Elle joue du saxo debout

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

Photo : Géraldine Laurent © Steve Wells


Même si les lignes tendent à bouger, le jazz demeure globalement un pré carré masculin dans lequel seules les chanteuses semblent jouir d'une reconnaissance que leurs consœurs instrumentistes ne peuvent bien souvent que leur envier. Pourtant, au regard des distinctions décernées ces dernières années par les différentes instances musicales françaises, les jazzwomen, longtemps restées minoritaires pour être vraiment prises en considération, se taillent lentement mais sûrement la place qu'elles méritent. A côté d'Anne Pacéo, Airelle Besson, Sophie Alour ou Céline Bonacina, Géraldine Laurent fait figure de grande sœur. A quarante-quatre ans, la saxophoniste a réalisé un parcours qui, depuis son entrée au conservatoire de Niort à l'âge de treize ans, force le respect. Ses nombreuses collaborations ont fait d'elle une sidewoman très sollicitée, sachant aussi toujours s'entourer des meilleurs musiciens lorsqu'il s'agit de graver ses propres albums, dont le tout dernier, At work, est produit par Laurent de Wilde himself.

Géraldine Laurent, jeudi 11 avril à 20h30 au Théâtre des Pénitents de Montbrison


Géraldine Laurent

« At work»
Théâtre des Pénitents Place des Pénitents Montbrison
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Trou noir

Science-Fiction | Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 octobre 2021

Trou noir

Un vaisseau spatial, au beau milieu d’un immense rien, dans un univers dont il ne reste plus que des trous noirs qui fusionnent et s’évaporent. A bord, un adulte, un enfant, et une voix, peut-être celle de l’ordinateur embarqué. Nous sommes dans le futur, à la toute fin des temps, au précipice d’un gigantesque et ultime trou noir. Ici, dans cette dernière ère que l’on nomme Le Royaume, le relationnel demeure… Mais un changement se profile. Depuis quelques temps, l’enfant fait des cauchemars. Bientôt, tout pourrait ne plus jamais être comme avant… Ne plus jamais être tout court. Théâtre cinématographique Avec cette fable d’anticipation, le Collectif X (Cannibale, Une Femme sous influence…), habitué des propositions oniriques, embarque le public dans un voyage spatial et métaphysique, donnant à voir simultanément le passé et le futur, la création et la fin. Hautement cinématographique, Le Royaume fait appel à nos sensations et nos intuitions pour, peut-être, tenter de répondre à la question qui depuis toujours taraude l’humanité toute entière : pourquoi sommes-nous ? Une évocation de l’éternel recommencement… Jusqu’à ce que tout s’a

Continuer à lire

Total mandingue

Festival jazz | Contre vents et marrées, le festival Jazz au Sommet remet le couvert pour la quinzième année. Un rendez-vous qui se caractérise par la variété des lieux de (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Total mandingue

Contre vents et marrées, le festival Jazz au Sommet remet le couvert pour la quinzième année. Un rendez-vous qui se caractérise par la variété des lieux de concert, comme par ses randos-jazz bucoliques et familiales sur les hauteurs du Pilat (le 12 septembre en journée, le 18 en nocturne). L’équipe du festival reste fidèle à ses principes fondateurs : proposer une programmation éclectique et actuelle, faisant la part belle aux talents rhônalpins comme aux influences les plus lointaines, tout en défendant un caractère festif et convivial qui perpétue l’originelle dimension populaire du jazz. Parmi nos coups de cœur, Sékou Trio, à découvrir le jeudi 16 septembre à Marlhes. Originaire de Guinée-Conakry et maître de la kora, Sékou Kouyaté s’exprime depuis son plus jeune âge à travers cet instrument traditionnel mandingue qu’il a électrifié, lui arrachant riffs rapides et distorsions inspirées. Transfuges du groupe Supergombo, le bassiste Etienne Kermarc et le batteur Wendlavim Zabsonré forment avec Sékou Kouyaté un trio spontané, aussi vibrant que récréatif. A noter également la venue de la saxophoniste Sophie Alour, le 17 septembre à La Ricamarie, qui jouera tout s

Continuer à lire

Bienvenue au club

Jazz | Le Solar ouvre sa saison avec les concerts évènements de deux prestigieux musiciens qui ont accepté de parrainer le jazz club stéphanois. Après la première (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Bienvenue au club

Le Solar ouvre sa saison avec les concerts évènements de deux prestigieux musiciens qui ont accepté de parrainer le jazz club stéphanois. Après la première jam session mensuelle de l’année (le 20 septembre), voilà donc deux dates à retenir. Ce sera à Laurent de Wilde d’ouvrir les festivités, en trio, le samedi 25 septembre. Pianiste surdoué formé à New York, musicien acoustique comme électronique côtoyant aussi bien les légendes du jazz que les DJ, compositeur et chef d'orchestre, De Wilde est un génial touche-à-tout à qui l’on doit aussi une série de portraits de grands jazzmen pour Arte ainsi que plusieurs ouvrages, dont une biographie sur Thelonious Monk qui fait référence dans le domaine. Anne Paceo lui emboîtera le pas, en quartet, vendredi 1er octobre. Batteuse sans frontières (elle a joué dans une quarantaine de pays), la musicienne mène une brillante carrière d’accompagnatrice mais aussi de leader et compositrice. Son jazz métissé, flirtant avec la pop et les musiques du monde, est absolument à (re)découvrir. Laurent de Wilde samedi 25 septembre / Anne Paceo vendredi 1er octobre, au Solar à Saint-Étienne

Continuer à lire

Monk au sommet

Festival jazz | Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Monk au sommet

Pour sa treizième édition, le festival Jazz au Sommet demeure fidèle à son projet artistique et philanthropique : proposer une vingtaine de concerts autour du jazz dans des lieux souvent atypiques, en direction d'auditoires très variés allant des connaisseurs affutés aux simples curieux, jusqu'aux publics dits empêchés. Puisque c'est semble-t-il dans l'air du temps, la part belle sera faite cette année aux musiciennes : après la brillante Ana Carla Maza qui ouvrait les festivités avec une bucolique rando-concert, nous retrouverons notamment le délicat trio vocal Bloom, la chanteuse-guitariste Roxane Arnal et la phénoménale Sarah Mc Coy, dont le show tout en son et lumière s'annonce comme l'un des points forts de la programmation. Sous la houlette du bassiste ligérien Jérôme Regard (sans doute davantage connu dans toute l'Europe que dans le Pilat où pourtant il vit), le jazz atteindra son sommet avec le double plateau du samedi 14 septembre. Le quartet du tromboniste Daniel Zimmermann partagera en effet la soirée avec le New Monk Trio de l'éminent pianiste Laurent de Wilde, artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2018, par ailleurs véritable expert analyste-biographe de l'immens

Continuer à lire

Nouveau souffle

Festival jazz | Depuis des lustres à Montbrison, la parenthèse jazz du Théâtre des Pénitents se cale à la suite Poly’Sons, drainant le public forézien de la chanson française vers (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Nouveau souffle

Depuis des lustres à Montbrison, la parenthèse jazz du Théâtre des Pénitents se cale à la suite Poly’Sons, drainant le public forézien de la chanson française vers la note bleue. Dès son arrivée à la tête de l’institution en janvier 2017, Henri Dalem a souhaité donner une orientation toute féminine à ce que certains appellent encore Jazz à Montbrison. Un pari audacieux qui s’avère déjà être une vraie réussite, s’appuyant sur quelques têtes d’affiche mais permettant également la découverte d’artistes encore peu connues. Parmi les sept soirées proposées, nous avons un vrai coup de cœur pour une musicienne britannique qui a le vent en poupe… A la trompette comme au bugle, le son de Yazz Ahmed se nourrit des multiples influences auxquelles la musicienne se frotte, au gré de ses nombreuses collaborations. A la tête d’un quintet comptant notamment une clarinette basse et un vibraphone, la musicienne laisse délicieusement entrevoir ses racines bahreïnies, n’hésitant pas à passer ses mélodies orientales à la moulinette de rythmiques entêtantes et de sonorités psychédéliques. Yazz Ahmed, jeudi 21 mars 2019 à 20h30, Théâtre des Pénitents, dans le cadre de Jazz à Mo

Continuer à lire

#balancetonjazz

Jazz | C’est sans doute dans l’air du temps, le cru 2018 du festival Jazz à Montbrison fait la part belle aux musiciennes. Jugez plutôt : Rhoda Scott ouvrira le bal avec La Maîtrise de la Loire le 17 mars, puis se succéderont trois chanteuses (Sarah Lancman, Léa Castro et Sarah McKenzie), le trio de l’étonnante saxophoniste baryton Céline Bonacina, Virginie Capizzi et son projet Drôles de Zanimaux pour le jeune public et, pour finir en beauté le 5 avril, Anne Paceo, la batteuse qui monte, qui monte, qui monte…

Niko Rodamel | Mardi 6 mars 2018

#balancetonjazz

Évoquant le monde du jazz encore assez majoritairement masculin, le chercheur en sociologie Philippe Coulangeon ironise en déclamant que « les femmes ont une place historique au sein de la communauté du jazz : servir les bières et chanter sur scène ! » Les choses bougent lentement, mais très rares sont encore les instrumentistes, notamment les batteuses, qui dans le microcosme des musiques dites improvisées font une vraie carrière. Anne Paceo est de celles-là : pop, groove, hip hop, world et bien sûr jazz, la musicienne est de tous les projets, toujours en quête de nouvelles vibrations, avec une réussite qui se confirme année après année depuis près de quinze ans. Véritable globe-trotteuse, Anne a conservé de sa petite enfance passée en Côte d’Ivoire une réelle curiosité, développant le goût de la rencontre et donc du métissage. Car Anne Paceo est une instinctive, elle ressent la musique dans sa chair, reçoit intuitivement des mélodies qu’elle s’empresse d’enregistrer pour ne pas les laisser s’échapper. Elle reconnait qu’il lui aura fallu attendre de longues années avant de passer par l’écriture codée de la musique sur partitions, elle qui a pourtant commencé l’apprenti

Continuer à lire

Calme, luxe et volupté

Jazz | L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Calme, luxe et volupté

L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal et la nouvelle perle du jazz français, la trompettiste Airelle Besson. L’économie de notes du premier et le jeu aérien de la seconde promettent un concert d’exception.

Continuer à lire

L’accord parfait

Panorama jazz 17/18 | L’album Riddles qui les a réunis annonce la couleur : les pianistes Ray Lema et Laurent de Wilde proposent un voyage à quatre mains dans (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

L’accord parfait

L’album Riddles qui les a réunis annonce la couleur : les pianistes Ray Lema et Laurent de Wilde proposent un voyage à quatre mains dans lequel le mariage du rythme et de l’harmonie tient de la magie. Un face à face inattendu, une rencontre au sommet de deux personnalités dont la symbiose enchante les tympans, à la croisée des chemins que les deux musiciens ont longuement écumés durant leurs parcours respectifs. Ils joueront ensemble le moins de notes possibles, rien que les bonnes. Laurent De Wilde & Ray Lema, mercredi 22 novembre à 20h30 au Fil

Continuer à lire

Cuivrissimo

Festival du Monastier (Haute-Loire) | Le festival du Monastier-sur-Gazeille demeure depuis déjà vingt-neuf ans "ze place to cuivre", chaque été au cœur du 43, dans la pointe nord-ouest du Parc rational des Monts d’Ardèche. Sont annoncés plus de quarante concerts en sept jours, dont une immanquable double-soirée, avec le duo jazz Airelle Besson et Lionel Suarez ainsi que l’étonnant Elephant Tuba Horde.

Niko Rodamel | Mardi 4 juillet 2017

Cuivrissimo

À chaque édition du festival de cuivres, le jazz se taille une belle part du gâteau et c’est bien souvent la soirée SPEDIDAM qui fait mouche. Un duo plutôt classieux foulera cette année les planches de la grande scène avec Airelle Besson (trompette et bugle) aux côtés de Lionel Suarez (accordéon), le 7 août. Habituée aux formules intimistes (écoutez donc le magnifique titre Neige, sur l’album Prélude qu’elle enregistrait en 2014 avec le guitariste brésilien Nelson Veras), Airelle Besson est une des rares soufflantes à se détacher dans un milieu hyper masculin, avec un remarquable talent pour la composition, comme le prouve son dernier album en date, Radio One. Issu d’une famille d’accordéonistes, Lionel Suarez n’est lui plus à présenter, tant il a accompagné du beau monde depuis vingt ans, à commencer par Claude Nougaro. Les deux musiciens se connaissent bien puisqu’ils avaient déjà évolué ensemble au sein du Quarteto Gardel (avec le percussionniste Minino Garay et le violoncelliste Vincent Ségal), s’étant également retrouvés pour l'opéra-jazz de Laurent Cugny, La tectonique des nuages.

Continuer à lire

Retour vers le futur

Festival d'Histoire de Montbrison | En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement scientifique et populaire majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et universitaires. Ce festival de la connaissance va renaître de ses cendres début novembre sous l'impulsion de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana.

Nicolas Bros | Mardi 1 novembre 2016

Retour vers le futur

Le festival d'histoire de Montbrison était, depuis 1986 et jusqu'à sa dernière édition en l'an 2000, une véritable institution. Un rendez-vous à marquer d'une pierre blanche pour les universitaires mais également pour les amateurs de connaissances, de découvertes et de recherches. Inédit dans la région par sa forme et son contenu, cet événement renaît en 2016, tel le phénix, grâce à la volonté d'une poignée de passionnés et de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana. Avec pour thématique générale "Boire et manger : une histoire culturelle", le rendez-vous souhaite accueillir un public large avec des manifestations variées, tout en conservant un côté exigeant dans sa programmation. Ainsi, la base du festival se situe sur l'intervention d'une trentaine de spécialistes et d'experts au cours d'un colloque scientifique qui se déroulera entre l'auditorium de Loire-Forez et le Théâtre des Pénitents. Sous la direction de Didier Nourrisson, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 1, des historiens et des universitaires issus des quatre coins du monde (France, Côte d'Ivoire, États-Unis, Portugal, Québec, ...) viendront présenter l'etendu du savoi

Continuer à lire

Les quatre font la paire

MUSIQUES | Jazz à Montbrison place la barre très haut en invitant lors d’une même soirée deux duos de premier choix, avec les instrumentistes Emile Parisien, Vincent Peirani, Michel Mandel et Yves Gerbelot... Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 1 mars 2016

Les quatre font la paire

Après les Poly’sons, le Théâtre des Pénitents ouvre au printemps sa seconde parenthèse annuelle, celle consacrée au jazz, avec cette année une petite dizaine de concerts saupoudrés du 19 mars au 8 avril. Il semblerait que l’édition 2016 soit celle de tous les duos avec notamment Eric Bibb et Jean-Jacques Milteau, Baptiste Trotignon et Minino Garay, ou encore le binôme italien Musica Nuda. Le 22 mars, une soirée immanquable alignera sur scène deux doublettes de haut vol… Ces deux-là croulent sous les récompenses : Vincent Peirani (accordéon) a reçu le Prix Django Reinhardt du musicien français en 2013 ainsi qu’une Victoire du jazz en 2014. Emile Parisien (saxophone) a quant à lui été nommé "Artiste de l’année" aux mêmes Victoires du jazz 2014… C’est dire si ces musiciens reçoivent la reconnaissance unanime de leur talent ! Les deux compères entretiennent depuis plusieurs années une complicité musicale pleine de fraîcheur et de poésie qui fait le plus grand bien au jazz hexagonal. Gratin de souffleurs Autre duo de choc avec Michel Mandel (clarinettes) et Yves Gerbelot (saxoph

Continuer à lire

Mickey de retour

MUSIQUES | Mickey 3D est de retour. Avec le signel Rose Blanche, en hommage à Sophie Scholl, pilier du combat contre le nazisme, la clique de Michaël Furnon frappe (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 décembre 2015

Mickey de retour

Mickey 3D est de retour. Avec le signel Rose Blanche, en hommage à Sophie Scholl, pilier du combat contre le nazisme, la clique de Michaël Furnon frappe un joli coup avec un titre tout en émotion qui annonce un album profond, prévu pour début 2016. L'artiste a prévu deux dates pour le lancement de ce dernier dans son fief de Montbrison, au théâtre des Pénitents, les 11 et 12 mars prochains. Mais ces dates sont déjà complètes... NB

Continuer à lire

Pachyderme que ça !

MUSIQUES | Leur nom pourrait faire plutôt penser à une vitesse réduite. Mais pourtant ces deux-là n'arrêtent pas de courir depuis quelques temps. Lisa et François, les deux (...)

Nicolas Bros | Mercredi 21 août 2013

Pachyderme que ça !

Leur nom pourrait faire plutôt penser à une vitesse réduite. Mais pourtant ces deux-là n'arrêtent pas de courir depuis quelques temps. Lisa et François, les deux artistes du duo Eléphant fondé en 2009, ont réussi à se faire une belle place cette année dans la jungle de talents dont regorge la chanson française. Notamment grâce à leur titre Collective mon amour qui a fait partie des sempiternels "méga tubes de l'été" de la bande FM française. Mais au-delà de ce succès somme toute mérité, les deux artistes ayant réuni leur prénom afin de trouver un nom de groupe (L et Fran), se considèrent toujours comme des outsiders. Repérés et soutenus par Benjamin Biolay, The Dø ou encore Vannessa Paradis, Eléphant ne révolutionne pas le schmilblick en traitant dans son album principalement d'un thème vieux comme Hérode, j'ai nommé l'Amour. Mais avec sa fougue, sa générosité sans faille et une "non-prise de tête" assumée, le groupe arrive à nous faire oublier sa formule finalement assez peu innovante en laissant sur nos visages une large banane et, en nous faisant nous trémousser. Bref, Elephant ne nous trompe pas sur la marchandise ! Alors pour attraper une grande dose de bonne

Continuer à lire

Into the Wilde

MUSIQUES | Le pianiste Laurent De Wilde ouvrira la troisième édition des Jazzeries d’Hiver en trio et autour de "Over The Clouds". Son nouvel opus fait la part belle à l'acoustique et à la composition. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Lundi 17 décembre 2012

Into the Wilde

Malgré son histoire de plus d’un siècle, la richesse de ses nombreux métissages et cette étonnante capacité de perpétuel renouvellement, le jazz trimballe encore cette image de musique pour têtes grises écoutant du New Orleans en sirotant un pur malt dans un fauteuil club ! Pourtant, on est en droit de penser que le jazz a encore de belles soirées devant lui, à en juger par le nombre toujours croissant des festivals en France et partout ailleurs, par la profusion discographique qui ne fléchit pas et, plus localement, par le vivier plutôt dense des jazzmen rhônalpins, qu’ils se forment dans les conservatoires régionaux ou qu’ils se lancent dans l’aventure d’un trio, d’un quartet ou encore d’un collectif à géométrie variable. A Saint-Étienne, l’association Gaga Jazz est justement au cœur de cette entreprise de dépoussiérage et de promotion d’un jazz de qualité ouvert à tous les styles et tous les publics. En plus d’une programmation désormais bimensuelle au FIL et au Café Jules de l'Opéra Théâtre, la fine équipe remet donc le couvert pour la troisième année avec une nouvelle édition de son festival qui n’a pas froid aux yeux : les Jazzeries d’Hiver. Trio de tête

Continuer à lire