Mixture luxuriante

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Photo : © Ben Rch


Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d'ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijoud. À noter en before, la prestation d'Angelaba en before au Méliès.

Gin Tonic Reunion, vendredi 20 décembre, before au Méliès Café de 19h00 à 01h00 puis soirée au Disorder Club


Gin Tonic Orchestra Live+Saint James+Angelaba


Disorder Club 2, cours Jovin Bouchard Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Jingle bells

Noël jazzy | Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Jingle bells

Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. Accompagnée par ses fidèles sidemen, The True Tones, la chanteuse néerlandaise Michelle David s’y colle à son tour avec une belle aisance, tant vocale que scénique. Au cours des cinq dernières années, le groupe a embrassé avec succès diverses influences allant du gospel traditionnel à l'afrofunk, de la soul au rhythm and blues, de la calypso au gnawa marocain. Michelle David and The True Tones, It's A Soulful Christmas, samedi 4 décembre à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

Continuer à lire

Jaurès sur des rythmes latinos

Sous le soleil de juillet | Les fins de semaines de juillet vont être rythmées du côté du kiosque de la place Jean-Jaurès. Avec sept dates programmées, le festival municipal Music on (...)

Nicolas Bros | Lundi 5 juillet 2021

Jaurès sur des rythmes latinos

Les fins de semaines de juillet vont être rythmées du côté du kiosque de la place Jean-Jaurès. Avec sept dates programmées, le festival municipal Music on Jaurès met en avant les rythmes ensoleillés avec plusieurs formations qui proposeront des créations aux airs latinos. Du jazz teinté de sons afro-cubains, de la samba, du forro, du zouk, de la biguine ou encore de la sanfona, il y en aura pour tous les amoureux des débuts de soirées chaleureux et dansantes. Music on Jaurès Dès jeudi 8 juillet, kiosque de la place Jean-Jaurès Concerts gratuits à 19h et programme complet à retrouver sur cette page

Continuer à lire

Le Sacre du Tympan

Expérience | En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX (...)

Niko Rodamel | Jeudi 24 juin 2021

Le Sacre du Tympan

En marge de sa programmation cinématographique (la nouvelle session de visionnage aligne une dizaine de films jusqu'au 4 juillet), le GRAN LUX propose une étonnante expérience sonore à vivre sans tarder. Constellé de 50 enceintes et de capteurs de présence, l’espace Studio reste a priori muet dans l’attente du visiteur (ou de la moindre petite mouche) qui réveille ainsi la machine-logiciel Game Player, laquelle se met aussitôt à jouer avec l’intrus, le hasard et bien sûr sa bibliothèque sonore. Installé dans une ancienne friche industrielle du XIXème siècle jadis occupée par la brasserie Mosser, le GRAN LUX est un espace à géométrie variable géré depuis 2004 par l’association Coxa Plana. SAND HOUSE / Le Son des Choses, du 25 juin au 4 juillet au GRAN LUX, site Mosser, 11 bis rue de l’Égalerie à Saint-Étienne

Continuer à lire

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Info | Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 juin 2021

Les discothèques rouvriront le 9 juillet avec pass sanitaire

Le ministre délégué aux PME, Alain Griset, vient d'annoncer la nouvelle : les discothèques, après 15 mois de fermeture, vont pouvoir rouvrir leurs portes le 9 juillet. Mais sous conditions : une jauge imposée et un accès réservé aux personnes possédant le pass sanitaire. « Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire, précise le ministre aux côtés de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. C'est, je pense, une bonne nouvelle ! L'idée est de permettre aux jeunes et aux moins jeunes de faire la fête en toute sécurité. » Mme Bachelot a tenu à préciser que le pass sanitaire « n'est pas un passeport vaccinal ou une obligation vaccinale ». Elle a expliqué qu'il existe trois manières d'obtenir ce pass sanitaire : être totalement vacciné, avoir un test antigénique négatif ou bien avoir été contaminé par la Covid et avoir « dégagé les réponses immunitaires » afin de se protéger et protéger les autres. Les discothèques à l'extérieur pourront avoir 100% des normes habituelles et en intérieur 75 %, avec un port du masque non obligatoire

Continuer à lire

"Le Discours" de Laurent Tirard : Tu parles ? Tu parles !

ECRANS | C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, (...)

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

C’est l’histoire d’un énième repas de famille auquel Adrien assiste alors que son esprit divague. Car la seule chose comptant pour lui à ce moment précis, c’est que Sonia réponde à son SMS. Et voilà que son futur beau-frère lui demande de faire un discours pendant la noce… Le Discours n’est pas un film, c’est du cinéma. En tout cas, une de ces propositions cinématographiques, pour reprendre le mot de Godard, qui s’amusent avec les possibilités du médium ; qui considèrent le 7e art comme la somme, la résultante, l’aboutissement ou l’évolution des précédents et surtout ne se prennent pas au sérieux. Ce qui ne les empêche pas de triturer la structure avec intelligence pour fabriquer de l’espace avec des mots et du temps avec des images ; bref créer comme Resnais un spectacle ludique superposé à un film mental. Tirard réussit son adaptation de Fabcaro comme on transforme un essai au rugby : il transpose cette obsession anxiogène de la répétition traversant l’œuvre de l’auteur (et bédéiste) en l’accommodant de variations oulipiennes donnant à Benja

Continuer à lire

Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

ECRANS | À l’écran, on l’a connu odieux (Le Sens de la fête), irrésistible de drôlerie (Mon inconnue), fuyant (Antoinette dans les Cévennes) mais à chaque fois impeccable. Benjamin Lavernhe — de la Comédie Française — poursuit sur sa lancée en tenant l’affiche (et le crachoir) du Discours, adaptation ô combien cinématographique de Fabcaro par Laurent Tirard.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Benjamin Lavernhe dans Le Discours : « J’aime bien causer… »

Le Discours raconte une histoire des retrouvailles différées. Or le film, d’abord annoncé pour Cannes 2020, avait été repoussé en décembre, avant d’être à nouveau décalé pour le 9 juin. Il y a là comme une mise en abyme un peu ironique et cruelle, non ? Benjamin Lavernhe : Oui, c’est vrai que c’est tragiquement drôle ; après, on peut se dire que notre personnage du « Discours » se plaint beaucoup, se complaît un peu ; qu’il est peut être un peu pénible… Nous, on a eu l’impression que notre plainte, elle était légitime ; on n’a pas envie qu’elle soit vue comme nombriliste et qu'elle finisse par agacer. Comme disait Jean-Michel Ribes sur les réseaux sociaux « la culture n’est pas au dessus du reste, mais elle existe ». Aux yeux du public, votre personnage peut passer pour nombriliste ; en réalité, c’est quelqu’un en attente et en souffrance. Une souffrance qui dévore tout le reste, et que le film ne fait que retranscrire avec justesse…

Continuer à lire

Quartier Latin-tement

Librairie | Après plusieurs mois de fermeture suite au décès de son ancien propriétaire, la librairie stéphanoise a réouvert ses portes début mai.

Cerise Rochet | Vendredi 7 mai 2021

Quartier Latin-tement

Lycéen, Daniel Damart voulait être libraire. Un rêve de gosse, rapidement mis de côté au profit d’une carrière dans l’univers industriel, faite de nacelles et de tractopelles. 40 ans plus tard, pourtant, l’envie de jeunesse se concrétise enfin. Passionné de bouquins et ancien fidèle client, le Stéphanois vient en effet de reprendre la librairie Le Quartier Latin, rue Georges Teissier. « Je n’ai pas d’expérience dans ce domaine, non. J’ai surtout une formation de lecteur », confiait-il à quelques jours de l’ouverture officielle, caché derrière des piles de livres, et fréquemment interrompu par les toc-toc réguliers de quelques habitués des lieux, impatients de pouvoir de nouveau en franchir le seuil. Aidé de Magali, sa nouvelle employée, Daniel Damart espère ainsi redonner vie à ce lieu si emblématique de la ville, fort de son impressionnant stock, dont tous deux devront avant toute chose prendre connaissance : « ici, il y a environ 20 000 bouquins. Autant dire qu’il va nous falloir un peu de temps. Nous allons rester sur la même ligne que celle qui était déjà en place, avec, entre autres, un stock très important en littérature étrangère. Pour le dire vite,

Continuer à lire

CARBONE, bis repetita

ARTS | Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures (...)

Niko Rodamel | Mercredi 21 octobre 2020

CARBONE, bis repetita

Porté par la galerie associative Les Limbes, le projet CARBONE 20 propose de repenser la diffusion de l’art actuel et contemporain par les structures qui œuvrent au quotidien au sein de leur territoire. Sous la direction de Akim Pasquet, Léa Cotart-Blanco et Linda Roux, la seconde édition de cette Biennale de collectifs et lieux d'artistes met ainsi en lumière comme en résonance des plasticiens et des réseaux qui conservent un lien étroit avec leur quartier, leur ville, leur région et les habitants qui y vivent. Qu’elles soient internationales, nationales ou régionales, les structures invitées forment une communauté d'esprit dans laquelle, chacune à leur manière, toutes s'engagent avec force en faveur des arts plastiques. Le programme promet un riche télescopage d'expositions, des performances et des conférences, un peu partout dans la ville : galeries, librairies, magasins en stand by ou encore dans l’espace urbain. Dix jours de rencontres et d'aventures artistiques hors normes qui forment le précieux reflet d'une création prospective nationale et internationale, à la fois exigeante et populaire. Parmi la trentaine de propositions, le run-space Greenhouse accueillera

Continuer à lire

"The Vigil" : Veillée fatale

ECRANS | De Keith Thomas (É.-U., int.-12 ans, 1h30) avec Dave Davis, Menashe Lustig, Malky Goldman…

Vincent Raymond | Mardi 25 août 2020

Yakov, qui a rompu avec sa communauté juive orthodoxe, vit dans la précarité. Pour payer son loyer, il accepte contre rétribution d’effectuer la veillée funèbre de M. Litvak un coreligionnaire. Sans savoir que le défunt est possédé par un démon en quête d’un nouveau corps hôte… Distributeur du film outre-Atlantique, Blumhouse Productions poursuit son intéressant cheminement dans le cinéma de genre, investissant sans crainte des créneaux en déshérence ou ignorés. The Vigil constitue une incursion dans le registre cultuel autant qu’une percée : à de notables exceptions telles que Le Golem ou Pi, la religion juive n’est habituellement pas convoquée pour les films fantastique ou d’épouvante — on lui préfère le catholicisme et ses possessions/exorcismes, pour le coup cinématographiquement très ritualisés. Pour son premier long métrage, Keith Thomas réussit deux choses assez ardues. D’abord, créer une terreur a minima, froide, par la suggestion. Ensuite, asseoir son intrigue horrifique sur un substra

Continuer à lire

Le Disorder appelle à l'aide

Covid-19 x Culture locale | Il risque malheureusement de ne pas être le seul dans ce cas... Le Disorder Club, établissement qui a ouvert en lieu et place de l'ex-discothèque (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mai 2020

Le Disorder appelle à l'aide

Il risque malheureusement de ne pas être le seul dans ce cas... Le Disorder Club, établissement qui a ouvert en lieu et place de l'ex-discothèque La Mine à Saint-Étienne, connaît des difficultés liées à la crise que nous traversons. Par un message passé sur les réseaux sociaux, les dirigeants du lieu s'explique : « En premier lieu, notre banque nous refuse absolument toute forme de prêt ou de facilité de caisse. Comme notre structure est dans sa première année d'activité, nous ne pouvons non plus prétendre à une aide de la BPI. La région Auvergne Rhône-Alpes ayant mis en place un fonds de solidarité pour la Culture, nous pensions pouvoir bénéficier de ce renfort financier bien venu, mais, malgré les 146 artistes ayant évolué sur la scène du club, nous avons également dû essuyer un refus, le Disorder étant considéré aux yeux de l'administration comme une discothèque et non comme un lieu culturel à part entière. En résumé, nous ne rentrons dans aucune case et l'avenir semble chaque jour un peu plus sombre. Les frais mensuels, san

Continuer à lire

Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Portrait | Figure emblématique des nuits stéphanoises, il est sans doute davantage connu sous le surnom Ness du Bul, barman pendant près de trois décennies dans la plus ancienne boîte de nuit de la ville, aujourd'hui en vente. Désormais retiré des affaires, l'homme a retrouvé le grand air de la Haute-Loire. Rencontre.

Niko Rodamel | Mercredi 4 mars 2020

Jean-Claude Tavaud : Ness sort de son Bul

Jean-Claude nous reçoit à 14h dans son petit appartement douillet du centre de Monistrol-sur-Loire, rue de l'Evêché, à quelques mètres de l'église. Mais on le sait bien, l'adresse ne fait le moine ! Le café est prêt, la tarte aux pommes est servie... Avant de devenir barman, Jean-Claude avait d'abord travaillé en usine, à Saint-Étienne. Pendant sept ans il trime chez Calor, entre la mécanique générale et le service contrôle. Lorsque l'unité de production ferme ses portes, un ami lui propose de travailler au bar Le Kiosque, place Jean-Jaurès, où il restera trois ans. « Lorsque le patron a vendu la boutique, j'ai fait un essai à Paris mais le stress de la capitale c'était pas pour moi : quand tu es né sous le cul des vaches, c'est difficile d'en sortir ! » Le jeune homme part alors faire une saison à Sainte-Maxime, assurant le bar, le service et l'animation dans un village de vacances appartenant à la société Kodak. Après une expérience décevante à La Plagne, Ness retrouve la cité stéphanoise, évolue un temps au Nota Bene, puis enchaîne les boulots ici ou là. « J'ai assuré quelques remplacements dans des discothèques, jusqu'à ce que Franck et Gérard, les patr

Continuer à lire

Platini de retour à Sainté

Dédicaces | La librairie Forum organise un événement inédit à Saint-Étienne avec la venue du numéro 10 éternel de l'ASSE : Michel Platini. Il sera en dédicaces jeudi 28 (...)

Nicolas Bros | Lundi 25 novembre 2019

Platini de retour à Sainté

La librairie Forum organise un événement inédit à Saint-Étienne avec la venue du numéro 10 éternel de l'ASSE : Michel Platini. Il sera en dédicaces jeudi 28 novembre au restaurant le Concept de la Cité du design, de 16h à 18h, pour présenter son livre Entre nous, co-écrit avec Jérôme Jessel et sorti aux éditions de l'Observatoire. Michel Platini en dédicaces jeudi 28 novembre de 16h à 18h, au restaurant Concept à la Cité du design de Saint-Étienne

Continuer à lire

La discothèque le Bul mise en vente

Nuit | C'est une nouvelle page qui s'apprête à être tournée pour le Bul, cette discothèque mythique du centre-ville de Saint-Étienne située rue Francis Garnier. Via une (...)

Nicolas Bros | Mardi 19 novembre 2019

La discothèque le Bul mise en vente

C'est une nouvelle page qui s'apprête à être tournée pour le Bul, cette discothèque mythique du centre-ville de Saint-Étienne située rue Francis Garnier. Via une annonce mise en ligne sur un fameux site de petites annonces, le pub dansant a été mis en vente le 12 novembre dernier pour un prix de 300 000 € pour les deux salles et deux bars de l'établissement qui couvrent une superficie totale de 250 m². Repris il y a 5 ans par une nouvelle équipe, le Bul est passé d'un chiffre d'affaires de 75 000 à 590 000€ TTC, détaille l'annonce. Avis aux repreneurs !

Continuer à lire

Terminus

Diplômés | Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Terminus

Avec Le jour suivant, L’ESADSE expose les travaux d’une quarantaine d’étudiants fraîchement diplômés du Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique, validant un cursus de cinq ans d’études. Nous retrouvons parmi ceux-ci Tom Ouitre (section design) et Célia Descours (section art). Tom propose une réflexion qui s'inspire de son histoire personnelle de footballeur amateur, cherchant notamment à retranscrire plastiquement les émotions générées par un sport populaire lui-même mû par des rituels bien précis. La compétition sportive fait ici du stade le centre d’un monde déconnecté du temps de production et du travail, dont les rouages s’apparentent à la société du spectacle. Quant à Célia, elle met en œuvre des sensations antagonistes, entre attirance et répulsion, au coeur de son travail de sculpture. La plasticienne s’est notamment questionnée à propos de l’ergonomie des objets qu’elle façonne, leur fonctionnalité, voire leur détournement. Elle s’autorise au passage un clin d'oeil à la pratique du tuning (avec l’appropriation d’objets industriels intimisés) ou encore à l’univers du sadomasochisme ! Placée sous le commissariat de Denis Coueign

Continuer à lire

Tête Ambert

World Festival Ambert | Le festival Ambert revient avec une programmation, aussi prometteuse que variée, allant du pop rock à la pop classique ou de l'électro folk au (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 2 juillet 2019

Tête Ambert

Le festival Ambert revient avec une programmation, aussi prometteuse que variée, allant du pop rock à la pop classique ou de l'électro folk au reggae. Parmi les artistes présents, on retrouve L.E.J (acronyme des prénoms de Lucie, Elisa et Juliette), un trio musical de chant, violoncelle et percussions. Les trois amies d'enfance ont formé ce groupe en 2013. Depuis, elles ont enchainé les reprises sur les scènes du monde entier et ont connu un succès immédiat. En juin 2018, elles sortent enfin Poupée Russes, leur premier album de compositions. Avec une formation classique et un style définitivement pop, les jeunes femmes chantent un spleen parsemé d'envolées lyriques. Leurs textes, travail d'orfèvre linguistique, se déploient en une poésie moderne, pétrie de références à la "pop culture" et de réflexions poussées sur la vie. Le festival propose aussi d'autres bêtes de scène... Les Ogres de Barback qui reviennent pour ne faire qu'une bouchée d'Ambert. Tantôt compteurs, tantôt poètes du quotidien, souvent engagés et toujours militants pour le bonheur, le groupe aux dimensions gargantuesques se réinvente encore avec son nouvel album, Amour grise & colère rouge.

Continuer à lire

Plateau d'argent

Festival Oh! Plateau | On l'avoue, on aime cette mode des micro-festivals. Des événements, souvent courts, et surtout à taille humaine, loin des mastodontes qui n'ont finalement (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juillet 2019

Plateau d'argent

On l'avoue, on aime cette mode des micro-festivals. Des événements, souvent courts, et surtout à taille humaine, loin des mastodontes qui n'ont finalement plus vraiment de saveurs et où la succession de noms clinquants ne laisse qu'un goût d'inachevé, tellement il est difficile de profiter pleinement du concert en lui-même. Le festival Oh ! Plateau qui se déroule sur le plateau Vivarais-Lignon (entre l’Ardèche et la Haute-Loire) mi-juillet, fait partie de la première catégorie. Décrit comme « un interlude, une courte parenthèse faite de musique et de silence dans un cadre exceptionnel », ce rassemblement peut s'enorgueillir de proposer une programmation pointue que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. Mêlant le renouveau r'n'B d'Enchantée Julia avec le garage rock des Parisiens de Brace ! Brace ! ou encore le très poétique Fred Nevché à l'électro-pop sensible du Marseillais Martin Mey. Si vous voulez découvrir du neuf, dans un lieu inédit, à proximité d'un lac, à la fraîche, c'est à Oh ! Plateau qu'il faudra vous rendre cet été. Festival Oh ! Plateau, du 19 au 21 juillet au Le Lac de Devesset (Ferme du Pioulhouse)

Continuer à lire

Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

Continuer à lire

True colors

Collage | Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

True colors

Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper coloré des noirs profonds propres à Soulages, avec ce même intérêt pour l’outil et le geste. Jan Kolata, jusqu’au 5 avril, sur le M.U.R de la rue des Frères Maras à Saint-Étienne

Continuer à lire

Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

Continuer à lire

Wild Kim

Soul | Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Wild Kim

Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses avec son show franchement décoiffant, Les Divas de la Soul. Native du New Jersey, fille d’une chanteuse de gospel et d’un pasteur (le décor est planté), cette ex-choriste de Mickael Bublé connait parfaitement les ingrédients d’un vrai spectacle à l’américaine grâce à une riche expérience scénique bâtie au fil d’une incroyable foultitude de premières parties. Epaulée par quatre musicos bien allumés qui assurent grave le job, Kim reprend les hits des plus incontournables interprètes du genre, notamment Tina Turner, Whitney Houston (I wiiiiill always loooooove youuuuu !) et la légendaire Aretha Franklin, disparue en août dernier à Detroit, snif. Pendant près de quatre-vingt-dix minutes, la belle embarque l’auditoire sur la planète soul avec son aisance vocale et sa plastique so sexy. Save the date : vendredi 15 février à 20h30, salle Dorian à Fraisses. Kimberly Covington, vendredi 15 février à la salle Dorian à Fraisses

Continuer à lire

¡ Chili con charme !

Classique d'Amérique du Sud | Rarement jouée sur les scènes européennes un tantinet ethnocentriques, la musique sud-américaine n’en est pas moins un vivier de pépites, toutes plus (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

¡ Chili con charme !

Rarement jouée sur les scènes européennes un tantinet ethnocentriques, la musique sud-américaine n’en est pas moins un vivier de pépites, toutes plus enthousiasmantes les unes que les autres. Qui mieux que José-Luis Dominguez Mondragon, chef chilien, désormais bien connu en terre stéphanoise, pour jouer les Christophe Colomb auprès de l’Orchestre de Saint-Etienne-Loire, toujours épris de nouveauté ? Tango ou zarzuela, la mélopée des haciendas fera retentir l’hispanité de l’Altiplano ou de la Patagonie en nos fraîches contrées. Le Mexique, tout d’abord avec Moncayo (le célèbre Huapango) ou Danzon n°2 d’Arturo Màrquez. La musique d’Enrique Soro représentera fièrement le Chili, avec Tres Aires Chilenos. L’Argentine, terre élective de suaves mélodies ne sera pas en reste avec le maître Alberto Ginastera (Estancia) et, ¡ por supuesto !, l’élève, le maître incontesté du tango, Astor Piazzolla (Punta del Este). Le concert s’achèvera par un « retour en métropole » espagnole, avec les évocations de la péninsule par Emmanuel Chabrier : España. ¡ Que viva orques

Continuer à lire

Shake shake

Funk | Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Shake shake

Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la voie à un déhanché incontrôlable au son d'un rythme qui n'est pas sans rappeler les belles heures de la Motown. Avec Sweet Rewards, dernier album sorti en février dernier, les Buttshakers ont confirmé tout le bien que l'on pense d'eux. Get down ! The Buttshakers + AMF, vendredi 22 décembre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs

Continuer à lire

"The House that Jack built" : Numérotez vos bâtis !

Saignant | Lars von Trier s'insinue dans la tête d’un serial killer aux ambitions (ou prétentions ?) esthétiques démesurées pour en retirer une symphonie en cinq mouvements criminels. Une variation sur la mégalomanie et le perfectionnisme artistiques forcément uno brin provoc’ mais adroitement exécutée.

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Jack aurait tellement voulu être architecte… Un destin contraire l’a fait ingénieur et affligé de TOC lui empoisonnant la vie, surtout lorsqu’il vient de commettre un meurtre. Car si, l’on y réfléchit bien, le principal tracas de Jack, c’est de devoir obéir à ses pulsions de serial killer… Peu importe si son esthétique ou ses dogmes évoluent au fil de sa prolifique filmographie — et lui confère au passage l’apparence d’un splendide magma —, Lars von Trier parvient à assurer à celle-ci une indiscutable cohérence par son goût maladif du défi stylistique et de la provocation morale, que celle-ci transparaisse dans la diégèse ou dans le discours d’accompagnement. Construire, dit-il Épouser comme ici le point de vue d’un détraqué jouissant dans l’esthétisation de la mise à mort de ses victimes participe évidemment de cette démarche : la mécanique humaine et celle, perverse, du suspe

Continuer à lire

Best of

ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Best of

Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

Continuer à lire

Tribute

Jazz et autres | Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de (...)

Niko Rodamel | Vendredi 8 juin 2018

Tribute

Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de Sting, sorti en janvier 1991. Les trois jazzmen (mais pas que !) se réapproprient des titres devenus d'incontournables standards pop-rock. Soul Cages Trio est LE nouveau projet du musicien et pédagogue Yannick Robert qui évolue au sein de plusieurs formations, toujours aux frontières du jazz, du blues et du rock. En étroite collaboration avec la marque nipponne Ibanez, Yannick a également développé un étonnant modèle de guitare fretless qui porte sa signature, s'il vous plait ! On retrouve dans le power trio l'un des frères Coquard, fratrie bien connue dans notre région, qui remplace brillamment le contrebassiste initial, Bruno Schorp. Soul Cages Trio, samedi 9 juin 20h30, Château du Rozier à Feurs

Continuer à lire

Empreinte Carbone

Art contemporain | Né d'une volonté commune d'artistes et de structures d'art de la ville, CARBONE 18 place la création contemporaine au cœur de Saint-Étienne, du 27 avril au 6 mai, avec un généreux maillage d’expositions dans une vingtaine de lieux. Dix jours de manifestation qui s’annoncent intenses, avec la fraîcheur d’une première édition.

Niko Rodamel | Mercredi 4 avril 2018

Empreinte Carbone

Née dans le giron de la faculté d'arts plastiques de l’Université Jean Monnet à Saint-Étienne, l’association Céphalopode s’était fixée pour but d’offrir aux étudiants un lieu d'exposition de qualité professionnelle, afin de mettre en valeur et de partager leurs travaux dans de meilleures conditions que les habituelles friches industrielles et autres locaux plus ou moins roots. Depuis l’hiver 2012, la galerie Les Limbes (située au 7 de la rue Henri Barbusse) propose régulièrement des expositions qui visent à promouvoir et à diffuser des œuvres actuelles ou contemporaines. L’équipe ne manque pas d’idées, d’envies ou d’ambition. La galerie est rapidement devenue un lieu d’échange, un véritable laboratoire d’expérimentation pluridisciplinaire accueillant expositions individuelles et collectives, résidences ponctuelles et workshops. Portée par cette dynamique, l'association déploie ses ailes et Les Limbes - Céphalopode met les petits plats dans les grands en proposant CARBONE 18, un événement d'art contemporain qui tissera sa toile en vingt différents points de la ville. Pluralité et exigence artistique Autour de Linda Roux, L

Continuer à lire

Toujours plus positifs

Electro | Si Saint-Étienne peut s'enorgueillir d'une chose ces dernières années, c'est d'être devenu épisodiquement l'épicentre français de ce qu'il se fait sûrement de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 mars 2018

Toujours plus positifs

Si Saint-Étienne peut s'enorgueillir d'une chose ces dernières années, c'est d'être devenu épisodiquement l'épicentre français de ce qu'il se fait sûrement de mieux en matière de RDV consacrés aux musiques électroniques. Cette édification nouvelle du statut de bastion des musiques électro depuis la techno à l'électro-disco en passant par la trap ou la bass music, on la doit en grande partie à la team de Positive Education qui se démène pour mettre sur pied des soirées atypiques, aux programmations pointues et enviées dans tout l'Hexagone. Après une deuxième édition de son festival éponyme en novembre dernier dans l'ancienne manufacture d'armes (dont le réalisateur Sylvain Raby a témoigné via un reportage inédit), l'association fête ses 6 années d'existence ce week-end avec une belle fête du côté de l'ancienne gare du Clapier. Au programme, la diffusion du reportage cité juste avant mais aussi - bien sûr - deux belles soirées musicales. Dans les deux line-up présentés, il y a la présence de l'habitué Zaltan d'Antinote, de Marcorosso ou encore Constance Chlore aux côtés des Djs de l'asso comme Les Fils de Jacob ou Schemer. Bref, deux soirées où les pieds vont valser, les yeux s'é

Continuer à lire

"Un homme intègre" : On ne lâche iran !

ECRANS | de Mohammad Rasoulof (Ir., 1h58) avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi…

Vincent Raymond | Mercredi 6 décembre 2017

Que ce film porte douloureusement bien son titre ! Car il vaut à son auteur Mohammad Rasoulof de se retrouver une nouvelle fois inquiété par les autorités de Téhéran, lui qui avait déjà par le passé écopé d’une peine de prison après une œuvre co-réalisée avec Jafar Panahi, jugée critique à l’égard du régime… Primé lors du dernier Festival Cannes, Un homme intègre cause peut-être de profonds ennuis au cinéaste iranien mais, effet Streisand oblige, met l’accent sur sa situation en incitant à examiner avec acuité ce que son film dit — et de quelle admirable manière. On y découvre le combat digne de l’obstiné Reza, un éleveur de poissons qui pour défendre son bon droit face à une compagnie privée aux méthodes crapuleuses, refuse d’entrer dans le système institué de la corruption locale, bien que lui et sa famille risquent lourd. Rasoulof dresse ici le portrait d’une petite communauté rurale fort peu avenante : un ramassis d’hypocrites serviles, corrompus et combinards aux ordres d’un potentat mafieux. Très éloignée donc des dogmes moraux revendiqués par les mollahs. Des pla

Continuer à lire

Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

ECRANS | de Léonor Serraille (Fr.-Bel., 1h37) avec Laetitia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye…

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

Paula vivait avec Joachim, un photographe, mais là c’est fini. Alors elle est à la rue, avec son chat et ses pauv’ affaires. Elle tente de se débrouiller en squattant ici ou là, accumulant solutions transitoires et abris de fortune. C’est drôlement chaud, parce que dehors, il fait sacrément froid… Léonor Serraille a eu une chance inouïe que son film concoure à la Caméra d’Or l’année où son jury se trouve présidé par Sandrine Kiberlain. Celle-ci ne pouvait qu’être sensible au charme décousu de sa réalisation, comme au parcours cabossé de son personnage, évoquant fantomatiquement ces silhouettes errantes que la comédienne endossait dans les premiers longs métrages de Lætitia Masson. Mais ce côté “truc d’il y a vingt ans” (voire de soixante, si l’on se réfère au Signe du Lion de Rohmer), c’est un peu le problème global de ce journal aigre-doux de la déchéance de Paula. Enchaînement un peu monotone d’épisodes, vaguement drolatique et social par fulgurances, Jeune Femme est sauvé par la grâce de quelques seconds rôles attachants (la gamine dont Paula “s’occupe”, Yuki sa fausse amie d’en

Continuer à lire

Lille sera capitale mondiale du design en 2020, pas Saint-Étienne

Design | En compétition avec Sydney, la Métropole de Lille vient d'être désignée Capitale Mondiale du Design pour l'année 2020 par la WDO - World Design Organisation. Du côté de Saint-Étienne Métropole, la décision avait été prise de ne pas candidater à ce label. Les raisons de ce choix sont de plusieurs ordres. Explications.

Nicolas Bros | Jeudi 19 octobre 2017

Lille sera capitale mondiale du design en 2020, pas Saint-Étienne

La nouvelle est tombée samedi 14 octobre à Turin. L'Organisation mondiale du design (WDO) a désigné Lille Métropole en tant que capitale mondiale du design pour l'année 2020. Pour la métropole des Hauts-de-France, c'est une grande satisfaction d'atteindre un tel objectif. « Nous sommes fiers et honorés de recevoir le titre de Capitale Mondiale du Design 2020. À travers Lille Métropole, c’est la France en tant que patrie du design qui a été choisie. Cette désignation représente une opportunité formidable pour le territoire métropolitain et national de faire rayonner notre capacité à se réinventer » déclare Damien Castelain, Président de la Métropole Européenne de Lille dans un communiqué. Mettant en avant « l'utilisation efficace du design par une ville pour stimuler le développement économique, social, culturel et environnemental » (source : site officiel de la WDO), ce label permettrait, selon le ministère des Affaires étrangères, d'attirer plus de 5 millions de visiteurs tout au long de l’année 2020 dans la métropole lilloise. Nous restons la capitale française du design. Du côté de Saint-É

Continuer à lire

La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Talents locaux | Nul n’est prophète en son pays ? Le festival des Oreilles en Pointe tord une fois encore le cou à ce vieil adage, programmant pas moins de quatre prometteuses formations stéphanoises en co-plateau avec Robert Spline, vendredi 17 novembre à 20h30 au Pôle Culturel l'OPSIS de Roche-La-Molière.

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Kami Soul Street : la délicatesse Ils viennent d’univers très différents et se sont rencontrés au PAX il y a à peine trois ans par l’intermédiaire d’Etienne Delesse du label Carotte Production qui les accompagne aujourd’hui. Mireille chante et joue des percussions, avec en elle toute la culture de son Cameroun natal et un beau passif entre reggae et soul. François l'accompagne à la guitare acoustique, fait les chœurs et joue de la stompbox, avec dans ses valises des gerbes de rock (Les jupes fendues, Back to the seventies) et des flots de chanson française (Kaslane, La Maison Quitientchaud, Christopher Murray). Ensemble, Mireille et François cultivent l’art de la simplicité, entre le subtil mariage des voix et la délicatesse des arrangements. Après une première partie au Fil en 2015 et la grande scène de la place Jean Jaurès lors de la fête de la musique en 2017, Kami Soul Street jouera ses nouvelles compositions, avec toujours cette volonté de retour à l’essentiel, une orchestration minimaliste où la guitare de François oscille entre riffs orientaux, arpèges folk pop et rythmiques empruntées à l’Afrique de l’Ouest, offrant à la voix chaude de Mireille l’écrin idéal.

Continuer à lire

Insomniaque avril 2017

MUSIQUES | Soirée PB x Bugnes Dj Crew Dans le cadre de la Biennale internationale design de Saint-Étienne, le restaurant La Platine accueille de nombreuses soirées (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 avril 2017

Insomniaque avril 2017

Soirée PB x Bugnes Dj Crew Dans le cadre de la Biennale internationale design de Saint-Étienne, le restaurant La Platine accueille de nombreuses soirées (gratuites) pour marquer l'événement. Le 7 avril, elle a convié notre canard à faire voler la programmation musicale de cette pré-soirée de clôture (voir ci-contre). Nous avons fait appel au collectif de Djs locaux, le Bugnes Djs Crew, qui sera représenté par trois de ces plus éminents membres : DJ Fab, Arom et Jah'Zz. Une soirée à noter en rouge, type Arial Bold, caractère de 48, sur votre petit agenda. En tout cas, nous y serons pour swinguer sur de la bonne galette pur son. Au Restaurant La Platine, le 7/04, entrée gratuite. NB Derrick May

Continuer à lire

Piers Faccini : « Les langues sont des instruments »

Pop-world | Le rêve est permis avec Piers Faccini. L'artiste "multi-carte" anglais d'origine italienne mais installé en France depuis plusieurs années, vient de sortir un nouvel opus I Dreamed an Island. Fouillé, ce disque nous emmène dans l'histoire, où les cultures et les langues se mélangent comme à l'accoutumé dans l'œuvre de cet artiste hors pair. Rencontre.

Nicolas Bros | Mercredi 1 mars 2017

Piers Faccini : « Les langues sont des instruments »

Comment avez-vous débuté la musique ? Je suis arrivé étrangement à la musique par la peinture. Certes, quand j'étais adolescent, nous avions créé un petit groupe où je chantais, mais je ne prenais pas cela trop au sérieux. Ce que je voulais, c'était entrer à l'école d'art et peindre. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, mais j'ai parallèlement toujours joué de la musique et écrit des chansons. J'ai écrit ma première chanson à 14 ans. Au début, j'étais un peintre qui jouait de la musique. Aujourd'hui, c'est plutôt l'inverse. C'est à cause d'une série de coïncidences que je suis désormais plus musicien que peintre. Vous continuez à faire des expositions. Avez-vous des expositions prévues prochainement ? Pour le moment aucune car tout tourne autour de la musique et des concerts en 2017. L'album a été très bien reçu et il y a de nombreuses demandes pour des lives, même à l'international. C'est génial. Mais je continue d'exposer de temps en temps. Entre 20 et 25 ans, j'étais à fond dans la peinture. Puis, j'ai eu envie de monter sur scène. J'ai monté un premier groupe, Charley Marlowe, lorsque j'habitais à Londres. Puis en

Continuer à lire

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ? Faada Freddy : Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe. D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ? Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est

Continuer à lire

Soul jusqu’à plus soif

MUSIQUES | C’est la sensation du moment : entre gospel, soul et pop, Faada Freddy enchante les salles comme les télés de sa présence généreuse, s’appuyant pourtant sur une orchestration minimale.

Niko Rodamel | Mardi 1 novembre 2016

Soul jusqu’à plus soif

Au début des années 80, l’immense et inégalable Bobby McFerrin s’était fait remarquer de la même manière, n’utilisant que les timbres de sa voix, déployant avec une facilité déconcertante une musicalité de funambule ponctuée de percussions corporelles bien senties. À sa manière, Faada Freddy semble prendre le même chemin. Pourtant, le jeune Abdou Fatha Seck avait commencé, comme pas mal de gamins dans les rues de Dakar, par bricoler des guitares avec des manches à balai et des boîtes de conserve. Ses rêves de musiques n’ont pas été vains. Mais c’est avant toute chose sa voix unique qui attirera rapidement à lui tous les regards et surtout les oreilles des plus grands, de Damon Albarn à Lenny Kravitz en passant par Wyclef Jean des Fugees. Une incroyable voix, tel un instrument, qui impressionne autant par sa technique et sa virtuosité que par l’émotion qu’elle déploie. La recette est aussi subtile que magique : un délicat mélange d’harmonies vocales et de mélodies pop, enveloppé dans un timbre soul imparable. Sur la bonne voix Sur scène, Faada Freddy est le plus souvent accompagné d’un quintet de vocalistes qui tout comme lui, n’ont pour s

Continuer à lire

Entre onirisme et puissance

1001 Bass Music Festival | Les musiques électroniques possèdent cet extraordinaire pouvoir de transporter les émotions et de transcender les générations. La force du 1001 Bass Music (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Entre onirisme et puissance

Les musiques électroniques possèdent cet extraordinaire pouvoir de transporter les émotions et de transcender les générations. La force du 1001 Bass Music Festival de Saint-Étienne est de proposer un large panel de cet énorme courant musical. Parmi les artistes attendus cette année, on marquera d'une croix The Clamps, artiste qui aligne les pépites drum'n'bass et les "bangers", dans la veine de The Outside Agency ou Concord Dawn, démontrant que la DnB et le crossbreed à la française n'a (vraiment) pas à rougir. On notera aussi dans la programmation pléthorique du festival, la présence des Scratch Bandits Crew, groupe qui s'extirpe de la scène électro hip-hop turntablism avec classe, ou encore les "madeleines de Proust" Billy Ze Kick et The Supermen Lovers. Une affiche aussi longue qu'une file d'attente devant la Joconde, avec ses valeurs sûres et ses découvertes. Il y en aura pour tout le monde. 1001 Bass Music Festival #5 avec The Clamps, The Supermen Lovers, Billy Ze Kick, Filastine, Joachim Pastor, ..., du 27 au 29 octobre, au Clapier et au Fil.

Continuer à lire

Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Titi Robin est un artiste en marge pour qui le métissage des cultures et donc des musiques est une simple réalité. Il forme avec le musicien marocain Mehdi Nassouli un duo qui ne reconnaît pour toute frontière que les rives de la Méditerranée. Leur rencontre offre à nos oreilles un diamant sonore dont l’Opsis sera l’écrin lors d’une soirée à ne pas rater.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

Continuer à lire

Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

MUSIQUES | Avec son dernier album Zarabi - "Tapis" en arabe - enregistré en partie dans le désert, la chanteuse marocaine Oum tresse des fils soyeux et chatoyants entre rythmes jazzy, langueurs orientales et percussions africaines. Rencontre avec une artiste dont les poésies envoûtantes chantent le désir féminin et exaltent un hédonisme empreint de sagesse.

Houda El Boudrari | Mardi 31 mai 2016

Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

Vous incarnez l’image d’une femme arabo-musulmane libre, à la fois fière de sa culture et ouverte sur le monde. Avez-vous conscience du symbole que vous représentez dans le contexte actuel d’exacerbation des replis identitaires ? Oum : Oui, c’est une image que j’assume parfaitement, sans pour autant l’avoir préméditée. Je me contente de refléter ce que je suis, dans la diversité de mes composantes identitaires : mes racines sahraouis, mon ancrage africain, ma culture arabo-musulmane, ma francophilie et mes influences occidentales. Je suis consciente qu’en tissant une synthèse apaisée de ces identités, j’offre un autre visage de la femme marocaine et arabe, loin des représentations stéréotypées du voile et de la soumission. Je me donne pour mission de porter cette réalité-là aussi auprès des Marocains, afin de les réconcilier avec leurs identités plurielles, et peut-être modestement contribuer à forger d’autres modèles d’identification féminine. Votre musique puise dans la soul, le jazz, les percussions africaines, la musique orientale et même le rythme afro-cubain, et pourtant le résultat de cet assemblage hétéroclite est d’une harmonieu

Continuer à lire

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

MUSIQUES | Du haut de ses trente ans, Antoine buffard est une personnalité déjà influente dans les musiques électroniques en France. boss du magazine Trax le jour, il se mue en Calcium la nuit, passant derrière les platines. Également co-fondateur du label [Re]sources, il apporte au paysage électronique hexagonal une ouverture sur des styles moins en vue, tels que le grime ou la ghetto house. Rencontre avec un passionné. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 13 avril 2016

Calcium : « St-Étienne a tout pour devenir la Détroit française »

Comment êtes-vous tombé dans les musiques électroniques ? J'ai commencé à mixer il y a maintenant douze ou treize ans. Je me suis tout de suite dirigé vers un mélange entre de la ghetto house américaine, des sons plutôt anglais tels que dub, drum'n'bass ou dubstep à son époque deep, pas à celle de Skrillex, ainsi que du grime et du 2step. Mais au-delà de tout ça, j'ai toujours eu l'envie que Calcium reste un projet "club". Le dj est avant tout là pour faire danser les gens. Le but étant de faire un vrai mélange de tout ce que l'on aime. Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. Tout le jeu est d'arriver à naviguer entre tout cela. « Il ne faut pas tomber dans la démagogie, ne pas donner aux gens ce qu'ils connaissent déjà, mais ne pas aller non plus dans un élitisme débile. » Vous êtes multi-casquette, puisque vous êtes aussi dirigeant du magazine Trax, co-fondateur du label [Re]Sources et disquaire... Concernant Trax, le projet est passionnant. Je suis rentré en tant que stag

Continuer à lire

Terril en la demeure

ARTS | L’artiste berlinois Clemens Behr investit les trois cents mètres carrés d’une friche industrielle stéphanoise, créant in situ une œuvre protéiforme et étonnante. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 5 avril 2016

Terril en la demeure

Gérée par l’artiste-jardinier Emmanuel Louisgrand, Greenhouse est l’une des trois associations installées au cœur de la friche Mosser, dans le quartier Bellevue à Saint-Étienne. Y sont promus l'art contemporain, le design ou encore l'architecture, à travers des expositions régulières. Invité par l’association, Clemens Behr a créé une structure complexe en suivant une ligne directrice qui lui est propre depuis dix ans : Behr récupère et amasse pour assembler, plier, déchirer, visser, coller, construire et déconstruire une installation singulière qui s’inscrit pleinement dans l’esprit du lieu. Les perspectives se font cubistes dans un univers graphique demeurant pour autant très contemporain. A son arrivée à Saint- Étienne, Clemens Behr a fait acheter de la peinture et du bois, mais il a également prélevé des matériaux à l’étage supérieur du local, où sont stockés toutes sortes d’objets rescapés des précédentes expositions. Kaléidoscopique Des tasseaux servent d’ossature pour l’assemblage de larges plaques blanches. Des tubes néons blancs ou orangés balisent une possible déambulation au cœur de l’œuvre. Des tôles translucides ou métalliques a

Continuer à lire

Insomniaque décembre 2015

MUSIQUES | 12.12.15 Thylacine + Eggo [+ Woodwire + FKJ + Sin Tiempo] Une soirée haute en couleurs avec plusieurs noms qui font partie des plus prometteurs de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 décembre 2015

Insomniaque décembre 2015

12.12.15 Thylacine + Eggo [+ Woodwire + FKJ + Sin Tiempo] Une soirée haute en couleurs avec plusieurs noms qui font partie des plus prometteurs de la scène électro française. À commencer par l'incontournable Thylacine. L'Angevin s'est taillé une belle part dans le PMF (Paysage Musical Français et non pas Pierre-Mendès France) au même titre que ses potes Fakear et autre Superpoze. Avec un étonnant premier album Transsiberian enregistré à bord et pendant des étapes du Transsibérien, le loup marsupial du Maine-et-Loire propose une odyssée musicale dans le froid. Un beau voyage qui sera à découvrir sur scène. Autre joli nom de cette soirée en la personne d'Eggo. Ce jeune producteur de 23 ans originaire du Sud-Est propose un menu électronique tout en douceur et en délicatesse. Comme en témoigne son dernier EP Visions avec notamment le délicieux morceau Encore qui porte si bien son nom, il arrive à fusionner, à l'instar d'un certain Apparat, mélodies sensibles et rythmes entraînants. Un certaine vision de l'électro pour un nom qui est à suivre de près. Au Fil, le 12/12. 18.12.

Continuer à lire

Mise à flow

MUSIQUES | Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune (...)

Niko Rodamel | Jeudi 5 novembre 2015

Mise à flow

Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. Niko Rodamel Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

Continuer à lire

Amy

ECRANS | D’Asif Kapadia (ÉU, 2h07) documentaire

Christophe Chabert | Mercredi 22 juillet 2015

Amy

Raconter la vie, aussi brève qu’intensément romanesque, d’Amy Winehouse, est pour Asif Kapadia l’occasion de tordre le cou à beaucoup de clichés sur la chanteuse et ses "frasques". Le film la décrit comme une jeune fille plongée trop vite et trop tôt dans la célébrité et la hype londonienne de Camden, passant de mauvaises rencontres — un mari junkie et noceur — en tentatives de récupération opportuniste — son propre père, qui vend son exil post-rehab’ à une équipe de télé-réalité — de star montante reçue dans tous les talk-shows à tête de turc des mêmes dans leurs éditos "comiques" — Jay Leno, au sommet de son hypocrite flagornerie. Discutables par contre, et même embarrassants, sont les choix du cinéaste : plutôt que de montrer les visages des interviewés, il ne conserve que leurs voix et préfère insérer des images très privées tournées dans l’intimité par Winehouse avec son téléphone portable, selfies figés ou en mouvement, qui vont jusqu’à cette vision de son appartement jonché de seringues et de déchets. En adoptant le point de vue des paparazzis, des voyeurs et des tabloïds people, Kapadia commet un contresens filmique qui annule la portée de son discours ; diffic

Continuer à lire

Chapeau !

MUSIQUES | Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h (...)

Marlène Thomas | Mardi 30 juin 2015

Chapeau !

Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h lors du concert du sextuor Charlie & the Soap Opera. Ce jeune groupe formé en janvier 2011 à Lyon par Rémi Tchangodeï - pianiste, chanteur, compositeur - rassemble six vieux amis autour d’une musique résolument soul, teintée de funk et d’une pointe de rock. Autant inspirés d’artistes "old school" tels que Ray Charles ou Aretha Franklin, que de musiques plus contemporaines comme celles de Jamiroquai ou Prince, leurs compositions mélancoliques ou plus rythmées sont menées par Charlie, un personnage excentrique, coiffé d’un chapeau haut-de-forme à la Willy Wonka. Une mise en scène réussie, rappelant le travail mis en place par leurs cousins stéphanois de Mac Abbé & le Zombi Orchestra dans un autre registre. Déjà récidiviste de deux EP, le groupe a une nouvelle fois fait appel à la générosité des internautes via une plate-forme de crowdfunding pour sortir de leur gibus un nouvel album survolté. Après avoir écumé les scènes locales, le sextuor commence, depuis l’an dernier, à s’exporter au-del

Continuer à lire

Sur la bande FM

MUSIQUES | Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

Sur la bande FM

Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une émission de Radio Campus à propos d'artistes auto-produits, Laetitia Bourgeois, chanteuse guadeloupéenne au timbre soul suave et François-Marie Dru, compositeur, ont tout de suite accroché. En sortant de studio, ils ont partagé leurs goûts musicaux, puis rapidement ont travaillé sur des compositions communes qu'ils enregistrèrent un an après. Sur ces entrefaites le duo FM Laeti prenait alors son envol un peu grâce à la bande FM... Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts : deux albums plus loin, le groupe s'impose dans la série des duos (malgré l'arrivée du frère de François-Marie transformant la formation en trio) de pop française "à la mode", rejoignant pêle-mêle The Dø ou encore Elephant. Après un premier album - It Will All Come Around - orienté vers la folk acoustique, FM Laeti s'est enfermé en Provence afin d'enregistrer au calme For The Music, une ode pop, boucanée à la soul music, où la voix de Laetitia Bourgeois prend toute sa place. Un disque calibré pour la danse - comme le démontre

Continuer à lire

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 26 mai 2015

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ? Faada Freddy : Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe. D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ? Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est

Continuer à lire

Insomniaque mai 2015

MUSIQUES | 06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps (...)

Nicolas Bros | Mercredi 6 mai 2015

Insomniaque mai 2015

06.05.15 Black Milk w/ live band Nat Turner + Gnucci +... À Détroit, dans le Michigan, fief de la techno, on ne produit pas que du quatre temps d'autoroute. Outre le subjuguant et étincelant maestro à casquette Sufjan Stevens, la Motor City est le berceau d'un des nouveaux rois du hip hop indé made in U.S.A. : Curtis Cross. Sous le nom de Black Milk, ce jeune trentenaire a imposé sa marque de fabrique en se posant aussi bien en producteur de génie qu'en spécialiste de la scène. Rappelant le défunt J Dilla dans son approche soul et jazzy, le rappeur touche-à-tout est prolifique. La preuve avec ses cinq albums studios sortis depuis 2005. Après la sortie fin 2014 de son dernier opus If There’s A Hell Below (une référence clairement affichée au titre de Curtis Mayfield If There’s A Hell Below We’re All Going To Go sorti en 1970), il s'engage dans une tournée qui l'amène ce mois-ci en Europe et en France pour seulement deux dates avec le live band Nat Turner. Et chanceux que nous sommes, c'est à Saint-Étienne, pour Musitecture, qu'il viendra poser son flow et mettre tout le monde d'accord pour une soirée qui s'annonce épique

Continuer à lire

Biennale 2015 : un bilan positif

ARTS | Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 avril 2015

Biennale 2015 : un bilan positif

Moins d'une semaine après la fin de la Biennale 2015, l'heure est déjà venue du premier bilan. Et, sans surprise, le résultat est plus que positif. Avec une durée allongée de 18 à 33 jours, la Biennale 2015 a accueilli plus de 208 000 visiteurs (dont 155 000 pour les expos IN et 53 000 pour les OFF) dans les 95 lieux d'expos à travers le territoire stéphanois et les diverses résonances régionales allant jusqu'à Lyon et Le Puy-en-Velay. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux 140 000 visiteurs de la Biennale 2013 (soit + 50% de fréquentation). Autre bon point, l'attrait des Ligériens pour l'événement puisque ces derniers représentent 55% des visiteurs, là où 20% proviennent de Rhône-Alpes et 23% du reste du territoire français. On dénombre également près de 3 700 visiteurs étrangers (dont des délégations professionnelles venues par exemple du MAD de New-York, du Detroit Creative Corridor Center ou encore du Politecnico di Milano) et 408 journalistes s'étant pressés aux portes du plus grand événement culturel stéphanois. Parallèlement à l'annonce de ces chiffres et du

Continuer à lire

Bienvenue au club

MUSIQUES | En 1996 le guitariste américain Ry Cooder et le compositeur Juan de Marcos Gonzalez réunissaient en studio des musiciens cubains dont l’heure de gloire (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mars 2015

Bienvenue au club

En 1996 le guitariste américain Ry Cooder et le compositeur Juan de Marcos Gonzalez réunissaient en studio des musiciens cubains dont l’heure de gloire remontait jusqu’aux années trente. En quinze jours pas moins de trois albums furent enregistrés dont le premier album solo d’Ibrahim Ferrer et bien sûr Buena Vista Social Club, sorte de best of de classiques cubains qui allait connaître un réjouissant succès mondial, recevoir un Grammy en 1997 et se voir classé par le magazine Rolling Stone parmi les cinq cents plus grands albums de tous les temps ! Wim Wenders fit de cette épopée, de la Havane à New York en passant par le mythique concert d’Amsterdam, un documentaire des plus touchants. Alors que la chanteuse Omara Portuando et le guitariste Eliades Ochoa, derniers rescapés du collectif, sortent un ultime album et entament une bien méritée tournée d’adieu, Salvador Repilado perpétue brillamment la mémoire de son père, le regretté Compay Segundo, membre à part entière du Buena Vista Social Club et dont le célèbre Chan Chan demeure l’un des hymnes imparables. Le contrebassiste avait repris l’orchestre de son père à la mort de celui-ci dès 2003, faisant en quelques années

Continuer à lire

Beau dans tous les sens du thème

ARTS | Seule ville française à faire partie du réseau des villes créatives UNESCO de design, Saint-Étienne vivra tambour battant la neuvième Biennale Internationale Design, du 12 mars au 12 avril 2015. Forte d’un succès grandissant, la Biennale prend possession de façon tentaculaire le territoire stéphanois et même au-delà. Expositions, colloques, conférences, forums, tables rondes, ateliers et soirées rythmeront un mois tous azimuts pour tous les publics et toutes les sensibilités. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 3 mars 2015

Beau dans tous les sens du thème

Thématique de la Biennale 2015, Les Sens du Beau, interroge l’importance des formes et les sens que celles-ci donnent aux fonctions, aux usages ou à la qualité de vie. L’enjeu de cette Biennale est de montrer que d’autres voies sont possibles que celles, monotones et répétitives, produites par la globalisation. Pour Yann Fabès, directeur de l’Ecole Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, Les Sens du beau suivi d’un point d’interrogation est «Une proposition que l’on pourrait retrouver dans l’épreuve écrite d’un concours d’entrée en école d’art. Mais au-delà des jeux homophoniques qui permettent des déclinaisons à volonté (l’essence du beau, le beau et ses sens, censé être beau…), cette question agit dès que le design pose son analyse par les formes sur ce qui nous environne.» Benjamin Loyauté, co-commissaire général de la Biennale, rappelle que le beau n’est pas unique. «Le beau naturel serait universel en opposition au beau culturel qui lui est construit. Tout le monde a un avis sur le beau même si la perception que l’on en a n’est pas la même à Singapour ou à Saint-Étienne

Continuer à lire