Pascal Descamps dans l'Oeil du Petit Bulletin #33

Nicolas Bros | Jeudi 10 octobre 2019

Dans l'Oeil du Petit Bulletin, on s'attarde ce coup-ci sur de la musique classique "made in Sainté" avec le compositeur Pascal Descamps qui vient de sortir un nouveau disque "Poèmes étoilés" où l'on retrouve l'Ensemble SyLF, Aude Extrémo ou encore Amélie Grillon.

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24 heures chrono

MUSIQUES | Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

24 heures chrono

Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, l'orchestre « truculera » entre les interventions de Gil Chauvet, Jean-Luc Epalle ou Jean-Christophe Treille. Le ton se fera moins léger avec 24 heures de la Vie d'une femme de Stefan Zweig. Ce fulgurant récit, entrecoupé de musiques de Brahms, Schubert ou Tchaïkovski sera mis en scène par Laurent Fréchuret. Invitée d'honneur, Emmanuelle Bertrand ponctuera le récit de « l'insoutenable humanité » de son violoncelle. Le Coissou dans les Cordes, dimanche 3 octobre à 15h, dans le cadre du Festival Montrondn' dièse ; 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig, les 19 et 20 novembre à 20h à l' Espace Culturel de la Ricamarie à 20h ; le 26 novembre à 20h à La Passerelle de Saint Just-Saint-Rambert

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Drôles de plumes

Concours festival Arcomik x SACD | Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des (...)

Nicolas Bros | Mardi 22 juin 2021

Drôles de plumes

Le festival d'humour stéphanois, Arcomik, vient d'annoncer la création d'un concours national de textes d'humour en partenariat avec la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques). Ce concours permettra de « mettre ces "créateurs de l'ombre" en lumière » selon les organisateurs. Les auteures et auteurs sont invités à travailler sur le thème de l'édition 2021 intitulé "Enjeux environnementaux... ou tard ?". Les textes peuvent être d'une forme libre et d'un format de 2 à 3 feuillets (5 000 à 7 000 signes, espaces compris). Pour participer, il suffit de se rendre sur cette page. Un jury de professionnels, présidé par Jean Dell, se réunira en septembre afin de sélectionner trois heureux gagnants qui seront invités à la soirée Talents Nouveaux du 25 octobre 2021 à la salle de spectacles de la Maison de l'Université Jean Monnet de Saint-Etienne. À cette occasion, des élèves de l'Ecole de La Comédie de Saint-Etienne interpréteront ces écrits sur scène. L'un des trois auteurs sera récompensé par un prix de 1 000 euros suite à une sélection le soir-même par le jury

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"Nomadland" : Une reconquête de l’Ouest

Film du mois de juin 21 | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’ une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l’économie. Des éléments à charges supplémentaires contre l’ubercapitalisme, direz-vous ; un

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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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Duby...fluoré

Classique | C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Duby...fluoré

C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel Sarrazin, ont déjà plus d'une corde à leur art. Acclamés localement sur les scènes de l'Opéra ou de la Cathédrale, ils seront les "guest stars" de la talentueuse phalange ligérienne. La soprano bordelaise vous fera mordre la Big Apple à pleines dents, revisitant les musicals de Broadway, tandis que l'impressionnante basse franco-belge fera frissonner "l'épicentre du design" de son mâle timbre. - Une Soirée à Broadway, avec Aurélie Ligerot (soprano), dimanche 9 février à 17h. Festival Montrond'n dièse, Casino JOA, Montrond-les-Bains - Carte Blanche à Bertrand Duby, airs célèbres pour basse chantante. La Petite Saison du SyLF/Concert Brunch, dimanche 16 février à 11h. Cité du Design, Bâtiment H

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Poulakis singer !

Classique | Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 décembre 2019

Poulakis singer !

Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de la musique vocale, grâce à ce nouveau concept du SyLF. Chanteurs, instrumentistes et public unissent leurs talents pour reconstruire le final de "l'Elixir d'Amour" de Donizetti. De la voix à la scène, le 6 décembre 2019 à 20h, Eglise d'Epercieux-Saint-Paul.

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« J’ai dix ans… »

MUSIQUES | Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

« J’ai dix ans… »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la bonne...musique. D’avril à juin 2020, c’est à une grande pyrotechnie musicale que la célèbre phalange ligérienne nous convie. Œuvres emblématiques, solistes prestigieux seront réunis pour fêter la sortie, cet automne, de leur nouveau CD distribué par le label Chanteloup, et consacré aux superbes œuvres du compositeur Pascal Descamps. À suivre donc… Les dix ans du SyLF, d’avril à juin 2020, à travers le département de la Loire.

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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Casino Royale

Classique | Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire (...)

Alain Koenig | Mardi 5 mars 2019

Casino Royale

Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire « créer du lien, des liens ». Le James Bond du Casino JOA, luxueux invité du festival Montrond'n Dièse, n'est autre que le magicien de la corde frappée, pardon, effleurée, caressée, transcendée, Pascal Amoyel. Car sa musicalité, résonance symbiotique d'une profonde et sincère spiritualité, empreinte d'un silence intensément vibratoire, crée du lien. Entre les êtres d'abord, entre les âmes surtout, les grandes en particulier, fréquence sur laquelle l'auditoire peut le capter. Au programme de cette soirée exaltante, un tube planétaire, dans lequel l'auditeur retrouvera un SyLF "en frac symbolique" : le célèbre Quintette La Truite de Schubert. Compositeur fétiche de l'orchestre à cordes préféré des Ligériens, cette prestation de haute volée verra les solistes de la talentueuse phalange sur leur 31. Pour l'occasion, les mots d'absence ne seront, toujours pas autorisés. Pascal Amoyel & l'Ensemble SyLF, jeudi 4 avril à 20h au Casino JOA de Montrond-les-Bains

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Design-moi un demi-ton !

Classique | Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Design-moi un demi-ton !

Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très "conceptuelle" et bien chauffée Cité du design, ce dont vos membres inférieurs, assurément, vous sauront gré. Troquant l’autel de la consumation pour celui de la consommation, ce nouvel écrin conserve pourtant en lieu sûr, l’éclat de la gemme. Le brunch se met, lui aussi, au "goût" du jour. Il gagne en appétence conceptuelle ce qu’il perd en "agapes uderziennes ". Dans ses quartiers d’hiver, le concert intitulé Les grands designers de la musique établira les parallèles entre design et musique classique, où les précurseurs établissent un standard dans lequel s’engouffre l’armée des "suiveurs", créant ainsi modes et styles… La démonstration s’appuiera sur les célèbres trend setters incarnés en leur temps par Mozart, Haydn, Vivaldi ou Schubert. Dans leur sillon, les spin off d’antan furent légion, et leur musique, sans toujours atteindre le pinacle, mérite une ré-écoute attentive, dans sa forme comme son esthétique. Vous prendrez bien une petite coupe de Corelli ou de Salieri avant le brunch ?

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"Whitney" : Sépulture Pop

Documentaire | Après Idi Amin Dada, Klaus Barbie ou Bob Marley, Kevin Macdonald poursuit son éclectique galerie de portraits par cet inattendu (et édifiant) documentaire sur la chanteuse Whitney Houston. Au-delà de la star, le miroir d’une époque, d’un système et d’une enfant déchue…

Vincent Raymond | Mercredi 5 septembre 2018

Whitney Houston (1963-2012) aura connu une gloire précoce dans la musique, accumulé les records au sommet des charts, triomphé sur grand écran grâce à Bodygard, défrayé la chronique à cause des frasques de conjoint Bobby Brown et de leur addiction commune aux stupéfiants…avant de sombrer dans le pathétique et de disparaître prématurément. Une issue inéluctable, à tant d’autres pareille dans l’étincelante galaxie du show-bizness, où les divas aux ailes consumées se comptent par légions. Comment, alors, raconter “autrement“ le parcours de la chanteuse, sans choir dans le pathos confit en dévotion du thuriféraire de base, ni le voyeurisme douteux du vautour de caniveaux ; sans sacrifier non plus à la complaisance hagiographique ni être instrumentalisé par les clans familiaux, détenteurs des droits, des images et des témoignages ? Kevin Macdonald, avec son impressionnant sens du sujet et sa manière de l’approcher dans une globalité pour parvenir à en isoler la singularité, réussit à résoudre cette équation en apparence insoluble. Allo Houston, on

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« Toutes les mamas…

MUSIQUES | ... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

« Toutes les mamas…

... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, s’offre une vraie tête d’affiche : Dominique Magloire ! Soprano exceptionnelle, à la sensualité " caribéenne " unique, signature vocale identifiable entre mille, elle jouera à la " mama " surdouée, entourée de nos têtes chantantes du conservatoire Massenet, d'autres écoles, lycées et choeurs du territoire. Un moment de partage, d’émotion, de transmission. Il flottera, sur la cathédrale, une douce fragrance de vin chaud à la cannelle. Concert Carols-Chants de Noël avec le SyLF, dimanche 16 décembre à 14h30 et à 17h00

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Cordes à gogo

Cordes en ballade (Ardèche) | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 3 juillet 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock psychédélique le plus dingue aux mélodies de Gainsbourg les plus suaves. Les mélodies irlandais

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Dans l’ombre des paillettes

Comédie musicale | Après l’adaptation de Starmania, la troupe Mosaïque présente sur scène Marvin, une nouvelle création originale de Pascal Descamps, mettant en scène soixante (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Dans l’ombre des paillettes

Après l’adaptation de Starmania, la troupe Mosaïque présente sur scène Marvin, une nouvelle création originale de Pascal Descamps, mettant en scène soixante comédiens-chanteurs accompagnés par quatre musiciens. Brillant auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal s’est vu confier dès 2011 la direction du chœur de la troupe avec la finalité affichée de produire des comédies musicales. Puisant en partie son inspiration dans ses souvenirs personnels (on ne parle jamais aussi bien que de soi-même), l’artiste raconte cette fois-ci le parcours de deux amis qui montent tenter leur chance à Paris, ville de toutes les promesses. Lucy écrit des chansons pour son ami Marvin, qui lui rêve de devenir une star. De rencontres insolites en désillusions, les deux complices ont rendez-vous avec leur véritable destin. À travers l’épopée de de ses personnages, Pascal Descamps fait la critique d’un milieu complexe, celui du showbizz, où les paillettes cachent bien mal l’hypocrisie, la manipulation et la trahison, entre lumière éblouissante et sournoises ténèbres. L’artiste questionne ainsi l’idée de la réussite et du succès, s’interrogeant sur les véritables clés du bonheur. T

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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Talent Extrême, Aude

Lyrique | Fini le temps où la jeune Bordelaise vérifiait sa messagerie dix fois par jour. Aujourd'hui, radieuse et sereine, la jeune mezzo, Aude Extrémo, brûle les planches par les deux bouts. Travailleuse acharnée, invitée des plus grandes scènes lyriques, elle reste humble, lucide et toujours aussi drôle. À Saint-Étienne, elle tiendra en mars, le redoutable rôle d'Arsace, dans "Sémiramide" de Rossini.

Alain Koenig | Mardi 6 février 2018

Talent Extrême, Aude

De retour de Salzbourg (eh oui!) où, de sa maquilleuse au chauffeur de taxi, elle s'est frottée à l'épineux dossier de la langue de Goethe, Aude revient "énergisée" par le foisonnement musical de la ville du grand Wolfgang. Au Landstheater, elle fut Jocaste dans Oedipus Rex de Stravinsky, pour neuf représentations, sous la baguette de Dennis Russell Davies. « J'étais folle de lui ! (Rires) C'est un chef génial, un homme bon. Avec lui, le travail n'est que bénéfice. Il est très attentif, il soutient vraiment les chanteurs, dans une bonne humeur permanente, avec une très grande modestie». Elle estime avoir eu la chance jusqu'à présent de travailler avec des chefs bienveillants : « quand ça se passe bien entre le metteur en scène et le chef, c'est formidable, mais parfois ça ne se passe pas bien ! Ce sont des batailles artistiques que l'on peut comprendre. Si, dans la mise en scène, les chanteurs sont placés à des endroits pas possibles, si on ne les entend pas, c'est frustrant pour le chef. Il faut essayer de gérer. Je n'ai pas été victime personnellement de ce type de batailles, mais j'ai connu des ambiances vraiment pourries. Heur

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"3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance" : Une ville mise aux placards

ECRANS | Marqué par un enthousiasmant trio d’interprètes (Frances McDormand/Woody Harrelson/Sam Rockwell) et une narration exemplaire, ce revenge movie décalé nous fait tomber avec délices dans le panneau. Le Midwest, le vrai…

Vincent Raymond | Mercredi 3 janvier 2018

Excédée par l’inertie de la police dans l’enquête sur le meurtre de sa fille, l’opiniâtre Mildred le fait savoir sur trois pancartes géantes jusqu’alors à l’abandon au bord d’une route peu fréquentée. Les conséquences indirectes de cette initiative dépasseront tout ce qu’elle aurait pu imaginer… La présence en tête de gondole de Frances McDormand biaise sans doute l’appréciation. N’empêche : Joel & Ethan Coen auraient pu signer 3 Billboards… Son scénariste et réalisateur, Martin McDonagh, qui s’était déjà illustré avec Bons baisers de Bruges (2008) — polar sérieusement déviant en dépit de son titre français bien naze — fond en effet avec une maestria comparable chronique sociale et sarcasme décapant dans une matrice de film noir. Certes, la géographie les sépare (McDonagh opte pour le Missouri quand les Coen balancent entre la froidure du Minnesota et le torride du Texas), mais le creuset humain est le même : une population globalement rurale riche en stéréotypes conservateurs ; un vase clos éloigné de l’administration fédérale conspuée à l’envi.

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"Sylfilitique" Schubert

Classique | Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de registre, du grave à l'aigu, avec tous ses implacables renversements. Sans mauvais jeu de mots, le SyLF se devait de lui rendre ce magnifique hommage posthume ! AK

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Les Surdoués placent le Bach

Classique | Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet (...)

Alain Koenig | Mardi 31 octobre 2017

Les Surdoués placent le Bach

Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet ébouriffant, sont, en guise de rappel, conviés à pratiquer l'analepsie à Montrond-les-Bains, ville dont la vigueur thermale n'est plus à démontrer. À l'heure où la Résidence Domitys conclut sa somnolence postprandiale, Jean-Sébastien Bach fera irruption, accompagné d'un SyLF à la musicalité tonique, avec le sublime Concerto en fa mineur... transcrit pour l'accordéon. Gageure à laquelle Philippe Bourlois nous a habitués, ayant déjà gravé au disque les Variations Goldberg du maître de Cöthen. Gould et Argerich n'ont qu'à bien se tenir ! Mathieu Névéol, qui, littéralement, fabrique l'objet de son art, puisqu'il est également luthier, explorera ses propres compositions, des musiques traditionnelles et du Piazzola, seul, en "duo complice", ou en bonne compagnie sylphide, oups du SyLF, pardon. Chemins de traverse, samedi 18 novembre à 16h, à la Résidence Domitys de Montrond-les-Bains

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Poulakis me

Classique/Lyrique | Ces duos d'amour, sous l'emprise du torride Rémy Poulakis et de la soprano Ainhoa Zuazua Rubira, avec la complicité d'un SyLF en forme olympique, (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Poulakis me

Ces duos d'amour, sous l'emprise du torride Rémy Poulakis et de la soprano Ainhoa Zuazua Rubira, avec la complicité d'un SyLF en forme olympique, devraient accroître le taux d'alcool de votre Martini. Les concerts apéritifs de Montrond'n dièse, vous tendent le flacon, et vous versent l'ivresse... Duos d'opéra - Ainhoa Rubira + Rémy Poulakis, jeudi 21 septembre 19h au JOA Casino de Montrond-les-Bains

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Un peu plus près des étoiles

Classique | À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson (...)

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Un peu plus près des étoiles

À la fois auteur-compositeur, pianiste et chanteur, Pascal Descamps est un artiste sensible et inspiré, aussi à l’aise dans l’univers de la chanson française que dans celui de la grande musique. Depuis quelques années le musicien se met corps et âme au service de la musique sacrée. Après l’encourageant Rivages créé en 2011, suivront un Pater Noster, un Ave verum corpus puis un vibrant Ave Maria. Pour autant, Pascal ne délaisse en rien la chanson, continuant d’écrire paroles et musiques pour la troupe Mosaïque (Starmania en 2011 et Marvin en 2018) dans la même veine french-pop-rock que ses deux albums sortis au début des années 2000. Le Stéphanois sera cette année à l’honneur de L’Estival de la Bâtie dont il fera l’ouverture avec son œuvre la plus aboutie, un Requiem de toute beauté, aussi flamboyant qu’envoûtant, créé à Paris en 2014 aux Invalides et depuis édité par Universal Music. Le 28 juin à 20h30, en la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne.

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Romain Leleu en tête d'affiche

Festival classique | Après Emmanuelle Bertrand pour la première édition en 2016, c'est au tour du trompettiste Romain Leleu de tenir la tête d'affiche du festival #Montrond'n Dièse, co-organisé par la ville de Montrond-les-Bains et le Casino JOA.

Nicolas Bros | Vendredi 19 mai 2017

Romain Leleu en tête d'affiche

Deuxième opus pour le festival de musique classique #Montrond'n Dièse. Avec 3 dates où verront se produire le trompettiste de génie Romain Leleu, le ténor Rémy Poulakis ou encore la sopran' Ainhoa Zuazua Rubira, le festival propose une programmation assurée de main de maître par l'ensemble SyLF (Symphonie Loire Forez). Sans oublier le concert à la criée, où le public est invité à participer en imposant aux musiciens de jouer leurs airs préférés. Festival Montrond'n Dièse 2, les 8 juin, 6 juillet et 21 septembre au Casino Joa de Montrond-les-Bains : - Romain Leleu, Trompette en ballade, jeudi 8 juin à 19h - Concert à la criée avec les musiciens du SyLF, jeudi 6 juillet à 19h - Un soir à l'Opéra avec Ainhoa Zuazua Rubira et Rémy Poulakis, jeudi 21 septembre à 19h

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Bach-élite

Classique | Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs (...)

Alain Koenig | Mardi 31 janvier 2017

Bach-élite

Atypiques, authentiques, intuitifs... Les deux guest stars de la Petite Saison du SyLF se soustraient délibérément au culte du superlatif médiatique. Purs parmi les purs, ils s'apprécient et se connaissent : Mathieu Névéol maîtrise son instrument sur le bout des doigts, pas de doute ! Violoniste-concertiste de talent, il est aussi luthier. Cette double carte de visite a de quoi intriguer dans une époque où le cloisonnement phagocyte l'artisan-musicien, rêveur ardent et passionné. Promoteur inlassable de son instrument, il le met au service des patrimoines architecturaux en détresse, ou des répertoires traditionnels sous-représentés sur la « planète classique ». Philippe Bourlois, quant à lui, donne à l'accordéon, un peu "boudi-boudé" pour ses effluves prolétaires, ses lettres de vraie noblesse. Le SyLF nous enjoint une nouvelle fois, à troquer l'onirisme dominical de notre couette pour celui du grand Jean-Sébastien ! Qu'il en soit remercié. Dans cette transcription, le sublime Concerto en fa mineur se rajoutera à l'inventaire des ébouriffantes prestations de Philippe Bourlois. Autres biscuits apéritifs: du Piazzola, bien sûr, des œuvres et arrangements de Mathieu Névéol

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"Sylfide" Albion...

MUSIQUES | So British lancera la "Petite Saison" 2017 du SyLF. Oublié le Brexit ! Place aux standards britanniques inoxydables. Au menu des célèbres brunches (...)

Alain Koenig | Mardi 3 janvier 2017

So British lancera la "Petite Saison" 2017 du SyLF. Oublié le Brexit ! Place aux standards britanniques inoxydables. Au menu des célèbres brunches musicaux, un florilège de partitions de Purcell, Elgar, Britten et des Beatles. Take your pick ! AK So British, le 15 janvier à 11h, Chapelle de la Charité à Saint-Étienne

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Les crapauds, princes du rock

MUSIQUES | On l'attendait avec impatience et nous n'avons pas été déçu : le premier album du groupe stéphanois The Toad Elevating Moment est une réussite. Un album à (...)

Nicolas Bros | Mercredi 30 novembre 2016

Les crapauds, princes du rock

On l'attendait avec impatience et nous n'avons pas été déçu : le premier album du groupe stéphanois The Toad Elevating Moment est une réussite. Un album à l'énergie rock assumée et possédant une belle succession de titres de très bonne facture. Entre l'enlevé No Memory Man, le très groovy Nothing is real ou la douceur mélancolique de Going Nowhere, ce premier effort est de bonne facture et laisse augurer de belles choses pour le quatuor. The Toad Elevating Moment - Nothing is real En concert le 9 décembre au Clapier

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Les voix lactées du Corbusier

MUSIQUES | Sous la houlette de la directrice artistique Geneviève Dumas et le parrainage du chef Daniel Kawka, Festyvocal, la première biennale de musique vocale contemporaine, investira du 8 au 12 novembre l’église Saint-Pierre de Firminy, avec notamment une nouvelle création du compositeur Pascal Descamps.

Niko Rodamel | Mercredi 2 novembre 2016

Les voix lactées du Corbusier

Fondée en 2015, l’association FestyVocal porte cette ambitieuse initiative : créer un festival unique dans un site unique, avec pas moins de six concerts sous la voûte de l’église Saint-Pierre. Plusieurs ensembles vocaux de la région se partageront le programme : le Choeur Ondaine Firminy que dirige Geneviève Dumas, l’Ensemble Vocal de Saint-Étienne (dir. Alexis Gipoulou), le Petit Choeur de Musicologie de l’Université Jean Monnet (dir. Julien Garde) avec la mezzo-soprano Catherine Séon, Ubi Cantus (dir. Florent Mayet), le chœur Artmilles (dir. Cécile Mathevet-Bouchet) avec une création d’Éric Arletti, le choeur de chambre SINFONIETTA (dir. Yannick Berne) et enfin le chœur Britten qui clôturera le festival sous la baguette de Nicole Corti. Le challenge est bel et bien de placer le public dans une aventure sonore personnelle et collective, au centre de la mise en résonnance de l’église Saint-Pierre, donnant à entendre l’écriture vocale contemporaine sous un nouveau jour. Sont également programmés un concert-lecture avec Florence Badol Bertrand, des mini-concerts, une exposition picturale de Michel Roche et des visites sur les différents sites Le Corbusier. La tête dans

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Requiem for a dream

MUSIQUES | Le compositeur stéphanois Pascal Descamps nous revient mi-septembre à la Collégiale de Montbrison, avec son immense Requiem, oeuvre récemment signée chez Universal, avant d'aller proposer en novembre prochain ses Poèmes étoilés sous la voûte du domaine architectural Le Corbusier de Firminy, tout juste classé à l'UNESCO. Histoire d'un artiste d'exception.

Nicolas Bros | Mercredi 7 septembre 2016

Requiem for a dream

S'il existe des moments musicaux d'exception, des pièces qui vous transportent dès les premières notes, la musique sacrée composée par le Stéphanois Pascal Descamps fait assurément partie de cette catégorie. Tout en douceur et en délicatesse, ce passionné sait mieux que quiconque la valeur du travail en musique mais également de la puissance de la poésie tonale. Accumulant les prix dès sa plus tendre jeunesse, depuis le conservatoire jusqu'à un premier prix d’excellence au concours national de piano Madeleine de Valmalète, Pascal Descamps a continué à naviguer, avec toujours pour fil conducteur de transmettre des émotions à travers les mélodies, les mots et les notes. Lorsqu'il s'engage en 2011 dans un cycle de création consacrée à la muisique sacrée avec une première oeuvre majeure : la messe Rivages puis un Pater Noster, un Ave maria et un Ave verum corpus, le compositeur impose un style et connaît un succès mérité. Mais c'est surtout grâce à son Requiem, composé en 2013 et parrainé par un autre pianiste émérite, un certain Pascal Amoyel, que cet artiste lyrique à l’Opéra de Saint-Étienne, pianiste et chef de chant

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Le SyLF appuie sur dièse

MUSIQUES | "Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals, la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juillet 2016

Le SyLF appuie sur dièse

"Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals, la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet 2016. Du côté du Casino Joa de Montrond-les-Bains, l'Ensemble SyLF (Symphonique Loire Forez) bousculera les codes établis avec un festival ouvert à tous, qui se déroulera en trois actes, intitulé #Montrond'n Dièse. Première date interactive et vivante le dimanche 10 juillet avec un concert à la criée où le SyLF jouera les pièces choisies par le public présent. Le 14 septembre, c'est avec une très grande soliste, la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand, que l'Ensemble proposera un panel de pièces célèbres de Vivaldi à Britten en passant par Dvorak. Enfin, le 10 octobre, un événement un peu particulier se profile avec un concert/découverte d'un instrument, en l'occurence un violon, qui sera construit sous les yeux du public. Conçu comme un puzzle par le luthier Richard Gonon, ce violon sera le prétexte à un parcours musical allant de Mozart à Piazolla en passant par Brahms ou Bartok. Festival #Montrond'n Dièse, les 10 juillet, 14 septembre et 10 octobre au Casino Joa

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Le SyLF appuie sur dièse

MUSIQUES | "Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals (citons La Chaise-Dieu, BwD12, Les Musicales de Pommiers, le Festival des Monts de la (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juin 2016

Le SyLF appuie sur dièse

"Style" musical déjà très actif dans la région en matière de festivals (citons La Chaise-Dieu, BwD12, Les Musicales de Pommiers, le Festival des Monts de la Madeleine, celui des Montagnes du Matin, Baroque en Forez, Nouvelles Renaissances, une partie de la programmation de l'Estival de la Bâtie, ...), la musique classique verra un nouveau rendez-vous pointer le bout de son nez dès juillet 2016. Du côté du Casino Joa de Montrond-les-Bains, l'Ensemble SyLF (Symphonique Loire Forez) bousculera les codes établis avec un festival ouvert à tous, qui se déroulera en trois actes, intitulé #Montrond'n Dièse. Première date interactive et vivante le dimanche 10 juillet avec un concert à la criée où le SyLF jouera les pièces choisies par le public présent. Le 14 septembre, c'est avec une très grande soliste, la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand, que l'Ensemble proposera un panel de pièces célèbres de Vivaldi à Britten en passant par Dvorak. Enfin, le 10 octobre, un événement un peu particulier se profile avec un concert/découverte d'un instrument, en l'occurence un violon, qui sera construit sous les yeux du public. Conçu comme un puzzle par le lut

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Dans le mille, Artmilles !

MUSIQUES | Les temps sont durs dans le microcosme choral ligérien : un pullulement de groupes tire sur les cordes vocales pour se faire entendre. Une myriade (...)

Alain Koenig | Mardi 1 mars 2016

Dans le mille, Artmilles !

Les temps sont durs dans le microcosme choral ligérien : un pullulement de groupes tire sur les cordes vocales pour se faire entendre. Une myriade d'appelés, mais peu d'élus ! Avec Artmilles, ensemble vocal de chambre féminin, on sait dès les premières mesures, que la grâce et la magie des voix opèrent. Grand mystère de l'infini vibratoire, Cécile Bouchet-Mathevet, en fine alchimiste, fait son miel des individualités vocales de chacune, fédère l'épars, le singulier en une symbiose redoutablement lacrymogène ! Cette dizaine d'excellentes chanteuses, propose un répertoire en dehors des autoroutes de la programmation : Classique, jazz, chanson savante ou décontractée, toute musique a droit de cité, chez ces filles éminemment talentueuses. Au programme, une pièce magnifique de Mathieu Burgard, Soir en Forez, une insolite et remarquable création de Pascal Descamps sur des textes de la femme-poète kurde Choman Hardi, A valley of plaster, tandis qu'un arrangement de la Berceuse de Brahms et du Noël de Massenet, viendront rassurer les oreilles du chaland moins intrépide. Alain Koenig Les Sérénades du Dimanche invitent Artmilles, dima

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Poulakis cool !

MUSIQUES | Tout a déjà été dit du pâtre grec à la voix ionisée par les Cyclades, l'accordéoniste-jazzman-ténor lyrique spinto, gaga par les hasards de la vie, et qui nous fait (...)

Alain Koenig | Mardi 5 janvier 2016

Poulakis cool !

Tout a déjà été dit du pâtre grec à la voix ionisée par les Cyclades, l'accordéoniste-jazzman-ténor lyrique spinto, gaga par les hasards de la vie, et qui nous fait l'honneur d'un récital (une carte blanche, rien que ça) avec la phalange ligérienne la plus inspirante du moment : le SyLF ! Pour notre plus grand bonheur, l'homme est modeste, musicien jusqu'au bout du nez (grec bien sûr) et passe avec un égal bonheur d'une animation scolaire à l'accordéon, aux grands rôles de ténors pucciniens. Qui n'a entendu Rémy Poulakis chanter Pinkerton dans Madame Butterfly, passe à côté d'un grand moment d'émotion, de bonheur, osons le mot. L'émission est claire, le timbre métallique, chaleureux, le spinto vaillant et héroïque, d'une humanité bouleversante, musical jusque dans ses silences. On a hâte d'entendre les pépites qu'il nous réserve pour nous tirer des bras de Morphée, en ce pâle dimanche matin de janvier : Puccini et Verdi seront, à coup sûr de la fête ! Abonné des projets hors normes, loyal dans son esthétique et ses amitiés, Rémy Poulakis enchante régulièrement quelque Requiem de Mozart en Rhône-Alpes, se produit à Paris (si si ! ) et d'autres g

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Veneziana ou Quattro stagioni ?

MUSIQUES | On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont (...)

Alain Koenig | Mercredi 2 septembre 2015

Veneziana ou Quattro stagioni ?

On l'aime bien, ce petit festival perché sur les balcons du Forez, né sur les cendres de son ambitieux prédécesseur ! Simplicité, amitié, excellence sont les ingrédients d'une manifestation dont le capitaine, le talentueux Jérôme Corréas, peut assumer une fière paternité. Après le génie « à la française » du grand Rameau, c'est auprès du prêtre roux, le maestro de Venise, qu'il convie ses disciples de moyenne montagne, en une époque et un lieu où l'on rêverait de se téléporter. Vivaldi, bien sûr, unique, génial, prolixe, prolifique, contemporain d'un Bach qui admirait sa musique et s'inspira parfois de son style. Après une introduction au personnage de Casanova, illustre et controversé vénitien par Jérôme Corréas, le toujours aussi talentueux ensemble ligérien SylF, viendra battre en brèche quelques préjugés en revisitant le « tube » Les Quatre Saisons. Son homonyme Les Quatre Saisons de Marc-Antoine Charpentier est d'un tout autre tonneau. Composé en 1685 pour des religieuses cisterciennes, ce duo de sopranos mettant en musique le texte du Cantique des Cantiques, instillera une bienfaisante allégresse

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L'île de Franz

MUSIQUES | Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont (...)

Alain Koenig | Mardi 4 novembre 2014

L'île de Franz

Étymologiquement parlant, peu de destins sont aussi fulgurants que celui du grand Franz Schubert ! Emporté à 31 ans par une subséquence de la maladie dont il faut taire le nom, il laisse derrière lui d'innombrables pages, parmi les plus célèbres du répertoire romantique. Vivant dans l'ombre du grand Beethoven, peinant à s'émanciper de cette tutelle imaginaire, il ne lègue pas moins de six cents Lieder, genre dont on lui attribue la paternité, neuf (dix ?) symphonies, quinze œuvres lyriques, de la musique de chambre. Ses poètes de prédilection se nomment Goethe, Rückert, Müller voire Shakespeare. Souvent confinée au cercle intime, dont les Schubertiades sont la quintessence, sa musique explose véritablement à titre posthume. Il faut attendre 1828 - année de sa mort - pour que l'on donne un concert à Vienne intégralement composé de ses œuvres et 1865, pour que l'on joue sa Symphonie inachevée. Pour sa soirée Aimez-vous Schubert ?, l'O.S.S.E.L. demandera à l'excellent pianiste Jamal Moqadem d'accompagner des extraits du glacial cycle du Voyage d'hiver et de l'angoissant Roi des Aulnes. La symphonie Tragique et Inachevée

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La «Belle Famille»

MUSIQUES | Symphonia fête ses vingt ans: impressionnante réunion de famille mêlant concerts, conférences, création, ateliers, solistes stéphanois, grand chœur (Symphonia), chœur de chambre (Sinfonietta) Conservatoire Massenet, médiathèques... On n'a pas tous les jours vingt ans, ma bon' dame ! Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 4 novembre 2014

La «Belle Famille»

Ils se connaissent, se côtoient depuis longtemps, s'apprécient artistiquement autant qu'humainement, et sont ravis de construire enfin un projet commun. Pour Hervé Cligniez, soliste complice de l'E.O.C., qui, au-delà du Requiem de Mozart, interprètera le sublime Concerto pour clarinette, «le projet de jouer deux œuvres de la maturité de Mozart est excitant et rassurant à la fois, car nous l'avons concocté en famille». Jovial agrément de Jérôme Bertrand, directeur artistique de l'Ensemble SyLF qui est sollicité pour toutes les œuvres avec orchestre: «Ce sont des retrouvailles ! Tant d'immenses bonnes volontés et de talents réunis ne peuvent produire que quelque chose de très fort» ! Très fort également de la part de Yannick Berne, directeur musical de Symphonia, d'avoir commandité un Ave verum corpus à Pascal Descamps. Compositeur ligérien, sa messe Rivages et son Pater noster au lyrisme rayonnant ont fait grand bruit récemment: «Pascal a été un des premiers pianistes de Symphonia. J'ai beaucoup d'estime pour lui et sa musique. Je trouvais que c'était bien qu'un choeur ligérien lui fasse une commande.»

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How I live now

ECRANS | L’éducation sentimentale d’une jeune Américaine névrosée chez ses cousins anglais en pleine troisième guerre mondiale : Kevin MacDonald mixe SF réaliste et romantisme sans jamais dégager de point de vue cinématographique sur ce qu’il raconte. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 13 mai 2014

How I live now

Quand l’Américaine Daisy débarque chez ses cousins anglais, c’est d’abord le choc des cultures : d’un côté, une post-ado grunge névrosée — elle entend des voix et souffre d’anorexie — de l’autre, une famille rurale dont la mère, inexplicablement, s’affaire à des questions de politique internationale. Il faut dire que la troisième guerre mondiale menace et que le péril nucléaire plane au-dessus de Londres — Paris, on l’apprend dans un flash télé, a déjà été réduit en cendres. Alors que Daisy s’amourache du solide Eddy et qu’ils folâtrent entre cousins au bord d’une rivière bucolique, le souffle d’une explosion et une pluie de cendres signalent que le conflit a commencé, et que l’heure n’est plus à la rigolade. Ça s’appelle une rupture de ton, et c’est tout le pari d’How I live now : passer presque sans transition du récit d’apprentissage à la SF réaliste, de la romance teen au survival post-apocalyptique. Comment Kevin MacDonald, documentariste brillant — voir son récent Marley — mais cinéaste de fiction balourd — Le Dernier roi d’Écosse, bio filmée façon Alan Parker, Jeux de pouvoir, médiocre transposition de la série

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Les archets d'alliance

MUSIQUES | Après un développement local, puis national, des collaborations artistiques majeures, des succès à l'étranger, le SyLF se concentre désormais sur son esthétique sonore, son identité musicale profonde. Le programme «Le violon merveilleux» confirme cette quête exigeante, apanage des grands. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 4 février 2014

Les archets d'alliance

Quoi de plus fragile qu'un groupe de musiciens talentueux? Leur sensibilité les rend, plus qu'aucun autre, vulnérables aux excès d'une civilisation affairiste et indélicate. Les musiciens de l'Ensemble Symphonie Loire Forez (SyLF) l'ont bien compris, qui continuent à cultiver leur précieux jardin: l'amitié, le partage, la cohésion. La Petite Saison du SyLF traduit cette volonté qui, comme toujours chez les Gaulois, se termine autour d'un bon repas! Les bouleversants échanges entre solistes (violon et clavecin) du Concerto en ré mineur de Bach, donné en décembre dernier, la subtilité des phrasés dans le pianissimo, leurs tempi parfaits, la cohésion totale du son emplissent encore le cœur des stéphanois. Visages de spectateurs heureux, ou tout simplement émus! N'est-ce pas là la raison d'être de l'artiste? Rencontre d'un troisième type Membres à part entière du groupe, nos trois «violons solo» passent de la «lumière soliste» à l'anonymat «du rang» sans sourciller. La phalange s'appuie tout d'abord sur Louis-Jean Perreau, enfant du pays, violoniste titulaire de l'OSSEL, supplémentaire à l'ONL. Il a travaillé avec des musiciens prestigieux

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Le talent joue sur les thermes...

MUSIQUES | La cité thermale de Montrond-les-Bains continue son effervescence avec le dix-septième opus du désormais incontournable Festival Jeunes Talents. En fin (...)

Alain Koenig | Mardi 4 février 2014

Le talent joue sur les thermes...

La cité thermale de Montrond-les-Bains continue son effervescence avec le dix-septième opus du désormais incontournable Festival Jeunes Talents. En fin stratège, Gérard Chassagneux a sollicité pour la cinquième année consécutive, le parrainage complice et bienveillant de l'immense Pascal Amoyel. La soirée de clôture-le 20 novembre-permettra aux retardataires de (re)voir Le pianiste aux cinquante doigts, spectacle-hommage à son maître Cziffra. Le coup d'envoi sera donné le 14 février par Hervé Billaud, talentueux pianiste, qui comme son homologue, préfère le contact direct du public et la pédagogie aux vanités du bling-bling. On anticipe déjà l'intérêt de son interprétation d'extraits d'Iberia et de la Suite Espagnole d'Isaac Albeniz, dont il a enregistré l'intégrale sous le label Lyrinx. Après la géniale Rhapsodie in blue de Gerswhin, il s'attaquera au vagabondage onirique de George Crumb A Little suite for Christmas AD 1979. Le marqueur-temps est sans équivoque, ainsi que l'aridité du Noël, qui cède les pleins pouvoirs au talent de l'interprète...Entre ces deux dates, le festival égrènera son chapelet de jeunes talen

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Alias Demillac...

MUSIQUES | Enyss Djemil, alias Francis-Paul Demillac reste une des figures marquantes de la musique à Saint-Étienne. Monsieur de presque cent printemps, il a su (...)

Alain Koenig | Lundi 18 novembre 2013

Alias Demillac...

Enyss Djemil, alias Francis-Paul Demillac reste une des figures marquantes de la musique à Saint-Étienne. Monsieur de presque cent printemps, il a su imprimer son style en tant que musicien. Pédagogue bienveillant, violoniste, chef d'orchestre mais aussi compositeur. Sa musique, dans la lignée de Debussy, digne héritière de la tradition de ses deux maîtres Guy Ropartz et Louis Aubert, sait utiliser le système tonal élargi avec un très grand raffinement. Elle sera mise à l'honneur par le Conservatoire Massenet dont il fut directeur de 1976 à 1981 et où il a formé deux bonnes douzaines de professeurs toujours en poste aujourd'hui. L'établissement s'est enthousiasmé à l'idée de rendre hommage à cet homme, à la biographie étonnante, par une série de concerts. Le premier, donné le 4 décembre au Conservatoire par les classes de guitare, piano et saxophone, sera consacré à de petites pièces pédagogiques qu'il a dédiées à ses élèves. Le second, le 11 décembre, galvanisera les forces de l'orchestre symphonique du Conservatoire. Au programme, le Concerto pour guitare, créé pour une diffusion radiophonique avec Alexandre Lagoya en soliste. Le Concerto pour saxophone, dont

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Il tempo di "Martial"

MUSIQUES | Rares les dimanches matins, où l'on peut ouvrir les yeux en se purifiant l'âme à la source de vie qu'est Jean Sébastien ! Plus rare encore, que le Concerto (...)

Alain Koenig | Lundi 18 novembre 2013

Il tempo di

Rares les dimanches matins, où l'on peut ouvrir les yeux en se purifiant l'âme à la source de vie qu'est Jean Sébastien ! Plus rare encore, que le Concerto pour clavier en ré mineur BWV 1052, nous tire de nos voyages oniriques. Comme un prolongement naturel du dialogue avec les étoiles. Trop rare et modeste également, le grand monsieur du clavecin, Martial Morand, à qui le premier mouvement du concerto évoque «Les Esclaves de Michel-Ange, dont la beauté et la force sont déjà triomphantes. L'orchestre ne se cantonne pas à l'accompagnement du clavecin. Orchestre et soliste avancent farouchement vers un objectif commun. C'est un privilège d'entrer dans ce jeu, avec un orchestre d'excellents musiciens - le Sylf -, qui sont aussi de chaleureux amis !» dit-il. En effet, comment ne pas évoquer l'état d'anxiété atypique dans lequel Bach nous plonge ? Est-ce l'empreinte d'un lointain violon pour lequel il aurait été initialement écrit ou l'introduction d'une glaciale Saint Jean ? Pour Martial, «la partie de clavecin, dans le deuxième mouvement, semble improvisée. Bach est inspiré sans jamais recourir à des ficelles de compositeur. Le dernier mouvement est u

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Promised land

ECRANS | Sur un sujet ô combien actuel — l’exploitation du gaz de schiste — Gus Van Sant signe un beau film politique qui remet les points sur les i sans accabler personne, par la seule force d’un regard bienveillant et humaniste sur ses personnages. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 16 avril 2013

Promised land

Quelque part au fin fond de l’Amérique, dans une de ses petites villes rongées par la crise et la pauvreté, un tandem de lobbyistes à la solde de Global Crosspower solutions viennent vendre aux habitants le remède miracle pour sortir de leur mouise : la cession de leurs terres pour en extraire du gaz de schiste. Des millions de dollars sont en jeu, pour la compagnie mais aussi pour les autochtones. Steve (Matt Damon) et Sue (Frances MacDormand) ont une technique bien rodée pour convaincre leurs interlocuteurs : se fondre dans les coutumes (et les costumes) du coin, faire valoir leur propres origines populos et, in fine, les prendre par les sentiments, en l’occurrence ici le portefeuille. Tout se passe comme prévu, jusqu’à ce qu’un vieux physicien à la retraite (Hal Holbrook) puis un militant écolo (John Krasinski) pointent chacun du doigt les dangers environnementaux de cette exploitation. La terre outragée Avec un sujet si actuel et une répartition des rôles a priori manichéenne, il y avait tout pour faire de Promised land un pam

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7 psychopathes

ECRANS | De Martin McDonagh (Ang, 1h50) avec Colin Farrell, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Christopher Walken…

Christophe Chabert | Mardi 29 janvier 2013

7 psychopathes

Dans 7 psychopathes, Colin Farrell incarne un scénariste alcoolique, coincé sur un script intitulé 7 psychopathes. Du coup, il ne faut pas avoir fait de hautes études pour oser l’identification entre le personnage et l’auteur du film, Martin McDonagh — même si on ne sait rien de ses penchants pour la bibine. En revanche, quand on voit Farrell et son pote taré (Sam Rockwell, au-delà du cabot) devant un Kitano au cinoche, alors que le précédent film de McDonagh, Bons baisers de Bruges, se référait avec malice au Sonatine du maître Takeshi, il n’y a plus de doute sur le degré de mise en abyme. Le problème, comme souvent dans ce genre de projets où l’écriture de la fiction et sa mise en scène à l’écran se fondent l’une dans l’autre, c’est de conserver une rigueur narrative là où le grand n’importe quoi est évidemment autorisé. Alors que McDonagh n’a même pas encore tiré le portrait des 7 psychopathes du titre, le voilà déjà en train d’en fusionner deux en un, puis d’en faire le co-auteur de l’histoire des autres psychopathes… Vous n’y comprenez rien ? Normal, le film cherche la confusion et broie dans son délire tous ses atouts, à commencer par un

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La «Sylficulture»: l’art que cache le Forez!

MUSIQUES | Le SyLF, orchestre de chambre professionnel, enregistre son premier CD "Sérénade romantique" dans la petite église de Pommiers en Forez. Ce disque préfigure une saison impressionnante de concerts et de projets dans la région, en France et à l’étranger. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 22 mai 2012

La «Sylficulture»: l’art que cache le Forez!

Sur la porte du petit prieuré de Pommiers, une feuille de papier plie au vent, sur laquelle on peut lire: enregistrement silence ! Quelques marcheurs s’approchent et tendent l’oreille, bâton de pèlerin en main. Sous la voûte de pierre, les archets poussent et tirent, sous l’oreille bienveillante de l’homme au casque, l’ingénieur du son, un ami. Ces hommes et ces femmes qui font résonner les harmonies d’Edward Elgar ou Edvard (autre orthographe) Grieg, sont les musiciens du SyLF (Symphonie Loire-Forez), seul orchestre de chambre professionnel de notre département. Au menu de ce CD, la Suite pour cordes du temps de Holberg, op. 40 de Grieg, la Sérénade pour cordes en mi mineur, op. 20 d’Elgar et la transcription pour cordes d’une oeuvre vocale de Josef Gabriel Rheinberger: Abendlied. Un cocktail résolument romantique d’oeuvres maîtresses du répertoire pour cordes. «Il manquait un véritable orchestre de chambre dans la région», confie Jérôme Bertrand, contrebassiste et membre fondateur du SyLF. «Depuis deux ans, nous avons la volonté d’apporter un travail professionnel, avec la recherche artistique la plus poussée. Désormais, tous nos musicie

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Le théâtre, remède à la crise ?

SCENES | Voilà un an que Arnaud Meunier a pris la Direction du CDN stéphanois. En guise d’anniversaire, il offre au public deux mises en scène à l’actualité détonante.

Marc Chassaubene | Mercredi 21 décembre 2011

Le théâtre, remède à la crise ?

Avec 11 septembre 2001 donné à la rentrée dernière, c’est déjà l’écriture de Michel Vinaver qui fut visitée. « Quand je m’accroche à l’écriture d’un auteur, je creuse ! » clame le metteur en scène. Lequel avec Tori no tobu takasa (La hauteur à laquelle volent les oiseaux) revisite une nouvelle fois un texte phare de Michel Viver, qui fut responsable de l’entreprise Gillette. Et cela au travers de la version courte de Par-dessus-bord, adaptée par Oriza Hirata, figure de proue de la culture contemporaine japonaise. La rencontre de trois générations, et de parcours plus atypiques les uns que les autres, constitue une percutante proposition théâtrale. Arnaud Meunier invite le spectateur à rire de la mondialisation. De ce dialogue franco-japonais sur l’entreprise ressort la dramaturgie « en spirale » de Michel Vinaver.  Ainsi le monde des W-C permet l’interrogation du mariage subtile entre poésie et économie. Le thème de la scatologie rappelle

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