Montréal underground

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Photo : © Flamme


Le groupe Jesuslesfilles est un concentré de tout ce qui fait la fraîcheur de la scène indé montréalaise. Un cocktail foisonnant de garage rock psyché et progressif efficace. On y retrouve beaucoup de Malajube avec le côté déjanté des Trois Accords et d'Avec pas d'casque. Ca décoiffe, c'est sens dessus-dessous mais c'est surtout incroyablement libérateur. La scène underground montréalaise a de beaux jours devant elle, en voici une preuve vivante !

Jesuslesfilles, vendredi 20 septembre au Disorder Club


Jesuslesfilles

Garage psyché
Disorder Club 2, cours Jovin Bouchard Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le spectacle "Dance me" à l'Opéra remplacé

Danse | Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Le spectacle

Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a le regret de vous annoncer l'annulation du spectacle "Dance me" de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal ayant dû renoncer à sa tournée de novembre-décembre 2020 du fait de la crise sanitaire actuelle, explique l'équipe de communication de l'Opéra, avant de poursuivre : Cette représentation initialement prévue au Grand Théâtre Massenet le vendredi 4 décembre 2020 est toutefois remplacée par le spectacle "Don Juan" de la compagnie Aterballetto. Les spectateurs ayant pris leur billet auront donc le choix de se faire rembourser ou de voir cette dernière création du chorégraphe suédois Johan Inger.​ » Les spectateurs ayant pris leur billet pour le spectacle Dance me peuvent demander le remboursement en adressant leur demande par courrier au Service comptabilité de l'Opéra en y joignant les billets originaux, un Relevé d'Identité Bancaire et leur adresse d'expédition à : Opéra de Saint-Étienne - Jardin des Plantes - Service comptabilité BP 237 - 42013 Saint-Étienne

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Dirty old Scott Biram

Blues | Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 mai 2019

Dirty old Scott Biram

Dirty Old one man band, Something's wrong, Graveyard shift, Bad ingredients, Nothin' but blood, The Bad Testament. Rien qu'à recenser les titres de la plupart de ses albums, on ne peut que constater à quel point l'auteur de l'emblématique chanson Blood sweat & Murder, Scott H. Biram, en concert au Disorder Club le 3 juin, a un penchant sérieux pour la mauvaiseté, le côté obscur de la force blues, ne nous promettant, que de la sueur et des larmes. Avec en bon churchillien, un goût certain pour la vérité crûe et une capacité de résilience supérieure à la moyenne, lui qui, comme le dit la légende, qui n'en est d'ailleurs pas une, montait sur scène dans un fauteuil roulant, les jambes en quinconce, quelques semaines après un grave accident. What doesn't kill you... chante-t-il, en nietzschéen du Texas, en clôture de son dernier album, The Bad Testament, mélange de ferveur religieuse et d'évangile de mauvaise vie, entre gospel damné, blues de bénitier souillé et country profanant ses propres racines. Pour détourner une expression b

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Désordre organisé

Lieu de culture(s) | Thibault Llopis et Julien Haro en rêvaient depuis longtemps. Ces deux amis ont passé le pas. Après avoir longtemps travaillé ensemble dans différents bars, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Désordre organisé

Thibault Llopis et Julien Haro en rêvaient depuis longtemps. Ces deux amis ont passé le pas. Après avoir longtemps travaillé ensemble dans différents bars, festivals et en organisation d'événements à Saint-Étienne, ils ont repris aux enchères la discothèque La Mine (située au 2 cours Jovin Bouchard) pour la transformer en Disorder Club. « C'est une idée que l'on mature depuis longtemps, explique Julien Haro qui s'occupe notamment de la programmation. Ce lieu sera hybride où l'on proposera beaucoup de musique live sur une vraie scène avec une diffusion sonore spéciale. Puis, vers 00h30/1h, on basculera en mode club avec des Djs. Il y aura de l'électro, de la world music, du funk... Cela dépendra de la programmation. Le but de ce lieu est de créer une place forte de défense des cultures indépendantes tout en appuyant la scène locale, en faisant jouer des artistes du cru puis des artistes internationaux. » Le Disorder Club est d'ores et déjà ouvert, depuis le 25 avril, et propose des concerts/événements toutes les semaines. À noter la venue de Dj Stingray ce jeudi 2 mai dans le cadre d'une soirée pré-Nuits Sonores, en collaboration avec le crew Positive Education.

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Théâtre | La Comédie de Saint-Étienne accueille cette semaine une pièce inédite dans sa forme. Le Noshow, initité par le Collectif Nous Sommes Ici et le Théâtre DuBunker, tout droit venus de la Belle Province québécoise, met le spectateur en face de la réalité de la vie des acteurs. Cela passe notamment par le choix du prix qu'il est prêt à mettre pour voir le spectacle. Quelques précisions avec Sophie Thibeault, une des comédiennes.

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Depuis combien de temps tournez-vous avec le spectacle Noshow ? Nous l'avons créé il y a 8 ans. C'est notre cinquième tournée en France et la première fois que nous jouons à Saint-Étienne. Nous avions joué au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon en mars 2017. C'est une pièce qui essaie de faire réagir sur la condition des artistes, notamment au Québec mais pas seulement ? Au Québec, nous n'avons pas le statut d'intermittent du spectacle. Au début, quand nous avons créé le projet, jamais nous n'avons pensé que nous aurions la chance de venir jouer en France, de pouvoir présenter ce spectacle hors de notre petite province. Nous voulions alors parler de la condition des artistes et de l'art au Québec. Évidemment, de plus en plus, les gouvernements ne le mettent pas dans leurs priorités. On voulait parler de notre difficulté à créer un spectacle. Initialement, nous voulions monter un grand happening avec deux compagnies, à Montréal et Québec, obtenir de l'aide des deux gouvernements... Finalement, nous n'avons obtenu aucune aide financière ni subvention. Nous avons du changer entièrement notre manière de penser

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Californie très psyché

Heavy psyché rock 70's | Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Californie très psyché

Certains albums laissent une trace sonore plus importante que d'autres. Comme une traînée de poudre dans les oreilles et une sévère envie d'appuyer à nouveau sur le bouton "play". Les Californiens de Sacri Monti ont réussi leur coup avec un premier disque éponyme sorti en 2015. Valeur sûre, cet album fleure bon les années 70 et son psychédélisme coloré. Part belle faite aux riffs acérés de guitares électriques qui ne semblent jamais rassasiées, mélodies entêtantes (tendez une oreille à Slipping for a Day ou à Staggered In Lies), chant très fuzzy... Le groupe offre un cocktail d'heavy psyché rock de qualité, tout en démontrant sa parfaite maîtrise des codes du genre. Les six titres de ce disque très dense (quarante trois minutes) possèdent de forts relents de Deep Purple ou de Black Sabbath. Le quintet a confirmé ses intentions deux ans plus tard, à travers sa participation à Burn Out, disque en forme de triptyque sonore, concocté avec les formations Harsh Toke et Joy. Diablement efficace, la musique de Sacri Monti reste collée à la peau de l'auditeur et ne laisse pas de place au doute : on a affaire à une formation qui en a sous le mediator.

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Cannibale : la compagnie créole

Psyché garage | Tardive révélation et nouvelle trouvaille du label Born Bad, les quarantenaires de Cannibale bouffent à tous les râteliers musicaux créolisant le rock avec un appétit pan-exotique hautement contagieux.

Stéphane Duchêne | Mercredi 3 janvier 2018

Cannibale : la compagnie créole

Qui a vu le culte Cannibal Holocaust n'en a sûrement jamais effacé les images de sa rétine. Dans ce vrai-faux docu, un groupe de journalistes fort antipathiques part à la recherche d'une tribu cannibale au cœur de la forêt amazonienne et se fait recevoir avec les honneurs dus à son manque de savoir-vivre : les voilà transformés en brochettes sauce état de nature. On ne sait guère à quelle sauce JB Guillot, boss du label Born Bad, s'attendait à être mangé lorsqu'il enfourcha sa moto à destination d'un coin reculé de Normandie à la rencontre d'une tribu elle aussi Cannibale, dont la réputation commençait à bruire à travers les feuilles – il était temps, ses membres, la quarantaine bien tapée, avaient officié deux décennies durant dans une kyrielle de groupes dont le dernier Bow Low avait connu un début de petit succès classé sans suite. Selon la légende, les Cannibale lui servirent un plat plus commun que sa propre tête – une simple purée, qui n'en contenait pas moins une haute portée symbolique : la purée, ils allaient l'envoyer. Et autrement que sous la forme d'un vulgaire écrasé de Bintje.

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Pacaly s'attaque à Paris

Livre rock | L'écrivain poète le plus rock de notre région, Pascal Pacaly, s'attaque à la scène underground parisienne dans son dernier ouvrage. Intitulé Paris Rock (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 décembre 2017

Pacaly s'attaque à Paris

L'écrivain poète le plus rock de notre région, Pascal Pacaly, s'attaque à la scène underground parisienne dans son dernier ouvrage. Intitulé Paris Rock Underground, ce livre nous propose un voyage dans les entrailles musicales de la "Ville-Lumière". À travers 242 pages de portraits tirés par le biais de la plume et de photos en noir & blanc, Pascal Pacaly parle des artistes et des lieux qui l'ont marqué dans son passé rock. Depuis le Gibus à Mass Hysteria en passant par Rock en Seine ou Sanseverino, l'écrivain originaire de l'Ondaine nous narre "son Paris", celui de la scène pop, rock, metal et punk. Un livre qui concentre diverses formes d'écritures telles que des interviews, des "gonzo reports", des nouvelles biographiques et des chroniques. Paris Rock Underground, de Pascal Pacaly, aux Éditions Black-Out, 242 p. Lien vers la page de l'auteur

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Tous au stade

La Tawa (Loire) | Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juillet 2017

Tous au stade

Rendez-vous estudiantin de début juillet, la Tawa à Planfoy est devenue le festoche à ne pas rater pour commencer dans une "good vibe" l’un des mois les plus chauds de l’année. Et pour sa septième édition, le festival n’a que faire de l’âge de raison ! Après le trail à saute mouton organisé le 1er juillet par l’asso PIF (Plans et Idées Foireux), se succéderont pendant deux jours, sur l’herbe et sur scène, une bonne douzaine de groupes entre musique et arts du cirque. À découvrir notamment les Toulousains de l’Anakronic Electro Orkestra et son electro klezmer hip-hop, les Bourguignons de l’Impérial Kikiristan ou encore la bien nommée chorale féminine et féministe, le Vulvet Underground (il fallait oser, bravo les filles !)… Dans la famille "dreadlocks", une des belles découvertes de la Tawa sera sans doute The Sunvizors qui décline un bon vieux reggae roots sous des influences soul et trip hop toujours bien senties. L’originalité et la force du groupe doit beaucoup à la présence de la chanteuse dont la voix profonde présente un timbre très particulier. Comme souvent dans le reggae, les lyrics balaient les thèmes de l’amour, de l’unité ou encore du respect dans la diver

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Les 7 Doigts de la Main reviennent aux 7 Collines

Cirque contemporain | Le collectif montréalais Les 7 Doigts de la Main passeront par l'Opéra de Saint-Étienne les 29 et 30 juin dans le cadre de la 23ème édition du Festival des 7 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 mars 2017

Les 7 Doigts de la Main reviennent aux 7 Collines

Le collectif montréalais Les 7 Doigts de la Main passeront par l'Opéra de Saint-Étienne les 29 et 30 juin dans le cadre de la 23ème édition du Festival des 7 Collines, qui propose chaque année une programmation avec un gros penchant sur le cirque contemporain. Ce sera l'occasion pour le public stéphanois de découvrir la nouvelle création de la structure artistique québécoise : Réversible qui est jouée jusqu'au 1er avril au Bataclan (Paris). Réversible de la Cie Les 7 Doigts de la Main, jeudi 29 et vendredi 30 juin à l'Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du festival des 7 Collines

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Carpenter, à la folie…

ECRANS | En ouverture du festival Underground Hip Hop, hommage à John Carpenter au Méliès avec un de ses plus grands films, L’Antre de la folie, et une soirée Dj’s qui rappellera que le cinéaste est aussi un musicien ô combien influent. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 1 avril 2014

Carpenter, à la folie…

Alors que sa carrière connaissait des hauts et des bas commerciaux — artistiquement, en revanche, il était toujours au top — John Carpenter avait surpris même les plus fervents de ses fans avec L’Antre de la folie. Un film génial, imparable, parfait, mais surtout une œuvre réflexive où le cinéaste célébrait la puissance de son art. Il y suivait les traces de John Trent — Sam Neill — un privé cynique et agnostique, à la recherche de l’écrivain horrifique volatilisé Sutter Cane, mélange de Stephen King et de H. P. Lovecraft. Une enquête qui va le conduire à l’H. P., justement, où on le découvre au début du film. À la fin, ayant définitivement vrillé face à l’apocalypse qu’il a été incapable d’endiguer, il ira dans une salle de cinéma où l’on diffuse justement L’Antre de la folie, le film que l’on est en train de regarder. Incroyable mise en abyme où le genre — cinéma fantastique et littérature d’horreur — auront ouvert les portes de l’enfer en une série de visions terrifiantes qui ébranlent le cartésianisme de Trent et provoquent la fascination du spectateur. L’univers fictif imaginé par Sutter Cane finit par devenir réel et l’écrivain lui-même ne sera pl

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Trois en un avec les Ballets Jazz de Montréal

SCENES | L’art a le pouvoir d’extraire, même du désastre, la beauté et permet de faire circuler le meilleur de l’humanité. C’est autour de la création d'une rencontre (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 mars 2014

Trois en un avec les Ballets Jazz de Montréal

L’art a le pouvoir d’extraire, même du désastre, la beauté et permet de faire circuler le meilleur de l’humanité. C’est autour de la création d'une rencontre unique avec le public, pour lui faire vivre des émotions par «la recherche des sommets» dont Camus dit qu’elle «suffit à remplir une vie», que Les Ballets Jazz de Montréal créent l’harmonie permettant de réunir trois pièces chorégraphiques de styles très divers. En prélude aux deux pièces majeures, le prestigieux chorégraphe Cayetano Solo signe avec Zéro in on, un duo sensuel magique de neuf minutes entre un homme et une femme, sur la musique minimaliste de Philip Glass omniprésent cette année. La vie urbaine et l’ambiance nocturne de la cité constituent le leit-motiv de Night box, oeuvre énergique, sensuelle, créée par le prestigieux chorégraphe Wen Wei Wang. Enfin, le chorégraphe israélo-américain Barak Marshall qui fut en résidence à la Batsheva Dance Company, nous transporte avec Harry, sur une trame sonore mêlant jazz, folklore israélien et musique traditionnelle, dans un univers délicat et endiablé inspiré par les batailles intérieures auxquelles l’humain est confronté. Cette oeuvre des Ballets Jazz

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