Le concert de Roni Alter reporté

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Photo : Roni Alter © DR


Initialement prévu le jeudi 21 novembre au Fil, le concert de Roni Alter est reporté au samedi 16 mai 2020.

L'organisation a fait un point concernant la billetterie : « Pour les personnes souhaitant se faire rembourser leurs places elles peuvent le faire dès à présent dans les points de vente dans lesquels ils ont été achetés. Pour les personnes souhaitant participer au concert du 16 Mai, elles doivent se faire échanger leur billet. En effet, les billets du 21 novembre ne seront pas valables pour le concert du 16 Mai. Nous vous remercions de votre compréhension et souhaitons vous retrouver le 16 Mai ! »

Roni Alter, samedi 16 mai 2020 au Fil à Saint-Étienne


Roni Alter


Le FIL 20 boulevard Thiers Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le grand soir, pour Terrenoire

MUSIQUES | Les deux stéphanois seront en concert à la maison ce samedi soir.

Cerise Rochet | Lundi 8 novembre 2021

Le grand soir, pour Terrenoire

Le quartier où ils ont vécu pour nom de groupe, les clips qui y ont été tournés, les textes qui y ont été écrits, truffés de références à la Perrotière ou à La Métare… Les deux frangins de Terrenoire ont, depuis quelques années, fait de leur ville leur identité médiatique. A l’oreille, les Stéphanois se reconnaissent, les Parisiens s’intéressent. A l’arrivée, chacun veut une note de plus, et l’affaire est conclue : Raphaël et Théo prennent le large, non pour le Brésil comme Bernard, mais pour la capitale, d’où ils parviennent à donner de l’ampleur à leurs projets. Des visages aux yeux sombres encadrés par des tignasses frisées que l’on retient. Une musique difficilement classable, mêlant pop, electro, slam, reflet d’un mode d’écoute so XXIe siècle : digital, inépuisable, aléatoire, accessible, riche et bigarré. Des textes qui dissertent la noirceur des sentiments d’une jeunesse qui voudrait encore rêver, mais qui doit pour cela s’inventer d’autres desseins -et destins – que ceux des plus âgés. Pour de bon, Terrenoire est lancé. Se paie les Inrocks, Konbini, France Inter et Libé. L’an dernier, le duo a sorti son premier album, Les Forces Contraires

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Keep the beat

Animal | Ne pas faire un détour par la Salle du Grand Marais à Riorges le mardi 12 octobre serait une grave erreur. Pourquoi ? Eh bien parce que cela voudrait dire (...)

Léa Dusson | Mardi 5 octobre 2021

Keep the beat

Ne pas faire un détour par la Salle du Grand Marais à Riorges le mardi 12 octobre serait une grave erreur. Pourquoi ? Eh bien parce que cela voudrait dire faire l’impasse sur Ours Samplus, un duo de beatmaker lillois branché électro/hip-hop instrumental. Grâce aux influences de la soul, du swing, du jazz et même du rap US des années 90, Ours Samples propose une musique « chill » qui donne envie à coup sûr de bouger les épaules de gauche à droite, et de hocher la tête en rythme. La première partie sera assurée par VirDJil, un groupe au style éclectique. Ours Samplus, mardi 12 octobre 20h30 à la Salle du Grand Marais à Riorges.

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Melba son plein

Pop | La jeune Melba donne l’impression d’avoir déjà une belle expérience derrière elle. Après son premier EP au titre la décrivant si bien - Cœur Combattant - en (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 octobre 2021

Melba son plein

La jeune Melba donne l’impression d’avoir déjà une belle expérience derrière elle. Après son premier EP au titre la décrivant si bien - Cœur Combattant - en 2019, la chanteuse poursuit son rêve qui devient petit à petit une belle réalité. Après avoir porté sa pop lumineuse jusqu’à l’émission The Voice 9, elle continue d’écumer les salles de France et de Navarre avec l'énergie communicative qui la caractérise et qui ne laisse jamais insensible. Une artiste à la générosité assumée et au talent assuré. Melba + Danilo, vendredi 8 octobre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents à Montbrison

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AaRON, toujours dans la lumière

Pop/electro | D’organique à synthétique, la distinction est parfois très ténue. La preuve avec le duo AaRON, qui sortait il y a tout juste un an son quatrième album, Anatomy (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 octobre 2021

AaRON, toujours dans la lumière

D’organique à synthétique, la distinction est parfois très ténue. La preuve avec le duo AaRON, qui sortait il y a tout juste un an son quatrième album, Anatomy of Light. Si Simon Buret et Olivier Coursier ont vu en 2006 leur titre U Turn (Lili), BO du film Je vais bien, ne t’en fais pas, les propulser sur le devant de la scène, ils n’ont cependant pas perdu de leur superbe avec le temps. Et si la dose d’électro dans leurs chansons a progressivement monté, ils gardent également de l’émotion et une poésie forte. Ce nouvel opus confirme la teneur du projet et de ses créations, lumineuses et toutes en liberté. Si vous ajoutez à cela une scénographie concoctée par Victorien Cayzeele, qui s’occupe entre autres des habillages scéniques de Vitalic ou Etienne Daho, cela donne un ensemble d’ingrédients prometteurs pour le retour du groupe en terres stéphanoises. AaRON + Bleu Tonnerre, vendredi 15 octobre à 20h30 au Fil

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Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

MUSIQUES | Les vacances sont finies, mais voici une date à bien marquer dans votre agenda tout neuf : le coup d’envoi de la nouvelle saison du Fil, ce jeudi à Saint-Etienne. Zoom sur l'un des derniers événements de l'été, ou, si l’on préfère, l’un des premiers de la rentrée.

Léa Dusson | Lundi 6 septembre 2021

Le Fil investit le Puits Couriot pour sa soirée de lancement

Ce jeudi, inutile de vous rendre sur le Boulevard Thiers puisque c’est un Hors-les-Murs, que vous propose la Scène de musiques actuelles stéphanoise. Direction le parc aux pieds du Musée de la Mine, à l’entrée de la ville, où le Fil s’associe en effet à la Guinguette de Couriot pour son premier événement de l’année. Au programme de cette soirée de fête : animations en plein air, concerts, buvette… Autrement dit, tous les ingrédients pour lancer cette saison 2021 / 2022, dont l’ambiance sera garantie par LISA, (Ligue d’improvisation Stéphanoise Amateur). La troupe proposera des animations décalées et familiales tout au long de cette soirée, tandis que celles et ceux qui voudraient pousser la chansonnette devront se rendre du côté de la Caravane Karaoké, toujours dans le parc. Là-bas, on trouvera un piano, qui accompagnera les meilleures reprises. La Belle Vie en ouverture Mais les vrais acteurs de cette soirée, ce sont eux : deux groupes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui vont se succéder sur la scène installée aux pieds du chevalement. C’est La Belle Vie qui ouvrira le bal. Composé de Simon-Gaspard et Julie, l’ancien quintet stéphanois, deven

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Onirique Romane

Electro | Romane Santarelli a le don de redonner une fraîcheur et une belle poésie aux longues envolées techno. Ici, on se trouve dans une électro qui rappelle un Rone, (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Onirique Romane

Romane Santarelli a le don de redonner une fraîcheur et une belle poésie aux longues envolées techno. Ici, on se trouve dans une électro qui rappelle un Rone, un Jon Hopkins ou le duo Kiasmos. Les créations de la jeune Clermontoise sont imprégnées de mélodies et d’une attraction dansante aussi fascinante qu’enivrante. En une petite année et demie, elle s’est taillé un joli nom sur la scène électro française. Après avoir fait vibrer le Château des Peynots de Saint-Paul-d’Uzore cet été pour le Tour du Forez, elle revient dans la Loire pour la rentrée des très bons Mardis du Grand Marais puis enchaînera en février 2022 au Fil à Saint-Etienne. Romane Santarelli + Illustre, vendredi 29 septembre dans la salle du Grand Marais (Riorges) Romane Santarelli + Thylacine, vendredi 11 février 2022 au Fil (Saint-Etienne)

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Melba à fleur de peau

Pop | Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son (...)

Nicolas Bros | Mardi 7 septembre 2021

Melba à fleur de peau

Oui, c'est vrai, elle a la pêche Melba et ca se ressent d'ailleurs sur scène. Mais au-delà du jeu de mots des plus faciles, l'artiste lyonnaise creuse son sillon avec sa pop énergique et lumineuse. Avec son premier EP Coeur Combattant sorti en 2019, en autoproduction, Melba a marqué les esprits et les tympans, tout comme elle l'avait fait lors de The Voice 9, émission pendant laquelle elle avait notamment impressionné avec sa reprise de Toxic de Britney Spears. Choix audacieux s'il en est. Melba, vendredi 8 octobre au Château du Rozier (Feurs) et jeudi 3 février 2022 au Théâtre des Pénitents (Montbrison)

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L'éPOPée Verte, le docu

Scène stéphanoise | L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 mai 2021

L'éPOPée Verte, le docu

L'avenir de la musique pop française, c'est Saint-Etienne. Attention, ne voyez pas là l'adjectif "pop" comme un épitèthe péjoratif. À l'instar de ce qu'a pu constituer Rennes pour le rock dans les années 80, Saint-Étienne est aujourd'hui le berceau d'une scène musicale d'où émergent de nombreux talents mêlant chanson, rap et électro. Parmi ceux-ci, Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur ont pris part à un projet destiné à mettre en avant cette effervescence créative stéphanoise : l'éPOPée Verte. Si le concert parisien réunissant tous ces artistes n'a pu se tenir pour cause de Covid, une soirée s'est déroulée au Fil de Saint-Etienne le 3 octobre 2020. Si ce live est passé, vous pouvez le revoir

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Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Indie pop | Mickaël Mottet a sorti son premier album en solo en 2020. Intitulé The Glover's Mistake, cette épreuve de celui que l'on connaît également sous le nom d'Angil est un disque poétique et qui se découvre progressivement, au fil des écoutes. Il nous en parle en vidéo.

Nicolas Bros | Mardi 30 mars 2021

Mickaël Mottet dans l'Oeil du Petit Bulletin #48

Pour découvrir la musique de Mickaël Mottet, rendez-vous sur cette page.

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Pop en apesanteur

Bon son | La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Pop en apesanteur

La bluette est un « petit ouvrage sans prétention mais finement écrit ». Voilà une définition qui sied parfaitement au premier EP du groupe pop stéphanois La Belle Vie. Six titres qui démontrent la maîtrise des cinq protagnistes pour emmener l'auditeur dans leur sphère. Celle d'un monde où le conte est libre et les divagations en apesanteur sont de mise. Une musique on ne peut plus moderne, un son à la stéphanoise qui enfonce le clou : oui Saint-Étienne est bien la nouvelle capitale pop française ! La Belle Vie - Bluettes, chez Pont Futur Dispo en physique chez votre disquaire et en streaming sur toutes les plateformes

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Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Rembobine ! | Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez (...)

Nicolas Bros | Lundi 19 octobre 2020

Revivez l'éPOPée Verte en vidéo

Avec l'éPOPée Verte qui s'est déroulée samedi 3 octobre au Fil à Saint-Étienne, c'est tout un pan de la nouvelle "scène stéphanoise" qui s'est produite en live, chez elle ! Au programme : Terrenoire, Zed Yun Pavarotti, La Belle Vie, Fils Cara et Coeur, sur scène et en interview (grâce à nos confrères de Radio Dio). Le tout a été enregistré en vidéo par les équipes de la salle stéphanoise et est désormais en ligne. Bande de veinards.

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Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Entretien pop | Il existe des moments d’exception et de plénitude que seuls la culture et l’art peuvent apporter. Le premier album du duo Terrenoire est de ceux-là. Raphaël et Théo Herrerias sont une fierté pour notre territoire stéphanois. De véritables artisans de la subtilité, d’une poésie où la sensibilité et la plénitude ont une place à part. Avec Les Forces Contraires, Terrenoire a envoyé un disque en orbite et tout un pan de vie avec. Rencontre avec des frangins entiers et généreux dans leur art. À l'image des Stéphanois en somme.

Nicolas Bros | Jeudi 1 octobre 2020

Terrenoire, la plénitude poétique à la Stéphanoise

Vous avez reçu un bel accueil médiatique sur votre premier album. Quelle sensation cela vous apporte ? Raphaël : Nous sommes étonnement calmes et sereins. Ce disque était vraiment un gros morceau à sortir d’un point de vue émotionnel mais également en terme de travail, avec des mois et des mois de concentration sur la création. Nous avons éprouvé une certaine fébrilité et une excitation avant la sortie. Les retours que nous avons ne sont que du bonheur, sans vouloir être cliché. Ce sont des moments qui permettent de se souvenir ce pourquoi on fait autant d’efforts pour faire de la musique. On a reçu des mots qui nous font du bien et on s’en souviendra. « Nous avons un rapport émotif, émotionnel et affectif avec ces titres qui est vraiment très agréable. » Cet album, intitulé Les Forces Contraires, regroupe un peu ce qui fait la puissance sonore de Terrenoire, c’est-à-dire un mélange entre ténèbres, amour et lumière. Comment avez-vous construit ce disque ? L’écriture a-t-elle duré longtemps ? Théo : Les premiers titres ont été écrits il

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« Rendre hommage au BUL »

ITW pop-rock | Exit les Raqoons, bonjour BUL ! Le trio de groove-rock stéphanois, qui a notamment joué sur la scène de l'Olympia parisien en décembre 2017 grâce au tremplin Muzik'Casting, a décidé de changer de nom mais aussi d'amorcer un virage musical plus pop avec un nouvel album dont le premier extrait s'intitule Lover. On en a parlé avec Quentin, l'un des membres du groupe, qui aura l'occasion de se produire pour la Fête de la Musique stéphanoise en direct sur les réseaux.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

« Rendre hommage au BUL »

C'est fini les Raqoons ? Le nom change mais on reste les mêmes avec les mêmes influences et un style musical qui évolue un peu. Vous avez abandonné votre son groove-rock pour aller vers une musique plus pop. Pourquoi avoir fait ce choix ? Tout au long de nos dernières tournées, nous avons découvert beaucoup d'artistes, avec des styles très variés. Cela nous a donné des idées lorsque l'on a vu certains rappeurs ou certains musiciens électroniques. On s'est dit que c'était dommage de se passer de ces sons créés par les machines, pourquoi s'en priver ? Nous étions un peu limités avec nos trois instruments alors que les possibilités offertes par les ordinateurs sont immenses. Cela était dommage de s'en passer. Nous avons décidé d'ouvrir et d'enrichir notre musique avec de nouveaux éléments. C'est le côté prise de risques qui nous plaît, aller vers une nouvelle recette. Cela signifie que vous abandonnez vos instruments ? Non. Par exemple, sur scène, nous avons conservé nos instruments, mais nous utilisons des launchpads, des contrôleurs qui nous permettent de lan

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Katerine à confesse

Pop | Retour en forme olympique d'un très grand Katerine, livrant avec "Confessions" sa complexité évangélique comme on s'offre entièrement.

Stéphane Duchêne | Mercredi 8 janvier 2020

Katerine à confesse

Allez donc le choper, le Katerine : réalisateur what the fuck (Peau de cochon) ; clown chez Gilles Lellouche et

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Oh... La Belle Vie !

Pop | Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 décembre 2019

Oh... La Belle Vie !

Si nous parlions de la Vie, de sa beauté, de ses couleurs... le tout en musique ? Sans angélisme mais avec un côté positif engageant, le quintette ligérien La Belle Vie avance ses pions sereinement, depuis une année, avec de jolis titres clipés avec succès. « Tu sais, la vie est belle comme tout / Quand elle est prise par le bon bout » explique la formation qui pourrait bien être une des révélations pop de l'année 2020. Très actuels, les sons produits par ces jeunes gens font mouche dès la première écoute. Faciles d'accès, accompagnant aussi bien un apéritif entre potes qu'un déhanché sur la piste, les quelques titres distillés par le groupe - qui en a produit neuf jusqu'à maintenant - ne laissent pas indifférents. On retrouve un soupçon de Polo & Pan, un peu de la douceur de Voyou (dont ils feront la première partie ce soir au Fil), la générosité du duo stéphanois Terrenoire et le magnétisme de Vendredi Sur Mer. Bref, un condensé de la fraîcheur proposée par la scène française du moment, le tout bien de chez nous ! La Belle Vie + Voyou, vendredi 13 décembre au Fil

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Les 1ers noms de Musilac 2020

Festival régional | Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 décembre 2019

Les 1ers noms de Musilac 2020

Angèle, - M -, Iggy Pop et Lenny Kravitz sont les quatre premiers noms qui ont été lâchés hier pour dessiner les contours du 19e festival Musilac d'Aix-les-Bains qui se déroulera du 11 au 14 juillet 2020.

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Suzane, cette combattante

Pop/Electro | Située quelque part entre Christine and The Queens et Stromae, Suzane a connu une fulgurante ascension. Avec des clips qui ont ravagé la Toile, l'Avignonnaise construit son univers petit à petit et sort un très attendu 1er album, Toï Toï, en janvier. Un mois avant, elle passe à Saint-Étienne. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 4 décembre 2019

Suzane, cette combattante

Tu fais le choix de chanter en français... C’était plutôt évident pour moi. Mes premières influences restent la musique française comme celle de Brel, Piaf ou Barbara. J’ai toujours été davantage touchée par les textes en français, même dans le rap avec Diam’s, Orelsan, Mc Solaar… C’est également une façon d’être connectée avec ce que je raconte, de parler dans ma langue maternelle. C’est là où je me sens le plus à l’aise et c’est beaucoup plus stimulant également. Il est certain que j’écrirai toute ma vie en français ! Je prends ma plume pour constater plutôt que pour dénoncer Tu abordes des thématiques fortes, très ancrées dans l’actualité. Était-ce un choix de dénoncer les déviances de la société ? Je pense que certaines choses, en tant que citoyenne, me heurtent au quotidien comme le harcèlement que je traite dans SLT ou le réchauffement climatique que j’aborde dans Il est où le SAV ? Ce sont des choses contre

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Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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Terrenoire de l'ombre à la lumière

MUSIQUES | Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font (...)

Nicolas Bros | Vendredi 14 juin 2019

Terrenoire de l'ombre à la lumière

Le duo de frangins stéphanois Terrenoire vient de sortir deux nouveaux titres, en prévision de leur album prévu pour début 2020. Des morceaux qui se font face et explorent deux univers très différents, tendu et sombre pour "De L’Ombre À La Lumière", doux et tranquille pour "Lâchons prise". Le groupe sera en tournée en Espagne en juillet et passera aux Francofolies de La Rochelle (12/07) et aux Nuits de Fourvière (24/07).

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Des talents se révèlent

Tremplin | À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la (...)

Antoine Desvoivre | Mercredi 29 mai 2019

Des talents se révèlent

À vos radios ! Dix artistes ligériens concourent pour devenir la "révélation 2019 de la musique". Au programme : du rap, de la pop, de la chanson française, du talent et des jeunes artistes qui espèrent donner un coup de pouce à leur carrière. Vous pouvez les découvrir chaque jour à 18h sur les ondes de France Bleu et récompenser de votre vote celui qui vous aura conquis. Le vainqueur se verra ouvrir les portes de la finale régionale des "révélations France Bleu Auvergne Rhône-Alpes". Si vous voulez en savoir davantage et donnez votre voix à l'un des artistes, rendez-vous sur cette page. Les votes peuvent s'effectuer jusqu'au 9 juin.

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Flèche Love, dans le mille

Pop indé | Amina Cadelli, alias Flèche Love, est une artiste attachante pour plusieurs raisons : ses intentions, sa qualité artistique et sa bienveillante volonté. L'ex-chanteuse du groupe Kadebostany a livré un très premier album solo, Naga Part.1. Elle sera sur la scène du Fil en ce début de mois pour le défendre.

Nicolas Bros | Mardi 2 avril 2019

Flèche Love, dans le mille

Dans une période où le repli sur soi s'avère souvent très tentant, il est singulièrement bénéfique de faire des rencontres telles que celle de l'artiste Flèche Love. Amina Cadelli, de son nom civil, s'est révélée en solo grâce à une collaboration avec Rone, sur le magnifique titre Umusuna. Et ce n'est sans doute pas un hasard si les deux se sont trouvés pour faire émerger un titre aussi prenant. Deux belles âmes ne peuvent que faire des miracles. Après avoir quitté le groupe Kadebostany en 2015, Amina qui savait « depuis toujours » qu'elle ferait de la musique en solo, a attendu trois ans avant de pouvoir faire émerger son premier disque, Naga Part.1, sous son pseudo de Flèche Love. Un album complet et riche mêlant spiritualité, engagement mais également des références culturelles diverses (Camille Claudel, la déesse indienne Kali, Kurt Gödel...). Tout ceci, en faisant bien attention à ne pas tomber dans le « patchwork » insipide. « Il n'y a aucune préméditation dans ma musique, assure-t-elle. Un patchwork c'est une succession de pièces rapportées. Ma musique correspond davantage au bouillonnement que j'ai en moi. On pourrait dir

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Joe Bel fait de beaux rêves

Pop | Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 2 avril 2019

Joe Bel fait de beaux rêves

Il aura fallu peut-être plus de temps que prévu pour que celle dont nous tirions le portrait il y a déjà cinq ans dans notre édition lyonnaise ne publie enfin son premier album. Entre-temps bien sûr, la jeune femme a produit des EP, pas mal tourné et même joué dans un film, Tout pour être heureux, dont elle signa une partie de la BO. Cet album, Joe Bel en a rêvé, elle l'a appelé Dreams, et on présume qu'il est à la hauteur de ses songes. D'abord parce qu'il est magnifiquement réalisé par Marcus Paquin (The National, Arcade Fire, Timber Timbre). Ensuite parce qu'en neuf titres d'une grande précision, on y retrouve la chanteuse telle qu'en elle-même : tantôt vibrante de simplicité aux commandes de ballades au piano (Before), à la guitare (I Believe) ou subtilement mais richement arrangés (Dreams, That Belongs to me, le sublime In the Morning) ; tantôt irrésistible de groove, comme sur le hit No, No qui déploie de belles ailes soul ou sur le reggae-isant Too late ; tantôt les deux comme sur Ivory, première tentative, réussie, de chant en français où ce voile qui

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Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Electro-pop | Le duo stéphanois Ecloh, formé de Chloé Royon et Olivier Pradel, vient de sortir son premier EP "Seed" proposant un « trip-hop griffé de post-rock » qui fait mouche. Rencontre avec le groupe avant leur release party de jeudi 7 février au Méliès Jean Jaurès.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Ecloh : « Une opposition entre douceur et rugosité qui fonctionne bien »

Quel est votre parcours musical avant d'arriver jusqu'à Ecloh ? Chloé : Nous avons une formation au conservatoire tous les deux. Olivier était en formation jazz en guitare, bien que sa culture musicale soit plutôt rock en ayant joué dans des groupes post-rock tels Mirabo et ALEC. Pour ma part, j'ai fait trois années en musiques actuelles. C'est dans le cadre de cette formation qu'on a démarré le projet Ecloh mais nous nous connaissions avant même le conservatoire. Olivier : L'idée était de faire rencontrer nos deux univers qui pouvaient paraître assez différents, mais qui au final se marient bien. Vous avez démarré ce projet en l'orientant d'emblée vers des sons électro et pop ? Olivier : Le projet est né sous la forme guitare/voix. Nous avons voulu y intégrer le sampling. Tout ceci en restant deux sur scène et en n'utilisant aucune boucle pré-produite. Nous avons donc apporté d'abord des percussions, puis des claviers, synthé, basses et enfin des synthèses sonores. La musique d'Ecloh est le reflet des traits communs que nous possédons avec Chloé sur la concepti

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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"Le Retour de Mary Poppins" : Mary à tout prix (et pareille à elle-même)

ECRANS | De Rob Marshall (É.-U., 2h10) avec Emily Blunt, Lin-Manuel Miranda, Ben Whishaw…

Vincent Raymond | Mardi 18 décembre 2018

Trente ans se sont écoulés depuis le départ de Mary Poppins. La voici de retour, quasi identique pour s’occuper des enfants de Michael Banks, alors que leur père, jeune veuf, s’emploie à sauver leur maison d’une saisie. Heureusement, sa magie sera le sucre qui aidera la médecine à passer… Disons-le tout net, cette suite est une délicieuse mine de paradoxes. Tout d’abord parce qu’il s'applique davantage à répliquer l’opus initial qu’à le prolonger, histoire de montrer l’immutabilité de la nounou — laquelle pourtant à changé de physionomie en changeant d’interprète. Ainsi le ramoneur est-il ici remplacé par un allumeur de réverbères (même genre de monte-en-l’air, en plus propre sur lui), l’oncle Albert s'envolant au plafond troqué par une cousine Topsy vivant tête-bêche, la séquence champêtre en animation par… une séquence champêtre en animation (avec une touche de cabaret en sus). Bénéficiant des évolutions techniques contemporaines, cette Mary Poppins est donc plus une 2.0 qu’une n°2. Mais si la trame se conforme à l’original, cet épisode se distingue sur un point : son

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Therapie Taxi : génération X

Pop | On a ausculté le phénomène pop français avant son passage vendredi 7 décembre sur la scène du Fil.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 décembre 2018

Therapie Taxi : génération X

On ne sait s'il durera plus longtemps qu'un feu de Bengale (pour le feu de paille, il est déjà trop tard) mais force est de constater que le trio Therapie Taxi (Adé, Raph, Renaud), apparu pour la première fois sur les radars il y a deux ans avec un titre perforant, Salop(e), jalonné de lyrics très "explicit" comme on dit dans l'industrie du disque en guise d'avertisseur, est en train de gagner ses galons de

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"Utøya, 22 Juillet" : La chasse

Drame | Reconstitution en temps réel de l’attaque d’Utøya vue de l’intérieur et en plan-séquence, cette terrible et néanmoins superbe claque est portée par l’impressionnante Andrea Berntzen, qu’on suivra au-delà de ce film. Brut, mais surtout sans bavure.

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

22 juillet 2011, sur l’île norvégienne d’Utøya où se tient un camp réunissant de jeunes travaillistes, la nouvelle de l’attentat venant de toucher le quartier des ministères à Oslo est à peine digérée que des tirs retentissent : une attaque terroriste est en cours ! Katja tente de se mettre à l’abri… C’est peu dire que l’on redoutait ce film. Car l’événement dont il s’inspire a traumatisé la société scandinave, laquelle a eu encore plus de mal à se remettre du procès du mégalomane extrémiste responsable des faits — ce dernier en profitait comme d’un piédestal pour vanter ses idées nauséeuses, avec force provocations narquoises. Comment, alors, évoquer cette journée funeste sans héroïser survivant·e·s et martyres, sans donner du meurtrier une image qui le remplirait d’orgueil, ni coudre de fil blanc les pages du drame ? Trop de cinéastes omettent de se poser des questions basiques d’éthique, que les bons sentiments pas plus qu’une musique empathique ne résolvent. Faut-il mettre au crédit de la “rigueur protestante“ et pragmatique les choix opérés par Erik Poppe dans U

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Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Portrait | Elle a 31 ans, elle est rappeuse, elle a des choses à dire mais les dit toujours en son seul nom, méfiante de toute forme de récupération. Aussi à l’aise que droite dans ses pompes, Radikale Junkypop bouscule les codes dictés par un milieu encore essentiellement masculin, en même temps que les carcans de la société.

Cerise Rochet | Mercredi 31 octobre 2018

Radikale Junkypop, électron libre de la scène hip hop stéphanoise

Petite brunette au visage poupin en partie caché derrière des lunettes à larges montures, Carole a le sourire des personnes douces et bienveillantes, en même temps que le froncement de sourcils de ceux qui savent où ils veulent mettre leur(s) patte(s). À la ville, la demoiselle bosse dans une petite boîte d’intégration de réseaux informatiques et téléphoniques, à Saint-Étienne. Chaque matin, elle enfile donc son costume, jouant de manière irréprochable son rôle de trentenaire citadine parfaitement intégrée au monde de l’entreprise… Et ne manque d’ailleurs jamais de s’en amuser. Une fois le costume tombé, en revanche, Carole ne joue plus. Libre, de penser et de dire ce qu’elle veut, de s’affirmer telle qu’elle est, dans ses rencontres comme dans les textes qu’elle scande sur scène. Gamine, Carole écrivait des chansons sur les animaux. Un peu dans son monde, un peu solitaire, sans doute déjà un peu artiste. Devenue une jeune femme, elle se lance dans des cours de chant, pour apprendre une technique et être plus à l’aise avec sa voix. Bercée par les barons du funk et de la soul, Carole écoute également beaucoup, beaucoup de rap. NTM, IAM au départ. Puis Kery James, Oxmo P

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Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Pop rock | Feu ! Chatterton s'est imposé en deux albums comme l'un des groupes de rock français parmi les plus lettrés et possédant une créativité sans bornes. Avec la tournée accompagnant L'Oiseleur, leur second opus, la formation démontre encore que le cocktail mêlant écriture poétique ciselée, énergique scénique débordante et style dandy assumé fait feu de tout bois. Rencontre avec Clément Doumic, musicien du groupe, avant son passage aux Oreilles en Pointe.

Nicolas Bros | Vendredi 26 octobre 2018

Feu ! Chatterton : « On aime le bon mot au bon moment »

Il est commun de dire que le passage du second album peut s'avérer délicat. Comment avez-vous abordé l'écriture de L'Oiseleur ? N'aviez-vous pas trop de pression avant la sortie de ce disque ? Clément Doumic : C'est vrai que l'on dit souvent cela et nous le savions même avant de faire notre premier album. Et ce n'est pas un mythe, quand on arrive au deuxième album, c'est délicat. On ressent une certaine pression de la part des médias ou du public. C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop ce qu'ils attendent mais on sait ce qu'ils n'attendent pas... On n'imagine déjà toutes les critiques : la redite, la facilité voire la médiocrité, la flemmardise, le manque de travail... C'est pour cela qu'on a essayé de nous couper le plus possible du monde. Nous nous sommes déconnectés des réseaux sociaux et pris du temps afin de ne plus penser qu'à l'écriture et à la composition. Nous avons essayé de recréer les conditions de création du premier album. Vous êtes-vous isolés dans un lieu pendant une période donnée pour vous consacrer à ce travail d'écriture ? Lorsque tu as la chance d'avoir un premier a

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La beigne et la caresse

Blues | Nom de dieu, Popa Chubby est de passage à Sainté ! À bientôt soixante balais, le chanteur et guitariste américain fait encore grave le show. Ça va barder !

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

La beigne et la caresse

Quelque part entre Chupa Chups et Papa Schultz, Popa Chubby est un artiste inclassable, rond comme une sucette espagnole et décalé du bocal comme une série humoristique sur un camp nazi de prisonniers de guerre. S’appeler Theodore Joseph Horowitz n’était au départ pas forcément facilitateur pour faire du gros blues-rock qui tache, c’est vrai. Theo a donc préféré s’auto-affubler d’une expression argotique un peu lourdasse, "pop a chubby", signifiant avoir une érection. Le musicos n’est donc pas une demi-molle dans le monde de la musique, bien au contraire on est là sur du high level, du qui-décoiffe-sa-mère ! Certes, son embonpoint ne lui permet plus de jouer debout, mais qu’à cela ne tienne, le New-Yorkais livre chaque concert comme des coqs leur combat, sans jamais rien lâcher. Il lui arrive même encore de passer derrière la batterie en live ! Shiftant du blues au rock ou du funk à la pop, Popa fait de chacun de ses albums un concept qui diffère des précédents, parmi lesquels quelques grosses références, comme le très bluesy Back Door Man, l’album-hommage à Jimi Hendrix Electric Chubbyland, sans oublier l’excellent Live at FIP

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African Queer

MUSIQUES | Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 4 septembre 2018

African Queer

Artiste protéiforme et star en devenir Nakhane est surtout l'un des musiciens dont on parle le plus en ce moment. Une hype méritée pour ce Sud-Africain au talent fou et à la voix sensationnelle, combinant mystique et culture queer, respect des anciens et émancipation à tout crin. La preuve avec You will not die, album soul pop vibrante qui doit autant à la liturgie des chants d'église de son enfance qu'à l'électro des clubs gays. Nakhane [+ Moon Gogo], samedi 13 octobre au Fil

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Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Chanson pop | À la croisée de l’avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. rencontre avec le génial auteur de La Science du Cœur qui enfonce le clou d’un talent à découvrir absolument. Au festival Paroles & Musiques 2018, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix(version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta

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Jain : « Marquer une différence avec la grosse pop américaine »

MUSIQUES | Alors qu’elle vient tout juste de sortir "Alright", nouveau single annonciateur d’un deuxième album en préparation, Jain propose jusqu’à début août un "Warm up tour" dont beaucoup de dates affichent complet. Rencontre avec la jeune princesse de la melting pop à la française à qui l’on doit les tubes "Come" et "Makeba" métissant magnifiquement le mainstream.

Sébastien Broquet | Mardi 29 mai 2018

Jain : « Marquer une différence avec la grosse pop américaine »

Entre votre rencontre avec le chanteur, musicien et producteur Yodelice et la sortie de votre premier album Zanaka en 2015, vous avez mis presque six ans : c'est rare d'avoir la possibilité de prendre le temps ainsi, d'avoir cette liberté… Jain : Quand j'ai rencontré Yodelice, j'avais 16 ans. Je trouvais ça trop tôt... C'était le premier producteur que je rencontrais. Et je voulais passer mon bac, faire mes études en art. Je n'étais pas du tout sûre de vouloir faire de la musique, tout simplement. On s'est laissé le temps, tous les deux. Je suis revenue le voir à 22 ans, une fois que je savais réellement que je voulais faire de la musique. Et c'est là que l'on a commencé à travailler ensemble sur cet album. Au cours de votre jeunesse à Abu Dhabi puis au Congo, avez-vous eu des expériences au sein de groupes, avec d'autres musiciens ? Ma première expérience, c'était à 18 ans à Abu Dhabi : avec un groupe, on faisait des reprises. Après, j'ai très rapidement été seule sur scène. Au Congo, j'ét

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"Rester vivant - méthode" : Comment ça va avec la douleur ?

Aïe ! | de Erik Lieshout (P.-B., 1h10) avec Iggy Pop, Michel Houellebecq, Robert Combas…

Vincent Raymond | Mardi 15 mai 2018

De la douleur surmontée naît la création poétique. Tel est le postulat de l’essai signé par Michel Houellebecq en 1991, Rester vivant, méthode. Un bréviaire dont fait ici son miel Iggy Pop, jadis réputé pour ses performances scéniques limites conjuguant scarifications et auto-mutilations diverses. En vénérable pré-punk apaisé, l’Iguane s’emploie à lire devant la caméra quelques stances de l’ouvrage, à les commenter à la lumière de son parcours ; croisant sa propre vie avec celle d’autres artistes aussi marqués par la souffrance que lui. On y découvre les écrivains écorchés Claire Bourdin et Jérôme Tessier, ainsi que le vibrionnant peintre Robert Combas, témoignant tous de leur rapport intime à la maladie — schizophrénie, dépression ou autre plaie intérieure térébrante qu’ils ont convertie en carburant créatif. Et puis il y a dans un recoin du film, à son extrémité caudale même, un certain “Vincent“, artiste reclus absorbé par un grand œuvre mystérieux. Il s’agit le seul “personnage“ fictif de ce documentaire hybride, interprété par Houellebecq en personne. Visage rongé de stigmates, voix souffreteuse et si

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Ecloh, August et Slogan pour le Ninkasi Music Lab stéphanois

Tremplin | Avant son retour en terres stéphanoises prévu en 2019, l'enseigne lyonnaise Ninkasi, prônant le concept "bière x burger x musique", s'invite au Fil avec (...)

Nicolas Bros | Mardi 10 avril 2018

Ecloh, August et Slogan pour le Ninkasi Music Lab stéphanois

Avant son retour en terres stéphanoises prévu en 2019, l'enseigne lyonnaise Ninkasi, prônant le concept "bière x burger x musique", s'invite au Fil avec son tremplin Ninkasi Music Lab. Destiné à favoriser le repérage de talents musicaux issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce dispositif propose plusieurs concerts de découvertes, gratuits, dans diverses salles régionales. Pour son 5e concert de l'édition 2017/2018, c'est donc à Saint-Étienne que le Ninkasi pose ses enceintes. Au programme, trois groupes rythmeront la soirée : tout d'abord les Stéphanois d'Ecloh. Duo pop proposant une musique aux arrangements hypnotiques et rugueux, où la douceur de la voix de la chanteuse vient s'interposer avec délicatesse. Les locaux de l'étape seront accompagnés par le groupe lyonnais August dont la electro-pop lorgne du côté de Mumford & Sons avec sensibilité et une certaine porosité dansante. Un son très actuel... Enfin d'autres Lyonnais, le groupe Slogan, complète la programmation, également dans une vein

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Terrenoire au Printemps de Bourges

Festival | Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 mars 2018

Terrenoire au Printemps de Bourges

Non, le quartier stéphanois tout entier ne sera pas présent au Printemps de Bourges 2018... Mais deux de ses plus fiers représentants, oui ! Raphaël et Théo Herrerias (aka "1 000 Chevaux-Vapeur") forment le duo Terrenoire et proposent une chanson electro-pop nébuleuse et ambitieuse. Ce groupe figure parmi les belles révélations stéphanoise de ces derniers mois. Leurs créations ont fait mouche au-delà des frontières de la métropole puisqu'ils viennent donc d'être sélectionnée pour participer au prochain Printemps de Bourges en tant que représentants de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre des "Inouïs du Printemps de Bourges". Les deux frères seront donc présents dans la ville de Jacque Cœur, le 27 avril sur la scène du 22 d'Auron. Parallèlement, les Ligériens auront également le loisir de les découvrir sur scène tout d'abord au Château du Rozier, à Feurs, le 21 avril prochain et sur la grande scène du festival Paroles & Musiques 2018 à Saint-Étienne le 1er juillet aux cô

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Girls In Hawaii : « Nous sommes des enfants des années 80 »

Entretien | Nocturne est plus électronique que vos précédents albums, était-ce une volonté de départ ? Lionel Vancauwenberghe de Girls In Hawaii : Oui, nous (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Girls In Hawaii : « Nous sommes des enfants des années 80 »

Nocturne est plus électronique que vos précédents albums, était-ce une volonté de départ ? Lionel Vancauwenberghe de Girls In Hawaii : Oui, nous souhaitions ajouter de l'électronique dans l'habillage de nos titres. Nous avions déjà touché à cela auparavant avec Luuk Cox, notre producteur. Nous sommes des enfants des années 80. Pendant toute notre jeunesse, nous avons entendu les Depeche Mode, Jacno, Kraftwerk... C'est une période à laquelle nous nous référons beaucoup dans notre sonorité et donc, ce côté plus électronique en est issu. Dans les années 90, nous étions en totale rupture avec cette décennie 80, nous étions très guitare, grunge... Nous en sommes revenus. C'est assez drôle que Nocturne soit, en quelque sorte, notre pacte de paix avec cette époque. Dans une interview, vous expliquiez que « plus vous aviez abordé cet album de manière froide, plus l'émotion revenait de manière différente »... Avec le décès de notre batteur en 2010 et les années qui ont suivi, nous avons dé

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Girls in Hawaii : vers les lueurs

Pop | Après quatre ans d'absence et un album, sublime, consacré à la douleur de la perte d'un de ses membres, le groupe belge Girls in Hawaii renaît une fois de plus à lui même et retrouve la lumière en se tournant vers l'électronique et un rien d'abstraction.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 février 2018

Girls in Hawaii : vers les lueurs

La dernière fois qu'on avait eu affaire à Girls in Hawaii, ceux-ci nous avait livré un album de deuil, celui du batteur du groupe et frère du chanteur, Denis Wielemans. À voir débarquer ce Nocturne on se dit, sur la foi de son titre, qu'il s'agit ici d'en prendre la suite. Surtout quand sur l'élégiaque ouverture du disque This Light, le groupe répète « Keep your distance from this light », celle qu'on verrait, blanche, au bout du dernier tunnel. Et pourtant un autre genre de lumière vient rapidement contredire ce titre et celui d'un album plein de couleurs. Le même genre de lumière que celle de l'étoile filante qui éclaire la nuit sur la peinture naïve (une toile du peintre britannique Tom Hammick) qui orne la pochette du disque. À moins qu'il ne s'agisse, suivant l'interprétation qu'on en fait, d'un volcan en éruption. Dans les deux cas, une manière brute et poétique d'éclairer la nuit, de l'embraser, et peut-être même de l'embrasser, d'en accepter l'augure. De se livrer à une métamorphose aussi, d'accomplir un souhait comme on en fait au passage d'une étoile filante, d'entrer en é

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La pop planante d'ANGL

Pop | Les groupes se font et se défont, c'est ainsi, mais la musique survit et c'est bien là le principal. Ainsi se retrouvent Paloma (...)

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

La pop planante d'ANGL

Les groupes se font et se défont, c'est ainsi, mais la musique survit et c'est bien là le principal. Ainsi se retrouvent Paloma Andrade (ex-Ladybug and the Wolf) et Alexis Liu (ex-Doorsfall) autour d'ANGL, un tout nouveau projet pop électro pour le duo installé désormais dans la Drôme. Le premier EP du binôme vient d'être mis en boîte dans leur studio personnel et déjà un premier clip, celui du single Bleu, pose le décor. Une belle caisse, à bord de laquelle un couple, les cheveux au vent (forcément), poursuit un lent roadtrip dans le soleil déclinant. Un chewing-gum, un hamburger, un beau roulage de patin sur la banquette arrière et tout bascule. Passage d'un monde à un autre, de la vie à la mort, toute une vie en accéléré. De belles images (tournée sur les flans arides du Mont Ventoux) pour une musique agréablement planante, un univers classieux et sensuel (on pense notamment à Lana Del Rey), bien loin des précédents groupes de Paloma et Alexis. ANGL, une nouvelle aventure, un nouveau groupe à suivre de près. ANGL, le 27 janvier au FIL et le 02 février au Château du Rozier

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Barrio Populo : « Un hommage à la beauté »

Chanson-poésie | Un peu moins d'un an après leur album Géographie du Hasard, le groupe stéphanois de chanson-rock Barrio Populo remet déjà le couvert, mais avec un disque différent des autres. Une "galette" originale, un hommage à la poésie et à la chanson françaises, intitulée "Cris d'Écrits" qu'ils présentent, comme à l'accoutumée, en primeur au public de la capitale ligérienne.

Nicolas Bros | Vendredi 17 novembre 2017

Barrio Populo : « Un hommage à la beauté »

Pourquoi avoir monté ce projet d'album en forme d'hommage à la chanson et à la poésie françaises ? Victor Coulomb : Cela est venu d'une chose assez simple. Avec les Barrio, nous avons l'habitude depuis plusieurs années de ponctuer notre spectacle par des reprises de chanson françaises, que nous remettons au goût du jour. Notamment du Ferré, du Ferrat... Puis nous avons mis en musique des poèmes, d'abord anecdotiquement puis régulièrement. À chaque fois, cela plaisait beaucoup car ce n'était pas de la reprise pure, mais de la composition à partir de textes. Du coup, nous nous sommes dits que nous pourrions faire un album concept autour de cela. Le résultat est un hommage à la beauté, tout simplement. Comment avez-vous sélectionné les différents textes présents sur ce disque ? Tout simplement, j'ai repris des poèmes que j'aimais bien. Pour certains, cela fonctionnait bien, pour d'autres moins. Le tri s'est effectué ainsi. Pour les chansons le procédé était le même. Tous les textes choisis ont été importants dans mon parcours, m'ont porté. Et surtout, il fallait que le résultat ait un intérêt artistique que nous pouvions app

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À cœurs écrits

Chanson/Rock | Le groupe stéphanois Barrio Populo sort en ce mois de novembre un quatrième album magique, en forme d'hommage à certains des plus beaux textes de la (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 novembre 2017

À cœurs écrits

Le groupe stéphanois Barrio Populo sort en ce mois de novembre un quatrième album magique, en forme d'hommage à certains des plus beaux textes de la poésie et de la chanson française. Intitulé Cris D'écrits, cet opus est un jonglage rock bien dosé qui fait vivre plus que jamais les plumes de Rimbaud, Prévert, Artaud, Ferré ou Barbara. Habile et juste, cet album met en appétit avant le premier concert prévu le 24 novembre à la salle Jeanne d'Arc pour son lancement.

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Rive-de-Gier veut redorer son blason

Rive Music Festival | La Ville de Rive-de-Gier souhaite changer son image. Pour cela, plusieurs actions ont été lancées la semaine dernière. Outre le programme Rive-de-Gier 2028 (...)

Nicolas Bros | Mardi 11 juillet 2017

Rive-de-Gier veut redorer son blason

La Ville de Rive-de-Gier souhaite changer son image. Pour cela, plusieurs actions ont été lancées la semaine dernière. Outre le programme Rive-de-Gier 2028 qui prévoit un programme complet de renouvellement urbain afin d'insuffler à son centre-ville une nouvelle dynamique. Le corolaire de cette annonce est la mise en place d'un nouveau rendez-vous musical populaire et festif sur la place del aLibération ce 13 juillet : le Rive Music Festival. En partenariat avec la station NRJ, la ville accueillera Joachim Garraud (ex-producteur de David Guetta), Sound of Legend et Oddyssey pour un "live" gratuit. « L'idée est de reconquérir le centre-ville en faisant plus qu'un simple animation "classique" tout en permettant un changement d'image pour notre centre-ville, assure Serge Chmielarz de la Direction des animations, de la culture et des sports. Nous avons souhaité remonter une soirée électro-pop populaire et "mainstream" pour attirer le maximum de personnes. Notre objectif se situe entre 5 000 et 8 000 personnes. » Ce nouvel événement rappelle les soirées que la ville organisati il y a quelques années avec la station Radio Scoop et pour lesquelles jusqu'à 20 000 spect

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Macadam Popcorn : Grandeurs et évolutions des petits commerces de cinéma

ECRANS | de Jean-Pierre Pozzi (Fr., 1h19) documentaire avec Mathieu Sapin…

Vincent Raymond | Mercredi 28 juin 2017

Macadam Popcorn : Grandeurs et évolutions des petits commerces de cinéma

Voici un documentaire qu’on voudrait aimer par principe ; autant pour son sujet que pour l’opiniâtreté de sa démarche et ses (modestes) tentatives formelles. Jean-Pierre Pozzi et son camarade le dessinateur Mathieu Sapin y écument la France des salles de cinéma alternatives, après le passage au “tout numérique”, et donnent la parole aux défenseurs acharnés de l’exception “art et essai” — ces propriétaires de salles maintenant coûte que coûte leurs écrans dans le paysage. Scandé de trop rares séquences animées, ce road movie leur a pris des mois, voire des années. Hélas, une partie de leur énergie s’est diluée au fil du temps, et le film s’en ressent : on devine à sa réalisation bancale, à son montage façon coq-à-l’âne et à l’absence hurlante de continuité que les protagonistes (au jeu merveilleusement approximatif) ont dû caler les sessions de tournage au gré de leurs disponibilités. Cette forme inachevée, parasitant un fond édifiant (notamment les témoignages d’intervenants pittoresques, aventureux et sympas — clin d’œil au vaillant CinéDuchère) montre les limites d’un cinéma militant privilégiant les inte

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Juin : on bouge ou on reste ?

Panorama ciné | Les ponts de mai vous ont donné des envies de vacances ? Dommage, il vous faut encore patienter. Profitez donc du mois de juin, qui s’achève par la Fête du Cinéma, pour faire escale dans les salles obscure (et climatisées) ; vous irez ensuite cuire au soleil.

Vincent Raymond | Mardi 6 juin 2017

 Juin : on bouge ou on reste ?

“Should I Stay or Should I Go“ ? Qu’il s’agisse de rester groupés ou de prendre son indépendance, d’hésiter entre rester sur place ou aller de l’avant ; de prendre son élan avant d’accomplir un acte décisif, nombreux sont les films semblant illustrer ce mois-ci le lancinant refrain des Clash ! Mais n’en déplaise aux survivants de la formation punk-rock, leur hymne convient particulièrement à des films marqués par la violence et la guerre. À commencer par l’adaptation du roman de Laurent Binet, HHhH (7 juin). Signée Cédric Jimenez, cette biographie du nazi Reinhard Heydrich (le concepteur de la Solution finale) s’attache aussi aux martyrs ayant organisé son exécution à Prague — l’Opération Anthropoid. Malgré quelques efforts d’originalité dans sa construction, l’ensemble peine à conjurer la malédiction de l’euro-pudding. Tiré du Terroriste noir de Tierno Monénembo, lequel s’inspirait de l’histoire authentique d’un résistant noir, Nos Patriotes de Gabriel Le Bomin (14 juin) se déroule à la même époque. Et n’est pas exempt de critiques, tant il accumule de facilités et de conventions :

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Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Electro pop | Depuis plus de trois ans, Pethrol creuse quelques puits entre l'électronique et l'acoustique, le rythmique et le mélodique. Avec Figures, leur premier album, le groupe dévoile un véritable gisement d'or noir. Héloïse, la chanteuse, est revenue sur l'évolution de son Pethrol.

Gabriel Cnudde | Mardi 2 mai 2017

Pethrol : « Le fond influe la forme et pas l'inverse »

Votre musique allie le côté brut de décoffrage, très industriel de l'électro et la douceur de ta voix, comme une plume posée sur une poutre d'acier. C'est ce contraste là que vous cherchez à créer ? Héloïse Derly : C'est difficile à expliquer. Ce contraste existe, évidemment. On en parle depuis le début du projet puisque Cédric et moi avons une culture différente, même si on se retrouve parfaitement dans Pethrol. Mais au delà de ce contraste, il y a surtout une recherche de texture musicale forte. Pour l'album, on a changé nos machines pour partir sur des sons complètement analogiques. On a cherché une texture, qu'on mêle à beaucoup de rythmes percussifs, métalliques, synthétiques. À mon sens, c'est surtout ça notre ambivalence, en plus de ma voix. Notre plus gros jeu, c'est avec les parties rythmiques sur lesquelles on travaille les polyphonies. Il y a des lectures différentes de notre musique. On veut que ça parle au plus grand nombre, que ce soit simple à écouter pour que tout le monde soit emporté avec nous. Mais on veut aussi que quelqu'un qui nous écoute plusieurs fois découvre les différentes strates. C'est là qu'apparaissent des c

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King Child, odyssée audacieuse

Pop-électro | Le duo King Child sortira en octobre son premier album, Meredith. Un disque qui transpire la sérénité et le travail abouti. Mélodies entraînantes, planantes ou propres à l'introspection, c'est à un voyage aux accents indie pop de qualité auquel vous convie Quentin Hoogaert et Jean Prat.

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

King Child, odyssée audacieuse

« Je pense qu'aucun artiste ne peut prétendre avoir accès à la vérité ou une version authentique d'un événement. Mais évidement ils ont des moyens légèrement meilleurs à leur disposition puisqu'ils ont leur art pour amplifier tout ce sur quoi ils veulent écrire. Ils ont la musique » explique Thom Yorke, chanteur de Radiohead. Cette sentence s'applique à merveille au groupe franco-belge King Child. Emmené de main de maître par Jean Prat (entre autres créateur du studio Purple Sheep dans les Monts du Lyonnais) et Quentin Hoogaert (Bruxellois, membre du groupe Leopold Tears), la formation vient de finaliser un premier album qui se déguste les yeux fermés mais les oreilles bien ouvertes. Leurs productions sont déjà dignes des grands, avec une pop léchée et travaillée. Le projet laisse transparaître une mâturité qui étonne sur un groupe encore jeune. « Avec Quentin, nous nous sommes rencontrés en 2011, à l'époque où je jouais dans le groupe Red Rocks, explique Jean Prat. Il en est devenu le chanteur mais l'aventure n'a pas duré longtemps. Nous sommes restés en contact malgré tout, puis il y a un an et demi, je l'ai branché avec deux titres que j'avais composés e

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Néo-sirène minimaliste

Chanson pop | La chanson douce a le vent en "pop" ces temps-ci. Après Ladybug and The Wolf ou Ceti Cantat, Saint-Étienne voit désormais briller Paillette dans ses salles (...)

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Néo-sirène minimaliste

La chanson douce a le vent en "pop" ces temps-ci. Après Ladybug and The Wolf ou Ceti Cantat, Saint-Étienne voit désormais briller Paillette dans ses salles de concert. Une nouvelle étoile montante qui pointe le bout de son clavier et de sa voix éclairée. Cette jeune artiste (23 ans) 100% stéphanoise propose un univers très minimal au cœur d'une première démo hello//goodbye qui laisse entrevoir de belles choses. « Les chansons que je propose sont assez minimalistes, explique-t-elle. Mais c'est un véritable parti pris car je suis seule à tout produire. » Décrivant volontiers ses compositions comme plutôt mélancoliques, Marie est passée par une formation de piano classique au Conservatoire de Saint-Étienne avant de se lancer dans la composition dès l'âge de 17 ans. Sur scène, la Stéphanoise propose un set calé autour d'une douzaine de titres. Des prémisses avant un premier album ? Paillette, le 09/03 à l'Espace Culturel Albert Camus au Chambon-Feugerolles, le 10/03 au Château du Rozier à Feurs et le 11/03 au Pax à Saint-Étienne

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Piers Faccini : « Les langues sont des instruments »

Pop-world | Le rêve est permis avec Piers Faccini. L'artiste "multi-carte" anglais d'origine italienne mais installé en France depuis plusieurs années, vient de sortir un nouvel opus I Dreamed an Island. Fouillé, ce disque nous emmène dans l'histoire, où les cultures et les langues se mélangent comme à l'accoutumé dans l'œuvre de cet artiste hors pair. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Piers Faccini : « Les langues sont des instruments »

Comment avez-vous débuté la musique ? Je suis arrivé étrangement à la musique par la peinture. Certes, quand j'étais adolescent, nous avions créé un petit groupe où je chantais, mais je ne prenais pas cela trop au sérieux. Ce que je voulais, c'était entrer à l'école d'art et peindre. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, mais j'ai parallèlement toujours joué de la musique et écrit des chansons. J'ai écrit ma première chanson à 14 ans. Au début, j'étais un peintre qui jouait de la musique. Aujourd'hui, c'est plutôt l'inverse. C'est à cause d'une série de coïncidences que je suis désormais plus musicien que peintre. Vous continuez à faire des expositions. Avez-vous des expositions prévues prochainement ? Pour le moment aucune car tout tourne autour de la musique et des concerts en 2017. L'album a été très bien reçu et il y a de nombreuses demandes pour des lives, même à l'international. C'est génial. Mais je continue d'exposer de temps en temps. Entre 20 et 25 ans, j'étais à fond dans la peinture. Puis, j'ai eu envie de monter sur scène. J'ai monté un premier groupe, Charley Marlowe, lorsque j'habitais à Londres. Puis en

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Musique fraternelle

MUSIQUES | La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Musique fraternelle

La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui grimpe tranquillement les échelons de la musique, sans crier gare et avec une belle identité. À l'instar de Ladybug and The Wolf, de Nazca, de Tachka et autres Pethrol, Camille et Robin, formant Black Lilys, proposent un univers bien à eux. Frère et soeur, ils se connaissent à merveille et leur musique est empreinte de cette belle complicité. Savants mélanges de soul, d'envolées rock et de douceurs folk/indie pop, les compositions du duo se glissent dans l'oreille tendrement. La voix déchirante de Camille, très proche de celle d'une autre belle artiste lyonnaise Joe Bel ou de Selah Sue, laisse rêveur. Il suffit d'aller tendre le pavillon sur un titre tel que Dust of You pour se laisser prendre au piège. Après un premier EP Memories of a Blind Mind sorti en 2014, le groupe a écumé de nombreuses salles et scènes, possédant aujourd'hui une réelle expérience live. À découvrir sans attendre. Black Lilys [+ CYLD], samedi 14 janvier à 20h30, au Château du Rozier à Feurs

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