La résilience d'Elisapie

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Elisapie mériterait une reconnaissance bien plus importante dans l'Hexagone. Les raisons ? Une musique profonde, ancrée dans sa culture inuk, mêlant follement rock et folk. On entend les craquements de la glace dans ses compositions où la langue inuktitut alterne avec l'anglais et le français. Dans son quatrième album, The Ballad of the runaway girl, Elisapie raconte son histoire, sa fuite en avant après avoir quitté le Grand Nord pour atterrir à Montréal à tout juste 21 ans. S'en suivent des moments très difficiles, un déracinement sournois et plein de conséquences pour celle qui a été donnée en adoption par sa mère à sa naissance. Ce disque est un témoignage d'une résilience et d'une rédemption, à l'image de toute l'histoire des peuples autochtones qui vivent des situations abruptes. Une folk brute et ensorcelante, un concentré d'émotions, qui laissera une marque indélébile sur les Oreilles en Pointe 2019.

Elisapie, jeudi 14 novembre au Firmament de Firminy, dans le cadre du festival Les Oreilles en Pointe

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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