BerliOse !

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

Photo : © Bruno Moussier


C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel.

Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges


Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz »

Le chef d'orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l'univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l'Orchestre national d'Islande, le London Sinfonietta, l'Orchestre national de France, l'Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l'Orchestre national Russe et l'Orchestre national de Séoul.

Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rapport à l'audace), comment cela se traduit-il dans votre travail ?

L'audace d'Ose ! réside dans sa programmation, le choix des œuvres. Nous sortons parfois des sentiers battus. Il y a un éclairage des œuvres les unes par rapport aux autres, il y a toujours une thématique, et une politique derrière ces choix. L'audace c'est aussi un très fort engagement de certains musiciens pendant les concerts. Avec le mode de fonctionnement que l'on a au sein de l'orchestre, les musiciens ont beaucoup de liberté d'expression. On travaille évidemment avec un souci d'unité de style, mais chacun est vraiment co-créateur de l'oeuvre et je laisse vraiment à chacun la place de s'épanouir au niveau de la sonorité, au niveau du jeu et de l'expressivité. L'audace c'est avoir ensemble la pleine responsabilité de faire dire à une œuvre bien plus que ce que la tradition laisse entendre. On met en perspective l'écriture symphonique contemporaine et cela éclaire la modernité des musiques du passé. Cela permet de faire entendre les musiques du passé avec ce qu'elles avaient de moderne et d'inventif à l'époque.

On met en perspective l'écriture symphonique contemporaine et cela éclaire la modernité des musiques du passé.

Jouer la Symphonie Fantastique n'est pas ce que l'on peut appeler "sortir des sentiers battus". Pourquoi ce choix ?

Non en effet ! Il s'agit d'entrer dans l'univers de Berlioz par son œuvre la plus emblématique. Mais dans la Symphonie Fantastique, il y a cinq mouvements et un programme qui racontent une histoire en poèmes. On va faire quelque chose qui ne se fait pas d'habitude, je vais lire ce programme poétique au début du concert. À la fois ce n'est pas grand-chose et en même temps c'est énorme, car avant que l'auditeur ne rentre dans le monde sonore, il va rentrer par la sensibilité de Berlioz lui-même.

Pourquoi est-il important de commémorer les anniversaires des grands compositeurs du passé selon vous ?

C'est important parce que c'est l'occasion d'amener la communauté des musiciens, des programmateurs et des diffuseurs à refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz, dont la discographie est souvent très diluée. On ne va souvent réentendre que deux ou trois de ses œuvres principales. Ensuite, une commémoration permet de jouer, à un moment donné, toute son œuvre, de la faire entendre dans son intégralité et d'en réhabiliter une partie.


Concert #1 Fantastic Tour

oeuvres de Roussel, Ravel et Berlioz; par l'orchestre symphonique Ose !, direction : Daniel Kawka
Le Scarabée Rue du Marclet Riorges
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un 10e pour les Tit’Nassels

Album | Après plus de 20 ans de carrière et des mois passés loin de la scène, le groupe roannais fait coup double : un dixième album, et deux concerts à la maison pour fêter ça comme il se doit.

Cerise Rochet | Jeudi 23 septembre 2021

Un 10e pour les Tit’Nassels

Cinq ans qu’ils n’avaient pas sorti de nouvel album studio. Et puis… ça y est. Après un live édité en 2020 à l’occasion du 20e anniversaire du groupe, les Roannais des Tit’Nassels sont de retour dans les bacs avec un 10e opus. Ecrit avant le début de l’épidémie de Covid, cet album en deux volumes -dont le second sortira en janvier- reprend efficacement la recette qui a fait le succès du duo, devenu quatuor en 2013 : de la poésie, de l’engagement qui ne veut pas dire son nom, de l’humour, aussi. Avec leurs textes, Axl et Sophie, copains de lycée et membres originels du groupe, posent leurs regards empathiques, indignés ou railleurs sur les choses de la vie. Sur « les Invisibles qu’on ne voit même plus », pour lesquels « il n’y a pas de compte-rendu », alors qu’ils « sont là, juste devant toi ». Sur les réseaux sociaux et le culte du soi-même, sur le bonheur, qui « est en toi (et) ne se caresse pas du bout des doigts » … Sur l’amour, sur la peine, sur les gens, le monde, l’absurde. Avec peut-être un peu plus de guitare qu’à l’accoutumée, et aussi grande première, une chanson en anglais, le groupe fêtera sans attendre la sortie de ce disque

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Terrenoire au bercail

MUSIQUES | Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y (...)

Cerise Rochet | Mercredi 25 août 2021

Terrenoire au bercail

Gamins, les jours sans école, ils arpentaient les petits sentiers du château de la Perrotière, avec l’élan insouciant des premières années de la vie. Ils y construisaient des cabanes, y faisaient des feux de bois, y tournaient des mini-films avec un caméscope à cassettes… Depuis, les deux frangins ont grandi, découvert l’immensité du monde musical, et fait de leur duo l’une des figures du renouveau stéphanois : fier de ses valeurs, de ses racines, mais néanmoins tourné vers l’avenir. L’ainé à l’écriture et au chant, le cadet derrière ses machines, sont tous deux devenus Terrenoire, empruntant au quartier de leur enfance ce nom qui brille aujourd’hui au milieu de ce qu’on appelle « nouvelle scène française ». Ces dernières années, les deux frères ont composé, beaucoup. Proposé leur musique sans genre ni code, par-delà le

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Hors saison

Photo | Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Hors saison

Les photographes Maxime Pronchery et Bernard Toselli (membres du collectif Parallax) exposent ensemble une série d’images empreinte d’une profonde poésie esthétique. Réalisées aux abords de la Manche, les photographies panoramiques se lisent comme une divagation contemplative, au gré d’horizons baignés d’une lumière hivernale mélancolique et picturale. Les deux complices croisent ainsi leur regard sensible sur les plages normandes, des lieux chargés d’histoire, restitués ici dans leur plus simple appareil, entre ciel, terre et mer. Une vague divagation, Maxime Pronchery et Bernard Toselli, jusqu’au 1er octobre à la galerie TAG à Saint-Étienne

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"Les Fantasmes" : Six couples en quête d’ardeur

ECRANS | Faut-il mettre du piment ou du sel sur sa vie de couple ? Et comment faire son conjoint ne partage pas les mêmes goûts ? Les frères Foenkinos s’attaquent à la drôle de cuisine des fantasmes amoureux dans un film à sketches où les uns mitonnent, les autres mythonnent…

Vincent Raymond | Lundi 16 août 2021

Six histoires où les relations amoureuses répondent à des impératifs différents de la “norme“ car l’un des partenaires (ou les deux) vit sa passion en assouvissant un jeu de rôle sexuel. Six sketches autour de fantasmes, de ce qu’ils provoquent au sein d’un ménage, mais aussi à l’extérieur… Rêve ou pulsion, le fantasme tient à la fois de l’idéal, de l’interdit ou de la transgression possible dont on ne sait jamais s’il faut, si l’on doit, la conserver comme une ligne d’horizon infranchissable ou bien l’assouvir. Parfait Janus, sa capiteuse ambiguïté le rattache autant à la séduction érotique mutuelle qu’à des formes de perversions inquiétantes qu’on n’aimerait pas croiser le soir dans une rue déserte. Bref, il est doté d’un spectre large et affriolant lui permettant d’être attaqué par la face nord du drame et de la perversion sinistre comme celle, plus légère, de la comédie ludique. Si telle est l’option retenue par les frères Foenkinos, ceux-ci ne se privent cependant jamais de recourir à l’humour noir-grinçant. L’on croise ainsi des personnages tendres et maladroits comme dans La Délicatesse

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24 heures chrono

MUSIQUES | Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

24 heures chrono

Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, l'orchestre « truculera » entre les interventions de Gil Chauvet, Jean-Luc Epalle ou Jean-Christophe Treille. Le ton se fera moins léger avec 24 heures de la Vie d'une femme de Stefan Zweig. Ce fulgurant récit, entrecoupé de musiques de Brahms, Schubert ou Tchaïkovski sera mis en scène par Laurent Fréchuret. Invitée d'honneur, Emmanuelle Bertrand ponctuera le récit de « l'insoutenable humanité » de son violoncelle. Le Coissou dans les Cordes, dimanche 3 octobre à 15h, dans le cadre du Festival Montrondn' dièse ; 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig, les 19 et 20 novembre à 20h à l' Espace Culturel de la Ricamarie à 20h ; le 26 novembre à 20h à La Passerelle de Saint Just-Saint-Rambert

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“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Palme d'Or 2021 | Une carrosserie parfaitement lustrée et polie, un moteur qui rugit mais atteint trop vite sa vitesse de croisière pépère… En apparence du même métal que son premier et précédent long métrage, Grave, le nouveau film de Julia Ducourneau semble effrayé d’affronter la rationalité et convoque le fantastique en vain. Dommage.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

“Titane” de Julia Ducournau : Au lit, motors !

Victime enfant d’un accident de voiture dont elle a été la cause, Alexia vit depuis avec une plaque de titane dans le crâne. Devenue danseuse, elle se livre en parallèle des meurtres affolant le sud de la France et “s’accouple” avec une voiture. Pour se faire oublier près une soirée très sanglante, Alexia endosse l’identité d’Adrien, un adolescent disparu depuis dix ans. Son père, un commandant de pompiers détruit, va cependant reconnaître ce “fils” prodigue et l’accueillir… Programmé par la Semaine de Critique en 2016, le sympathique Grave avait instantanément transformé Julia Ducourneau, dès son premier long métrage, en nouvelle figure de la hype cinématographique française. Sans doute les festivaliers, déjà peu coutumiers des œuvres se revendiquant d’un “autre cinéma” louchant vers le fantastico-gore, la série B et les séances de minuit, avaient-il été titillés par le fait que ce film soit signé non pas par l’un des olibrius vaguement inquiétants fréquentant les marches du Palais (Gaspar Noé, Lars von Trier, NWR, Mandico…) mais par une jeune réalisatrice présentant bien. Le peup

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“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

ECRANS | Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, (...)

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

“La Conspiration des belettes“ de Juan José Campanella

Dans une grande demeure à l’écart de la capitale argentine vit un ménage à quatre de vieilles gloires du cinéma qui s’insupportent mutuellement : un réalisateur, un scénariste, un comédien paraplégique ainsi que son épouse, actrice à la mémoire défaillante. Leur haine routinière est perturbée par l’irruption d’admirateurs : des agents immobiliers désireux de faire main basse sur leur bâtisse. Mais on ne s’attaque pas si aisément à des experts en construction dramatique… Jadis lauréat d’un Oscar pour un thriller politico-sentimental — Dans ses yeux — et vieux routier des plateaux étasuniens où il a tourné bon nombre de séries, Juan José Campanella concocte ici un délice de manipulation auto-réflexive et métafilmique jouant autant avec les règles du genre policier qu’avec le public. En découle une comédie noire sardonique très Sunset Boulevard sur les vieilles peaux encapsulées dans leur passé, une réflexion mélancolique sur l’éphémère de la séduction (et à ses faux-semblant troubles), ainsi qu’un éloge vachard et jouissif du pouvoir absolu de la création artistique,

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Couriot en mode before

Un été dehors | Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 juin 2021

Couriot en mode before

Chaque été, le parvis du Puits Couriot se transforme en guinguette où s'entremêlent musique, jeux et animations. 2021 proposera son lot d'événements du 1er juillet au 10 septembre avec un programme chargé du mercredi au dimanche. Parmi les propositions, nous en retenons plusieurs parmi lesquelles un jeudi 8 juillet chargé avec un concert de l'orchestre d'enfants des élèves de la Fabrique musicale qui sera suivi par le projet Ketala dans le cadre de la Biennale de la danse et d'un mix de l'indétrônable Fedayi Pacha et son dub nomade. Le mercredi 4 août, c'est l'Imperial Boxing Crew qui va faire bouger la place avec des rythmes chaloupés et une chaleur tropicale de circonstance. Le lendemain, c'est le label ligérien Face B qui prend les commandes des platines pour une soirée sous le signe du hip hop. Ce dernier sera également à l'honneur avec un set de DRK (toujours un grand moment de show) le mercredi 11 août. Côté électro, les amateurs seront servis avec plusieurs rendez-vous à noter comme la soirée Poto Feu du samedi 14 août ou encore les cartes blanches aux assos Syndrôme Odyssée (20 août) et T2O (28 août). Les JO sur grand écran Parallèlement, trois nouv

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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"Je m’appelle humain" : Apaisée Joséphine

VOD | Grande plume de la poésie innue, Joséphine Bacon fait l’objet d’un portrait documentaire encapsulant une part de l’âme de sa culture. À découvrir en exclusivité en VOD, pour le moment.

Vincent Raymond | Vendredi 2 avril 2021

Québec, de nos jours. Poétesse reconnue et célébrée pour son écriture bilingue (en français et en innu-aimun, la langue des Premiers peuples du Canada), Joséphine Bacon évoque devant la caméra de Kim O’Bomsawin son parcours, de son passage au pensionnat à sa jeunesse semi beatnik à Montréal. Et comment, en maintenant vivace le souvenir de sa culture ancestrale faite d’oralité et de coutumes, elle a su en perpétuer l’essence à travers ses écrits… Paysages inspirants, lumière magique, palette harmonieuse… L’image de ce premier film est souvent flatteuse. Kim O’Bomsawin, pour son premier long métrage, soigne son double sujet : le peuple Innu, survivant malgré l’entreprise d’acculturation destructrice menée par le gouvernement canadien depuis des décennies, et surtout Joséphine Bacon. D’ailleurs, si la réalisatrice ne convoque que si peu d’archives pour illustrer les souvenirs de sa charismatique interlocutrice, c’est sans doute par manque de matériau d’époque, témoignant du peu de cas accordé aux “Américains natifs”. Parqués dans des réserves ou arrachés à leur famille, ils sont spoliés de leur identité quand ce n’est

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Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Après l’annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis. Paroles & Musiques, pas vraiment concerné A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n’est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d’ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait t

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Décembre en Louisiane

MUSIQUES | Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Décembre en Louisiane

Une voix de crooner à l'approche des fêtes, c'est un peu cliché non ? Pas vraiment lorsqu'on annonce le nom de Hugh Coltman. Le chanteur le plus Français des Britanniques n'a que faire des formats et du préfabriqué. Il l'a encore prouvé avec son album Who's Happy ?, une épreuve blues toute en sincérité, qui sent bon la Louisiane. Sa venue à Riorges s'annonce comme un concert taillé pour ce mois de décembre. Hugh Coltman, mardi 15 décembre à 19h à la salle du Grand Marais de Riorges

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Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

ACTUS | C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Couvre-feu : pas de dérogation pour le secteur culturel qui doit s'adapter

C'est officiel comme l'explique Le Parisien, malgré la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, le secteur culturel n'aura pas d'assouplissement des règles du couvre-feu qui entre en vigueur dans l'agglomération stéphanoise dès ce soir. Les salles de spectacles et cinémas devront donc se soumettre aux mêmes règles que les autres. Du coup, les établissements culturels commencent à tenter de s'adapter. Outre les événements déjà concernés demain (comme le concert Fraternités à la cathédrale Saint-Charles ou celui de Joseph Chedid au Pax), d'autres devraient suivre afin de maintenir une activité culturelle. Voici quelques exemples : - Du côté de la Comédie de Saint-Étienne, on explique qu' « à partir de lundi prochain à La Comédie, nous définirons les horaires adaptés de chaque spectacle diffusé jusqu'au 1er décembre. » - Au Chok Théâtre,

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Source rafraîchissante

Pop-rock | Joseph Chedid a trouvé son chemin. Une voie où se mêlent sa personnalité, sa sincérité et son affranchissement familial. "Source", sorti en 2019, est un opus riche arborant puissance et vulnérabilité assumée. Joseph Chedid se fait un nom et une belle place au soleil. Prenons des couleurs avec lui.

Nicolas Bros | Mardi 6 octobre 2020

Source rafraîchissante

Joseph Chedid assume pleinement ! Avec Source, son premier album sorti en 2019 sous son nom de Joseph Chedid, le troisième enfant de Louis a trouvé sa place. Même si Maison Rock en 2015, édité sous son deuxième prénom de Selim était déjà une forme de prémisse de belles choses, ce nouveau disque semble emprunt d’une sincérité et d’un affranchissement total de la "pression" familiale. Alors, bien sûr, on retrouve un timbre de voix qui rappelle forcément le clan Chedid mais Joseph semble bien avoir trouvé sa propre voie. Entre rock, pop, force et fragilité, il propose un album solide et riche. Alternant phases plus introspectives et lentes à des envolées dansantes ou psychédéliques, Joseph s’affirme comme un savant et inspiré funambule. S’aimer soi-même pour aimer les autres Si Joseph pouvait se sentir dans l’ombre de sa fratrie menée tambour battant par – M –, il a pourtant plusieurs cordes à son arc. Multi-instrumentiste de talent (privilégiant la batterie, il sait manier également la guitare), il a su apprivoiser l’exercice du chant. Une pratique qu’il avait l’habitude de laisser à sa sœur Anna (Nach), avouant avoir eu un petit complexe vo

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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"Rocks" : Ado, sac au dos

ECRANS | ★★★☆☆ De Sarah Gavron (G.-B., 1h33) avec Bukky Bakray, Kosar Ali, D'angelou Osei Kissiedu…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Londres, de nos jours. Sa mère instable ayant disparu sans crier gare, Rocks doit à 15 ans et en secret palier son absence et s’occuper de son petit frère. Les finances puis le toit venant à manquer, la sage Rocks va en plus se marginaliser au contact d’une nouvelle élève, Roshé… Errance et déshérence sont dans un bateau, ou plutôt dans une même galère. Ce nouveau chapitre dans le cinéma social britannique (qu’on s’abstiendra de numéroter tant le sujet semble, hélas, inépuisable) se distingue par les accents d’authenticité de ses jeunes protagonistes, doublement dépositaires de l’intrigue : ceux-ci l’investissent en la jouant avec d’autant plus de force et de conviction que le scénario repose sur un travail collectif initié par Sarah Gavron. C’est grâce à cela que Rocks nous permet, en entrant dans les foyers de chacune et chacun, d’avoir un regard sur ce système britannique communautaire cloisonné que la cinéaste avait déjà dépeinte avec adresse dans Rendez-vous à Brick Lane. Avoir 15 ans n’est pas une mince affaire dans un pays qui n’aide pas ses enfants…

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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"Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait" : Pas sages à l’acte

ECRANS | ★★★★☆ De Emmanuel Mouret (Fr., 2h02) avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne… Sortie le 16 septembre 2020

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

C’est l’histoire de plusieurs histoires d’amour. Celles que Maxime raconte à Daphné, la compagne de son cousin François ; celles que Daphné raconte à Maxime. Et qu’advient-il lorsqu’on ouvre son cœur sur ses peines et ses joies sentimentales ? On finit par se rapprocher… Emboîtant et mélangeant les récits-souvenirs de ses protagonistes (à l’image de son délicat Un baiser s’il vous plaît), abritant un sacrifice amoureux absolu (comme le très beau Une autre vie) ; accordant aux jeux de langues et à la morale un pouvoir suprême (dans la droite ligne de Mademoiselle de Joncquières), ce nouveau badinage mélancolique d’Emmanuel Mouret semble une synthèse ou la quintessence de son cinéma. Jadis vu comme un héritier de Rohmer, le cinéaste trouve ici en sus dans la gravité sentimentale des échos truffaldiens ; son heureux usage de l’accompagnement musical (ah, Les Gymnopédies !) lui conférant une tonalité allenienne. Malgré le poids de ces références, ce que l’on apprécie à l’écran est bel et bien du Mouret et l’on en redemande.

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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L'art au naturel

Art actuel dans la nature | Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

L'art au naturel

Vous balader en plein nature et tomber tout à coup sur une oeuvre d'art. Tel est le concept qui prend place tous les deux ans du côté de Riorges, le long du Renaison et dans la plaine de la Rivoire. L'événement s'appelle À Ciel Ouvert, dure trois mois et en est déjà à sa sixième édition. Cette année, les marcheurs auront le droit de découvrir une oeuvre d'Erwan Sito, le président du jury, sept oeuvres d'artistes pros (dont Francine Garnier, Olivier Toulemonde ou Tom Sénécal), une oeuvre participative mais aussi quatre oeuvres issues des éditions passées à redécouvrir. Signalons que le festival avait reçu 178 candidatures d'artistes, nombre démontrant la renommée du rendez-vous nord-ligérien. À Ciel Ouvert, du 18 juillet au 18 octobre, à Riorges (départ du parc Beaulieu) Plus d'infos sur cette page

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Rap | Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à (...)

Nicolas Bros | Lundi 23 mars 2020

Oxmo Puccino annoncé à Riorges fin mai

Une bonne nouvelle dans cette période morose ? En voilà une : la venue d'Oxmo Puccino aux Mardi(s) du Grand Marais de Riorges. Sous couvert d'un retour à une situation plus calme, le dernier concert de la saison des 20 ans des Mardi(s) du Grand Marais sera assuré par le rappeur parisien. Cette tête d'affiche avait été tenue secrète jusqu'à aujourd'hui par l'organisation. Une belle surprise pour clôturer une saison haute en couleur. Retrouvez notre entretien avec Ox' juste ici. Oxmo Puccino + DJ Alek6 , mardi 26 mai aux Mardi(s) du Grand Marais

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Les annulations et reports de spectacles à Saint-Étienne et dans la Loire

Covid-19 | Les annulations et reports s'accumulent dans presque toutes les structures culturelles, impactant durement tout un écosystème déjà fragile. Voici ce qui nous a été communiqué. Nous mettrons cet article à jour au fur et à mesure (dernière mise à jour : 31/03/2020)

La rédaction | Mardi 17 mars 2020

Les annulations et reports de spectacles à Saint-Étienne et dans la Loire

Depuis le samedi 14 mars, dès minuit, tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays » ont fermé leurs portes : restaurants, discothèques, bars, salles de spectacles, théâtres, musées, cinémas, commerce non indispensables... Voici également les quelques informations concernant les festivals, concerts, spectacles et leurs potentiels reports que nous possédons. Le Zénith de Saint-Étienne a donné plusieurs dates de reports de ses spectacles et demande aux spectateurs de conserver leurs billets : Le Lac des Cygnes le samedi 14 mars 2020 reporté au samedi 17 octobre 2020 The Australian Pink Floyd Show le dimanche 15 mars 2020 au mardi 2 juin 2020 Irish Celtic le mercredi 18 mars 2020 reporté au vendredi 22 janvier 2021 Salon de l'immobilier du 20 au 22 mars 2020 reporté du 05 au 07 juin 2020 Jean-Louis Aubert le 31 mars 2020 reporté au 16 janvier 2021 Christophe Maé le samedi 4 avril 2020 reporté au mercredi 9 septembre 2020 5ème Colloque en soins infirmiers le jeudi 16 avril 2020 reporté au jeudi 1 octobre 20

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Mamacita : La mamatriarche

ECRANS | Documentaire de Jose Pablo Estrada Torrescano (Mex., 1h15)

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Mamacita : La mamatriarche

Bientôt centenaire, la Mexicaine Mamacita n’a rien d’une grand-mère gâteau. Partie de rien, cette femme à poigne ayant réussi à monter une chaîne de salons de beauté, avait fait promettre à son petit-fils parti étudier le cinéma en Allemagne, qu’il lui consacrerait un film. Le voici… Impressionnante, irritante et attachante à la fois… Au fil de ses images, Jose Pablo Estrada Torrescano révèle sans filtre une maîtresse-femme assumant fièrement sa coquetterie et son autorité (voire, son autoritarisme) mâtinée d’une redoutable mauvaise foi chronique. Mais cet aplomb d’acier, conjugué à son tempérament baroque, apparaissent comme les piliers de sa résilience, Mamacita ayant eu à dépasser les revers de fortune de ses parents. Bien que volontiers rudoyé par son aïeule, Jose Pablo Estrada Torrescano va parvenir à force de présence et de bienveillance à lui arracher des confidences très intimes sur son rapport à ses “fantômes“ et lui faire fendre l’armure pour la première fois de sa tumultueuse vie. Mamacita aurait-elle livré toutes ces vérités sans l’interface artéfactuelle de la caméra, et donc la certitude d’une part de postérité ? Rien n’est moins sûr. Ce qu’elle

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Six pour Un

Danse | Le Groupe Grenade de la chorégraphe Josette Baïz, ex-danseuse de Jean-Claude Gallotta, est une compagnie de danse atypique puisque composée de jeunes issus (...)

La rédaction | Mercredi 5 février 2020

Six pour Un

Le Groupe Grenade de la chorégraphe Josette Baïz, ex-danseuse de Jean-Claude Gallotta, est une compagnie de danse atypique puisque composée de jeunes issus de quartiers d’Aix-en-Provence et Marseille. Mais des interprètes au talent certain et à l’exigence professionnelle (comme on a souvent pu s’en rendre compte) qui interprèteront des extraits de pièces de six grands chorégraphes internationaux – le Belge Wim Vandekeybus, l’Anglo-Bengali Akram Khan, l’Australienne Lucy Guerin, la Sud-Coréenne Eun-Me Ahn, l'Israélien Barak Marshall et la Canadienne Crystal Pite. « Jamais, me semble-t-il, nous ne sommes allés aussi loin dans notre recherche chorégraphique, tant au niveau du corps qu’au niveau de l’esprit » assure la chorégraphe. Grand moment en perspective. D'Est en Ouest, vendredi 14 février à l'Opéra de Saint-Étienne

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Angola queen

Sono mondiale | À Riorges, Les Mardi(s) du Grand Marais fêtent cette saison leurs vingt ans en grande pompe, avec une programmation franchement intéressante. Save the (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

Angola queen

À Riorges, Les Mardi(s) du Grand Marais fêtent cette saison leurs vingt ans en grande pompe, avec une programmation franchement intéressante. Save the date, mardi 25 est annoncé un double plateau cent pour cent féminin avec la venue de Yseult (chanteuse, auteure-compositrice et mannequin), mais aussi de Pongo, la nouvelle reine du kuduro révélée l'an passé par son sublime titre Kuzola. C'est en fuyant la guerre civile qui déchirait son Angola natal que la chanteuse découvre à Lisbonne ce style hybride né à la fin des nineties, fait de break dance, de semba angolaise et d’électronique. Issu des ghettos angolais où il servit d’exutoire à la souffrance des prisonniers, le kuduro fut donc à l'origine un genre musical marginal. Forcément plus en phase avec son époque, celui de Pongo est progressif et cathartique, habilement métissé de pop tribale, tantôt nerveux et tantôt lascif. Pour écrire et interpréter sa propre musique, la chanteuse puise dans ses racines africaines, se nourrissant de semba angolaise, de soukous et de ndombolo congolais, ou encore de zouk. Pongo + Yseult, mardi 25 février à 20h30, Les Mardi(s) du Grand Marais à Riorges

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L’une chante, l’autre aussi

MUSIQUES | Le théâtre Métamorphosis, repaire des acteurs et illusionnistes de notre cité, s’apprête à accueillir un autre genre de magie ; le pouvoir du verbe et celui de la musique. Hoxy More et Méo, deux jeunes chanteuses et compositrices, se partagent la scène et lèvent le rideau sur une soirée riche de mélodies et de mots.

Antoine Desvoivre | Vendredi 24 janvier 2020

L’une chante, l’autre aussi

« Chic dans ta face », c’est ainsi qu’Hoxy More aime à décrire son univers musical. Malgré un style "caviar champagne", la jeune musicienne cache, dans les plis de sa robe de soirée, une plume acérée. Son EP (CD de 5 compositions, NDLR), titré Demoiselle à Madame, crie le blues d’une dame riche qui n’est reconnue que comme « la dame de Monsieur ». Habituellement accompagnée de musiciens, « le 31 janvier je serai toute seule avec un looper (une pédale qui permet d'enregistrer un bout de musique et de le faire tourner en boucle, pour faire des chœurs par exemple, NDLR), un clavier, un pad pour faire de la percussion et ma guitare acoustique. Ça fait un peu femme-orchestre », plaisante-t-elle. Dans la petite salle du Métamorphosis, elle partage la vedette avec Méo, une jeune artiste réunionnaise venue poser, en métropole, ses valises pleines de magie et d’ésotérisme. Son registre, unique en son genre, ne rentre dans aucune catégorie. « Je fais de la pop-world-chamanique, explique-t-elle, c’est des chansons françaises pour la plupart avec des vocalises tribales et des solos instrumentaux. »

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"J'aimerais qu'il reste quelque chose" : Le temps du souvenir

ECRANS | Documentaire De Ludovic Cantais (Fr, 1h19)…

Vincent Raymond | Mercredi 20 novembre 2019

Lieu de souvenir et de conservation, le Mémorial de la Shoah a aussi pour vocation d’accueillir témoins et victimes de la barbarie nazie (ou leurs descendants) afin de collecter leur souvenirs matériels (documents, vêtements etc…), mais aussi et surtout immatériels : leur vécu personnel. Certains n’ayant jamais évoqué le traumatisme concentrationnaire, même à leurs plus proches, leur parole tardive s’avère précieuse aux oreilles de l’Histoire. Ce documentaire — ou plutôt document car il pourrait très bien être diffusé tel quel dans l’enceinte du Mémorial pour en expliquer les missions — hésite entre deux dispositifs. L’un, en caméra fixe et frontale, présente une succession de bénévoles interviewant les déportés et leurs familles devant un décor sobre et noir, très lanzmanien. Tout est fait pour valoriser le récit, à peine entrecoupé par quelques inserts de photographies — tant mieux, car il y a des histoire fortes. L’autre, où l’on suit les équipes du musée dans leur quotidien : course contre la montre pour réunir de nouveaux témoignages (et déplacements en province à cet effet), process d’archivage des documents glanés, organisation de céré

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IAM à Sainté en mars 2020

Rap | Alors qu’ils sortent d’une grosse tournée anniversaire pour les 20 ans de leur cultissime L’École du micro d’argent, les Marseillais du (...)

La rédaction | Vendredi 11 octobre 2019

IAM à Sainté en mars 2020

Alors qu’ils sortent d’une grosse tournée anniversaire pour les 20 ans de leur cultissime L’École du micro d’argent, les Marseillais du groupe IAM sont de retour sur le devant de la scène avec un nouvel album (le dixième) prévu pour le 22 novembre et intitulé Yasuke. « IAM résiste. IAM respire. IAM est là ! » annonce le communiqué de presse. On verra ça à l’écoute. Et, surtout, sur scène, là où ils sont toujours excellents. Bonne nouvelle : le Fil les accueillera samedi 7 mars pour un concert qui risque de très vite afficher complet. Mise en vente des billets vendredi 18 octobre à 10h. Plus d'infos et billetterie sur cette page

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"Ma folle semaine avec Tess" : Conte d’été

ECRANS | De Steven Wouterlood (P.-B., 1h23) avec Sonny Coops van Utteren, Josephine Arendsen, Hans Dagelet…

Vincent Raymond | Mercredi 23 octobre 2019

En vacances familiales sur une petite île néerlandaise, Sam se lie d’amitié avec une fillette de son âge, Tess, aussi délurée qu’il est enclin à la solitude. Si Tess va l’aider à s’ouvrir au monde, Sam va lui permettre en retour de faire la connaissance d’une personne comptant beaucoup pour elle… Si vous vous souvenez du Grand Chemin (1988) de Jean-Loup Hubert et de ses deux jeunes protagonistes faisant les 400 coups dans les champs, Sam et Tess vous évoqueront sans doute leurs dignes successeurs : ici aussi, un gamin timoré transplanté à la campagne se fait dessaler par une fillette fantasque, vêtue comme l’as de pique — les costumiers n’ont pas lésiné : on croirait une Punky Brewster batave — et à la vie familiale compliquée. Récit initiatique dans lequel les enfants imitent avec leur maladroite innocence les rites des adultes pour se convaincre qu’ils appartiennent à leur monde, ce film aux couleurs chaudes et marquées est parsemé d’éclats sombres — les petites bouffées d’angoisse in

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Ysé tient un joli scenario

Folk | Ysé Sauvage est une petite perle de la pop-folk hexagonale. À tout juste 20 ans, elle écrit, compose et s'impose comme une des jeunes figures à écouter de (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Ysé tient un joli scenario

Ysé Sauvage est une petite perle de la pop-folk hexagonale. À tout juste 20 ans, elle écrit, compose et s'impose comme une des jeunes figures à écouter de près. Son deuxième EP Scenario, sorti en 2018, possède une belle texture musicale agrémentée d'une chaleur enveloppante. Ce Scenario se laisse découvrir avec gourmandise. Elle est l'invitée spéciale des Mardis du Grand Marais cette saison puisqu'elle sera tout d'abord en ouverture le 20 septembre puis de retour en novembre. Un coup de prog' bien vu, assurément ! Ysé Sauvage, vendredi 20 septembre à 19h apéro-concert place Jean Cocteau à Riorges et mardi 5 novembre à 20h30 Salle du Grand Marais à Riorges

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Gladiateur

MUSIQUES | Les Mardi(s) du Grand Marais accueilleront cet automne Clinton Fearon, jovial papy du reggae sur lequel le temps ne semble plus avoir de prise ! (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Gladiateur

Les Mardi(s) du Grand Marais accueilleront cet automne Clinton Fearon, jovial papy du reggae sur lequel le temps ne semble plus avoir de prise ! Tour à tour chanteur, choriste, guitariste et bassiste suivant les époques, le Jamaïcain souffle cette année la cinquantième bougie d'une riche carrière musicale qui avait débuté au sein des mythiques Gladiators. Depuis, de nombreuses collaborations et quelque 13 albums solo ont permis au presque septuagénaire de garder la pêche et la flamme. Clinton Fearon, mardi 15 octobre à Riorges

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Nuits d'été enfiévrées

Nuits d'été à Cusset (Allier) | Le temps de trois Nuits d'été, on s'échauffe en musique à Cusset, dans l'Allier, à proximité de Vichy. Au cours de ces trois soirées aux thématiques musicales très (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Nuits d'été enfiévrées

Le temps de trois Nuits d'été, on s'échauffe en musique à Cusset, dans l'Allier, à proximité de Vichy. Au cours de ces trois soirées aux thématiques musicales très différentes, c'est un cheminement au travers des musiques du monde qui se déploie sur la scène. Le voyage commence avec des sonorités reggae. L'artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly, transporte le public en terre africaine. Il pose la question, de plus en plus cruciale, du réchauffement climatique avec son dernier album Le Monde est chaud. Le chanteur prend sa place d'écoguerrier, armé de musique et d'idées. Le périple continue avec une soirée de rap. Après 30 ans de carrière, Kery James annonce : J’RapEncore ! Un nouvel album qui s'inscrit dans la continuité de son œuvre avec des textes percutants qui posent des questions et poussent à la réflexion. C'est sur une note folk-pop que s'achève l'escapade, avec le groupe corrézien, Trois Cafés Gourmands. Le groupe, fondé en 2013 est composé de trois voix complémentaires qui dégainent des chansons à la façade joyeuse et au cœur parfois empreint de mélancolie. Une traversée au confins des styles qui apporte de la fraîcheur parmi les festivals

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Du groove plein les douves !

MUSIQUES | C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 9 juillet 2019

Du groove plein les douves !

C'est la fête au château de Goutelas. À l’occasion du festival « Puisque la Terre est Ronde », le bâtiment historique ouvre ses portes pour une après-midi d'activités familiales et une soirée de concerts en plein air. Les festivités commencent à 20 h 30, quand la fanfare des Po'Boys entraine la foule vers la cour d'honneur. Le Brass-band déploie une impressionnante palette de sonorités de la Nouvelle-Orléans, mêlant funk, Jazz du 20e siècle et chants traditionnels amérindiens. Dès lors, la musique s'empare des remparts et c'est le groupe de hip-hop lyonnais, Supa Dupa, qui reprend la scène. Avec une touche de jazz et une superbe énergie, ils envoient un flow aux influences outre-atlantiques. Pour succéder à ce débordement de groove décadent, le rock sensible et les chansons d'heureuse mélancolie interprétées par Les Yeux d'la Tête, qui apporte une autre vision de la musique, aux couleurs de l'humour la satire et l'espoir. La soirée se termine sur une prestation de Kognitif et son "trip-hop" qui secoue les synapses. Fortement influencé par les sons des années 90s et possédant une importante fanbaseen France comme à l'étranger, il est aujourd'hui indissociable d

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Le bonheur est dans le pré

La Tawa | Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Le bonheur est dans le pré

Avec une programmation tous azimuts sur deux jours et un esprit festif sans chichis, la Tawa reste LE festival franchement barré du début d'été. Nous avons repéré pour vous deux formations qui, à elles seules, valent le détour... Bad Fat est un brass band qui dépote, puisant son énergie du côté des marching bands de la Nouvelle-Orléans, mais dont les influences sont multiples puisqu'il passe au shaker jazz, hip hop, rap, reggae et rock. Jay Ree et Napoleon Maddox se livrent sans relâche une joute verbale que la puissance des cuivres et des percus décuple brillamment... Avec Zackarose (qui n'est pas en zucre, bien au contraire), on décolle pour une toute autre planète. Avec sa guitare et ses machines infernales, le musicien lyonnais ne cesse de faire évoluer son univers musical fait de blues, d’électro, de dub et de trip-hop. Les synthétiseurs lâchent des sons aux textures très inspirées et des beats plutôt addictifs. Repéré en 2017 par le Sziget Festival, Zackarose a depuis sorti quelques pétites dont l'excellent EP The fall. La Tawa, vendredi 5 et samedi 6 juillet, stade de Planfoy

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Trelins s'envole

Foreztival | Trelins, petit village du Forez, accueille chaque été l'un des plus grands festivals régionaux de l'été. Son nom ? Le Foreztival. Pour sa (déjà) 15e édition, le rassemblement enchaîne les noms alléchants dans tout ce qui se fait de mieux actuellement en rap, rock, reggae, sono mondiale... Courte et cornélienne sélection. Nicolas Bros et Niko Rodamel

La rédaction | Mardi 2 juillet 2019

Trelins s'envole

Tropique au compteur Au fil de ses pérégrinations (dont une longue pause de huit années à Cali), le trompettiste-producteur Etienne Sevet enchaîne les carnets de voyages sonores, pour lesquels il s'entoure à chaque fois de précieux musiciens et chanteurs. Les deux derniers albums du groupe (Satingarona pt. 1 et Satingarona pt. 2) tissent un suave mix afro-caribéen, baladant l'auditeur des déserts ouest-africains à la mangrove colombienne, en passant par les Antilles, Soweto, Port-au-Prince ou encore Douala. NR The Bongo Hop, vendredi 2 août à 20h35 Urgence climatique France-Afrique, pillage des richesses, oppression et corruption, les textes de Tiken Jah Fakoly n'épargnent personne. Prônant l'unité du peuple noir et défendant notamment l'idée d'Etats-Unis d'Afrique, il est devenu en vingt ans et une dizaine d'albums l'une des voix les plus influentes de son continent. Le reggae engagé de Tiken tente d'éveiller les consciences et son tout nouvel album, Le monde est chaud

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La Côte d'Amour

Festival Berlioz | Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

La Côte d'Amour

Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de l'orchestration moderne, l'emblématique isérois : Hector Berlioz. Les grandes pointures essaieront toutes la pantoufle de vair : Daniel Kawka, François-Xavier Roth, les iconiques Valery Gergiev et John Eliot Gardiner ou encore David Reiland, pour ne citer que les chefs. La galerie des interprètes ne sera pas en reste : Sophie Koch, Jean-Marc Luisada, Stéphanie d'Oustrac, Renaud Capuçon, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, une liste digne des grands soirs des Victoires de la Musique. On retrouvera, dans la programmation, les grands "tubes" du maître des lieux. La Symphonie fantastique ou Les Nuits d'été. L'édition 2019 réserve, en point d'orgue, deux exécutions exceptionnelles, deux œuvres rarement jouées dans leur intégralité : Benvenuto Cellini et surtout, La Damnation de Faust, chefs d'œuvres, oserait-on dire, "immortels" ? Festival Berlioz, du 17 août au 1er septembre à La Côte-Saint-André (Isère)

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Si tu vas à Riom...

Festival des Monts de la Madeleine | Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Si tu vas à Riom...

Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous les ans, décor et musique forment un anneau symbiotique, au détour d'improbables chapelles ou d'une cour de ferme. L'édition 2019 égrène son organique chapelet : à défaut de pouvoir être exhaustif, on notera la floraison de la musique de chambre (le duo SVP, Cordes en duo avec Louis-Jean Perreau et Lyuba Zhecheva, le Quatuor Bellefeuille, le trio WAO, un trio à vents, un très beau duo de flûtes, entre autres). Les voix solistes de Rémy Poulakis, Ainhoa Zuazua Rubira, Chloé Jacob ou Céline Arnaud anticiperont sur les choristes de la Petite Messe Solennelle de Rossini ou du Requiem de Mozart, tandis que le piano et le violon, rois des instruments, obtiendront une vitrine digne de leur rang. Les musiques actuelles ou latino auront aussi leur tribune, et viendront faire souffler un doux zéphyr sur des contrées au climat capricieux. Festival des Monts de la Madeleine, du 13 juillet au 11 août

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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C'est arrivé près de chez vous

Classique | En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

C'est arrivé près de chez vous

En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (Avril, Le Repos en Egypte), un fragment symphonique, ponctués d'un illisible paraphe. Un travail de détective réattribua ces partitions à Gaston Rumeau (1898-1926), talentueux compositeur et ancien élève de la maison. Un an plus tard, le programme d'un festival qui lui fut consacré, daté de 1929, était retrouvé dans un carton. Les précieux manuscrits furent déposés aux Archives Municipales et, cinq ans plus tard, porté par un grand élève, Sébastien Espesson, étudiant en Master II de musicologie, le projet de rejouer ses œuvres put enfin voir le jour. Après un silence de presque un siècle, ce jeune prodige, élève de composition du Conservatoire de Paris, foudroyé par la maladie à 28 ans, retrouvera sa terre natale. Résurgence du foisonnement musical de la grande cité industrieuse et industrielle, au tournant du siècle dernier, ce concert-conférence mettra professeurs solistes, élèves, choristes sur le pont du grand navire Cochereau. Saint Étienne et la composition musicale, une belle histoire d'amour… À suivre donc.

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Créolité

MUSIQUES | En réorchestrant les mots et les mélodies du poète réunionnais Alain Péters, Wati Watia Zorey Band rend un vibrant hommage à un monument de la culture créole maloya sans jamais le dénaturer.

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Créolité

Né de la rencontre de Rosemary Standley (figure de proue du vaisseau Moriarty) et de la chanteuse Marjolaine Karlin, Wati Watia Zorey Band est assurément un très beau projet artistique. Le pari n’était pour autant pas gagné d’avance et aurait même pu sembler utopique tant les artistes, Réunionaises ni l’une ni l’autre, ne pouvaient prétendre à une quelconque caution culturelle pour se lancer dans une telle aventure. Les deux musiciennes s’étaient rencontrées dès 2008 lors d’un concert maloya du festival Africolor et, au-delà de l’univers folk de la première ou des préoccupations plus rock de la seconde, c’est bien leur passion commune pour la langue créole et sa musicalité qui a réuni Rosemary et Marjolaine. Après quelques séances de travail, le ravissement l’a rapidement emporté sur les craintes et les quatre musiciens qui les accompagnent furent à leur tour très vite embarqués par l’univers du poète maudit Alain Péters, dont il est ici question. Odyssée mystique Au fil des onze titres de l’album Zanz in Lanfer (la descente

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Double entente

Classique | C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Double entente

C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme deux chefs d'œuvre du romantisme allemand : la bouleversante et trop rare 4e Symphonie de Schumann ainsi que le Double Concerto Op.102 de Brahms. Orchestre Symphonique Musica, dimanche 12 mai 2019 à 16h à l'Église Saint-Jean-Baptiste de Boën

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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"Mon inconnue" : Je t’aime, je t’aime

ECRANS | De Hugo Gélin (Fr.-Bel, 1h58) avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe…

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Dix ans après leur coup de foudre, Raphaël et Olivia vivent ensemble. Lui est devenu auteur à succès, elle a remisé ses rêves de concertiste. Un matin, Raphaël s’éveille dans un monde alternatif où ils n’ont jamais fait connaissance. Il doit la séduire pour espérer reprendre sa vie d’avant… Plutôt enclin aux comédies de potes et d’enfants malades ruisselant de bons sentiments, Hugo Gélin aurait-il atteint avec ce troisième long métrage le fatidique “film de la maturité“ ? Il s’inscrit ici en tout cas dans le sillage plutôt recommandable de Richard Curtis (et son charmant About time, 2013), voire d'Harold Ramis (pour l’indispensable Un jour sans fin, 1993), maître de cette spécialité anglo-saxonne qu’est la comédie fantastico-sentimentale se lovant dans les replis du temps — n’assumant qu’à moitié le fantastique et le côté “décalque“ de Coppola, Camille redouble (2012) de Noémie Lvovsky n’en fait évidemment pas partie. À la fois léger comme l’exige la romance et dense du point de vue narratif (saluons au

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