La recette est simple

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à l'instar de la scène belge. Outre les incontournables et historiques tels que Koriass, de nouvelles têtes ont percé le mur du son. Loud qui a rempli les salles en France l'année dernière ou encore les Alaclair Ensemble et autres Dead Obies sont devenus des valeurs sûres. Mais d'autres formations ne doivent pas être oubliées. Par exemple Random Recipe. Depuis plus de 10 ans, ce groupe remue les scènes où il se produit. En 2018, le quatuor devenu trio a sorti un troisième album flamboyant aux paroles engagées : Distractions. Ce disque rempli de bonnes ondes sonores (jetez une oreille au premier titre Fight this feeling ou à Strawberry Daiquiri) mêle inspirations tropicales, flow ciselé et ambiances groovy. Pour composer les huit titres de ce recueil musical, Fabrizia Di Fruscia, Frannie Holder and Liu-Kong Ha ont fait appel à différents collaborateurs de renom : Foxtrott, la bassiste Rhonda Smith (ayant travaillé avec Prince) ou encore Marie-Pierre Arthur. Un disque qui porte divinement bien son nom et donne de la matière au groupe pour continuer son bazar scénique.

Random Recipe + Irène Drésel, mardi 2 avril à 20h30 à la salle du Grand Marais à Riorges


Random Recipe : « Le groupe est plus en paix que jamais »

Fab et Frannie ont accepté de répondre à quelques-unes de nos questions depuis le Québec. Voici in extenso leurs réponses.

Petit Bulletin : Votre 3e album Distractions, comporte de nombreuses collaborations dont Marie-Pierre Arthur, Rhonda Smith... Comment avez-vous procédé pour attirer toutes ces signatures ?

Frannie : Nous les avons tout simplement contactées en leur expliquant la démarche féministe derrière cet album. Elles étaient curieuses et enthousiastes à l'idée de travailler avec nous !


La sortie de Distractions a été le résultat d'un long travail et processus avec des questionnements forts. Pourriez-vous revenir sur ce travail ?

Frannie : Oui nous nous sommes demandées s'il était pertinent pour nous de continuer. Aujourd'hui, dans l'industrie musicale, l'accent est vraiment mis sur les nouveaux artistes, on s'intéresse de moins en moins à l'évolution d'un artiste dans le temps. On a tendance à l'abandonner pour "le nouveau truc". Sans minimiser l'importance de ce que les nouveaux artistes injectent dans l'univers musical, je crois qu'il est fondamental de s'intéresser à l'évolution de ces artistes dans le temps. Les années et expériences permettent d'articuler une démarche, préciser des intentions, etc. D'un coup, la création est le résultat de choix conscients et réfléchis plutôt qu'un heureux hasard. On s'est dit que ça serait dommage que des voix comme les nôtres disparaissent alors qu'on sait plus que jamais ce quoi dire.

Sans minimiser l'importance de ce que les nouveaux artistes injectent dans l'univers musical, je crois qu'il est fondamental de s'intéresser à l'évolution de ces artistes dans le temps.

On sent des influences tropicales dans cet album. Pour quelles raisons ?

Fab : Notre nouvelle formation (Fab, Frannie et Liukong) avec la section rythmique qui se retrouve en majorité, apporte une dimension de fraîcheur à notre son. Nous avons réussi à donner de l'espace aux rythmes et aux percussions dans notre musique, en jouant plus de steeldrum et en travaillant plus profondément sur les signatures des beats. La musique dite "tropicale" nous a toujours inspirée, mélodies et/ou rythmes, mais en ayant eu la chance de tournée en Amérique Latine pour la première fois en 2016, on a réussi à approfondir notre recherche et à s'ouvrir plus dans notre créativité sonore. Ceci a aussi fait ressortir davantage les paroles et on a eu un énorme plaisir à co-écrire des lignes de basse qui se marient super bien aux beats ! Groovy, dancy, tropical heat !

Est-ce que vous êtes aujourd'hui un groupe plus soudé que jamais ?

Frannie : Oui et non. Un groupe c'est toujours un équilibre particulier, passé la lune de miel du début. Je crois que le groupe est plus en paix que jamais, parce qu'on a accepté l'écart entre nos besoins, nos priorités, nos intentions, nos goûts, notre rythme, nos disponibilités, etc. Donc il y a quelque chose d'assez doux dans notre façon de fonctionner, de communiquer. On se voit moins à l'extérieur du travail que lorsqu'on était dans notre vingtaine. Faute de temps mais aussi parce qu'on passe tellement de temps ensemble sur la route, que lorsqu'on arrive à la maison, on retourne chacun dans nos vies. Je trouve que cet espace est tellement nécessaire, autant d'un point de vue créatif qu'humain.

Le rap québécois donne l'impression d'exploser ces dernières années avec notamment Loud, Larry Ajust, Dead Obies, etc. Vous, ça fait maintenant plus de dix ans que vous existez. Quel regard portez-vous sur cette scène rap québ' ?

Frannie : Le rap Keb joue maintenant à la radio et atteint des publics beaucoup plus larges qu'il y a dix ans. La scène du rap keb que vous mentionnez fait à mon sens partie de la pop, de la culture dominante. Il y a aura toujours un rap keb underground, lié à d'autres enjeux et pulsions de créations. Les femmes sont malheureusement sous-représentées dans cette scène, comme dans la plupart des scènes musicales. Nous n'avons jamais fait partie de la scène rap Keb. Nos influences, nos affiliations, etc. Ce qui est super intéressant de noter, c'est que la scène de femmes dans le rap au Québec (tous les styles de rap) est extrêmement soudée (et elle l'était déjà il y a 10 ans, avec d'autres artistes rap féminines qui nous ont pris sous leur aile à nos débuts). On se soutient toutes, même si nos propositions musicales et artistiques sont vraiment différentes.

Il y a aura toujours un rap keb underground, lié à d'autres enjeux et pulsions de créations. Les femmes sont malheureusement sous-représentées dans cette scène, comme dans la plupart des scènes musicales. Nous n'avons jamais fait partie de la scène rap Keb.

Quand vous jouez en Europe et notamment en France, adaptez-vous votre live ?

Fab : Oui ! Chaque concert est personnalisé. On suit l'énergie de la foule, de la salle de spectacle, on a toujours des péripéties à raconter. Notre liberté sur scène fait partie de la magie de Random Recipe.

Pour revenir sur Distractions, vous avez fait le choix de l'auto-produire. Pour quelle raison ?

Fab : Plusieurs, dont celle de notre indépendance. Produire un album par crowd-funding a été une vraie motivation pour Distractions. De voir la réaction positive de notre communauté (fans au Canada et à l'international, amis, familles), acheter notre album avant même qu'ils sachent ce qu'on allait écrire, c'était vraiment très encourageant ! Ils nous ont fait confiance, ils ont pris le risque avec nous, ils nous ont prouvé qu'on avait encore notre place pour exister.

Comment avez-vous travaillé la composition ?

Fab : En plusieurs étapes : la première étape était de se retrouver en tant que nouvelle formation (Vincent Legault, notre guitariste et arrangeur est parti en 2015) et de trouver pourquoi serait-il encore pertinent de faire un album pour Random Recipe. Les questions de nos rôles d'artiste par rapport à notre diversité culturelle, ainsi que notre position en tant que femmes, ont tout de suite pris le dessus de nos sujets de conversations et créations. Qu'avions nous à dire sur ces sujets ? Après dix ans de carrière, pouvons-nous jouer un rôle important de modèles et d'inspirations pour des communautés "minoritaires" dans la société occidentale d'aujourd'hui ?

La deuxième étape a été un travail assez ardu : rassembler le plus de talents locaux et internationaux féminins. C'est comme ça qu'on a trouvé quelques femmes-clés pour l'écriture et la production de Distractions. La bassiste Marie-Pierre Arthur nous a accompagnés dans l'écriture des lignes de basse sur la plupart des titres de cet album. La production méticuleuse et le sound-design de la productrice Foxtrott a porté nos idées à un niveau supérieur et l'acceptation de Rhonda Smith de jouer sur deux de nos titres favoris et festifs sur l'album nous a donnés une grande motivation, et une magie qui nous suit depuis.

Après avoir réussi à inclure une vingtaine de femmes de l'industrie (musiciennes, rappeuses, productrice, mastering, designer de pochette, designer de vêtements, chorégraphes), il ne nous reste qu'à voyager dans le monde, parler de cette exploration que nous avons faite et espérer d'inspirer tous les générations de gens.
L'étape finale a été une conclusion ouverte ; nous avons réussi à traduire quatre titres de l'album en espagnol, en invitant des femmes d'Amérique Latine à participer sur l'album (chant et rap), pour donner une autre saveur, pouvant communiquer à un immense bassin de gens qui nous inspire depuis le tout début de l'existence de Random Recipe


Random Recipe + Irène Drésel


Salle du Grand Marais 439 avenue Galliéni Riorges
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Country roads

C’est sans doute grâce à des festivals comme celui-ci que les musiques de cow-boys sont parvenues, en France, à se décrotter des nombreux préjugés, qui voudraient nous faire croire que les amateurs de country sont exclusivement des beaufs à chapeaux qui se prennent pour des Texans. Depuis sa création en 1988, le festival Country Rendez-Vous de Craponne-sur-Arzon n'a cessé de progresser et de se professionnaliser au fil d'un succès populaire grandissant, jusqu'à changer de nom et d'identité visuelle (l'an dernier) au bout de trente années riches de découvertes musicales. The Green Escape met aujourd'hui l’accent sur les grands espaces et un sincère esprit de convivialité. Pour autant, le festoche conserve les fondamentaux autour desquels il a grandit : la country music reste le cœur d'une programmation qui s'ouvre aussi au rock, au folk et au blues. Acte deux de la nouvelle ère, l'édition 2019 promet donc une nouvelle fois un plateau musical éclectique (serait-ce la recette gagnante?), drainant à coup sûr un public aussi nombreux que divers. Jack Bauer Parmi les têtes d’affiche, Elliott Murphy fait évidemment figure de doyen du haut de ses soixante-dix balai

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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"Noureev" : Paris vaut bien une danse

ECRANS | De Ralph Fiennes (G.-B., 2h07) avec Oleg Ivenko, Adèle Exarchopoulos, Raphaël Personnaz…

Vincent Raymond | Mercredi 19 juin 2019

1961. Danseur au Kirov, Rudolf Noureev se distingue par son talent hors normes autant que par son caractère entier. En tournée à Paris avec le ballet russe, il se laisse griser par la vie à l’Ouest, suscitant l’ire du KGB. Au moment du départ, son destin va se jouer en quelques instants… La sympathie immense que l’on éprouve pour le comédien Ralph Fiennes ne doit pas tempérer le jugement que l’on porte sur le travail de Fiennes Ralph, réalisateur amateur de grandes destinées — Coriolan, Dickens et maintenant Noureev. Car si la fresque qu’il nous livre ici possède bien des vertus mimétiques (choix d’un clone de “Rudy” pour le rôle-titre, soin méticuleux dans la reproduction d’un Paris de cartes postales ou de pub de parfum, jolies couleurs satinées d’époque etc.), elle évoque surtout ces cupcakes au glaçage impeccable mais dépourvus de saveur originale. Diluée dans ses deux heures bien tapées d’allers-retours temporels (un non-sens, quand on y pense, puisqu’il s’agit quand même de l’histoire d’un transfuge, donc d’un passage irrévocable d’un état/État à un autre), l’évocation touristique du Paris by Night souffre de

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Québec, quel cirque !

Cirque / Festival des 7 Collines | Cette année, le festival des 7 Collines offre une jolie part de sa programmation à des créations québécoises en danse (avec Daina Ashbee) mais aussi et surtout en cirque (7 Doigts de la Main, Barcode Circus Company et Machine de Cirque). C'est carrément un focus Québec qui nous est proposé. Mais pourquoi la Belle Province est-elle une terre aussi fertile en matière circassienne ? Éléments de réponse.

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Québec, quel cirque !

Depuis plusieurs années, on assiste à une sorte d'hégémonie québécoise sur la création circassienne. Cela se traduit par des productions de grande qualité et des compagnies aux noms qui retentissent fort dans le secteur. On pense forcément au Cirque du Soleil, aux 7 Doigts de la Main ou encore au Cirque Éloize. Mais pourquoi donc, la Province de 8, 5 millions d'habitants est-elle devenue en quelques décennies la référence en cirque ? À tel point qu'aujourd'hui le festival des 7 Collines accueille un focus Québec dans sa programmation. Nous avons voulu en savoir davantage en nous tournant tout d'abord vers Marie Pâris, une journaliste installée à Montréal et spécialisée dans la scène et le spectacle vivant. Elle revient pour nous sur les racines de ce succès mondial du cirque à la sauce québécoise. Nous avons également voulu savoir pourquoi et comment le festival des 7 Collines en est arrivé à programmer un focus spécial en 2019. Une chose est sûre, au Québec, c'est le grand cirque ! Nicolas Bros Le Québec en piste On aime les

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Rap | Le jeune rappeur stéphanois Zed Yun Pavarotti ne cesse de grimper et de gagner en notoriété avec son flow éthéré et ses titres entêtants aux lyrics à l'abstraction orfévrée. Désormais installé à Paris pour travailler, il revient sur sa terre natale pour un concert qu'il attend avec une pointe d'appréhension mais également une envie débordante. Rencontre avec ce petit génie de la scène rap française.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Zed Yun Pavarotti : « J'aurai beaucoup d'affects avec ce concert »

Comment en es-tu arrivé à la musique ? Tout cela a commencé par un effet de groupe, d'entraînement où on rappait un peu avec des amis. On freestylait. À un moment, j'ai essayé de faire un morceau en solo, en regroupant les idées que j'avais et en les structurant avec un refrain, des couplets. Je me suis rendu compte que le résultat était correct, ça m'a plu et je n'ai jamais arrêté... Pourquoi Zed Yun Pavarotti ? À un moment donné, j'ai dû choisir quel nom porté, et je ne voulais absolument pas quelque chose de périmé... Zed, c'est en lien avec mon nom de famille. J'avais acheté un vinyle de Pavarotti à Sainté et à force de le voir et de l'écouter, je me suis intéressé à son histoire, à lui. C'est un clin d'œil pour ce personnage dont je suis très fan. Tu ne produis pas toi-même de musique. Tu as commencé d'ailleurs avec des instrumentales que tu recevais par le web ? À l'époque j'en recevais un peu mais pas tant que ça. Je connaissais aussi des producteurs à Saint

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Jérémie Janot : Des pieds et des mains

Portrait | Gardien emblématique des Verts durant 16 ans, Jérémie Janot retrace les grandes étapes de sa vie et de son parcours dans un livre d’entretien, qui paraitra prochainement. Ou comment aller très loin en ne partant de rien.

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Jérémie Janot : Des pieds et des mains

À l’école, dans la rue, au supermarché, sur son vélo… Gamin, le t’cho Jérémie n’a jamais pu aller quelque part sans trimballer son ballon avec lui, bien calé sous son bras. Une sorte de meilleur copain avec qui découvrir le monde, une occupation fidèle, pour lui qui, sans père, ni frère, ni sœur, attend chaque soir le retour de sa mère, aussi aimante qu’absente, forcée d’enchaîner les petits boulots pour assurer le quotidien. Sa vocation, Jérémie Janot la doit à Jojo, son oncle, gardien d’une petite équipe fanion réputé un brin kamikaze. Plonger, si possible dans la boue ou dans les flaques. Voilà, ce qui a conduit le petit gars du Nord à devenir un jour l’emblématique portier stéphanois. Il a 5 ans, lorsqu’il signe sa première licence, à l’US Valenciennes-Anzin. Et, dès ses débuts, c’est entre les poteaux, qu’il veut être. « Le plus bel endroit du monde. » Pourtant, déjà, Jérémie est petit. Mais qu’importe. Jérémie plonge, même quand la balle passe à 5 mètres des cages. Janot, petit, mais costaud « J’ai fait toutes mes classes à l’US Valenciennes. Un club extraordinaire. Où l’on m’a appris à devenir un homme, avant même de m’apprendr

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13 bulles d'amour

Danse | Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

13 bulles d'amour

Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles chorégraphiques qui constituent la belle promenade dansée imaginée par Yan Raballand, dans les allées du parc du château de Bouthéon. Il fallait bien ce magnifique décor bucolique pour servir d'écrin aux 13 petites formes qui font circuler la danse contemporaine dans un lieu chargé d'histoire que le public est invité à redécouvrir. Insolite, émouvante, légère, chaque bulle a sa vie propre mais toutes sont reliées par un florilège de quelques unes des plus belles chansons d'amour qui renvoient à ce thème éternel. De Piaf, bien sûr, à Léo Ferré, en passant par Gainsbourg, Juliette Gréco, les Platters, Benjamin Biolay et même Schubert, ces bulles nous emmènent dans une promenade à travers les siècles et les styles. De petites bulles pour de grosses bulles d'amour « le temps d'une chanson ». Les Bulles chorégraphiques, dimanche 19 mai à 17h au parc du château de Bouthéon

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RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Festival / Rap | Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 4 avril 2019

RK s'ajoute à la programmation de Saint-Etienne Live

Avec une soirée très orientée rap le vendredi 14 juin, le nouveau format du festival Paroles & Musiques, Saint-Etienne Live, a ajouté RK dans le line-up aux côtés d'Orelsan, Kery James, le local ZED Yun Pavarotti et Berywam. Toutes les infos du festival ainsi que la billetterie sont disponibles sur cette page.

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C'est mou, c'est dur

ARTS | Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

C'est mou, c'est dur

Formé à Saint-Étienne puis Genève, Nicolas Momein expose ses travaux depuis bientôt dix ans, de Nantes à Milan en passant notamment par Luxembourg, Bruxelles, Genève, Paris, Lyon ou Marseille... L'an passé le plasticien traversait l'Atlantique pour représenter la galerie Ceysson & Bénétière à la foire internationale d'art contemporain de Los Angeles aux côtés de Chris Hood, Lionel Sabatté et Jesse Willenbring. Pour sa nouvelle exposition l'artiste présente des œuvres inédites pour lesquelles, comme souvent dans son travail, les propriétés de la matière demeurent centrales. Faisant référence au concept de "mouité" cher à l'inclassable philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947) dans son ouvrage La métaphysique du mou, Nicolas Momein détourne de leur usage des matériaux peu conventionnels, transitoirement souples et fluides, qui se solidifient sous le contrôle et selon le dessein de l’artiste. L'accrochage Finger trap de Nicolas Momein est à découvrir du 18 avril au 1er juin à la galerie Ceysson-Bénétière avant d'être prolongé et complété à Paris l'année prochaine. Nicolas Momein, Finger trap, du 18 avril au 1er juin à la galerie Cey

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Miaou

Rap poétique | CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Miaou

CHATON vient se faire les griffes au "Rozier". Cet animal poétique du rap a (re)surgi il y a un an, en mars 2018, avec Possible, un album composé de titres aux textes uniques en leur genre. Un brin désabusé, le félin cha(n)tonne un rap légèrement auto-tuné sur des rythmes délicatement "dubbés", entêtants et addictifs. Récidevera-t-il avec Brune Platine, son second opus ? On espère regoûter à cette anesthésie sonore si douce. CHATON, vendredi 26 avril à 20h30 - soirée warm-up du Foreztival 2019

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The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Rock & Hip hop | Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mars 2019

The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date unique en France au sein de leur European Tour 2019. Groupe de rock culte, oscillant entre noise, hard et experimental, la formation de Buzz Osborne et de Dale Corner délivre des concerts d'une énergie dingue. De l'autre côté, un autre groupe mythique, mais du côté hip hop ce coup-ci : Delinquent Habits. La formation californienne se produira le samedi 25 mai sur la scène du Fil avec leur rap latino qui fait forcément penser à Cypress Hill. - Delinquent Habits + Dj Fly, samedi 25 mai au Fil - The Melvins + Knuckle Head, dimanche 7 juillet au Fil

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#BreizhEquateur

Rap | Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

#BreizhEquateur

Le duo de rappeurs stéphanois Gat & Rim ne cesse de faire parler de lui. Après avoir sorti en 2017 un très « stromaesque » titre Le Stylo, politiquement engagé et avec un joli petit succès, Théo & Ronan ont connu un début d'année 2019 agité avec une victoire sur Muzik'Casting, des titres qui continuent de faire florès sur le web et la sortie imminente d'un EP qui pourrait finalement bien devenir un véritable album. Affaire à suivre. Gat & Rim, dimanche 24 mars à 17h au Pax

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Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Rap | Le duo de rap stéphanois Gat & Rim se débrouille pas mal. À l'aune de la sortie de leur premier EP ou album - l'avenir nous le dira - ils ont remporté un joli tremplin qui les engage sur une belle voie musicale. Rencontre avec deux jeunes artistes (19 et 21 ans) très complémentaires. #breizhequateur !

Nicolas Bros | Vendredi 22 février 2019

Gat & Rim : « On avance en échangeant énormément »

Quelles sont les origines du groupe ? Comment en êtes-vous arrivés à faire de la musique ensemble ? Gat' : J'écrivais mes petites chansons dans ma chambre depuis longtemps. À un moment donné, je me suis entouré d'un musicien mais l'expérience n'a rien donné. Je me suis remis à la recherche de quelqu'un qui pourrait me proposer des instrus, en gros je cherchais "mon Voulzy". Je suis tombé sur un son qu'avait produit Renan. Je me suis mis en contact avec lui par l'intermédiaire d'un ami commun. C'était il y a deux ou trois ans en arrière. Rim, tu es originaire de Bretagne et Gat d'Équateur. Est-ce que ces origines influencent votre musique ? Rim : D'une certaine manière, un peu. Pour les prochains sons qui arriveront, on retrouvera un côté exotique. Mais le côté Breizh/Équateur, mélange de nos origines, c'est quelque chose d'assez fou, pas trop vu. Gat : Et c'est surtout une grosse blague... C'est un délire de potes. Nous avons commencé à divulguer malencontreusement un #breizhequateur sur nos réseaux et c'est devenu un peu plus important que ce que l'on ava

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Sors de ta tanière

Soirée concerts | C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 février 2019

Sors de ta tanière

C'est à un événement inédit que nous convie la toute nouvelle association L'Oiseau Moqueur. Le vendredi 15 février, la Fête de l'Ours prendra d'assaut tout le quartier autour de la place Jules Guesde en le faisant vibrer au son de la musique locale. Six bars accueilleront six artistes locaux pour des concerts qui se succéderont de 19h à 1h en proposant différents styles musicaux. Au programme notamment le rap de l'indémodable Eska (ex-Eska Crew) aux côtés de Blu Jaylah (22h au bar Chez Lulu), la chanson délicate et enjouée de Mam'Zelle Lune (à 23h au Club Spirit - ndlr : elle se produira également la veille au Théâtre Métamorphosis) ou encore la chanson engagée de Jasmine à 20h au Pied de Biche. Une belle initiative qui permet la mise en valeur de ce quartier assez unique avec la présence d'un grand nombre d'établissements à proximité. La Fête de l'Ours, vendredi 15 février dès 18h autour de la place Jules Guesde à Saint-Étienne / concerts en entrée libre

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Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Tremplin | Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Gat' et Rim' remportent Muzik'Casting 2018

Théo Bonneville et Renan Montabrut, alias Gat' & Rim', duo de rap stéphanois viennent de remporter le tremplin Muzik'Casting 2018 organisé par le Crédit Agricole. Après avoir fait forte impression en première partie de Hoshi sur la scène du Fil le 8 janvier dernier, le groupe a brillamment brigué la première place de ce concours en Auvergne-Rhône-Alpes. Il remporte un accompagnement musical d'une valeur de 6 000 €, comprenant notamment un booking de plusieurs dates. Rappelons que l'année dernière c'était d'ores et déjà des Ligériens qui avaient remporté ce tremplin : les rockeurs du groupe Raqoons.

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Un "focus Québec" aux 7 Collines

Festival pluridisciplinaire | 7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Un

7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son édition 2019 - du 25 juin au 8 juillet - le festival stéphanois enfonce le clou et convie les circassiens montréalais pour présenter leur nouvelle création Passagers. De plus, l'équipe de l'événement stéphanois vient également d'annoncer que 3 autres créations québécoises seront à l'honneur cette année. C'est à se demander si l'on ne devrait pas prolonger le pont Jacques Cartier jusqu'aux rives du Furan... Festival des 7 Collines, du 25 juin au 8 juillet à Saint-Étien

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Bregovic, Guts et L'Entourloop au Foreztival 2019

Festival | C'est désormais un petit rituel, toutes les semaines de nouveaux noms du Foreztival sont droppés. Et pour le moment, rien à redire. Après Thérapie Taxi, Vald et (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Bregovic, Guts et L'Entourloop au Foreztival 2019

C'est désormais un petit rituel, toutes les semaines de nouveaux noms du Foreztival sont droppés. Et pour le moment, rien à redire. Après Thérapie Taxi, Vald et Ska-P, c'est au tour de L'Entourloop, Goran Bregovic et Guts de rejoindre le line-up du festival d'été de Trelins, dans le Forez. Rappelons que cette 15e édition du festival se déroulera les 2, 3 et 4 août 2019. Rappelons également que le festival met en place comme d'habitude différentes soirées warm-up. La prochaine se déroulera au Château du Rozier de Feurs le 26 avril avec la poésie urbaine de Chaton.

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"Les Drapeaux de papier" : Petit pavillon

Drame | De Nathan Ambrosioni (Fr., 1h42) avec Guillaume Gouix, Noémie Merlant, Sébastien Houbani…

Vincent Raymond | Vendredi 15 février 2019

Charlie habite seule, entre ses rêves artistiques et son boulot de caissière, au seuil de la précarité. Débarque alors dans sa vie Vincent, son frère aîné libéré de prison. Une cohabitation de fait s’engage, d’autant plus difficile que Vincent doit se réinsérer et apprendre à gérer sa colère… Abordons d’emblée la question de l’âge du réalisateur, puisque sa grande jeunesse (19 ans) n’a pas manqué d’être divulguée : entre l’“argument de vente“ et la performance, elle constitue objectivement une curiosité, tant la précocité est monnaie peu courante dans l’industrie cinématographique. Elle permet également de rappeler la réelle proximité entre l’âge des personnage et celui de l’auteur, mais aussi d’expliquer — voire excuser — sa naturelle et sans doute inconsciente porosité aux atmosphères et/ou situations déployées par quelques devancier.es. Ainsi en est-il de ce frère dévoré par une rage incoercible, gâchant les chances qui lui sont offertes, cousin lointain de celui interprété par Viggo Mortensen dans Indian Runner (1991) de Sean Penn. Ou de ces scènes

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Sur les traces de Paul Auster

Photos | Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Sur les traces de Paul Auster

Capturer New York et en particulier Manhattan n'est pas chose aisée. Le photographe ligérien Arnaud Rodamel s'est frotté à cette problématique alors qu'il se lance dans un voyage vers la "Grosse Pomme" en octobre 2013. « Comment photographier l'un des quartiers les plus célèbres du monde ? [...] Que pouvais-je apporter de nouveau à ce qui avait déjà été fait notamment par des artistes beaucoup plus talentueux que moi ? » s'inquiète-t-il en préparant son périple, lui qui s'avère plus habitué au Mali ou au Burkina Faso, ses terrains de jeux photographiques favoris. C'est en plongeant dans ses souvenirs littéraires qu'Arnaud Rodamel trouve l'angle qu'il décide d'emprunter pour ramener ses clichés de Manhattan. Il décide de suivre l'itinéraire parcouru par Quinn, le personnage du tome 1 : La cité de verre de la trilogie new-yorkaise de Paul Auster dans les méandres du quartier le plus vivant du globe. En s'imposant la contrainte technique de n'utiliser que des focales entre 35 mm et 50 mm « pour restituer au mieux l'angle du champ de vision humain », Arnaud Rodamel a réalisé 47 photos en noir et blanc, chargées d'humanité(s) et concentrant toute l

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Trois premiers noms pour le Foreztival

Festival | Le Foreztival de Trelins fête sa 15e édition les 2, 3 et 4 août prochains. L'occasion de balancer de gros noms et ça commence déjà avec les trois premiers qui (...)

Nicolas Bros | Vendredi 1 février 2019

Trois premiers noms pour le Foreztival

Le Foreztival de Trelins fête sa 15e édition les 2, 3 et 4 août prochains. L'occasion de balancer de gros noms et ça commence déjà avec les trois premiers qui sont le rappeur Vald, Thérapie Taxi et Ska-P. Ça s'annonce chaud du côté du Forez cet été.

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Synchronicité

Photos | Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Synchronicité

Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son

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Les mots fleurissent à Montbrison

Festival chanson | Le festival montbrisonnais consacré à la chanson, les Poly'Sons, entame un nouveau cycle avec une 16e édition comportant plus de vingt dates, certains concerts doublés (dont celui de Juliette ou d'Amélie-les-Crayons), une journée pro le 9 février, son fameux tremplin et son lot de découvertes et de valeurs sûres du paysage musical francophone. Petite sélection de réjouissances sonores et scéniques. Par Cerise Rochet & Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 9 janvier 2019

Les mots fleurissent à Montbrison

Dompteur d'ours et de mots On l’imagine à sa table, travailler et retravailler ses textes et ses histoires pour les acérer. Artisan de la chanson, Alexis Djoshkounian, alias Alexis HK, fait partie de ces belles plumes qu’a la chance de compter la langue française chantante. Avec Comme un ours, l’artiste ressort de sa tanière après avoir beaucoup circulé avec Georges & moi, album hommage à Brassens. Alexis HK retrouve ici son répertoire de chansons. Par de nouvelles créations parfois très sombres, à l’image du titre Les pieds dans la boue, l’ours se fait parfois accusateur mais reste un poète hors-pair traçant un sillon artistique original et attachant. NB Alexis HK, vendredi 11 janvier à 19h30 au Théâtre des Pénitents Ne Blier jamais La chanson française prend décidément de belles formes ces dernières années. À l’image du dernier projet du duo Cabadzi, Cabadzi x Blier, mêlant habilement en live créations sonores et images issues de films de Bertrand Blier redessi

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Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Théâtre | La Comédie de Saint-Étienne accueille cette semaine une pièce inédite dans sa forme. Le Noshow, initité par le Collectif Nous Sommes Ici et le Théâtre DuBunker, tout droit venus de la Belle Province québécoise, met le spectateur en face de la réalité de la vie des acteurs. Cela passe notamment par le choix du prix qu'il est prêt à mettre pour voir le spectacle. Quelques précisions avec Sophie Thibeault, une des comédiennes.

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Depuis combien de temps tournez-vous avec le spectacle Noshow ? Nous l'avons créé il y a 8 ans. C'est notre cinquième tournée en France et la première fois que nous jouons à Saint-Étienne. Nous avions joué au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon en mars 2017. C'est une pièce qui essaie de faire réagir sur la condition des artistes, notamment au Québec mais pas seulement ? Au Québec, nous n'avons pas le statut d'intermittent du spectacle. Au début, quand nous avons créé le projet, jamais nous n'avons pensé que nous aurions la chance de venir jouer en France, de pouvoir présenter ce spectacle hors de notre petite province. Nous voulions alors parler de la condition des artistes et de l'art au Québec. Évidemment, de plus en plus, les gouvernements ne le mettent pas dans leurs priorités. On voulait parler de notre difficulté à créer un spectacle. Initialement, nous voulions monter un grand happening avec deux compagnies, à Montréal et Québec, obtenir de l'aide des deux gouvernements... Finalement, nous n'avons obtenu aucune aide financière ni subvention. Nous avons du changer entièrement notre manière de penser

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Rap astr-An'om-ique

Rap mélodique | « Vas-y viens ! Enfile ta tenue d'astronaute / Tu sais qu'on n'est pas comme les autres / Vas-y, on démarre le vaisseau » clame An'Om dans (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Rap astr-An'om-ique

« Vas-y viens ! Enfile ta tenue d'astronaute / Tu sais qu'on n'est pas comme les autres / Vas-y, on démarre le vaisseau » clame An'Om dans Astronaute. C'est bien la tête dans les étoiles, que les Stéphanois An'Om & Vayn sont en train de se faire un joli nom dans la galaxie rap française. Proposant ce qu'ils appellent un « rap mélodique » avec le verbe haut et des instrus aux mélodies fatales, ils ont commencé à travailler et composer ensemble à partir de septembre 2017. An'Om au chant et Vayn aux sons, étant batteur de formation. Le premier avait déjà commis quelques incursions musicales à partir de novembre 2015, « mais rien d'encore très travaillé » précise l'intéressé en toute modestie. Au début de l'année 2018, ils sortent un premier projet ficelé, composé de 10 titres et s'intitulant Le Remède. Produit avec l'aide de Christian Torti, ingénieur du son de La Ricamarie, ce disque leur donne une nouvelle envergure et leur permet d'affirmer leur identité musicale. Tout en continuant les scènes et engrangeant de jolies distinctions (tel le prix "Nos talents sur scène" de la Ville de Saint-Étienne), ils contactent au culot des ingés

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Réfractions

Expo photos | « La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Réfractions

« La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans des lieux publics… bla bla bla. » Voilà pour la définition ! La série Face à face que présente Jacky Billon-Grand sur les murs du Chok Théâtre s’inscrit pleinement dans cette veine, optant pour une démarche plutôt originale, puisque centrée sur la notion de reflet. Smartphone à portée de main, Jacky déambule au gré des rues et des places, principalement à Lyon où il travaille, à Saint-Étienne où il vit, mais aussi à Paris ou en Arles. Le photographe scrute les vitrines et les panneaux publicitaires à la recherche des visages qui se superposent furtivement avec le décor immédiat que constituent les arbres, le mobilier urbain ou même les passants. L’homme retrouve parfois certains lieux repérés en amont, des spots où l’effet recherché est souvent au rendez-vous si par chance la lumière est bonne, sans quoi il faudra repasser à une autre heure de la journée, voire un autre jour. Un travail étonnant, très graphique, à découvrir absolument. Face à face, exposition photographique de Jacky

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Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Pop | Phénomène générationnel du moment chez les millennials multipliant les concerts sold-out, les Français de Therapie Taxi font mouche aux commandes d'une pop frondeuse et tubesque dont les textes explicites et cathartiques cachent une forme de romantisme décadent. Explication de textes avec la chanteuse du groupe, Adé, à l'occasion de la réédition augmentée de leur album "Hit Sale" et d'un concert (sold-out, forcément) au Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : « Être cru est un exercice qui nous plaît, assez grisant »

Therapie Taxi c'est d'abord le contraste entre une forme très tubesque et un fond assez noir et violent. Mais surtout des textes très crus et un sujet récurrent, le sexe, abordé très frontalement. Comment avez-vous défini cette approche, assez nouvelle hors du rap ? Adélaïde Chabannes de Balsac, dite Adé : On ne l'a pas vraiment définie. C'est un peu arrivé comme ça. Le premier parti pris a été de chanter en français. C'est un choix qu'on a fait très tôt, avant même de s'appeler Therapie Taxi. On avait commencé à chanter en anglais, comme tout le monde, mais on a vite vu que c'était assez pourri (rires). Et puis, ça nous a amené une certaine liberté par rapport aux textes, davantage dans l'intimité de ce qu'on raconte. Il y a d'abord eu Salop(e) que Raph [le chanteur du groupe – NDLR] ava

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Lonepsi : « L'élocution est importante pour moi »

Rap | Lonepsi fait partie de la nouvelle génération de rappeurs de langue française au talent immense. Ciselés, ses textes sont imprégnés d'introspection, de références littéraires et de poésie. Avant de délivrer un premier concert en terres stéphanoises, au Fil ce vendredi 16 novembre, il nous livre quelques clés de lecture de son travail et de sa personnalité.

Nicolas Bros | Mercredi 14 novembre 2018

Lonepsi : « L'élocution est importante pour moi »

Tu as été découvert grâce à Internet. Qu'est-ce-que cela évoque pour toi ? Sans ce média, penses-tu que tu aurais pu arriver au point où tu en es aujourd'hui ? Lonepsi : Je suis sûr et certain que non. Sans Internet, j'aurais peut-être fait exactement la même musique mais je serais resté dans ma chambre. De plus, j'ai tellement peu d'audace que je n'aurais pas toqué aux portes des maisons de disques ou encore moins fait de l'affichage dans la rue... Ma musique serait restée pour mes proches mes amis ou mes voisins. On te met souvent dans la catégorie "rap" mais il t'arrive par exemple de faire des chansons en piano/voix. Tu es à la croisée des styles. Est-ce que cela te gêne d'être catégorisé en rap ? Comme mon univers musical est né par le rap, ça ne me dérange absolument pas. La case rap est en train de s'élargir énormément et de piocher dans les codes de la variété, du r'n'b pour en faire quelque chose de tout nouveau. Du coup, cela me dérange encore moins. Si l'on observe mes concerts et mes réseaux sociaux, on peut s'apercevoir que je suis capable d’interpréter un texte seulement avec un piano ou une guitare. Et dire

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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