. Son grand mécène, l'empereur Joseph II vient de mourir, et c'est Léopold II, frère de la future décapitée Marie-Antoinette qui lui succède. Sans intérêt particulier pour les arts, tenant pour responsable du cruel destin de sa sœur, l'idéal maçonnique du Siècle des Lumières, Léopold augure de funestes lendemains pour Mozart. Aussi n'est-il pas surprenant que ce dernier s'allie à son ami majuscule, Schikaneder, directeur du Theater auf der Wieden et dont il fréquentait assidûment la troupe, pour écrire un quatre mains, inspiré du recueil de contes de Wieland, La Flûte Enchantée. Et de sagesse Composant d

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A fond la «forme-sonate» !

MUSIQUES | Compositeur officiel des Estherazy, icône musicale des Londoniens auxquels il dédia ses plus belles symphonies, mort à 77 ans, incarnation du classicisme (...)

Alain Koenig | Jeudi 5 mars 2015

A fond la «forme-sonate» !

Compositeur officiel des Estherazy, icône musicale des Londoniens auxquels il dédia ses plus belles symphonies, mort à 77 ans, incarnation du classicisme viennois, grand frère musical et spirituel de Mozart, professeur de l'ingrat Beethoven, la biographie de Joseph Haydn reste ce livre ouvert dont les mythes s'accommodent mal. S'il vécut en humble «artisan», l'héritage universel de son langage s'impose. «Papa Haydn», comme le nommaient avec tendresse ses musiciens, est à la musique ce que Phidias est au Parthénon. Certains esprits chagrins, aujourd'hui encore, lui concèdent à peine d'avoir synthétisé et théorisé le style «classique». Prolixe au-delà de l'humain (104 symphonies, 62 sonates pour piano...) son écriture transcende pourtant la perfection formelle, insuffle une énergie vitale bienfaisante, et, décrit le ciel pur du sage dégagé des passions de son ego. Seul un grand monsieur comme Jean-Claude Pennetier saura restituer l'apparente simplicité des sonates d'un homme qui détestait... les apparences ! Alain Koenig A la rencontre de Haydn, 24 mars 2015, à l'Opéra-Théâtre de Saint-Étienne

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Titus, le «Seria» Killer

MUSIQUES | En 1791, l'opéra «seria» et ses divinités grecques offensées, ses castrats emplumés égrenant des da capo interminables, ne fait plus recette. Art de cour versé dans l'ostentation et l'adulation des divas, comment le dernier opéra de Mozart a-t-il pu, en cette fin de XVIIIe siècle, être composé dans ce style suranné? Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 3 février 2015

Titus, le «Seria» Killer

1791: la plume de Mozart crisse incessante. Mû par une extraordinaire ivresse créatrice, il enchaîne les merveilles, et entre à son insu, au Panthéon de l'Humanité. C'est l'année de La Flûte Enchantée, du Concerto pour clarinette, du célébrissime Ave Verum et de son universel testament : le Requiem. Une mythologie sulfureuse autour de sa mort, entretenue par sa veuve, perdure jusqu'à nos jours, relancée par le film Amadeus de Milos Forman. Composé en six semaines, en cette année où rien ne semble pouvoir étancher sa soif compositionnelle, «l'opera seria» La Clémence de Titus laissera perplexes des générations de mozartiens, parmi les plus aguerris. Il faut attendre les années 70 (1970 s'entend !) pour que la corporation musicologique adoube la partition et lui décerne l'Oscar suprême de «chef d’œuvre». Car c'en est un ! Une mise en garde s'impose toutefois, si vous êtes néophyte. On ne saurait trop vous recommander les propos d'avant concert de Florence Badol-Bertrand, éminente spécialiste de Wolfgang... Un opera seria, fût-il un grand cru mozartien, ne se livre pas au premier venu.

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L'île de Franz

MUSIQUES | Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont (...)

Alain Koenig | Mardi 4 novembre 2014

L'île de Franz

Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont il faut taire le nom, il laisse derrière lui d'innombrables pages, parmi les plus célèbres du répertoire romantique. Vivant dans l'ombre du grand Beethoven, peinant à s'émanciper de cette tutelle imaginaire, il ne lègue pas moins de six cents Lieder, genre dont on lui attribue la paternité, neuf (dix ?) symphonies, quinze œuvres lyriques, de la musique de chambre. Ses poètes de prédilection se nomment Goethe, Rückert, Müller voire Shakespeare. Souvent confinée au cercle intime, dont les Schubertiades sont la quintessence, sa musique explose véritablement à titre posthume. Il faut attendre 1828 - année de sa mort - pour que l'on donne un concert à Vienne intégralement composé de ses œuvres et 1865, pour que l'on joue sa Symphonie inachevée. Pour sa soirée Aimez-vous Schubert ?, l'O.S.S.E.L. demandera à l'excellent pianiste Jamal Moqadem d'accompagner des extraits du glacial cycle du Voyage d'hiver et de l'angoissant Roi des Aulnes. La symphonie Tragique et Inachevée

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La «Belle Famille»

MUSIQUES | Symphonia fête ses vingt ans: impressionnante réunion de famille mêlant concerts, conférences, création, ateliers, solistes stéphanois, grand chœur (Symphonia), chœur de chambre (Sinfonietta) Conservatoire Massenet, médiathèques... On n'a pas tous les jours vingt ans, ma bon' dame ! Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 4 novembre 2014

La «Belle Famille»

Ils se connaissent, se côtoient depuis longtemps, s'apprécient artistiquement autant qu'humainement, et sont ravis de construire enfin un projet commun. Pour Hervé Cligniez, soliste complice de l'E.O.C., qui, au-delà du Requiem de Mozart, interprètera le sublime Concerto pour clarinette, «le projet de jouer deux œuvres de la maturité de Mozart est excitant et rassurant à la fois, car nous l'avons concocté en famille». Jovial agrément de Jérôme Bertrand, directeur artistique de l'Ensemble SyLF qui est sollicité pour toutes les œuvres avec orchestre: «Ce sont des retrouvailles ! Tant d'immenses bonnes volontés et de talents réunis ne peuvent produire que quelque chose de très fort» ! Très fort également de la part de Yannick Berne, directeur musical de Symphonia, d'avoir commandité un Ave verum corpus à Pascal Descamps. Compositeur ligérien, sa messe Rivages et son Pater noster au lyrisme rayonnant ont fait grand bruit récemment: «Pascal a été un des premiers pianistes de Symphonia. J'ai beaucoup d'estime pour lui et sa musique. Je trouvais que c'était bien qu'un choeur ligérien lui fasse une commande.»

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Les archets d'alliance

MUSIQUES | Après un développement local, puis national, des collaborations artistiques majeures, des succès à l'étranger, le SyLF se concentre désormais sur son esthétique sonore, son identité musicale profonde. Le programme «Le violon merveilleux» confirme cette quête exigeante, apanage des grands. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 4 février 2014

Les archets d'alliance

Quoi de plus fragile qu'un groupe de musiciens talentueux? Leur sensibilité les rend, plus qu'aucun autre, vulnérables aux excès d'une civilisation affairiste et indélicate. Les musiciens de l'Ensemble Symphonie Loire Forez (SyLF) l'ont bien compris, qui continuent à cultiver leur précieux jardin: l'amitié, le partage, la cohésion. La Petite Saison du SyLF traduit cette volonté qui, comme toujours chez les Gaulois, se termine autour d'un bon repas! Les bouleversants échanges entre solistes (violon et clavecin) du Concerto en ré mineur de Bach, donné en décembre dernier, la subtilité des phrasés dans le pianissimo, leurs tempi parfaits, la cohésion totale du son emplissent encore le cœur des stéphanois. Visages de spectateurs heureux, ou tout simplement émus! N'est-ce pas là la raison d'être de l'artiste? Rencontre d'un troisième type Membres à part entière du groupe, nos trois «violons solo» passent de la «lumière soliste» à l'anonymat «du rang» sans sourciller. La phalange s'appuie tout d'abord sur Louis-Jean Perreau, enfant du pays, violoniste titulaire de l'OSSEL, supplémentaire à l'ONL. Il a travaillé avec des musiciens prestigieux

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Le talent joue sur les thermes...

MUSIQUES | La cité thermale de Montrond-les-Bains continue son effervescence avec le dix-septième opus du désormais incontournable Festival Jeunes Talents. En fin (...)

Alain Koenig | Mardi 4 février 2014

Le talent joue sur les thermes...

La cité thermale de Montrond-les-Bains continue son effervescence avec le dix-septième opus du désormais incontournable Festival Jeunes Talents. En fin stratège, Gérard Chassagneux a sollicité pour la cinquième année consécutive, le parrainage complice et bienveillant de l'immense Pascal Amoyel. La soirée de clôture-le 20 novembre-permettra aux retardataires de (re)voir Le pianiste aux cinquante doigts, spectacle-hommage à son maître Cziffra. Le coup d'envoi sera donné le 14 février par Hervé Billaud, talentueux pianiste, qui comme son homologue, préfère le contact direct du public et la pédagogie aux vanités du bling-bling. On anticipe déjà l'intérêt de son interprétation d'extraits d'Iberia et de la Suite Espagnole d'Isaac Albeniz, dont il a enregistré l'intégrale sous le label Lyrinx. Après la géniale Rhapsodie in blue de Gerswhin, il s'attaquera au vagabondage onirique de George Crumb A Little suite for Christmas AD 1979. Le marqueur-temps est sans équivoque, ainsi que l'aridité du Noël, qui cède les pleins pouvoirs au talent de l'interprète...Entre ces deux dates, le festival égrènera son chapelet de jeunes talen

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Alias Demillac...

MUSIQUES | Enyss Djemil, alias Francis-Paul Demillac reste une des figures marquantes de la musique à Saint-Étienne. Monsieur de presque cent printemps, il a su (...)

Alain Koenig | Lundi 18 novembre 2013

Alias Demillac...

Enyss Djemil, alias Francis-Paul Demillac reste une des figures marquantes de la musique à Saint-Étienne. Monsieur de presque cent printemps, il a su imprimer son style en tant que musicien. Pédagogue bienveillant, violoniste, chef d'orchestre mais aussi compositeur. Sa musique, dans la lignée de Debussy, digne héritière de la tradition de ses deux maîtres Guy Ropartz et Louis Aubert, sait utiliser le système tonal élargi avec un très grand raffinement. Elle sera mise à l'honneur par le Conservatoire Massenet dont il fut directeur de 1976 à 1981 et où il a formé deux bonnes douzaines de professeurs toujours en poste aujourd'hui. L'établissement s'est enthousiasmé à l'idée de rendre hommage à cet homme, à la biographie étonnante, par une série de concerts. Le premier, donné le 4 décembre au Conservatoire par les classes de guitare, piano et saxophone, sera consacré à de petites pièces pédagogiques qu'il a dédiées à ses élèves. Le second, le 11 décembre, galvanisera les forces de l'orchestre symphonique du Conservatoire. Au programme, le Concerto pour guitare, créé pour une diffusion radiophonique avec Alexandre Lagoya en soliste. Le Concerto pour saxophone, dont

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Il tempo di "Martial"

MUSIQUES | Rares les dimanches matins, où l'on peut ouvrir les yeux en se purifiant l'âme à la source de vie qu'est Jean Sébastien ! Plus rare encore, que le Concerto (...)

Alain Koenig | Lundi 18 novembre 2013

Il tempo di

Rares les dimanches matins, où l'on peut ouvrir les yeux en se purifiant l'âme à la source de vie qu'est Jean Sébastien ! Plus rare encore, que le Concerto pour clavier en ré mineur BWV 1052, nous tire de nos voyages oniriques. Comme un prolongement naturel du dialogue avec les étoiles. Trop rare et modeste également, le grand monsieur du clavecin, Martial Morand, à qui le premier mouvement du concerto évoque «Les Esclaves de Michel-Ange, dont la beauté et la force sont déjà triomphantes. L'orchestre ne se cantonne pas à l'accompagnement du clavecin. Orchestre et soliste avancent farouchement vers un objectif commun. C'est un privilège d'entrer dans ce jeu, avec un orchestre d'excellents musiciens - le Sylf -, qui sont aussi de chaleureux amis !» dit-il. En effet, comment ne pas évoquer l'état d'anxiété atypique dans lequel Bach nous plonge ? Est-ce l'empreinte d'un lointain violon pour lequel il aurait été initialement écrit ou l'introduction d'une glaciale Saint Jean ? Pour Martial, «la partie de clavecin, dans le deuxième mouvement, semble improvisée. Bach est inspiré sans jamais recourir à des ficelles de compositeur. Le dernier mouvement est u

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